Matthieu 21:12; Jean 2:15; L'impôt du temple, Exode 30:13, qui devait se payer annuellement pour les frais
de culte et d'entretien, se percevait chaque année à époque fixe. D'après un ouvrage talmudique, on
annonçait publiquement le 1er Adar (15 à 20 février) que le moment du payement était venu; le 15 Adar,
les changeurs ouvraient leurs bureaux dans les villes du pays, et se transportaient pour le 25 du même
mois à Jérusalem. Il fallait que les Juifs soumis à l'impôt eussent occasion de se procurer l'ancienne
monnaie dans laquelle ils étaient obligés de s'acquitter, et les changeurs n'avaient guère autre chose à
faire qu'à la leur fournir contre une espèce d'agio. Ce métier chez les Juifs remonte à une haute antiquité.
________________________________________
CHANTRES.
________________________________________
Ce fut sous les règnes de David et de Salomon que des chantres furent établis pour le service de l'autel et
du temple, 1 Chroniques 25:1; sq.; ils furent choisis parmi les Lévites qui, étant devenus fort nombreux et
n'ayant plus à s'occuper du désassemblement du tabernacle, pouvaient s'adonner à la musique avec
d'autant plus de facilité qu'ils n'avaient pas à s'inquiéter de leur subsistance. Il y eut dès le
commencement 4000 chantres, conduits et dirigés par Asaph, Héman et Jéduthun, chefs de la musique.
Les vingt-quatre fils de ces trois Lévites étaient à la tête de vingt-quatre compagnies de chanteurs, et
chacun d'eux avait encore sous sa direction onze maîtres d'un rang inférieur, sans doute pour conduire
les chœurs et faire des répétitions partielles: il n'y avait pas de femmes au milieu d'eux (— Voir:
cependant 1 Chroniques 25:5) Dans les cérémonies solennelles, les Kéhathites occupaient le milieu du
temple, les Mérarites la gauche, et les Guersonites la droite. Ils ne portaient pas ordinairement de costume
particulier; cependant lors de la translation de l'arche dans le temple de Salomon, ils parurent vêtus de
tuniques de fin lin, 2 Chroniques 5:12.
— Le maître-chantre (Menazéach) auquel un grand nombre de Psaumes sont consacrés ou dédiés, n'était
probablement pas ce que nous appelons chez nous un chantre, celui qui donne le ton et qui conduit le
chant, mais un chef de musique, chargé de faire répéter et exécuter les morceaux qui lui étaient confiés; et
cette inscription semble désigner les psaumes qui étaient plus particulièrement destinés à être chantés, et
qui avaient un caractère public.
________________________________________
CHARS, Chariots.
________________________________________
Nous trouvons déjà dans l'ancienne histoire d'Israël les chariots employés comme moyens de transport
pour les vases du tabernacle, Nombres 7:3, pour l'arche, 1 Samuel 6:7-8; 2 Samuel 6:3, pour fouler le grain,
Amos 2:13, ou pour conduire des princes et des rois: dans ce dernier cas, c'étaient plutôt des équipages
d'apparat, 1 Samuel 8:11; 2 Samuel 15:1, que des voitures de voyage; on en trouve cependant, Genèse
45:19; 1 Rois 12:18; 22:35; 2 Rois 9:27; Actes 8:28. La Palestine étant peu propre, à cause de ses montagnes,
à la circulation des chars, les Israélites préféraient les montures aux attelages, et se servaient
ordinairement d'ânes, de chevaux et de mulets -, les chariots n'apparaissent que rarement dans leur
histoire, et presque toujours dans des occasions solennelles ou dans des moments extraordinaires; ils
formaient presque un apanage des riches.
Les chariots dont l'Écriture parle le plus souvent sont les chariots de guerre; ils étaient de deux sortes,
ceux qui servaient aux princes et aux généraux, et ceux que l'on envoyait, armés de fer, pour briser les
rangs des ennemis, et ravager leurs armées; on trouve même, 2 Maccabées 13:2, des chariots armés de
faux, que le roi de Syrie amenait contre la Judée. Les auteurs profanes, Diodore de Sicile, Quinte-Curce,
Xénophon, racontent combien étaient effroyables dans leurs effets, ces machines roulantes, hérissées de
piques et de lances de tous les cotés; au timon, des piques avec des pointes de fer qui regardaient en
avant; au joug des chevaux, deux pointes longues de trois coudées; et partout des crocs de fer.
Quelquefois on mettait encore sur ces chariots plusieurs hommes bien armés, qui combattaient à coups de
dards et de flèches. L'essieu était plus long que celui des chars ordinaires, et les roues plus larges et plus
239