Page 405 - LES DEUX BABYLONES

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des grâces ordinaires. Si nous avons devant nous de pareilles perspectives,
comme j'ai cherché à le montrer, nous devons vivre, sentir et agir comme si
nous entendions chaque jour résonner à nos oreilles les paroles du grand
Capitaine de notre salut :
"Celui qui vaincra, je le ferai asseoir sur mon trône,
comme moi-même j'ai vaincu et je me suis assis sur le trône avec mon Père.
Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie !"
Enfin, j'en appelle au lecteur de ce livre et je lui demande si ce livre ne contient
pas une preuve de la divinité des Écritures aussi bien qu'un exposé des
impostures de Rome. Certainement, si dans les pages qui précèdent il y a une
chose qu'on puisse prouver mieux qu'une autre, c'est que la Bible n'est pas une
fable habilement composée, mais que
"les saints hommes de Dieu ont parlé et
écrit comme guidés par le Saint-Esprit"
. Comment expliquer l'unité merveilleuse
de tous les systèmes idolâtres du monde, sinon par ceci : c'est que les faits
rapportés dans les anciens chapitres de la Genèse étaient des événements
véritables concernant toute l'humanité, et que toutes les races humaines en ont
conservé dans leurs différents systèmes des souvenirs distincts et incontestables,
bien que ceux qui les ont ainsi conservés aient depuis longtemps perdu la vraie
clef de leur signification ? Qui donc sinon l'Omniscience aurait pu prévoir qu'un
système comme celui de la papauté serait jamais entré dans l'Église chrétienne,
pour y agir et s'y développer comme il l'a fait ? Comment serait-il jamais venu à
l'esprit de Jean, l'exilé solitaire de Patmos, d'imaginer qu'un des disciples de ce
Sauveur qu'il aimait, et qui disait
"mon royaume n'est pas de ce monde"
, réunirait
en un système toute l'idolâtrie, la superstition et l'immoralité de 1a Babylone de
Belshazzar, l'introduirait dans le sein de l'Église, et par ce moyen s'établirait sur
le trône des Césars, et là, en qualité de prêtre de la reine du ciel et de dieu sur la
terre, gouvernerait pendant 1 200 ans les nations avec un sceptre de fer ? Les
prévisions humaines n'auraient jamais pu aller si loin ; mais l'exilé de Patmos a
pu le faire. Sa plume doit donc avoir été guidée par celui
"qui voit la fin depuis le
commencement et qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles
étaient"
. Et si la sagesse de Dieu éclate maintenant d'une manière si
resplendissante dans cette expression divine :
"la Grande Babylone"
où a été
condensée une telle richesse de signification, cela ne devrait-il pas nous amener à
respecter d'autant plus et à adorer la même sagesse qui est en réalité imprimée à
chaque page de la Parole inspirée ? Cela ne devrait-il pas nous conduire à dire
comme le Psalmiste :
"C'est pourquoi, j'estime que tous tes commandements
concernant toutes choses sont justes ?"
Les commandements de Dieu peuvent
parfois sembler durs à notre nature corrompue et perverse ! Ils peuvent exiger de