Page 123 - LES DEUX BABYLONES

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Babylone. Ces portraits ont aussi un caractère remarquable, c'est le nimbe ou
cercle de lumière qui entoure d'ordinaire la tête de la madone romaine. Les
prétendus portraits du Christ sont souvent entourés de la même manière. Quelle
est l'origine de cet emblème ? Pour ce qui concerne notre Seigneur, si sa tête
avait été simplement entourée de rayons, on aurait pu dire avec quelque
apparence de raison que c'était un emprunt aux récits évangéliques où il est écrit
que sur la sainte montagne son visage était resplendissant de lumière. Mais où
voit-on, dans toute Écriture, que sa tête fut entourée d'un disque ou d'un cercle de
lumière ? Ce qu'on chercherait en vain dans la arole de Dieu, on le trouve dans
les représentations Astiques des grandes divinités de Babylone. Le disque et
surtout le cercle étaient les symboles bien connus de la divinité du soleil et
figuraient largement dans le symbolisme oriental. La divinité du soleil était
entourée d'un cercle ou d'un disque. Il en était de même dans la Rome païenne.
Apollon, l'enfant du soleil, était souvent représenté de cette manière. Les déesses
qui se disaient parentes du soleil étaient aussi autorisées à se faire orner d'un
nimbe ou cercle lumineux.
Nous donnons une gravure des
"Pompéiens"
où l'on voit Circé, la fille du Soleil,
la tête entourée d'un cercle, absolument comme aujourd'hui on entoure la tête de
la Madone Romaine
. Comparez le nimbe qui entoure la tête de Circé à
celui qui entoure la tête de la Vierge papale, et vous verrez combien la
ressemblance est exacte ! Or, pourrait-on croire que toute cette coïncidence soit
accidentelle ? Si la madone avait jamais ressemblé aussi exactement à la Vierge
Marie, il est évident que cela n'aurait jamais excusé l'idolâtrie. Mais puisqu'il est
incontestable que la déesse enchâssée dans l'Église papale pour l'adoration
suprême de ses sectateurs, n'est pas autre chose que cette même reine de
Babylone qui éleva Nemrod ou Ninus le fils, comme rival de Christ, et qui fut
dans sa personne l'incarnation de toute espèce de licence, quel ténébreux
caractère ce fait n'imprime-t-il pas sur l'idolâtrie romaine ? À quoi bon nous dire,
pour atténuer le caractère odieux de cette idolâtrie, que l'enfant qu'on présente à
notre adoration porte le nom de Jésus ? Lorsqu'on adorait autrefois à Babylone
cette femme et son enfant, on appelait celui-ci d'un nom tout aussi particulier à
Christ, d'un caractère tout aussi distinctif que le nom de Jésus ! On l'appelait
Zoro-ashta, la semence de la femme. Mais cela n'empêche pas que la terrible
colère de Dieu ne s'élevât contre ceux qui jadis adoraient
"cette idole de jalousie,
provoquant à la jalousie
.
C'est en vain qu'on donne le nom du Christ à l'enfant que la Madone Romaine