LA PORTE DE LA RÉVÉLATION

 

par Jean leDuc

Octobre 2019

 

LAODICÉE MÈRE DES RÉPROUVÉS

Une histoire troublée

 

LA MÉTAPHORE DE LA PORTE

Première falsification évangélique

Deuxième falsification évangélique

Troisième falsification évangélique

Version évangélique de la résurrection de Lazare

 

JÉSUS EST LA PORTE DE LA RÉVÉLATION

L'interprétation spirituelle

 

L'INFLUENCE DU DOCÉTISME PRIMITIF

Le sens réel de la métaphore

 

L'ÉGLISE AU TEMPS DES PREMIERS DISCIPLES

Les premières communautés chrétiennes

 

LES SEPT PÉRIODES SUCCESSIVES DU CHRISTIANISME

 


 

LAODICÉE MÈRE DES RÉPROUVÉS

14 Écris aussi au messager des convoqués à renaître de LAODICÉE* (l'Église du libre choix): Voici ce que dit l'Amen, le Témoin fidèle et véritable, l'origine de la création de L’ESPRIT DES VIVANTS: Col. 1. 15; Ap. 1. 5-6; *littéralement: tous ceux qui sont d'un même choix; se rapporte à l'église évangélique du christianisme contrefait moderne.

15 Je connais tes œuvres; je sais que tu n'es ni froid ni bouillant. Oh! si tu étais froid ou bouillant!

16 Ainsi, parce que tu es tiède, ni froid, ni bouillant, je te vomirai de ma bouche.

17 Car tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n'ai besoin de rien; et tu ne connais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle, et nu.

18 Je te conseille d'examiner devant moi mes épreuves, pour fructifier et être vêtu de ma justice, afin que l'évidence de ta disgrâce ne se manifeste point, et d'éclaircir ta perception.. 2 Co. 5. 3; Ap. 7. 13; Ap. 16. 15; Ap. 19. 8;

19 Je reprends et je châtie tous ceux que j'aime; aie donc du zèle, et repens toi. Job 5. 17; Pr. 3. 12; Hé. 12. 5;

20 Voici, je me tiens à la porte, et je frappe; celui d'entre les hommes qui entend ma voix m'ouvre la porte, j'entrerai chez lui, et je souperai avec lui, et lui avec moi.

21 Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et suis assis avec mon Père sur son trône. Mt. 19. 28; 1 Co. 6. 2;

22 Que celui qui a des oreilles, écoute ce que l'Esprit dit pour les sommations à la renaissance.

 

Dans la ville de Laodicée se trouvait l'Église à laquelle s'adresse la 7ie lettre de l'Apocalypse. Sans doute fondée ou développée par Épaphras, car elle était en rapports étroits avec sa voisine de Colosses (Col 1:7 4:12,15), cette communauté avait donc eu quelques relations avec l'apôtre Paul, qui lui adressa une lettre (Col 4:16): on s'est demandé si ce n'était pas l'épître aux Éphésiens, quoique plusieurs indices démontrent qu'il s'agit plutôt de la deuxième épître à Timothée qui établit des surveillants parmi les convoqués à renaître d'Éphèse.

 

Une histoire troublée

La ville antique de Laodicée du Lycos (en latin: Laodicea ad Lycum, Laodicée au bord du Lycos, en grec: Λαοδίκεια (choix du peuple) ou Lydie ou en Phrygie, était la capitale de la Phrygie en Asie Mineure. Ses ruines sont encore visibles à proximité entre le village de Goncali et le quartier d'Eskihisar (en turc: Vieille citadelle), à 6 km du centre de Denizli en Turquie. Elle porte le nom de l'épouse d'Antiochos II, de la dynastie des Séleucides, fondateur de la ville au IIIe siècle av. J.-C. Le nom de Laodicée étant commun à de nombreuses villes on lui ajouta ad Lycum du fait de sa proximité avec le fleuve Lycus ou Lycos.

 

Vers 546 av. J.-C., le roi de Perse Cyrus II conquiert la Lydie après l’attaque de Crésus en Cappadoce, la région devient une satrapie Perse. Vers 360 av. J.-C., Mausole, satrape de Carie, parvient à étendre ses possessions à la Lydie après s’être allié à la révolte des satrapes d’Asie Mineure contre le pouvoir central Perse. Les perses avaient pour religion le Culte du Feu du Mazdéisme dont le dieu principal était Ahura Mazda à lequel on donna plus tard un fils du nom de Mithra, fils du dieu Soleil nommé plusieurs siècles par après «Apollo» chez les romains. Mithra détenait plusieurs caractéristiques similaires à ceux de Jésus et devint la deuxième personne dans la trinité babylonienne sous déguisement chrétien. Plusieurs aspects de la religion des perses avaient grandement influencée le peuple et ont demeurés dans le cœur des gens après l'invasion des satrapes. Au culte solaire du Mazdéisme fut ajouté celui de la reine du ciel, formant ainsi la triade «dieu le père, dieu le fils, et la déesse mère». En 334 av. J.-C., l’Anatolie passe sous le pouvoir d’Alexandre le Grand qui avait été donné le titre de «Souverain Pontife» des mystères Chaldéens. Entre 261 et 253 av. J.-C. le Séleucide Antiochos II fonde la ville de Laodicée. En 188 av. J.-C., Laodicée passe au royaume de Pergame, puis en 133 av. J.-C. sous l'autorité des Romains. Bien que manquant d'eau et frappée par plusieurs séismes considérables, la ville a été extrêmement prospère. Tacite raconte qu'en l'an 60/61 ap. J.-C. la ville fut détruite par un tremblement de terre (Annales, 14,27,1). Elle avait subie le juste jugement de Dieu pour sa corruption et son idolâtrie.

 

En raison de sa forte communauté juive elle reçut la visite des ministres de Jésus-Christ, elle devint rapidement une juridiction apostolique chrétienne. Mais autant rapidement fut la conversion de cette communauté chrétienne primitive, autant rapidement fut aussi sa chute dans l'orgueil de sa décadence dans laquelle elle sombra, et elle obtint autant rapidement la réputation de «mère des réprouvés». Son christianisme superficiel ne put résister aux attraits et aux plaisirs de la chair, sauf pour quelques disciples qui demeurèrent fidèles et elle a été «vomie de la bouche du Seigneur». Elle est l'une des sept Églises d'Asie citées dans l'Apocalypse, la dernière mentionnée et de ce fait elle représente la condition de l'Église des derniers temps que l'on nomme «l'Église du libre-choix», dont la doctrine principale est «la justification par le choix de croire par une décision personnelle d'accepter Christ comme son propre Sauveur». Les chrétiens de Laodicée se voient reprocher leur tiédeur, leur indolence et leur laxisme face à la vérité; ainsi que leur orgueil, leur arrogance, leur hypocrisie, leur complaisance et leur égoïsme. Qui ne peut voir la relation étroite entre l'Église de Laodicée et le mouvement Évangélique moderne, s'en est tellement évident que ça crève les yeux, mais encore faut-il avoir des yeux pour voir car la grande majorité demeure aveugle à ces faits. Un important concile s'y déroule vers 364 apr. J.-C.. Laodicée connaît un certain essor en faveur du Catholicisme, au détriment de sa voisine Colosses, dans lequel Laodicée, la mère des réprouvés plia le genou devant la Grande Prostituée, ses idoles et ses fausses doctrines et particulièrement celle de sa trinité babylonienne de trois personnes en Dieu. Il en est exactement de même de nos jours, quoique d'une façon plus subtile et plus raffinée. La Laodicée Évangélique subira donc le même sort que la grande Prostituée et sera détruite par le feux du ciel à l'apparition finale de Christ en ce monde (Apoc. 20:7-10).

 

En 494, la ville est détruite par un grand tremblement de terre. À la suite de la première percée turque de 1071, des « akıncı » Turkmènes s'installent à ses abords, ce qui engendre des conflits avec les grecques byzantins empêchant le développement de la ville. En 1077, Laodicée devient une ville turque. En 1097, la région est reprise par les Byzantins. En 1102, la ville est prise par le sultan seldjoukide de Roum Kılıç Arslan Ier. Les Byzantins reconquièrent la ville en 1119. Les Croisés en font une étape une première fois en 1148. Frédéric Barberousse passe sous ses murs en 1190. Les Seldjoukides reprennent la ville en 1207. La ville de Denizli est fondée par les Seldjoukides, à côté de l’ancienne Laodicée. Elle s’est d’abord appelée Ladik par altération de Laodicée. Le site de Laodicée est abandonné. Denizli devient le domaine de la dynastie de Germiyanides. La dynastie beylicale de Ladik, apparentés aux Germiyanides, s’y installe en 1261. Les bey se déclarent indépendants des Seldjoukides et mais restent vassaux des mongols Houlagides qui ont renversé les Seldjoukides. Le beylicat disparaît en 1368 annexé par les Germiyanides. En 1390, les Germiyanides doivent se soumettre au sultan ottoman Bayezid Ier. Leur principauté est restaurée par Tamerlan en 1402, mais retombe dans le giron ottoman en 1429. Vers 1335, le voyageur Ibn Battuta séjourne chez le bey de Ladik. Il écrit que la ville s'appelle aussi Doûn Ghozloh (Dongouzlou) c’est-çà dire, selon lui, la « ville des Porcs ». Il explique que cette ville produit des « étoffes de coton qui n’ont pas leur pareille » et qu’elle est habitée par de nombreux grecs. Il réprouve les mœurs relâchées de la population : même le cadi de la ville livre ses esclaves grecques à la prostitution. Les premières fouilles de la ville furent menées par l'archéologue canadien Jean des Gagniers en 1961-1963 (université Laval, Québec). Des travaux de restauration, menés par une équipe turque, ont repris en 2001 et se poursuivent aujourd'hui. On y a retrouvé en 2011 une église du IVe siècle dont la communauté chrétienne est mentionnée dans l'Épître aux Colossiens.

 

LA MÉTAPHORE DE LA PORTE

En lisant les quatre évangiles on s'aperçoit assez bien que Jésus était le Maître des métaphores qu'il utilise souvent pour transmettre ses enseignements. Pour ceux qui ne s'y connaissent pas, une métaphore est une figure d'expression par laquelle on désigne une entité conceptuelle au moyen d'un terme qui, en langue, en signifie une autre en vertu d'une analogie entre les deux entités rapprochées et finalement fondues dans un tout. Celle que le Seigneur Jésus utilise ici est la suivante: «Voici, je me tiens à la porte, et je frappe; celui d'entre les hommes qui entend ma voix m'ouvre la porte, j'entrerai chez lui, et je souperai avec lui, et lui avec moi.» (Apoc. 3:20). Mais les imposteurs et réprouvés de la Laodicée Évangélique moderne, ont transformés ces paroles du Seigneur Jésus en une formule quasi-magique pour obtenir le salut, non le salut par la grâce mais le salut par disgrâce qui provient de leur fausse doctrine d'un libre-choix illusoire qui glorifie les efforts de la nature humaine déchue et corrompue. Tous les enseignements des Laodiciens Évangéliques, sans exception, sont teintés de l'hérésie du libre-choix et d'un évangile égocentrique qui stimule les émotions et qui déforment la vérité révélée dans les Saintes-Écritures. Les fausses interprétations ou falsifications sont parsemées d'intentions insolites, de résomptions captieuses, et de conjectures sophistiquées qui font dire à la Bible ce qu'elle ne dit pas. Ils sont passé maîtres dans les arts de la duplicité, de l'apparence, de la manipulation, de l'intimidation, et de la diffamation. Aucun n'est leur égal sur la face de la terre sauf le diable lui-même qui est leur père et les démons qui sont leurs frères.

 

Première falsification évangélique

Voici ce que dit le site réprouvé du Top Chrétien, un groupe composé de vipères pentecôtistes et charismatiques à la langue fourchue: «Une invitation nous est adressée dans Apocalypse 3.20 : Jésus nous dit : « je me tiens à la porte et je frappe » et sous-entendu j’appelle, si quelqu’un entend ma voix et ouvre… Jésus nous fait savoir qu’il s’est trouvé souvent devant la porte de notre cœur formulant le désir d’entrer quand nous trouverons bon de le laisser entrer dans notre intimité, dans notre cœur, au sein de nos difficultés pour nous aider à en sortir avec son aide et son assistance. Il a peut-être été éloigné de notre cœur et il demande le droit d’entrer pour partager avec nous un repas convivial qui aura pour résultat de dissiper soucis et déceptions qui nous accablent. Il attend le moment favorable pour se manifester sans s’imposer mais frappe à la porte, le heurtoir retentit à l’intérieur signalant sa présence si proche mais la poignée pour ouvrir se trouve à l’intérieur, à notre portée de main. C’est à nous d’ouvrir, la démarche nous revient; il appelle aussi avec amour et persévérance. Il vient en ami et restera le temps nécessaire jusqu’au souper, il vient pour dialoguer, écouter, apaiser et offrir son aide pour nous permettre de sortir de l’impasse, sa voix se veut rassurante, elle sait convaincre, elle chasse les doutes et dissipe les zones d’ombre. Il accepte le rôle de l’invité qui partage tout pour ensuite nous inviter au souper en tête à tête chez lui dans son intimité où toutes les tensions et les frustrations disparaissent pour vivre un renouveau béni qui fait oublier les jours mauvais de disette, d’interrogation. Ouvrons sans hésiter, acceptons ainsi son invitation, il est si près de nous, son cœur bat très fort à l’idée de nous rencontrer. En ouvrant la porte au visiteur bien aimé, nous pouvons transférer une situation de nos épaules sur les siennes.

Que de belles paroles mielleuses et trompeuses qui remettent la puissance du salut entre les mains crottées de l'homme pécheur; mais aussi très dangereuses qui valorisent hypocritement l'hérésie du libre-choix et les efforts d'une dignité humaine impuissante, du fait que sa volonté est esclave de la chair et du péché, ce qui donne l'évidence que le corps de l'homme est soumis à la corruption et doit mourir à cause de cela. Le Top Chrétien s'avère donc être le Top Crétin, le Top Imposteur des déformateurs de la vérité et ennemis de la croix de Christ. Selon ces démons évangéliques «Dieu formule le désir d'entrer dans le cœur d'une personne» mais ne le peut pas avant que la personne lui donne la permission. Ils ont ainsi inversé la Souveraineté de Dieu pour la souveraineté de l'homme qui détiendrai la puissance de Lui dire quoi faire, quand le faire et comment le faire. Dieu ne serait plus le Maître du salut, mais leur désir captieux d'être sauvé par des moyens qu'ils ont déterminés. Dieu n'aurait donc pas le choix que de plier le genou à leur volonté arbitraire, «il doit accepté le rôle de l'invité» qui lui est imposé par ces adultères et idolâtres spirituels qui s'élèvent comme maîtres sur sa divinité suprême.

 

Deuxième falsification évangélique

Un autre site d'un réprouvé évangélique qui proclame «l'espoir» mais l'espoir en un faux Jésus et un faux salut, et enseigne l'hypocrisie subtile suivante: «Puisque Dieu veut que tous les hommes soient sauvés, pourquoi tous ne sont pas sauvés ? En effet, en regardant sincèrement la Bible et aussi en interrogeant nos contemporains, nous voyons des gens qui veulent du Dieu sauveur et d'autres qui n'en veulent pas. Le fait que Dieu veuille que tous les hommes soient sauvés ne suffit pas, il faut aussi que les hommes veuillent du Dieu sauveur. J'ai longtemps cru que les gens n'ont pas la foi parce qu'ils ne savent pas que Dieu est formidable et qu'il les aime. Mais je constate, avec le temps, que certains savent que Dieu les appelle et persistent à le refuser. Jésus, lui-même, a dit : « il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus », Matthieu 22.14. Qui sont les élus ? Ceux qui ont répondu à l'appel de Dieu. Pourquoi peu d'élus? Parce que peu répondent à l'appel. En effet, pour se perdre, il suffit de continuer son chemin sans rien changer, sans se soucier de Dieu. Toutefois, pour être sauvé, il faut faire un demi-tour, changer de chemin, prendre le bon chemin et choisir Jésus comme chemin. Finalement, ce qui est étonnant, c'est que Dieu veut quelque chose. Il veut nous sauver, il le veut vraiment. Il nous a donné Jésus et son esprit essaie de toucher nos cœurs, mais il y a une chose qui peut résister au Dieu tout-puissant. Ton cœur, tu peux ouvrir la porte ou la fermer… Dieu pourrait enfoncer toutes les portes, mais il a décidé qu'il y a une chose qu'il ne forcerait pas: le cœur humain. Dieu frappe à la porte de ton cœur, il insiste: « Aujourd'hui, si tu entends sa voix, n'endurcis pas ton cœur », ouvre-lui, c'est aujourd'hui le jour du salut, le moment favorable. Dieu veut que tous les hommes soient sauvés. Toi aussi, il veut te sauver. Si tu le désires, fais la prière suivante et rejoint un groupe qui étudie la parole de Dieu pour poursuivre ta route avec Jésus. « Seigneur, je veux être sauvé, je reconnais que j’ai péché envers toi, j’accepte le don de ta vie pour moi. En Jésus, je veux connaître la vérité de Dieu, je ne veux pas te résister mais t'accepter pleinement, sans retenue, sans restriction. Amen ». Puisque Dieu veut que tous les hommes soient sauvés, pourquoi tous ne sont pas sauvés ? En effet, en regardant sincèrement la Bible et aussi en interrogeant nos contemporains, nous voyons des gens qui veulent du Dieu sauveur et d'autres qui n'en veulent pas. Le fait que Dieu veuille que tous les hommes soient sauvés ne suffit pas, il faut aussi que les hommes veuillent du Dieu sauveur. J'ai longtemps cru que les gens n'ont pas la foi parce qu'ils ne savent pas que Dieu est formidable et qu'il les aime. Mais je constate, avec le temps, que certains savent que Dieu les appelle et persistent à le refuser. Jésus, lui-même, a dit : « il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus », Matthieu 22.14. Qui sont les élus ? Ceux qui ont répondu à l'appel de Dieu. Pourquoi peu d'élus? Parce que peu répondent à l'appel. En effet, pour se perdre, il suffit de continuer son chemin sans rien changer, sans se soucier de Dieu. Toutefois, pour être sauvé, il faut faire un demi-tour, changer de chemin, prendre le bon chemin et choisir Jésus comme chemin. Finalement, ce qui est étonnant, c'est que Dieu veut quelque chose. Il veut nous sauver, il le veut vraiment. Il nous a donné Jésus et son esprit essaie de toucher nos cœurs, mais il y a une chose qui peut résister au Dieu tout-puissant. Ton cœur, tu peux ouvrir la porte ou la fermer… Dieu pourrait enfoncer toutes les portes, mais il a décidé qu'il y a une chose qu'il ne forcerait pas: le cœur humain. Dieu frappe à la porte de ton cœur, il insiste : « Aujourd'hui, si tu entends sa voix, n'endurcis pas ton cœur », ouvre-lui, c'est aujourd'hui le jour du salut, le moment favorable. Dieu veut que tous les hommes soient sauvés. Toi aussi, il veut te sauver. Si tu le désires, fais la prière suivante et rejoint un groupe qui étudie la parole de Dieu pour poursuivre ta route avec Jésus. « Seigneur, je veux être sauvé, je reconnais que j’ai péché envers toi, j’accepte le don de ta vie pour moi. En Jésus, je veux connaître la vérité de Dieu, je ne veux pas te résister mais t'accepter pleinement, sans retenue, sans restriction. Amen ».

On constate facilement que tout dans cet enseignement est ancré sur l'égo, le moi, et qu'il s'agit ici d'un évangile égoïste qui proclame un Dieu impuissant qui veut sauver tous les hommes mais qui ne le peut pas à moins qu'ils le veulent et choisissent de l'accepter comme Sauveur. Il est évident que l'hérésie de la doctrine du libre-choix est le principe vital d'un tel enseignement. Comme dans tous les enseignements des Laodiciens Évangéliques Dieu ne veut pas s'imposer à l'idole du libre-choix dans le cœur de l'homme, car il détient un grand respect pour cette notion insidieuse, ce qui fait de Lui un dieu idolâtre et corrompu; en d'autres mots «un faux dieu» créé à l'image de l'homme» qui est l'espoir des réprouvés. On trouve aussi dans cet enseignement le faux amour des évangéliques, un amour sentimental comme chez les hommes qu'ils utilisent pour manipuler les émotions des gens crédules et ignorants. Nous trouvons donc ici l'hérésie d'un salut par les sentiments qui séduit des foules innombrables en ces derniers temps.

 

Troisième falsification évangélique

Un autre site évangélique déplorable axé sur la mission de convertir des gens à Christ avec son faux évangile et son faux Jésus, déclare subtilement et sans honte: «Cher ami, que de fois Dieu a frappé à la porte de ton cœur, désirant entrer, ôter votre culpabilité et habiter en vous par son Esprit pour vous rendre saint. Il l’a fait par les prières des croyants. Il l’a fait par la visite des chrétiens chez vous. Il l’a fait par Sa parole: la bible ou les traités que vous avez lus. Il l’a fait tant, et tant de fois, par la prédication de l’Évangile. Il l’a fait lorsque certains de vos amis et compagnons ont acceptés le Seigneur Jésus-Christ comme leur Sauveur. Il l’a fait lorsque vous étiez malade. Voici, Il le fait encore aujourd’hui par cette brochure que vous lisez. Pourquoi ne pas lui ouvrir maintenant ton cœur ? La Bible dit : « Aujourd’hui, si vous attendez Sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs… » Hébreux 3:8. Quelle culpabilité vos péchés n’ont – ils pas accumulés dans votre cœur envers un Dieu si bon, qui vous a donné de telles occasions ! Réfléchissez à votre vie. Pourquoi rejetez-vous la seule personne capable de vous sauver, vous pardonner et vous affranchir de vos péchés et votre culpabilité ? Cher ami seul Jésus Christ peut vous sauver. Accepte-le aujourd’hui. Ouvrez-lui votre cœur. C’est en lui seul que se trouve le pardon des péchés et le salut éternel. Il n’y a de salut en aucun autre, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés’. (Actes 4 : 12) Le plus grand péché que vous commettez, le plus accablant, ce que vous refusiez de venir à Jésus Christ, celui que Dieu a précisément envoyé pour vous chercher et vous sauver. Vous savez quoi, la mort de Jésus Christ satisfait si pleinement à la justice de Dieu qu’il prend plaisir à pardonner aux pécheurs au nom de Jésus. Et pourtant jusqu’à ce jour vous avez repoussé ce Jésus. Ah, si vous pouviez mesurer ce que représente le péché de rejeter Jésus Christ, de bafouer son sang et de continuer votre course vers l’enfer, tout en déclarant : « Je ne veux pas de Jésus comme sauveur ! » ‘Si un homme ne naît de nouveau il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.’ C’est ce que Jésus a répété trois fois de suite le même soir à Nicodème, le Docteur de la loi. (Cher lecteur êtes vous né de nouveau ? avez-vous vaincu un changement de vie ? Quand vous venez à Jésus vous naissez de nouveau. Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature, les choses anciennes sont passées, voici toutes choses sont de venues nouvelles. Voulez vous faire cette expérience qui vient de Dieu ? Faites simplement cette prière en invitant Jésus dans votre cœur: Seigneur Jésus, je t’ouvre aujourd’hui mon cœur. Je reconnais que je suis un pécheur et que toi seul peux me sauver de mes péchés. Viens dans mon cœur, pardonne mes péchés et fait de moi un enfant de Dieu. Merci de m’avoir sauvé aujourd’hui au nom de Jésus. Amen ! A tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom elle a donné le pouvoir de devenir enfant de Dieu. Si vous avez fait sincèrement la prière ci-dessus, croyez moi vous êtes désormais un enfant de Dieu. Rejoignez une église proche de vous où vous apprendrez à connaître d’avantage la voie de Dieu.». Que Dieu vous bénisse ! Amen !

Christ peut vous sauver, mais seulement si vous le voulez est la notion pernicieuses et universelle des imposteurs et déformateurs évangéliques. Les paroles «accepte-le» dans cet enseignement tordu de la vérité, témoignent fortement de l'hérésie de l'évangile du libre-choix utilisé par la rapace évangélique pour jouer sur les émotions de gens crédules et ignorants qui gobent tout sauf la vérité. Au lieu de donner du pain aux enfants, ils leur donnent des serpents (Lc. 11:11). Ainsi les paroles du Seigneur Jésus sont pleinement justifiées. On y trouve aussi la manipulation de la prière du salut par laquelle les gens sont séduits à penser  qu'ils sont «des enfants de Dieu» en la récitant, lorsqu'elle en fait plutôt des enfants du diable et assure leur perdition éternelle. Oui vraiment les évangéliques sont des nouvelles créatures, des créatures infernales qui étaient désignés pour apparaître à la fin des temps.

 

Version évangélique de la résurrection de Lazare

Faisons un parallèle de l'enseignement capricieux des évangéliques que nous venons de voir, avec l'histoire de la résurrection de Lazare dans le chapitre 11 de l'Évangile de Jean. La résurrection de Lazare est l'exemple parfait du salut, le style de sa présentation nous l'indique clairement et d'une façon tellement simple qu'un enfant peut la comprendre. Comme Lazare était mort, nous sommes tous morts dans nos péchés (Éph. 2:1,2). Étant mort depuis quatre jour, son corps étant dans un état de décomposition, il est évident que Lazare n'avait aucun choix, aucun désir, aucune émotion, mais le Seigneur Jésus le rappela à la vie en le recréant par sa Parole toute-puissante, puis lui commanda de venir à Lui pour être délié des bandes de la mort. Maintenant plaçons ce scénario dans le contexte de l'enseignement des évangéliques dans une petite parodie: «Jésus dit à Marthe, la sœur de Lazare, ton frère ressuscitera, mais seulement s'il le veut. Je suis la résurrection et la vie, tous ceux qui sont morts ressusciteront si seulement ils le veulent, car il faut désirer revenir à la vie autrement je ne peux rien faire, car je ne peux imposer ma puissance, les gens sont libres de décider par eux-mêmes s'ils veulent la vie ou la mort. Et Marthe lui répondit: Oui Seigneur, tu as raison, tu as donné le libre-choix à tous les hommes et nous sommes maîtres de notre destin. Alors Jésus dit: Enlevez la pierre devant la tombe et vous verrez la gloire de Dieu. Alors il s'écria d'une voix forte: Lazare, ouvre ton cœur et s.v.p. reviens à la vie afin que je ne puisse avoir honte devant les hommes de mon impuissance contre ta volonté souveraine. Alors le mort décida de se réveiller par lui-même et prit une décision personnelle d'accepter l'invitation de Jésus à sortir de la tombe. Puis il se dit: Quelle est cette puanteur qui remonte au nez, ah mais c'est l'odeur de mes entrailles décomposées. Ouf, j'ai besoin de m'immerger dans un bon bain et de me laver de cette corruption. Je ne veut pas avoir la réputation du mort puant qui revint à la vie lorsque j'ai ouvert mon cœur à Jésus et que je lui donna la permission de me ressusciter. Puis il sortit de la tombe vers Jésus et ses sœurs qui l'attendaient avec impatience, et la foule qui s'y trouvait fut fort étonnée. Mais il s'enfargea sur un caillou et tomba la face par terre et perdit le bout de son nez pour lui rappeler l'odeur de sa corruption et depuis il obtint la réputation du mort sans nez, car il était facilement reconnu des hommes à cause de cela. Alors, après qu'il fut délié des bandes qui entouraient son corps comme une momie égyptienne, ses sœurs le réprimandaient fortement en lui disant: Pourquoi as-tu pris tellement de temps à prendre la décision de revenir à la vie, on commençait à s'inquiéter à ton sujet. Et Jésus leur dit: Vous vous inquiétées pour peu de chose, ne vous ai-je pas dit que vous verriez la gloire de Dieu. Lazare est ressuscité parce qu'il a prit a décision personnelle de revenir à la vie. Il faut respecter et admirer son libre choix. Et Lazare dit à ses sœurs: Préparez-moi un bon steak grillé avec champignons, poivron et oignon sautés, puis du bon homard thermidor et des crevettes dans du beurre à l'ail , et de bon truffe, car j'ai une de ces faim de mort, et trouvez-moi un excellent Brandy et un Bordeaux Gend-Cru pour laver tout cela en l'honneur de Jésus qui n'impose jamais sa volonté à personne, et il fut fait selon ses désirs. Ils se rendirent donc tous à la maison et ce fut la fête. Apparemment un des disciples lui avait donné un bon joint de Pot et il aurait voulu une bonne ligne de cocaïne avec cela, mais n'ayant plus de nez pour la sniffer cela n'était pas trop pratique. Et Lazare mangeait et buvait comme un cochon et fini sa soirée la tête dans le bol de toilette, car il l'avait décidé ainsi, il était le maître de son destin et parfaitement responsable de ses actions. Et le mort sans nez marcha parmi les hommes en témoignage du libre-choix de l'homme corrompu. Amen.» Telle est l'histoire de la résurrection de Lazare d'après la version évangélique.

 

Il n'y a absolument aucun doute que la porte du salut des évangéliques modernes est une porte qui mène à la perdition. En réalité, le mouvement Évangélique est du pur satanisme sous déguisement chrétien, et plusieurs l'apprendront bon gré mal gré. Le satanisme traditionnel et moderne n'est qu'une bouffonnerie ridicule d'une philosophie chimérique, superstitieuse et supposément mystique qui porte ses adeptes à suivre les enseignements d'un Lucifer ou un Satan imaginaire issu de la mythologie dite chrétienne. Certains même vont commettre des atrocités au nom de leur imagination maladive et détraquée de la réalité. Or le vrai satanisme est beaucoup plus subtile que cela, il prend la forme d'un christianisme dénaturé qui met l'accent sur la dignité humaine et qui valorise ses efforts au niveau d'une spiritualité charnelle qui donne l'apparence du réel. Cette définition s'applique clairement au mouvement évangélique moderne. le faux peuple de Dieu et l'ennemi acharné de la vérité. Tout comme l'apôtre Paul considérait que les Juifs (les Judéens) étaient les ennemis de tous les hommes (1 Thes. 2:14,15), il en est de même pour les évangéliques modernes, et cela est indéniable pour ceux qui ont des yeux pour voir, tandis que le reste périront misérablement dans les délires de leurs illusions d'être chrétiens.

 

JÉSUS EST LA PORTE DE LA RÉVÉLATION

Comme nous l'avons dit plus haut, Jésus était le Maître des métaphores qu'il utilisait pour enseigner le peuple, et les métaphores sur «la porte» qu'il a utilisé sont nombreuses. Or il importe de réaliser premièrement que «Le livre de l'Apocalypse» que nous avons dans nos traductions et versions française de la Bible, est littéralement selon l'original «Le livre de la Révélation de Jésus-Christ». Il n'est pas «le livre de la révélation des évangéliques», autant qu'ils souhaiteraient qu'il le soit dans leur esprit tordu d'imposteurs et de déformateurs de la vérité avec leur millénium fantaisiste d'un Royaume sur la terre. Le livre de la Révélation de Jésus-Christ est le seul livre dans toute la Bible qui porte une bénédiction spéciale pour ceux de ses lecteurs qui gardent les choses qui sont écrites (Apoc. 1:3). C'est à pour ceux qui les maintiennent soigneusement pour les observer ou les vérifier par l'Esprit de Christ qui habite en eux pour leur en donner la connaissance. Voici le contexte immédiat:

1 Révélation de JÉSUS LE MESSIE, notre ESPRIT DES VIVANTS, qu'il a donné et qu'il fait connaître par l'envoi de son messager, Jean son esclave, pour montrer à ses dépendants les choses qui doivent arriver bientôt;

2 Lequel a rapporté la Parole de L’ESPRIT DES VIVANTS, et le témoignage de Jésus-Christ, et tout ce qu'il a vu.

3 Heureux celui qui lit, et ceux qui écoutent les paroles de cette prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites; car le temps est proche. Ap. 22. 7; Ap. 22. 10;

4 Jean, aux sept Églises qui sont en Asie. La grâce et la paix vous soient données de la part de celui QUI EST, et QUI ÉTAIT, et QUI SERA, et de la part des sept esprits qui sont devant son trône; Ex. 3. 14; Ap. 1. 8; Ap. 4. 8; Ap. 11. 17; Ap. 16. 5;

5 C'est à dire de la part de Jésus-Christ, le fidèle témoin, le premier-né d'entre les morts, et le Prince des rois de la terre. És. 55. 4; Ac. 20. 28; 1 Co. 15. 20; Col. 1. 18; Hé. 9. 12; Hé. 9. 14; 1 Pi. 1. 19; 1 Jn. 1. 7; Ap. 3. 14; Ap. 5. 9;

6 À celui qui s'est résigné pour nous et qui nous a lavés de nos péchés par son sang, et qui nous a faits rois et sacrificateurs de L’ESPRIT DES VIVANTS, c'est à dire envers lui-même qui est Père; à lui soient la gloire et la domination aux siècles des siècles! Amen. Ro. 12. 1; 1 Pi. 2. 5; 1 Pi. 2. 9; Ap. 5. 10;

7 Voici, il vient sur les nuées, et tout œil le verra, ceux même qui l'ont percé; et toutes les tribus de la terre se frapperont la poitrine devant lui. Oui, Amen. Da. 7. 13; Za. 12. 10; Mt. 24. 30; Mt. 25. 31; Jn. 19. 37; Ac. 1. 11; 1 Th. 1. 10; 2 Th. 1. 10; Jud. 1. 14;

8 JE SUIS l'Alpha et l'Oméga, le commencement et la fin, dit L’ADMIRABLE Jésus, celui QUI EST, et QUI ÉTAIT, et QUI SERA, le Tout-Puissant. És. 41. 4; És. 44. 6; Ap. 21. 6; Ap. 22. 13;

 

L'interprétation spirituelle

La connaissance de la révélation de Jésus-Christ est spirituelle et demande une interprétation spirituelle pour être comprise. Son dévoilement doit venir de l'Esprit de Christ qui habite le cœur de ses élus et non de l'intellect humain qui se fourvoie constamment dans ses faux raisonnements dans une tentative futile de glorifier sa chair. Nous en avons vu quelques exemples dans le chapitre précédent avec les falsifications évangéliques notoires sur l'interprétation qui concerne la métaphore de «la porte» dans Apoc. 3:20. Dans ce passage particulier, il ne s'agit pas de la porte du cœur pour obtenir le salut, mais de la porte de la révélation de la personne de Jésus-Christ que certains chrétiens fidèles de l'Église de Laodicée reçoivent dans un but de correction afin de participer à sa gloire éternelle.

 

Ils avaient déjà reçu la grâce du salut mais ils avaient de besoin de quelques redressements, car la majorité des gens dans cette église étaient des réprouvés orgueilleux et idolâtres, et leur entendement avait été pollué par leurs fausses notions. Il était nécessaire que le Seigneur Jésus leur ouvre les yeux afin qu'ils soient revêtus de sa justice et que leur perception de la vérité soit éclairée à propos de ses épreuves très réelles qu'il traversa dans son sacrifice sur la croix (Apoc. 3:18).. A cette période il se propageait dans le christianisme primitif une hérésie dangereuse nommée «le Docétisme» dont l'enseignement est que le sacrifice de Christ sur la croix n'est qu'une illusion et l'Église de Laodicée en avait été fortement teintée à tous les niveaux. Du au fait que cette doctrine insidieuse est très peu connue de nos jours, le résultat est que les gens arrivent à des fausses conclusions par rapport à l'Église de Laodicée, s'imaginant de voir une église avec seulement quelques problèmes facilement rectifiés. Vraiment ces paroles du Seigneur sont véridiques: «Mon peuple péri par manque de connaissance» (Os. 4:6). Il est donc nécessaire d'être bien informé sur ce sujet mystérieux qui a fait tant de ravages aux premiers siècles, afin d'éviter que la situation se reproduise et devienne de nouveau et devienne une contagion générale. Du temps qu'elle est limitée seulement à quelques imbéciles qui la supportent, elle n'est pas dangereuse au point de tout bouleversé, néanmoins il faut être prudent.

 

L'INFLUENCE DU DOCÉTISME PRIMITIF

Le docétisme (du grec dokein, paraître) désigne un ensemble de tendances christologiques du début du christianisme, relevant du courant christologique sarx pour lequel le christ se faisant «chair» ne signifie pas nécessairement qu'il se fait « homme». Au terme d'une étape métaphysique supplémentaire, il en résulte que, selon eux, Jésus n'a pas de corps physique, à l'instar d'un Esprit, et que, de ce fait, la crucifixion est une illusion. En d'autres termes, l'aspect humain du Christ est simple illusion et n'a pas de réalité objective. Il existe des débats parmi les chercheurs quant à la réalité que recouvre le terme docétisme. Le terme est le plus généralement employé par les théologiens ou des chercheurs en se basant sur l'étymologie du mot (grec dokein «sembler, paraitre») pour définir des conceptions christologiques qui affirment que la souffrance de Jésus Christ n'était qu'une illusion. Les hérésiologues des premiers siècles apr. J.-C. appelaient quant à eux docétistes ceux qui pensaient la divinité de Jésus inconciliable avec une naissance physique. Certains théologiens antiques ont pu par ailleurs s'appeler eux-mêmes docétistes alors qu'ils ne semblent pas avoir souscrit à l'une ou l'autre de ces doctrines. Enfin, il convient de signaler que des théologiens d'aujourd'hui utilisent le terme docétisme pour qualifier des christologies actuelles qui manquent, à leurs yeux, de fondement historique comme nous trouvons souvent parmi les pentecôtistes et les charismatiques. La confusion entre ces différentes acceptions peut rendre l'usage du mot problématique.

 

Le terme « docétisme » apparaît pour la première fois à la fin IIe siècle dans un écrit de Sérapion, évêque d'Antioche dans une condamnation de l'évangile de Pierre. Il est aussi mentionné par Clément d'Alexandrie sans qu'ils n'expliquent davantage leurs croyances. Sans qu'on sache précisément s'il s'agissait d'une secte ou d'une doctrine, cette croyance était en tout cas communément attribuée aux gnostiques, qui associaient la matière au mal, et qui pensaient donc que Dieu ne se serait pas incarné dans un corps matériel. Cette pensée prend son origine dans l'idée qu'une étincelle divine est emprisonnée dans notre corps matériel, et que le corps matériel est donc en soi un obstacle qui empêche l'homme de se rendre compte de son origine divine. L'humanité est en fait assoupie. Cela peut être également expliqué comme ceci - le corps humain est temporaire, l'esprit est éternel - donc le corps de Jésus était une illusion et sa crucifixion également, de la même façon qu'un bouddhiste parle de l'illusion: l'illusion est tout ce qui est temporaire, pas tout ce qui est réel. Même ainsi, dire que le corps humain est temporaire a tendance à contredire la croyance en la résurrection des morts et en la bonté de la matière créée, et est en opposition avec l'orthodoxie constituée postérieurement.

 

Il faut toutefois souligner que le terme gnostique recouvre lui-même des réalités christologiques parfois fort différentes et les apologètes chrétiens des premiers siècles nomment «gnose» tout ce qui n'est pas issu des écoles d'Alexandrie où Origène composa la célèbre Septante vers l'an 225 dans la cinquième colonne de son Hexaples ou Bible à six colonnes; et particulièrement à Antioche qui était l'endroit où les manuscrits originaux Grec du Nouveau Testament étaient préservés avant qu'ils furent traduits en Araméen vers l'an 150 dans la Peshita Syriaque originale, et en Vieux Latin vers l'an 157 dans la Vestus Itala par l'Église Italique du Nord de l'Italie. Le docétisme peut être rapproché du dualisme, doctrine philosophique qui envisageant la matière comme un simple support, un élément inférieur à l'esprit, idée propagée par le moyen puis le néo-platonisme dont les notions contribuèrent à l'élaboration du dogme de la trinité ontologique babylonienne des théoriciens de l'époque. Tandis que certains passages de Paul de Tarse et des épîtres de Jean évoquent l'existence d'un certain docétisme, celui-ci fut l'objet de nombreux débats à partir de la fin du Ier siècle. Dans les mouvances docètes, on peut distinguer un docétisme «modéré» qui parfois envisage l'incarnation mais non les souffrances du Christ. Ces docètes affirmaient notamment qu'un des disciples se serait substitué à son maître sur la croix. Parmi les « modérés », certains attribuaient un corps éthéré et céleste au Christ, mais apportaient différentes réponses à la question de savoir dans quelle mesure le corps de Jésus participait aux actions réelles et souffrances de ce dernier. Un courant plus radical considérait lui que le Christ ne relevait nullement de la matière et que ses actions et ses souffrances n'étaient qu'apparences, récusant la crucifixion et l'ascension.

 

Ainsi nous comprenons mieux les enjeux qui se déroulèrent dans l'Église de Laodicée primitive et la métaphore de «la porte» devient plus claire dans notre esprit. Que Jésus frappe à la porte signifie simplement qu'il appelait à Lui ceux qui, dans l'église de Laodicée avaient demeurer fidèles au principe de ses souffrances réelles sur la croix afin qu'ils entrent par la porte étroite de cette révélation dans la vie éternelle d'une gloire sans fin. Comprenons aussi que son appel est irrésistible envers ses élus et qu'ils n'ont aucun choix que de venir à Lui. Qu'ils sont sommés à ouvrir la porte indique clairement que c'est un commandement qu'ils ne peuvent résister et qu'ils sont attirés par l'Esprit de Dieu à franchir l'entrée dans une vie basée sur la vérité et non sur la duplicité des prétentions du docétisme pour qui le sacrifice de la croix n'était qu'une illusion. Faire de Apoc. 3:20 une formule pour le salut qui demande à une personne d'ouvrir la porte de son cœur pour laisser entrer Christ, par une décision personnelle de croire et de l'accepter comme Sauveur, est une abomination sérieuse et un blasphème hautain contre l'Esprit de vérité. Seulement un esprit tordu et un cœur désespérément malin peut concevoir une telle interprétation malicieuse qui porte à la perdition. Il n'est pas écrit qu'il s'agit de «la porte du cœur» comme le prétendent les évangéliques, le mot «cœur» ne se trouve même pas dans ce texte, ce n'est qu'une pure invention conçue par les déformateurs de la vérité dans le but de soutenir leur fausse doctrine du libre-choix. Une telle notion pousse les gens à agir, à faire quelque chose par leurs propres moyens afin d'en tirer quelque gloire, ou d'obtenir la satisfaction d'avoir pris une bonne décision qui favorise une situation requise pour produire un résultat voulu. Tout dans cela est axé sur l'égo, le moi, les efforts de la volonté de faire un choix que les gens s'imaginent libre de faire, négligent complètement le fait que la volonté de l'homme est esclave du péché et de la chair et que toutes ses efforts sont complètement futiles et ne peuvent produire rien de bien au niveau spirituel. Nous sommes sauvé par la grâce de Christ et non par les œuvres de notre volonté de créature déchue, nos choix ou nos décisions n'y peuvent absolument rien. Un mort ne peut revenir à la vie par lui-même et nous sommes tous morts dans nos péchés (Éph. 2:2,5). Se dire d'avoir la capacité de prendre un choix ou décision personnelle de croire en Christ est de dire que le péché n'existe pas et que la nature humaine n'est pas corrompue, et conséquemment que le sacrifice de la croix ne vaut absolument rien puisque son sacrifice était pour expier les péchés de son peuple. S'il n'y a pas de péché il n'y a pas non plus d'expiation et Christ serait un faux Messie. Les évangéliques ne réalisent pas la profondeur infernale de leurs actions et qu'il y a de sérieuses conséquences à payer pour une telle déformation de la vérité qui met l'emphase sur les efforts d'une volonté charnelle et corrompue, et cela d'une façon subtile pour séduire les gens et remplir les bancs de leurs sectes particulières, sans mentionner les poches de l'escroc qui se dit leur pasteur. C'est exactement cela qui se produisit dans l'Église de Laodicée et c'est pourquoi elle a été vomie de la bouche du Seigneur Jésus (Apoc. 3:16).

 

Le sens réel de la métaphore

Dans le livre de l'Apocalypse ou «Livre de la Révélation de Jésus-Christ» concernant la métaphore de «la  porte» dans Apoc. 3:20, certains termes attirent notre attention. Ces mots détiennent un sens symbolique qui communiquent un enseignement profond sur les merveilles de la grâce souveraine de l'Esprit des vivants. Il importe donc de les passer à l'analyse pour en définir le sens et comprendre l'enseignement donné dans son exactitude.

 

Il nous est dit que le Seigneur Jésus «frappe» à la porte. Or le mot «frapper» ou «krouo» dans le Grec porte ici dans ce contexte le sens de «d'éprouver, d'étonner, d'éblouir, d'attirer, de bouleverser (une notion, un principe, une idée, une façon de penser ou de raisonner), de faire connaître (la vérité), de témoigner, et de marquer (la voie à prendre). Il faut se garder du sens littéral de l'image que ce font la majorité des gens à ce propos, car évidemment il ne peut s'appliquer ici et nul part ailleurs dans tout le «Livre de la Révélation de Jésus-Christ». En d'autres mots il n'y a pas de porte sur laquelle Jésus frappe littéralement, tout comme il n'y a pas de dragons à sept têtes qui volent dans notre ciel (Apoc. 12:2). Dans le contexte de l'influence du Docétisme que subissait l'Église de Laodicée, la révélation du Seigneur Jésus à certains d'entre eux à propos de ses souffrances réelle sur la croix les bouleversait et les étonnait en même temps, la réalité du sacrifice de la croix éprouvait leur conscience et rectifia leurs pensées. Ce témoignage de la vérité les dirigea vers la bonne voie à prendre et ils en furent éblouis. Telle est la signification de la métaphore que Jésus frappa à la porte.

 

Concernant le mot «porte» ou «thura» dans le Grec, il signifie «entrée, passage» dans le sens «d'entrer dans une différente compréhension, de voir ou de percevoir la vérité sur un sujet donné». Ce terme nous indique que certains des fidèles de l'Église de Laodicée furent donnés d'entrer dans une différente compréhension du sacrifice de la croix, qui était considéré comme étant une illusion par la majorité dans cette Église qui était la mère des réprouvés.

 

Dans l'expression «ouvrir la porte», le mot «ouvrir» ou «anoigo» dans le Grec signifie «se manifester pour, faire voir» dans le sens de «favoriser l'apparition ou la diffusion de quelque chose ou de quelqu'un». Cela nous indique que ceux qui furent favorisés pour recevoir la révélation de la vérité lui donnèrent leur plein consentement et procédèrent à la diffuser dans l'église et parmi le peuple qui était indifférent ou «tiède» à son égard.

 

Tout dans cette métaphore se rapporte aux souffrances réels de Christ sur la croix. Nous sommes loin ici de la fausse interprétation des Laodiciens Évangéliques modernes qui s'en prennent au sacrifice de la croix par leur hérésie du libre-choix qui fait de Christ un faux Messie. Nous savons que la majorité n'en sont pas conscient, mais cela ne change rien de cette erreur magistrale qui les porte à la perdition. Le manque de connaissance n'est pas une excuse pour éviter le châtiment, ils doivent reconsidérer leur position et changer de voie, mais cela demeure impossible s'ils ne reçoivent pas l'appel de Christ et la révélation de la vérité qu'il accorde à ses élus seuls.

 

L'ÉGLISE AU TEMPS DES PREMIERS DISCIPLES

Avant d'entrer dans la description des sept périodes successives de la chrétienté, il importe de s'informer avant de ce qu'est réellement l'Église de Jésus-Christ et de son développement historique. Le manque de compréhension sur la signification réelle du mot «Église» est responsable à lui seul d'avoir engendré mille et une hérésies. La difficulté apparaît lorsque nous demandons: «Y a-t-il une Église qui est vraie, et si oui laquelle – ou bien aucune ?» Les documents écrits sur ce sujet à travers l'histoire du christianisme sont tellement nombreux qu'on ne peut presque plus les compter. Tous néanmoins ont manqué le but et ont contribués plutôt à obscurcir le sujet au point que la vraie Église de Jésus-Christ n'est presque plus reconnaissable. Le problème est que le mot «Église» a constamment été interprété comme signifiant «une institution ou organisation humaine avec une structure cultuelle bien établie qui détient un pouvoir central avec ses ministres, ses rituels, ses traditions, ses doctrines, ses fêtes, ses bâtiments, et ses versions et traductions particulières de la Bible qui supportent leurs points de vue. Le tout pour donner une apparence légitime à l'illusion d'un culte spirituelle qui approche ses membres de Dieu et qui donne l'impression d'un sentiment de bien-être. Certains imposteurs et déformateurs de la vérité ont même donné le sens de «assemblée» au mot «Église» lorsqu'il ne porte pas cette signification. Un autre problème est que les gens supposément chrétiens imposent la notion moderne de l'Église à celle de l'Église qui existait au temps des premiers disciples. Mais une telle approche est impossible, on ne peut comprendre l'Église des premiers siècles avec la pensée moderne sur le sujet. La conception moderne de l'Église est une vraie abomination infernale qui amène des multitudes innombrable à la perdition éternelle. Il nous faut donc aller à la source même du mot «Église» tel qu'il est décrit dans le Grec original pour en obtenir le sens réel, ce qui va nous donner de comprendre toutes les implications du terme dans les différents contextes historiques. Ainsi nous serons plus en mesure pour analyser les déviations regrettables qui en ont été faites à travers l'histoire du christianisme.

 

Le mot «église» provient du Grec «ekklesia», un mot composé de «ek» et de «klésis» qui signifie littéralement «appelé hors-de». Il est donc clair que l'Église est «un appel» du Seigneur Jésus, une convocation ou sommation qui procède de la révélation de l'Esprit de Dieu (Mat. 16:17). L'Église n'est donc pas une institution ou organisation et encore moins une assemblée comme prétendent tous les déformateurs de la vérité à travers toute l'histoire du christianisme. Elle est «un appel» de la révélation du Seigneur Jésus accordée à ses élus seuls. Ce fait est véritable et indéniable. Seulement un esprit tordu et malicieux peut en contredire le sens. Maintenant que signifie que les élus sont appelé à «sortir hors-de» si ce n'est de sortir vers Christ dans son sacrifice sur la croix, ce qui est indiqué par le contexte dans Mat, 16:21è. Il s'agit donc d'un appel à renaître dans une nouvelle vie dans laquelle nous sommes identifiés avec Christ dans sa mort et sa résurrection (Rom. 6:3-5). Ainsi, clairement, l'Église est une «Convocation à Renaître», il s'agit d'un appel qui s'adresse à tous ceux d'entre les hommes qui sont ☺«convoqués à renaître» par la puissance de la Sainte Présence de Christ qui vient habiter le cœur de ses élus depuis son retour spirituel au jour de la Pentecôte. L'Église est donc un état d'être de la grâce souveraine engendré en nous qui nous sépare du monde et de sa corruption, en nous délivrant de la puissance de la condamnation du péché issue de la loi morale que nous retrouvons dans le Décalogue.

 

Les premières communautés chrétiennes

En ce sens très réel, le terme «Église» se rapporte aux communautés chrétiennes au temps des premiers disciples. Précisons qu'une communauté est «l'état ou caractère de ce qui est commun à plusieurs personnes, un groupe d'habitants d'une région particulière travaillent pour le bien-être de tous et chacun dans un partage émancipé dont le but est la survie et le soin des membres qui la compose. A ce temps il s'agissait de bourgades ou de petits villages dans lesquels chaque habitant travaillait pour le maintient et la survie de la communauté. Certains œuvraient à l'élevage du bétail ou de troupeaux de moutons, d'autres à la plantation de fruits et de légumes, d'autres à la menuiserie, et d'autres au tissage de vêtements. Tout était partagé librement, quoique dans certains cas on échangeait un produit pour un autre, mais personne ne manquait jamais des biens nécessaire à la survie, et souvent dans des cas de conflits externes ou de guerres, tous combattaient ensemble comme un seul homme. C'est dans ce genre de contexte que les premiers disciples annonçaient l'Évangile et ceux qui étaient appelé à renaître reçurent le message de la grâce avec empressement. Des villages au complet se convertirent à Christ formant les premières communautés chrétiennes. Il n'y avait pas d'église ou d'assemblée dans le sens moderne du terme. Les gens continuaient avec leur train de vie normale, sauf que maintenant ils le faisait avec une novelle espérance et une paix intérieure qui leur donnait l'assurance de la délivrance en Christ. Il était normal pour les habitants de partager avec d'autres au milieu de leur travail et de leur occupation de tous les jours, des merveilles de la grâce de Christ, et ils attendaient avec anticipation et avec joie la prochaine visite d'un disciple ou d'un apôtre pour recevoir des nouvelles de leurs frères et de leurs sœurs dans la foi qu'ils chérissaient. Certes qu'il y avait des discussions et des partages autour de feux de camp ou dans les foyers, cela était très normal dans un tel contexte, mais en aucune façon s'agissait-il de ce qu'on nomme dans le sens moderne des églises  assemblées de maison. Évidemment qu'il y avait des gens plus mature dans la foi que d'autres, mais personne ne cherchait à dominer sur l'autre, tous étaient d'une même joie et d'une même foi. Il était de même aussi dans les grandes villes comme Jérusalem et Antioche avec quelques exceptions, à savoir la présences d'apôtres et d'anciens, ces derniers avaient été désignés pour veiller sur le troupeau à cause de la corruption qui se trouvait dans ces endroits de commerces et d'idolâtries de toutes sortes. La corruption ne tarda point à pénétrer les petites communautés et les apôtres durent y envoyer des représentants pour former et établir des anciens, mais malgré cela le christianisme primitif subie une déchéance vertigineuse, surtout après la mort du dernier apôtre, tout comme l'apôtre Paul les avait avertis: «Car je sais qu'après mon départ, il s'introduira parmi vous des loups ravissants, qui n'épargneront point le troupeau.» (Ac. 20:29). On se retrouve ainsi  peu de temps dans la période du Judéo-Christianisme avec ses nombreuses sectes, fausses doctrines et perversions comme celle du Docétisme que nous avons vu plus haut et de plusieurs autres hérésies ou «choix de croire» dans une notion particulère qui déforme la vérité scripturaire, engendrant différents niveaux d'interprétations.

 

Depuis la mort des apôtres, la plus grande confusion a existé aux niveaux historique, théologique, et philosophique, par rapport à l'Église. Toutes les communautés et groupes de croyants dans les villes et nations de l'époque, parvinrent à différentes significations et applications du mot «Église» du à leurs interprétations particulières. Graduellement le concept de l'Église prit la forme d'une organisation pour former un christianisme contrefait.. Un grand nombre de prétendues églises surgirent partout dans l'empire romain et des conflits de tous genres se manifestèrent et bouleversèrent l'ordre social et politique, tellement qu'il a fallu des interventions militaires pour rétablir l'ordre et cela à maintes reprises. Les chefs ou dirigeants des différentes sectes dites chrétiennes s'attribuèrent le nom d'évêques et combattirent entre eux-mêmes pour avoir la domination et l'autorité sur les autres. Ignace d’Antioche (35 - 107) fut le premier à donner au mot «Église» le sens d'universelle, c'est à dire «catholique», notion qui fut reprise par l'église qui était situé à Rome et qui se réclamait aussi la domination et l'autorité sur toutes les autres, ce qu'elle obtint seulement en l'an 325 au Concile de Nicée sous l'empereur Constantin. Le christianisme avait sombré dans la défaillance et son sens réel était devenu obscur. Néanmoins quelques petites communautés qui s'étaient réfugiés dans les déserts et les montagnes en préservèrent la signification originale, car pour elles l'appel à renaître était une notion vivante dans leur train de vie de tous les jours. Nous en trouvons un exemple dans les communautés vaudoises des Alpes. Les vaudois, au début, n'étaient pas une église dans le sens moderne du terme, mais un peuple qui vivait sa foi dans tous les aspects de leur vie. C'est la raison pour laquelle d'ailleurs ils ont été persécutés et massacrés par les papistes sous l'ordre de l'Antichrist qui siège à Rome. Figurativement l'Église Vaudoise, classée comme une Église Marginale, correspond à l'Église de Philadelphie dans Apoc. 3:7, c'est à dire «l'Église de l'amour fraternel». Le vrai christianisme a été préservé dans de telles communautés isolées pour plusieurs générations, non seulement dans les Alpes, mais aussi en Irlande, en Écosse, en Grande-Bretagne, en France, en Suisse, en Italie, partout où l'Évangile de la grâce souveraine avait pénétré avant la monté en pouvoir de la papauté.

 

LES SEPT PÉRIODES SUCCESSIVES DU CHRISTIANISME

Si le Seigneur, juste avant de confier à Jean les messages destinés aux sept églises (aux sept convocations à renaître), parle du mystère des sept étoiles et des sept lampes d’or (Apoc. 1:20).Le numéro 7 est très utilisé dans «le Livre de la Révélation de Jésus-Christ», il signifie figurativement «la plénitude, l'épanouissement, le contentement, l'exubérance, l'intégralité, la totalité, la maturité, et la satisfaction»; trois fois 7 ou 777 indique «la perfection l'achèvement, l'excellence, la sainteté, la sublimité, la souveraineté, et la transcendance». Cela nous donne une indication claire du fait que ces lettres ont une portée qui dépasse leur application historique, actuelle au moment où elles ont été écrites. Car dans l’application directe aux églises ou «totalité» des «convoqués à renaître» qui existaient alors, il n’y a rien de mystérieux. En fait, ces lettres ne nous offrent pas seulement un aperçu très instructif de l’état dans lequel étaient alors les diverses «intégralités des convoqués à renaître» ou églises d’Asie (la province romaine d’Asie), mais elles qui nous donnent une description prophétique de l’état de toute la chrétienté en sept périodes successives — se recouvrant d’ailleurs en court résumé.

 

1 - Aperçu des sept lettres

La lettre à Éphèse (2:2-7) se rapporte à la forme du christianisme de l'Église primitive vers la fin du 1ie siècle. Certains nomment Éphèse «la ville du plaisir», ce qui nous donne une image de l’Église — ou convoqués à renaître — à l’époque du dernier des apôtres et dans les années qui ont suivi son départ, jusqu’en l’an 167. Les points positifs sont la séparation du mal et le maintien de l’ordre divin. Le point négatif, c’est l’abandon du premier amour, de la fraîcheur des affections les meilleures pour le Seigneur Jésus. En d'autres mots «ils n'étaient plus résigné à la vérité, l'attrait des plaisirs de la chair avait éteint l'étincelle dans la grande majorité. Le fait que des gens reçoivent l'appel du Seigneur ou sont convoqués à renaître, ne signifie pas pour autant qu'ils ont reçu la grâce du salut et sont sauvé, car «il y a beaucoup d'appelés mais peu d'élus» (Mat. 22:14). Ils n'ont pas été désignés de toute éternité pour recevoir cette grâce. C'est le cas général dans toutes les églises et dans tous les temps. Ceux qui ne sont pas élus reçoivent seulement l'appel extérieur, il ne pénètre pas dans leur cœur et conscience. Ils sont des réprouvés qui ont seulement l'apparence de la vérité, c'est à dire des faux frères ou faux chrétiens, et Dieu sait que ces nids de vermines sont nombreux. De là provient toutes les fausses doctrines et perversions de la vérité qui est déformée à leur guise pour plaire à leurs convenances extérieures de la forme de christianisme qu'ils chérissent.

 

La lettre à Smyrne (2:8-11) se rapporte à la forme du christianisme de l'Église des Martyrs et nous donne le tableau de l’Église souffrante. C’est la période dans laquelle les chrétiens ont été persécutés, torturés atrocement et massacrés sans pitié, leur sang a coulé par la main des Romains et par après par les Papistes qui prirent la relève; elle s’étend de 167 à 313. Les forces de l'ennemi, c'est à dire les Juifs (Apoc. 2:9; Rom. 2:28,29; 1 Thes. 2:15)) dans l'empire romain, nommés figurativement Satan, terme qui signifie l'adversaire ou l'ennemi, a essayé d’éradiquer les convoqués à renaître de cette période en utilisant la diffamation auprès des autorité, ce qui engendra une persécution jusqu’à la mort. Mais le sang des martyrs était, comme il l’a toujours été, la semence de la vérité révélée en Jésus-Christ. À ces convoqués à renaître le Seigneur n’a aucun reproche à faire. Ce fut à ce temps que fut rédigée la fameuse «Épître des églises de Lyon et de Vienne aux églises d'Asie et de Phrygie» qui est très peu connue dans le christianisme contrefait moderne. La raison est que les imposteurs et réprouvés craignent de souffrir pour la vérité, c'est pour cela qu'ils l'ont déformée. En plaisant au plus grand nombre ils évitent ainsi les douleurs de la persécutions car ils sont des lâches et des tièdes.

 

La lettre à Pergame (2:12-17) se rapporte à la forme du christianisme de l'Église Constantinienne ou Église Impériale Romaine qui fut l'embryon du Catholicisme, la Grande Prostituée (Apoc. 17:1). Le mot «Pergame» vient du Grec «Pergamos» et signifie «hauteur ou élévation» une cité de Mysie Mineure, en Asie Mineure, le siège des dynasties des Attale et des Eumène, célèbre pour son sanctuaire d'Asklepios (Esculape, dieu de la médecine), et l'invention et la fabrication du parchemin (pergamena en latin), qui tire son nom de cette ville. Eumène y créa une bibliothèque royale célèbre, seconde après celle d'Alexandrie. Une église chrétienne s'y trouvait, la 3ème des 7 Églises d'Asie. Le terme provient de de «purgos» - une tour, une citadelle, une structure fortifiée s'élevant à une certaine hauteur, pour repousser une attaque hostile ou permettre à un veilleur ou sentinelle de voir dans toutes directions. Dans un contexte figuratif d'une interprétation spirituelle, cela nous indique que cette forme de christianisme impériale montait la garde contre la vérité révélée en Jésus-Christ qui était considéré comme ennemi de l'État Romain. Constantin était un homme intelligent et astucieux, il fit cesser les persécutions (en l’an 313) et et fit du christianisme comme religion officielle de l'empire romain afin d'en prendre le contrôle. Constantin était un adorateur du dieu Mithra ou Apollo et procéda à y intégrer les principes pour fonder une nouvelle religion qui plaisait à tous, paiens comme chrétiens. Jésus fut simplement ajouté au panthéon des dieux romains, pour ainsi dire, l'Église se maria au monde puis y intégra toutes ses perversions. Les coutumes, les idolâtries et fêtes païennes devinrent des fêtes chrétiennes. Les éléments chrétiens et païens se mélangèrent. De  persécutée elle devint persécutrice (Apoc. 13:5-10). Sa notion de «conversion forcée» par laquelle elle massacra de nombreux peuples est encore valide de nos jours (voir: L'Holocauste du Vatican). Historiquement et figurativement, le catholicisme est un monstre, un dragon à sept têtes.

 

La lettre à Thyatire (2:18-29) se rapporte à la forme de christianisme de Église du Moyen Âge depuis l’an 600 environ jusqu'au temps de la Réforme Protestante en l'an 1517. Cette période de l'histoire est souvent appelé «l'âge des ténèbres» en raison de l'ignorance des peuples et de leurs superstitions. Toutefois le Seigneur peut reconnaître la résignation et la persévérance dans le service de certains groupes de convoqués à renaître, mais Il doit blâmer sévèrement la fornication spirituelle (le mélange avec le monde) et l’idolâtrie. Pour la première fois aussi, un résidu est distingué de la masse des chrétiens «les autres qui sont à Thyatire» (v.24), en d'autres mots il y avait très peu d'élus. Ce résidu seul est reconnu du Seigneur. Dans sa position, ce groupe de fidèles croyants est considéré par le Seigneur comme étant la vraie Église de ce temps-là. Il y a là un principe divin, que l’Écriture applique dans tous les temps, lorsque la masse est devenu infidèle, tout comme nous voyons de nos jours.

 

La lettre à Sardes (3:1-6) se rapporte à la forme du christianisme de l'Église Protestante et Réformée. Plusieurs sont fiers de nos jours de s'identifier avec la Réforme Protestante, ils ne réalisent pas que le Protestantisme est l'enfant de la Grande Prostituée et de l'Antichrist qui siège à Rome. La Réforme avait pour but d'épurer le catholicisme de ses fausses doctrines et idolâtries, ce qui occasionna une scission dans la prétendue église comme organisation dite chrétienne de l'époque et donna naissance à l'Église Protestante dite Réformée. Il s'agissait d'une réforme ecclésiastique et non de la foi chrétienne en générale, quoique le Seigneur s'est servi de certains hommes pour faire resurgir des points de foi essentiels comme «la Justification par la Foi et la Double Prédestination. Cela ne signifie pas pour autant que ces hommes étaient des chrétiens authentiques car ils ont plié le genou devant la doctrine la plus abominable du catholicisme romain, à savoir l'idole babylonienne du dogme de la trinité de trois personnes en Dieu. Nous avons devant nous l’état du protestantisme dans les temps qui ont suivi la Réforme, c’est-à-dire depuis la fin du 16ème siècle environ. La caractéristique dominante de cette période, c’est l’absence de vie spirituelle malgré le maintien des vérités doctrinales. L'Église de sardes ou Église Protestante et Réformée est une église morte et il est grand temps que les gens le réalise. Cette église est composé de cadavres en état de décomposition. Ici aussi les vrais croyants sont considérés comme un résidu, les vrais élus qui se trouvent temporairement en son sein et qui en sortiront sans tardé à l'appel du Seigneur Jésus. Un corps vivant ne peut demeurer entre les morts, car la puanteur doctrinale dans ces milieux est intolérable. Il n’y en a qu’un petit nombre, à Sardes, dont le Seigneur peut reconnaître qu’ils ne se sont pas souillés avec le mal et la perversion de la vérité. Ils montrent une vraie résignation à la vérité au détriment de leur bien-être et même de leur vie. Mais dans leur ensemble, les chrétiens superficiels qui n'ont que l'apparence seront traités comme le monde. Lors de son apparition finale en ce monde de ténèbres, le Seigneur viendra sur eux en jugement comme un voleur dans la nuit et ils périront tous. Le Protestantisme est divisé en différentes branches, dénominations ou sectes: Réformés, Luthériens, Méthodistes, Amish, Baptistes, Darbystes, Pentecôtistes et Évangéliques, ainsi que plusieurs autres nids de vipères trop nombreux pour mentionner.

 

La lettre à Philadelphie (3:7-13) se rapporte à la forme de christianisme qu'on nomme l'Église Marginale du fait qu'elle est considérée en marge du christianisme institutionnalisé, et dans ce sens elle est l'Église des hors-la-loi, c'est à dire de ceux des convoqués à renaître qui demeurent purement sur la grâce du sacrifice de la croix. Ils sont les rejetés ou «les sans-église» du fait qu'ils refusent de reconnaître l'Église de Christ comme une institution ou organisation. Il s'agit de ceux qui sont libres comme le vent de l'Esprit (Jn. 3:8). Cette église authentique est caractérisée par «l'amour des frères», non un amour sentimental qui est purement charnel, mais une résignation dans une relation sacrificielle entre l'un et l'autre de tous ceux qui sont d'une même foi ou assurance en Jésus-Christ. Ils sont désignés aussi sous le nom de «christophiliens» ou «amis de Christ» car Christ est vraiment leur ami et leur frère. Elle a commencée au temps de l'Église Italique (vers l'an 35) et des Vaudois et se poursuit jusqu'à la fin des temps. Sa résignation pour la vérité est dès plus remarquable et à cause de cela elle s'est fait de nombreux ennemis. Elle est recouverte de la grâce de Dieu et se trouve de nos jours dans le cœur de tous les vrais élus où Christ habite par sa Sainte Présence. Désormais le Royaume de Dieu leur est réservé depuis avant la fondation du monde (Mat. 25:34),

 

La lettre à Laodicée (3:14-22) se rapporte à cette forme de christianisme de l'Église dite Évangélique. Nous avons déjà parlé beaucoup de ce sujet au début de ce document. L'Église de Laodicée est une église apostate et réprouvée. Elle est caractérisée par les tièdes, les lâches et les traîtres dans son milieu et par son indolence face à la vérité à propos du sacrifice de Christ dont la signification a été déformée subtilemnt. Elle est l'Église des derniers temps. Elle est entièrement idolâtre et se prosterne devant ses idoles d'une spiritualité mondaine: le libre-choix et l'intellect. Son emphase est toujours sur «les droits du peuple» ce qui la pousse à valoriser ses opinions plus que la vérité même. L’indifférence, l'apparence, le matérialisme, le rationalisme et la satisfaction de soi-même est ce qui importe pour elle. Sa profession est sans vie et elle sera vomie de la bouche du Seigneur lors de sa dernière apparition en ce monde.

 

Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux églises» (Apoc. 3:22).

 

A Christ seul soit la Gloire

 

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