LA SANCTIFICATION ET LES IMPRESSIONS

DANS LA RECONSTITUTION DES ÉLUS

par Jean leDuc

Août 2025

 

 

Mise en pages par

Jean leDuc et Alexandre Cousinier

 

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LES DEUX ASPECTS DES IMPRESSIONS

 

QUELLE EST LA SIGNIFICATION DES BONNES ŒUVRES ?

 

LES PRÉTENTIONS INSIDIEUSES À LA SANCTIFICATION

L'homme coopère avec Dieu ?

 

LA GRÂCE DE L'ÉLECTION ET LA SANCTIFICATION

L'homme craint de perdre sa liberté.

Signification du mot prédestination.

Origine de la double prédestination.

Choisi avant la fondation du monde.

La fausse notion de la prédestination.

Le perfectionnement dans la foi.

 

LE PRÉTEXTE DE VIVRE SELON LA CHAIR

Les luttes sans relâche de l'édification.

 

LES ANALOGIES DE LA REPRODUCTION

 

LE PROCESSUS DE RECONSTITUTION

 

L'ÉCLOSION DE LA FLEUR DIVINE

 

LE MYSTÈRE DES MYSTÈRES DE L'EXISTENCE

 

LA PERSÉVÉRANCE DES SAINTS ÉLUS  

 

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LES DEUX ASPECTS DES IMPRESSIONS

Par impressions nous signifions l'action, fait de laisser une trace en exerçant une pression sur quelque chose ou quelqu'un, dans le sens d'impressionner son entourage par des actions ou réalisations positives ou négatives, dépendant des contextes sociaux, religieux, bibliques ou spirituels. En d'autres mots nous parlons ici du concept des bonnes œuvres dans les différents aspects de la reconstitution ou régénération des élus, nommé aussi gestation et édification par rapport à la sanctification déterminée dans le décret d'élection qui nous déclare saints en Christ une fois pour toutes. La sanctification désigne le fait d'être déclaré saints par la puissance de l'Esprit des vivants, et non par nous même en faisant des bonnes œuvres ou en obéissant aux principes de la loi et de la chair. La sanctification est constante, stable, fixe, et inaltérable; et elle demeure ainsi dans la reconstitution ou régénération (dite aussi gestation et édification) progressive des élus, chaque action et réaction ayant été prédéterminée dans le décret de la double-prédestination pour la gloire de l'Esprit des vivants.

 

La tendance générale dans le christianisme moderne à propos des bonnes œuvres, surtout chez les vipères évangéliques, est que nous devons les pratiquer car, quoiqu'elles ne sauvent point, elles sont nécessaire à notre sanctification, et pour plaire à Dieu en signe de reconnaissance pour son amour envers nous. En d'autres mots elles demandent notre soumission et notre obéissance si nous désirons jouir de la vie. Cette position prône la notion alarmante qu'un chrétien sous la grâce obtient la puissance d'obéir aux principes de la loi. Cette notion est une pure hérésie extrêmement dangereuse. Il est évident qu'il existe une grande confusion sur ce sujet, et la raison est qu'il y a deux différents aspects sur les bonnes œuvres, le premier consiste des œuvres sous la loi et le deuxième de l'œuvre sous la grâce. Remarquez que sous la loi le sujet est au pluriel car il y a plusieurs œuvres, tandis que sous la grâce le sujet est au singulier car il y a une seule œuvre suprême et majestueuse. Nous lisons dans Jean 6:27-29 (Bible Machaira du Prince-Roi 2023) -

27 Travaillez, non point pour la nourriture qui périt, mais pour la nourriture qui demeure jusqu'à la vie éternelle, et que le Fils, l'expression humaine de L’ESPRIT DES VIVANTS, vous donnera; car c'est lui qui est assurément confirmé comme étant L’ESPRIT DES VIVANTS, l'ESSENCE de l'existence. Mt. 3. 17; Mt. 17. 5; Mc. 1. 11; Mc. 9. 7; Lu. 3. 22; Lu. 9. 35; Jn. 1. 33; Jn. 3. 16; Jn. 4. 14; Jn. 5. 37; Jn. 6. 40; Jn. 6. 54; Jn. 8. 18; 2 Pi. 1. 17;

28 Ils lui dirent donc: Que ferons-nous pour travailler aux œuvres de L’ESPRIT DES VIVANTS ?

29 Jésus répondit et leur dit: C'est ici l'ŒUVRE DE L’ESPRIT DES VIVANTS, que VOUS AYEZ LA FOI en celui qui en est la manifestation*. 1 Jn. 3. 23; *la foi de Christ et en Christ est tout ce qui est nécessaire pour le salut, la sanctification, et la persévérance des saints.

D'après les paroles de Jésus, que l'œuvre essentielle, l'impression primordiale, n'est pas d'agir selon les principes de la loi morale ou décalogue, mais de recevoir la grâce de la foi en Christ qui nous est donnée de l'Esprit des vivants manifesté dans la chair comme le Messie promis (Jean 1:14; 1 Timothée 3:16). La foi n'est donc pas une œuvre ou faculté intellectuelle, mais une grâce surnaturelle. En d'autres mots, les bonnes œuvres de la loi sont abolies sous la grâce, et ne peuvent plaire à Dieu. En fait Hébreux 11:6 nous dit clairement:

Or, il est impossible de lui être agréable sans la foi, car il faut que celui qui s'approche de L’ESPRIT DES VIVANTS, détienne la confiance que L’ESPRIT DES VIVANTS existe, et qu'il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent avec zèle.

Il n'y a donc aucun doute que la foi que nous recevons de Christ, est la seule chose qui plait à Dieu, notre Esprit des vivants; et que prétendre autrement est une fourberie pleine de duplicités. Comment donc une telle déviation et déformation de la vérité a-telle vue jour ? Il en advient qu'au cours de l'histoire, des dirigeants religieux et sans scrupules, intégrèrent les bonnes œuvres de la loi au sein la grâce du christianisme pour en faire des bonnes œuvres ecclésiastiques qu'ils imposèrent à leurs pantins aveugles comme des taupes. L'Église ou religion organisée devint l'autorité pour imposer son système de bonnes œuvres à ses fidèles pour mieux les contrôler et garder le monopole des consciences. Ainsi la justification par les œuvres de la loi fut modifiée pour devenir la justification par le choix d'une décision personnelle qui plait aux caprices de l'homme. En fait il n'est même pas nécessaire d'être chrétien pour pratiquer ce genre de bonnes œuvres. Il s'agit simplement de répondre aux besoins des autres pour valider son existence perturbée et avoir la paix d'un sentiment de contentement illusoire et temporelle.

 

QUELLE EST LA SIGNIFICATION DES BONNES ŒUVRES ?

Elles impressionnent par leurs actions, elles touchent les sentiments et stimulent les émotions soit en bien ou soit en mal. Elles sont considérées par les réprouvés comme des actes de charité, de bonté ou de bonne volonté , comme dans « Elle a consacré une grande partie de sa vie à faire de bonnes œuvres, notamment pour les sans-abri », aspiration louable mais néanmoins charnelle et mondaine qui ne peut plaire à Dieu. Cette expression, également traduite par « bonne œuvre », avait à l'origine le sens théologique d'un acte de piété ou dévotion. Aujourd'hui, elle est utilisée dans un contexte plus général qui provient toujours du cœur tortueux et corrompu de l'homme dont la volonté est esclave de la chair et du péché (Jérémie 17:9; Romains 7:15-24).

"Faire de bonnes œuvres" en français signifie, selon la mentalité traditionnelle et évangélique, accomplir des actions généreuses, charitables ou morales qui bénéficient aux autres ou à la communauté. Cela peut inclure des actes de compassion, de bienfaisance, de service, ou tout autre geste visant à améliorer le bien-être d'autrui. Voici quelques exemples de "bonnes œuvres": Aider les personnes dans le besoin: Donner de la nourriture, des vêtements, un abri, ou de l'argent à ceux qui en manquent. Faire du bénévolat: Offrir son temps et ses compétences pour aider une organisation caritative, un refuge, ou une cause qui vous tient à cœur. Être gentil et serviable: Rendre de petits services, offrir un sourire, ou simplement être à l'écoute des autres. Agir avec compassion: Se montrer empathique envers ceux qui souffrent et chercher à les soulager. Soutenir des causes justes: Participer à des manifestations, faire des dons à des associations, ou simplement sensibiliser votre entourage à des problèmes sociaux. Pratiquer la bienveillance: Être attentif aux besoins des autres et agir de manière à leur faciliter la vie. Dans de nombreuses religions et philosophies, faire de bonnes œuvres est considéré comme un moyen de se rapprocher de Dieu, de développer sa propre spiritualité, ou de contribuer à un monde meilleur. Par exemple, dans le christianisme, les "bonnes œuvres" sont souvent associées à la foi (ou plutôt à la présomption ou fausse foi),  et à l'amour égocentrique du prochain, et sont considérées comme une expression du système de croyance ecclésiastique qui influence toutes ses voies. En somme, faire des bonnes œuvres pour le christianisme contrefait moderne des sectes tradichienelles et évangélipaïennes de trinitarés idolâtres, c'est poser des actions concrètes qui témoignent de notre humanité, de notre générosité, surtout de donner sa dime et embrasser le cul merdique du pasteur imposteur, de contribuer à des projets spéciaux et à la maintenance du bâtiment, de toujours assister au culte et d'écouter la prédication attentivement, et de notre volonté de faire une différence positive dans le monde. Tout cela décrit clairement et sans l'ombre d'aucun doute, la justification par les œuvres de la loi dans un langage sophistiqué plein de duplicités subtiles et raffinées conçue pour séduire les ineptes, les insensés, et les ignorants. Les bonnes œuvres sont l'outil par excellence des églisiens pour former des hypocrites, des prétentieux, et des imposteurs qui sont sous l'illusion d'être chrétien.

 

LES PRÉTENTIONS INSIDIEUSES À LA SANCTIFICATION

Selon la vermine des sectes dites évangéliques, pour se sanctifier (déclaré saint), il est essentiel de pratiquer des bonnes œuvres, car elles sont un témoignage de notre foi et contribuent à notre croissance spirituelle. Ces œuvres, bien que ne causant pas le salut, sont des fruits de la grâce divine et témoignent de notre transformation intérieure. Elles sont un moyen de glorifier Dieu, d'édifier notre prochain et de nous assurer de notre foi. Voici quelques aspects clés: La sanctification et les bonnes œuvres: Les bonnes œuvres ne sont pas la cause du salut, mais son fruit: Le salut est un don gratuit de Dieu par la grâce, par la foi en Jésus-Christ. Cependant, la foi véritable se manifeste par des actions concrètes (mais des actions de foi en Christ et non de l'homme). Les bonnes œuvres sont une expression égocentrique) prétendument de la grâce de Dieu en nous: Elles sont rendues possibles par la nouvelle nature que supposément Dieu donne aux croyants, transformant leur cœur et leurs motivations.

Glorifier Dieu et édifier le prochain: Les bonnes œuvres ont pour but de témoigner de la bonté de Dieu, d'encourager les autres et de les amener à Christ. La persévérance dans les bonnes œuvres est importante: Il ne s'agit pas d'un acte isolé, mais d'une marche continue dans la sainteté, avec l'aide de Dieu.

Comment pratiquer des bonnes œuvres?

Rechercher la volonté de Dieu (le trifront):

Se tourner vers la Bible (dénaturée) et la prière (condescendante) pour connaître les directives divines (incompréhensible).

S'appliquer à faire le bien (de l'arbre de la connaissance du bien et du mal):

Se montrer attentif aux besoins des autres et chercher des occasions de servir (la fausse église et son pasteur menteur et manipulateur).

Cultiver les fruits de l'Esprit (troisième personne de la trinité mythique): L'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, l'humilité et la maîtrise de soi.

Être persévérant:

La (fausse) sanctification est un processus continu (malicieux) qui nécessite de la patience et de la discipline.

En résumé, les (fausses) bonnes œuvres sont un élément essentiel de la vie chrétienne (contrefaite), témoignant de la (prétendue) transformation intérieure et (supposément) contribuant à la gloire de Dieu et au bien-être de son prochain (indifférent).

L'homme coopère avec Dieu ?

Dans la théologie protestante et même celle dite réformée ou calviniste avec ses grands théologiens comme A. Custance, H. Bavinck, A. Hodge, C. Sproul, L. Berkof, B. Warfield, J. Murray, G.T. Shedd, J. Owen, G.D. Long, C.H. Spurgeon, B. Kuiper, et plusieurs autres, soutiennent tous l'hérésie que l'homme coopère avec Dieu dans sa sanctification, de peur de s'opposer à l'illusion du libre-arbitre chimérique du croyant. Selon eux Dieu serait entièrement souverain, mais à une certaine limite car il ne s'opposerai jamais à la prétendue volonté libre de l'homme. Cela après avoir déclaré que la volonté de l'homme est esclave de la chair, et du péché et que son cœur est tortueux par-dessus toutes choses. Ils sont évidemment en contradiction avec eux-mêmes démontrant que leur théologie n'a aucune crédibilité, puisqu'elle s'oppose à la souveraineté « absolue » du Dieu vivant et Tout-puissant. En voici les grandes lignes théoriques spéculatives d'une érudition de fonds de poubelles:

, La sanctification se distingue de la justification et de la régénération, qui sont toutes deux à sa racine, et de ce qui n’est en fait séparables; dans la mesure où la justification du terme se limite à l’acte judiciaire ou à la peine de Dieu, par laquelle le pécheur est déclaré avoir droit, en considération de ce que Le Christ a fait en son nom, à la faveur de Dieu, et dont la sanctification est l’exécution efficace; et le terme régénération se limite à l’acte efficace initial par lequel la nouvelle vie est donnée, dont la sanctification est le développement progressif. La régénération et la justification sont des actes momentanés, et des actes de Dieu dans lesquels le pécheur est passif; la sanctification, d’autre part, est une œuvre progressive de Dieu, dans laquelle le pécheur coopère.

 

On ne s'attendait aucunement de trouver une telle hérésie dans le calvinisme qui se dit défenseur de la souveraineté de Dieu. Toute coopération de l'homme avec Dieu est une abomination monstrueuse et blasphématoire. Or par analogie, la régénération dite aussi nouvelle-naissance détient un parallèle étroit avec la femme enceinte qui porte son enfant en son sein. La sanctification, doctrine dans laquelle les élus sont déclarés saints en Christ avant la fondation du monde, correspond ainsi à la formation de l'enfant dans le sein de sa mère. Or il est clair et évident que l'enfant ne contribue rien à sa croissance, tout vient de sa mère qui le supporte. Il en est de même au niveau spirituel, le chrétien qui traverse la phase de formation par la puissance du Saint-Esprit ne peut rien contribuer à son développement.

Nous voyons ainsi que la notion du protestantisme sur la sanctification est complètement fausse et très subtile et pourrait séduire les élus, si cela serait possible. En réalité et contrairement à l'hérésie du protestantisme, la sanctification ou disposition d'être saint a été déterminée depuis avant la fondation du monde, et est reliée de façon intrinsèque avec la grâce du salut dans le sacrifice de la croix. Elle est constante et stable, et inséparable des éléments qui la suivent, à savoir la régénération progressive et la justification, et donc instantanée lors de la conversion, car on ne devient pas saint de façon progressive mais selon le dessin arrêté du bon plaisir de la volonté suprême de l'Esprit des vivants. Des saints progressifs ça n'existe tout simplement pas. On est soit saint ou on ne l'est pas, et si on est saint on est aussi des élus car ces deux aspects de la grâce sont conjoints.

Simplement dit, la sanctification, qui vient du verbe sanctifier, est l'action de sanctifier, d'être séparer ou mis à part et de rendre saint ou sacré selon le choix et la puissance de l'Esprit des vivants, dans son décret d'élection, déterminé d'avance depuis avant la fondation du monde, et selon le bon plaisir de sa volonté souveraine, afin que soyons des héritiers du royaume éternel. Héritage que nous possédons maintenant par anticipation au moyen de la foi ou assurance inébranlable que nous recevons de Christ qui est venu habiter en nos cœurs par sa Sainte Présence, afin que sa Réflexion Vivifiante nous transforme en son image parfaite au moment de son Émergence. Puisque cela est la vraie sanctification dans laquelle on est déclaré saint une fois pour toutes, l'œuvre progressive qu'il a débuté en nous et dans laquelle nous subissons les changements d'une formation graduelle n'est pas la sanctification déjà pleinement réalisée dans le sacrifice de la croix,  mais la reconstitution ou édification d'un nouveau corps et d'une nouvelle existence qui verra le jour bientôt dans la gloire éternelle. En fait, l'édification dite aussi gestation des élus, est le perfectionnement des saints dans l'achèvement des merveilles de notre salut par la Sainte Présence de Christ qui nous habite afin de nous ériger comme un Temple à l'Esprit des vivants. En fait, l'édification est « l'action de construire, de mettre sur pied un vaste ensemble, d'élaborer une œuvre importante », et dans laquelle Christ est Lui-même la fondation. En toutes ces choses les élus sont passifs et ne peuvent coopérer en aucune façon dans cette œuvre majestueuse de Christ à qui seul revient toute la gloire et les honneurs.

 

Lorsque nous sommes sauvés par la grâce nous ne sommes pas à moitié sauvé, nous le sommes pleinement dans l'anticipation ou avant-goût d'un nouveau jour et d'une nouvelle vie. Que notre formation soit graduelle ou progressive, ne signifie aucunement que nous serons plus sanctifiés que nous le sommes. Le processus de croissance ou édification progressive, demeure toujours entre les mains de l'Esprit des vivants qui est le Maître absolu de toutes les circonstances et de tous les événements, rien n'échappe à sa volonté suprême. Le salut, la sanctification, ainsi que l'édification ou reconstitution, sont entièrement des œuvres de l'Esprit des vivants; l'homme n'y a aucune part ni aucun mot à dire, il doit plier le genou en toute humilité dans la reconnaissance que le Seigneur est Tout-puissant et qu'il a déterminé la voie de chacun de ses élus pour la gloire de son Nom.

Le protestantisme a manqué le but avec sa théologie mondaine et charnelle, dite aussi ecclésiastique, qui cherche constamment et par tous les moyens à glorifier la dignité humaine et cela à n'importe quel prix. La croissance qui se trouve dans notre formation graduelle n'est pas de la sanctification, mais de l'édification ou  élargissement de la grâce dans la confiance certaine en Christ pour toutes choses dans notre vie, car nous traversons tous des conflits et des épreuves pour purifier notre foi. Ainsi nous pouvons dire avec assurance: une fois sauvé, toujours sauvé; une fois sanctifié toujours sanctifié. On est soit des saints élus où on ne l'est pas, il n'y a pas de progression dans cette vérité, mais le fondement certain et inébranlable du Souverain Suprême en qui il n'y a le moindre changement. Celui qui est sauvé est sanctifié, celui qui est sanctifié est sauvé, sa décision est irrévocable, il n'y a pas de distinction en cela car tout vient de la grâce de l'élection.

 

LA GRÂCE DE L'ÉLECTION ET LA SANCTIFICATION

La doctrine de l'Élection est l'aspect primaire et positif de la Double Prédestination qui inclue aussi l'aspect négatif de l'Exclusion. La Double Prédestination est selon le décret irrévocable de l'Esprit des vivants, notre Souverain Suprême et Maître absolu de l'univers et de tout ce qui y est contenu. Dans la doctrine de l'Élection être déclaré saint et être déclaré élu est la même chose. Un saint est un élu et un élu est un saint, il n'y a pas de différence entre les deux, et ce principe repose sur le choix de la souveraineté absolue de l'Esprit des vivants qui a déterminé la voie de toutes choses pour la gloire de son Nom, à savoir JÉSUS, le Nom qui est au-dessus de tous noms (Ésaie 9:6; Philippiens 2:9-11).

Nombreux sont ceux qui sont hostiles à la doctrine de la Double Prédestination, ils n'ont jamais appris que faire un choix implique par nécessité faire une exclusion. L'Élection consiste en la sanctification, la consécration, et l'édification des élus; et l'Exclusion consiste en la réprobation, la condamnation, et la destruction des réprouvés ou rejetés. La première implique la sanctification des élus qui sont déclarés saints; la deuxième implique la corruption des réprouvés qui sont déclarés damnés. Au détriment du contraire, la Double Prédestination est une doctrine solidement biblique. La clé est d'être donné de comprendre ce qu'elle signifie dans les Saintes-Écritures, et cela n'est pas pour ceux qui sont constipés intellectuellement et spirituellement.

L'homme craint de perdre sa liberté.

Le pourquoi que la doctrine de la Double Prédestination est tellement détestée, surtout de nos jours par les vipères évangéliques, est que l'homme craint de perdre sa précieuse liberté qui n'est en réalité qu'une illusion philosophique. Il considère donc la Double Prédestination comme une menace à son existence et va utiliser tous les moyens possibles pour la défaire et la détruire. La liberté, et particulièrement l'hérésie du libre-choix et de l'estime de soi, sont devenues des idoles modernes; et toutes les nations, surtout celles qui sont démoncratiques, et tous les gens prétendument chrétiens comme non chrétiens, adorent à leurs pieds. On a qu'à regarder la Statue de la Liberté dans le port de la ville de New York aux États-Unis pour s'en convaincre. Des guerres interminables ont été livrées pour préserver le principe de cette liberté illusoire et de cet estime de soi égocentrique, et non seulement aux États-Unis mais dans toutes les nations de la Terre, allant même jusque dans la préhistoire. L'homme se veut maître de son propre destin et il ne peut tolérer quiconque que ce soit ou quoique ce soit qui s'y opposerait. Il ne permettra jamais ni à Dieu ni au diable de la lui refuser, et pour la défendre il déclare, en déformant les Écritures, que l'homme n'a pas été créé comme un robot ou un automate mais comme un être libre et responsable. Cette fausse notion sophistiquée valorise la dignité humaine et l'élève à un niveau supérieur qui fait de l'homme un dieu: «vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.» (Gen. 3:5). L'homme-dieu est maintenant adoré dans les religions à prétentions chrétiennes, dans les grandes entreprises, dans les multi-nationales, et aux niveaux de l'éducation, de la  politiques et économiques, et même dans les basses classes de la société. La race humaine en entier est imprégnée de ces virus mortels incurables qui aveuglent les consciences des réprouvés, seuls les élus en sont épargnés.

Signification du mot prédestination.

Le mot «prédestination» est un terme composé de «pré» qui désigne «avant», ce qui est «antérieur» ou «préexistant»; et de «destin» qui désigne «l'existence», le fait «d'être conscient» ou «de vivre». Dans son ensemble il signifie «être destiné à partir d'une existence antérieure vers une certaine existence» ultérieure, et implique une puissance divine extérieure à la volonté humaine qui a déterminée d'avance l'être ou l'existence d'une personne et qui a fixé ou établit de façon irrévocable le cours des événements dans sa vie. La prédestination est double, elle contient deux éléments d'un même décret divin: 1- l'élection au salut des saints élus qui est la doctrine de la grâce sans laquelle personne ne peut être sauvée; et 2- l'exclusion ou réprobation à la perdition des rejetés ou damnés, qu'on peut nommer aussi «l'exclusion à la grâce», Dieu ayant déterminé d'avance la chute et le péché dans son décret de rédemption par la loi d'interdiction, le jugement et le châtiment éternel dans son décret de condamnation de ceux qu'il a rejeté en ne leur accordant pas la grâce du salut, les laissant récolter le salaire de leurs égarements. Il n'existe pas de prédestination simple sauf dans la postdestination des réprouvés qui décrit la rébellion de l'homme face à Dieu.

 

La «postdestination» est le terme utilisé pour expliquer le contraire de ce qui vient d'être dit sur la Double Prédestination. Il représente la fausse position adverse populaire maintenue dans le christianisme contrefait moderne, que Dieu prévoyait ceux qui étaient pour croire et les prédestina sur cette base de leur choix de croire par une décision personnelle de leur volonté supposément libre. Cette notion subtile et subversive remet le salut entre les mains de l'homme et de ses choix captieux d'une volonté qui est esclave de la chair et du péché, négligeant le fait que la nature humaine est complètement déchue et entièrement corrompue et que le cœur de l'homme est tortueux par-dessus toutes choses.

Comme le premier, le terme postdestination est un terme composé de «post» qui désigne «après», ce qui vient «à la suite», ce qui est «ultérieur», une action qui est la conséquence d'un procédé ou d'un évènement spécifique subordonné à l'homme; et de «destin», mais ici dans le sens d'une puissance interne de la volonté humaine qui détermine son action d'exister ou de vivre par soi-même. L'indépendance est son facteur principal, et dans son ensemble il signifie la capacité de la volonté humaine à prendre des choix variables ou des décisions elle-même et sans contrainte, ce qui est désigné comme le «libre-arbitre» ou «libre-choix» qui rend l'être humain le seul responsable de ses actions. La postdestination contient aussi deux éléments: 1- l'éclectisme du croyant qui choisit lui-même son salut, Dieu n'ayant pas le choix de reconnaître et d'approuver sa décision; et 2- la réjection de la réprobation, Dieu n'ayant prédestiné personne à la perdition puisque l'homme est un agent libre et responsable, libre de choisir son propre destin. Pélagianisme, Semi-pélagianisme, Arminianisme, Évangélisme, Éclecticisme, sont tous des termes qui signifient une seule et même chose dans l'hérésie de la postdestination.

 

Ainsi la PréDestination implique la Souveraineté absolue de Dieu et la PostDestination implique la souveraineté de l'homme. Avec ces deux termes nous avons la différence entre le ciel et l'enfer et nous entrons dans une guerre qui existe depuis le début des temps et qui se terminera à l'apparition finale de Christ en ce monde de ténèbres.

Origine de la double prédestination.

La doctrine de la Double Prédestination ne provient pas de Calvin, ni d'Augustin, ni même de l'apôtre Paul, car nous la retrouvons dans le Jardin d'Éden même avec «l'arbre de la vie» et «l'arbre de la connaissance du bien et du mal» que Dieu a fit surgir de la fondation de l'existence (Gen. 2:9), procédé ou méthode d'opération de la volonté souveraine de Dieu qui a prédéterminé toutes choses qui existent par la puissance de sa Parole. Nous la retrouvons aussi dans le conflit entre Caïn et Abel (Gen. 4), entre l'Égypte et Israël, et à plusieurs autres endroits. Conséquemment cela nous indique que la source de la Double Prédestination se trouve avant même la Création et qu'elle est une décision résolue dans le décret éternel de Dieu. Avant que toutes choses existent. La Parole de Dieu nous dit que le Seigneur Jésus-Christ a été prédestiné pour le rachat de ses élus:

«vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, non par des choses périssables, comme l'argent et l'or, mais par le sang précieux de Christ, comme d'un Agneau sans défaut et sans tache, qui fut prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté dans ces derniers temps à cause de vous...» (1 Pierre 1:18-20).

Ce passage merveilleux est la base de notre prédestination au salut puisque nous étions en Lui avant le début des temps, nous existions comme des émanations de l'Esprit des vivants ou multiples consciences infinies de son existence éternelle, Pour que Christ soit prédestiné ainsi de toute éternité  il fallait absolument que tout l'enchaînement du plan du salut soit aussi prédestiné, il ne peut en être autrement car un ne va pas sans l'autre, tout comme le salut et la perdition sont deux éléments d'un même décret éternel. En d'autres mots, il n'y a pas de salut sans perdition, ni de perdition sans salut, car un implique l'autre. La Double Prédestination implique donc par nécessité du décret éternel «la création de l'homme, la chute et le péché, ainsi que le salut de ceux qui ont été choisis d'avance en Christ, de même que la perdition de ceux qui ont été rejeté et laissé de côté pour subir les peines d'un châtiment éternel» et manifester la justice de Dieu. Ainsi ceux qui sont déclarés saints selon la vraie doctrine de la sanctification hériteront la vie éternelle. Tandis que ceux qui sont déclarés damnés ou exclus de la grâce hériteront la perdition éternelle dans des souffrances sans fin.

Choisi avant la fondation du monde.

La Bible affirme clairement que les chrétiens réels ont été choisis pour le salut en Christ depuis avant la fondation du monde, car ils pré-existaient en Lui de toute éternité: «Selon qu'il nous a élus [au salut] en lui avant la fondation du monde, afin que nous soyons saints et sans reproches devant lui dans le renoncement; Nous ayant prédestinés [au salut] pour être ses enfants adoptifs par le moyen de Jésus-Christ, d'après le bon plaisir de sa volonté... C'est en lui aussi que nous sommes devenus héritiers, ayant été prédestinés [au salut], d'après le décret de Celui qui opère toutes choses selon le conseil de sa volonté.» (Éph. 1:4,5,11). Il n'y a pas de place dans la prédestination au salut pour le «libre-arbitre» ou «libre-choix» et cela est évident, car elle est, comme l'affirme la Parole de Dieu, «d'après le bon plaisir de sa volonté». Elle est en fait un «décret» (v.11), c'est-à-dire «une décision irrévocable émanant de l'autorité souveraine de Dieu contre laquelle on ne peut rien» et devant laquelle on doit s'humilier et plier le genou. On ne peut avoir une définition plus claire de la prédestination au salut, la Bible ne donne aucune autre description du sujet, elle affirme clairement et précisément que la Double Prédestination dépend entièrement de la volonté souveraine de Dieu et non de l'homme. Puisque Dieu est le Maître absolu de la Double Prédestination, il est évident que l'homme n'y a aucun rôle à y jouer et qu'il ne peut rien y contribuer, que ce soit un choix ou une décision personnelle, sa foi, sa repentance, son obéissance, ou sa persévérance. La décision appartient à Dieu seul. Tout est de Dieu dans la prédestination au salut, rien n'est de l'homme. Il est clair aussi que dire autrement serait un viol sérieux de la Parole de Dieu et une fausse doctrine qui détiendrait des conséquences désastreuses en cette vie et en l'autre.

La fausse notion de la prédestination.

Qu'en est-il donc des vipères évangéliques, de ces prétentieux qui disent que la prédestination au salut est basée sur la préconnaissance de Dieu, dans le sens que Dieu savait d'avance que certains étaient pour croire en Christ et les choisi ou élu sur la base de leur foi? comme l'affirme le réprouvé Jean-Pierre Schneider dont la fausse notion représente celle du consensus général du christianisme contrefait moderne: «La prédestination n'est nullement un choix arbitraire, car elle est basée sur la préconnaissance de Dieu. Dès avant que nous ayons existé, Dieu nous connaissait. Il savait que Paul se convertirait sur le chemin de Damas; il l'a donc appelé, et il l'a justifié à cause de sa foi. Il en va de même pour chaque enfant de Dieu: connu - prédestiné - appelé - justifié - glorifié». En d'autres mots, selon ce faux chrétien qui déforme le sens clair des Écritures, la prédestination au salut n'est pas «selon le bon plaisir de Dieu», elle n'est pas «un décret», elle se base sur le choix de l'homme, sur sa faculté de croire. En plus, cette définition remet le salut entre les mains de l'homme qui décide de croire, et non plus entre les mains de Dieu qui l'a décrété en Christ avant la fondation du monde (1 Pierre 1:18-20). Selon cette notion diabolique que l'on retrouve chez les évangéliques, adorateurs orgueilleux des idoles du libre-choix et de l'estime de soi, Christ n'a pas été prédestiné pour notre salut avant la fondation du monde, comme l'atteste fortement la Parole de Dieu, le salut ne serait donc pas «un choix arbitraire» de Dieu, il en aurait simplement pris connaissance par le fait qu'il sait toutes choses d'avance. En d'autres mots Dieu ne serait pas impliqué dans le sacrifice de la croix avant qu'il se produise et seulement là à ce moment il en reconnaissait les bienfaits pour le salut de tous les hommes. Cette doctrine infernale est extrêmement dangereuse, elle est une attaque directe au sacrifice de la croix, à la Souveraineté de Dieu, à la divinité de Christ qui est séparé de Dieu dans cette notion aberrante, et à l'inspiration et la suffisance des Saintes-Écritures qui mentionnent la venue du Messie à travers toutes ses pages, de la Genèse à l'Apocalypse. Qui ne peut voir la subtilité de la séduction dans une telle proposition néfaste et insidieuse. Elle contredît catégoriquement ce que la Parole de Dieu a affirmée dans le premier chapitre d'Éphésiens que nous avons vu plus haut.

Christ a été prédestiné avant la fondation du monde pour notre salut, et non après que le fait historique se soit produit, ce qui serait une postdestination et non plus une prédestination. Le salut dépend entièrement de Dieu et non de la faculté ou du choix de l'homme de croire ou d'agir comme un insensé en pleine rébellion contre la vérité révélée. Les passages favoris de ces imposteurs réprouvés pour élaborer leur fausse doctrine sur la prédestination sont Romains 8:29,30 (ils négligent toujours de mentionner le v.28 dans ce contexte de crainte d'être exposés comme des menteurs et des déformateurs malicieux de la vérité):

«Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères. Et ceux qu'il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu'il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu'il a justifiés, il les a aussi glorifiés».

Le Dictionnaire Grec-Français de J. Planche nous dit que le mot Grec pour «connaître d'avance» est «proginosko», mot composé de «pro» ou «avant, antérieurement, en premier» et de «ginosko» ou «connaître, concevoir, résoudre, décider d'avance, déterminer», et il implique clairement «une décision prise avant les faits», et non «après les faits» comme le prétendent les évangéliques antichrists modernes. En d'autres mots, ce terme porte la notion de «connaître» dans le sens de «concevoir d'avance» ou «engendrer d'avance» comme la formation d'un enfant par fécondation. Le mot «ginosko» détient dans une de ses nuances le sens d'un idiome Juif pour parler de la relation sexuelle entre l'homme et la femme. Le prolongement du verbe primaire de ce mot ou «ginomai» signifie: «venir dans l'existence, commencer à être». Ce mot apparaît seulement deux fois dans le Nouveau Testament, dans Rom. 8:29 et Rom. 11:2 et il porte le même sens dans ces deux passages: «Dieu n'a point rejeté son peuple, qu'il a connu d'avance...» (Rom. 11:2). Cela est fortement supporté par le passage suivant qui concerne le peuple d'Israël: «Tu as abandonné le ROCHER qui t'a engendré, et tu as oublié le Dieu qui t'a formé.» (Deut. 32:18). Il n'y a aucun doute que le sens du mot «connaître» ou «proginosko» est de «concevoir ou d'engendrer d'avance» et qu'il porte la notion «d'une décision résolue», «de désigner une personne à un destin préétablit»; et non Celui d'une prévoyance ou d'une prévision sur la foi d'une personne qui déciderait de croire en Christ comme l'enseignent les hérétiques qui déforment le sens de la Parole de Dieu pour soutenir leur fausse doctrine.

Nous avons été choisis en Christ avant la fondation du monde (Éph. 1:4), et non après la fondation du monde, le texte de la Bible est clair sur cela, nous avons été prédestinés au salut et non postdestinés. En d'autres mots, selon le sens de «ginosko» nous avons été formés en Christ pour le salut, ou plus précisément nous avons été engendrés en Christ, notre existence a été déterminée en lui de toute éternité pour que nous devenions un avec lui dans sa gloire éternelle. Cet engendrement est un processus progressif de régénération qui a débuté en Christ dans l'éternité. Elle se nomme aussi «la nouvelle naissance» qui est rendue évidente par le sacrifice de la croix et notre conversion, et dont le but final est notre transformation en l'image de Christ lors de sa dernière apparition. La régénération selon le décret d'Élection est essentielle au salut. Ainsi dit le Seigneur Jésus dans une traduction littérale de Jean 3:3 - «En vérité, en vérité je te dis que si quelqu'un n'est régénéré dès l'origine, il ne peut percevoir le royaume de Dieu». Dans le décret d'Élection, la régénération des saints élus implique que nous avons été imprégnés de l'Esprit de vérité qui se manifeste lors de notre conversion pour nous donner l'assurance dans les mérites du sacrifice de la croix qui nous sont attribués gratuitement et sans aucune condition, la repentance et la foi en sont les fruits de la Sainte Présence de Christ qui vient habiter en nous. En d'autres mots, on ne croit pas pour naître de nouveau, on est né de nouveau pour croire. La foi vient après la nouvelle naissance et non avant, mais les évangéliques ont inversé le principe pour soutenir leur hérésie du libre-choix.

Quoique parfois au niveau des peuples communs le mot «ginosko» est traduit par «connaître» dans le sens d'avoir une connaissance intellectuelle d'un fait quelconque, il ne détient pas ce sens dans le Grec du Nouveau Testament de ces passages de l'Épître aux Romains. Lorsqu'il s'agit d'une connaissance intellectuelle d'un fait, on utilise généralement le mot «gnosis» d'où nous avons aussi le mot «gnostique». Ainsi Rom. 8:29 se traduit selon l'original: «Car ceux qu'il avait désignés d'avance, il les avait aussi [premièrement] prédestinés [au salut] pour être conformes à l'image de son Fils, afin que celui-ci soit le premier-né d'entre plusieurs frères». Remarquons aussi que l'expression «être conformes à l'image de son Fils» implique par nécessité le salut des élus qui ont été déclaré saints. La sanctification désigne donc le fait qu'un élu est déclaré saint et pur par le sang de Christ versé sur la croix en sa faveur, tout comme il avait été déterminé d'avance avant la fondation du monde. Celui qui ne reconnaît pas cette vérité ne peut être sauvé.

Le perfectionnement dans la foi.

Quoique le salut est parfait, complet et statique, c'est à dire qu'il ne peut être changé, amélioré, que c'est un fait accompli une fois pour toute et que rien ne peut y être ajouté; notre perfectionnement dans la foi, nommé aussi notre édification, est progressif, graduel et dynamique, et sera complet uniquement à l'apparition finale de Christ. Ainsi notre foi est susceptible à des améliorations constantes, à des rénovations progressives qui, tout au long de notre vie, nous engagent dans des combats entre l'Esprit et la chair, entre la lumière et les ténèbres, entre la vérité et ses contrefaçons frauduleuses. Du point de vue de l'éternité notre sanctification est parfaite, Dieu nous a séparé d'une manière absolue de ce monde de corruption, «il nous a délivré de la puissance des ténèbres, et nous a transportés au royaume de son Fils bien-aimé» (Col. 1: 13); mais du point de vue temporel de notre vie en ce monde, notre nouvelle constitution ou création, processus nommé  « édification », est en croissance constante, «jusques à ce que nous nous rencontrions tous dans l'unité de la foi, et de la connaissance du Fils de Dieu, dans l'état d'un homme parfait, à la mesure de la parfaite stature en Christ: afin que nous ne soyons plus des enfants flottants, et emportés ça et là à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, et par leur ruse à séduire artificieusement; mais afin que suivant la vérité avec la charité, nous croissions en toutes choses en celui qui est le Chef, c'est à dire, Christ» (Eph. 4: 13-15).

La croissance de l'édification, terme qui signifie aussi instruire, composer ou construire, est clairement exposée dans les Écritures. On peut remarquer l'inégalité qui règne sous ce rapport, parmi les chrétiens: l'un est faible en esprit tandis que l'autre est fort; bien plus, aucun chrétien ne se sent toujours égal à lui-même; tantôt son esprit s'exalte, et il se sent prêt à tout, tantôt il est timide et tremblant; tantôt il est brûlant de dévouement, ferme dans la foi et l'espérance, tantôt il se sent froid, faibles et désespéré. Il y a donc, dans le disciple fidèle, une lutte constante entre le nouvel homme et le vieil homme (Rom. 7:1-25). Or, la doctrine de la croissance dans l'édification doit être maintenue et défendue dans toute sa vérité et sa force contre l'erreur que nous rencontrons en partie ici et là dans l'Arminianisme chez les Catholiques, les Méthodistes, les Pentecôtistes, les Baptistes, etc. Il nous faut rejeter l'erreur de ceux qui enseignent que l'homme, après sa conversion, peut observer et accomplir pleinement la loi de Dieu, ou qu'un chrétien réellement régénéré par l'Esprit de Dieu peut observer et accomplir parfaitement la loi de Dieu dans cette vie-ci. Ce genre de perfectionnisme entraîne, dans ses ultimes conséquences, le rejet de la doctrine de la Justification par la Foi, puisque la foi ne peut habiter qu'un cœur contrit qui, par une repentance quotidienne, se renouvelle dans les mérites de Christ. Un vrai croyant ne peut jamais nier son péché, mais toujours il se reconnaît pécheur devant Dieu. Pour cette raison, le perfectionnisme des réprouvés doit être condamné comme l'une des formes de la doctrine de la Justification par le Choix, qui est autant nuisible que pernicieuse.

 

LE PRÉTEXTE DE VIVRE SELON LA CHAIR

Le fait que, dans cette vie la régénération ou gestation des élus est progressive et incomplète, ne doit pas être considéré par les fidèles comme un prétexte de continuer à vivre selon la chair (Gal.5: 13), et de cesser de mettre leur confiance en Christ dans tous les domaines de leurs vies. Il nous faut ainsi rejeter la fausse notion que la reconstitution ou régénération implique des efforts du croyant, car la confiance est l’opposé des efforts ou bonnes œuvres de la loi et de la chair, elle les invalide et les anéantit. Les efforts proviennent de la Loi, la confiance provient de la Grâce. Si certains textes dans les Écritures semblent donner l’impression que nous devons faire des efforts ou bonnes œuvres pour contribuer notre sanctification qui est déjà complète et à notre régénération qui est progressive, un regard soigneux de ces textes nous révélera qu’il s'agit plutôt de Christ agir en nous qui achève l’œuvre qu’il a débuté (Phil. 1:6). Tout dans le salut, la sanctification, et la régénération est de Dieu, rien n’est de l’homme. Voudrions-nous enlever la gloire à Christ par nos efforts ? Dirions-nous qu’il n’est pas assez puissant pour nous sauver et nous sanctifier et nous régénérer pleinement sans le moindre effort de notre part ? Si l’on considère ces faits, la folie du perfectionnisme conjectural des réprouvés, qu’il soit partiel ou absolu, devient évidente aux yeux de tous comme étant une hérésie diabolique.

Si cette doctrine a pu s’introduire dans le christianisme, c’est à cause que plusieurs ont amoindri les exigences de la loi divine et obscurci la gloire parfaite de la grâce de l'Esprit des vivants en Jésus-Christ. En premier lieu, ils ont répandu la doctrine du salut par la justice des œuvres; et lorsque cette doctrine païenne eut bien pris racine dans leurs enseignements, «l’illusion épicurienne» du perfectionnisme a nécessairement suivi. Leur esprit orgueilleux a affirmé «Je peux faire des bonnes œuvres pour mériter mon salut» ou «je peux contribuer l’effort de mon choix personnel et accepter librement d’être sauvé»; il a ajouté ensuite avec arrogance «Je peux faire plus d’œuvres que mon salut en demande», ou «je peux contribuer moi-même à ma sanctification par mon obéissance volontaire aux exigences qui me sont demandé dans les Saintes-Écritures». Une particularité malsaine du perfectionnisme est que plusieurs s’efforcent de faire des bonnes œuvres après leur salut dans le but de récolter une récompense dans le Royaume à venir. Cela n’est qu’une forme de marchandage avec Dieu et ceux qui s’y adonnent auront une mauvaise surprise au jugement du grand jour, car leur motif est égocentrique et non Christocentrique. En fait, Jésus chassa les marchands du temple (Jean 2: 14-16), il en sera ainsi lors du jugement dernier. Ces gens doivent se poser la question s’ils ont vraiment connu la grâce du salut, car leurs agissements témoignent du contraire. «Il n’y a pas dans la vie chrétienne la moindre place pour être satisfait de soi-même… Nous n’avons pas le droit de nous satisfaire de certains de nos progrès» nous dit A.R. Kayayan, «Dieu ne nous accorde pas ici-bas la perfection totale ni une vie d’harmonie complète, mais il nous donne sa grâce. Cela ne suffit-il pas ?» La gloire appartient à Christ seul et non point à nous.

Tous ces points découlent de l’Arminianisme antichrist   du mouvement dit évangélique qui veut élever la dignité de l’homme au même niveau que son Créateur et lui dérober sa gloire. Le grand Réformateur, Martin Luther, remarqua justement: «L’Écriture appelle sorcellerie, idolâtrie et service des idoles le fait de ne pas écouter la Parole de Dieu et de prétendre agir sans ou contre elle; c’est là un terrible verdict, surtout si l’on considère combien cette faute est fréquemment et gravement commise», d’autant plus de prétendre d’agir en conformité avec elle tout en s’y opposant par une conduite qui loue les efforts personnels au détriment de la soumission à la vérité, ce qui aura pour résultat de sévères conséquences.

Les luttes sans relâche de l'édification.

La régénération dite aussi édification ou perfectionnement de la foi, ne consiste pas en un simple prolongement de ce qui nous a déjà été donné lors de notre conversion qui met en évidence notre reconstitution, mais sert à augmenter et à fortifier la vie nouvelle dans une confiance constante et perpétuelle en notre divin Sauveur et Roi, le Seigneur Jésus-Christ, qui habite en nous par son Saint-Esprit ou Sainte Présence, et nous transforme graduellement en son image. Elle consiste en deux parties: premièrement, elle ôte graduellement la pollution et la corruption de la nature humaine (Rom. 6:6; Gal. 5:24); deuxièmement, elle développe graduellement la vie nouvelle de l'Esprit des vivants en nous (Rom. 6:4,5; Col. 2:12; 3: 1; Gal. 2:19), bien qu’elle ait lieu dans la vie intérieure des élus, elle affecte naturellement la vie toute entière (Rom. 6:12; 1 Cor. 6:15-20; 1 Thess. 5:23). Le changement de la vie intérieure est lié conséquemment à l’opération d’un changement dans la vie extérieure par la puissance de Christ en nous. La question de savoir si l’homme doit coopérer dans l’œuvre de la sanctification provient ainsi du Perfectionnisme avec son obéissance aux œuvres de la loi. La régénération exige plutôt notre humiliation et notre soumission à Christ devant nos faiblesses et nos incapacités, afin de laisser agir l’Esprit en nous et à travers nous. Nous n’avons pas à accomplir des œuvres de la loi ou de la chair, mais des œuvres de foi ou œuvres de confiance en Celui qui opère en nous la puissance de sa grâce merveilleuse.

 

Quand nous sommes nés de nouveau nous sommes nés de l'Esprit. La présence de l'Esprit-Saint ou Sainte Présence de Christ en nous, nous rend saint et, de ce fait, nous devenons un nouveau temple dans lequel Dieu, notre Esprit des vivants demeure. Pierre a adressé sa première épître à "ceux que Dieu a choisis... d'avance, conformément à son plan, et vous lui avez été consacrés par l'Esprit, pour obéir à Jésus-Christ et être purifiés par l'aspersion de son sang" (1 Pierre 1:1-2).

Nous voilà donc fixés. Une fois que nous devenons le temple de l'Esprit-Saint dit aussi Réflexion Vivifiante, nous sommes sanctifiés, devenus saints. Oui, mais il y a plus ! Qu'en est-il de cette "œuvre sanctificatrice" ?

Paul dit de Jésus et de son œuvre:

"14 Car, par une seule offrande il a rendu parfaits pour toujours ceux qui sont sanctifiés.

15 Et la Sainte Présence de Christ nous éprouve aussi; car, après avoir dit d'abord:

16 Voici l'alliance que je traiterai avec eux après ces jours-là, dit le SOUVERAIN PRINCE: je mettrai mes préceptes dans leurs consciences, et je les fixerai dans leurs entendements; il ajoute: Jé. 31. 31-34; Ro. 11. 27; Hé. 8. 8;

17 Et je ne me souviendrai jamais plus de leurs péchés ni de leurs iniquités." (Hébreux 10:14-17).

De manière certaine, le Saint-Esprit de Christ est présent, et nous sommes jugés saints - sanctifiés. Mais il a la tâche d'écrire des choses nouvelles dans notre cœur. Le Saint-Esprit de Christ est à la fois présent et œuvre en même temps à accomplir quelque chose de merveilleux en ceux qui ont déjà été déclarés saints, mais qui sont dans un état de reconstitution ou régénération". Et c'est ce processus de formation d'un nouveau corps comme le papillon dans son cocon, d'être "en train de devenir une nouvelle race d'immortels" qu'on appelle aussi "la gestation des élus". La reconstitution ou régénération progressive est l'expérience quotidienne du salut des élus.  À partir du moment où vous professez Jésus comme votre Sauveur et Seigneur (Romains 10:8-11), votre destin éternel est mis en sûreté, parce que l'expiation du Christ fait en sorte que vous êtes justifiés, libres de vous tenir debout devant Dieu sans culpabilité ou amende à payer pour vos péchés, car Christ notre Substitut en a pris la responsabilité pour nous en délivrer. Vous avez été "justifiés" (Romain 5:1, 8-9). Cela a été accompli, une fois pour toutes, grâce à l'œuvre de l'Esprit des vivants qui vous a transformés de l'état de pécheurs condamnés à enfants de Dieu (Jean 1:12,13). C'est pourquoi Paul a pu dire au geôlier philippien de Mets ta confiance en le SOUVERAIN PRINCE, Jésus-Christ, et tu seras sauvé, toi et ta famille. Jn. 3. 16; Jn. 3. 36; Jn. 6. 47; 1 Jn. 5. 10; (Actes 16: 31).

 

LES ANALOGIES DE LA REPRODUCTION

Notre génération dénaturée n'a pas inventé le sexe, il existe depuis le début des temps. Mais comme toutes bonnes choses que l'Esprit des vivants a créées, l'être humain en abuse et en pervertis le sens pour plaire aux caprices de sa mentalité de dépravée. On est au point que nos gouvernements crapuleux de poli-ti-chiens enculeurs démoncratiques, ne savent même plus si le mariage est entre un homme et une femme, un couple du même sexe, un fermier et sa vache ou un musulman et sa chèvre. Plusieurs dans notre société détraquée ont même fait du sexe, un sport récréatif de partage libre entre couples à la recherchent de l'extase charnelle ultime d'une jouissance éphémère. Tandis que des prudes d'une décence exagérée à l'extrême, le condamne ou s'en privent totalement. On a perdu le bon équilibre, les gens n'ont plus aucune valeur morale et spirituelle. Dieu n'existe plus dans leur conscience enténébrée, ils l'ont mis au rancart et l'ont remplacé par l'estime de soi, se faisant ainsi des petits dieux qui sont maîtres de leur destin. Des théologiens, pasteurs, psychiatres et psychologues se sont donnés à l'étude du phénomène de l'attraction sexuelle dans le but d'établir des règles de conduites dans la société. Mais n'ayant pris en considération que la nature humaine est complètement déchue et corrompue, les résultats de leurs études ont eu donc des effets contraires sur l'esprit rebelle de l'être humain, et ont poussées notre civilisation à la déchéance totale.

L'attraction sexuelle vient de Dieu, notre Esprit des vivants, elle fait partie de l'éveil de la conscience-adjointe à l'être humain pour la propagation de la race. Que cela soit son but essentiel ne signifie pas que nous en obtenons aucun plaisir ou jouissance, le fait c'est plutôt le contraire et cela est bien normale du temps que l'esprit demeure sous le contrôle de l'Esprit des vivants, et qu'on ne se laisse pas aller à toutes sortes d'imaginations malsaines ou déréglées. Oui le sexe vient de Dieu, notre Esprit des vivants et seul Souverain-Suprême, pour la reproduction de l'être humain à son image. Il détient dans son essence spirituelle une profondeur inouïe et merveilleuse qui se rapporte à la régénération des élus seuls, qui se nomme aussi nouvelle-naissance, terme qui détient aussi une signification prodigieuse qui a échappé aux réprouvés et imposteur du christianisme contrefait ancien comme moderne. Si nous parlons de la gestation des élus, il faut comprendre que dans son sens littéral il n'y a pas de gestation sans relation sexuelle. Le mâle doit pénétrer la femelle pour injecter en elle le germe de la vie, afin qu'elle devienne enceinte et puisse donner naissance à un enfant. La période de la conception à la naissance se nomme la gestation, dans laquelle l'enfant est formé dans le sein de sa mère. C'est exactement la même chose qui se produit au niveau spirituel. Nous savons tous que les élus sont l'Épouse de Christ, et si nous comprenons toutes les implications de l'analogie que nous établissons avec une relation sexuelle entre un époux et son épouse, nous obtiendrons une révélation merveilleuse du plan de Dieu en ce qui nous concerne en tant qu'élus.

 

LE PROCESSUS DE RECONSTITUTION

Le procédé de la renaissance des élus implique par nécessité une phase primaire d'imprégnation ou conception, qui débute la reconstitution ou régénération des élus, dont le but final est la nouvelle naissance ou transformation totale en l'image de Christ. Ce principe essentiel de la grâce du salut a débuté à l'origine avant la fondation du monde. Les élus sont ceux qui ont été choisis en Christ pour hériter la gloire éternelle d'une nouvelle existence, et former une nouvelle race en Christ qui se nomme le Nouvel Homme. Selon l'analogie d'une relation sexuelle, les élus sont imprégnés ou pénétrer de l'Esprit de vérité dans le décret d'élection, qui assure leur reconstitution en de nouvelles créatures pour participer à une nouvelle création, qui n'aura plus de fin. Ce processus de reconstitution d'une nature humaine à une nature pleinement divine, est ce que le Seigneur Jésus signifie par nouvelle-naissance dans les traductions classiques de la Bible. Cette renaissance est selon le choix et la puissance de Dieu, et non de l'homme. En d'autres mots, nous ne croyons pas pour naître de nouveau, nous naissons de nouveau pour croire, c'est-à-dire pour avoir l'assurances de posséder les mérites de Christ dans son sacrifice sur la croix, qui nous sont attribués gratuitement et sans aucune condition. La foi ou assurance que nous obtenons de Christ est elle-même la grâce du salut.

Une fois l'élu imprégné de l'Esprit de vérité, il est soumis à une période d'incubation qui correspond à l'éveil ou éclosion de sa conscience pour saisir l'appel du sacrifice de la croix, pour débuter la phase de gestation ou préparation dans laquelle il est formé graduellement pour le jour de sa délivrance finale. La gestation est suivie de l'accouchement ou disparition d'une ancienne vie, qui fait place à une nouvelle forme d'existence parfaite inconcevable par les hommes mortels de ce monde. Le Seigneur Jésus nous en donne toutefois quelques lueurs, que nous pouvons percevoir par les yeux de l'Esprit ou Réflexion Vivifiante dans sa Parole inspirée, qui respire de sa Présence. Nous pourrions vous les énumérer toutes, mais nous ne voulons pas vous dérober de la joie de les découvrir par vous-mêmes, sous la direction de la Sainte-Présence de Christ qui nous habite.

La gestation est une période de purifications accompagnée de nombreuses épreuves et de conflits de tous genres. N'en soyez pas surpris, cela est nécessaire pour votre formation qui vous prépare à une nouvelle vie à venir, lors de l'apparition finale de Christ en ce monde de ténèbres. Si vous êtes épargnés de ces choses, posez-vous sérieusement la question si vous êtes vraiment chrétien. Le chemin étroit de la vie est parsemé d'embûches, de pièges et d'ennemis qui veulent votre destruction, et plus que souvent ces gens se disent chrétiens. Vous les trouverez surtout parmi les évangéliques, ce faux peuple de Dieu qui est voué à la perdition éternelle, et qui est connu dans la totalité de sa collectivité comme l'Antichrist. Soyez donc vigilant et priez le Seigneur qu'il vous accorde le discernement nécessaire, car «il y a beaucoup d'appelés, mais très peu sont élus». En d'autres mots, il y a beaucoup d'imposteurs et de prétentieux, mais très peu de chrétiens authentiques. Nous vivons dans un monde de contrefaçons qui déforme la réalité et la vérité, ne l'oubliez jamais, demeurez toujours sur vos gardes et faites confiance à Christ pour toutes choses.

 

L'ÉCLOSION DE LA FLEUR DIVINE

La nouvelle naissance est comme l'éclosion d'une fleur céleste, qui s'ouvre de gloire en gloire dans l'essence d'une nouvelle vie sans fin, qui dégage l'odeur de la grâce de Christ dans tous les aspects de ses merveilles infinies. Nous serons à l'image parfaite de Christ et participerons à sa gloire éternelle. Considérant que Christ est Dieu Lui-même, notre Esprit des vivants, cela détient des implications qui surpassent notre entendement. Notre nouvelle existence sera celle de Dieu même dans toute l'essence de son Être Divin, et cela sans aucune restriction ou limitation. Notre court exposé ne peut en décrire toutes les merveilles. Ce sera un vrai festin de plats succulents plein à surabonder, le festin des noces de l'Agneau dans lequel tous les élus seront à la table se réjouissant d'une joie ineffable, qui les transportera dans une existence sublime et prodigieuse qu'aucun mot ne peut décrire. Nous savons que la Jérusalem céleste a douze portes, et si nous faisons un rapprochement de cela avec les cinq portes ou cinq sens du corps humain, on obtient un petit aperçu de la majesté et de la puissance d'une telle existence sublime et suprême. Les portes sont aussi douze perles dans le diadème de Christ pour nous indiquer la suprématie glorieuse qui sera la nôtre. Inutile même de spéculer sur ces choses, car nous arriverons toujours à court d'en saisir la plénitude.

L'éclosion dans une nouvelle vie d'épanouissement sans fin, se produira lors du surgissement de Christ du cœur de ses élus, les transformant tous en son image. C'est ce qui est appelé l'apparition finale de Christ en ce monde. En un instant, en un clin d'œil, ils seront tous changés et réunis en un seul Corps spirituel et glorieux. Rien en ce monde ne pourra résister à la lumière qui se manifestera à ce moment. Tout ce qui existe dans l'univers entier sera dissipé dans le néant. Dans une fraction de seconde, ce sera le jugement dernier pour tous ceux qui ont vécu sur la terre depuis le début jusqu'à la fin des temps. Tous seront jugés selon leurs œuvres, et condamnés à la perdition éternelle dans les peines d'un enfer réel. Mais les élus seront jugés selon les œuvres de Christ en leur faveur, et seront transporté dans le Royaume sublime de l'Esprit des vivants, et seront dans une réjouissance inexprimable et éternelle.

Un dernier avertissement: plusieurs chrétiens se préoccupent des choses de ce monde, ils deviennent obsédés par le déroulement des problèmes politiques, et sont infatués par les théories de complots ou de trames secrètes. Ils oublient que notre Dieu, l'Esprit des vivants est aussi le Souverain-Suprême sur toutes choses, et que rien n'arrive selon sa volonté souveraine et absolue. Un chrétien est un enfant de la lumière et se préoccupe des choses de la lumière, et non des ténèbres de la corruption. Pourquoi se casser la tête avec la pourriture de ce monde lorsqu'il y a tant de belles choses en Christ. Laissons les problèmes du monde au monde où ils appartiennent et suivons Christ dans un renouvellement d'esprit, car nous sommes les héritiers d'une gloire éternelle que les réprouvés ne connaîtront jamais. Amen!

 

LE MYSTÈRE DES MYSTÈRES DE L'EXISTENCE

Nous allons ici toucher à un des plus grands mystères de l'existence éternelle. Lorsque les élus meurent en ce monde, ils se retrouvent instantanément en Christ dans le royaume de la gloire éternelle. S'ils sont entourés de leurs femmes et de leurs enfants et que ceux-ci sont aussi des élus qui connaissent la grâce du salut, à l'instant où ils ferment les yeux à ce monde, ils les ouvrent de nouveau dans l'autres entourés de leurs femmes et leurs enfants, de leurs frères et sœurs en Christ et de leurs amis qui ont été appelés à renaitre. Ce mystère est grand en ce qu'il indique que nous pénétrons dans une différente dimension d'existence incompréhensible au commun des mortels. En fait aucun de nous ne devanceront les autres élus dans l'entrée de la terre promise de la royauté sublime. Tous les élus, du début jusqu'a la fin des temps, entreront ensembles dans le royaume céleste et éternel. La raison est que nous formons un seul Corps spirituel parfaitement uni dans toutes ses parties. Tous sont membres du Nouveau Corps de Christ. La main n'entrera pas dans le royaume avant le pied, et les yeux ne dirons pas j'ai vu avant que la bouche parle.

Mais il y a plus à ce mystère glorieux. Puisque nous seront tous unis en Christ et que Christ est l'Alpha et l'Oméga, le commencement et la fin, on se retrouvera tous en même temps au commencement et à la fin des temps. Nous participerons à la création de la terre et de l'univers, au déroulement de l'histoire de la race humaine, à son déclin et sa destruction finale. Nous serons des rois et des juges, et nous jugerons les nations de la terre. Une telle dimension d'existence surpasse notre imagination. Mais il y a une explication que les théologiens et théoriciens n'ont jamais avancée, à cause que sa notion a semée la crainte et la confusion dans leur esprit de réprouvés. Nous parlons ici de la préexistence des élus en Christ. Nous existions de toute éternité, il n'y a aucun moment où nous n'étions pas. Cela est assez pour bouleverser la petite cervelle de tous les mortels. De là est le vrai nom de Dieu comme Esprit des vivants, car nous vivions tous en Lui comme des émanations de son Essence dans une existence réelle, inconcevable de ce côté du voile de la chair. Lorsque la Tête du corps de l'Esprit des vivants décida de s'incarner dans la chair à un moment précis de l'histoire pour le rachat de ses élus, les membres du Corps spirituel de l'Esprit des vivants suivirent la Tête et furent aussi incarnés, mais à différentes époques de l'histoire afin de participer au péché avec les réprouvés, pour accomplir le décret de rédemption qui avait été désigné d'avance de toute éternité. Le sacrifice de la croix les réunis de nouveau en un seul Corps pour former une nouvelle race céleste et éternelle, dans laquelle chacun d'eux est transformé à l'image parfaite et exacte de Christ, héritant sa nature divine et sa nature humaine glorifiée. Ainsi le cercle de l'éternité est bouclé. Que nous ayons toujours existé s'explique par le fait que le temps n'existe pas dans l'éternité, tout est un éternel maintenant, tout est d'une perfection infinie constante et sublime.

Certes qu'une telle notion détient plusieurs implications inouïes, comme la création des réprouvés pour éprouver les élus. Nous ne prétendons pas en saisir toute la profondeur. Nous vous donnons seulement ce que le Seigneur Jésus nous a donné pour votre édification et votre encouragement.

 Une autre analogie utile nous décrit comme étant l'argile entre les mains de Dieu qui est le Maître potier (Rom. 9:20-23). On ne peut avoir de plus bel exemple de la Souveraineté de Dieu dans nos vies. C’est Lui qui nous sauve et nous sanctifie selon le bon plaisir de sa volonté et pour sa gloire. De quelque manière que nous décrivions la vie chrétienne et l'œuvre du Saint-Esprit de Christ, nous savons qu'il y a une croissance ou progression, puisque nous vivons une vie sainte engagée à croître "dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. "

LA PERSÉVÉRANCE DES SAINTS ÉLUS

On ne peut parler de sanctification et de reconstitution sans parler de la persévérance des saints dans la foi, et parler de persévérance implique parler de l’assurance du salut. A strictement parler, l’assurance du salut réside dans le fait que l'Esprit des vivants est celui qui persévère en notre faveur. On peut définir cela comme l’opération continuelle du Saint-Esprit de Christ dans le croyant, par laquelle l’œuvre de la grâce divine commencée dans le cœur est continuée et amenée avec certitude à la perfection lors de la manifestation finale de la gloire de Christ au moment de l'Émergence. Elle est enseignée dans les textes suivants: Prov. 24:16; Jean 10:28,29; Rom. 11:29; Phil. 1:6; 2 Thess. 3:3; 2 Tim. 1:12; 4:18. C’est lorsque nous sommes donné d'avoir confiance à la vérité infaillible de la persévérance de l'Esprit des vivants en nous, que nous pouvons vivre dans cette vie et recevoir l’assurance inébranlable de notre salut (Héb. 3:14; 6:11; 10:22; 2 Pierre 1:10). En dehors des cercles calvinistes, cette doctrine ne trouve guère de faveur, car au niveau des vipères arminiennes évangéliques l'assurance est en l'homme et en son prétendu libre-arbitre.

La persévérance des saints dans la foi a son fondement dans la certitude que l'Esprit des vivants préserve ses enfants rachetés. Elle est le don de l'Esprit des vivants sans aucun effort de la part des élus véritables, ces derniers la reçoivent par révélation de l’Esprit de Christ dans la Parole perpétuellement inspirée et providentionnellement préservée. Le Seigneur Jésus-Christ ayant véritablement expié leurs transgressions, le péché n’est plus le maître tyrannique qui les asservit à son pouvoir; ils ne sont plus soumis à la domination de l'esprit de la chair nommé Satan, car Christ les a délivrés de son joug et a vaincu la chair avec ses passions et ses désirs. Plus rien ne peut les séparer de la dévotion que l'Esprit des vivants leur a manifesté en Christ. Nul ne peut les ravir des mains du Bon Berger, car non seulement ils sont entre ses mains, ce qui est un style figuratif de leur préservation, mais ils font parti de son corps et Christ n’est pas manchot. Ils sont passés de la mort à la vie éternelle. Ils ont reçu une entrée libre dans le sanctuaire céleste. Avec une entière assurance, ils s’approchent du trône de la grâce (Héb. 11:1,6). L'Esprit des vivants et Roi Suprême de l'univers demeure en eux et il leur réserve «dans les cieux un héritage qui ne se peut ni corrompre, ni souiller, ni flétrir… à vous qui êtes gardés par la foi pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps» (1 Pierre 1:4,5).

Notre certitude d’être ainsi gardés par la Réflexion Vivifiante de l'Esprit des vivants qui demeure en ses élus, repose entièrement sur ce que Christ a accompli durant son ministère actuel de Substitut et de Médiateur. Nous avons ainsi été réconciliés avec l'Esprit des vivants tandis que nous étions encore pécheurs. A plus forte raison, maintenant que nous sommes justifiés, serons-nous sauvés par lui de la colère à venir; car si nous avons été réconciliés lorsque nous étions ennemis, nous serons sauvés par sa vie, car son existence nous est attribuée gratuitement et nous faisons UN avec Lui. Christ intercède dans la suprématie exaltée en faveur des siens. A cause de son intercession parfaite, notre foi ne défaillira pas. Et quoique «le juste tombe sept fois, il sera relevé» (Prov. 24:6).

La dévotion de l'Esprit des vivants révélé en Christ est un attachement éternel. l'Esprit des vivants s'est donné entièrement à ceux à qui il a donné la foi dès avant la fondation du monde. Il ne se repentira pas de ses dons et de son appel. Ceux que Dieu a appelés seront aussi glorifiés. Son Alliance est immuable. Il n’arrête pas à mi-chemin ce qu’il a commencé. Il nous affermira jusqu’à la fin pour que nous soyons irréprochables au jour du Seigneur Jésus-Christ. Il nous conserve irrépréhensibles pour son surgissement de ses élus au grand jour de l'Émergence. Il ne permet pas que des tentations, qui seraient au-delà de nos forces, nous assaillent. A la fin des temps, période dans laquelle nous vivons présentement, il abrégera les jours de détresses, afin que les élus ne soient pas séduits et emportés par le Malin dans tous vents de doctrines, qui renversent la foi en la Souveraineté de Dieu pour la dignité et la souveraineté de l’homme. Ainsi la semence de l'Esprit des vivants demeure-t-elle en nous; tout ce qui est né de l'Esprit des vivants vaincra le monde.

Dieu nous garde. Notre «conservation dans la foi» par Lui, ce don merveilleux qu’il nous fait, nous pousse inévitablement à lui soumettre notre foi dans un esprit d’humilité et de gratitude. La vie du chrétien s’agit ainsi d’une vie de soumission dont l’origine se trouve dans la foi, d’une persévérance de cette soumission qui est celle des des élus véritables. Des réalisations gracieuses sont issues de cette soumission par la reconnaissance que nous éprouvons pour l’œuvre parfaite de Christ en nous, laquelle demeure la base suffisante et exclusive du salut. La vie de conversion, de reconsidération, et de soumission n’est pas une contribution que nous aurions apportée en vue de la réconciliation. Elle n’est que la réponse indispensable à la promesse du salut reçue par la constance de la foi active. Les œuvres nécessaires sont celles qui manifestent la confiance totale du chrétien en la perfection de l’œuvre de Christ. En d'autres mots, les bonnes œuvres du chrétien sont des œuvres de foi en Christ pour toutes choses dans la vie de tous les jours, car à chaque jour suffit sa peine (Matthieu 16:34). Ainsi par réalisation gracieuse de la foi, nous signifions que la foi en Christ est active dans tous les aspects de la vie, dans toutes nos pensées et tous nos agissements. Il ne peut donc être question de coopération entre celle-ci et celle de la chair qui est impuissante autant au niveau de la sanctification que de la persévérance dans la foi. Les œuvres accomplies par la soumission de la foi à Christ en nous, engendrent notre reconnaissance que JÉSUS EST SEIGNEUR, qu’il est NOTRE ROI SOUVERAIN. C’est Lui qui nous a délivré de la puissance du péché et de la mort, et c’est Lui qui nous a sanctifié et qui nous garde dans la foi; et c’est à Lui que revient toutes les honneurs, toute la puissance et toute la gloire.

Nous avons été faits nouvelles créatures, non en Adam, mais en Christ, qui est le principe de notre être spirituel; non parce que nous avions fait de bonnes œuvres, mais afin que nous fassions ces œuvres, que l'Esprit des vivants nous a proposées dans sa parole pour éclairer le chemin que nous devons suivre, et qu’il nous a révélé par l'Esprit de sa Sainte Présence qui habite en nous.

 

 

À Christ seul soit la Gloire