LA PRÉSERVATION DES ÉLUS

par Jean leDuc
Septembre 2026
Lux lucet in tenebris
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LA PRESSION DE SUPPORTER LA TENTATION
L'IMMUTABILITÉ DE L'ESPRIT DES VIVANTS
LA LUTTE CONTRE LES PUISSANCES CHARNELLES
L'ÉLU N'EST PAS EXEMPT DE PÉCHÉ
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LA PRESSION DE SUPPORTER LA TENTATION
1 Corinthiens 10:1-23
1 Mais frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, et qu'ils ont tous passé au travers de la mer; Ex. 13. 21; Ex. 14. 22; No. 9. 18; De. 1. 33; Jos. 4. 23; Né. 9. 12; Né. 9. 19; Ps. 78. 13; Ps. 78. 14; Ps. 105. 39;
2 Et qu'ils ont tous été engagés avec Moïse dans la nuée et dans la mer;
3 Et qu'ils ont tous mangé de la même nourriture spirituelle; Ex. 16. 15;
4 Et qu'ils ont tous bu du même breuvage spirituel; car ils buvaient de l'eau du rocher spirituel qui les suivait; et ce rocher était Christ; Ex. 17. 6; No. 20. 11; Ps. 78. 15;
5 Mais L’ESPRIT DES VIVANTS ne prit pas plaisir avec plusieurs d'eux; car ils furent détruits dans le désert. No. 26. 65;
6 Or, ces choses sont arrivées pour nous servir d'exemple, afin que nous ne désirions point de mauvaises choses, comme ils en désirèrent. No. 11. 4; No. 11. 33; Ps. 106. 14;
7 Ne devenez donc point fanatiques, comme quelques-uns d'entre eux, selon qu'il est écrit: Le peuple s'assit pour manger et pour boire, puis ils se levèrent pour s'amuser comme des enfants. Ex. 32. 6;
8 Ne nous prostituons point, comme quelques-uns d'entre eux se livrèrent à la prostitution; et il y en eut vingt-trois mille qui périrent en un même jour. No. 25. 1; No. 25. 9; Ps. 106. 29;
9 Et ne tentons point le Christ, comme quelques-uns d'entre eux le tentèrent; et ils périrent par les serpents. No. 21. 5; Ps. 106. 14;
10 Et ne murmurez point, comme quelques-uns d'entre eux murmurèrent; et ils périrent par l'exterminateur. Ex. 16. 2; Ex. 17. 2; No. 14. 36; Ps. 106. 25;
11 Or, toutes ces choses leur arrivaient pour servir d'exemple; et elles sont écrites pour nous instruire, nous qui sommes parvenus aux derniers temps d'Israël. Ro. 15. 4; 1 Co. 9. 10; Ph. 4. 5; Hé. 10. 25;
12 C'est pourquoi, que celui qui s'imagine être ferme, prenne garde qu'il ne tombe.
13 Il n'est reçue aucune tentation qui vous est survenue, que celle commune à tous genres d'hommes. Or, L’ESPRIT DES VIVANTS est persévérant, et il ne permettra point que vous soyez éprouvés au-delà de vos forces; mais avec la tentation il occasionnera un moyen aussi de vous en dégager, afin que vous puissiez la supporter. 1 Co. 1. 8; 1 Th. 5. 24; 2 Pi. 2. 9;
14 C'est pourquoi, mes biens-dévoués, fuyez loin de l'idolâtrie.
15 Je vous parle comme à des personnes intelligentes; jugez vous-mêmes de ce que je dis.
16 La coupe de bénédiction que nous bénissons, n'est-elle pas notre propre identification au sang de Christ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas notre propre identification au corps de Christ?
17 Comme il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, ne sommes qu'un seul corps; car nous participons tous au même pain. Ro. 12. 5; 1 Co. 12. 27;
18 Voyez l'Israël selon la chair; ceux qui mangent des sacrifices, ne sont-ils pas unifiés avec l'autel?
19 Que dis-je donc? que l'idole soit quelque chose? ou, que ce qui est sacrifié à l'idole, soit quelque chose? 1 Co. 8. 4;
20 Non; mais que ce que les Gentils sacrifient, ils le sacrifient à des dérèglements de conscience, et non à L’ESPRIT DES VIVANTS. Or, je ne veux pas que vous ayez communion avec une conscience déréglée. Lé. 17. 7; De. 32. 17;
21 Vous ne pouvez recevoir le rafraîchissement du SOUVERAIN PRINCE, et le rafraîchissement d'une conscience déréglée; vous ne pouvez participer à l'approvisionnement du SOUVERAIN PRINCE, et à l'approvisionnement d'une conscience déréglée.
22 Ou provoquons-nous la jalousie du SOUVERAIN PRINCE? Sommes-nous plus forts que lui?
23 Tout m'est permis, mais tout n'est pas profitable; tout m'est permis, mais tout n'édifie pas. 1 Co. 6. 12;
La pression de la tentation est extrême, elle est un fardeau insupportable pour l'homme naturel, mais Jésus nous dit: « Car mon joug est doux, et mon fardeau léger ».
Le contexte: Jésus invite les personnes fatiguées et chargées de soucis à venir à lui pour trouver le repos.
Le sens: Le joug (l'outil pour atteler les bœufs) représente ses enseignements et son dévouement. Contrairement aux règles lourdes de la religion de l'époque, suivre Jésus apporte toujours la paix et du réconfort.
La paix de l'assurance en Christ naît de la certitude d'être pardonné, et sauvé par la grâce de l'Esprit des vivants au travers de Jésus.
Les fondements de cette paix et assurance:
La justification par la foi: Selon l'épître aux Romains (5:1), « étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec l'Esprit des vivants par notre Seigneur Jésus-Christ ». L'élu ne dépend plus de ses propres efforts ou mérites, mais de l'œuvre accomplie par Christ sur la croix.
La fin de la condamnation: Être uni à Jésus-Christ signifie qu'il n'y a plus de condamnation, transformant la peur du jugement en une relation filiale où l'on s'approche de l'Esprit des vivants avec confiance.
L'attirance inconditionnelle: Rien ne peut séparer l'élu de l'attirance de l'Esprit des vivants manifesté en Christ (Romains 8:38-39), ce qui apporte une stabilité profonde face aux épreuves de la vie.
Comment cultiver cette paix au quotidien:
Se tourner vers les promesses bibliques: Méditer des passages clés, comme la promesse de Jésus en Jean 14:27: « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ».
Déposer ses fardeaux dans la prière:
S'approcher sans crainte du « trône de la grâce » pour trouver le secours et la miséricorde nécessaires dans les moments d'angoisse.
Approfondir sa foi:
Des enseignements et ressources sur le salut et la vie spirituelle sont disponibles pour affermir les croyants, notamment à travers des plateformes de réflexion chrétienne et biblique comme sur le site web www.levigilant.com.
L'IMMUTABILITÉ DE L'ESPRIT DES VIVANTS
Cinquième point de doctrine: De la persévérance des saints, qui est plus précisément « la préservation des élus ». En fait la persévérance de l'Esprit des vivants est la force active dans la préservation.
Ce n’est pas la persévérance de l’homme, mais celle de l'Esprit des vivants qui nous est assurée dans les Écritures. Ce n’est pas la fidélité de l’homme qui est assurée, mais celle de l'Esprit des vivants. Ce n’est pas l’immuabilité de l’homme qui est assurée, mais celle de l'Esprit des vivants.
Le cinquième point de doctrine, souligne: « … ce n'est pas en raison de leurs propres mérites ou de leur force, mais de la miséricorde infinie de l'Esprit des vivants, … puisque son dessein est immuable, sa promesse ne peut faillir, l'appel selon son dessein ne peut être révoqué, le mérite, l'intercession et la protection du Christ ne peuvent être rendus inefficaces, le sceau de sa Sainte Présence qui habite en ses élus ne peut être contrarié ni effacé. »
Dès lors que nous comprenons que l'Esprit des vivants est l'auteur et le consommateur de notre rédemption, qu'il a déterminé le nombre et l'identité des élus avant même que les fondements du monde ne soient posés, qu'il opère lui-même la régénération ou nouvelle naissance en nous, qu'il suscite notre repentir et notre conversion, alors il est impossible d'avoir confiance en autre chose que ceci: puisque l'Esprit des vivants a fait de nous une nouvelle création, il ne permettra pas jamais que cette nouvelle création soit détruite.
Jésus lui-même a témoigné de cette vérité dans la grande prière sacerdotale rapportée au chapitre dix-sept de l'Évangile selon Jean. À ce moment-là, Jésus pria : « Père saint, garde-les en ton nom, celui que tu m'as donné… Pendant que j'étais avec eux, je les gardais en ton nom… et je les protégeais ; et aucun d'eux ne périt, sinon le fils de perdition, afin que l'Écriture soit accomplie » .
Dans cette prière, nous apprenons d'importantes vérités. Premièrement, l'Esprit des vivants a donné à Christ un certain nombre de personnes. Nous ne cherchons pas à estimer leur nombre, car l'Esprit des vivants seul le connaît. Ils sont appelés les élus, les enfants de l'Esprit des vivants, les nés de nouveau, les disciples, les brebis, et portent divers autres noms. Jésus les a appelés « les miens », car il a dit: « Je connais les miens et les miens me connaissent. » Un instant auparavant, dans sa prière sacerdotale, Jésus avait dit: « Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m'as donnés, car ils sont à moi, et en eux je suis glorifié » (Jean 17:9-10).
Deuxièmement, Jésus rapporte qu'aucun d'eux n'a péri, et qu'aucun ne périra jamais. Au chapitre dix de Jean (versets 28-29), il l'avait déjà indiqué. Parlant de ses brebis, il dit: « Je leur donne la vie éternelle; elles ne périront jamais, et personne ne les arrachera de ma main. L'Essence de l'existence en moi, qui me les a données, est plus considérable que tous; et personne ne peut les arracher de la main de la Nature de mon existence. »
Troisièmement, Jésus rapporte qu'ils n'ont pas péri, car il les a protégés. Le Malin, le Tentateur, a cherché à les lui arracher des mains, et cherche sans cesse, à travers les âges, à les lui arracher, mais le Tentateur ne peut y parvenir, car l'Essence de l'existence, qui est plus considérable que tout, ne permettra pas qu'on les lui enlève.
Ayant constaté cette vérité dans la Parole de l'Esprit des vivants, nous nous demandons: pourquoi nos ancêtres dans la foi ont-ils choisi de parler de cette vérité comme de la « préservation des saints élus » ? Une compréhension de chaque mot nous éclairera.
Le terme « saint » était cher à Paul. Il l'employait fréquemment comme formule d'adresse dans ses épîtres. Celles-ci commencent ainsi: Aux saints de Rome; Aux saints de Corinthe; Aux saints d'Éphèse; Aux saints de Philippes. Dans les Actes des Apôtres, Paul relate également avoir fait emprisonner de nombreux « saints » avant sa conversion. On lit aussi que plusieurs d'entre eux sont ressuscités après la résurrection du Christ, le troisième jour.
Mais qu'est-ce qu'un saint ? Notre usage courant du terme est loin d'être exact. On dit d'un homme: « C'est un saint. » Ou d'une femme : « C'est une sainte. » Et par ce terme, on désigne généralement une personne qui a donné des signes particuliers de piété. Mais Paul n'a pas restreint ainsi l'usage du terme « saint », et notre dictionnaire moderne non plus. Le dictionnaire définit un saint comme une personne « sainte ou pieuse; une personne régénérée et sanctifiée ou en cours de sanctification. »
Il ne faut pas donner à ce terme une définition trop large ni trop restrictive. Un saint est une personne élue régénérée, c'est-à-dire née de nouveau dès l'origine. Le simple fait d'assister occasionnellement à un office religieux ne fait pas de quelqu'un un saint. Le simple fait d'avoir été membre d'une supposée Église visible à un moment ou un autre ne suffit pas à faire de lui un saint. Le simple fait de se dire chrétien ne suffit pas à faire de quelqu'un un saint. Un saint est régénéré; il est né de nouveau dès l'origine, depuis avant la fondation du monde. L'Esprit des vivants a opéré un miracle en lui et a fait de lui, au moment prédéterminé, une nouvelle créature en Jésus-Christ notre Seigneur. « Et c'est cette régénération si souvent célébrée dans l'Écriture et appelée nouvelle création: une résurrection des morts, une vivification que l'Esprit des vivants opère en nous sans notre intervention. » Troisième et quatrième points de doctrine.
Mais c'est plus que cela. Selon le dictionnaire, un saint n'est pas seulement celui qui est né de nouveau, mais celui qui est « sanctifié ou en cours de sanctification ». Or, le dictionnaire est quelque peu vague sur ce point. Nul n'est jamais complètement sanctifié dans cette vie. Nous sommes tous en chemin vers la sanctification. Cela signifie que tout enfant de l'Esprit des vivants grandit chaque jour, s'éloignant du péché et se rapprochant de la ressemblance avec le Christ.
C'est la manifestation extérieure de la nouvelle naissance. Lorsque nous constatons que notre conduite devient chaque jour plus pure; que les péchés que nous commettions autrefois ne sont plus commis; que nos paroles et nos pensées se détournent de plus en plus du monde pour se tourner vers l'Esprit des vivants; que grandit en nous le désir de faire la volonté de l'Esprit des vivants – lorsque nous constatons ces choses, alors nous savons que l'Esprit des vivants a implanté en nous une vie nouvelle, et que cette vie nouvelle grandit en stature.
Cette définition s'applique à chaque enfant de l'Esprit des vivants. Non seulement à quelques-uns, non seulement à ceux qui sont devenus martyrs, non seulement à ceux qui servent sur le terrain missionnaire, mais à chaque homme, femme et enfant qui est véritablement né de nouveau dans le royaume spirituel et actuel de l'Esprit des vivants qui habite en chacun de ses élus.
Et maintenant, le terme préservation. Le dictionnaire indique que « persévérer » signifie « garder sécure », « continuer résolument malgré l'opposition ». On pourrait difficilement concevoir une meilleure définition de la vie chrétienne: continuer résolument malgré l'opposition. Malgré l'opposition de notre nature pécheresse, malgré l'opposition du monde charnel qui nous entoure, malgré l'opposition du mal spirituel qui règne dans les hautes positions de domination, malgré l'opposition de Satan ou esprit de la chair et des armées de dérèglements démoniaques obsessifs, malgré l'opposition des principautés et des puissances des ténèbres de nos politiciens crapuleux et de nos pocheteurs églicingliens, malgré tout cela, le chrétien persévère; il continue résolument, dans la vie nouvelle, dans la foi transmise une fois pour toutes aux saints, dans le culte et le service de l'Esprit des vivants. Telle est la préservation des saints élus.
Comprenons bien qu'il s'agit d'un hommage non pas à l'homme, mais à l'Esprit des vivants. Remarquez l'insistance des Écritures: « Je les ai gardés, dit Jésus. Personne ne les arrachera de ma main » (Jean 17,12). Jésus expliqua ensuite pourquoi il en est ainsi: « La Nature de mon existence, qui me les a donnés, est plus considérable que tous; personne ne peut les arracher de la main du Père. »
Ces paroles recèlent deux éléments essentiels. Premièrement, elles définissent la souveraineté absolue de l'Esprit des vivants: Il est plus considérable que tout ! Deuxièmement, elles expliquent l’assurance que le Christ donne aux enfants de l'Esprit des vivants. Ils appartiennent à l'Esprit des vivants, et nul ne peut les lui arracher, car Il est plus considérable que tout !
L'Esprit des vivants est plus grand que le péché qui réside en nous; l'Esprit des vivants est plus grand que le monde charnel qui nous entoure; l'Esprit des vivants est plus grand que le mal spirituel qui règne dans les positions élevées de domination; l'Esprit des vivants est plus grand que la concurrence charnelle et les armées de consciences déréglées; l'Esprit des vivants est plus grand que les principautés politiques et les puissances religieuses des ténèbres. C'est pourquoi nul ne peut ni ne pourra nous arracher de la main de l'Esprit des vivants. La préservation des saints élus témoigne de la puissance irrésistible, invincible et souveraine de l'Esprit des vivants !
LA LUTTE CONTRE LES PUISSANCES CHARNELLES
Nous n'insinuons en aucun cas que cela signifie que la vie chrétienne est exempte de tentation ou de lutte pour la surmonter; au contraire, « l'Écriture témoigne en outre que les élus, dans cette vie, doivent lutter contre divers doutes et attractions charnels, et que, sous l'effet de graves tentations, ils ne sont pas toujours conscients de cette pleine assurance de la foi et de la certitude de préservation de l'Esprit des vivants. Mais l'Esprit des vivants, qui est la Source de toute consolation, ne permet pas qu'ils soient tentés au-delà de leurs forces, mais avec la tentation, il leur offre aussi le moyen d'en sortir, afin qu'ils puissent la supporter (1 Corinthiens 10:13); et par la Sainte Présence de sa Réflexion Vivifiante, il leur inspire de nouveau la réconfortante assurance de sa préservation. » Cinquième chef de doctrine.
Paul a expliqué comment tout cela se réalise dans la vie du chrétien lorsqu'il a écrit: « Je suis crucifié avec Christ, et si je vis, ce n'est plus moi, mais c'est Christ qui vit en moi; et si je vis encore dans la chair, je vis dans la foi du Fils, L’ESPRIT DES VIVANTS Unique qui s'est sacrifié pour moi, et qui s'est donné Lui-même pour moi » (Gal. 2:20).
Ainsi, lorsque je suis confronté à la tentation et que je la surmonte, ce n'est pas moi qui l'ai vaincue, mais le Christ qui vit en moi. Lorsque je suis attiré par les attraits du monde et que je ne m'y laisse pas détourner, ce n'est pas moi qui ai vaincu le monde, mais le Christ qui vit en moi. Lorsque je suis ferme, inébranlable, abondant dans l'œuvre du Seigneur, ce n'est pas moi, mais le Christ qui vit en moi. Et lorsque j'aurai persévéré jusqu'à la fin et que j'aurai reçu la couronne de vie, la couronne sera sienne, car ce n'est pas moi qui persévérerai jusqu'à la fin, mais le Christ qui vit en moi. À lui soit toute la gloire, maintenant et à jamais, dans les siècles des siècles !
La sécurité éternelle… est si loin d’inspirer aux élus un esprit d’orgueil, ou de leur procurer une sécurité charnelle, qu’au contraire elle est la véritable source d’humilité, de respect filial, de piété véritable, de patience dans toutes les tribulations, de prières ferventes, de constance dans la souffrance et dans la confession de la vérité, et d’une joie profonde en l'Esprit des vivants; de sorte que la considération de ce bienfait devrait inciter à la pratique sérieuse et constante de la gratitude et des réalisations gracieuse de la foi véritables, comme le montrent les témoignages de l’Écriture et les exemples des saints. Puisque ces choses sont vraies, il n'y a aucun doute sur l'issue ultime de la vie chrétienne. Je suis faible, certes, mais le Christ est fort. Quand je trébuche et retombe dans des péchés de la chair, ce n'est que pour un temps prédéterminé, je crie à lui et ses bras puissants me soutiennent et me relève sur le chemin que je dois suivre. Il me tiendra dans le creux de sa main, jusqu'à ce que je sois en sécurité pour toujours dans le royaume bienheureux, et personne ne pourra m'arracher de sa main.
Un des vieux hymnes les plus populaires explique bien toute cette affaire :
J'ai trouvé un ami, oh,
un tel ami ! Il m'était dévoué avant même que je le connaisse;
il m'a attiré par les liens de son don de soi, et ainsi il m'a lié à lui.
Et autour de mon cœur s'entrelacent encore étroitement ces liens que rien ne
peut rompre,
car je suis à lui, et il est à moi, pour toujours et à jamais.
J'ai trouvé un ami, oh,
un tel ami ! Il a versé son sang pour moi, il est mort dans d'atroces
souffrances pour me sauver;
et non seulement il m'a offert sa compassion, mais il s'est donné lui-même pour
que je vivre.
Rien de ce que je possède ne m'appartient, tout est pour celui qui a tout donné.
Mon cœur, ma force, ma vie, tout m'appartient, et à jamais.
J'ai trouvé un ami, oh,
un tel ami ! Si bon, si fidèle, si tendre;
un conseiller et un guide si sage, un défenseur si puissant !
De Celui qui m'attire tant, quel pouvoir mon âme pourrait-elle arracher ?
La vie ou la mort, la terre ou l'enfer ? Non, je Lui appartiens pour toujours.
Je suis à Lui pour toujours ! Je suis à Lui pour le temps et pour l'éternité. Il ne verra pas son œuvre sur la croix perturbée ou annulée. « Il verra le fruit des souffrances de son âme et sera satisfait. » Il me verra, moi qu'Il a racheté sur la croix au prix de ses souffrances, debout devant le trône de l'Esprit des vivants, revêtu de sa justice, et Il sera satisfait et glorifié.
L'ÉLU N'EST PAS EXEMPT DE PÉCHÉ
Deux points restent à considérer. Tout ce qui précède n'implique pas que l'élu soit exempt de péché ou de péché. Les Écritures soulignent que nous possédons « ce trésor », c'est-à-dire le trésor de la vie nouvelle, dans des « vases de terre » misérables d'une nature complètement corrompue et entièrement déchue. Ceux qui ne sont pas donné de réaliser pleinement cela, sont complètement sans espérance et sur la voie de la perdition. Ce qui est mortel n'a pas encore revêtu l'immortalité; ce qui est corruptible n'a pas encore revêtu l'incorruptibilité. Et, parallèlement à la vie nouvelle, nous conservons en nous la vieille nature, cette nature vicieuse et corrompue, qui ne sera définitivement mortifiée qu'à notre passage hors de ce monde.
Par conséquent, non seulement nous pouvons pécher, mais nous péchons. Et parfois, si l'on laisse sa vieille nature prendre le dessus et que l'on ne s'appuie pas constamment sur l'Esprit des vivants pour trouver la force, l'Esprit des vivants permet à l'un de ses élus de chuter. Les Écritures ne laissent aucun doute: David était un enfant de l'Esprit des vivants; pourtant, un jour vint où David commit un meurtre, et un autre jour où il commit l'adultère. Les Écritures ne laissent aucun doute: Pierre était un enfant de l'Esprit des vivants; pourtant, c'est Pierre qui, en blasphémant, renia son Seigneur.
Nos ancêtres dans la foi n'ont pas seulement expliqué le « pourquoi » de cette situation, mais ils ont aussi lancé un avertissement solennel à son sujet. Ainsi, nous lisons: « Bien que la faiblesse de la chair ne puisse prévaloir sur la puissance de l'Esprit des vivants, qui confirme et préserve les vrais élus dans un état de grâce, les convertis ne sont pas toujours suffisamment influencés et animés par la Réflexion Vivifiante de l'Esprit des vivants pour ne pas, dans certains cas particuliers, pécher et s'écarter de la direction de la grâce divine, se laisser séduire par les convoitises de la chair et y céder. Ils doivent donc veiller et prier constamment afin de ne pas succomber à la tentation. Lorsqu'ils négligent ces aspects, ils risquent non seulement d'être entraînés dans de grands et odieux péchés par la concurrence charnelle, le monde et la chair, mais parfois, par la juste permission de l'Esprit des vivants, de tomber effectivement dans ces maux. La chute lamentable de David, de Pierre et d'autres saints, décrite dans les Saintes Écritures, le démontre. »
« Par de tels péchés énormes, ils offensent très gravement l'Esprit des vivants, s’attirent une culpabilité mortelle, attristent la Sainte Présence de l'Esprit des vivants, interrompent l’exercice de leur foi, blessent très profondément leur conscience et perdent parfois temporairement le sentiment de la faveur de l'Esprit des vivants, jusqu’à ce que, lorsqu’ils reviennent sur le droit chemin par un repentir sincère, la lumière du visage paternel de l'Esprit des vivants brille à nouveau sur eux. »
« Mais l'Esprit des vivants, riche en miséricorde, conformément à son dessein immuable d’élection, ne retire pas entièrement sa Sainte Présence à son peuple d'élus, même dans ses chutes les plus douloureuses; il ne permet pas qu’il aille jusqu’à perdre la grâce de l’adoption et l’état de justification, ni qu’il commette le péché qui conduit à la mort; il ne permet pas non plus qu’il soit totalement abandonné et qu’il se plonge dans la destruction éternelle. ».
Mais prenez garde, vous qui pervertissez cette doctrine et dites: « Tout va bien pour mon âme », alors que tout va mal dans la vôtre. Prenez garde, vous qui pervertissez cette vérité de l'Esprit des vivants et dites: « Je peux vivre dans le péché sans être perdu ». Il y a quelque chose de plus important dans la vie de David que son péché: sa repentance. Il y a quelque chose de plus important dans la vie de Pierre que son péché: sa repentance. C’est précisément pourquoi nous pouvons savoir que chacun de ces deux hommes était enfant de l'Esprit des vivants, car l'Esprit des vivants les a conduits à la repentance. Quand nous voyons leur chagrin face à leur péché, quand nous voyons leur agonie, leurs larmes, parce qu’ils avaient péché, alors nous savons qu’ils sont enfants de l'Esprit des vivants, et qu’ils ne l’étaient pas auparavant.
Ainsi, nous lisons que l'Esprit des vivants agit de telle sorte dans les élus que « par sa Parole et sa Réflexion Vivifiante, il les renouvelle assurément et efficacement à la repentance, à une sincère et pieuse tristesse pour leurs péchés, afin qu’ils recherchent et obtiennent le pardon par le sang du Médiateur, qu’ils fassent à nouveau l’expérience du salut et qu’ils s’y emploient désormais avec plus de diligence, avec crainte et tremblement ». À la base de cette repentance sincère et pieuse des élus se trouve le fait que, même « dans ces chutes, il préserve en eux la semence incorruptible de la régénération, l’empêchant de périr ou d’être totalement perdue », mais, au contraire, la vivifie à la repentance et à une foi renouvelée.
Lorsqu'un élu pèche volontairement, délibérément et continuellement, que son péché soit la négligence des moyens de la grâce comme la prière et la Parole, et le défaut d'adorer l'Esprit des vivants, ou une mauvaise gestion des biens matériels que l'Esprit des vivants lui a donnés, ou le défaut d'élever ses enfants dans la crainte et l'exhortation du Seigneur, ou l'ivrognerie, ou l'adultère, ou le meurtre, chaque fois qu'un élu pèche ainsi, nous savons qu'il n'y a que deux alternatives possibles.
La première possibilité est qu'il ne soit pas un enfant de l'Esprit des vivants. Il a peut-être été membre de l'Église pendant des années. Il a peut-être siégé au conseil paroissial ou enseigné à l'école du dimanche. Il a peut-être été responsable de l'école du dimanche. Il a peut-être chanté dans la chorale ou en a été le chef de chœur. Il a peut-être prêché en chaire et s'est présenté comme un ministre de l'Évangile, sans pour autant être un enfant de l'Esprit des vivants.
Vous demandez: « Est-ce possible ? Est-il possible qu'un homme paraisse être un enfant de l'Esprit des vivants, même pendant de nombreuses années, et qu'il découvre ensuite qu'il ne l'a pas été dès le départ ? » Bien sûr que oui. C'est la faiblesse humaine: l'homme s'arrête aux apparences ; seul l'Esprit des vivants regarde au cœur. Et parfois, les apparences sont les plus trompeuses. C'est l'une des leçons de la parabole du semeur et des quatre types de terre. Vous connaissez cette parabole. Une partie de la semence est tombée sur un sol dur; les oiseaux l'ont emportée. Une autre partie est tombée sur un sol pauvre; elle a germé et prospéré un temps, puis s'est desséchée faute de substance. Voilà un exemple de tromperie. Si l'on avait observé ce grain à ses débuts, on n'y aurait rien trouvé à redire. Son apparence était exactement la même que celle du grain qui a poussé en bonne terre; pourtant, dès le départ, il était voué à se dessécher et à mourir. Il y a des personnes comme lui dans le christianisme. Ils affichent, pendant un temps, toutes les apparences de la vitalité et de la vie; pourtant, ils sont destinés dès le départ à s'égarer, car le royaume de l'Esprit des vivants n'est pas dans leurs cœurs; l'attirance du monde les domine; ils n'ont pas le cœur régénéré mais l'esprit réprouvé.
Il existe une autre possibilité, une seule. Il se peut que celui qui a péché soit véritablement un enfant de l'Esprit des vivants. Son péché n'en est pas moins grave; les conséquences n'en sont pas moins amères. Mais une différence fondamentale subsiste. Un jour, il se présentera devant l'Esprit des vivants dans une profonde repentance. Oui, dans une profonde repentance, car s'il est enfant de l'Esprit des vivants, il se souviendra qu'Ésaü a cherché le lieu de la pénitence en pleurant et ne l'a pas trouvé. Dans une profonde tristesse, il cherchera ce lieu de pénitence, et s'il est enfant de l'Esprit des vivants, il recevra la grâce de le trouver.
Voilà aussi la marque de l'élu. L'Esprit des vivants n'est pas indifférent au péché, mais en est douloureusement conscient. Et voici la marque de sa préservation: il cherchera le lieu de la pénitence avec des larmes, jusqu'à le trouver.
Et maintenant, vous vous demandez peut-être: « Comment être certain d'être enfant de l'Esprit des vivants et qu'il ne m'abandonnera jamais ? » Avez-vous déjà pleuré pour vos péchés ? Avez-vous déjà ressenti profondément et douloureusement le sentiment d'avoir failli à l'Esprit des vivants ? Voyez-vous, seul celui ou celle qui, dans l'angoisse de sa culpabilité devant l'Esprit des vivants – non pas une fois, mais mille fois – a imploré son pardon, peut savoir avec certitude que l'Esprit des vivants ne permettra pas qu'il ou elle soit arraché(e) au creux de sa main.
A Christ seul soit la Gloire