LE PETIT TROUPEAU DE CHRIST

par Jean leDuc
Novembre 2025
Mise en pages par
Jean leDuc et Alexandre Cousinier
***
LE TROUPEAU COMME ENSEMBLE DES ÉLUS
LE BON BERGER EST UN SEUL ET UNIQUE BERGER
AU SERVICE DU CHEF DES BERGERS
L'IMPORTANCE CAPITALE DE L'ENSEIGNEMENT
LE TROUPEAU DE L'ESPRIT DES VIVANTS
La définition du Cénacle des élus
Il donne sa vie pour les brebis.
L'accroissement de la bergerie.
Jésus est le Berger, notre Sauveur.
***
LE TROUPEAU COMME ENSEMBLE DES ÉLUS
« 10 Voici, le Seigneur, le SOUVERAIN SUPRÊME, vient avec puissance; il domine par la force de son bras; voici, son salaire vient avec lui, et sa rétribution devant lui. És. 62. 11;
11 Il paîtra son troupeau comme un berger; il rassemblera les agneaux entre ses bras, et les portera dans son sein; il conduira celles qui allaitent. És. 49. 10; Éz. 34. 23-24; Mi. 7. 14; Jn. 10. 11;
» (Esaïe 40:10-11)
Le troupeau de Jésus-Christ
fait référence aux disciples qui ont reçu le Royaume de l'Esprit des vivants, un
groupe initial d'élus composé de cent-vingt personnes après la résurrection, et
qui s'est élargi après la Pentecôte lors du retour spirituel du Seigneur Jésus.
Sa croissance fut rapide, de cinq mille personnes puis d'un autre trois mille en
peu de temps. Néanmoins l'Esprit des vivants ne vise pas la quantité mais la
qualité. Qu'ils soient cent mille ou seulement douze personnes c'est toujours le
même troupeau uni par des liens spirituels d'une alliance éternelle.
L'expression « petit troupeau » se réfère surtout aux élus de la fin des temps,
un petit groupe qui demeure fidèle aux enseignements du Seigneur Jésus. Ils
représentent ceux qui ont reçu la grâce du salut dans le décret d'élection avant
la fondation du monde. Ils ont été désigné par l'Esprit des vivants pour
proclamer son Royaume spirituel dans une relation interne et intime avec Christ
qui fit son habitation en eux. Ce terme est utilisé dans l'Évangile selon Luc
pour rassurer les disciples face aux persécutions et aux épreuves de la vie,
dans l'antiquité comme aussi dans nos temps modernes.
Qui sont-ils ?
Les premiers disciples: Le terme était utilisé par Jésus pour s'adresser à ses
disciples, ses élus, en les rassurant qu'ils ne devaient pas craindre. Ils sont
ses ambassadeurs envoyés dans le monde pour proclamer les mérites de son
sacrifice sur la croix.
Les croyants oints de la Réflexion Vivifiante: Après la Pentecôte, ce terme a
été appliqué aux chrétiens qui ont reçu la Sainte Présence spirituelle de Christ
et qui suivent un chemin de vie spécifique, selon des enseignements bibliques.
Un reste sur terre: Dans le contexte de l'histoire récente, un petit reste de
ces chrétiens oints est encore présent sur Terre, travaillant dans l'unité. Ce
sont les élus, les derniers témoins de la fin des temps.
Quelle est leur mission ?
Partager le message de la grâce: Ces disciples ont pour mission de faire
connaître le message gracieux de l'Évangile, d'affirmer le royaume spirituel
interne de Christ, et de proclamer l'apparition finale de Christ au moment de
son émergence du coeur de ses élus, les transformant en son image parfaite
immortelle et éternelle.
Servir de représentants: Ils ont la fonction de représentants du Christ sur
Terre, des temples de sa Sainte Présence.
Faire l'expérience de l'Esprit des vivants: Grâce à leur expérience, ils peuvent
témoigner de la Sainte Présence de l'Esprit des vivants dans leurs vies de tous
les jours.
« 1 La Parole de L’ADMIRABLE me fut adressée en ces termes:
2 Fils de l'homme, prophétise contre les pasteurs d'Israël; prophétise et dis-leur, aux pasteurs: Ainsi a dit le Souverain, L’ADMIRABLE: Malheur aux pasteurs d'Israël, qui ne paissaient qu'eux-mêmes! Jé. 23. 1;
3 N'est-ce pas le troupeau que les pasteurs doivent paître? Vous mangiez la graisse, et vous vous revêtiez de la laine; vous tuiez ce qui était gras, vous ne paissiez point le troupeau!
4 Vous n'avez pas fortifié les faibles, vous n'avez pas guéri les malades, vous n'avez point bandé les blessées; vous n'avez pas ramené les égarées, et n'avez pas cherché les perdues; mais vous les avez dominées avec dureté et rigueur. 1 Pi. 5. 3;
5 Faute de pasteurs, elles se sont dispersées; elles ont été exposées à devenir la proie de toutes les bêtes des champs; elles se sont dispersées.
6 Mes brebis sont errantes sur toutes les montagnes et sur toutes les collines élevées; mes brebis sont dispersées sur toute la surface de la terre; personne ne s'en inquiète, personne ne s'en informe.
7 C'est pourquoi, pasteurs, écoutez la Parole de L’ADMIRABLE:
8 JE SUIS vivant! dit le Souverain, L’ADMIRABLE, parce que mes brebis sont livrées au pillage, parce que, faute de pasteurs, elles ont été exposées à devenir la proie de toutes les bêtes des champs, que mes pasteurs n'ont pris nul souci de mes brebis, mais se paissaient eux-mêmes au lieu de faire paître mes brebis;
9 À cause de cela, pasteurs, écoutez la Parole de L’ADMIRABLE:
10 Ainsi a dit le Souverain, L’ADMIRABLE: Voici, j'en veux à ces pasteurs, et je redemanderai mes brebis de leurs mains; je ne les laisserai plus paître mes brebis, et ils ne se paîtront plus eux-mêmes; mais je délivrerai mes brebis de leur bouche, afin qu'elles ne leur servent plus de pâture.
11 Car ainsi a dit le Souverain, L’ADMIRABLE: Voici, je redemanderai mes brebis, et j'en ferai la revue.
12 Comme un pasteur inspecte son troupeau, lorsqu'il est au milieu de ses brebis éparses, ainsi je ferai la revue de mes brebis: je les recueillerai de tous les lieux où elles ont été dispersées, au jour des nuages et de l'obscurité.
13 Je les retirerai d'entre les peuples, je les rassemblerai des divers pays, je les ramènerai dans leur pays, et les ferai paître sur les montagnes d'Israël, dans les ravins et dans tous les lieux habités du pays. Éz. 28. 25;
14 Je les ferai paître dans de bons pâturages, et leur parc sera dans les hautes montagnes d'Israël; elles y reposeront dans un bon parc, et paîtront dans de gras pâturages sur les montagnes d'Israël.
15 Car moi-même je paîtrai mes brebis et les ferai reposer, dit le Souverain, L’ADMIRABLE.
16 Je chercherai celle qui était perdue, je ramènerai l'égarée, je panserai la blessée et fortifierai la malade; mais je détruirai les grasses et les vigoureuses; car je les paîtrai avec justice.
17 Et vous, mes brebis, ainsi a dit le Souverain, L’ADMIRABLE: Voici, je veux juger entre brebis et brebis, entre béliers et boucs.
18 Est-ce trop peu pour vous de paître dans un bon pâturage, que vous fouliez de vos pieds le reste de votre pâturage; de boire de belles eaux, que vous troubliez de vos pieds ce qui reste?
19 Et mes brebis doivent paître ce que foulent vos pieds, et ce que vous troublez de vos pieds!
20 C'est pourquoi, ainsi a dit le Souverain, L’ADMIRABLE: Voici, je veux moi-même juger entre la brebis grasse et la brebis maigre.
21 Parce que vous avez poussé, du côté et de l'épaule, et heurté de vos cornes toutes celles qui sont languissantes, jusqu'à ce que vous les ayez chassées dehors,
22 Je sauverai mon troupeau, afin qu'il ne soit plus exposé au pillage, et je jugerai entre brebis et brebis.
23 J'établirai sur elles UN SEUL PASTEUR qui les paîtra: MON SERVITEUR BIEN-AIMÉ*; il les paîtra, et il sera lui-même leur Pasteur; És. 30. 9; És. 40. 11; És. 42. 1; És. 50. 10; És. 52. 13; És. 53. 11; Jn. 10. 11; *signification littérale du nom David (le bien-aimé, l’ami, l’adoré, le préféré); désignation prophétique qui se rapporte à l’ADMIRABLE Jésus le Messie comme Roi des rois.
24 Et moi L’ADMIRABLE, je serai leur ESPRIT DES VIVANTS, et MON SERVITEUR BIEN-AIMÉ, sera Prince au milieu d'elles. Moi, L’ADMIRABLE, j'ai parlé. És. 55. 4 » (Ezéchiel 34:1-24)
« 14 JE SUIS le Bon Berger, et je connais mes brebis, et JE SUIS connu d'elles, 2 Ti. 2. 19;
15 Comme l'ESSENCE de mon existence me connaît*, et que je connais la NATURE de mon existence; et je donne ma vie pour mes brebis. Mt. 11. 27; Lu. 10. 22; Jn. 6. 46; Jn. 7. 29; *concevoir, engendrer, féconder.
16 Et j'ai d'autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie; il faut aussi que je les amène; et elles entendront ma Voix, et il y aura un seul troupeau et un seul Berger*. Éz. 37. 22; *le principe éternel de Un en tous et tous en Un, de la nouvelle existence. » (Jean 10:14-16)
Dans la Bible, le peuple d'élus est représenté par de nombreuses images. Il est décrit (entre autres choses) comme une épouse, un corps, une ville, un troupeau de brebis, et un temple de pierres vivantes. Chaque image décrit une partie de la vérité mais pas l’entière vérité, nous devons donc être familiers avec chacune de ces images pour connaître le plan de l'Esprit des vivants pour ceux qui sont appelés à renaître en Christ. L’Epouse représente l’union avec Christ, le corps représente la Vie, la Cité représente le refuge et la paix, le troupeau représente l’unité, et le Temple de pierres vivantes représente le travail de l'Esprit des vivants et sa place au milieu de nous et en nous.
J’aimerai vous parler de l’Appel à renaitre des élus en tant que Troupeau, c'est-à-dire de l'attirance irrésistible de la multitude infinie des élus, les émanations de l'Essence éternelle, et l'armée du Tout-puissant.
Que nous puissions voir que devant l'Esprit des vivants, il n’y a qu’Un Seul Troupeau, le peuple d'élus, et Un Seul Berger, Jésus-Christ. Il n’y a pas plusieurs troupeaux avec plusieurs bergers; même si en ces derniers temps il est considéré comme le Petit Troupeau désigné à maintenir la vérité en ce monde d'un christianisme contrefait qui a perverti la foi réelle. L'Esprit des vivants a établi, il y a des centaines d’années que sa préférence allait pour Un Seul Troupeau et Un Seul Berger. Comment en est-il arrivé là ?
Dans Ezéchiel 34, le Seigneur se plaint de ce que les bergers d’Israël se sont nourris eux-même et ne se sont pas occupé du troupeau. Ils ont abusé les brebis et ont pris plus qu’ils n’ont donné. Ils ont oublié de soigner les boiteuses, de rechercher les perdues et de les protéger des ennemis. Ils règnent avec force et cruauté. Ils permettent aux brebis de combattre entre elles. Ils laissent les brebis être dispersées et dévorées. Le Seigneur a alors fait le serment, qu’Il allait se débarrasser d’eux et à la place installer un Seul Berger, David, pour s’occuper du troupeau et les rassembler en un seul endroit. Or le mot David signifie Bien-aimé, terme qui désigne l'Esprit des vivants comme le Messie, le Christ ou l'Oint.
Il est clair qu’il ne faut pas prendre ces paroles de l'Esprit des vivants au sens littéral, il ne s’agit pas de vrais bergers dans un vrai pâturage d’Israël, et l'Esprit des vivants n’est pas en train de planifier le retour du Roi David d’entre les morts, pour s’occuper des vraies brebis. Le Seigneur parle de Jésus-Christ, qui est connu comme la racine et le rejeton de David. Il est aussi connu en tant que Fils ou descendance de David, et la graine ou germe d’Esaï. Tous ces titres font référence à la même chose. Ils décrivent Sa généalogie humaine, et ils parlent aussi du rapport avec son Père dans le sens spirituel de son état d'être ou Essence de son existence. David est décrit comme un homme d’après le cœur de l'Esprit des vivants. Il est vraiment un fils de David dans le sens d'être sa postérité ou sperma dans le Grec.
De la même façon qu’il y a un Seul Corps avec beaucoup de membres, il y a Un Seul Troupeau avec beaucoup de brebis.
LE BON BERGER EST UN SEUL ET UNIQUE BERGER
Jésus est le Bon Berger. Réalisons bien que le Seigneur Jésus-Christ est le seul qui satisfait entièrement l'Esprit des vivants dans tous les domaines. « Celui-ci est mon Fils bien-dévoué – Ecoutez-le. » Jésus Christ seul satisfait parfaitement le cœur et la volonté de l'Esprit des vivants. Il Lui est parfaitement obéissant en toutes choses. Personne d’autre que Lui sur la terre et dans la suprématie exaltée n’en est digne. Personne d’autre ne peut prendre le Rouleau, lire ce qu’il y a dedans ou même y jeter un coup d’œil.
Parce que le troupeau a été abusé et éparpillé par les mercenaires ou faux pasteurs, l'Esprit des vivants, dans sa sagesse, a déclaré qu’il allait s’occuper du troupeau Lui-même et qu’il les rassemblerait à nouveau, pas seulement d’Israël, mais de toute la terre, incluant les juifs et les gentils, les aimant et s’occupant d’eux. Dorénavant nous avons un seul et unique Pasteur, Jésus-Christ, qui habite spirituellement en chacun de ses élus. Est-ce que cela s’est déjà produit ? Oui, la parole du Seigneur s’est déjà réalisée. Quand les a-t-Il rassemblées sous Un Seul Berger ? Il l’a fait quand Il a ressuscité Christ d’entre les morts, et qu’il a établi l'Appel à renaître des élus. Jésus Christ est le Bon Berger qui donne sa vie pour ses brebis.
En Jean 17, Jésus dit, « Je prie qu’il soit un. » C’est plus qu’un cri pour l’unité dans le corps, c’est un cri pour qu’il n’y ait plus qu’un seul Troupeau sous la conduite d’un seul Berger (Pasteur) véritable. Laissez moi vous dire que tous ceux qui partagent la Vie du Seigneur sont déjà rassemblés spirituellement en un seul Corps, une seule unité de grâce. Le seul Troupeau est l’Ek-klesia, « ceux qui sont « appelés hors de », à sortir vers une nouvelle vie en Christ, ceux qui ont la révélation de Jésus. Le seul Berger est Jésus, c’est si clair qu’on ne peut pas le rater; et pourtant un nombre incalculable de gens s'attachent à des faux pasteurs et des fausses églises, suivent un faux Jésus, et adorent un faux dieu à trois têtes nommé le Cerbère Nicéen, en plus d'adorer l'idole du libre-choix et celui de l'estime de soi.
Or David se réjouissait de ce jour de révélation et a déclaré, « Le Seigneur est mon Berger. » Nous pouvons aussi le formuler de cette façon, parce que le sens est le même: « Le Seigneur est mon Pasteur. » Comment cela résonne-t-il à vos oreilles ? Comment pouvez-vous avoir Jésus comme Pasteur ? Le psaume 23 parle du peuple d'élus, et Jésus est votre Pasteur. Bien sûr, cela parle de notre relation individuelle avec Christ, mais rappelez-vous, Il a plus d’une brebis dans un troupeau. Ce n’est pas seulement vous et Jésus marchant ensemble main dans la main. il y a tout un troupeau dans ce passage. Le texte parle de ce que signifie être soigné par un Berger qui s’occupe de nombreuses brebis.
Jésus dit clairement, « JE SUIS le Bon Berger. » Dans Jean 10, Il nous explique la différence entre le Bon Berger et les mercenaires ou faux pasteurs. Il dit même que tous ceux qui sont venus avant Lui étaient des voleurs. C’est pour cela que l'Esprit des vivants s'est engendré comme Fils dans le sein d'une vierge pour s’occuper des Brebis. Personne d’autre n’en est digne. En dehors de Lui tous sont des mercenaires. De la même façon que personne n’est digne d’ouvrir le sceau et de lire le contenu du rouleau excepté Christ, personne n’est digne de s’occuper du troupeau de l'Esprit des vivants à part Christ. L'Esprit des vivants a déclaré qu’Il allait s’occuper du troupeau Lui-même, et Il l’a fait et le fait à travers le Seigneur Jésus Christ qui est lui-même l'Esprit des vivants.
AU SERVICE DU CHEF DES BERGERS
C’est vrai qu’il y a des hommes qui sont appelés au ministère de la grâce et de la vérité, non des officiers plein d'orgueil et de vantardise mais de simples disciples plein d'humilité et de courage. Ce sont des privilèges accordés de l'Esprit des vivants pour le peuple d'élus pour l'édification du Corps ou ensemble des élus véritables. Comme on ne peut pas remettre en question le fait que l'Esprit des vivants ait choisi Jésus pour être le seul Berger, pourquoi le Seigneur a-t-il besoin d’établir des pasteurs serait un non-sens. Or pourquoi voyons-nous encore cette cohorte diabolique de faux pasteurs dans les prétendues églises supposément chrétiennes, si ce n'est pour l'établissement d'une Mafia Pastorale avec son orthodoxchie d'une religion de trinitarés idolâtres ?
Comment l'Esprit des vivants fait-Il pour réunir tout le monde dans un seul Troupeau sous un seul Berger ? Il le fait à travers les simples disciples en qui il habite dans toute sa plénitude de grâce et de vérité. Il y a un seul vrai Pasteur, tous les autres sont des imposteurs prétentieux, des manipulateurs hypocrites au grand sourir, des extorqueurs subtils., des charmeurs et séducteurs insidieux.
Si l'Esprit des vivants a prévu d’avoir un Troupeau sous un seul Berger, alors il est clair que rien n’appartient à un autre prétendue pasteur avec son érudition de fonds de poubelles académique de christophobiens.
L'IMPORTANCE CAPITALE DE L'ENSEIGNEMENT
Le temps du Seigneur et des apôtres était une époque et un pays où la fonction d'enseignement revêtait une importance capitale. Jésus était le rabbin suprême, véritablement « un Maître venu de l'Esprit des vivants » (Jean 3, 2). Avant tout, les gens du peuple commun étaient ses propre « disciples », et c'est pourquoi il pensait et parlait constamment d'eux (Luc 22, 11; Jean 8, 31; 13, 35; 15, 8). En tant que ses « disciples », ils étaient, bien sûr, aussi ses « serviteurs » (Malt. 10, 24-25; Jean 12, 26; 13, 16), car cette relation était universellement considérée comme sous-jacente au discipulat. Mais Jésus ne voulait pas considérer ses « disciples » comme des « serviteurs », bien que lui seul parmi les rabbins fût véritablement leur Seigneur autant que leur Maître. Il préférait les considérer comme des « amis » (Jean 15, 15), origine du terme Christophilien. Mieux encore, ils étaient plus que de simples « amis »; Ils étaient ses « enfants » (Marc 10, 24; Jean 21, 5), ou, dans l’expression la plus extrême de sa tendresse, ses « petits enfants » (Jean 13, 33). Son cœur de Berger s’étendait vers eux comme vers son « troupeau » (Matthieu 26, 31; Jean 10, 16), ou, plutôt, dans l’affection qu’il leur portait, son « petit troupeau » (Luc 12, 32). Ils étaient ses « brebis » (Matthieu 10, 6), ou même ses « petites brebis » (Jean 10, 7, 16). Ou, plus affectueusement encore, ses « agneaux » (Luc 10, 3), voire ses « petits agneaux », ses « agneaux orphelins » (Jean 21, 15). On remarquera que l’emploi de ce que les grammairiens appellent des « hypocoristiques », ou des « diminutifs affectueux », est caractéristique de la pensée et du discours de notre Seigneur à l’égard de ses disciples. En un mot, il affectionne particulièrement les surnoms affectueux pour les désigner. Or un disciple est essentiellement un élève assis aux pieds du Maitre pour recevoir ses enseignements ou doctrines, afin d'être formé dans ses voies.
L'enseignement biblique
est essentiel pour la formation du disciple, car il fournit un cadre pour
structurer sa pensée, l'équiper pour de bonnes œuvres, et l'aider à développer
un esprit critique et un comportement responsable. Il sert de guide pour la vie,
permet d'éviter les erreurs de doctrine, et aide à la correction personnelle, à
l'exercice de la foi, et à la compréhension du sens de la vie.
-- Pour le
développement personnel et spirituel.
Préparation à la mission: La Bible prépare les croyants à "toute œuvre bonne" en
leur fournissant un cadre de pensée et de vie juste, car les convictions
déterminent les actions.
-- Équipement pour la vie: Elle "est utile pour enseigner, pour convaincre, pour
redresser, pour éduquer dans la justice".
-- Correction et purification: La Bible agit comme un guide qui met en lumière
les erreurs et les péchés, encourageant ainsi l'auto-purification et la
correction personnelle.
-- Pour une meilleure compréhension de la foi.
-- Prévention des erreurs: Étudier la Bible est un moyen essentiel d'éviter les
erreurs, les fausses notions et les hérésies qui peuvent résulter d'un manque
d'information ou d'une mauvaise interprétation.
-- Connaissance de l'Esprit des vivants: L'enseignement biblique aide à
connaître l'Esprit des vivants, sa Parole et sa volonté, permettant de mieux
comprendre comment Il se rend présent dans nos vies.
-- Fondement de la vérité: Elle est perçue comme une source de vérité constante
et fiable qui aide à naviguer dans un monde où l'information est souvent
contradictoire.
-- Pour le sens de la
vie.
Comprendre le but de la vie: Elle permet de prendre conscience du sens et du but
de la vie, et de ce qui se passe au-delà de l'existence terrestre.
-- Espérance pour l'éternité: L'enseignement de Jésus, tel qu'enseigné dans la
Bible, peut conduire à une vie spirituelle comblée et à une espérance de vie
éternelle.
Pour la vie en
communauté et dans le Cénacle des élus.
-- Partage et soutien: Se rassembler avec d'autres croyants lors d'études
bibliques permet de partager les joies, les fardeaux et les épreuves de la vie.
-- Formation et perfectionnement: Il s'agit d'un processus d'enseignement qui
vise à former et à préparer les élus au service, à la correction des erreurs et
à la restauration des relations.
Or l'enseignement
spirituel est un ensemble de connaissances et de pratiques qui visent à
développer la vie intérieure, dans notre relation intime avec Christ qui habite
en nous, à chercher un sens plus profond, et à se connecter à une réalité
imperceptible. Il peut intégrer des thèmes bibliques ou ésotériques et se
caractérise par une recherche d'intériorité via la contemplation, la méditation,
l'étude, et des pratiques personnelles. Il se distingue de l'enseignement
religieux pernicieux par sa dimension plus individuelle et sa quête de sens
personnelle, même s'il peut être guidé par des informations historiques
supplémentaires.
Caractéristiques clés.
-- Diversité des approches: L'enseignement spirituel est multiforme. Il peut
être axé sur des traditions religieuses spécifiques (comme le christianisme, via
des microprogrammes pastoraux, par exemple) ou être une approche plus
universelle, libre de toute affiliation religieuse.
-- Développement personnel: L'objectif est de développer une connaissance de soi
et une conscience de son propre être, de ses pensées et de ses émotions. Cela
implique une discipline personnelle, la pleine conscience, l'auto-évaluation et
le développement de l'empathie.
-- Expérience du sacré: Il s'agit d'une expérience qui dépasse le matériel et le
rationnel pour explorer le sens de l'existence, la connexion à l'infini et à
l'éternité.
-- Rôle de la pratique: Il ne s'agit pas seulement de connaissance théorique,
mais aussi d'une application concrète dans la vie de tous les jours. Cela peut
inclure des pratiques comme la méditation, la prière, l'étude, l'observation des
sensations corporelles, l'attention aux émotions, et la prise de conscience des
"sens spirituels" comme l'intuition et l'imagination.
-- Importance des enseignements: Le recours à des textes et enseignements
spirituels est souvent une source d'inspiration et de guidance. On souligne que
ces enseignements peuvent « germer » dans l'âme et « fendiller » la vie
quotidienne, ouvrant ainsi de nouveaux horizons.
Enjeux et objectifs.
-- Recherche de sens: Au-delà des préoccupations matérielles, il s'agit d'une
quête de sens plus profond et d'une compréhension de sa place dans l'univers.
-- Développement de la vulnérabilité et de la connexion: L'enseignement
spirituel peut encourager à être en vérité et à oser exprimer sa vulnérabilité
pour créer des connexions plus profondes avec les autres.
-- Intégration de la vie et de l'intériorité: L'apprentissage spirituel implique
souvent de passer d'une conception superficielle de la vie à une existence plus
authentique et intérieure.
En résumé, l'enseignement spirituel offre un cadre pour explorer la dimension
intérieure de l'être, en combinant des pratiques personnelles, l'exploration
d'enseignements variés et pertinents, et une quête de sens qui transcende le
domaine purement matériel.
LE TROUPEAU DE L'ESPRIT DES VIVANTS
« Prenez soin du troupeau de l'Esprit des vivants qui est parmi vous… » 1 Pierre 5:2a
Le terme "Troupeau"
dans le christianisme désigne principalement la communauté spirituelle des élus
véritables sous la protection d'un seul Pasteur qui est Christ en nous,
métaphore du Bon Berger dans Jean 10:1-16. Ce groupe, souvent mentionné dans des
contextes bibliques, souligne l'importance de la guidance et de la protection
fournie par la Sainte Présence de Christ qui habite le cœur de ses élus. Il
fait référence à ceux qui sont nourris spirituellement, tout en étant appelés à
maintenir des relations saines et intimes avec Christ, et entretenir une
communion fraternelle régulière avec l'un et l'autre. Ainsi, "Troupeau" incarne
ceux qui cherchent refuge et responsabilité dans leur foi, malgré les défis
qu'ils rencontrent.
La définition du Cénacle des élus
Dans ma recherche sur le mot colonie comme camp d'entrainement spirituel, mon regard est tombé sur un de ses synonymes, à savoir le mot Cénacle dont la définition est:
A.− Salle haute où, d'après la tradition évangélique (cf. p. ex. Marc 14, 15), Jésus-Christ entouré de ses apôtres, institua l'Eucharistie: 1. ... au chœur, tout le groupe des prêtres autour du vieil Archevêque, dans l'évolution des cérémonies et le solennel échange des conversations psalmodiées, mélangé aux Officiants invisibles du Cénacle et du Calvaire, reprend contact avec l'Événement initial une fois de plus dans sa figure liturgique perpétré, ... Claudel, Un Poète regarde la Croix,1938, p. 8. B.− Salle haute où, après l'ascension de Jésus (cf. Actes des Apôtres 1, 13), ses disciples se réunissaient avec Marie sa mère et quelques autres intimes, hommes et femmes, pour « persévérer dans la prière ». − P. anal. Cercle restreint d'écrivains, d'artistes, d'hommes politiques ou de savants réunis dans un but commun. Les cénacles ou les chapelles littéraires d'antan se sont mués aujourd'hui en une quantité de centres d'action (Arts et litt. dans la société contemp., 1935, p. 8011). − P. méton. Réunion de ce cercle. J'ai vu de Vigny depuis mon retour. Il y avait chez lui cénacle (Sainte-Beuve, Correspondance gén.,t. 1, 1818-69, p. 536). SYNT. Composer, fréquenter un cénacle; entrer ou être admis dans un cénacle; tenir cénacle; cénacle littéraire, poétique, politique; le cénacle parnassien; héros, revue de cénacle. − P. ext. Réunion fermée d'amis : 2. C'est le moment où elle [Mademoiselle Lange] fréquenta Barras, qui réunissait dans ses salons du Luxembourg toute une pléiade de jolies femmes, tout un cénacle de jeunes élégants. L. Schneider, Les Maîtres de l'opérette, Lecocq, 1924, p. 165. − Péj. Réunion fermée de gens unis par des intérêts communs : 3. La presse fuit la pensée, ou ne l'admet que si elle est un instrument de plaisir, ou l'arme d'un parti. Les coteries et les cénacles ne laissent le passage libre qu'à condition qu'on s'avilisse. R. Rolland, Jean-Christophe, Dans la maison, 1909, p. 948.
Voici maintenant une expression nouvelle qui est réellement très ancienne, mais qui est demeuré inconnue pour très longtemps. Qu’est-ce que « le Cénacle des élus » (ek-klesia) ? Il s'agit littéralement la Chambre-haute de la Pentecôte, ou un endroit élevé en importance qui sert comme camp ou équipe d'entrainements spirituels. Il est fortement reconnu par la grande majorité des théologiens et les exégètes que l'ekklesia eut sa naissance le jour de la Pentecôte avec les cent-vingt disciples dans la Chambre-Haute ou Cénacle.
Par chambre haute ou huperoon dans le Grec, il est généralement admis qu'il s'agit d'une pièce de la partie supérieure d'une maison, quelquefois construite sur le toit plat, où les Orientaux avaient coutume de se retirer pour se reposer, méditer, ou prier. Mais le mot chambre porte aussi le sens de réunion, d'association, de conseil, de consultation, et d'enseignement, tous en relation avec la grâce de l'aspiration et de l'anticipation. En d'autres mots « un cercle d'entrainement spirituel » dont le but est de former des colonies de disciples.
Par analogie la chambre haute ou Cénacle des élus dit ek-klesia, signifie les aspirations les plus élevées et les plus sublimes, et indique les anticipations de la gloire à venir, dans la communion ou partage des élus.
Il désigne aussi des
colonies de disciples ou élus véritables dans différents endroits et localités,
qui se rencontrent pour recevoir et partager les merveilles de la grâce de
l'Esprit des vivants pour leur édification. Une colonie est l'état d'être d'une
communauté spirituelle, et n'a aucun rapport avec le formalisme religieux des
fausses églises avec leurs prétendus cultes d'adoration, comme nous avons de nos
jours dans les religions dites chrétiennes. Or le terme endroits peut aussi
signifier différentes manières de rencontre, puisque la signification du mot est
variée. Le Cénacle des élus peut se trouver au niveaux naturel et spirituel,
aussi bien qu'au niveau virtuel ou informatique de l'ère moderne.
Une source explique qu'« une métaphore (analogie ou comparaison) figée est une figure de style qui a perdu le sens originel de son imagerie par un usage intensif, répétitif et populaire, ou parce qu'elle se réfère à une technologie obsolète ou à une coutume oubliée, ou encore à une erreur magistrale d'interprétation comme ce fut le cas avec le mot église, méchante traduction de ek-klesia. »
On pourrait arguer que la métaphore du troupeau que nous étudions présentement – l'Ek-klesia ou le Cénacle des élus dit aussi Appel à renaître en Christ, étant le troupeau de l'Esprit des vivants demeure pure de la corruption, puisque véridique – mais que sa traduction dénaturée et tendancieuse de « église ou assemblée » est une notion insensée morte et sans valeur qui provient de la chambre-ronde des théoriciens réprouvés manipulateurs et déformateurs de la vérité. La vraie et unique traduction de ek-klesia n'est pas église, mais Cénacle des élus.
Pour beaucoup d’entre nous, entendre dire que le Cénacle des élus est le troupeau véritable de l'Esprit des vivants, ne nous éclaire pas soudainement sur sa nature profonde et nous ne sourions pas immédiatement de cette comparaison, car nous connaissons bien peu de choses sur les brebis et le rôle du Bon Berger comme le seul et unique Pasteur de nos âmes; et puisque Christ est le seul, tous les autres sont des imposteurs prétentieux.
Face aux situations sources d'inquiétude et d'anxiété, aux difficultés financières comme le manque de nourriture et d'argent pour payer les factures, aux échecs de toutes sortes, aux épreuves les plus sombres, à la présence et à l'action des ennemis, aux blessures du passé, à l'incertitude de l'avenir, quel réconfort de pouvoir dire: « L'Admirable est mon Berger, je ne manquerai de rien… »
Jean 10:11-18, Jésus le
Bon Berger
Ce sont des mots simples, familiers et profonds, mais que disons-nous vraiment
lorsque nous prions ou prononçons ces mots : « Le Seigneur est mon Berger » ?
Avec ces mots, nous, chrétiens et élus, faisons quelque chose de très peu normal
aux yeux du monde: nous affichons notre dépendance. Plusieurs sont attachés à
l'indépendance, elle est l'idole principale dans leur vie. Nous n'aimons pas
être contrôlés ou que d'autres décident pour nous. Nous préférons être en
position de force, pouvoir dicter le cours des événements, ou bien être ceux qui
comptent sur nous, et non l'inverse. Nous voulons diriger, et non suivre. Nous
aimons notre indépendance, nous voulons être libres de faire nos propres choix
et d'aller où bon nous semble. Nous n'aimons pas l'idée d'être domestiqués.
Jésus et ses disciples juifs connaissaient certainement le Psaume 23. Ils connaissaient également le chapitre 34 du prophète Ézéchiel, qui évoque le règne destructeur des « bergers d’Israël » ou par analogie des « pasteurs chrétiens », ces dirigeants qui abusèrent de leur autorité et exploitèrent le peuple, s’enrichissant ainsi que leurs proches, sans se soucier de fortifier les faibles, de soigner les malades, de panser les blessés, de ramener les égarés ni de rechercher les perdus. « Mais avec force et dureté », ils gouvernèrent le peuple de fidèles (voir Ézéchiel 34:4). Dans Ézéchiel, l'Esprit des vivants est présenté comme le Bon Berger qui recherche, sauve, nourrit et conduit ses brebis avec justice (Ézéchiel 34:11-16).
Cette riche image biblique de l'Esprit des vivants comme Berger de son peuple, présente dans le Psaume 23, Ézéchiel 34 et bien d'autres passages, éclaire les paroles de Jésus dans Jean 10,11-18: « JE SUIS le Bon Berger. Le Bon Berger donne sa vie pour ses brebis . Le mercenaire, qui n'est pas le berger et à qui les brebis n'appartiennent pas, voit venir le loup; il abandonne les brebis et s'enfuit, et le loup s'empare des brebis et les disperse. Le mercenaire s'enfuit parce qu'il ne prend pas soin des brebis. JE SUIS le Bon Berger. Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît et que je connais le Père. Je donne ma vie pour mes brebis . J'ai encore d'autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie; il faut que je les amène aussi, et elles écouteront ma voix. Il y aura un seul Troupeau, un seul Berger . C'est pourquoi le Père m'estime, parce que je donne ma vie pour mes brebis. » Je peux la reprendre. Personne ne me l'enlève, mais je la dépose de moi-même. J'ai le pouvoir de la déposer, et j'ai le pouvoir de la reprendre. Tel est le commandement que j'ai reçu de mon Père.
Selon les Écritures juives, certains des plus grands chefs de l'histoire d'Israël étaient des bergers. L'Esprit des vivants est apparu à Moïse alors qu'il gardait les moutons (voir Exode 3:1-6), David a appris à combattre avec courage en défendant les brebis de son père contre les prédateurs et, plus tard, avec l'aide de l'Esprit des vivants, il a vaincu Goliath et d'autres ennemis (1 Samuel 17:34-35). Le Bon Berger est une figure centrale de l'Évangile de Jean. Jean 10:1-6 introduit cette image en décrivant comment un berger entre dans la bergerie par la porte, appelle les brebis par leur nom et les conduit au pâturage. En Jean 10:7-18, Jésus se présente comme le Bon Berger, qui donne sa vie pour ses brebis . Le Bon Berger accomplit quatre actions.
Il donne sa
vie pour les brebis.
Il connaît les siens et les siens le connaissent.
A d'autres moutons à ramener dans le troupeau.
Œuvre pour l'unité car le but est un seul troupeau, un seul berger.
Jésus, le Bon Berger, donne sa vie pour ses brebis. Ceci est affirmé aux versets
11, 15, 17 et 18. Un tel comportement était inhabituel pour un berger. Après
tout, les moutons servaient à se nourrir, à se vêtir et à offrir des sacrifices.
L'idée qu'un berger puisse mourir pour ses brebis témoigne d'un dévouement et
d'une sollicitude extraordinaires. Jésus se compare à un mercenaire qui n'est ni
le berger ni propriétaire des brebis. Ce dernier ne s'investit pas
personnellement auprès d'elles, ne se soucie pas de leur bien-être et s'enfuit
au premier signe de danger, les abandonnant à leur sort. Jésus, lui, se dit le
Bon Berger qui prend soin des brebis; il ne les abandonne pas face au danger, il
intervient volontairement et nous défend, allant jusqu'à être prêt à mourir pour
nous sauver. Il ne nous abandonnera jamais. Le Bon Berger est conscient de la
présence de toutes les brebis de son troupeau et prend soin d'elles toutes. Il
n'est pas un mercenaire cherchant uniquement à faire du profit sur le dos des
brebis.
J'aime bien l'histoire du berger qui menait son troupeau dans un pâturage isolé, au bord d'une route peu fréquentée, lorsqu'une Cadillac Escalade flambant neuve s'est approchée. Le conducteur, un jeune homme en costume élégant et lunettes de soleil, s'est penché par la fenêtre et a demandé au berger : « Si je vous dis le nombre exact de moutons dans votre troupeau, m'en donnerez-vous un ? » Le berger a regardé l'homme, puis son troupeau qui paissait paisiblement, et a répondu calmement: « Bien sûr. Pourquoi pas ? » L'homme a garé sa voiture, a sorti son iPad, s'est rendu sur une page de la NASA et a activé un système de navigation par satellite GPS. Il a ensuite transmis les données à un autre satellite de la NASA qui a scanné la zone en une image ultra haute résolution. Le jeune homme a ensuite ouvert la photo numérique dans Adobe Photoshop et l'a exportée vers un laboratoire de traitement d'images à Hambourg, en Allemagne. Quelques secondes plus tard, il recevait un courriel l'informant que l'image avait été traitée et les données enregistrées. Finalement, il imprime un rapport en couleur sur son imprimante HP LaserJet, se tourne vers le berger et dit: « Vous avez exactement 1586 moutons. »
« C’est exact », dit le berger. « Eh bien, je suppose que vous pouvez prendre une de mes brebis. » Il observe le jeune homme choisir un animal et le regarde, amusé et inquiet, tandis qu’il commence à le charger à l’arrière de sa voiture.
Alors le berger dit à l'homme: « Hé, si je peux te dire exactement ce que tu fais, me rendras-tu mes brebis ? »
Le jeune homme réfléchit un instant et dit: « D'accord, pourquoi pas ? »
« Vous êtes consultant », dit le berger.
« Waouh ! C'est exact », dit l'homme, « mais comment avez-vous deviné cela ? »
« Inutile de deviner », répondit le berger. « Vous êtes venu ici alors que personne ne vous a appelé; vous voulez être payé pour une réponse que je connaissais déjà; à une question que je n'ai jamais posée; et vous ne savez rien de mes affaires.
Maintenant, rendez-moi mon chien.
Un mercenaire ne prend pas soin des brebis, mais le Bon Berger s'en soucie suffisamment pour donner sa vie pour elles.
La deuxième chose concernant le Bon Berger, c'est que Jésus dit: « Je connais les miens et les miens me connaissent, comme le Père me connaît et que je connais le Père. »
Jésus et le Père se connaissent intimement, puisque Jésus est le Père manifesté dans la chair comme Fils unique; ce qui signifie que le Père qui est Esprit est sa nature divine, l'Essence de toutes existences, le Créateur. Nous sommes invités à avoir une relation intime aussi étroite avec Jésus qu'il en a avec le Père, par son habitation spirituelle en chacun de nous, ses élus véritables. Avoir une relation intime et étroite avec quelqu'un implique d'y investir du temps et de l'énergie. L'une des plus belles expériences de ma vie a été le congé sabbatique m'a permis de prendre du temps pour notre famille, c'était un cadeau inestimable de passer autant de temps ensemble. J'ai probablement vu plus de moutons pendant ce voyage au Royaume-Uni qu'à aucun autre moment de ma vie. Un incident m'a particulièrement marqué: il s'est produit près de la frontière entre l'Angleterre et l'Écosse, à un ancien fort romain appelé Housesteads, qui faisait partie du mur d'Hadrien. C'est un endroit magnifique où de nombreux moutons paissent autour de ruines romaines du IIe siècle. Alors qu'un troupeau errait, un agneau s'est mis à bêler fort, cherchant sa mère car il avait faim. Je vous le jure, et ma famille le confirmera, on aurait dit qu'il demandait: « Où ? » Et la mère répondait: « Tiens… » Cela se produisit trois ou quatre fois, la mère et l'agneau se rapprochant l'un de l'autre au son de leurs voix respectives, jusqu'à ce que l'agneau aperçoive sa mère, se précipite sur elle et la percute si violemment qu'il ressemblait à un joueur de football américain effectuant un plaquage. De même qu'une brebis connaît son agneau et que l'agneau connaît sa mère, Jésus nous connaît et nous avons la possibilité de le connaître. Par ses paroles et ses actes dans les Évangiles, par la prière, l'adoration, l'étude de la Bible, le service en son nom et la conduite du Saint-Esprit dit aussi Sainte Présence de Christ, nous pouvons apprendre à connaître Jésus aussi intimement et personnellement qu'un agneau connaît sa mère.
L'accroissement de la bergerie.
Jésus dit aussi qu'il a d'autres brebis à ramener dans le troupeau. Il cherche constamment à accueillir davantage de personnes dans la bergerie de l'Esprit des vivants. Nous faisons partie de ceux qu'il a accueillis, et plusieurs autres s'ajoutent par sa grâce et selon le bon plaisir de sa volonté souveraine. Ceux qui reçoivent son appel irrésistible qui est selon le décret d'élection, viendrons inévitablement.
Le quatrième point à noter dans ces versets de Jean 10 est que l'objectif de Jésus est l'unité: un seul troupeau, un seul Berger. Parmi les fidèles qui ont entendu l'Évangile de Jean pour la première fois, il y avait probablement des Juifs, des Samaritains et des Grecs. Trois groupes aux histoires, cultures et langues distinctes, qui se sont pourtant tous rassemblés autour de Jésus, le Bon Berger qui a volontairement donné sa vie pour ses brebis. Dans Jean 17, Jésus prie pour que tous ses disciples soient un. Jésus est un rassembleur, un tisseur de perles précieuses. En tant que membres du troupeau de l'Esprit des vivants, le Cénacle des élus, nous sommes tous présentement dans l'unité spirituel de l'alliance éternelle en Christ.
Si nous avions le temps de poursuivre notre lecture de Jean 10:22-30, nous aurions entendu Jésus dire au verset 28 que personne n'arrachera de sa main les brebis qui entendent sa voix et le suivent. Plus tard, en Jean 13:37-38, Pierre dit à Jésus: « Je donnerai ma vie pour toi… » Mais Pierre n'était pas encore prêt à donner sa vie pour Jésus et, au contraire, il nie le connaître et ne pas être associé à lui à trois reprises. Pierre représente les disciples qui ne sont pas encore prêts à donner leur vie pour Jésus ou les uns pour les autres.
Il était rare qu'un berger meure pour ses brebis, mais Jésus a accepté de mourir pour nous. La puissance de cette image se manifeste dans son utilisation ultérieure dans le Nouveau Testament, où Jésus est appelé « le Grand Berger des brebis » (Hébreux 13:20). « le Berger et le Gardien de vos âmes » (1 Pierre 2:25), et « le souverain Berger » (1 Pierre 5:4).
Ésaïe 53:6 dit: « Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie. » Imaginez un berger qui marque l'oreille d'un agneau né dans son troupeau. Il en est le propriétaire légitime, mais l'agneau s'égare et se perd. Le berger le cherche partout, en vain. Bien plus tard, lors d'une vente aux enchères d'animaux, il découvre non pas un agneau, mais un mouton adulte. Le berger reconnaît sa marque sur l'oreille de l'animal et s'adresse au commissaire-priseur en disant: « Je vois ma marque, ce mouton est à moi. » Le commissaire-priseur lui répond froidement: « Écoutez, vous devez enchérir et payer comme tout le monde. » Déterminé à récupérer son mouton, le berger surenchérit encore et encore, et finit par payer un prix exorbitant, bien supérieur à la valeur marchande. Il possède désormais un double droit sur le mouton: celui de sa naissance et celui de son rachat. De la même manière, l'Esprit des vivants a le droit de nous posséder en tant que créateur et rédempteur, car l'Esprit des vivants nous a donné la vie et Jésus a donné la sienne et versé son sang, un prix exorbitant bien supérieur à notre valeur, afin de nous racheter et de nous réintégrer au troupeau de l'Esprit des vivants.
Jésus est le Berger, notre Sauveur.
Jésus est le Berger qui a accepté de donner sa vie comme un agneau afin que nous puissions faire partie du troupeau de l'Esprit des vivants. C'est pourquoi, dans sa vision du ciel, Jean dit qu'il en sera ainsi (Apocalypse 7:15-17):
« C’est pourquoi ils se tiennent devant le trône de l'Esprit des vivants et le servent jour et nuit ; celui qui siège sur le trône les abritera. Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif ; le soleil ne les frappera plus, ni aucune chaleur brûlante; car l’Agneau qui est au milieu du trône sera leur Berger, et il les conduira aux sources des eaux de la vie, et l'Esprit des vivants essuiera toute larme de leurs yeux. »
A Christ seul soit la Gloire