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conclure que ce ne sont pas aussi les doctrines du Sauveur et des autres
apôtres (Cf. par exemple Actes, X, 43, 44. Jean, III, 16, etc.).
2°
La nature et l'office du Saint-Esprit ne sont pas révélés avec moins de clarté.
Pierre appelle le Saint-Esprit Dieu (V, 3, 4), et présente le péché d'Ananias
comme une négation de sa toute-science. Celui qui est appelé par Esaïe
Jéhovah est nommé par Paul le Saint-Esprit (XXVIII, 25. Esaïe, VI, 8, 9);
pendant que sa personnalité (c'est-à-dire son existence individuelle, comme
agent intelligent et personnel) est supposée clairement et à plusieurs reprises
(VIII . 29; X, 19; XIII, 2; XVI, 7; XX, 28).
Son action était, ou miraculeuse (communiquant les dons de guérison, des
langues, etc. (II, 17. 1 Cor., XII, 10), ou ordinaire. Son action sur les apôtres se
manifeste en ce qu'il ouvre leurs esprits, détruit leurs préjugés, les enhardit
dans leur oeuvre, et les rend capables de confirmer leur témoignage par des
miracles tels, qu'on ne peut pas plus en douter que les comprendre (III, 1 -11;
IV, 31; V, 12-16). Sur les Juifs qui entendaient l'Evangile, il déployait son
pouvoir en les convainquant de péché (II, 36, 37. Voyez Jean, XVI, 8) et en
changeant les meurtriers de notre Seigneur en des modèles de vertu. C'est au
même pouvoir que nous devons attribuer l'union des premiers chrétiens (IV,
31, 32), leur dévouement et leur libéralité (II, 45), la joie que leur causait la
conversion des Gentils, quoique cela leur parût une dispensation mystérieuse
(XI, 23, 24), enfin leur fermeté et leur foi. La sagesse et l'amour d'Etienne, son
zèle et sa sérénité avaient la même origine: “il était plein du Saint-Esprit (VII,
55);” des Eglises entières même avaient part à cette grâce (XIII, 52). Combien il
est instructif et consolant que la dispensation de l'Esprit ait été introduite,
non-seulement par des promesses particulières (Luc, XI, 13. Jean, XVI), mais
encore par une histoire des riches manifestations de sa grâce. Si dans les
Evangiles nous voyons l'oeuvre de notre Seigneur, dans les Actes nous voyons
l'oeuvre de cet Agent béni, auquel, autant que cela concerne l'homme, la
première doit tous ses succès. Nous n'avons besoin que d'une plus grande
mesure de son influence, pour achever les triomphes dont l'histoire des Actes
n'est que le commencement.