Conclusion

Et cela complète notre examen de la théorie critique W-H. Il est évident qu’il est erroné sur tous les points. Nos conclusions concernant la théorie de la nécessité s’appliquent également à tout texte grec construit sur la base de celle-ci, ainsi qu’aux versions basées sur de tels textes (et aux commentaires basés sur eux).

K.W. Clark dit à propos du texte de W-H : « L’histoire textuelle postulée pour le textus receptus auquel nous croyons maintenant a été explosée ».1 Epp avoue que « nous n’avons tout simplement pas de théorie du texte ». 2 Le fait est que « l’établissement du texte du Nouveau Testament ne peut être réalisé que par une reconstruction de l’histoire de ce texte primitif... 3 Colwell est d’accord : « Sans une connaissance de l’histoire du texte, la lecture originale ne peut être établie ». 4

1 Clark, « Les problèmes d’aujourd’hui », p. 162.

2 Epp, p. 403.

3 Ibid., p. 401.

4 Colwell, « Le Nouveau Testament grec avec un apparatus limité », p. 37. Ce thème imprègne son « Hort Redivivus ».

Pour reprendre les mots d’Aland, « aujourd’hui comme par le passé, la critique textuelle sans histoire du texte n’est pas possible ».5 Ou, comme Hort l’a dit lui-même, « TOUTE RESTAURATION DIGNE DE FOI DE TEXTES CORROMPUS EST FONDÉE SUR L’ÉTUDE DE LEUR HISTOIRE"6

5 Aland, « La situation actuelle », p. 731.

6 Westcott et Hort, p. 40.

Comme nous l’avons déjà noté, l’une des lacunes fondamentales de la méthode éclectique est qu’elle ignore l’histoire du texte. Hort ne l’ignora pas, mais que dire de sa « vision claire et ferme »7 ? Ce que Clark dit, c’est :

7 Epp, « Interlude », p. 391-392.

L’histoire textuelle que représente le texte de Westcott-Hort n’est plus tenable à la lumière des découvertes plus récentes et d’une analyse textuelle plus complète. Dans l’effort de construire une histoire congruente, notre échec suggère que nous avons perdu le chemin, que nous sommes dans une impasse, et que seule une vision nouvelle et différente nous permettra de percer. 8

8 Clark, « Les problèmes d’aujourd’hui », p. 161.

La preuve dont nous disposons indique que l’histoire de Hort n’a jamais été défendable.

La question cruciale demeure : quel genre d’histoire les preuves reflètent-elles ? L’identité du texte du Nouveau Testament, notre reconnaissance de celui-ci, dépend de notre réponse !