HÉRÉSIE DES SECTES ÉVANGÉLIQUES

DU  NÉ-DE-NOUVEAUTISME

par Jean leDuc

Novembre 2025

 

 

Mise en pages par

Jean leDuc et Alexandre Cousinier

 

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UN NOUVEAU FAUX CHRISTIANISME

 

LE CHAOS PROPAGÉ PAR L'ÉGLISE DITE CHRÉTIENNE

La vérité s'est transformée en erreur

 

LE SEIGNEUR ENSEIGNE LE CONTRAIRE DES ÉVANGÉLIQUES

 

LE FRUIT DE L'ŒUVRE RÉGÉNATRICE

 

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UN NOUVEAU FAUX CHRISTIANISME

On parle beaucoup ces temps-ci de la prolifération des sectes. Les Baptistes, les Darbystes ou Frères, les Pentecôtistes, les Charismatiques, les Messianiques, Témoins de Jéhovah, la Science Chrétienne, le Mormonisme, l'Église de l'Unification, et une multitude de groupes moins connus comme les Deux par Deux, les Disciples de l'Amour, et les Campbellites ou Mouvement de la Restauration, convertissent un nombre impressionnant de personnes. Pourtant, l'influence cumulée de tous ces groupes est éclipsée par un mouvement qui, ces dernières années, a rassemblé plus de 30 % de la population américaine. L'essor fulgurant de ce que l'on pourrait appeler le « nouveau christianisme » touche tous les pans de notre société.

En réalité, si les derniers chiffres des sondages religieux sont exacts, le phénomène actuel des « Born-again ou Nouveau Né » pourrait bien être considéré comme la secte qui connaît la croissance la plus rapide en Amérique. Le « Born-againisme ou Né-de-Nouveautisme » a imprégné les dénominations fondamentalistes comme le levain dans la pâte et s'est étendu à la culture en général. Les candidats l'adoptent pour gagner des voix, les artistes l'utilisent pour attirer les foules, les joueurs de football américain le proclament pour justifier leur brutalité dominicale, les politiciens le louent pour avoir des votes au scrutin, et le monde des affaires le promeut pour faire des profits. Même la presse, la radio et la télévision laïques ont trouvé à la mode de glisser occasionnellement les mots « né de nouveau » dans leurs discours et leurs écrits.

Que le monde se soit engouffré dans la brèche du mouvement des « nés de nouveau » pour l'exploiter est triste, mais pas surprenant. On ne devrait pas s'attendre à autre chose de la part de ce monde spirituellement aveugle.

 

LE CHAOS PROPAGÉ PAR L'ÉGLISE DITE CHRÉTIENNE

La véritable tragédie, c'est que ce chaos ait été engendré et propagé par l'« Église » (non par le Cénacle des élus), et qu'il soit aujourd'hui salué comme un grand renouveau du christianisme, est une vraie abomination monstrueuse.

La vérité est que nombre de courants prétendument évangéliques contemporains, à l'instar de l'Église de Sardes, semblent vivants, mais sont en réalité morts (Apocalypse 3:1). Et nous ne pouvons blâmer ni les athées, ni les agnostiques, ni les libéraux pour cet état de fait. Non, la faute incombe à ceux qui se prétendent « croyants en la Bible » lorsqu'ils en sont des déformateurs hypocrites. L'erreur a été prêchée comme vérité et propagée avec un zèle sectaire. De ce fait, des multitudes ont cru à un mensonge et se dirigent vers l'enfer, depuis les bancs des églises fondamentalistes, la Bible à la main et une prière sur les lèvres.

Beaucoup d'autres, désabusés par toute cette hypocrisie et ce faux « épanouissement », ont conclu qu'il n'y a finalement rien de vrai dans ces histoires de « renaissance spirituelle ».

La vérité s'est transformée en erreur

Mais la Bible n'enseigne-t-elle pas que les hommes doivent naître de nouveau ? N'était-ce pas un enseignement fondamental de notre Seigneur, de ses apôtres et de l'Église à travers les âges ? Oui, bien sûr, et sans cela, il n'y a pas de véritable christianisme. Mais une erreur dissimulée sous des termes bibliques reste une erreur, et celle-ci est mortelle.

Dans le cas du mouvement actuel de conversion, la terminologie biblique est utilisée pour enseigner exactement le contraire de son sens originel. La doctrine fondamentale du besoin de régénération de l'homme (c'est-à-dire la nouvelle naissance miraculeuse) est présentée d'une manière qui nie précisément ce qu'elle est censée enseigner. En termes simples, l'erreur est la suivante: croire que les hommes naissent de nouveau grâce à leurs propres actions (le salut par le libre-choix d'une volonté qui est esclave de la chair et du péché).

Il peut s'agir d'« aller de l'avant » à la fin d'un message d'évangélisation, de prendre une « décision » pour le Christ, ou de « se repentir » et de « croire » à l'Évangile. Quelle que soit l'exigence présentée au pécheur, on a l'impression que c'est l'homme pécheur lui-même qui opère la régénération.

Les tristes conséquences d'un tel enseignement sont visibles tout autour de nous. Les évangélistes qui croient que les hommes morts dans le péché peuvent et vont se tourner vers Dieu si on leur présente les bonnes incitations émotionnelles et psychologiques, poussent et font pression sur les personnes perdues pour qu'elles prennent des « décisions ». Tous les moyens sont bons pour inciter les gens à s'avancer, à lever la main ou à signer une carte: voilà ce que tentent les « gagneurs d'âmes » d'aujourd'hui. Réunions à forte charge émotionnelle, appels interminables, refrains musicaux répétés, et même la tactique trompeuse consistant à placer stratégiquement des conseillers dans l'assistance pour qu'ils interviennent au moment de l'« appel »: tout cela relève des techniques de manipulation des foules.

Ceux qui se manifestent (lèvent la main ou signent une carte) sont ensuite amenés à croire que Dieu est entré dans leur vie et qu'ils sont désormais « sauvés ». Pourtant, au fond d'eux-mêmes, ils savent que rien ne s'est réellement produit. L'évangéliste a agi, la personne perdue a agi, mais Dieu n'a rien fait. Il n'y a pas eu de miracle sauf par prétentions Nous savons en effet, selon la Parole de Dieu dans 2 Thessaloniciens 2:9,10, que les miracles dans la fin des temps sont de Satan et non de Dieu. La personne peut adhérer intellectuellement à la doctrine de la nouvelle naissance et tenter de s'en réjouir, mais il n'y a pas eu de passage surnaturel de la mort à la vie selon le décret d'élection (Éphésiens 2:4-5). On a manipulé la situation, et on a joué sur ses émotions et son psyché,  et elle a été séduite. C'est pourquoi la plupart des « convertis » à ce type de « conversion » ne manifestent aucun zèle véritable pour Dieu et la Vérité, et beaucoup abandonnent complètement leur prétendue foi ou présomption après un mois ou deux.

Que certaines personnes soient amenées au royaume dans ces situations est indéniable, car Dieu protège ses élus et a déterminé la voie de chacun d'eux, mais toujours dans le contexte de la vérité et non de la duplicité. Or c'est malgré ces méthodes, et non grâce à elles qu'ils sont réellement régénérés.

 

LE SEIGNEUR ENSEIGNE LE CONTRAIRE DES ÉVANGÉLIQUES

Si nous nous tournons vers le passage des Écritures le plus souvent cité concernant la nouvelle naissance, nous constatons que le Seigneur enseigne exactement le contraire de ce que prône le « gagne-âmes » moderne.

Il vous faut être nés de nouveau Jean 3:7 - Bible Martin 1855 avec Codes Strong). Vous remarquerez que le verbe est au passé, indiquant que la nouvelle naissance (littéralement: être régénéré d'en haut) est une chose déjà accomplie en Christ depuis avant la fondation du monde, contrairement à ce que disent les bibles modernes dénaturées pour qui la nouvelle naissance est quelque chose à rechercher et obtenir par le choix d'une décision personnelle de croire.

Que voulait dire le Seigneur par cette affirmation ? Il est important de noter que Jésus n'a rien dit concernant une action ou une décision que Nicodème devait entreprendre, ni même l'appel à la repentance et à la foi. En réalité, Jésus ne donnait aucun ordre à Nicodème ! « Il vous faut être né de nouveau » n'était pas un commandement auquel Nicodème devait obéir, mais simplement une constatation d'un processus engendré dans le décret d'élection pour son peuple d'élus.

Nicodème, aveuglé par sa cécité, comprit mal cette affirmation et demanda comment une telle chose était possible: « Un homme ne peut pas rentrer une seconde fois dans le ventre de sa mère et naître, n’est-ce pas ? » Jésus lui répondit en substance: « Je ne te parle pas de ce que tu ferais, je parle de ce que Dieu fait. Je parle de l’Esprit de Dieu venant et engendrant miraculeusement la vie en toi. »

Étant chair, vous ne pouvez engendrer que de la chair. Seul l’Esprit de Dieu peut produire la nouvelle naissance spirituelle nécessaire pour entrer dans le Royaume de Dieu, et l’Esprit de Dieu souffle où Il veut » (Jean 3:1-8).

Les techniques et les enseignements des évangélistes modernes sont remarquablement absents de ce récit. Le Seigneur n'a donné à Nicodème ni les « Quatre Lois Spirituelles », ni aucune instruction sur la manière de « naissance de nouveau », et il n'a certainement eu recours à aucune manipulation comme les christophobiens. Son seul souci était de souligner une chose: la régénération est une œuvre miraculeuse du Saint-Esprit, de la Réflexion Vivifiante de l'Esprit des vivants.

 

LE FRUIT DE L'ŒUVRE RÉGÉNATRICE

Nous pouvons et devons exhorter les hommes à se détourner de leurs péchés et à croire à l'Évangile, mais ce faisant, nous devons comprendre que lorsqu'un homme se repent et croit, c'est le fruit de l'œuvre régénératrice que Dieu a préalablement accomplie en lui. Si tel n'était pas le cas, si l'homme devait être l'initiateur de son propre salut, il serait impossible d'échapper à la conclusion que les hommes n'ont nul besoin de régénération, mais possèdent en eux une bonté innée qui les pousse à rechercher Dieu. Si infime soit-elle, cette bonté serait alors la raison ultime pour laquelle un homme est sauvé et un autre perdu. Or, l'apôtre Paul enseigne clairement le contraire lorsqu'il écrit:

Il n’y a point de juste, pas même un seul;
il n’y a personne qui comprenne,
il n’y a personne qui cherche Dieu…
Il n’y a personne qui fasse le bien,
il n’y en a pas même un seul (Romains 3:10-12)

Ici, Paul affirme clairement qu'il n'y a pas d'« étincelle de bonté » en l'homme qui le pousse à répondre à l'Évangile. En réalité, l'homme, aveuglé par le péché et Satan ou esprit de la chair, ne comprend même pas l'Évangile. Il est en totale rébellion contre Dieu et sa vérité. Si la régénération dépendait du désir préalable de l'homme pour Dieu, personne ne naîtrait de nouveau, car « il n'y a personne qui cherche Dieu ». De plus, si l'on devait finalement attribuer à l'homme le mérite de s'être tourné vers Dieu, le christianisme se réduirait à une simple religion ou secte parmi tant d'autres, centrées sur l'homme, qui enseignent le salut par les œuvres. Tous ces systèmes centrés sur l'homme offrent un faux espoir, car il est tout simplement impossible à l'homme pécheur de se transformer par lui-même; il a besoin d'un cœur nouveau, il a besoin de « naître de nouveau » !

Il convient de souligner une fois encore que nous devons exhorter les hommes à chercher Dieu. Nous devons les encourager à croire et à recevoir le Christ. Mais ces commandements resteront lettre morte pour ceux qui ne croient pas en Dieu, à moins que celui-ci ne suscite d'abord la vie par l'action intérieure de son Saint-Esprit.

Vous pourriez objecter que cela fait de Dieu le seul juge du salut. À cela, les apôtres et les prophètes répondent d'une seule voix : « Amen ! Le salut vient du Seigneur. » Les chrétiens, comme l'explique Jean au premier chapitre de son Évangile, sont des personnes « qui ne sont pas nées de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu » (Jean 1,13). C'est pourquoi nous rendons grâce à Dieu lorsqu'une personne se convertit. Nous savons que Dieu, dans sa grâce, a accompli un miracle: le miracle souverain et surnaturel de la nouvelle naissance.

Cette vérité devrait nous donner l'assurance nécessaire pour présenter l'Évangile ou Message de la grâce dans sa pureté, sachant qu'il ne nous appartient pas de manipuler les hommes pour les convertir au christianisme. Elle devrait aussi nous amener à nous prosterner devant le Dieu souverain du salut. Lui seul peut ôter un cœur de pierre et en donner un nouveau. Lui seul peut ressusciter les morts. Lui seul mérite la bénédiction, la gloire et l'honneur.

 

 

 

A Christ seul soit la Gloire