L'ENLÈVEMENT ANTI-BIBLIQUE

DES SECTES ÉVANGÉLIQUES

par Jean leDuc

Juillet 2025

 

 

Mise en pages par

Jean leDuc et Alexandre Cousinier

 

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L'ENLÈVEMENT IMAGINAIRE DES ÉVANGÉLIQUES

 

VISION SPIRITISTE DE L'ENLÈVEMENT MYTHIQUE

 

LES PERVERSIONS DE LA BIBLE SCOFIELD

 

L'IDENTITÉ DE L'ANTICHRIST EST FINALEMENT DÉVOILÉE

 

LES ERREURS DE SCOFIELD RÉCEMMENT BIEN EXPOSÉES

 

QUI RETIENT L'HOMME DU PÉCHÉ, LE FILS DE LA PERDITION D'APPARAÎTRE ?

 

ESQUISSE SUR LA FAUSSE DOCTRINE MILLÉNARISTE DES RÉPROUVÉS

 

L'IMPORTANCE DU CONTEXTE EN ESCHATOLOGIE

 

CONTEXTE ET TEMPS À L'ÉPOQUE DE  THESSALONIQUE

 

JÉSUS N'ÉTAIT PAS UN IGNORANT DE L'HEURE DU JUGEMENT

 

ENFONCER LE PIEU DANS LE COEUR DU ZOMBIE ESCHATOLOGIQUE

 

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L'ENLÈVEMENT IMAGINAIRE DES ÉVANGÉLIQUES

(Plus haut, toujours plus haut vers le pays mythique des rêves qui ne sera jamais.) Ce dire représente clairement la position insensée des évangéliques sur la supposée enlèvement de l'Église à la fin des temps. Elle est non seulement absurde mais complètement fausse et antiscripturaire dans tous ses aspects. On peut même la qualifier comme étant anti-chrétienne et diabolique, et cela va de paire avec leur faux Jésus et leur faux salut. Que les évangéliques seront enlevé est indéniable, ils seront enlevé par Satan et jeté dans le lac de feu, et l'odeur du porc rôti parviendra jusqu'à nous.

D'où vient la doctrine de l'enlèvement et en quoi consiste-t-elle? est la question que nous devons nous poser tous si nous voulons vraiment connaître la vérité. Cet article intéressera surtout ceux qui croient déjà à l'enlèvement de l'Église, c'est-à-dire au prétendu retour personnel de Jésus-Christ, venant des cieux réunir et enlever les croyants ressuscités et les croyants encore vivants lors de cet événement supposément secret. Cette doctrine est construite sur des semi-vérités et sur des fausses interprétations exagérées proclamées par des gens qui souffrent d'un déséquilibre mental, des gens qui se disent prophètes et pasteurs et qui dans leurs délires induisent en erreur un grand nombre de crédules, qui ne demandent pas moins que de croire en de telles sottises pour apaiser le manque de validation dans leur existence perturbée.

Les supposés chrétiens de langue française, trop paresseux pour s'informer correctement, car trop pénible pour leur petite cervelle de réprouvés. Heureusement qu'il y a des exceptions, mais elles sont très rares. Ils calquèrent cette doctrine des Darbystes anglais pour l'adopter à leurs façons de penser. Ils firent aussi de même avec le Texte Reçu Grec dont ils n'avaient absolument aucune connaissance. Ce n'est qu'environs une cinquantaine d'année qu'ils prirent connaissance de son existence. Pourtant le Texte Reçu existait au temps d'Olivétan, de Calvin et de Bèze, et fut utilisé dans la traduction du Nouveau Testament français (voir la Bible de Jean de Tournes, fils, de 1564). Ça ne dit pas grand-chose pour les chrétiens de langue française. Ils se croient toujours plus intelligent que les anglais, lorsqu'ils ne connaissent même pas la source de leur propre histoire et de leur prétendue foi.

En copiant la doctrine de l'enlèvement des anglais, ils ont copié aussi leurs erreurs, n'ayant pas aucun discernement, ne pouvant réaliser que Darby et Scofield étaient des faux chrétiens, des imposteurs. Le mot anglais pour enlèvement est Rapture et fut popularisé dans les années 1960 avec une foule d'autres fausses doctrines évangéliques. Mais le mot Rapture ne vient pas du Texte Reçu Grec des Grands Réformateurs Protestants, mais du Latin rapio ― de la Vulgate Catholique. En latin, rapio signifie "saisir", "emporter avec violence" ou "enlever de force". Il peut également impliquer l'idée de "hâter" ou de "presser" quelque chose. Le mot peut être utilisé dans des contextes divers, allant de l'action physique de saisir un objet à l'enlèvement forcé ou à la violence. De rapere in errorem — (Cicéron) induire en erreur. Aussi amentiā rapi — (Cicéron) être entraîné par un délire. 

En d'autres mots, pour les apostats évangéliques néo-catholiques hypocrites, le ciel est un endroit de violence extrême. et non un état d'être. Il serait ainsi une localité quelconque dans l'univers. On pourrait y arriver en se déplaçant par quelques moyens comme en embarquant sur un tapis magique ou par soucoupe volante. Leur notion de s'élever dans les airs ne spécifie pas comment haut ils vont se rendre, sauf de dire qu'ils vont être reçus dans une nuée. Un vaisseau spatial s'y cacherait-il pour les amener sur une autre planète? On se trouve ici en pleine théologie-fiction. Ils ont même produit des films sur ce sujet insensé. Au son d'une trompette mystérieuse, ils vont tous s'élever dans les airs comme des fusées, à la rencontre d'une armée qui vient sur des chevaux volants. Une vraie mythologie de chambre ronde. Le rêve des évangéliques est de devenir des fusées humaines propulsées par leurs flatulences anusiennes merdiques de trinitarés cinglés.

Mais contrairement à ce scénario fictif absurde, le vrai chrétien se base sur le Grec et non sur le Latin. Or le mot Grec pour enlèvement est harpazo ― et signifie être élevé dans l'admiration, être émerveillé, être ravi d'enthousiasme, subir une transformation merveilleuse: Action d'être transporter spirituellement au ciel. État mystique, supérieur à l'extase, dans lequel l'âme, soustraite à l'influence des sens et du monde extérieur, se trouve transportée dans un monde surnaturel, amenée vers Dieu. Perte de conscience partielle ou totale du monde extérieur. État de bonheur, de plaisir extrême qui fait oublier tout ce qui ne suscite pas ce plaisir. Mais le mot porte aussi les aspects négatifs de saisir, enlever de force. réclamer.

Maintenant le mot nuées ou nephele signifie étymologiquement une grande multitude, être assembler ou action de mettre ensemble plusieurs éléments en un seul; élimination de l'individualité pour former un tout. Nous avons donc ici la description de l'Émergence de Christ du cœur de ses élus qui les transformera en son image, en les unissant tous en un seul Corps glorieux qui sera le Nouvel Homme. Il s'agit de la manifestation soudaine d'une nouvelle race céleste et éternelle humano-divine, existant comme un seul Homme, à savoir Christ qui incorpore tous ses élus en une nouvelle existence qui surpasse toutes imaginations. Nous avons donc quitté ici le monde fictif des évangéliques réprouvés, pour entrer dans le domaine spirituel d'une existence éternelle qui est l'héritage des saints. Il n'y aura donc aucun enlèvement dans les airs, mais un ravissement de transformation et d'intégration ou fusion avec la grande multitude infinie d'êtres vivants, dans la lumière éblouissante de la gloire éternelle, et dans laquelle nous serons tous en un et un en tous éternellement.

 

VISION SPIRITISTE DE L'ENLÈVEMENT MYTHIQUE

La fausse doctrine de l'Enlèvement Secret fut introduite par Edward Irving qui fonda l'Église Catholique Apostolique en 1832. On l'avait destitué de l'enseignement à la chaire de prédicateur en 1832 et privé de la dignité de prêtre dans l'Église d'Écosse en 1833. Il fut expulsé de l'Église d'Écosse à cause de son traité où il était parvenu à la conclusion que Christ possédait la nature humaine déchue. Son enseignement principal était qu'une grande tribulation devait se passer entre la Résurrection des Hommes Justes et l'Enlèvement des Saints, et le renversement de Satan suivant par le règne millénaire de Christ. Depuis, beaucoup de variantes du sujet de l'enlèvement ont surgi, cependant leur base hérésiarque reste la même.

Les deux prédicateurs de l'enlèvement de la pré-tribulation, les faux prophètes, J.N. Darby et Irving, ont eu une influence considérable sur le christianisme Piétiste et Arminien qui empoisonne toute la masse du mouvement Évangélique moderne. La doctrine d'Irving de l'Enlèvement Secret se trouve être originaire de la vision spiritiste de Margarette McDonald au mois de mars, 1830, quand elle a parlé, étant en transe, de sa vision de l'Avènement de Christ. C'était une occasion hystérique, comme nous voyons souvent chez les Pentecôtistes et Charismatiques de nos jours, qui a pris la forme d'une rumeur et plus tard, elle est devenue une doctrine qui ne se base nullement sur le texte de la Bible, sauf en le forçant avec des conjectures sophistiquées qui lui font dire ce qu'elle ne dit pas, comme c'est la coutume chez les trinitarés évangéliques.

Cette doctrine spirite ou occulte a pénétré dans la Confrérie de Plymouth à l'aide de John Nelson Darby (1800-1882) qui l'a introduit dans l'interprétation prophétique générale dans son mouvement baroque. Cette théorie, donc, ne se fonde que sur les délires hystériques d'une jeune femme qui est tombée en transe au mois de mars, 1830, au temps où des visions occultes pareilles étaient à la mode, comme on retrouvait aussi chez les méthodistes de John Wesley qui donnèrent naissance au pentecôtisme. On nomme Darby le père du Dispensationalisme moderne, c'est pourquoi il est juste de l'accuser de la propagation de ce non-sens dangereux. On l'a élevé à une dignité de diacre à l'Église d'Angleterre en 1825, mais à cause de la liturgie fondamentale du clergé anglican à ce temps-là, lui et d'autres croyants désenchantés, se sont réunis et ont formé un mouvement neuf à Dublin, tout en faisant Plymouth leur centre, et c'est donc pourquoi ils sont devenus connus comme Confrérie de Plymouth ou Darbystes, quoique ces réprouvés se donnent le nom de Frères Chrétiens pour en séduire le plus grand nombre. C'est par ce mouvement  diabolique que Darby a propagé les doctrines d'Irving qui se fondait sur les visions spirites de madame McDonald. Il n'y a donc aucun doute que la source de la doctrine de l'enlèvement enseignée par les évangéliques du christianisme contrefait moderne est une doctrine occulte de duplicité infernale conçue pour séduire la masse des ignorants.

 

LES PERVERSIONS DE LA BIBLE SCOFIELD

Cette perversion doctrinale de John Nelson Darby exerça une grande influence sur un autre faux prophète, Cyrus Ingerson Scofield (1843-1921). Scofield a même fait l'éloge de Darby comme un savant de la profondeur la plus grande de son temps.

Scofield était avocat de profession, mais il s'est forgé une réputation d'escroc et de fraudeur. Il a été reconnu coupable de falsification de signatures et a purgé une peine de prison pour délits financiers. Sa vie a été jalonnée de tromperies et de manipulations. Il a abandonné sa femme et ses enfants, les laissant dans la pauvreté, tandis qu'il se reconvertissait en prédicateur. Malgré son image publique de piété, il a vécu une vie marquée par la malhonnêteté, l'ivrognerie et les escroqueries financières.

Alors, comment un homme aussi pervers a-t-il pu accéder à la notoriété dans les cercles chrétiens ? Non pas grâce à une étude théologique approfondie ou à sa fidélité aux doctrines historiques de l’Église, et certainement pas à une vie sainte, mais par la tromperie, les artifices marketing et la crédulité d’une Église peu perspicace. La plus grande arme de Scofield n’était ni ses sermons ni ses arguments, mais sa plume. En 1909, il publia la Bible de référence Scofield , qui devint le principal outil de diffusion de la pensée dispensationaliste.

 Par la production de l'ouvrage de référence de Scofield et, particulièrement, par ses remarques concernant la prophétie, il a contribué à la perpétuation d'une doctrine de perversion qui renverse le Royaume de Dieu et qui fait du tort considérable à un grand nombre de personnes. En France, la Bible Scofield fit son apparition en 1975 lorsque la Maison de la Bible (Genève), maison apostâte, lança une nouvelle édition de la version Louis Segond,  traduction tendancieuse et antichrétienne comme tentative de subversion de la foi authentique, laquelle incorporait ce système interprétatif dangereux. Les soixante-dix semaines prophétiques, Daniel 9:24-27, sont expliquées dans la Bible Scofield, pages 962-963. Soixante-neuf semaines sont comptées jusqu'à la manifestation du Messie et sa mort, lorsque la prophétie en indique soixante-dix. Scofield a falsifié la Parole de Dieu en altérant la prophétie de Daniel. Après cela, l'horloge chronologique (quant à Israël) est interrompue et alors s'ouvre une parenthèse imaginaire subversive dans le temps. C'est dans cette parenthèse ou laps de temps que Dieu appelle les membres de l'Église. Lorsque Jésus reviendra la seconde fois, Il enlèvera supposément son Église de la terre pour qu'elle soit avec Lui dans le Ciel. Mais aussi par cette parenthèse, il transféra le sacrifice de la croix à la fin des temps, annulant ainsi la grâce du salut. Scofield était un malade mental détraqué de la réalité et de la vérité. Sa doctrine de fou-braque est digne de la plus grande illusion de la chambre ronde.

Les notes dans la Bible Scofield sont tellement dangereuses que nous devons inclure ici la mise en garde du pasteur Kayayan, ancien directeur de Perspectives Réformées: «J'aimerais ouvrir une parenthèse concernant les versions de la Bible, plus particulièrement sur certaines versions récentes. En effet, depuis peu, le marché est inondé de traduction, de versions, de paraphrases, de Bibles annotées, de Bibles illustrées et d'autres séduisants imprimés qui, représentent à mon avis la confusion qui règne actuellement au sujet de la Bible... J'avoue que je m'inquiète de cette prolifération de Bibles, qui me rappellent les valises à double-fond des fraudeurs passant par les douanes! Je n'insisterai pas longuement sur l'inutilité des paraphrases dites vivantes ou modernes de la Bible. Rien de plus dangereux pour la Parole de Dieu que celles-ci. Des versions modernes dans toutes les langues, comportent des notes théologiques et dogmatiques propres à obscurcir le sens de la Bible et à égarer le lecteur. J'en connais une qui vient d'être traduite de l'anglais en français (la Bible Scofield), et qui remporte un effarant succès de librairie. Je dirai à son sujet que ses notes marginales ne sont rien moins qu'une cinquième colonne théologique introduite dans la Bible et capable de désintégrer tout l'Évangile... Je ne saurai mettre assez en garde mes lecteurs contre les abus des versions truquées et des paraphrases ingénieuses qui altèrent totalement les sens de la Bible sous prétexte d'en rendre l'interprétation aisée et la lecture moins rebutante».

La pire abomination de la Bible de Scofield et des évangéliques qui prennent ses notes pour la vérité même, est que son interprétation de Daniel 9:27 affirme que celui qui fait cesser les sacrifices par le sang, est l'Antichrist fantasmogorique qui fera une alliance avec le faux Israël moderne, dans un temple reconstruit à Jérusalem. En d'autres mots, cette interprétation attribue le sacrifice de Christ sur la croix à Satan, car toute la prophétie des 70 semaines de Daniel se rapporte à Christ qui enlève les péchés de son peuple en s'offrant en sacrifice sur la croix, ce qui abolie tous les sacrifices de l'Ancienne Alliance. La Bible de Scofield est donc une Bible satanique, et ses adeptes en sont les disciples infernaux, les enfants du diable. Ceux qui mettent leur confiance dans le système prémillénariste dispensationaliste, mettent le sceau à leur perdition éternelle. Ce n'est pas au hasard que dans la francophonie la Bible Segond fut choisie pour inclure les notes de Scofield, car cette traduction de la Bible s'oppose à la divinité de Christ, son auteur avait même renié ouvertement cette vérité essentielle, de même que l'inspiration des Saintes-Écritures. La Bible Segond prépara le chemin pour la manifestation de la Grande Apostasie d'un faux peuple de Dieu de langue française, à savoir le mouvement dit Évangélique qui a connu son essor en l'an 1967, temps de grands bouleversements idéologiques propice à l'occultisme, au satanisme, et au spiritisme. Nous en sommes des témoins oculaires. Le mouvement Évangélique est ainsi identifié comme étant dans sa collectivité « le fils de la perdition », à savoir l'Antichrist.

 

L'IDENTITÉ DE L'ANTICHRIST EST FINALEMENT DÉVOILÉE

D'entre toutes les doctrines aberrantes que nous retrouvons chez les sectes dites Évangéliques, le faux peuple de Dieu, celle sur l'Antichrist démontre non seulement une confusion abjecte la plus totale, mais aussi le plus grand désastre théologique qui a envahi la masse du christianisme dans toute l'histoire. Ainsi nous avons pleinement d'évidences que, de par ses nombreuses fausses doctrines, et dans sa collectivité universelle, le mouvement Évangélique est lui-même l'Antichrist qui devait venir. Situation lamentable assez étrange et paradoxale pour des gens qui se disent chrétiens, et qui affirment croire dans la vérité des Saintes-Écritures qui déclarent: «... quiconque croit en lui ne sera point confus.» (Rom. 9:33) Soit donc que les Écritures se trompent, ou soit que ces gens sont des imposteurs !

Le Seigneur Jésus-Christ aurait-il laissé ses apôtres et ses disciples dans la confusion la plus totale à propos d'un sujet si important, propos qui serait la cumulation de toute l'histoire du christianisme? Évidemment que non, et c'est ce que nous allons démontrer. Les piliers de la doctrine Antichrist que nous retrouvons chez tous les évangéliques sont: le libre-choix, la trinité de trois personnes en Dieu, le prémillénarisme et Dispensationnalisme, la présomption, l'estime de soi, et le millénium d'un royaume terrestre, ainsi que le formalisme d'une prétendue orthodoxie ecclésiale, l'hérésie du libre-choix et l'arminianisme. Toutes ces choses et encore plus, les identifient positivement comme étant l'Antichrist, la tête étant la papauté et leur aspiration étant le Sionisme. Le Diable est leur père, et la Grande Prostituée leur mère. Anciennement ils étaient nommés les fils du serpent, les Lucifériens de l'apostasie primitive. Il n'y a rien de nouveau sous le soleil, nous dit l'Ecclésiaste, ce qui a été est ce qui sera. Leur raisonnement serpentin n'a pas cessé de ramper dans la poussière de leurs aberrations. Ils ont été créés pour la perdition, et aucun d'eux n'échappera à la juste colère de Dieu. Ils sont marqués du sceau de la bête depuis avant la fondation du monde, leurs noms ont été effacés du Livre de Vie.

Les études des partisans de l'enlèvement varient à propos de l'identité de l'Antichrist, dont ils en sont le miroir, refusant de voir l'image répugnante qui s'y trouve. D'après celles-ci, l'Antichrist est un athée, ou un incroyant, ou bien un apostat juif. Ces commentaires sont injustes.

Ces études prennent source des prophètes d'église du moyen âge et c'est une ruse erronée pour détourner l'attention de sa source réelle. Les arguments pour l'identification juste du Pape comme l'Antichrist du temps de la Réformation sont devenus si intenses que le Cinquième Conseil de Latran a pris une résolution défendant d'écrire des ouvrages ou prêcher sur le sujet de l'Antichrist. En prenant en considération le dommage causé à l'Église Catholique par les Réformateurs Protestants sur le sujet de l'identification du Pape comme l'Antichrist, une contre-interprétation avait à paraître. Les théologiens de la Société de Jésus (les Jésuites ou Robes Noires) ont produit cette contre-interprétation. L'auteur de cette contre-interprétation était Francisco Ribéra (1537-1591) de l'Espagne Salamanca qui publia un commentaire de 500 pages tâchant de l'opposer aux études protestantes qui présentaient le Pape comme l'Antichrist, ce qu'il est en réalité comme chef d'un faux christianisme mondial.

Cet homme, donc, est un fondateur logique de l'École Futuriste d'Interprétation (voyez aussi Encycl. Britannica, Edition 11, Vol.23, p.213, l'article Révélation pour l'information détaillée de l'École Futuriste). Les doctrines de Ribera ont été développées par Robert Bellaremine, cardinal d'Italie, un controversiste Jésuite qui a noté qu'il n'y avait aucune référence au pouvoir du pape en Daniel, Jean et Paul et que leurs prophéties et leurs études se rapportaient à un Antichrist à venir, détournant ainsi les yeux des Protestants contre la Papauté. Joseph Zacchello, un ex-prêtre catholique dit que “les Jésuites avaient l'intention de détourner l'attention des hommes et de leur empêcher de comprendre la réalisation des prophéties concernant l'Antichrist à l'Église Catholique et au Pape qui donna naissance au mouvement dit Évangélique ou néo-catholicisme. Le jésuite Ribera a développé un système futuriste d'après lequel l'Antichrist est encore à venir.” En outre, il a ajouté “Les Protestants qui partagent le système futuriste, font le plaisir du Pape et font le jeu de Rome” (J. Zacchello: Qui est l'Anté-Christ- cité par Woodrow).

Le Futurisme et les doctrines principales de l'enlèvement étaient une doctrine de l'église catholique, jusqu'à ce que Samuel R. Maitland (1792-1866), le Bibliothécaire de l'Archevêque de Catenbury, soit devenu le premier Protestant qui admis l'interprétation futuriste du Jésuite Ribera. Puis, Edward Irving est venu se joindre à Ribera et ce fut lui qui a développé la doctrine de l'enlèvement Secret en conjonction avec la doctrine spirite de Margarette McDonald. Maitland était un unioniste d'une église anglicane qui gravitait vers le catholicisme et suivait avec mépris les dures batailles où la Réformation remportait des victoires. Au moyen de ses 50 ouvrages, cet homme a fait un dommage irréparable à l'Église d'Angleterre ainsi qu'aux Églises Réformées en général, et a contribué à cette propagande anti-biblique jusqu'à ce qu'elle captive des millions d'hommes.

Comme nous le voyons dans l'histoire, cette doctrine est une pièce de la propagande Jésuite incitée et soutenue par des apologistes comme Maitland, Irving, Darby, Scofield, Estep, ainsi que par des auteurs contemporains comme Hal Lindsey et plusieurs autres faux prophètes de ce calibre. Un autre Jésuite du nom de Manuel de Lacunza (1731-1801) écrivit sous le nom Juif de Juan Josafa (Rabbi) Ben-Ezra, un livre intitulé «La Venue du Messie dans la Gloire et la Majesté» pour obscurcir le fait que le Pape est l'Antichrist. Le livre de Manuel de Lacunza (1731-1801) fut traduit en Anglais par Edwar Irving. Luis De Alcazar, un autre Jésuite, écrivit "L'Investigation du sens caché de l'Apocalypse". Son livre devint la base du Prétérisme (voir The Catholic Origins of Furism and Preterism).

Nous devons spécifier ici que le Pape est l'Antichrist, mais seulement dans le sens qu'il est le représentant d'une doctrine antichrist qui élève la dignité de l'homme au même niveau que Dieu. De même aussi la nation moderne d'Israël est le représentant de cette même doctrine antichrist sous une différente désignation. Il s'agit ici de la doctrine de la justification par le choix connue aussi comme doctrine de la justification par les œuvres. En d'autres mots, l'Antichrist n'est pas un homme ni une nation, mais une doctrine qui a pour nom l'Arminianisme, enseignement pernicieux qui établit le libre-choix illusoire de l'homme au même niveau que la Souveraineté de Dieu, inversant ainsi la foi en lui donnant un différend sens que celui qui lui est attribué par les Saintes-Écritures. Cette inversion de la foi est décrite dans la Parole de Dieu comme étant la Grande Apostasie et la Marque de la Bête qui a deux cornes (le Vatican et Israël). Elle est la marque officielle d'un faux peuple de Dieu, un Christianisme contrefait qui séduit le monde avec un faux évangile, et cet «homme du péché», ce Juda, ce traître, est nul autre que le mouvement Évangélique, particulièrement les sectes Baptistes, Pentecôtistes et Charismatiques avec leurs faux miracles et leurs pratiques extatiques de dons occultes ou spirites.

 

LES ERREURS DE SCOFIELD RÉCEMMENT BIEN EXPOSÉES

Après avoir joui d'une grande popularité, dont on peut situer le sommet vers les années 1965, l'enseignement de Scofield est actuellement en régression, du moins au sein du christianisme traditionnel mais non parmi les sectes Évangéliques de trinitarés idolâtres qui raffolent de ce genre d'aberrations. Plusieurs étudiants sérieux de l'Écriture avaient bien avant cela découvert les côtés totalement arbitraires, voire antiscripturaires de la doctrine de Scofield.

Mais ce sont surtout les non-réalisations de ses attentes prophétiques qui lui ont porté un coup fatal aux yeux de ceux qui sont sain d'esprit. Sans le dire publiquement, beaucoup de ses partisans étaient persuadés que l'enlèvement aurait lieu avant 1988, et de toute façon ils ne concevaient pas qu'il put tarder jusqu'après l'an 2000.

Si les erreurs de Scofield ont été récemment bien exposées dans plusieurs ouvrages, encore faut-il se donner la peine de les consulter. Mais examiner des points doctrinaux n'est pas le fort des Évangéliques, ils préfèrent se donner à toutes sortes d'aberrations et de prétentions que de se donner la peine de vérifier si leurs notions sont justes et bibliques. Suffit-il de leur dire que le sujet de l'enlèvement est dans la Bible et de leur montrer quelques versets tirés hors de contexte, et le tour est joué, ils sont accrochés comme des poissons qui sautillent partout hors de l'eau. Les crédules sont des proies faciles à manipuler, on voit exactement la même chose se produire avec les dons spirituels et la délivrance de démons, on a qu'à leur indiquer que ces sujets sont dans la Bible et ils sont attrapés au piège, car ils ont soif du sensationnalisme et l'apparence est plus importante dans ces milieux que la vérité.

À l'époque du début du Sionisme en 1892, plusieurs étudiants de la Bible, influencés par les Darbystes, étaient arrivés à la conclusion qu'un jour Israël serait à nouveau compté parmi les nations. L'avenir a prouvé qu'ils avaient tort, l'Israël moderne n'est en aucune façon l'ancien Israël mais l'ancien empire des Khazars qui prit pour nom Israël, séduisant ainsi le monde entier (voir: Les Khazars et Israël).

L'Israël moderne a plutôt été démontré comme étant la deuxième bête de l'Apocalypse, celle qui sort de la terre des nations. Le Sionisme est rejeté par presque la totalité des Juifs réels de nos jours, et avec raison car le Sionisme est une pieuvre sous le contrôle d'une société secrète dont les tentacules s'étendent sur le monde entier. Lorsque la secte néfaste des Darbystes s'exprimait sur le futur retour des Juifs en Israël, ses membres insistaient que l'Église serait enlevée avant, car sinon l'Écriture exhorterait à attendre cet événement plutôt que le retour de Christ. L'avenir a prouvé qu'ils avaient horriblement tort, ils avaient été victimes d'une fausse prophétie basée sur une fausse doctrine de laquelle ils ne veulent point démordre jusqu'à ce jour. Dans les années 1970, la doctrine de Scofield était florissante dans les églises évangéliques, et elle détient encore une forte influence parmi ces réprouvés. On parlait beaucoup de la reconstruction du temple à Jérusalem afin que les prophéties soient accomplies. Mais quand on demandait si les chrétiens voyaient cette reconstruction, il était répondu que l'enlèvement aurait lieu avant car cela aurait été contraire à la doctrine de l'imminence selon le faux prophète Cyrus Ingerson Scofield.

Une des particularités les plus remarquables et les plus étranges de la fausse doctrine Darby-Scofield est son insistance sur un enlèvement secret. Or rien dans la déclaration de Paul ne conduit à une telle idée; l'enlèvement, si enlèvement est, y est au contraire présenté, comme un phénomène spectaculaire: un signal est donné, un archange tonne de sa voix, une trompette sonne, les morts en Christ (tous les morts en Christ!) ressuscitent, ils sont enlevés avec les vivants sur des nuées ! Il serait impossible de passer un tel évènement sous secret, si une telle chose se produisait réellement. Même en admettant que le monde incrédule ne comprenne pas ce qui est en train d'arriver, il ne peut s'empêcher d'en être témoin par ses oreilles et par ses yeux. Comment donc l'idée d'un enlèvement secret a-t-elle pu germer chez Darby ? Mais voyons auparavant deux conséquences intéressantes de cette conception:

1) L'enseignement de Scofield passe sous silence ce qui a motivé la révélation de Paul aux Thessaloniciens (1 Thes. 4:13-18; 5:1-11): ils s'affligeaient au sujet des chrétiens déjà morts. Le but de Paul dans ce passage est de leur apprendre que les morts en Christ ne seraient nullement désavantagés par rapport aux vivants lors de la parousie; il écrit (selon les traductions conventionnelles de la Bible): «Nous les vivants, restés pour l'avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont décédés... et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants...» Paul présente cet ordre de faits comme un puissant motif de consolation pour les Thessaloniciens qui s'affligeaient au sujet de leurs morts: «Consolez-vous donc les uns les autres par ces paroles.»

Cependant la doctrine de Scofield sur l'enlèvement secret n'insiste pas sur la résurrection des morts en Christ puisqu'on voit difficilement comment un tel événement pourrait passer inaperçu, et d'autre part, elle tord le sens de consolez-vous donc les uns les autres en prétendant que Paul enseignait ainsi que l'enlèvement aurait lieu avant la tribulation. Il y a là un contresens complet qui ne peut être que volontaire. Pourquoi y a-t-il une telle confusion sur ces passages dans l'enseignement de Scofield. La réponse est enfantine: un enlèvement instantané est nécessairement secret. Personne n'a le loisir de l'observer ! Tel est la logique sotte des Darbystes et de tous ceux qui la suivent comme des moutons aveugles.

2) Comment donc maintenant, rendre compte, psychologiquement, puisqu'on ne le peut bibliquement, de l'idée d'un enlèvement secret ? Le pré-tribulationisme de Darby est largement motivé par la volonté de faire une distinction entre les croyants "spirituels" (ceux qui admettent cette doctrine) et les croyants "charnels" (ceux qui, ancrés dans le monde, pensent y rester encore quelques années).

Si l'Écriture admet effectivement une distinction entre le chrétien spirituel, et le chrétien charnel, elle ne la base certainement pas sur l'adhésion à la doctrine d'un enlèvement secret ! Il suffit de lire une biographie de Darby (non écrite par un Darbyste) et de noter son comportement envers ceux qui ne partageaient pas ses idées, comme Georges Muller par exemple, pour s'expliquer assez bien comment il a pu arriver à la doctrine d'un enlèvement secret. Si cet enseignement a pu se perpétuer c'est que, psychologiquement, partager un secret est très valorisant. Les fondamentalistes de Scofield prétendent à un certain monopole de la piété. Pour être spirituel et pieux il faut croire que l'on va être enlevé ce soir, en un claquement de doigts. Si on met en doute cette éventualité c'est évidemment que l'on est charnel et que l'on désire, en fait, rester dans ce monde.

 

QUI RETIENT L'HOMME DU PÉCHÉ, LE FILS DE LA PERDITION D'APPARAÎTRE ?

Ou en d'autres mots, qui empêcha le mouvement Évangélique Antichrist d'apparaitre ?

Lorsqu'on mentionne les trois positions millénaristes classiques au regard du retour imaginaire de Jésus-Christ, soit le pré-tribulationisme, le mi-tribulationisme, le post-tribulationisme, ceux qui ne se font pas trop bien à l'enseignement de Scofield s'imaginent d'autres déviations que, conformément au sens des mots, le pré-tribulationisme consiste seulement à croire que l'Église ne traversera pas cette période de la fin des temps appelée communément la Grande Tribulation, qui en réalité se produisit lors de la destruction de Jérusalem en l'an 70.. Ils se trompent grandement et les conséquences en seront désastreuses.

Le souci d'un fondamentaliste Scofield n'est pas tant de soutenir que l'église sera enlevée avant la tribulation, que de faire passer l'idée que l'église sera enlevée avant l'apparition publique de l'homme du péché, le fils de la perdition, qui est communément appelé l'Antichrist, quoique ce dernier terme ne se trouve pas dans ce contexte. La distinction est, encore une fois, très importante. Nous savons d'ailleurs que l'Antichrist n'est pas un homme ni une nation, mais une doctrine insidieuse qui est l'apanage de tous les Évangéliques, incluant les Darbystes. Tous sont marqués du sceau de cette doctrine dangereuse qui les conduit droit en enfer, mais nous savons aussi qu'ils ont été désignés à cela.

On sait que dans la deuxième épître aux Thessaloniciens Paul fait allusion à une puissance qui retient la manifestation publique de l'homme du péché. Les Thessaloniciens savaient de quoi Paul parlait, mais on veut nous faire croire que Paul s'exprime en termes volontairement voilés et que nous en sommes aujourd'hui réduits à des conjectures. En d'autres mots, le chrétien authentique moderne serait un ignorant qui est privé des lumières de la grâce et de la vérité, et que Christ en lui ne peut l'enseigner ni lui accorder la révélation de ce qu'il lit dans les Saintes-Écritures. Bien des suppositions insensées sur ce sujet ont été faites au cours des siècles.

Du temps d'Origène certains avancèrent que le Retenant pouvait être le Saint-Esprit; Origène répondit avec raison: «si cela avait été le cas, Paul l'aurait dit». Or l'enseignement de Scofield prétend lui aussi identifier le Retenant avec le Saint-Esprit, mais avec une nuance qui change tout, le Saint-Esprit dans l'Église. En termes clairs, pour ces reprouvés, le Retenant c'est l'Église. On atteint là le cœur de la doctrine Scofield, qui n'est pas le pré-tribulationisme en soi, ni même le dispensationalisme, ils n'en sont que des aspects secondaires, son fondement réel se situe dans la «révélation spirite» qui advint dans les milieux Irvingiens au début du 19e siècle, comme quoi l'Église empêchait la manifestation de l'Antichrist, lorsqu'elle est elle même l'ennemi de Christ. D'autres «révélations spirites» eurent lieu à cette époque sur le départ imminent de l'Église, qui évidemment se sont avérées fausses.

On sait que l'église d'Irving donna par la suite naissance à l'église néo-apostolique, très hiérarchisée, dirigée par 12 nouveaux apôtres ayant à leur tête un patriarche. Le plus remarquable d'entre eux fut le pasteur Bischoff qui prophétisa son enlèvement de son vivant. Il est mort en 1960 et le collège des apôtres écrivit alors une circulaire à tous les membres, dans laquelle ils confessaient leur incompréhension devant "la décision insondable de Dieu qui avait modifié sa volonté".

Aussi incroyable que cela paraisse, après un tel camouflet public, l'église néo-apostolique subsiste jusqu'à nos jours. Mais faut-il s'en étonner quand le darbysme et la doctrine de Scofield, issues de la même racine, sont encore là aujourd'hui? Il est toujours possible naturellement de contester une question historique, mais lorsqu'on se réclame de la pensée protestante, attachée indéfectiblement à la Parole, comment soutenir que l'Église empêche la manifestation de l'Antichrist? Ce passage est la véritable bête noire, le Textus Belli, des fondamentalistes Scofield, il reste cependant incontournable. Paul y parle indubitablement de ce qui semble être un enlèvement dans les traductions conventionnelles:

«Pour ce qui concerne l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ et notre réunion avec lui, nous vous prions, frères, de ne pas vous laisser ébranler dans votre bon sens...»

Certains Scofieldiens ont essayé de traduire le «pour ce qui concerne» en un «nous vous écrivons en faveur de l'enlèvement», comme s'il fallait convaincre les Thessaloniciens qu'un enlèvement aurait bien lieu. C'est syntaxiquement et logiquement inadmissible, et on peut réellement dire qu'ils sont «ébranlés dans leur bon sens» tellement ils dévient de la vérité.

D'autres ont voulu faire une distinction entre jour du Seigneur qui serait le retour de Jésus pour juger, et jour de Christ qui serait celui de l'enlèvement. Malheureusement pour eux le Textus Receptus porte justement jour de Christ, au verset 2, à la place de jour du Seigneur, renversant ainsi totalement leur argument, qui par ailleurs ne tient pas face à d'autres passages.

D'autres encore ont inventé le scénario suivant: les Thessaloniciens redoutaient que l'enlèvement n'eût déjà eu lieu et qu'ils n'aient été laissés derrière. Paul écrirait pour les rassurer. Il est difficile d'imaginer plus absurde. Car comment les Thessaloniciens auraient-ils pu croire que Paul lui-même, et tous les apôtres, avaient eux aussi été laissés derrière? Et qui donc avait été enlevé dans ce cas ? Ensuite, si Paul leur avait précédemment enseigné que l'Église retenait l'apparition de l'Antéchrist il ne pouvait leur écrire, pour les rassurer: il faut auparavant qu'on ait vu paraître l'homme impie. Sans doute certains d'entre eux s'étaient laissés persuader que le jour de Christ, ou le jour du Seigneur, jour de colère et de jugement, était arrivé; alors Paul leur aurait dit, dans la logique Scofield: c'est impossible parce que vous n'avez pas été enlevés ! Mais à l'inverse il leur dit: c'est impossible parce qu'on n'a pas vu paraître encore l'homme impie !

Nous voyons donc que ce texte s'oppose complètement à ce que l'Église soit le Retenant. On aurait tort de penser qu'il s'agit là d'un point mineur dans l'enseignement Scofield, c'est au contraire la pierre angulaire de tout le système. Preuve en est l'attitude de ses partisans dès qu'on remet en cause ce point. Plusieurs missionnaires de mouvements fondamentalistes verraient leur soutien coupé s'ils osaient exprimer leurs doutes face à 2 Thessaloniciens 2. Ce fut le cas pour Marvin Rosenthal, l'auteur de «Pre-wrath Rapture».

L'axiome principal de la doctrine Scofield étant donc reconnu, s'expliquent toutes sortes de bizarreries dans ses interprétations. Un exemple: Jésus mourant sur la croix, remet sa mère aux bons soins de Jean: «Jésus, voyant sa mère et auprès d'elle le disciple qu'il aimait dit à sa mère: Femme voilà ton fils. Puis il dit au disciple: Voilà ta mère.» (Jean 19:26-27) On sait ce que les catholiques romains ont tiré de cette parole. Ils concluent que Marie est devenue Mère de l'Église représentée dans la personne de Jean.

Dans l'Apocalypse, Jean a une vision, il écrit au chapitre 4: «Après cela, je regardai, et voici, une porte était ouverte dans le ciel. La première voix que j'avais entendue, comme le son d'une trompette, et qui parlait me dit: Monte ici, et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite.» Les fondamentalistes Scofield concluent dans leurs délires psychotiques qu'il s'agit de l'enlèvement de l'Église représentée dans la personne de Jean. Comment ne pas reconnaître la similitude des deux procédés, ou plutôt leur identité ? Si l'on en rejette un on ne peut accepter l'autre. Ce sont deux manières fantaisistes de violenter le texte biblique pour lui faire dire ce dont on est déjà persuadé.

Nous voyons aussi que la doctrine de Scofield repose sur la tentation de singularité élitiste et le désir d'exercer une pression sur l'auditoire. Il n'y a là rien de surprenant, on retrouve deux traits essentiels de la carrière de Darby, son principal promoteur. Rappelons que pour cet homme, l'Église, ayant échoué dans sa mission avait été rejetée de Dieu, et qu'il était appelé, lui Darby, à rétablir le vrai ministère et la vraie interprétation des prophéties, tout comme le font plusieurs faux prophètes de nos jours. On peut ne pas être d'accord avec cette appréciation sur sa personne, mais une chose demeure incontestable: Paul n'enseigne nulle part dans ses épîtres la doctrine de Darby. Et si l'on prétend que c'est quand même ce qu'il croyait sans l'avoir écrit explicitement, je demande comment il se fait, dans ce cas, qu'il n'attache pas à cette doctrine l'importance centrale que lui a donné son inventeur.

Néanmoins nous ne laisserons pas le lecteur sur sa faim vis-à-vis du titre: le Retenant. Si on n'y apprend point directement qui il est dans ce deuxième épître aux Thessaloniciens, n'oublions pas un des principes fondamentaux de la Réforme à savoir que l'Écriture s'interprète elle-même, et s'il semble y avoir quelque obscurité dans un passage, le Saint-Esprit ou Réflexion Vivifiante de Christ en nous, qui n'est jamais en contradiction avec lui-même, s'exprime plus clairement dans un autre, de telle sorte que le doute ne subsiste que pour ceux qui veulent obstinément demeurer dans l'ignorance. Devons-nous nous résigner à ignorer ce que les Thessaloniciens savaient, et ce que nous devrions savoir si nous avons réellement l'Esprit de Christ en nous? Avant cet événement glorieux de l'apparition finale de Christ au jour de l'Émergence, une position dogmatique ne serait-elle pas permise ? Et si l'on a la réponse à cette question, est-il prudent, aujourd'hui encore, d'en parler ou faut-il se taire de crainte de déranger le piètre confort doctrinal de ceux qui déforment la vérité ? Évidemment que non, noue devons les exposer pour ce qu'ils sont.

 

ESQUISSE SUR LA FAUSSE DOCTRINE MILLÉNARISTE DES RÉPROUVÉS

Avec le sujet de l'enlèvement ou plutôt du « ravissement en extase, ensemble avec eux dans les multitudes infinies de sa présence » (1 Thessaloniciens 4:17), nous touchons inévitablement à l'enseignement biblique relatif aux événements de la deuxième venue de Jésus le jour de la Pentecôte. Les prémillénaristes-dispensationalistes qui croient que le retour de Jésus marquera l'inauguration du millénium (un règne fictif de mille ans sur la terre - aspiration Sioniste) en sont arrivés regrettablement à plusieurs fausses conclusions:

1) Jésus apparaîtra soudainement et secrètement dans les cieux, pour être vu uniquement par les justes, vivants ou morts. Nous avons clairement démontré que Jésus ne revient pas secrètement et que cette doctrine qui est associée à l'enlèvement secret est une fausse doctrine occulte. Aucun christien réel ne s'associe ou ne supporte une telle interprétation pernicieuse des Écritures.

2) Il ressuscitera ces derniers. Les Écritures enseignent clairement que les justes et les injustes seront ressuscités en même temps.

3) Pendant ces sept années, l'Antichrist régnera sur la terre et y provoquera une grande tribulation. Il fut démontré que l'Antichrist n'est pas une personne ou une nation, mais une fausse doctrine qui élève l'homme au même niveau que Dieu en ce qu'il se déclare maître de son destin par l'exercice de son libre-choix illusoire. Il en advient aussi que la grande tribulation se rapporte à la destruction de Jérusalem en l'an 70 de notre ère.

4) Pendant cette période, bon nombre de Juifs seront convertis à Christ, et à leur tour ils convertiront beaucoup de gens. La Parole de Dieu n'enseigne aucunement un salut national pour les Juifs ni pour aucune autre nation. Il fut prouvé sans aucun doute que la nation moderne d'Israël n'est pas l'ancienne nation d'Israël mais un faux Israël qui est le peuple de Satan formé de l'ancien empire des Khazars.

5) À la fin des sept années, l'Antichrist conduit ses armées contre les chrétiens dans la grande bataille d'Armageddon. Comme nous l'avons indiqué, la guerre d'Armageddon n'est pas une bataille littérale entre les armées de la terre et l'armée de Christ, mais une guerre spirituelle dans laquelle nous sommes présentement.

6) Jésus reviendra avec ses saints et détruira l'Antichrist, jugera et punira les méchants et régnera sur la terre pendant mille ans sur le trône de David à Jérusalem. Quoiqu'il soit vrai que la doctrine Antichrist de l'Arminianisme sera détruite avec tous ses disciples, il est complètement faux qu'il y aura un règne de mille ans sur la terre dans lequel Christ régnera sur le trône de David à Jérusalem dans un temple reconstruit. Les Saintes-Écritures nous enseignent clairement que le 1000 ans correspond au temps de la grâce entre les deux avènements de Christ pour le salut de ses élus (2 Pierre 3:8,9). Ainsi ceux qui désirent un règne terrestre se retranche eux-mêmes du règne céleste et éternel.

7) À la fin du mille ans de règne, Satan sera relâché de sa prison pour faire la guerre aux saints; il est vaincu et jeté dans le lac de feu, alors vient le jugement dernier et le royaume éternel. À ceux qui ont des yeux pour voir, il est clair que Satan est déjà relâché de sa prison depuis un temps très spécifique pour séduire le monde avec un faux évangile, c'est à dire l'évangile du libre-choix des Évangéliques, évangile de l'hypo-grâce dont le salut dépend des efforts, de l'obéissance et de la persévérance du crédule qui coopèrent avec la grâce de Dieu pour assurer sa place au ciel.

 

Or, la doctrine de l'enlèvement contredit plusieurs doctrines clairement enseignées dans la Bible. Le passage de 1 Thessaloniciens 4:14-17, un des passages cités pour soutenir la doctrine de l'enlèvement, déclare que Jésus, «à un signal donné, à la voix d'un archange, au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront en premier lieu». Cependant, il est clair que si Jésus désirait venir secrètement, il ne permettrait pas une telle agitation.

Sa venue ou apparition finale sera bien soudaine, mais pas du tout secrète. Selon Jean 6:40, les corps des justes seront ressuscités au dernier jour. L'événement décrit en 1 Thessaloniciens 4:14-17 ne pourrait pas avoir lieu au dernier jour si, comme les disent les prémillénaristes, il doit se passer sept années avant un règne de mille ans (suivi d'une autre période moins longue, juste avant la fin, comme l'enseigne cette théorie). Or Jean 5:28-29 nous dit que tous les morts ― les justes comme les injustes ― seront ressuscités à la même heure, en même temps. La théorie de l'enlèvement place la résurrection des justes avant le règne de mille ans, et celle des injustes après ce règne. La Bible ne souffle aucun mot sur deux résurrections distinctes, et encore moins sur un règne de mille ans littéral sur la terre.

Dans la parabole de l'ivraie, Jésus enseigna que les méchants et les justes seraient récoltés en même temps, à la fin des âges. Les méchants seront arrachés de parmi le peuple, et ils seront punis. Puis les justes resplendiront dans le royaume de Jésus (Mt. 13:24-30, 36-43). Dans la parabole du filet (Mt. 13:47-50), Jésus enseigna la même leçon que dans la parabole de l'ivraie: «il en sera de même à la fin du monde. Les anges s'en iront séparer les méchants du milieu des justes» (Mt. 13:49). Plutôt que d'enseigner que les justes seraient enlevés du milieu des méchants, Jésus enseigna le contraire, que les méchants seraient enlevés du milieu des justes.

En 2 Thessaloniciens 1:6-10, Paul enseigna la même vérité trouvée dans les paraboles de Jésus: les méchants seront punis à la venue de Jésus». Au verset 8 de ce passage, Paul dit que Jésus punira «ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n'obéissent pas à l'Évangile de notre Seigneur Jésus». Le verset 9 dit qu'ils auront «pour juste châtiment une ruine éternelle». Paul enseigna que Jésus était le premier parmi beaucoup de frères à être ressuscité (Rm. 8:29). La prochaine résurrection inclura ceux qui lui appartiennent, lors de sa venue. Alors viendra la fin, lorsque Jésus remettra le royaume à Dieu, selon 1 Corinthiens 15:22-27. Ce passage ne laisse aucune place pour insérer un enlèvement suivi d'un règne de mille ans hypothétiques. Quand Jésus apparaitra au moment de l'Émergence, toutes choses seront enlevées de la terre, et ce sera la fin de tout. Pierre enseigna en 2 Pierre 3:3-13 que les cieux et la terre se fondraient par l'effet de la chaleur, lors du retour de Jésus. Ce passage ne permet ni un enlèvement suivi d'un règne de mille ans, ni même l'existence d'une terre où de telles choses pourraient se produire après un tel enlèvement.

 

L'IMPORTANCE DU CONTEXTE EN ESCHATOLOGIE

L'eschatologie biblique étudie les doctrines et les notions relatives aux fins dernières, tant au niveau individuel (la mort et la vie après la mort) qu'au niveau cosmique (la fin du monde et l'apparition finale du Christ). Elle explore les événements de la fin des temps tels que décrits dans la Bible, notamment l'apparition finale du Christ, le jugement dernier, et le royaume éternel de Dieu. En d'autres termes, l'eschatologie biblique cherche à comprendre ce que la Bible enseigne sur le futur, en particulier sur la fin du monde, le jugement et la destinée de l'humanité. Cela inclut des thèmes comme la mort, la résurrection, le ciel, l'enfer, et l'apparition finale de Jésus-Christ lors de l'Émergence. Points clés de l'eschatologie biblique: Eschatologie individuelle: La mort, la résurrection, la vie après la mort, la relation avec Dieu après le décès. Eschatologie cosmique: La fin du monde, l'apparition finale du Christ, le jugement dernier, le royaume de Dieu. Importance pour la foi chrétienne: Comprendre les événements de la fin des temps permet aux justes d'espérer, de confier leur vie à l'Esprit des vivants, et de vivre selon la grâce de la reconnaissance et de la révérence envers Christ.

L'eschatologie est l'étude de ce qui touche à la fin des temps. Ce terme dérive du mot grec eschatos qui signifie « dernier, ce qui est final ».

 

1 Thessaloniciens 4:13-18

13 Or, mes frères, je ne veux pas que vous soyez dans l'ignorance au sujet des morts, afin que vous ne vous affligiez pas, comme les autres hommes qui n'ont point d'anticipation. Lé. 19. 28; De. 14. 1; 2 S. 12. 20;

14 Car si nous avons la certitude que Jésus est mort, et qu'il est ressuscité, ayons confiance aussi que L’ESPRIT DES VIVANTS ramènera par Jésus, pour être avec lui, ceux qui sont morts.

15 Car nous vous déclarons ceci par la Réflexion Vivifiante du SOUVERAIN PRINCE, que nous les vivants qui serons restés pour le surgissement* du SOUVERAIN PRINCE de ses élus, nous ne précéderons point à son Émergence ceux qui sont morts; 1 Co. 15. 22; 1 Co. 15. 51; *le grand jour de l'Émergence.

16 Car le SOUVERAIN PRINCE lui-même proviendra de la suprématie exaltée dans un rugissement puissant, avec l'appel irrésistible du Chef des messagers, et à la résonance de L’ESPRIT DES VIVANTS; et les morts qui sont en Christ ressusciteront premièrement; Mt. 24. 31; 1 Co. 15. 52; 2 Th. 1. 7;

17 Ensuite, nous les vivants qui serons restés, nous serons ravis en extase ensemble avec eux dans les multitudes infinies de sa présence, dans notre incorporation au SOUVERAIN PRINCE par le souffle de sa gloire, et ainsi nous serons éternellement avec le SOUVERAIN PRINCE; Jn. 14. 2,3; Ph. 3. 20. 21; Ap. 11. 2;

18 C'est pourquoi consolez-vous les uns les autres par cette Réflexion Vivifiante.

 - 1 Thessaloniciens 4:13-18 (Bible Machaira du Prince-Roi 2023)
 

Depuis plus d'un siècle, 1 Thessaloniciens 4:13-18 est le veau d'or de l'eschatologie hérésiarque dispensationaliste du christianisme contrefait moderne. Arraché à ses racines historiques et bibliques, il a été présenté aux congrégations comme la preuve ultime d'un enlèvement secret à la fin des temps – la disparition soudaine de millions de personnes, laissant derrière elles chaos, vêtements vides et véhicules abandonnés. Le poids de la tradition et de la répétition a rendu cette doctrine inattaquable aux yeux de nombreux évangéliques réprouvés. Mais ce n'est pas parce que de nombreux prédicateurs imposteurs la prêchent et que de nombreux séminaires l'enseignent qu'elle est vraie.

Ce passage a été détourné, déformé et rebaptisé pour correspondre à un système eschatologique qui n'existait même pas avant le XIXe siècle. L'idée d'un enlèvement pré-tribulationnel est totalement absente de l'histoire de l'Église jusqu'à son invention par le charlatan dispensationaliste John Nelson Darby. Les premiers Pères de l'Église, les Réformateurs et des siècles d'érudits bibliques n'ont jamais interprété 1 Thessaloniciens 4 à la manière des chamans prophétiques modernes. Ce n'est que grâce à une combinaison de réflexion spéculative de suppositions, de preuves ésotériques et d'un mépris quasi total du contexte biblique que ce fantasme a pris de l'ampleur.

L'enjeu est ne peut être plus grand. Si 1 Thessaloniciens 4 n'enseigne pas un enlèvement secret, alors le dispensationalisme s'effondre sous son propre poids. Sans ce passage, il n'y a pas d'échappatoire pré-tribulationnelle, pas de retour en deux étapes du Christ, pas de grande disparition avant la prétendue tribulation de sept ans. Si ce texte tombe, tout leur cadre théologique s'écroule comme un château de cartes.

Et ce que nous allons voir maintenant c’est que cela tombe très certainement – complètement et totalement – lorsque vous lisez le passage dans son contexte biblique, linguistique et historique approprié, comme nous avons fait plus haut avec la Bible Machaira du Prince-Roi 2023.

Pour saisir le sens de Paul, il faut se défaire de toute hypothèse moderne et revenir au monde du premier siècle. À qui Paul s'adressait-il ? Que vivaient-ils ? Que signifiaient ses paroles pour eux, dans leur langue, leur contexte et leur époque ? Sans cela, nous imposerons inévitablement nos propres préjugés modernes au texte. Et c'est précisément ce qui se produit depuis bien trop longtemps.

Et comme vous le verrez, Paul n'adressait pas un message codé aux chrétiens du XXIe siècle, obsédés par les légendes de la fin des temps, les cartes confuses et les romans prophétiques à succès, lorsqu'il écrivit 1 Thessaloniciens 4. Il s'adressait plutôt à des personnes réelles – des disciples thessaloniciens du Ier siècle – qu'il connaissait personnellement et qui parlaient des souffrances et des persécutions qu'ils subissaient sous la violence des Juifs et de Rome. Il écrivait à des gens qui connaissaient les promesses du Christ, qui avaient la certitude que Jésus mettrait fin à l'Ancienne Alliance, mais qui n'avaient pas encore vu ces choses se réaliser ! Ils craignaient, comme nous tous aurions craint à leur place, que leurs parents, leurs sœurs, leurs frères et leurs amis, qui avaient la foi ou assurance en Jésus mais mouraient avant de voir ces choses se réaliser, passent à côté du Royaume que le Christ apportait. Ils observaient autour d'eux et constataient que le temple était toujours debout, maintenant l'autorité de la loi. Les Juifs devenaient de plus en plus violents dans leur opposition au christianisme, et beaucoup se demandaient si suivre le Christ en valait la peine. Ils se demandaient si Jésus allait vraiment mettre fin à l'Ancienne Alliance et inaugurer pleinement un monde de Nouvelle Alliance, dont la résurrection des saints serait la preuve.

Pour ces hommes, ces femmes et ces enfants, il ne s'agissait pas d'un débat théologique abstrait; c'était la réalité. Paul leur écrivait une lettre très pastorale, destinée à les réconforter dans leur détresse et à leur donner l'espoir que Jésus et son Appel à renaitre étaient l'avenir du monde, et non les Juifs, leur loi et leur temple. Arracher ce livre de son contexte historique et prétendre que Paul l'a écrit en pensant à nous, c'est ignorer nos frères et sœurs souffrants de Thessalonique et prétendre que nous sommes plus importants qu'eux. C'est une forme de haine fraternelle que de privilégier notre contexte et notre époque aux leurs. Surtout lorsqu'il n'y a aucune raison exégétique de le faire !

Alors, pendant les prochains instants, regardons ce passage, que nous montrions comment Paul leur parle de choses qui se produiront au cours de leur vie, et non d’un enlèvement mystérieux psychédélique.

 

CONTEXTE ET TEMPS À L'ÉPOQUE DE  THESSALONIQUE

La première chose à comprendre est que Paul ne s'adressait pas à une époque historique normale. Il s'adressait à des disciples vivants une période unique de l'histoire du monde. Ils vivaient entre 30 et 70 apr. J.-C., ce qui peut paraître simple, mais ils se trouvaient au centre de la collision de deux mondes. Le monde de l'Ancienne Alliance s'effondrait; il déclinait; il s'éteignait, mais il tenait encore debout. Le temple se dressait toujours à l'horizon de Jérusalem, maintenant l'autorité de la loi sur un peuple de plus infidèle et rebelle. La prêtrise exerçait toujours ses fonctions dans la cour du temple. Des sacrifices étaient encore offerts sur l'autel. Mais, selon Jésus et Paul, cette époque touchait à sa fin.

Le Christ avait prononcé sa fin dans Matthieu 23. Il avait dit aux disciples qu'il ne resterait pas pierre sur pierre du temple dans Matthieu 24. Il avait proclamé la fin de l'ancien système et établi une Nouvelle Alliance par son sang. Cette alliance avait déjà commencé à se lever; elle atteignait déjà son apogée; elle allait être la dernière et ultime ère de l'histoire humaine. L'Esprit avait été répandu à la Pentecôte lors du retour spirituel de Christ pour habiter le cœur de ses élus et pour déclencher la colère de l'Esprit des vivants contre Jérusalem et le temple, inaugurant aussi cette ère ultime. L'Évangile allait aux nations, signe que la fin de l'ancien monde était arrivée. Le royaume s'étendait désormais parmi les gentils. Mais il n'était pas encore pleinement accompli, car il cohabitait avec le monde rival des Juifs. L'ancien ordre n'avait pas encore été détruit, et c'est important. Car cette période de quarante ans, de la résurrection du Christ à la destruction de Jérusalem, est la seule période de toute l'histoire humaine où deux ères de rédemption se chevauchaient. Et comprendre cela est la clé pour débloquer les paroles de Paul dans le livre des Thessaloniciens, car c'est la réalité dans laquelle Paul et son public vivaient.

C'est ce qui rend le dispensationalisme si absurde. Il ignore le contexte tout à fait unique dans lequel ces hommes et ces femmes vivaient et tente de forcer le passage, eux et d'autres, vers un monde futur qui ne ressemble en rien au premier siècle. Paul n'écrivait pas à des chrétiens vivant dans une ère ecclésiastique dénaturée et instable de formalisme et d'une fausse orthodoxie. Il écrivait à des disciples qui se trouvaient au cœur du cyclone. Le vieux monde gémissait à l'agonie. Il s'éteignait avec la grâce d'un chien enragé. Et au même moment, le nouveau monde émergeait, avec la dextérité et la mobilité d'un enfant en bas âge. Tout était en pleine mutation. Les Juifs tentaient désespérément de conserver leur pouvoir, persécutant violemment fidèles appelés à renaitre en Christ, dans un ultime effort pour empêcher ce qu'ils savaient venir. Les Romains, d'abord indifférents, commençaient à s'en rendre compte, et la persécution s'abattait sur eux.

Cela a placé des communautés chrétiennes comme celle de Thessalonique dans le collimateur. Elles ne vivaient pas une période historique normale et répétable. Elles vivaient les derniers jours du monde de l'Ancienne Alliance, comme le dit Hébreux 1:1-3.

1 L’ESPRIT DES VIVANTS ayant autrefois parlé à nos pères, à plusieurs reprises et en diverses manières, par les prophètes,

2 Nous a parlé en ces derniers jours d'Israël par son engendrement comme Fils, JÉSUS LE MESSIE, qu'il a établi héritier de toutes choses; par lequel aussi il a fondé les siècles; Ge. 1. 3; Ps. 33. 6; Mt. 21. 38; Jn. 1. 3; Ép. 3. 9; Col. 1. 16;

3 Et qui, étant la splendeur de sa gloire et l'Expression unique de son essence*, et soutenant toutes choses par la puissance de sa Réflexion Vivifiante, ayant opéré par lui-même la purification de nos péchés, s'est assis comme autorité de la Majesté Divine dans les lieux de la suprématie exaltée; 2 Co. 4. 4; Ph. 2. 6; Col. 1. 15; *Hupostasis: sa réalité, sa personne, sa nature. Preuve conclusive qu’il n’y a qu’une seule Personne en Dieu à savoir le Seigneur Jésus-Christ;

 Voilà pourquoi les paroles de Paul sont si pressantes. C'est pourquoi il leur dit: « Nous les vivants, qui serons restés jusqu'à l'accomplissement de la promesse du Seigneur Jésus. » Paul pensait clairement que certains membres de la communauté de Thessalonique resteraient jusqu'à la manifestation du jugement du Seigneur contre Jérusalem et le temple ! Cela aurait été absurde si Paul avait pensé que ces événements concernaient la fin du cosmos physique. Au lieu de cela, il leur a écrit, leur disant d'être persévérants, patients et d'attendre comme des chrétiens, car certains d'entre eux seraient vivants lors la manifestation de la colère de Jésus ! Soit il faut penser que le retour spirituel du Seigneur Jésus le jour de la Pentecôte, avait pour but de déclencher la fureur de l'Esprit des vivants en un jugement sur Jérusalem qui a eu lieu en 70 apr. J.-C.; soit il a perdu la boule et tomba dans des délires psychotiques comme les évangélipaïens trinitarés de la chambre ronde moderne avec ces fanatiques en camisole de force. Non, Paul était un homme sain d'esprit et grandement intelligent, en qui Christ avait fait sa demeure.

 

JÉSUS N'ÉTAIT PAS UN IGNORANT DE L'HEURE DU JUGEMENT

Mat. 24:36 Mais pour ce qui est du jour et de l'heure*, personne ne le perçoit, non pas même les anges de la suprématie exaltée, mais seule ma SOUVERAINETÉ SUPRÊME** en moi. *le moment précis du jugement pour la destruction de Jérusalem et du temple en l'an 70 de notre ère. **la nature divine en Christ ou Essence de son existence.

 

L'affirmation selon laquelle Matthieu 24:36-41 soutient un enlèvement secret est l'une des interprétations erronées les plus grotesques des Écritures jamais imposées au christianisme. Ce n'est pas simplement une erreur ; c'est une hallucination théologique, une doctrine si étrangère à la Bible qu'elle ne survit que par la force de la répétition et d'une ignorance volontaire.

Pendant des décennies, les évangéliques obsédés par les prophéties ont évidemment mal interprété ces passages. Mais, comme nous le disons depuis le début, lorsque nous les lisons dans leur contexte, sans y intégrer les contes de fées de l'eschatologie populaire, nous constatons que ceux qui sont enlevés ne sont pas les justes, mais les méchants. Et nous verrons que ceux qui sont « laissés pour compte » sont les christiens, et non les païens, que Dieu laisse intentionnellement ici-bas pour œuvrer jusqu'à l'apparition finale de notre Seigneur au jour de l'Émergence.

Maintenant, pour le prouver, nous allons examiner quelques arguments différents. Tout d'abord:

Jésus ne change pas de sujet

Tout le concept de l'enlèvement repose sur une seule fausse hypothèse: Matthieu 24:36 marque un tournant radical dans l'enseignement de Jésus. Selon certains dispensationalistes, Jésus avait parlé de la destruction de Jérusalem dans les versets précédents, mais maintenant, avec la phrase « Pour ce qui est du jour et de l'heure, personne ne le sait », il s'oriente vers sa seconde venue à la fin du monde. C'est de la pure fantaisie. Il n'y a pas de changement de sujet ici. Le « jour et l'heure » font référence au même événement que Jésus a décrit depuis le début: la destruction de Jérusalem en cette génération.

La chose la plus stupide que nous puissions faire au verset 36 serait de supposer que Jésus abandonne tout ce qu'il vient de dire pour se précipiter vers la fin du monde.

Le texte est sans ambiguïté. Jésus venait d'avertir ses disciples que le temple serait rasé et que tout leur monde de l'Ancienne Alliance s'effondrerait sous leurs yeux. Mais il ajoute maintenant un détail crucial: si les signes de la chute de Jérusalem seraient visibles, le moment exact de sa destruction finale resterait caché. Cela suit le schéma exact des prophéties bibliques: lorsque Dieu annonce un jugement imminent, il donne des signes qui le précèdent, mais garde secret le moment précis où il commencera. C'est ainsi qu'il a toujours agi envers Israël par le passé. Les prophètes ont maintes fois prévenu Israël et les autres nations du « Jour du Seigneur », mais Dieu seul a déterminé l'heure finale où le jugement frapperait.

De plus, prétendre bêtement que Jésus ignore quand il reviendra s'apparente à un blasphème ! Jésus est Dieu incarné. Il ne dit pas que la date de son retour est un hasard incertain. Il ne dit pas: « Je ne connais pas le millénium, mais je reviens. » Il dit que le jour et l'heure ont été cachés. De plus, il a simplement dit que cela se produirait en une seule génération, soit quarante ans (Matthieu 24:34). Il savait donc que cela se produirait dans les quarante ans, mais il a refusé de dire si cela se produirait un jeudi à 14 heures ou un vendredi à 19 heures. On est loin de l'ignorance de son apparition finale à la fin des temps.

Le langage du jugement divin dans ce passage est sans équivoque. La soudaineté de l'événement ne signifie pas qu'il est lointain ; cela signifie simplement que, comme tout acte majeur de la colère divine dans l'histoire, il prendrait les méchants au dépourvu. La génération de Noé ne s'attendait pas au déluge. Les habitants de Sodome et Gomorrhe ne s'attendaient pas au feu du ciel. Les Juifs de l'époque de Jérémie ne s'attendaient pas à ce que Babylone fasse une brèche dans leurs murailles. Et les Juifs incrédules du premier siècle ne s'attendaient pas à ce que Rome réduise leur ville en poussière. Pourtant, cela s'est produit. Et Jésus le dit clairement: cela se reproduira de leur génération.

Nous devons maintenant considérer le glas de cette théologie de l’enlèvement en examinant les « jours de Noé ».

 

ENFONCER LE PIEU DANS LE COEUR DU ZOMBIE ESCHATOLOGIQUE

Nous voici arrivés au moment où nous devons enfoncer le pieu final dans le cœur de ce zombie eschatologique. L'enlèvement dispensationaliste est une invention théologique, une doctrine inventée dans l'esprit fiévreux d'hommes du XIXe siècle qui, au lieu de se fier à l'enseignement clair des Écritures, y ont superposé leurs propres angoisses.

Un gros problème avec le Grec

Si vous voulez être « enlevé », vous demandez la destruction. Vous implorez d'être emporté par le jugement. Vous n'êtes pas enlevé au paradis, mais emporté par la colère divine dans le feu de l'enfer.

Et les preuves linguistiques ne font que renforcer cette réalité. Le mot grec pour « pris » (παραλαμβάνεται) est le même que celui utilisé lorsque Pilate livra Jésus pour qu'il soit exécuté (Jean 19:16). Ce n'est pas une parole de salut, mais une parole de jugement, de saisie pour la destruction. Le mot pour « laissé » (ἀφίημι, aphinmi) signifie être épargné, rester en sécurité. Dans le monde de Tim Lahaye, ceux qui sont « laissés derrière » sont les âmes malheureuses qui ont raté le bateau vers le ciel, mais dans la Bible, ceux qui sont laissés derrière sont ceux que Dieu bénit et laisse pour reconstruire un nouveau monde !

Et c'est là que le dispensationalisme a causé le plus de dégâts. Il a transformé le christianisme en un peuple en attente d'une issue au lieu d'œuvrer pour la victoire. Il a convaincu les chrétiens que l'histoire appartient à l'Antichrist plutôt qu'au véritable Christ. Il a neutralisé la mission du christianisme, persuadant des générations entières de rester les bras croisés, attendant d'être propulsées au ciel au lieu d'œuvrer pour la Vérité.

Et l'ironie ? Ce sont eux qui refusent de se battre. Ce sont eux qui agissent comme si le christianisme était en train de perdre, et que leur seul espoir était un plan d'évacuation divin. Ce n'est pas l'Évangile. Ce n'est pas l'eschatologie biblique. C'est la théologie des lâches.

 

« ... faites profiter votre délivrance avec crainte et tremblement. » (Phil. 2:12)

 

 

À Christ seul soit la Gloire