Page 967 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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— On a vu, à l'article Cramoisi, les différentes espèces de rouge connues des Hébreux; mais, dans le
langage ordinaire, on nommait souvent l'un pour l'autre, lorsqu'il n'importait pas d'apprécier la nuance;
les anciens confondaient surtout fréquemment le pourpre et le cramoisi, comme on peut le voir encore
dans la comparaison de Marc 15:17; Jean 19:2; avec Matthieu 27:28.
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POUSSINIÈRE,
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— Voir: Astres.
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POUX,
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— Voir: Mouches #2.
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POUZZOLES,
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ville maritime de l'Italie Inférieure, à 4 lieues sud-ouest de Naples: Saint Paul y descendit en venant de
Reggio, et y séjourna sept jours, Actes 28:13. Elle tirait son nom de Puteoli, soit du grand nombre de puits
qui étaient dans ses environs, soit de la puanteur de ses eaux sulfureuses. Pouzzoles avait été fondée et
peuplée par une colonie de Samiens, et appartenait à la Campanie; les Romains s'en emparèrent de bonne
heure et y envoyèrent à diverses reprises des colons. Son port était un des plus animés de l'Italie, et un
entrepôt de première classe. C'était là en particulier que débarquaient et que déchargeaient ordinairement
les vaisseaux venant d'Alexandrie; c'était là aussi que descendaient le plus volontiers les Syriens qui
faisaient le voyage de Rome, car c'était le dernier port parfaitement sûr où ils pussent aborder jusqu'à
l'embouchure du Tibre.
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PRÉMICES.
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De même que la nation d'Israël toute entière offrait une gerbe et des gâteaux de fine farine en prémices à
l'Éternel, comme symbole de la reconnaissance nationale, Lévitique 23:10, la gerbe à Pâque et les pains à
la Pentecôte, chaque Israélite individuellement était tenu d'offrir à l'Éternel pour sa part des prémices de
tous les produits de la terre, soit bruts, comme du blé, des fruits, des raisins, soit travaillés, comme du
moût, de l'huile, de la farine, même du levain, avant de pouvoir user du reste de la récolte, Exode 23:19;
Nombres 15:20; 18:12; Deutéronome 26:2; Néhémie 10:38; cf. Proverbes 3:9; Tobie 1:6. Ces prémices
n'étaient cependant pas déposées sur l'autel, mais remises aux prêtres pour leur usage, Nombres 18:12;
Deutéronome 18:4; cf. Ézéchiel 44:30. La quantité de l'offrande n'est déterminée nulle part, elle était
abandonnée à la bonne volonté de chacun; le Talmud fixe pour les prémices des produits déjà travaillés,
la 60e partie comme minimum; donner le 30e était se montrer libéral.
On distinguait deux espèces de prémices, les biccourim, et les therouphoth, qui étaient comprises l'une et
l'autre sous le nom général de réshith (commencement). Les biccourim ne se prélevaient que sur les
produits entièrement naturels, nommés Deutéronome 8:8, savoir le blé, l'orge, les raisins, les figues, les
grenades, et les olives, et seulement sur ceux qui avaient crû dans la Terre Sainte: les Israélites qui
habitaient fort loin de Jérusalem pouvaient envoyer ces prémices sèches, mais elles devaient toujours être
choisies parmi ce qu'il y avait de meilleur (Mishna). On ne les offrait jamais avant Pentecôte, ni après la
fête de la dédicace. Le cérémoniel qui accompagnait leur perception et leur translation, est décrit
Deutéronome 26:2; les Juifs postérieurs y Rajoutèrent quelques formalités, quelques détails qu'on peut
lire, si l'on veut, dans la Mishna Biccour. 3, 2.
— Les therouphoth étaient les prémices des produits travaillés; destinés aux prêtres, ils n'étaient pas
portés au temple, mais remis aux prêtres eux-mêmes, peut-être dans les villes qui leur étaient assignées
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