fait grand cas de ses miracles, il aura pu avoir une conviction pleine et entière du peu de danger politique
que présentait l'existence de cet homme. Mais il manquait en général de fermeté dans son caractère, car
l'opiniâtreté qu'il montrait quelquefois n'est que la force de la faiblesse: les Constitutions apostoliques,
5:14, lui reprochent même la lâcheté. Il manquait de fermeté pour le bien, et les menaces des Juifs
frappaient peut-être d'autant plus fort que sa conscience n'était pas entièrement à l'aise. Un grand
combat, l'a agité pendant la courte durée de cette inique procédure, et la cruauté a chez lui triomphé de la
justice. Son mot fameux: Qu'est-ce que la vérité? si éloquemment commenté par M. le professeur Vinet,
peint son caractère tout entier: il a eu la vérité entre ses mains, et il l'a sacrifiée. Jésus avait d'ailleurs
répondu à cette question clans sa prière sacerdotale: Ta parole est la vérité.
— Il est probable que Pilate a adressé à Tibère un rapport détaillé sur la vie et la mort de Jésus; Justin
Martyr, Tertullien, Eusèbe, et Orose en parlent, et pendant longtemps des Actes de Pilate, peut-être
authentiques, circulèrent parmi les premiers chrétiens: les écrits et lettres que l'on montre maintenant
sous ce nom, sont de fabrique postérieure. Les commentaires d'Olshausen et de Tholuck, renferment sur
le caractère et la conduite de Pilate de riches et bonnes observations, ainsi que des explications sur les
difficultés que présentent plusieurs des questions qu'il fit aux Juifs ou à Jésus.
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PILLAGE.
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Comme les Bédouins du désert qui trouvent de nos jours encore dans le dépouillement des voyageurs et
des caravanes leur principale subsistance, et qui ne se croient pas plus déshonorés par leurs brigandages
que ne l'étaient les chevaliers du moyen âge par leurs aventureux exploits, leurs ancêtres les Ismaélites, et
les Caldéens leurs voisins, cherchaient dans le pillage leur vie et leur gloire, Genèse 16:12; Job 1:17. Il
paraît même que quelques hordes nomades d'Israélites s'abandonnèrent à des brigandages analogues
pendant l'époque des juges, Juges 9:25; 11:3; cf. 1 Chroniques 7:21; et plusieurs invasions des Philistins,
des Hamalécites, etc., ne furent, à vrai dire, que des incursions de brigandage et de pillage, 1 Samuel 23:1;
27:8-9. Le vol ouvert était rare chez les Hébreux, en raison de la constitution agraire du pays, et les images
que leurs prophètes et leurs sages tirent de ce crime contre la société, Proverbes 23:28, sont généralement
empruntées aux mœurs des nations voisines. Mais après l'exil, particulièrement sous l'oppressive
domination des Romains et en suite des guerres presque continuelles dont l'Asie Mineure fut le théâtre,
les bandes de brigands prirent un essor que ne favorisèrent que trop les cavernes et les fentes de rochers
si nombreuses dans la Palestine, et dans la Trachonite qui la bordait au nord-est; tellement qu'Hérode et
les procurateurs furent souvent contraints d'envoyer des troupes armées à la rencontre ou à la recherche
de ces pillards, à moins, comme il arrivait quelquefois, qu'ils ne préférassent les laisser tranquilles,
moyennant une espèce de tribut ou de redevance annuelle, Flavius Josèphe Antiquités Judaïques 20, 6, 1;
20, 9, 9. Le désert qui sépare Jérusalem de Jérico était surtout mal famé à cet égard; la route le traversait,
mais en longeant dans sa plus grande partie, une vallée profonde, effrayante, crevassée, caverneuse et
bordée des deux côtés de hauteurs de grès arides et déchirées, propres à servir de retraites aux brigands
dont elles étaient remplies, cf. Luc 10:30. Même pendant le dernier siège de Jérusalem, cette malheureuse
ville fut la victime de bandes intérieures qui pillèrent souvent impunément les maisons et les édifices
publics;
— Voir: Theudas.
— Kœster a cru dernièrement trouver dans une explication particulière de Job 24:18, une allusion à la
piraterie.
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PIN,
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— Voir: Buis, et Orme.
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