Page 272 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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avantages mêmes qu'ils retiraient de la culture de ce sol, enfin, par les barrières que la loi établissait entre
le peuple saint et les peuples environnants. Il paraît toutefois que les habitants du nord du pays ne
laissèrent pas que de faire un petit commerce avec les Phéniciens leurs voisins, Genèse 49:13;
Deutéronome 33:18. Sous les rois, le commerce s'agrandit et devient royal. Salomon lui-même est à la tête
des plus grandes entreprises; il fait le commerce des chevaux entre l'Égypte et la Syrie, 1 Rois 10:26; 2
Chroniques 1:16-17; il s'associe au roi de Tyr pour l'exploitation des mers, 1 Rois 9:26. Après lui, les
expéditions maritimes cessent de faire partie des revenus royaux, et même, sauf quelques essais tentés
par Josaphat, 1 Rois 22:49, le commerce par mer est interrompu, les ports d'Élath et de Hetsjon-Guéber
conquis par David, étant tombés de rechef entre les mains des Édomites. Mais le commerce par terre avec
Tyr continue de fleurir. Ézéchiel 27:17; Néhémie 13:16. Les Hébreux achètent aux Phéniciens de
magnifiques bois de construction, 1 Chroniques 14:1; 1 Rois 5:10, du poisson, Néhémie 13:16; (cf. Ézéchiel
26:5,14), divers objets de luxe, des étoffes brodées de diverses couleurs, des parfums, de l'encens, de la
pourpre, et d'autres marchandises tirées pour la plupart de l'Arabie, de la Babylonie, ou des Indes; ils
fournissent en échange du blé, de l'huile (cf. 1 Rois 5:11; Actes 12:20) du miel, des dattes, du baume, Osée
12:2, des objets de toilette brodés par les mains de leurs laborieuses épouses, Proverbes 31:24, enfin
quelques espèces de fines pâtisseries.
On ne voit nulle part que, malgré les guerres nombreuses qu'eurent à soutenir les deux royaumes, les
revenus de l'État en aient souffert d'une manière notable: on trouve même au milieu de leurs revers des
périodes, Ésaïe 2:7, ou des tribus, Osée 12:9, qui se font remarquer par leurs richesses et l'abondance de
toutes sortes de biens.
L'exil étendit naturellement beaucoup la sphère du commerce hébreu; les exilés ne voulant se fixer nulle
part, et restant partout étrangers, n'avaient de ressource que dans le commerce, mais ils surent en
profiter; ils se dispersèrent dans les différentes villes de la Babylonie, puis ailleurs, dans les provinces de
l'Asie mineure, en Égypte, et jusqu'en Europe. Cependant toujours un peu gênés par leur loi, les Juifs de
la Palestine hésitèrent à se vouer au commerce, et laissèrent occuper par des étrangers les ports de Joppe
et de Césarée que leurs rois leur avaient donnés; puis, sous la domination romaine, plusieurs objets de
commerce ou d'industrie, passèrent à l'état de régie, et furent enlevés à l'activité individuelle.
Quant au petit commerce, pour lequel on trouve des préceptes particuliers, Lévitique 19:36; Deutéronome
25:13; cf. Osée 12:8, les grandes fêtes lui étaient surtout favorables; les marchands étalaient alors leurs
marchandises sur les places près des portes, et les Tyriens mêmes savaient encore dresser leurs bancs sur
les marchés de Jérusalem, cf. Néhémie 13:16. On trouvait en outre dans les parvis du temple des
changeurs et des vendeurs d'animaux pour les sacrifices. C'étaient des objets de première nécessité; les
Juifs étant forcés d'acheter, le commerce des vendeurs tourna au vol: ils justifièrent les doubles
attributions que le paganisme donnait à Mercure, et ils furent chassés par notre Sauveur, Jean 2:14;
Matthieu 21:12.
Nous retrouvons une forme particulière de commerce dans Apocalypse 13 :17 qui doit s’interprétée figurativement
comme signifiant un principe de marchandage avec Dieu par lequel un faux peuple de Dieu cherche à s’approprier
illégitimement de la grâce du salut par le moyen de la justification par les œuvres, nommé aussi la justification par
le choix de croire d’une décision personnelle. Principe insidieux qui déforme la vérité de la révélation sur la grâce
inconditionnelle et qui marque ses adhérents comme étant des réprouvés destinés à la perdition éternelle.
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CONCOMBRES,
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seulement Nombres 11:5; (cf. Ésaïe 1:8, un champ de concombres.), plante et fruit bien connu dans nos
jardins et sur nos marchés. Tourne-fort en compte six espèces, dont la blanche et la verte sont le«plus
estimées. C'est en Orient, et surtout en Égypte, qu'ils acquièrent leur plus grande beauté. On assure que le
concombre, dans ces pays méridionaux, forme avec le melon et l'oignon une des nourritures les plus
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