famille de Caïn représenta les péchés de ses premiers parents. Quelques-uns des descendants de Seth se
détournèrent cependant de la foi pour suivre les voies des voluptés charnelles, 6:2,
— Voir: Géants.
Un grand nombre de fables rayonnent autour de l'antique figure de ce patriarche; on lui a attribué des
révélations, une ascension au ciel, des visions, des prophéties, plusieurs écrits, entre autres un sur
l'astronomie, un autre encore dans lequel il serait parlé de l'étoile qui apparut aux mages de l'Orient, etc.
La tradition la moins invraisemblable, quoiqu'elle le soit encore un peu, est celle que rapporte Flavius
Josèphe, de deux colonnes, l'une de briques, l'autre de pierres, sur lesquelles auraient été consignées
certaines observations astronomiques et peut-être aussi quelques lois morales.
La secte des séthiens qui parut au deuxième siècle, prétendait que deux couples primitifs avaient été
créés, l'un par les anges de ténèbres, Caïn en descendait, l'autre par le démiurge; ce dernier couple fut
vaincu en la personne d'Abel: la sagesse aurait alors créé, pour le remplacer, Seth, qui serait le père des
spirituels, par opposition aux charnels; mais la lutte aurait continué entre ces deux races, et Seth, pour
assurer le triomphe de sa postérité, aurait cru devoir paraître de nouveau dans la personne du Messie.
— La secte opposée avait pour héros Caïn dans l'Ancien Testament, et Judas Iscariot dans le Nouveau.
Telles sont les ruses de l'enfer que des hommes tordent les Écritures à leur propre perdition.
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SÉTHARBOZNAÏ,
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— Voir: Tattenaï.
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SÉVA,
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fils de Sahaph, continua ses travaux, et fut nommé père ou prince de Macbéna et de Guibba, en Juda,
Josué 15:57; 1 Chroniques 2:49.
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SHÉIKH.
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C'est ainsi que doit être traduit, d'après Schrœder, l'hébreu alouph, Genèse 36:15; sq. que nos versions ont
rendu par le mot si ridicule de duc, q.v. Le mot chef serait, dans notre langue, celui qui rendrait le mieux
l'idée exprimée par le terme hébreu. Aleph est la première lettre, la tête, le chef de l'alphabet; alouph, non
point comme simple assonance, mais comme dérivé, renferme la même idée. D'autres (Court de Gébelin,
par exemple), ont été chercher leurs analogies plus loin; du mot arabe alaph, s'accoutumer, on a fait
dériver éleph, bœuf bétail apprivoisé, puis le taureau par excellence, le chef du troupeau. Mais c'est trop
recherché.
— Outre le passage cité plus haut, alouph est employé dans le sens de chef, en parlant des Édomites,
Exode 15:15, où nos versions l'ont rendu par princes, 1 Chroniques 1:51; sq., où nous retrouvons le titre de
ducs; rarement il se dit des chefs des familles Israélites;
— Voir: cependant Zacharie 9:7; 12:5-6, où nos versions l'ont rendu une fois par chef et deux fois par
conducteurs. (Il y a ainsi quatre mots français pour la traduction de ce seul mot hébreu).
L'idée de filiation est d'ailleurs toujours censée unir le chef de la tribu avec ses administrés; c'est l'aïeul, ce
n'est point un conquérant.
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