qui renia Christ lors des persécutions pour sauver sa vie. Il rédiga, à partir des manuscrits d’Origène, les 50 bibles
œcuméniques pour l’empereur Constantin, dont deux sont parvenus jusqu’à nous et que nous connaissons
aujourd’hui sous les noms de Codex Vaticanus et Codex Sinaïticus, les manuscrits les plus corrompus de la Bible
que nous avons en existence.
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SÉPULCRES, Sépultures.
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Les Hébreux, comme de nos jours encore les Orientaux, avaient l'habitude d'enterrer leurs morts hors des
villes, et loin des habitations, Genèse 23:9; Josué 24:33; Luc 7:12; Jean 11:30. Les rois seuls, et les prophètes,
paraissent avoir eu quelquefois le privilège d'avoir leurs tombeaux dans des villes, 1 Samuel 25:1; 28:3; 1
Rois 2:10; 2 Rois 10:35; 12:21; 2 Chroniques 16:14; 28:27. D'ordinaire ces tombeaux étaient des grottes ou
des cavernes, et l'on choisissait de préférence des endroits ombragés, des jardins entourés d'arbres,
Genèse 23:17; 35:8; 1 Samuel 31:13; 2 Rois 21:18,26; Jean 19:41; la Palestine contient beaucoup de grottes
naturelles, cependant on aimait mieux en général en construire d'artificielles, faire creuser dans un rocher
une chambre, ou un caveau régulier, parfois très étendu, comprenant plusieurs compartiments réunis par
des galeries, et destiné soit à une famille entière, soit à des personnes privilégiées. Ésaïe 22:16; 2
Chroniques 16:14; Matthieu 27:60; Jean 11:38; Luc 23:53. Quelquefois aussi ces tombeaux étaient placés
sur des montagnes, 2 Rois 23:16; cf. Virgile Æneid. 11, 849. On voit par Ésaïe 14:18; 1 Rois 2:34; 2
Chroniques 33:20, que des personnes pouvaient obtenir l'autorisation de se faire enterrer dans leurs
maisons, c'est-à-dire sur leur propriété, dans le jardin attenant à leur maison. Les princes et les grands
n'étaient pas seuls à posséder des tombeaux de famille, 2 Rois 9:28; 2 Chroniques 32:33; 35:24, mais on en
trouvait dans presque toutes les familles aisées et respectables, Genèse 23:20; Juges 8:32; 2 Samuel 2:32; 1
Rois 13:22; Tobie 14:13, et c'était un vœu naturel des mourants d'être ensevelis dans les sépulcres de leurs
pères, Néhémie 2:3; Genèse 47:29; 50:5; 2 Samuel 19:37; 1 Rois 13:22,31, et l'on voit par Jérémie 26:23, que
c'était pour les grands une grave peine que d'être ensevelis dans le cimetière commun. Ceux qui n'avaient
pas de tombeaux de famille, désiraient au moins d'être ensevelis dans leur patrie, en terre sainte. On
fermait les sépulcres avec de grosses portes, ou en roulant une pierre à leur ouverture, surtout pour les
préserver du carnassier chacal, Matthieu 27:60; 28:2. On les reblanchissait à neuf après la saison des
pluies, au mois de mars, Matthieu 23:27, et les rabbins ajoutent que c'était pour prévenir les nombreux
voyageurs qui se rendaient à Jérusalem pour la pâque, de ne pas se souiller en s'arrêtant trop près de la
demeure des morts. La Palestine, la Syrie, et le vieux Édom, renferment encore un grand nombre de ces
monuments: les uns sont creusés perpendiculairement dans la terre, et l'on y descend par des degrés; les
autres sont placés horizontalement, et l'on y entre de plain-pied: à l'intérieur on trouve le plus souvent
deux ou trois pièces ou divisions, dont la seconde est plus basse que la première: la plupart ont dans la
muraille des niches ou enfoncements de 6 à 7 pieds de long, dans lesquels on déposait les cadavres.
Parmi les tombeaux qui entourent Jérusalem, les plus remarquables sont les sépulcres des rois, 2
Chroniques 21:20; 28:27; Néhémie 3:16. Ils sont situés au nord de la ville, se composent d'un vestibule et
de sept chambres, et paraissent réellement être des tombeaux de rois; mais il est peu probable que ce
soient ceux des anciens rois de Juda. Les tombeaux des juges (des membres du sanhédrin), au nord-ouest
de Jérusalem, sont moins remarquables et encore plus entourés de mystère quant à leur authenticité.
De bonne heure l'usage s'introduisit d'élever des monuments sur les tombeaux: ce ne furent d'abord que
des pierres brutes ou grossièrement travaillées, cf. Job 21:33. Iliad. 23, 255. Virgile Æneid. 6, 365; plus tard,
ce furent de magnifiques mausolées, souvent enrichis d'inscriptions, de sculptures ou de bas-reliefs
symboliques, 2 Samuel 18:18; 1 Maccabées 13:27-28. La violation des sépulcres, le vol des ornements, des
armes, Ézéchiel 32:27, et, en général, de ce qu'on pouvait avoir déposé avec les morts dans la tombe, la
sacrilège exhumation des ossements, passait déjà, dans l'antiquité, pour une honteuse et barbare
profanation, Jérémie 8:1; Baruc 2:24. Quelquefois on dérobait les cadavres pour les employer à des
sortilèges, et l'on a cru voir Ésaïe 65:4, une allusion à cette coutume; mais il est plus probable qu'il s'agit,
dans ce passage, ou de sacrifices superstitieux offerts sur les tombeaux pour apaiser les mânes des morts,
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