Ils pouvaient se diviser en trois classes d'après la nature de leur activité. Les uns appartenaient au
sanhédrin avec les sacrificateurs; les autres étaient voués à l'enseignement public, et s'occupaient surtout
des jeunes gens qui voulaient devenir rabbins; les autres enfin se livraient à l'enseignement privé,
servaient parfois de suppléants aux précédents, ou enseignaient pour leur compte d'une manière non
officielle, et dirigeaient les jeunes élèves-rabbins dans certains actes particuliers de leur vie, dans le choix
d'une vocation, par exemple, car tout rabbin qui se respectait devait apprendre un état qui le mil à même
de gagner sa vie. Le célèbre Gamaliel appartenait à la seconde classe, et il est connu sous le nom de
docteur de la loi, Actes 5:34. Deux autres scribes de la seconde classe sont nommés Flavius Josèphe,
Antiquités Judaïques 17, 6, 2, et le nom plus grec de sophistes paraît avoir été réservé aux membres
enseignants de cette caste. On a du reste fort peu de détails sur la nature de leurs écoles. Dans les parvis
du temple se trouvaient plusieurs salles qui servaient d'auditoires, et c'est apparemment dans l'une
d'elles que Jésus, âgé de douze ans, enseignait les sages qui l'entouraient, et les étonnait par ses réponses,
Luc 2:46. Maîtres et élèves étaient assis, Actes 22:3; Luc 2:46. On suppose que l'enseignement se composait
moins de discours suivis, que de questions et de discussions, et dans tous les cas il n'est pas douteux que
les disciples n'eussent le droit d'interroger leurs maîtres et de leur poser des questions. Ces écoles, du
reste, n'acquirent toute leur importance qu'après la ruine de Jérusalem, et la plupart des données
historiques qui se rapportent à leur organisation, la promotion des rabbins, etc., sont postérieures à
l'époque du Nouveau Testament, et n'ont pas à nous occuper.
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SCYTHES.
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Chez les anciens géographes, la Scythie était un immense pays aux limites passablement indéterminées,
et l'on paraît avoir successivement désigné sous ce nom tous les pays compris entre la mer Noire, la mer
Caspienne et la Grande Tatarie actuelle. Peuple nomade, les Scythes n'eurent longtemps qu'une histoire
confuse: on les perd au milieu de leurs migrations continuelles; on les voit naître au centre de l'Asie; on
les retrouve ensuite à l'orient de l'Europe, près du Palus-Méotide, puis en Syrie, en Égypte; puis,
vainqueurs des Mèdes et de Cyrus, ils s'emparent de l'empire de la Haute Asie, le laissent échapper au
bout de vingt-huit ans, et finissent par se retrouver dans les montagnes qui furent le berceau de leurs
pères. Leur nom ne se rencontre pas dans l'Ancien Testament. Quelques auteurs pensent que le nom de
Magog, q.v., désigne les Scythes et la Scythie. Dans le Nouveau Testament, Colossiens 3, 11, cf. 3
Maccabées 7:5, le nom de Scythes désigne simplement un barbare, sans acception de lieu.
— L'invasion des Scythes en Égypte, au temps de Psamméticus, 656-617 avant J.-C., est suffisamment
connue par le récit d'Hérodote 1, 103. Il est probable qu'ils touchèrent en passant la Palestine, aussi bien
que les côtes des Philistins, et qu'ils y laissèrent des traces de leur passage. Scythopolis, nom donné plus
lard à Bethséan, en serait une preuve; mais les historiens sacrés n'en font aucune mention. L'idée que Joël
ou Sophonie auraient fait une allusion à cet événement est une malheureuse hypothèse de Cramer; il
serait plus vraisemblable d'admettre avec Eichhorn, Bohlen, Dahler, que l'oracle de Jérémie 4:5-6:30, se
rapporte à cette invasion, quoique Rosenmuller hésite même à se prononcer dans ce sens.
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SÉARJASUB
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(ce qui reste se convertira, ou retournera), nom d'un fils du prophète Ésaïe, 7:3; cf. 10:21. Il accompagna
son père auprès d'Achaz, lorsqu'Ésaïe vint annoncer au roi qu'il n'eût rien à craindre de la ligue des rois
d'Israël et de Syrie; ce jeune homme devait être, en quelque sorte, le témoin du prophète au nom des
fidèles.
— Il n'est pas dit que le nom de Séarjasub fût symbolique, et, dans la seule circonstance où nous le
voyons figurer, la signification de ce nom n'est pas mise en saillie; mais on sait qu'Ésaïe donnait
volontiers à ses fils des noms symboliques en rapport avec ses idées, cf. Lemahersalal 8:3, et le verset 18.
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