Page 1082 - Dictionnaire de la Bible J.A. Bost

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passages de 1 Thes. 2:15-18, le Satan ou l'Adversaire qui empêche Paul de se rendre à l'Église des Thessaloniciens,
est nul autre que le groupe de Juifs mentionné dans les v.15 et 16 du même chapitre; «qui ont fait mourir le
Seigneur Jésus», «qui ne plaisent point à Dieu, et qui sont les ennemis de tous les hommes, nous empêchant de
parler aux païens pour qu'ils soient sauvés».
Nous retrouvons aussi ce double sens du mot «Satan» dans l'Ancien Testament:
«Mais la colère de Dieu s'enflamma, parce qu'il s'en allait; et l'ange de l'Éternel se tint dans le chemin comme un
Satan contre lui» (Nom.22:22);
... et qu'il ne descende point avec nous dans la bataille; de peur qu'il soit un Satan contre nous dans la bataille» (l
Sam.29:4);
«Et David dit: Qu'ai-je à faire avec vous, fils de Tseruja? car vous m'êtes aujourd'hui des Satans» (2 Sam. 19:22);
«Et maintenant l'Éternel, mon Dieu, m'a donné du repos tout alentour, et je n'ai point de Satans» (1 Roi 5:4);
«L'Éternel donc suscita un Satan à Salomon, Hadad, Iduméen, qui était de la race royale d'Edom» (1 Roi 11:14);
«Dieu suscita aussi un autre Satan à Salomon; savoir Rézon, fils d'Eljadah» (1 Roi 11:23);
«Rézon donc fut Satan d'Israël tout le temps de Salomon» (1 Roi 11:25);
«... et ceux qui me rendent le mal pour le bien, sont mes Satans, parce que je recherche le bien» (Psm. 38:20);
«Que ceux qui sont les Satans de mon âme, soient honteux et défaits» (Psm. 71:13);
«Au lieu que je les aimais, ils ont été mes Satans; mais moi, je n'ai fait que prier en leur faveur» (Psm. 109:4);
«Telle soit la part de l'Éternel, la récompense de mes Satans, et de ceux qui parlent mal de moi» (Psm. 109:20);
«Que mes Satans soient revêtu de confusion, et couvert de leur honte comme d'un manteau» (Psm. 109:29).
Comme nous venons de voir dans un des passages plus haut, 1 Rois 11:14 nous raconte que «Le Seigneur agitait un
adversaire (satan en hébreu) contre Salomon, Hadad l’Édomite». «Dieu agitait un autre adversaire (satan en
hébreu)... Rézon... il était un adversaire (satan en hébreu) contre l’Israël.» (1 Rois 11:23,25). Cela ne voulait pas dire
que Dieu soulevait une personne surnaturelle ou un ange comme adversaire (ou satan) contre Salomon; au
contraire, ce sont des hommes ordinaires que Dieu agitait contre lui. Matthieu 16:22-23 nous fournit un autre
exemple. Pierre avait essayé de dissuader Jésus d’aller à Jérusalem afin de ne pas mourir sur la croix. Jésus se
tournait et disait à Pierre: «...Arrière de moi, satan (contradicteur)! tu m'es en scandale; car tes pensées ne sont pas
aux choses de Dieu, mais à celles des hommes.» Jésus appelait donc Pierre un satan. Il est bien clair que Jésus ne
s’adressait pas à un ange ou à un monstre mythologique lorsqu’il exprimait ces paroles, c’était à Pierre qu’il
s’adressait. Il indique en plus l'identité de Satan comme étant «les pensées des hommes» qui s'opposent à la vérité.
Comme le mot "satan" ne veut dire qu’adversaire, n’importe qui peut être appelé ainsi – par exemple, une bonne
personne, ou même Dieu. On pourrait dire ainsi que l'Esprit de Dieu est l'adversaire de l'esprit de la chair, et que
l'esprit de la chair est l'adversaire de l'Esprit de Dieu. Essentiellement, il n’y a rien de mal dans le mot lui-même.
Les connotations négatives ou vilaines attribuées au mot «satan» viennent en partie de l'imagination fertile de
mythomanes, et du fait que notre propre nature pécheresse est notre plus grand adversaire, ou «satan», et aussi à
notre habitude d’associer le mot à la mythologie lorsqu'il se rapporte à l'esprit d'opposition en l'homme. Dieu Lui-
même peut être notre adversaire, ou un «satan», lorsqu’Il nous éprouve ou essaie de nous ramener dans la bonne
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