LA CONSCIENCE

ET LE LOGOS

par

Jean leDuc

Juin 2024

 

Texte d'Ariel sur les principes existentielles de la vie en ce monde et en l'autre.

 

TABLE DES MATIÈRES

 

THÉORIES SUR LA CONSCIENCE

 

LES TROIS CAS DIFFÉRENTS DE LA CONSCIENCE

 

CHACUN SA PROPRE CONSCIENCE

 

UN PROBLÈME INSOLUBLE?

Dangers d'une robotique sans conscience:

 

UNE IMPORTANTE PROGRESSION DE CONNAISSANCE

Conscient et inconscient:

 

LES LIMITES DES PROCESSUS COGNITIFS

Un effet de l'esprit qui habite le cerveau:

 

LE SOUFFLE VITALE NÉCESSAIRE A LA VIE

 

D'OU VIENT LA CONSCIENCE HUMAINE?

 

L'ORIGINE ÉDÉNIQUE DE LA CONSCIENCE

 

LE RAPPORT ÉTROIT AVEC LA GENÈSE

La race adamique initiale:

 

LE MYSTÈRE DU SOMMEIL ET L'ÉVEIL DE LA CONSCIENCE

Les complexités de la femme en Éden:

 

INFÉRIORITÉ DE LA CONSCIENCE CHARNELLE

Le déclin de la conscience charnelle:

 

DIEU A TOUJOURS LE DERNIER MOT

Le berger et le laboureur de la conscience:

 

LE LOGOS PUISSANCE DE LA CONSCIENCE

Le logos chez les philosophes:

 

LA RAISON OU RÉFLEXION DE L'ÊTRE SUPRÊME

 

PHILON D'ALEXANDRIE ET LA DOCTRINE DU LOGOS

Le Cosmos nécessite la présence d’une divinité:

 

LE LOGOS DANS LA CONSCIENCE RELIGIEUSE

 

L'HISTOIRE DE LA RÉBELLION UNE RÉPÉTITION CONSTANTE 

 

***

 

THÉORIES SUR LA CONSCIENCE

Le cerveau à tous les niveaux

Nous vous signalons que nous débutons ici avec des sections du texte de «Theories of consciousness», de Anil Seth et Tim Bayne, publié le 3 mai dernier dans «Nature Reviews Neuroscience».

Les auteurs s’emploient d’abord à préciser quelques problèmes classiques auxquels fait face l’étude de la conscience. D’abord la question de l’expérience subjective elle-même, où selon la formule du philosophe Thomas Nagel « l’effet que ça fait d’être » conscient pour vous, pour moi, et peut-être pour une chauve-souris. Ensuite, la distinction entre ces propriétés phénoménales subjectives de la conscience et ses propriétés fonctionnelles, si elle en détient. Nous vous rappelons que nous sommes présenté ici, par ces philosophes, des théories charnelles et mondaines et non des vérités absolues scripturaires. La conscience a-t-elle par exemple été façonnée et favorisée par l’évolution chimérique ? Provient-elle d'un babouin africain ou de la planète des singes, d'un nègre-blanc écervelé, ou encore de reptiliens d'une galaxie lointaine connue seule des Baptichiens trinitarés ? Joue-t-elle un rôle fonctionnel particulier dans l’architecture complexe de nos systèmes cognitifs sinueux ? Finalement, qu’est-ce qui fait qu’un contenu, qu’une image mentale devient consciente et pas une autre, car elle serait ainsi sélective et discursive, ce qu'elle est en réalité; car la conscience est comme une femme bavarde qui ne cesse de jacasser ! Et pourquoi tel état neuronal serpentin va susciter en nous tel type d’expérience, auditive, visuelle, tactile, plutôt que telle autre ? Elle est donc égocentrique et orgueilleuse dans tous ses raisonnements, donnant ainsi l'évidence d'une indépendance occasionnée par une rébellion édénique antérieure. Bref, la question de « qualia » chère aux philosophes.

Après avoir présenté dans un tableau vingt-deux théories différentes sur la conscience (22 !), Seth et Bayne présentent un peu plus en détail quatre grandes familles de celles-ci:

Les « Higher- order theories » (théories d'un ordre supérieure), qui proposent qu’un état mental est conscient s’il est la cible d’une méta-représentation, autrement dit lorsqu’on se fait une représentation d’autres représentations, sous-entendu ici de plus bas niveau, plus sensorielles par exemple: Les théories de l’espace de travail global, qui suggèrent que les états mentaux conscients sont ceux qui sont globalement accessibles à un large spectre de processus cognitifs comme l’attention, l’évaluation, la mémoire ou le langage.

La théorie de l’information intégrée, qui associe la conscience au niveau d’intégration de l’information et à sa puissance causale dans un système physique, la posant ainsi comme une propriété fondamentale des systèmes. Je l’ai présenté sommairement dans un billet antérieur.

Les théories de « réentrée » et de « predictive processing », qui mettent l’emphase sur l’influence « top down » dans les réseaux cérébraux, c’est-à-dire le rôle facilitateur et modulateur de processus centraux par rapport aux afférences sensorielles.

Les auteurs se livrent ensuite à une évaluation de ces différentes approches, partie de l’article que je n’ai pas encore lue et que je me réserve comme lecture légère sur la plage cet été… ;

* * *

Suite à la publication de mon billet d’il y a deux semaines intitulé « Un exemple de saga scientifique : le Human Brain Project », j’ai reçu un courriel du Dr. Yves Frégnac, Directeur de Recherche en neuroinformatique au CNRS (France) et professeur à l’École Polytechnique qui m’écrit:

« Je me permets de vous envoyer un article que j’ai récemment écrit à ce sujet et qui présente une analyse « épistémologique » du Blue Brain Project accompagnée d’un commentaire sur le film « In Silico » qui semble avoir motivé ce blog. »

L’article s’intitule « How Blue is the Sky?” (Comment blue est le ciel?) et a été publié en avril 2021 dans la revue eNeuro. Je remercie M. Frégnac pour cette attention et pour les nombreux autres angles d’analyse qu’il apporte sur cette longue histoire.

 

LES TROIS CAS DIFFÉRENTS DE LA CONSCIENCE

La notion de conscience recouvre trois cas de figures différents: la conscience de soi désigne la capacité de réflexion soumise à la corruption de la nature humaine déchue et dépravée qui caractérise la subjectivité, c'est à dire de l'indépendance égocentrique ou disgrâce de la rébellion; - la conscience d'objet signifie la faculté du sujet à se représenter les choses extérieures à sa façon tordue; - la conscience morale enfin désigne une capacité réalistique d'une condamnation présente et constante des transgressions de ses principes, et non plus théorétique ... Ces trois cas se retrouvent aussi au niveau spirituel sur l'essence de l'existence sans commencement et sans fin de l'Esprit des vivants, reflété dans ses émanations consciencieuses que sont les élus, quoique sous différentes désignations existentielles, comme nous allons voir plus loin avec plus de détails.

 

Comment et pourquoi sommes-nous conscients? La question demeure un mystère pour la science profane mondaine, mais non pour les Saintes-Écritures qui seules nous révèlent les principes de l'existence.

 

Mary, une neurobiologiste est une spécialiste internationalement reconnue de la perception des couleurs. Elle sait absolument tout ce qu’il est possible de savoir sur le sujet: les longueurs d’onde associées aux différentes couleurs, la façon dont les yeux reçoivent cette information, puis la transmettent au cerveau qui la décode. Mais Mary, qui vit depuis sa naissance dans une chambre sans fenêtres où tout est noir ou blanc, n’a jamais vu de couleurs. Tout ce qu’elle sait sur les couleurs, elle l’a appris sur un écran d’ordinateur noir et blanc. Jusqu’au jour où, pour la première fois, elle sort de sa chambre et s’exclame, en voyant des tulipes rouges, symbole de la philosophie Calviniste: «Voilà ce que ça fait que de voir du rouge», c'est a dire que de voir le sang des martyres de la foi dite Réformée.

L’histoire de Mary est une célèbre «expérience de pensée» imaginée par le philosophe australien Frank Jackson en 1982. Elle illustre parfaitement ce qu’on appelle le «problème difficile de la conscience»: le dernier grand mystère de la science, selon un article publié en 1995 par la revue Scientific American. «Pourquoi et comment le cerveau génère de la conscience? Voilà la grande question, voilà le problème difficile», dit Stevan Harnad, professeur au Département de psychologie et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en sciences cognitives. Mais cette question stupide et anti-scripturaire est celle des rêveries de personnes insensées assoiffées de gloire personnelle. Le résultat inévitable est la ruine morale, spirituelle, et intellectuelle.

Intuitivement, chacun sait ce qu’est la conscience. «Donnez-vous un coup de marteau sur la main et vous saurez si vous en avez une!», suggère en souriant le professeur Pierre Poirier (B.Sc. psychologie, 87; Ph.D. philosophie, 97), du Département de philosophie. Dans la même veine, son collègue Stevan Harnad explique que la conscience, c’est tout simplement le «ressenti». «Si l’on donne un coup de pied à une pierre, elle ne sent rien, alors que moi, je sens quelque chose», dit le psychologue, précisant du même souffle être végétalien et ne manger aucun organisme doté de «ressenti»… Mais la Bible dit le contraire en Genèse 9: 3-7:
3 Tout ce qui se meut et qui a vie, vous servira de nourriture; je vous donne tout cela comme l'herbe verte. Ge. 1. 29;
4 Seulement, vous ne mangerez point de chair avec son âme, c'est à dire son sang. Lé. 3. 17; Lé. 7. 26; Lé. 17. 14; Lé. 19. 26; De. 12. 23;
5 Et certainement je redemanderai votre sang, le sang de vos âmes; je le redemanderai de tout être vivant. Et je redemanderai l'âme de l'homme, de la main de l'homme, de la main de son frère. Ex. 21. 12; Ex. 21. 28;
6 Celui qui répandra le sang de l'homme, par l'homme son sang sera répandu; car L’ESPRIT DES VIVANTS a fait l'homme à son image. Ge. 1. 27; La. 4. 13; Mt. 26. 52; Ap. 13. 10;
7 Vous donc, croissez et multipliez; peuplez en abondance la terre, et multipliez sur elle. Ge. 1. 28; Ge. 8. 17;

 

Selon les chercheurs profanes et mondains, la conscience serait indissociablement liée au système nerveux, sans aucune considération pour l'Esprit des vivants qui créa l'homme à son image, perdue lors de la rébellion en Éden et retrouvée seulement en Christ. En d'autres mots, la conscience de l'homme est morte, et existe seulement dans la corruption et le dépérissement de sa nature humaine déchue, qui est esclave de la chair et du péché. Elle est plongée irrémédiablement dans les ténèbres de la séquestration pour l'éternité, et seulement les élus de Christ en échappent de justesse. Elle ne serait donc pas le propre de l’humain. Toutes les espèces animales pourvues d’un système nerveux auraient une conscience, bien que la conscience humaine ait ses particularités – le fait de s’exprimer par le langage, une faculté plus développée d’avoir des buts à long terme et de les hiérarchiser, la capacité de réfléchir sur sa propre conscience, etc. – et qu’il soit difficile d’imaginer la conscience des autres espèces.

 

CHACUN SA PROPRE CONSCIENCE

En fait, alors que chaque individu a une connaissance intime de ses propres expériences, cette conscience subjective ou égocentrique que nous avons du monde qui nous entoure – ce que ça fait que d’avoir mal, que de voir du rouge ou de vivre telle ou telle émotion – demeure très difficile à communiquer et à expliquer. Avoir sa propre conscience, indique clairement qu'il y a un sérieux manque d'unité dans la race humaine, et que l'homme s'admire et s'estime au-dessus de toutes choses. L'apparence est tout pour lui, son individualité et son indépendance sont d'une importance capitale, car elles font de lui un dieu (Genèse 3: 5), un être responsable de ses actions et de son destin, comme il se l'imagine dans sa folie. En d'autres mots, il se livre un culte d'adoration à lui-même dans son libre-choix illusoire et sa variété d'existence, étant séquestré éternellement dans son idolâtrie abominable de ses penchants et connaissances naturels.

 

On peut étudier et comprendre les processus cognitifs dans le cerveau – les corrélats neuronaux de la conscience – qui permettent de percevoir les couleurs, de réagir à la douleur, de reconnaître un visage aimé, par exemple. Ce sont les «problèmes faciles» de la conscience. Mais il est impossible d’observer la conscience d’un autre individu à cause du péché d'indépendance et de rébellion qui nous porte à nous enfermer dans une vie privée, pour cacher nos transgressions aux yeux des autres qui font de même. La race humaine est vraiment sans espérance, ses jours sont comptés et sa destruction est à la porte.

«L’expérience de la douleur n’est pas la même pour tous et il est très difficile de la décrire. Il en est aussi de même avec le bonheur et la joie. Voilà pourquoi on utilise, dans les hôpitaux, des échelles graduées de 1 à 10 pour tenter d’évaluer la douleur éprouvée par chaque patient.»

 

Pierre Poirier, professeur au Département de philosophie, nous dit:

«On présume qu’une autre personne vit comme nous le coup de marteau reçu sur la main, nous dit-il. Mais l’expérience de la douleur n’est pas la même pour tous et il est très difficile de la décrire. Voilà pourquoi on utilise, dans les hôpitaux, des échelles graduées de 1 à 10 pour tenter d’évaluer la douleur éprouvée par chaque patient.»

Une autre expérience de pensée visant à démontrer le problème difficile de la conscience consiste à imaginer un zombie philosophique: un être physiologiquement identique à nous, capable de penser, de parler ou de prendre des décisions, mais incapable d’avoir des expériences conscientes. «On pourrait un jour réussir à construire un robot capable d’exécuter toutes les fonctions de l’être humain et expliquer tout ce que fait ce robot, sans avoir recours au ressenti», illustre Stevan Harnad. Et comment le robot saurait-il qu’il doit retirer sa main du feu s’il ne fait pas l’expérience de la douleur? «Comme l’être humain, l’automate serait doté d’un système nerveux équipé de capteurs nociceptifs qui lui enverraient l’information de retirer sa main pour éviter les dommages, répond le psychologue. Pourquoi ne pas faire la chose qu’il faut faire – retirer la main – sans cérémonie, sans ressenti? Le ressenti, c’est ce qui échappe toujours à l’explication.» Mais le ressenti n'est pas la conscience, il est seulement un aspect de ses perceptions qui forment les caractéristiques de la personnalité en l'être humain. On est ce qu'on pense, et on ressemble avec qui on s'assemble, nous sommes ainsi le résultat de nos actions et nous subissons les conséquences de nos décisions, soit en bon soit en mal. Nous ne pouvons échapper a nous même, ni au fardeau de la condamnation qui nous écrase, ni changer notre cœur de nous même. Nous sommes ce que nous sommes, des pécheurs misérables et corrompus, et nous méritons tous le châtiment éternel qui nous est réservé.

 

UN PROBLÈME INSOLUBLE?

Pendant longtemps, les scientifiques ne se sont pas intéressés à la conscience. En effet, alors que la science porte sur des objets observables, quantifiables, mesurables, on jugeait que la conscience constituait un phénomène trop subjectif. Encore aujourd’hui, nombreux sont ceux qui croient que le problème difficile de la conscience ne sera jamais élucidé, que le cerveau humain n’est tout simplement pas équipé pour résoudre ce problème. Cela est évident, puisque la conscience de l'être humain est plongée dans les ténèbres les plus profonde, tellement que son existence n'est même plus considérée par l'homme moderne qui se veut le nombril du monde dépravé dans lequel nous existons présentement. C'est pour cela que le renommé John Bunyan, auteur du célèbre «Voyage du Pèlerin», nous dit dans son allégorie remarquable «La Guerre Sainte», que Diabolos, après qu'il fit tuer Capitaine Résistance et s'être emparé de la Cité de l'Âme, fit immédiatement construire une tour gigantesque entre le soleil et la résidence du maire de la ville, Mr. Conscience, afin de le garder dans les ténèbres pour éviter ses grondements affreux et apaiser ses mécontentements fougueux contre sa majesté satanique.

 

 «Même s’ils ne sont pas résolus, la plupart des problèmes qui se posent aux scientifiques ont en commun qu’on sait ce que l’on pourrait faire pour les résoudre, nuance Pierre Poirier. Dans le cas de la conscience, on ne sait pas. C’est ce qui fait croire à certains qu’on ne pourra jamais l’élucider.» En d'autres mots, ce qu'ils désirent dans leurs délires névralgiques est de faire surgir la lumière des ténèbres, et donner la vie à un mort ou une machine, soit par manipulation du code génétique, soit par moyens informatiques. C'est la raison pour laquelle ils mettent de nos jours, l'emphase sur l'Intelligence Artificielle qui est déjà en vigueur à tous les niveaux de la société, pour dominer sur la race humaine par la robotique. Puis on se retrouve dans la trilogie du film de fiction «La Matrice», et on aurait jamais pu imaginer que nous faisions face à une réalité potentielle, digne du plus grand cauchemar d'un malade mental attaché dans une camisole de force dans sa chambre ronde et grognant comme un chien enragé.

 

Dangers d'une robotique sans conscience:

«On pourrait un jour réussir à construire un robot capable d’exécuter toutes les fonctions de l’être humain et expliquer tout ce que fait ce robot, sans avoir recours au ressenti.» Ceci fut déjà réaliser, lorsque récemment des robots sous forme humaine et indétectable, se présentaient aux Nations Unies dans la ville de New York, pour expliquer aux chefs des nations que le temps est venu pour eux de prendre le contrôle de l'administration globale de notre monde, et qu'ils feraient un meilleur travail que l'homme puisqu'ils n'ont aucune émotion nl aucun préjugé, c'est a dire aucune conscience. Le rêve le plus fou vient de se réaliser devant nos yeux sans que personne n'objecte à cette folie désastreuse pour la race humaine. Les dirigeants croyant qu'il s'agissait d'une farce, ne prirent pas la chose au sérieux. Mais ils se trompèrent grandement, car c'était un avertissement solennel de choses à venir très bientôt, et qui sont déjà avec nous. Trois autres robots sous la forme de jolies femmes assistèrent à un match de football américain, et s'assirent parmi des milliers de fans sans qu'aucun n'en soit conscient. Il fut dit par après que c'était un test pour voir comment les robots agiraient au sein de grandes foules. Ne soyez donc pas surpris si le prochain Président ou Premier Ministre de votre pays sera un robot d'apparence humaine, ou même que votre prochaine petite copine sera programmée pour répondre à tous vos besoins, puisque l'industrie pornographique s'y intéresse grandement, ou désirez-vous un garde du corps ou un tueur à gages. La robotique va changer la face du monde, et pas pour le mieux. Suite à la nanotechnologie et ses manipulation de l'ADN, et l'invention récente de l'Intelligence Artificielle, on devait s'en attendre. L'union infernale de ces trois nouvelles sciences, la Nanotechnologie, l'Intelligence Artificielle, et la Robotique, nous promet de grands bouleversements idéologiques, et la destruction de la race humaine. La dernière apparition de Christ en ce monde de ténèbres, est à la porte et sa vengeance sera terrible. Néanmoins aucun élu véritable ne périra.

 

UNE IMPORTANTE PROGRESSION DE CONNAISSANCE

Stevan Harnad, Professeur au Département de psychologie et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en sciences cognitives, a ceci a nous dire:

Depuis quelques années, on assiste pourtant à une importante progression des connaissances sur les corrélats neuronaux de la conscience. Pour Luc Faucher (Ph.D. philosophie, 01), un autre professeur du Département de philosophie qui se passionne pour le sujet, c’est à ces corrélats neuronaux – «par où ça passe, comment ça fonctionne» – qu’il faut s’intéresser, plutôt qu’au «problème difficile». L’an dernier, l’École d’été de l’Institut des sciences cognitives de l’UQAM, dirigée par Stevan Harnad, a réuni une soixantaine de conférenciers – philosophes, psychologues, biologistes, anthropologues, informaticiens – venus de plusieurs universités dans le monde pour discuter du thème de la conscience, de son évolution et de sa fonction.

Des phénomènes étranges
Que sait-on sur la conscience? On sait, par exemple, que des régions du cerveau sont plus importantes que d’autres dans certains phénomènes conscients. En effet, quand des lésions affectent certaines zones du cerveau, on perd des facettes de l’expérience consciente. Le phénomène de la «vision aveugle» en est un exemple. Les personnes qui ont subi des lésions localisées au cortex visuel disent ne rien voir quand on agite un faisceau lumineux devant la zone aveugle de leur champ visuel. Pourtant, si on répète l’expérience plusieurs fois et qu’on leur demande de dire quand il y a présence d’un flash en prenant une chance, leur taux de bonnes réponses se situe bien au-delà du hasard, et cela, même si elles ont l’impression de dire n’importe quoi. «Comme le zombie philosophique, elles ont vu quelque chose sans avoir conscience de l’avoir vu», commente Luc Faucher. Un autre exemple, encore plus étrange, concerne le déni de l’aveuglement. «Dans ce cas, une personne qui perd la vision n’a pas conscience qu’elle ne voit pas!» rapporte le professeur.

Un autre syndrome dû à une lésion cérébrale, la prosopagnosie, se caractérise par le fait que la personne atteinte devient incapable de reconnaître des visages, mêmes familiers. La personne sait que ce qu’elle regarde est un visage, elle peut le décrire et en identifier certaines caractéristiques liées à l’âge ou au sexe, par exemple, mais demeure incapable d’en reconnaître le ou la propriétaire. «Pourtant, en dépit de l’absence d’une reconnaissance consciente, des expériences ont montré que la personne réagira différemment aux visages connus et inconnus», remarque Luc Faucher.

«Auparavant, on croyait que la conscience variait entre deux états clairement distincts: on ou off, dit Pierre Poirier. Aujourd’hui, on s’aperçoit que même des personnes dans un état végétatif répondent à certains stimuli. Peut-être que la conscience ne s’éteint vraiment que quand on est mort.»

 

Conscient et inconscient:
Les recherches en neurosciences montrent que les choses que nous ressentons consciemment ne constituent que la pointe d’un iceberg composé d’innombrables processus inconscients. «Quatre-vingt-quinze pour cent de nos processus cognitifs ne sont pas conscients, affirme Pierre Poirier. Par exemple, quand je vous parle, je suis conscient de ce que je dis, mais pas du travail accompli par mon cerveau pour mettre ensemble les sons qui formeront les mots et les phrases que j’utilise.» La faculté de raisonner, dite aussi «parole interne» ou logos qui était l'image de Dieu en l'homme avant la Chute, en est la source; faculté devenue serpentine ou sinueuse ou tortueuse depuis la rébellion en Éden. Nommée aussi en Hébreu
«nachash» l'Intelligence, elle est le Satan réel de la Bible, l'esprit de la chair qui est hostile à l'Esprit de Dieu par son obsession d'une liberté illusoire qui élèverait l'homme à la statue de la divinité idolâtrée.

 

LES LIMITES DES PROCESSUS COGNITIFS

De plus en plus, les études sur la conscience, nous dit Charlotte Demers-Labrecque, portent, en fait sur des processus inconscients. Le mot inconscient n’est pas utilisé ici au sens psychanalytique du terme. «Les choses inconscientes dont on parle ne sont pas chassées de la conscience parce qu’elles sont intolérables, dit Luc Faucher, mais parce que nous ne pouvons tout simplement pas avoir une conscience attentive de tous nos processus cognitifs. La théorie de l’inconscient freudien, qu’elle soit juste ou non, jouerait un rôle marginal dans l’explication de la conscience.»

En fait, même nos comportements n’auraient pas nécessairement pour cause des états mentaux consciemment accessibles. «Souvent, nous sommes inconscients des déterminants de nos comportements», observe Luc Faucher. Le philosophe cite à titre d’exemple une étude menée en Allemagne démontrant que la propreté de l’endroit où l’on se trouve affecte notre propension à nous assoir près d’une personne étrangère. «Plus l’endroit est sale, plus on sera réticent à s’assoir à côté d’un étranger!»

Luc-Alain Giraldeau, professeur au Département des sciences biologiques et vice-doyen à la recherche de la Faculté des sciences, abonde dans le même sens. «Souvent, nous pensons prendre des décisions de façon consciente, alors que notre conscience n’est qu’informée d’une décision qui a été prise tout à fait inconsciemment! Dans bien des cas, si je vous demandais pourquoi vous faites telle chose, vous devriez faire un examen de conscience pour me répondre.» La conscience est donc limittée par sa subjectivité et l'orgueil de l'esprit de la chair qui la maintient dans les ténèbres de son existence charnelle et mondaine, d'une superfigialité existentielle dans laquelle elle est captive, étant ainsi séquestrée dans ses faux raisonnements perpétuellement et pour toujours.

 

Un effet de l'esprit qui habite le cerveau:
Une chose sur laquelle la majorité des scientifiques s’entendent, aujourd’hui, c’est l’absence d’un principe ou d’une force externe pour expliquer le phénomène de la conscience. Ils ne réalisent point qu'elle est soumise à l'esprit ou raisonnement de la parole interne, et elle ne peut faire autrement que d'obéir à ses principes trompeurs et subversifs. Les théories dualistes voulant que la conscience soit d’une autre essence que le corps matériel ont été abandonnées. Triste raisonnement fallacieux d'une science réprouvée qui cherche à dissimuler la vérité sous les décombres d'une mentalité aberrante qui craint d'être exposée. La conscience n'est pas matérielle, elle est un esprit de perceptions de choses matérielles, dont les informations sont ajoutées à une banque de données nommée la mémoire. Elle est ainsi sensorielle, en ce que, bibliquement parlant, elle est l'âme ou puissance réceptive qui demeure dans le sang de l'homme pour animer son existence. En d'autres mots, la conscience est l'aspect femelle dans la nature humaine qui reçoit la vie en elle pour la faire fructifier dans différents niveaux utiles et pratiques, que l'homme peut exploiter à son avantage pour sa survie en ce monde temporelle.

 

Mais pour la science moderne dépourvue de tous éléments spirituel, «La conscience est tout simplement un effet du cerveau, le produit de l’activité neuronale, affirme Luc-Alain Giraldeau. Il n’y a pas, comme le croyait Descartes, une âme ou un esprit séparé du corps – un petit homoncule assis dans le cerveau – qui pilote la machine.» En fait, contrairement à ce que l’on a longtemps cru, il n’y aurait même pas un centre de contrôle dans le cerveau où siègerait la conscience. «La conscience serait plutôt le résultat de l’activité macroscopique du cerveau, de l’interaction d’innombrables groupes de neurones», soutient Pierre Poirier.

«La conscience est tout simplement un effet du cerveau, le produit de l’activité neuronale. Il n’y a pas, comme le croyait Descartes, une âme ou un esprit séparé du corps – un petit homoncule assis dans le cerveau – qui pilote la machine.» Mais en fait, il existe réellement un centre de contrôle, il se trouve en Dieu, notre Esprit des vivants, qui est le Maitre absolu sur toutes choses, car il a créé toutes choses qui existent dans les cieux et sur la terre.

LE SOUFFLE VITALE NÉCESSAIRE A LA VIE

Luc-Alain Giraldeau, Professeur au Département des sciences biologiques, déclare:

Même si nos connaissances sur la conscience restent limitées, le philosophe demeure confiant que les avancées de la recherche finiront par faire disparaître le problème difficile de la conscience. En d'autres mots, les professeurs et les philosophes vont disparaitre, car ils sont eux-mêmes les entraves a la connaissance réelle sur la conscience.. «Quand nous comprendrons mieux les différentes formes de la conscience, la question sur l’effet que ça fait d’être conscient cessera de se poser, dit-il. Or la question ne sera jamais résout, du temps que les scientifiques égocentriques et les philosophes athéistes répugnants ne, s'humilient point en s'abaissant dans la poussière de leurs aberrations, dans la reconnaissance que notre Dieu et Créateur, le Seigneur Jésus, est le Souverain Suprême absolu et Maitre de la conscience et de la vie, et qu'il domine même sur ces réprouvés prétentieux avec leurs théories insensées et leurs grand savoir de fonds de poubelles. Au début du 20e siècle, un grand débat sur les origines de la vie divisait les scientifiques: ceux qu’on appelait les vitalistes étaient convaincus qu’un élément autre que matériel, qu’un genre de souffle vital était nécessaire à la vie. Maintenant qu’on comprend mieux ce qui permet le développement de la vie, cette question ne se pose plus.» Pourtant les Saintes-Écritures disent clairement, de facon qu'un enfant puisse comprendre: Or l'Eternel Dieu avait formé l'homme de la poudre de la terre, et il avait soufflé dans ses narines une respiration de vie; et l'homme fut fait en âme vivante (Genèse 2: 7 -  Bible Martin 1855).

 

Stevan Harnad ne croit pas qu’une force externe explique la conscience. Mais il pense que malgré toutes les découvertes que nous pourrons faire sur l’activité neuronale, le problème difficile du «ressenti» ne sera jamais épuisé. Que c’est une question à laquelle la science ne peut tout simplement pas répondre. «J’aurais préféré un monde sans ressenti, dit-il, car ce serait un monde sans souffrance et sans compassion ni aucune appréciation des merveilles de la vie. Mais, bien sûr, dans un monde sans ressenti, il n’y aurait pas de préférence, il n'y aurait que la ruine, la corruption, et la mort

 

D'OU VIENT LA CONSCIENCE HUMAINE?

Pour le découvrir, il faut s’intéresser à la mécanique physique du cerveau plutôt qu’au « fantôme » de la conscience, disent deux spécialistes. Wow mais quelle grande érudition de la chambre ronde académique de babouins savants arrogants et prétentieux. Ils veulent nous impressionner avec leur stupidité et demandent aux gens de leur embrassez le cul pour glorifier leurs opinions merdiques de dépotoirs pleins de vermines insalubres brillantes du même calibre. Ils méritent assurément le trophée de la camisole de force pour leurs études formidables d'ignares et de tarés.

 

Or la Bibliologie, la lexicographie, l'étymologie. la linguistique, la christologie, la gracéologie, sciences inconnues et négligées par les grands érudits de la conscience enténébrée et inconsciente, ne ce sont jamais donner la peine de vérifier la profondeur de la source originelle et autoritaire sur la révélation scripturaire a propos de la conscience. Pour eux la source de la conscience est reliée a la neuropsychologie, et pour d'autres un peu plus logique, elle serait tombée sur la terre de parmi les étoiles avec l'astéroïde qui détruisit les dinosaures environs 150 millions d'années de cela. Apparemment ils en étaient des témoins oculaires, et certains disent qu'obtinrent cette information de reptiliens super-intelligents.

Mais assez avec le ridicule, regardons premièrement les synonymes du mot conscience dans le Dictionnaire Crisco, ce qui va nous aider davantage a comprendre l'origine de la conscience et sa signification réelle et logique: - âme, advertance, application, attention, cœur, connaissance, courage, croyance, délicatesse, dévouement, esprit, estime, être, éveil, exactitude, foi, for intérieur, honnêteté, idée, intuition, lucidité, minutie, moralité, notion, pensée, pressentiment, probité, régularité, remords, représentation, scrupule, sens, sens moral, sentiment, sérieux, soin, zèle.

Plusieurs de ces termes sont en rapport avec la Bible pour décrire la conscience. Remarquez surtout les mots âme, cœur, esprit, éveil, moralité. pensée, remords, sentiment. Tous ces termes donnent l'impression d'éveil et de perception, ces deux notions étant primaires dans son aspect réceptif de femelle, car le mot conscience est un terme féminin, pour indiquer que la conscience reçoit la vie en elle pour la faire fructifier, comme il fut mentionné plus haut dans notre exposé.

Deuxièmement, ce même Dictionnaire nous donne cette définition de la conscience: Chez l'homme, à la différence des autres êtres animés] Organisation de son psychisme qui, en lui permettant d'avoir connaissance de ses états, de ses actes et de leur valeur morale, lui permet de se sentir exister, d'être présent à lui-même; p. méton., connaissance qu'a l'homme de ses états, de ses actes et de leur valeur morale :
1. La conscience puise ses aliments dans l'immense milieu qu'elle résume en soi; mais elle ne le résume et ne le contient qu'en le dépassant, qu'en formant une synthèse originale, qu'en devenant l'acte de toutes ces conditions et de ces puissances subalternes.

il est impossible d'assigner à une conscience une autre motivation qu'elle-même. Sinon il faudrait concevoir que la conscience, dans la mesure où elle est un effet, est non consciente (de) soi. Il faudrait que, par quelque côté, elle fût sans être conscience (d') être. Nous tomberions dans cette illusion trop fréquente qui fait de la conscience un demi-inconscient ou une passivité. Mais la conscience est conscience de part en part. Elle ne saurait donc être limitée que par elle-même. Sartre, L'Être et le Néant,1943, p. 22.
3. ... l'unité de la conscience se construit ainsi de proche en proche par une « synthèse de transition ». Le miracle de la conscience est de faire apparaître par l'attention des phénomènes qui rétablissent l'unité de l'objet dans une dimension nouvelle au moment où ils la brisent. Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception.

 

Nous sommes donc très loin des analyses élaborées par les scientifiques et les philosophes avec leurs théories basées sur des faux raisonnements qui plaisent aux caprices d'hommes réprouvés. N'oublions point que la conscience, dans son aspect femelle, tire sa puissance du logos ou raisonnement interne dans son aspect male, celui qui donne la vie et la perception a la conscience humaine. Si ce raisonnement est fautif, conséquemment sa perception est fautive, car cela est inévitable selon la loi universelle d'action et de réaction.

 

Et l'Éternel Dieu dit: Il n'est pas bon que l'homme soit seul; je lui ferai une aide semblable à lui. (Gen. 2:18)

 

L'ORIGINE ÉDÉNIQUE DE LA CONSCIENCE

Aussi étrange que cela puisse être, la majorité des gens ne savent même pas qu'ils ont une conscience. Ils en ont entendu parler mais pour eux le terme est flou et sans importance, car ils ne savent pas trop quoi en faire et l'ont mis au rancart. Certains mêmes s’imaginent la conscience comme un petit ange sur l'épaule droite et un petit démon sur l'épaule gauche qui cherchent à influencer le cours de nos vies. C'est le comble du ridicule qui nous indique comment l'homme moderne est dans les ténèbres face à son existence.

La réalisation de la perception de son existence est essentielle à l'être humain. Par elle il obtient la connaissance de ses états, de ses actes et de leur valeurs morales et spirituelles, lui permettant de se sentir exister, d'être présent à lui-même. Elle transmet à l'homme la connaissance de ses états, de ses actes et de leurs valeurs morales: La conscience ou perception de l'existence est une « aide », tout comme la femme est l'aide de l'homme (Genèse 2: 18), précieuse et fondamentale qui forge une alliance essentielle avec la puissance de la vie qui nous anime et stimule à l'action. Elle est du domaine de la vie physique et charnelle dans un monde matériel. Il s'agit ici d'un grand mystère caché sous le symbolisme des mots, en ce que la conscience a été conçue par l'Esprit des vivants du penchant de l'être humain pour la perfection, et son but principal est d'enregistrer toutes nos pensées, nos imaginations, nos paroles et nos agissements dans le registre de la mémoire qu'elle rapporte directement à l'Esprit des vivants qui transcrit ses données dans le Livre de Vie. Ainsi il n'est pas surprenant qu'elle soit la source de nos rêves les plus sublimes et de nos cauchemardas les plus affreux. Elle sert aussi parfois de canal de communication entre l'Esprit des vivants et ses élus pour leur transmettre des directives, des instructions et des avertissements. Elle vient du souffle de l'Esprit des vivants, l'image de son existence et de sa ressemblance, le logos interne dit aussi la faculté de raisonner ou esprit de la chair (qui devint Satan ou l'adversaire), afin qu'elle puisse avoir et comprendre son état de créature faible et limitée, et qu'elle apprenne à dépendre de Lui seul pour le bien-être de son existence en ce monde temporelle. Son aspiration ou penchant pour la perfection, fit qu'elle tomba dans le mécontentement et la rébellion, et perdit la réalisation de l'intention suprême et se retrouva sous la condamnation d'une perdition éternelle.

 

Bibliquement parlant, la conscience est ce qu'on nomme l'âme (Gen. 2:7; 9:4,5), c'est-à-dire que l'union de l'esprit de raisonnement logique à la chair inerte produisit un être conscient d'exister. Cette puissance mystérieuse de création appartient à Dieu seul, aucun homme en ce monde ne la possède et ne la possèdera jamais. La puissance de la vie n'est pas entre les mains de l'homme, et heureusement qu'il en est ainsi. L'homme est mort spirituellement à cause de sa rébellion et de sa chute dans le péché en Éden, et tout ce qu'il peut produire est la défaillance de la mort et la puanteur déplaisante et répugnante de la corruption. Il a voulu être le maître de son destin et il récolte le salaire qui lui est dû, et cela pour l'éternité. La condamnation est irrévocable, la race humaine entière doit périr et le décret divin se réalisera en dû temps, et cela est pour bientôt. Au jugement dernier les registres de la mémoire seront ouverts et les gens seront jugés selon leurs œuvres et condamnés aux peines éternelles (Apoc. 20:12-15) au feu rugissant et douloureux d'un enfer réel.

 

LE RAPPORT ÉTROIT AVEC LA GENÈSE

Le principe que nous élaborons sur le sujet de la conscience indique clairement qu'il détient un rapport direct avec les premiers chapitres du livre de la Genèse. Les textes qui nous sont présentés dans ce livre inspiré nous réservent plusieurs surprises. Nous avons déjà écrit plusieurs documents sur ce sujet, mais ici il s'agit d'élaborer davantage sur les détails, afin que tous puissent comprendre clairement l'enjeu de l'instruction que nous en recevons de la part de l'Esprit des vivants pour l'édification des saints élus. La dissolution des nations est à la porte et nous nous empressons pour vous transmettre cette information avant l'effondrement de notre monde impie. Notre conscience de l'existence cessera pour faire place à une nouvelle réalisation d'existence qui n'aura pas de fin. Cette nouvelle dimension de la vie est réservée aux élus seul, et ils s'en réjouiront éternellement. Or la sagesse nous dit qu'on ne peut comprendre la fin de toutes choses sans premièrement comprendre le commencement.

 

Notre sujet concerne la création de la femme de la côte de l'homme (Gen. 2:21), comme nous voyons dans les traductions classiques ou traditionnelles de la Bible. Pourquoi la femme, vous direz, parce que la femme dans ce contexte n'est pas la femme ou femelle de l'espèce humaine comme on se l'imagine généralement. Il importe de remarquer aussi que le mot Adam ne signifie pas le mâle de l'espèce humaine, ce terme signifie littéralement «les êtres humains» ou l'homme, et Genèse 5:2 nous dit clairement que ce terme désigne tous les mâles et femelles de la race humaine. Simplement dit, un mâle est un homme et une femelle est aussi un homme. Quoique cela peut vous sembler banale, il est très important de vous en rappeler, autrement vous ne comprendrez jamais rien du sujet dont on parle. Dieu a donc créé l'homme, l'Adam, a son image et cette image est male et femelle. Cela nous indique que la notion de male et femelle est un principe éternel dans l'essence de Dieu, notre Esprit des vivants. Le male est celui qui donne, la femelle est celle qui reçoit pour ce reproduire dans l'union ou alliance des deux. Nous entrons donc ici dans le principe éternel du renoncement réciproque et perpétuel sans commencement et sans fin, et nous réalisons qu'il s'agit ici d'une représentation figurative du Corps de Christ, de l'union, alliance, mariage, ou noces de l'Époux qui est Christ et de l'Épouse qui est l'ensemble des élus pré-existants qui se multiplient spirituellement à l'infini dans les merveilles et la gloire de l'Esprit des vivants; c'est à dire, de la Réflexion Vivifiante des innombrables émanations que sont les consciences d'existences en l'essence de Dieu qui est le renoncement éternel, image anticipatoire du sacrifice de Christ sur le bois maudit de la croix, représentation de l'arbre de la connaissance du bien et du mal planté ou prédéterminé en Éden comme préfiguration du renoncement suprême afin de payer la rançon pour le rachat des élus seuls. Ainsi nous entrons dans les deux aspects de la Double Prédestination, l'Élection des élus à la grâce du salut, et la Réprobation ou Exclusion des réprouvés à la disgrâce de la perdition éternelle.

 

La race adamique initiale:

Maintenant nous savons que le mot «Adam» est un pluriel qui signifie «l'humanité» ou race adamique initiale, et qu'il implique par cela une multitude, mais il signifie aussi celui qui est «rouge», c'est-à-dire «le sanguin» ou «celui qui se trouve dans le sang», qui est caractérisé par la vivacité. Cela correspond exactement à ce que Dieu dit que l'âme est dans le sang (Gen. 9:4,5), en d'autres mots nous sommes conscients de notre existence charnelle par le sang qui coule dans nos veines. Le sang contient les éléments essentiels à la vie en ce monde, tous sont d'accord pour reconnaître cela. Or le mot «sanguin» porte aussi la notion d'être «productif» et cela se voit en ce que le mot «Adam» provient du mot «adamah» qui généralement est traduit par le mot «terre», mais dont la signification exacte est «celui qui produit, le producteur»; le producteur étant Dieu, l'homme est ainsi «le productif»: «remplissez la terre, et maîtrisez-la.» (Gen. 1:28); «YEHOVAH Dieu prit donc le productif et le plaça dans le jardin d'Éden ou Enclos de la Grace de sa Sainte Présence, pour le posséder et pour le préserver.» (Gen. 2:15). Ainsi les paroles «Or, l'Éternel Dieu avait formé l'homme de la poudre de la terre...» se traduisent littéralement par: «Et YEHOVAH Dieu forma l'humanité de la projection de son producteur...», et cette projection est celle d'Élohim que nous savons être un terme pluriel qui représente la multitude d'une communauté spirituelle à l'image de laquelle l'humanité fut créée. Il n'y a donc pas de contradiction entre ce passage du deuxième récit de la création de l'homme avec le premier, les deux sont en parfait accord pour dire la même chose. Bref, le mot «Adam» représente la race adamique initiale du début des temps dont le nombre était comme les étoiles dans les cieux. L'homme (mâle et femelle) avait été créé à l'image de Dieu et puisque Dieu est infini, il est évident que son image l'était aussi au début des temps avant que le péché pénètre dans la race humaine. La race adamique initiale était une civilisation splendide et lumineuse qui se répandit jusqu'aux confins de l'univers, et habitait dans les sphères de l'immensité infini et se déplaça par la pensée, seul moyen de voyager dans cette vaste étendue infinie. Elle avait été donnée des connaissances de l'existence qui surpassent notre entendement moderne. Malheureusement se réclamant la divinité, elle sombra dans la décadence et la rébellion et fut exterminée, sauf huit personnes pour tout recommencé.

 

LE MYSTÈRE DU SOMMEIL ET L'ÉVEIL DE LA CONSCIENCE

Il s'agit ici beaucoup plus qu'un sommeil normal ou une petite sieste que l'on prend pour se reposer, mais d'un état de grande stupeur ou d'émerveillement prodigieux face à un évènement surprenant qui nous laisse dans un état de stupéfaction, et qui nous fige sur place. En d'autres mots, dans ce contexte, il s'agit de l'éveil de la conscience à un état d'existence que les êtres humains ignoraient complètement, à savoir la réalisation de leur existence charnelle de créature qui était le contraire de l'existence divine qu'ils connaissaient depuis leur création. Encore faut-il comprendre que le péché n'avait pas encore pénétrer dans la race humaine à ce point. Tout ce qu'ils connaissaient de l'existence était celle de Dieu même avec qui ils vivaient en parfaite communion. Tellement qu'ils n'avaient aucune notion qu'ils étaient de simples créatures et non le Créateur. Cette distinction n'avait pas encore pénétré leur conscience qui était à ce moment d'un état pur et glorieux. On peut donc comprendre leur stupéfaction devant cette nouvelle réalisation subite d'une existence charnelle fragile et limitée, qui demandait leur dépendance totale à l'Esprit des vivants pour subvenir à tous leurs besoins. Jamais ils ne s'étaient imaginés qu'ils devaient plier le genou devant leur Créateur. Ce fut pour plusieurs d'eux un affront indigne de leur position primaire qu'ils ne purent tolérer, ce qui engendra la rébellion dans la race. Mais ne nous devançons pas, nous y reviendrons, il suffit de dire pour le moment que toutes ces choses avaient été prédestinées d'avance dans le décret d'Élection et de Réprobation.

 

Les complexités de la femme en Éden:

Avec la femme nous entrons dans des complexités inouïes. Qu'en est-il vraiment de la femme qui fut formée de la côte d'Adam si celui-ci est déjà une multitude de mâles et femelles? Dans le deuxième récit de la création, il semble y avoir une contradiction avec le premier récit en ce que nous avons l'impression que la femme est créée après l'homme lorsque le premier indique qu'ils sont créés ensemble. Toutefois soyez assuré qu'il n'y a aucune contradiction. Le premier récit utilise le mot Hébreu «naqebah» (littéralement la trouée, la fendue) qui signifie «une femelle, une femme». Tandis que le deuxième récit utilise un autre mot, celui de «ishshah» qui provient de «iysh-enowsh» et dont la signification est «une conception ou formation faible, délicate, fragile, inférieure, passionnée, vulnérable», et dont le mot composé signifie littéralement «l'existence ma faiblesse». Cette formation de l'homme à partir de «sa côte», c'est-à-dire de «son penchant ou inclination» envers l'essence de sa nature normale de créature, se rapporte à son état interne «d'affection, d'ambition, d'attachement, d'émotion, d'excitation, de tentation». En d'autres mots, il ne s'agit pas de la création de la femme ou femelle de la race humaine, car celle-ci existait déjà, mais d'un éveil de conscience à sa nature humaine de créature charnelle et limitée, qui devait dépendre de son Créateur pour toutes choses.

La multitude de l'humanité composée de mâles et de femelles fut amenée par l'Esprit de Dieu à la réalisation de son existence charnelle de créature avec toutes ses faiblesses, et cela fut le facteur déterminant qui occasionna la Chute dans le jardin d'Éden ou Enclos de la Grâce de la Présence de Dieu, d'où ils furent rejetés pour leurs mécontentements et rébellion. Cette prise de conscience déclencha en l'homme sa capacité de choisir par lui-même qui était dormante en lui, avant cette réalisation de son état de créature charnelle. Il avait ainsi le pouvoir de répondre à ses propres besoins, mais qu'il devait y renoncer en se soumettant à Dieu qui remplirait cette fonction à sa place. Cet éveil fit que l'humanité entière devint indépendante de Dieu, lorsqu'auparavant elle en était complètement dépendante. Comme nous l'avons déjà mentionné, lors de sa création l'homme était parfait, il possédait une nature divine par laquelle il était pleinement conscient de Dieu et de Lui seulement, et c'est tout ce qui importait pour lui. Il n'était pas encore conscient de sa nature humaine, cette notion était dormante en lui, cette réalisation n'était pas nécessaire immédiatement pour accomplir son devoir de serviteur de Dieu. Mais Dieu avait prédéterminé un moment spécifique pour l'éveiller à cette conscience de son existence dans la chair, afin de provoquer la Chute par un commandement d'interdiction de ne pas prendre du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, et pour réaliser son décret de rédemption envers ses élus qu'il a prédestiné au salut en Christ avant la fondation du monde. En d'autres mots, l'homme devint conscient pour la première fois à la réalisation de sa nature humaine et ses limitations ou restrictions imposées par la loi d'interdiction, dite aussi loi de la conscience qui bouleversa son entendement. En d'autres mots, la conscience dans son raisonnement serpentin, déclencha la rébellion et la perdition par son mécontentement de la loi qui lui fut imposée. Figurativement, la femme prit le fruit interdit et en mangea, puis elle en donna à son mari, la puissance de son existence, et la race adamique initiale fut rejetée de la grâce pour tous les temps. Dans ce contexte, le Mari ou Époux est une représentation figurative du logos ou raisonnement interne, qui était l'image de Dieu ou Réflexion Vivifiante de l'Esprit des vivants avant la Chute en Éden.

 

INFÉRIORITÉ DE LA CONSCIENCE CHARNELLE

La formation de la femme du côté de l'homme, est spirituellement la conception dans l'esprit de l'homme de l'éveil à la réalisation de sa nature humaine fragile, de son existence charnelle précaire et inférieure à sa nature divine qu'il perdit lors de la Chute. En fait le mot «ishshah» traduit à tort par «femme» signifie «l'existence ma faiblesse», il provient du mot «iysh» qui signifie «le vivant, le puissant» ou «puissance de la vie» et qui malheureusement est souvent traduit par «homme», ce qui déforme la vérité et apporte la confusion. Nous voyons cela dans Gen. 2:23-25 où pour la première fois ces deux termes sont utilisés ensemble: «Alors Adam dit: À cette fois celle-ci est l'os de mes os, et la chair de ma chair. On la nommera hommesse, car elle a été prise de l'homme. C'est pourquoi l'homme laissera son père et sa mère, et il se joindra à sa femme, et ils seront une [même] chair. Or, Adam et sa femme étaient tous deux nus, et ils n'en avaient point de honte.» En regardant les mêmes passages dans une traduction étymologique, nous comprendrons mieux le sujet en question: «Et Adam dit: Celle-ci est enfin la substance de ma puissance, et l'enchantement de ma chair. On la nommera l’Existence, [mon Épouse] (ISHA), car elle a été prise du Vivant, [son Époux] (ISH). C'est pourquoi le Vivant laissera son père (son origine) et sa mère (sa source), et se joindra à son existence [charnelle], et ils seront une seule chair. Or l'humanité dans son existence charnelle étaient doublement rusé, et ils ne s’en relâchaient point.» Cette traduction met l'emphase sur la description de l'Époux et l'Épouse qui dans un sens spirituel représente l'alliance de la puissance de la vie à la conscience de son existence charnelle. On ne peut avoir plus clair pour définir la nature humaine de l'homme, c'est-à-dire de la multitude de l'humanité composée de mâles et de femelles.

 

Il importe maintenant d'expliquer pourquoi Dieu, après avoir dit «Il n'est pas bon que l'homme soit seul; je lui ferai une aide semblable à lui.» (Gen. 2:18), procède immédiatement après à former des animaux et des oiseaux et les fit venir vers Adam pour que celui-ci leur donne un nom (Gen. 2:19,20), plutôt que d'accomplir immédiatement sa promesse de lui faire une aide semblable à lui? C'est comme si Dieu lui présentait différentes options pour répondre à son besoin, mais si tel est le cas et c'est en plein cela que le texte indique, pourquoi des animaux et des oiseaux? Dieu savait très bien que ceux-ci ne pouvaient correspondre en aucune façon au besoin de l'homme, car ils sont complètement d'une différente espèce. Il ne peut y avoir de mélanges entre deux espèces différentes, Dieu n'est pas Darwin pour arriver à une telle notion aberrante. Puisque nous savons que le texte du deuxième récit de la création de l'homme doit être interprété figurativement selon des règles étymologiques, on ne peut arriver à une autre conclusion qu'il y a quelque chose d'autre impliquée sous le sens des mots dans ces passages. Comme nous avons vu plus haut dans ce document, le mot «aide» dans ce contexte se rapporte à la conscience-adjointe ou alliance de la conscience avec la puissance de la vie, c'est-à-dire la conscience de l'existence charnelle devant laquelle les hommes furent stupéfaits. Ici il s'agit du fait que Dieu met en l'homme la soif de se connaître. Nous voyons ainsi que la race adamique initiale était à la recherche de son identité dans ce monde étrange et merveilleux dans lequel elle avait été créée. Nous avons l'indication dans ces passages qui mentionnent les animaux, que Dieu éveille graduellement la conscience de l'homme aux différentes caractéristiques qui sont accessibles à son existence, en tant que créature charnelle, représentés sous les traits d'animaux et d'oiseaux, comme: la force du bœuf, la férocité du lion, l'agilité du chat, l'humilité de la colombe, la ruse du serpent, etc.. Il s'agit donc d'un éveil graduel pour ouvrir la conscience de l'homme à réaliser son besoin de reconnaître sa nature auxiliaire qui lui est associée comme soutien matériel ou physique. L'homme réalisa qu'il avait la force du bœuf mais qu'il n'était pas le bœuf; qu'il avait la férocité du lion, mais qu'il n'était pas le lion; qu'il avait l'agilité du chat, mais qu'il n'était pas le chat, etc.. Il ne put trouver dans ce domaine aucune conscience d'existence qui lui correspondait, il réalisa qu'il était complètement à part du reste de la création. C'est la raison pour laquelle Dieu fit tomber sur l'homme un profond sommeil pour le réveiller à lui-même, afin qu'il connaisse le pourquoi de son existence et qu'il puisse glorifier son Créateur. Mais nous savons aussi que tout cela était dans le plan de Dieu pour la réalisation du décret de rédemption de ceux qu'il avait choisi d'avance d'entre la race humaine, pour qu'ils puissent hériter la gloire éternelle en Christ, dont le sacrifice sur la croix avait été prédestiné depuis avant la fondation du monde.

On voit par le fait qu'Adam donne des noms aux animaux et aux oiseaux, qu'il reconnait les caractéristiques principales qui forment l'essence de leur existence. Le développement de sa conscience charnelle est graduel, c'est un apprentissage qu'il doit traverser mais qu'il ne réalise pas pleinement. Dans cette réalisation, il atteignait des niveaux de conscience que l'on pourrait nommés en Hébreux des «chérubins», c'est-à-dire «des facultés de voyance ou de perception» qui ouvraient la voie à l'homme sur la connaissance de toute l'essence qui compose l'univers entier, et au-delà du voile même de la chair dans les révélations de la gloire de Dieu. Ces facultés demeuraient entre son âme et son esprit, ou entre la conscience de sa nature spirituelle et sa nature humaine. Nous voyons ainsi qu'il y a deux volontés en l'homme, une qui est charnelle et l'autre divine ou spirituelle (Jn. 1:13). Depuis la Chute cette porte est fermée, elle est devenue comme un voile entre ces deux natures, tout comme le voile dans le temple qui séparait le lieu saint du lieu très saint dans le tabernacle. Mais sous la grâce Dieu ouvre cette porte à ses élus afin qu'ils pénètrent dans la perception de sa gloire. Dans son stage d'apprentissage, l'homme était porté comme par prédisposition naturelle à désirer fortement une telle réalisation à son plein potentiel, mais il ne le pouvait, il manquait un élément essentiel que Dieu va pourvoir. Il lui fit réaliser le besoin de dormir, car celui-ci était absent avant cela, l'homme n'en avait aucun besoin dans son état de perfection, ce fut le début du sommeil et des rêves chez l'homme. Dieu fit tomber sur lui un sommeil profond, une léthargie ou état inconscient prolongé de mort apparente qui lui fit cesser toutes activités consciencieuses. De cet état Dieu fit surgir de l'homme la pleine réalisation de sa nature humaine, de son existence charnelle. Il semblerait qu'un état de mort apparente fut assez pour le convaincre de sa fragilité de créature charnelle et de l'infériorité de sa nature humaine, et il sut se reconnaître en elle: «Celle-ci est enfin la substance de ma puissance, et l'enchantement de ma chair. On la nommera l’Existence, [mon Épouse] (ISHA), car elle a été prise du Vivant, [son Époux] (ISH).» (Gen. 2:23-25).

 

Le déclin de la conscience charnelle:

Comme nous avons dit dans le «Mystère du Sommeil» que nous étions pour revenir sur ce sujet. Ressouvenons-nous de l'idée centrale pour nous remettre dans le contexte du déclin de la conscience charnelle, par rapport au sommeil que Dieu fit tomber sur toute la race adamique initiale. Il s'agit ici beaucoup plus qu'un sommeil normal ou une petite sieste que l'on prend pour se reposer, mais d'un état de grande stupeur ou d'émerveillement prodigieux face à un évènement soudain surprenant qui nous laisse dans un état de stupéfaction qui nous fige sur place. En d'autres mots, dans ce contexte, il s'agit de l'éveil de la conscience à un état d'existence que les êtres humains ignoraient complètement, à savoir la réalisation de leur existence charnelle de créature qui était le contraire de l'existence divine qu'ils connaissaient depuis leur création. Encore faut-il comprendre que le péché n'avait pas encore pénétrer dans la race humaine à ce point. Tout ce qu'ils connaissaient de l'existence était celle de Dieu même avec qui ils vivaient en parfaite communion. Tellement qu'ils n'avaient aucune notion qu'ils étaient de simples créatures et non le Créateur. Cette distinction n'avait pas encore pénétré leur conscience qui était à ce moment d'un état pur et glorieux. On peut donc comprendre leur stupéfaction devant cette nouvelle réalisation d'une existence charnelle fragile et limitée qui demandait leur dépendance totale à l'Esprit des vivants pour subvenir à tous leurs besoins. Jamais ils ne s'étaient imaginés qu'ils devaient plier le genou devant leur Créateur. Ce fut pour plusieurs d'eux un affront indigne de leur position primaire qu'ils ne purent tolérer, ce qui engendra la rébellion dans la race.

 

Nous entrons maintenant dans le conflit entre la faction des oppresseurs nommés les Excusiens du décret de Réprobation (Cain), qui désiraient usurper la puissance de Dieu dans sa communion avec les hommes, et renverser la décision de Dieu par rapport à leur position inférieure qu'ils ne pouvaient tolérer; et celle de ceux qui étaient opprimés à cause de leur justice, nommés les Élusiens du décret d'Élection dans la Double Prédestination (Abel), en demeurant fidèle à la promesse d'un Messie à venir (Gen. 3:15) pour les délivrer de la rébellion occasionnée par la transgression de la loi d'interdiction. La conscience de l'homme, Adam, fut ainsi séquestrée dans les faux raisonnement du logos charnel en opposition au Logos Divin de l'Esprit des vivants. Le génome ou ADN fut ainsi altéré, et l'homme devint l'esprit de la mort éternelle. Dorénavant il vivra ou plus précisément il existera dans les dépérissements de sa nature humaine corrompue et disgraciée pour tous les temps, et sans espérance. Il fallait absolument l'intervention d'un Messie, et Christ fut prédestiné avant la fondation du monde pour racheter seulement ses élus d'entre la race humaine dépravée vouée à l'extermination.

 

Les chapitres de la Genèse qui traitent du deuxième récit de la création de l'homme (chapitres 2,3,4), sont comme des images superposées qui composent un même sujet. Celui sur le récit de Caïn et Abel représente les mêmes évènements que le chapitre précédent mais vu d'un différent angle. Le conflit entre ces deux frères est celui entre les ténèbres et la lumière, entre l'éveil de la nature humaine à la conscience de son existence charnelle, et l'opposition au commandement de Dieu à sa loi d'interdiction contre l'indépendance par laquelle les hommes se faisaient eux-mêmes Dieu (Gen. 3:4,5) par l'hérésie du libre-choix, dite aussi Pélagianisme et Arminianisme, très populaire parmi Évangélipaïens Trinitarés et adorateurs du Cerbère Nicéen, avec sa fausse orthodoxie en provenance du paganisme Néo-platoniste avec sa doctrine sinueuse et tendancieuse du logos.

 

Qu'il ait existé réellement deux êtres humains au début des temps nommé Caïn et Abel est fort douteux, ce n'est pas le but dans ce chapitre de la Genèse de nous présenter deux personnes, mais de nous expliquer les évènements de la Chute dans le jardin d'Éden. Ce récit est simplement une allégorie qui explique le sujet antérieur en style imagé, un mode d'expression consistant à représenter une idée abstraite, une notion morale par une image ou un récit où souvent (mais non obligatoirement) les éléments représentants correspondent trait pour trait aux éléments de l'idée représentée.

L'histoire de la naissance de Caïn et Abel est nulle autre que l'histoire de la division de l'humanité en deux branches similaires mais distinctes l'une de l'autre, au moment de l'Éveil de la conscience-adjointe de l'existence charnelle. Celle de Caïn représente la branche de ceux qui avaient la perception de l'existence charnelle qui élevait la fierté de l'homme dans son admiration de lui-même, comme c'est encore le cas de nos jours. Celle d'Abel représente ceux qui avaient la perception spirituelle de l'existence divine centrée sur la gloire de Dieu, et qui dévoilait sa Souveraineté absolue sur toutes choses. Ainsi débuta le conflit entre la Souveraineté de Dieu et la souveraineté de l'homme qui existe encore en nos temps modernes.

 

Regardons la signification des deux passages qui débutent le récit: «Or, Adam connut Ève, sa femme, et elle conçut et enfanta Caïn, et elle dit: J'ai acquis un homme par l'Éternel. Elle enfanta encore Abel son frère; et Abel fut berger, et Caïn laboureur.» (Gen. 4:1,2). Nous reconnaissons ici quelques mots qui sont les mêmes que nous avons vu auparavant dans les chapitres antérieurs, comme Adam «humanité, être humain», femme «existence, réalisation de la conscience», et celui de «Ève» qui apparaît ici pour la première fois et dont la signification est «vie». Il est question ici de «connaître» et de «concevoir», mais de connaître quoi et de concevoir quoi exactement ? Le mot «connaître» ou «yada» signifie «percevoir, considérer» et se rapporte directement aux passages du chapitre antérieur de Gen. 3:5,6: «Dieu sait qu'au jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. Et la femme vit que le fruit de l'arbre était bon à manger, et qu'il était agréable à la vue, et que l'arbre était désirable pour devenir intelligent...», ou selon une traduction étymologique: «Dieu sait qu'au jour où vous en utiliserez, vos yeux s'ouvriront (éveil de la conscience), et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. Et sa réalisation considéra que l’avantage de cette assurance était favorable à la réception de son existence, et qu'elle était convenable à sa perception, et que cette assurance était désirable pour devenir intelligent (le raisonnement sinueux ou tortueux)...» En d'autres mots, le raisonnement serpentin de l'être humain réalisa qu'il pouvait devenir comme un dieu, un être puissant et souverain, s'il prenait le choix ou la décision de répondre à ses propres besoins, devenant ainsi maître de son destin. Cela fut considéré et la notion fut réalisée, ou selon les mots du texte: «Adam connut Ève, sa femme, et elle conçut et enfanta...». Le mot «conçu» ou «harah» signifie «s'arranger, inventer, trouver un moyen pour faire», et cela indique clairement que l'être humain avait planifié astucieusement l'action qu'il se proposa de devenir «comme un dieu». Tandis que le mot «enfanta» ou «yalad» signifie simplement «manifester, mettre en évidence, réaliser», nous montrant que l'être humain n'a pas seulement considéré son action mais qu'il l'a mis en motion et la réalisa pleinement.

L'élément qui fut réalisé ou enfanté porte le nom de Caïn, terme qui signifie «usurper, oppresser» ou selon la définition du terme: «Comportement de quelqu'un qui s'attribue une chose à laquelle il ne peut prétendre.» Les nuances de ce mot sont assez révélatrices: «s'approprier, acquérir, assimiler, conquête, saisir». Elles se retrouvent toutes dans un contexte de «tyrannie, asservissement, assujettissement, servitude ou esclavage, cruauté, férocité». Selon tous ces termes, il est évident que le plan de l'être humain était d'usurper la puissance de Dieu, de la saisir par violence, et de l'imposer à sa façon de voir les choses. Nous pouvons facilement nous imaginer qu'une telle attitude a occasionné pour la première fois des conflits et des ruptures dans la race humaine qui fut divisée en deux camps: celui des voyants qui avaient la perception de la gloire de Dieu que l'on nomme la dynastie d'Abel, c'est-à-dire «les Chérubins» qui avaient reçus la grâce de sa majesté divine; et celui du camp des entravés qui dans leur frustration n'avaient que la perception charnelle de l'existence que l'on nomme la dynastie de Caïn, c'est-à-dire «les Nephilims» ou «disgraciés». Il s'agit ici de la réalisation du décret d'élection du peuple d'élus et de celui de l'exclusion du décret de réprobation du peuple d'exclus, les deux camps. Les Chérubins et les Nephilims, étant en conflits l'un avec l'autre. Ceci se résume dans les paroles «Et Caïn tua son frère Abel». Or l'enseignement principal du contexte est que «Caïn tua son frère Abel» doit être regardé d'une différente façon, même si les résultats arrivent à la même chose. Il est écrit que la femme a «acquis un homme par l'Éternel», mais l'original dit «J'ai acquis un homme qui est Dieu.» et cela est appuyé par le grand exégète Matthew Henri, ainsi que par l'équipe des traducteurs de la King James anglaise qui ont inclus cette lecture dans la marge de plusieurs éditions de cette Bible. En d'autres mots la nature humaine de la race adamique initiale se réclama la divinité. Or le mot «homme» ici est «iysh» terme qui signifie «le vivant, le puissant», ce qui indique que l'existence humaine s'est emparée d'une puissance divine, elle s'en est appropriée et l'a assimilée à sa vie (Ève); en d'autres mots l'être humain s'est déclaré Dieu, et ce faisant il a détruit sa relation avec Dieu (le meurtre d'Abel), c'est pourquoi Dieu lui retira son Esprit, son Logos, sa Réflexion vivifiante (Gen. 6:3) ou pour utiliser les paroles du texte: «il chassa l'homme du jardin d'Éden». Il est aussi écrit que Dieu plaça des Chérubins à la porte pour garder le chemin de la vie (Gen. 3:24), ce qui nous indique que le camp des Voyants désignés sous le nom «Abel» demeura fidèle à la révélation de la gloire divine, et rejeta les propositions des Nephilims ou disgraciés désignés sous le nom «Caïn», pour qui les gloires de la chair avaient plus d'importance afin de dominer sur leurs pareils, de les assujettir avec force et violence.

 

DIEU A TOUJOURS LE DERNIER MOT

Dans la phase d'engendrement de cette usurpation de la puissance de Dieu lorsque l'être humain la considérait, et puisqu'il est une créature de Dieu et que Dieu a toujours le dernier mot, son existence ne pouvait faire autre qu'engendrer une opposition à cette usurpation, ainsi en même temps elle mit en évidence son contraire, c'est-à-dire «son frère» Abel. Ce qui est fort intéressant est que le mot «Abel» ou «Hebel» vient de l'expression «Abba Père» ou «mon Père» ou «Souverain-Suprême» qui est utilisé par le Seigneur Jésus: «Et il disait: Abba! Père! toutes choses te sont possibles...» (Mc. 14:36). Selon l'étymologie, Abba signifie: Source bienfaisante ou encore - Origine de la grâce. Or «Abel» ou «Hebel» signifie «le Souffle, l'Esprit, le Respire de Dieu», la Réflexion Vivifiante, c'est a dire l'image de Dieu, la ressemblance de l'Esprit des vivants, le Logos. Mais il signifie aussi «devenir vain, dépourvu de réalité, qui est sans effet, inefficace, inutile». En d'autres mots, le Souffle de Dieu, son Esprit ou Réflexin, s'opposa dans l'être humain à une telle usurpation, ce qui engendra un conflit majeur dans la conscience de l'homme; et comme l'apôtre Paul dit: «le raisonnement charnel est hostile contre l'Esprit des vivants» (Rom. 8:7); «Car la chair a des désirs contraires à l'Esprit des vivants, et la Réflexion Vivifiante en a de contraires à la chair, et ces deux choses sont opposées l'une à l'autre; de telle sorte que vous ne faites point les choses que vous voudriez.» (Gal. 5:17). Le meurtre d'Abel par son frère Caïn consiste donc en ce que l'être humain était déterminé de «manger le fruit défendu» et déclara son indépendance de Dieu, la communion avec son Esprit était considérée insignifiante et inutile, et Dieu devint dépourvu de réalité pour l'être humain qui se déclara maître de son destin. La même chose se produit encore de nos jours en cette fin des temps, d'où l'importance de ce document comme avertissement aux élus. Il n'y a aucun doute que la race humaine tomba dans une décadence profonde et qu'il y eut des hostilités et des divisions, car certains demeuraient fidèles à la promesse du rachat de leurs péchés par le Messie promit (Gen. 3:15). Toutefois nous savons que la race humaine s'est tellement corrompue qu'il fallut que Dieu la détruise au complet, sauf huit survivants qu'il avait choisi. Ce choix de Dieu d'en sauver seulement quelques-uns impliquaient par nécessité de laisser le reste périr dans sa corruption sous les eaux du déluge. En d'autres mots, l'histoire du déluge de Noé est en même temps la révélation du principe de la double prédestination. La leçon ici est qu'il n'y a pas de choix sans exclusion. L'action de choisir une pomme dans un panier plein de ce fruit, implique par nécessité de rejeter le reste, de les laisser à leur état premier. Ainsi un nombre incalculable de pseudo-pasteurs et soit disant chrétiens, demeurent dans le panier de rejection pour leur perdition. Nous pensons ici à des Baptistes du Québec supposément Constants, mais constants dans les hérésies de leurs abominations diaboliques. Comprenons que toutes ces choses ne se produisirent pas, au début des temps, en un seul moment, comme plusieurs ont tendance à s'imaginer, mais qu'elles impliquent tout le développement de l'histoire à partir de Gen. 1:28 jusqu'à Gen. 6:1-22 dont la durée fut d'une période au-dessus de mille six cent années.

 

Le berger et le laboureur de la conscience:

Nous savons d'après le récit que «Abel fût berger, et Caïn laboureur». Il nous est dit: «Or, au bout de quelque temps, Caïn offrit des fruits de la terre une oblation à YEHOVAH; Et Abel offrit, lui aussi, des premiers-nés de son troupeau, et de leurs graisses. Et YEHOVAH eut égard à Abel, et à son oblation; Mais il n'eut point égard à Caïn, ni à son oblation; et Caïn fût fort irrité, et son visage fut abattu.» (Gen. 4:2-5). Que Abel fût berger est l'indication que l'Esprit de Dieu agissait comme Berger dans la conscience de la race humaine pour diriger les êtres vivants de renoncer à leur projet d'usurper sa puissance et de dérober sa gloire. Ainsi disait le Seigneur Jésus: «JE SUIS le Bon Berger; le Bon Berger donne sa vie pour ses brebis.» (Jn. 10:11). Cette prise de conscience de la reconsidération en l'être humain était juste (Mat. 23:35; Héb. 11:4; 12:24), et plusieurs suivirent dans cette voie et la proclamèrent. Tandis que la conscience de la nature humaine de son existence charnelle recherchait la servitude de la chair, car le mot «Caïn» signifie aussi «servitude», et la grande majorité suivait cette voie. Ainsi disait l'Ecclésiaste: «Ce qui a été, c'est ce qui sera; ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera, et il n'y a rien de nouveau sous le soleil.» (Ec. 1:9). La race humaine était donc divisée en deux groupes, un fidèle à la justice et l'autre à l'injustice, en d'autres mots, les élus et les réprouvés, comme il est stipulé dans la doctrine de la double-prédestination qui décrit l'élection et l'exclusion.

Or Abel offrit des «premiers nés» ou «bakowrah», terme qui signifie «droit d'aînesse», et leurs «graisses» ou «cheleb», terme qui signifie «abondance, enrichissement». Le mot «offrit» dans ce texte est «bow» et signifie «amener, venir ou revenir, porter»; et celui de «égard» ou «sha`ah» signifie «respecté, admiré, exalté» et contient plusieurs autres nuances. Le sacrifice d'Abel consistait donc en ce que Dieu appela les êtres humains «à revenir au droit d'aînesse et à son enrichissement» qu'ils avaient en lui, et cela fut exalté par Dieu. Mais Caïn offrit des «fruits de la terre» ou «pariy», terme qui signifie «fructueux, avantageux, lucratif, salutaire»; et l'expression «n'eut point égard» qui aussi provient de «sha`ah», portent les nuances de «accabler, affliger, attrister». En d'autres mots la servitude à la nature humaine, plutôt qu'à Dieu, fut proposé comme un moyen salutaire pour rendre les êtres humains fructueux, et ceci accabla Dieu et l'attrista fortement. Ce dernier terme est l'indication de la durée du développement de l'histoire de la Chute, car il se rapporte directement à Gen. 6:6: «Et L’ADMIRABLE se remit en mémoire d'avoir maintenu les êtres humains sur la terre, et il en fut affligé dans son cœur. (Bible Machaira 2020)». Or tout ce qui se produit au niveau spirituel a des répercussions au niveau matériel, et cela est évident dans la décadence de la race humaine à cette période de l'histoire: «Et YEHOVAH vit que la malice de l'homme était grande sur la terre, et que toute l'imagination des pensées de son cœur n'était que mauvaise en tout temps.» (Gen. 6:5).

 

Que «Caïn fût fort irrité, et son visage fut abattu...» est très significatif, en ce que le terme «irrité» ou «charah» signifie «furieux, enflammé, enragé, brûlé», ce mot est relié à «charar» qui signifie «carbonisé, charbonneux», c'est-à-dire que Caïn ou la faction ou le camp des Nephilims en opposition au camp des Chérubins, devint carbonisé, une race de noirs. Nous ne pouvons arriver à aucune autre conclusion, les mots l'indiquent clairement, Caïn fut transformé par la puissance de Dieu comme signe de recognition et d'avertissement au reste des hommes, il porta la malédiction de Dieu sur lui tout comme il se produisit avec Cham et Canaan, fils de Noé, après le Déluge. Ce fut une marque que Dieu mit sur Caïn pour (la faction des oppresseurs) sa traîtrise (Gen. 4:15), afin que les hommes le reconnaissent et ne lui fasse pas violence, car Dieu se réservait son châtiment, une représailles pire que les hommes auraient pu lui faire et même s'imaginer. Donc malheur à ceux qui auraient tenté mettre la main sur Caïn, car ils subiraient un châtiment sept fois pire et on ne plaisante pas avec Dieu, il fait toujours ce qu'il dit. Ce fut le début des races parmi les hommes, car avec le temps les carbonisés se mélangèrent avec les ivoirins, les blancs, formant ainsi une nouvelle souche, les métis. En fait, il y a de fortes raisons de penser que la femme de Noé était une carbonisée ou du moins une métissée car les noms de ses trois fils révèlent trois races différentes: Sem ou brun; Cham ou noir; Japhet ou blanc. À cette période de l'histoire, les lignes de démarcations dans la race humaine étaient claires et précises, ce n'était pas comme de nos jours ou toutes les races sont mélangées ensemble parmi les nations de la terre, comme si cela serait normal. Notre civilisation moderne ne sera pas épargnée du châtiment de Dieu pour ses affronts et ses turpitudes envers notre Souverain-Suprême. Nous en traversons un exemple de nos jours avec le fléau mythique du coronavirus qui s'est abattu sur toutes les nations de la terre, et les choses vont même empirer jusqu'à la dissolution finale de la race humaine.

Reprenons ce qui vient d'être dit en élaborant sur les termes figuratifs, afin de trouver réellement ce qui s'est transpirer à cette période de l'histoire de la Chute. L'esclavage de la chair fit que les êtres humains qui supportaient cette notion, subirent le châtiment de Dieu et leur «visage» ou «paniym», terme qui signifie «présence», fut «abattu» ou «naphal», terme qui signifie «rejeté, réprouvé, disgracié», et transformé par la puissance de Dieu en des êtres carbonisés, d'après la condition de leur cœur ténébreux. Le mot «naphal» est relié à celui de «naphiyl» qui est traduit par «géants» dans Gen. 6:4 mais dont la signification est «disgraciés». Il est écrit que Caïn fut chassé de la terre et devint un voyageur menant une vie errante comme un fugitif, une personne bannie de son peuple, de son pays, de son monde: «Voici, tu m'as chassé aujourd'hui de dessus cette terre, et je serai caché de devant ta face, et je serai vagabond et fugitif sur la terre...» (Gen. 4:14). En d'autres mots, ceux qui supportaient l'esclavage de la chair, les Nephilims, la race des carbonisés ou fils du serpent, furent rejetés de la grâce et chassé de la terre comme des voyageurs errants. Ici le mot «terre» est «adamah», terme qui signifie «produire, généré, profitable», ce qui nous indique que la race des carbonisés fut interdite de tout ce qui est profitable en notre monde, bannie de sa face et exilée vers un autre monde.

Le passage suivant nous indique où ils ont habité: «Alors Caïn sortit de devant la face de l'Éternel, et habita au pays de Nod, vers l'Orient d'Éden.» (Gen. 4:16). Premièrement, «sortir de devant la face de l'Éternel» signifie littéralement «renoncer à la présence de Dieu», ce sont des paroles très fortes qui indiquent comment profonde la rébellion était dans le cœur de la race des carbonisés, et ils furent tous bannis de notre monde pour se rendre dans le monde de Nod. Ce qui est intéressant ici est que le mot «Nod» signifie «errant» et que ce terme était utilisé anciennement pour désigner les astres errants ou planètes, et l'est encore parmi les grecs, car «errant» en Grec signifie «planète». Ceci amène une notion très étrange ou plutôt très énigmatique, car elle indique que toute la race des carbonisés, fils du serpent, fut chassée de notre monde à cette période pour habiter sur un astre errant ou planète avec interdiction de revenir sur la terre. Cette planète est identifiée comme celle qui se trouvait en orbite entre Mars et Jupiter, et qui fut détruite dans une explosion catastrophique au temps du Déluge. On se croirait en plein dans un récit de science-fiction, mais n'oublions pas que les êtres humains au début furent donner de Dieu la domination sur toute la création (Gen. 1:26; 2:19,20) et qu'ils administraient parfaitement toutes les lois qui la régissent. Les hommes n'étaient pas des ignorants au commencement, ils étaient loin d'être des simples laboureurs comme se l'imaginent naïvement les gens modernes. Ils avaient la connaissance profonde de tout ce qui existe dans l'univers, car ils avaient été créés à l'image de Dieu et ils étaient parfaits avant la Chute, leur connaissance ne connaissait aucune borne, c'est pour cela d'ailleurs qu'ils chutèrent dans le péché, car ils se croyaient comme des dieux.

Dans leur nouvelle demeure, les fils du serpent, c'est-à-dire du raisonnement charnel sinueux ou tortueux, construisirent une réplique de la civilisation édénique dans le but de se venger contre Dieu et contre ceux qui lui étaient demeurer fidèle. Ils formèrent une alliance et planifièrent une stratégie afin de monter un assaut contre la terre. Après un certain temps, ils revinrent en grand nombre, infiltrèrent le monde des fidèles et prirent des femmes entre eux afin d'enfanter leur progéniture, pensant ainsi forcer la main de Dieu. Ils instituèrent des mariages mixtes afin de corrompre la race des Sethites (Gen. 4:25) et engendrer une nouvelle race par laquelle ils forceraient Dieu à les inclure dans la promesse du salut par la grâce. Les mariages mixtes entre les enfants de Dieu et ceux du dehors furent toujours interdit, autant pour la race d'avant le Déluge que pour Israël (Ex. 34:16; Deut. 7:3,4), que pour les chrétiens (1 Cor. 7:39). Si Dieu accordait la grâce du salut à leurs enfants, donc il serait obligé de la leur accorder aussi. Leur astuce faillit misérablement et ils se mirent à détruire les fidèles en les polluants avec toutes sortes de corruptions dans le but d'empêcher la promesse du Messie à venir de se réaliser. Mais Dieu avait suscité une nouvelle compensation de la lignée de Seth, en substituant la faiblesse par la force dans certaines personnes qu'il avait choisies, des gens honorables et fidèles qui ne reculèrent point devant les assauts de l'ennemi, et ils devinrent des puissants instructeurs et administrateurs des lois de Dieu (Gen. 5:1-32). Mais la majorité de la génération des Sethites tombèrent dans la décadence. À la mort du dernier de ces administrateurs, Méthushélah (Gen. 5:26,27), Dieu détruisit la terre avec tous ses habitants par un déluge global, sauf la famille de Noé. Pour assurer l'éradication totale du mal, la planète des fils du serpent fut détruite ainsi que toutes ses colonies dans les mondes habitables.

Plusieurs se demandent pourquoi il n'y a pas d'âge mentionné dans la lignée de Caïn (Gen. 4:17-26), comme nous retrouvons dans la lignée de Seth: «Tout le temps que Seth vécut, fut donc de neuf cent douze ans; puis il mourut.» (Gen. 5:8) ? La réponse, si vous ne l'avez pas encore discernée, est que Caïn n'a jamais existé comme une personne distincte et individuelle. Son nom, comme nous l'avons amplement démontré, est un style figuratif qui représente les évènements négatifs qui transpirèrent dans la race humaine au début des temps. Dans la Bible, le nom «Caïn» utilisé dans un sens personnel signifie toujours la race rebelle, les fils du malin par rapport aux fils de Dieu. Tous les noms des gens de sa lignée sont du même style. Ainsi Hénoc (v.17) signifie une initiation, une instruction démoniaque; Irad (v.18) la séquestration; Mehujaël (v.18) affligé de Dieu; Methushaël (v.18) l'homme divinisé ou déifié; Lémec (v.18) le renversement de l'être ou de l'existence; Ada (v.19) le plaisir; Tsilla (v.19) la protection; Jabal (v.20) être fastueux, ce fut l'origine de ceux qui demeurent dans des sanctuaires et près des rachetés pour les corrompre; Jubal (v.21) une source, elle fut l'origine de tous ceux qui manipulent le retentissement de la sensualité; Tubal-Caïn (v.22) le producteur, ceux qui affinaient tous les complots et les enchantements qui se transpirent; Naama (v.22) la séduction. Il est vrai que les noms de ceux de la lignée de Seth (Gen. 5:1-32) portent aussi leurs définitions qui peuvent nous éclairer davantage, mais le fait que les âges sont mentionnés indique que chaque nom représente une génération qui porte les caractéristiques de la signification du nom donné, Noé qui était de la génération du «repos» de l'assurance de la promesse du salut en est la preuve.

Mentionnons brièvement un fait qui intrigue plusieurs personnes. Il s'agit des géants et des dinosaures. Les deux s'expliquent dans un même souffle. Le gigantisme était l'état normal des choses au début des temps, autant chez les plantes, les animaux, et les humains. Newton a montré que la force de gravitation ou le mouvement de rotation des astres, est le phénomène d'attraction universelle, suivant lequel deux corps quelconques s'attirent les uns les autres en raison directe de leur masse et en raison inverse du carré de leur distance. En d'autres mots, la gravitation d'un astre en rapport avec l'attraction d'un autre, détermine la masse, le poids, le temps et la taille des éléments à sa surface. La destruction subite de la planète des fils du serpent, la race des carbonisés, aurait produit une régression progressive dans l'organisme de l'homme et de la nature, pour en arriver à ce que nous sommes de nos jours. La stature gigantesque de l'homme et sa longévité de vie furent ainsi réduites graduellement mais non uniformément. Un passage curieux dans la version française du livre d'Énoch nous indique la continuité du gigantisme après le Déluge: «Cet enfant qui vous est né (Noé) survivra seul à ce grand cataclysme avec ses trois fils. Quand tout le genre humain sera détruit, lui seul sera sauvé. Et ses descendants enfanteront sur la terre des géants, non pas de l'Esprit, mais de la chair.» (Énoch 105:15,16). Non pas que nous reconnaissons le livre d'Énoch comme inspiré, mais il détient des parallèles intéressant sur la race des géants. Comment pouvons-nous expliqué autrement le fait qu'il y avait encore des géants après le déluge, lorsque tous les peuples de la terre furent détruits en étant submergés sous les eaux ? Ce qui veut dire que Noé et ses fils étaient des géants. Le mystère du gigantisme n'est pas complètement élucidé, mais si nous considérons son échec à travers l'histoire, nous apprenons cette leçon vitale: à savoir qu'il suffit simplement que des gens de très peu de foi en Christ pour renverser les forteresses de nos géants modernes (Mat. 17:20; 2 Cor. 10:3-6). C'est à ceci que le Seigneur Jésus-Christ nous appelle; sondez donc votre cœur pour voir si vous êtes des nôtres, car «celui donc qui voudrait être ami du monde, se rend ennemi de Dieu.» (Jc. 4:4). Nous avons ainsi amplement d'évidences que l'Évangile primitif du clan d'Abel fut proclamé par Noé du temps de la construction de l'Arche et après le Déluge du temps de la construction de la Tour de Babel, dite aussi pyramide de Chéops ou tour du Chaos de la grande apostasie babylonienne engendrée par Nemrod.

À cette période les animaux et les humains se nourrissaient de plantes et de fruits, ce fut qu'après le Déluge qu'ils commencèrent à consommer de la viande, car la nature avait subi une transformation radicale et les êtres vivants avaient besoin plus de force et de vigueur pour survivre. Ce qui veut dire qu'avant le Déluge les dinosaures étaient végétariens, et non carnivores comme la science moderne les représente faussement. L'homme lui-même étant d'une stature gigantesque, les dinosaures étaient pour lui comme des animaux domestiques, car avant le Déluge la crainte de l'homme n'existait pas dans le règne animal (Gen. 9:2-4).

 

LE LOGOS PUISSANCE DE LA CONSCIENCE

Du grec ancien λόγος, lógos (« parole, raison; la parole interne, le raisonnement ou réflexion qui forme les pensées et les idées à partir des imaginations analythiques de la volonté, et des perceptions sensorielles de la conscience existentielle, charnelle et mondaine »).
 

En Philosophie, le logos est la raison, le discours rationnel, par opposition au muthos, le discours irrationnel. Lorsque le terme est en relation avec l'être humain, nous utilisons le mot raison ou raisonnement ou capacité de réfléchir. Lorsqu'il est en relation avec Dieu ou la divinité, nous utilisons le mot Réflexion ou Réflexion Vivifiante de l'Esprit des vivants.

Il désigne aussi le sens subjectif ou égocentrique en l'homme depuis la Chute en Éden, et le sens objectif de privation en Dieu de toute éternité. Il est toujours au singulier, le plus souvent avec article défini.
A. − Principe pensant; mode de pensée, façon de réfléchir et d'analyser les faits. Une des trois facultés existentielle dans l'essence de l'existence, à savoir la Volition, l'Illumination, et l'Expression ou V.I.E. dans le renoncement constant ou perpétuel qui est l'essence de l'existence divine et humaine, avant que le péché entre dans le cœur de l'homme. Retirée de l'homme lors de sa rébellion, et remplacée par les quatres facultés létales et destructives, à savoir le Mécontentement, l'Obsession, la Réclamation, et la Ténacité ou M.O.R.T. dans l'essence égoïste et orgueilleuse de sa nature humaine déchue et corrompue d'existence temporaire, dans un monde de dépravés prédestiné à la perdition dans l'isolation ténébreuse totale d'une séquestration de souffrances sans fin, nommé l'enfer. Nous venons de voir les deux aspects du Logos, divin et humain dans leurs rapports existentielles. Ainsi nous comprenons mieux les enjeux de la rébellion de l'homme au début des temps, et de l'identité du serpent dans la conscience de l'homme.

 

Le logos chez les philosophes:
[Chez Platon, les stoïciens, Hegel, etc.] Raison divine; le sort, raison organisatrice, explicatrice de l'univers. Logos, terme que Pythagore, Platon et les premiers philosophes chinois ont également employé pour exprimer la manifestation de l'être ou de la raison suprême (Maine de Biran, Journal, 1823, p. 381):
Il semble même que les anciens connussent cette vérité, que toutes nos pensées sont dans nos paroles, lorsqu'ils comprenaient presque toutes les sciences sous le nom de grammaire, qui est proprement l'art de parler, et que les Grecs appelaient du même nom logos, la parole et la pensée. Bonald, Législ. primit., t. 1, 1802, p. 62.
 

Au niveau théologique du faux christianisme, ou religion dite chrétienne, le Logos est la seconde personne mythique de la Trinité philosophique spéculative, issue des principes du paganisme néo-platoniste, et des notions babyloniennes des religions à mystères, pour la domination mondiale d'une prétendue orthodoxie qui vient d'un raisonnement machiavélique infernal, conçue au Concile de Nicée en l'an 325. Ces gens sont nommés les trinitarés, adorateurs du Cerbère Nicéen, le chien à trois tètes, gardien des portes de l'enfer. Il craint l'Épée à deux tranchants de la Parole de Dieu qui l'expose pour ce qu'il est. Il est étrange qu'un très grand nombre de personnes qui se disent chrétiens, ne comprennent pas que la Bible mentionne clairement qu'il existe réellement un faux Jésus, un faux Esprit, et conséquemment une fausse Église, et que ce faux Jésus est le faux Logos de la trinité nicéenne.

Le verbe éternel ou Parole de Dieu, le Logos, l'idée, le principe ou Intention Suprême, expression interne de la pensée ou Réflexion Vivifiante de l'Esprit des vivants, venu s'incarner dans le sein d'une vierge, et qui est nommé dans l'Évangile de Jean I: 1-18 « Parole » ou « Expression », passages dans lesquels nous voyons que le Logos, qui est pur Esprit, est en voie pour s'incarner ou manifesté dans la chair ( v.14 ). En d'autres mots, l'incarnation du Logos sous une forme corporelle comme Fils n'existait pas auparavant. Elle était anticipatoire du au fait que Christ, notre Père et notre Roi, avait déterminé ce choix pour Lui-même avant la fondation du monde, dans son décret éternel pour accomplir cette mission en faveur de ses élus seuls.


Selon Augustin, Jean voit son Maître si parfait, qu'au lieu de dire que ce Maître est l'énonciateur du Logos, s'écrie correctement et avec précision qu'il est le Logos Lui-même. En d'autres mots, le Logos est le Père Lui-même manifesté visiblement et corporellement dans la chair comme Fils unique, le Nouvel Homme pour la Nouvelle Création d'une nouvelle race céleste et éternelle.


LA RAISON OU RÉFLEXION DE L'ÊTRE SUPRÊME

En Linguistique, la parole, langage conçu comme la capacité, spécifique à l'espèce humaine, de communiquer au moyen de signes vocaux, et d'articulations externes qui expriment les principes internes d'un raisonnement rationnel ou logique, qui analyse la structure des idées ou principes, et des mots qui les composent. Bibliquement parlant, Christ est le Principe par excellence qui créa toutes choses par l'Expression ou résonnance vibratoire de sa Parole vivante. Il dit, et la chose fut. Or le Logos, le Dire Créateur, puissance des perceptions de la conscience, fut mis par écrit dans les Saintes-Écritures pour préserver la révélation du Messie promit, sa naissance miraculeuse, son triple ministère, sa mort affreuse sur la croix, sa résurrection d'entre les morts, son exaltation à la Souveraineté Suprême, et son retour le jour de la Pentecôte pour habiter le cœur de ses élus, afin de les transformer en son image en un clin d'œil, au moment de son Émergence à la fin des temps, et la réception de l'héritage dans le Royaume de gloire, et la multiplication à l'infini et éternelle des élus de merveilles en merveilles. Ainsi nous vivons présentement par anticipation à la pleine réalisation de cette gloire éternelle en Christ avec notre nouvelle famille, lors de notre retour à la maison paternelle pour participer au festin des noces de l'Agneau.

 

Voltaire disait dans son Sermon des Cinquante - je ne sais quelle métaphysique de Platon s'amalgame avec la secte nazaréenne: on fait de Jésus le Logos, le Verbe-Dieu, puis on dit qu'il est consubstantiel à Dieu son père. Mais cette notion est complètement insensée et illogique, en plus d'être contradictoire aux éléments qu'elle propose elle-même. Car elle fait de Jésus Dieu avec Dieu, et déclare par ce fait même qu'il y a deux Dieux d'une même substance. Ne s'agit-il pas ici des débuts infernaux de l'hérésie diabolique du dogme de la trinité spéculative et imaginaire de gens timbrés et mentalement détraqués de la réalité, et assoiffés de gloire et de pouvoir, dans l'espérance d'une domination mondiale pour s'enrichir au-delà des rêves les plus fous, sur le dos des ignorants devenus des pantins facilement manipulés par ceux qui détiennent l' autorité sur les peuples de la terre.

Le Logos, qui, chez Platon, signifiait la Sagesse, la raison de l'Être suprême, devint chez nous le Verbe ou Parole, terme qui porte un grand nombre de synonymes dans différents contextes: analyse, concepte, faculté, exprimer, expression, foi, grossièreté, idée, injure, langage, parlé, langue, logos, mot, observation, outrage, parabole, parler, pensée, phonation, phrase, principe, promesse, prononciation, propos, proverbe, réflexion, sentence, serment, son, terme, théorie, ton, verbe, vérité, vocable, voix.

 

PHILON D'ALEXANDRIE ET LA DOCTRINE DU LOGOS

Nous regarderons maintenant les idées principales de Philon, philosophe d'Alexandrie, touchant la divinité et le Logos. Nous réaliseront que la philosophie n'est pas une science chrétienne ni biblique, mais purement païenne dans tous ces aspects. Elle en a que des apparences subtiles et trompeuses, et nous présente que des approximations et des conjectures sophistiquées. La certitude ou assurance de la Sainte Présence de Christ n'est pas en elle.

 

Philon affirmait ces doctrines en se basant sur des données juives, combinées d'une manière plus ou moins ingénieuse avec des théories platoniciennes ou stoïciennes. Jusqu'ici l’effort de spéculation n’est pas considérable, c’est plutôt l’éclectisme individuel de l'hérésie du libre-choix qui domine; nous avons affaire à un choix de principes très-divers tirés des religions et des philosophies du passé. Mais ces principes s’accordent-ils entr’eux? En d’autres termes, les divers matériaux que Philon a réunis, sont ils suffisants pour satisfaire aux exigences, non pas d’un système rigoureux, mais de la plus simple logique toxique ? Dieu et l’univers conçus comme nous venons de le voir, peuvent-ils marcher en harmonie ? Peut-on dire que dans un tel état de chose, tout être, depuis Dieu lui-même jusqu’à la créature la plus chétive, se trouve en état d’accomplir sa destinée et de marcher dans l’ordre? Enfin, les doctrines que nous venons d’examiner peuvent-elles, aux yeux de notre philosophe, rendre compte de toute chose? Nous ne le croyons pas, et Philon ne le croyait pas lui-même, car c'est précisément à partir d’ici que commencent ses recherches spéculatives égocentrique, car rien dans ce domaine ne peut être connue sans la Sainte Présence de Christ qui nous habite, pour nous instruire et nous diriger dans ses voies. Sans Lui nous ne pouvons rien, sans Lui toutes connaissances est duplicités et prétentions.

Il y a en Philon plus qu’un syncrétiste. Il y a le métaphysicien, le spéculateur, 'imposteur, et le manipulateur. Nous n’avons pas encore présenté le Philon véritable, car nous ne nous sommes pas encore occupés de la doctrine qui lui est propre. Il fallait avant tout connaître les assises de l’édifice qu’il va construire; nous devions nécessairement indiquer les éléments qu’il puisait à la science des anciens maîtres apostats et réprouvés, avant de le considérer comme maître lui-même du même calibre.

En effet, si notre philosophe a cru bon de retenir pour vraies les théories qu’il empruntait à ses prédécesseurs, et que nous avons exposées plus haut, c’est qu’apparemment il espérait en concilier les éléments contradictoires au moyen du travail spéculatif, et combler les lacunes qui s’y manifestaient. Le but du présent chapitre est précisément de faire ressortir les lacunes et les contradictions qui se font jour dans la série des principes énoncés précédemment, et de montrer la nécessité dans laquelle Philon se trouve de remplir les vides et d’effacer les antinomies qui règnent dans l’ensemble de ses dogmes antérieurs, par l’introduction de la grande doctrine qui le caractérise et le fait distinguer parmi les penseurs de l’antiquité, savoir la doctrine du Logos, mais du faux Logos de la philosophie du néo-platonisme.

Pour que les principes que Philon exposait au sujet de Dieu, du monde, et de l’homme, pussent rester debout, il fallait trouver un moyen de les combiner, de les lier, pour ainsi dire, par un trait d’union. Il fallait que les éléments incompatibles fussent conciliés par l’introduction d’un élément nouveau, capable de faire disparaître les contradictions. Mais en quoi consistent ces antinomies? C’est ce que nous allons voir en résumant en peu de mots les thèses philoniennes que nous avons exposées.

Il a été constaté d’un côté, que le Dieu du philosophe juif est l’Être transcendant et absolu, qu'il est renfermé dans les profondeurs insondables de sa nature, que sa majesté divine est inabordable, que toute relation immédiate avec la matière et le monde extérieur est indigne de Lui, qu’il est séparé de l’univers par une distance infinie, par un abîme infranchissable; d’autre part, nous voyons au contraire que ce même Dieu est la Cause première de toutes choses, qu’il est agissant de sa nature, qu’il exerce son influence sur le Chaos afin de l’organiser, qu’il est l’élément actif, en opposition à la matière qui est passive et qui nécessite une intervention supérieure pour se mettre en mouvement. Voilà pour le côté métaphysique. Mais nous n’avons pas tout dit. Au point de vue moral, Philon accentue d’une part la sainteté absolue de Dieu, son horreur pour le mal, sa haute dignité morale qui l’empêche de se mettre en rapport avec la nature pécheresse, tandis que d’un autre côté il s’efforce de démontrer que l’univers et l’humanité entière (qui sont après tout une œuvre divine) portent en eux le mal et la corruption. Évidemment ces théories ne pouvaient s’accorder. Si l’univers ne peut se passer de Dieu, il faut que notre philosophe cherche un moyen de rapprocher ces deux catégories d’êtres. Quelles furent donc ses recherches?

Nous avons vu que, partant de la notion de la transcendance divine absolue, Philon faisait une distinction entre l’idée de l'essence de Dieu et celle de son existence. Cette abomination absurde lui était donnée par la contemplation des œuvres de la création, tandis que l’autre lui restait impénétrable (p. 17). Dès lors, puisque Dieu ne se révèle pas en essence, mais qu’il reste retiré dans le mystère de sa nature insondable, comment expliquer l’existence de l’univers qui révèle la divinité, si ce n’est en admettant qu’une puissance de Dieu a exercé au dehors une influence divine ? En distinguant l'être proprement dit, de sa manifestation, Philon est obligé d'attribuer les œuvres de la création et toute activité divine à cette divinité révélée, tandis qu’il se refuse de les rapporter d’une manière immédiate à cette essence transcendante qu’il ne peut concevoir, puisque l'Esprit de vérité n'est pas en lui. Il est donc évident que cette pseudo-divinité révélée doit servir d’intermédiaire imaginaire entre l'Être par excellence, τό ôv, et l’univers. Le Dieu révélé est la puissance divine qui doit opérer au dehors. En d'autres mots, la divinité et l'intermédiaire ou Logos ne sont identique, ce dernier prend plutôt l'aspect d'un genre de démiurge, nom donné par les platoniciens au dieu qui crée le monde, constitue les êtres. (C'est un être identique et/ou complémentaire à l'être que les platoniciens appellent l'esprit.) Ce démiurge est devenu le pseudo-logos dans la trinité Nicéenne de domination impériale de l'empereur Constantin, dans sa formation d'une église universelle dite catholique, à laquelle s'ajoute par après le protestantisme et le mouvement dit évangélique, formant ainsi un nid gigantesque de vermines, de bestioles, d'andouilles. et de vipères, toutes à prétentions dites chrétiennes.

Mais dans cette idée de la manifestation divine sont comprises des idées particulières, c'est-à-dire que dans cette expression générale de l’activité supposément divine au dehors, sont impliquées des intentions particulières et diverses. Bien que la manifestation de l’être soit une, elle apparaît à notre philosophe sous divers modes, parce qu’elle correspond aussi à des buts divers; c’est pourquoi il se servira à cet égard de déterminations différentes. Il nous dira par exemple, que l’Être inaccessible à notre raison et à notre intelligence, se manifeste à l’univers par sa parole ou sa raison, car le terme λόγος signifie l’un et l’autre; qu’il se communique aux êtres créés, par ses puissances ou forces, δυνάμεις; par ses envoyés, c’est à dire par ses anges, άγγελοι. L’être divin concentré en lui-même sort de son silence au moyen de ses Forces dont il reste la source permanente. — Il est bon de remarquer dès à présent que pour Philon les attributs de raison et de puissance qu’il accorde au Dieu qui se révèle, ne sont pas seulement des idées subjectives du philosophe qui recherche Dieu, mais des faits réels et objectifs, indépendants de la pensée humaine et antérieurs à elle. — D’une manière générale donc, la base et le point de départ de la doctrine des intermédiaires a sa source dans la notion de transcendance divine absolue.

(1) De Nom. Mut., I, 582. Quod det. pot., I, 208.

 

Mais de ce premier motif tout général de la théorie des intermédiaires divins ou démiurges, notre supposé philosophe en déduit plusieurs autres, dès qu’il essaie de mettre Dieu en rapport avec la matière et les êtres qui supposément composent l’univers. Nous savons à quel titre il considérait la ΰλη. Cet élément plein de contradiction et de désordre ne pouvait être conçu comme une œuvre de l’être parfait, ni par conséquent être mis en rapport direct avec Dieu. Or comme la matière ne peut rien devenir de par elle même, il fallait dans tous les cas que la Cause première exerçât une influence sur elle. Ce résultat s’obtiendra donc au moyen d’un intermédiaire ou Logos sorti de Dieu pour agir en son nom comme médiateur; un instrument qui donnera à la matière les qualités, les formes, la vie, qui lui manquent; une puissance divine enfin, qui donne la réalité proprement dite et le caractère distinctif à ce non-être, en le modelant, en l’organisant, et en lui donnant le mouvement et l’énergie.

(1) Voyez le passage De Sacrificantibus, H, 261 cité, page 24.

En outre, comme l'Être absolu et infini est absolument séparé du monde et ne peut avoir de liaison immédiate avec ce qui est une œuvre finie et relative, il faudra aussi que cet intermédiaire maintienne l’univers dans une relation médiate avec son auteur. En effet, dit Philon, un ouvrage n’est jamais abandonné par celui qui l’a fait; l’ouvrier veille à ce que tout ce qu’il a fait persiste dans l’ordre qu’il a préétabli, c’est à dire se conserve et dure, comme c'est le cas avec le site web levigilant.com. C’est pourquoi Dieu qui est le créateur de l’univers, habite aussi dans l’univers, non pas en essence, mais par ses puissances.

(2) De Opif. mundi, I, 2.

(3) De Migrât. Ab., I, 464.

 

Il ne laisse rien vide de lui même, car il pénètre toutes choses. Dès lors, les deux idées d’immanence et de transcendance sont maintenues. Philon pourra affirmer d’un côté, que Dieu est séparé de la création (έπιβεβηκώς καί έ&υ του δημιουργηθέντος ών) et de l’autre, qu’il n’en remplit pas moins le monde de sa présence (ούδέν ήττον πεπλήρωκε τον κόσμον έαυτού). Il est partout et nulle part, cependant la cause première ne fait point partie de l’univers (ούκ έν τφ γεγονότι τό πεποιηκός αίτιον)· — On ne doit donc pas considérer comme des traces de panthéisme, dans le système de Philon, des expressions comme celle-ci: ό νους τών δλων ou bien ή ψυχή τών δλιυν, car il nous dit lui même que Dieu n’est pas l’âme du monde selon que les Chaldéens l’entendent, c’est à dire qu’il n’est pas une partie intégrante de l’univers. S’il en était ainsi, ajoute-t-il, la création ne saurait subsister, attendu que si Dieu est une portion de l’univers il doit être nécessairement soumis aux mêmes vicissitudes que le grand tout dont il fait partie. — Philon essaie donc de sauvegarder la transcendance de son Dieu imaginaire en faisant intervenir les puissances ou forces divines qui transportent dans le monde, non pas Dieu lui même, mais sa volonté et ses desseins. Voilà pour le côté métaphysique, dirons-nous, des rapports de Dieu avec la créature.

(1) De sac. Abêtis et C., I, 1y5: καί ό ένθάδε ών κφκεί, καί άλλαχόθι καί πανταχοΟ, πεπληρωκφς πάντα διά πάντων, καί ούδέν έρημον έαυτοΟ καταλελοιπώς ύπάρχει.

(2) De post. Ca'ini, ί, 22g.

(3) De Conf, ling., I, 425: ύπό δέ τοΟ ΟεοΟ πεπλήρωται τά πάντα, περιέχοντας où περιεχομένου, φ πανταχοΟ τε καί ούδαμοΟ συμβέβηκεν είναι μόνψ.

(4) Ibid., I, 4'9·

(5) De Migrât. Ab., 1. cit. Voyez plus haut p. 34, note 3.

 

Au point de vue moral, Philon nous a dit que Dieu est le souverain bien et qu'il ne peut être que la cause du bien. Or il a été reconnu que le mal réside dans toute nature finie et notamment dans la nature humaine depuis sa rébellion en Éden; donc la cause immédiate de l'homme ne doit pas être cherchée, selon notre philosophe, en Dieu lui même. L’intervention d'un intermédiaire est rigoureusement requise. Citons un passage qui nous expliquera, mieux que tout raisonnement, la pensée de l'auteur. « Il est frappant, dit-il, que Moïse dans « son récit de la création de l'homme fasse parler Dieu « en employant la forme plurielle: « Faisons l'homme à « notre image et à notre ressemblance ». Est-ce que Dieu à « qui toutes choses sont soumises aurait eu besoin de coopérateurs? Lui qui a créé le ciel, la terre et la mer, aurait-il « demandé des auxiliaires pour former un être aussi faible « et fragile que l'homme? Mais le problème se résout lorsque nous considérons que le mot Dieu en Hébreu est Elohim, et que ce terme signifie proprement Esprit des vivants, et dont la signification étymologique est Réflexion Vivifiante en les élus. — La véritable raison de ce fait « est connue de Dieu seul; cependant il est bon d’avancer « quelques hypothèses sinueuses que la raison nous suggère, c'est à dire aux philosophes et leurs raisonnement tortueux, et leurs théories insidieuses. De toutes « les créatures qui ornent l’univers, les unes, savoir les « végétaux et les bêtes, ne participent ni de la vertu, ni du « vice; d’autres, c’est à dire les étoiles, qui sont, dit-on, « des natures intelligentes et animées, ne connaissent que « la vertu, et sont incapables de faire le mal; mais il est « une troisième catégorie d’êtres qui sont susceptibles de « contraires, c’est à dire de bien et de mal, de vertus et « de vices, ce sont les hommes. Il convenait que le Père « ne créât que ce qui est bon dans la nature humaine, « puisque la bonté et le bien lui sont familiers. Comme « l’homme est d’une nature mixte, bonne et mauvaise, Dieu « ne devait être l’auteur que du bien seulement, tandis que « ses subordonnés devaient créer ce qui est mauvais. C’est «pourquoi Moïse dit: Faisons l’homme, afin de signifier « que Dieu a pris des coopérateurs pour créer en l’homme « ce qui fait de lui une nature mixte » (1). Disons en passant que ceci n’empêche pas Dieu d’être l’auteur, très indirect il est vrai, du mal, chose à laquelle Philon ne semble point prendre garde, mais ce n’est pas ici le moment de traiter cette question, l’important pour nous est de montrer pourquoi Philon admettait des intermédiaires.

(1) De Opif. Μ., I, 16, 17. De Nom. mut., I, 583. De profugis, I, 556.

 

Notre auteur spécialise d’une manière plus claire encore, cette œuvre essentielle aux subordonnés de Dieu dans la création de l'homme, lorsqu’il parle de la prédisposition au mal qui réside dans notre nature rationnelle comme le serpent dans la conscience. Dieu, à cause de sa pureté morale, ne pouvait créer en l'homme la possibilité du mal, c’est pourquoi il laisse cette tâche à ses serviteurs, θεψ γάρ τω πανηγεμόνι έμπρεπές ούκ έδο£εν είναι τήν έπι κακίαν δδόν έν ψυχή ·λογική δι’ έαυτου δημιουργήσαν ού χάριν τοίς (ύπάρχοις) έπέτρεψε τήν τούτου του μέρους κατασκευήν. Philon ne parle qu’une seule fois de cette κακίας δδδς, œuvre des intermédiaires divins, et n’essaie pas de faire rentrer cette création partielle dans l’ensemble de sa théorie des idées, ce qui aurait immanquablement transporté l’idée-type du mal dans le plan de Dieu, inconvénient auquel notre théosophe voulait se soustraire. — Toutefois nous devons noter que cette singulière idée nous montre comment Philon espérait, au moyen de la théorie des intermédiaires, concilier ces deux propositions : « Dieu est la cause absolue de tout » et « Dieu n’est la cause que du bien ».

Ainsi donc, l’absoluité de Dieu d’un côté, et sa pureté morale infinie de l’autre, sont les deux causes prédominantes d’où la théorie philonienne des intermédiaires découle. Mais Philon tire de ces deux principes d’autres conséquences que nous allons énumérer brièvement. Mais la Bible dit autrement que cette folie des sages prétentieux: - L’ADMIRABLE a fait toutes choses en sorte qu'elles répondent l'une à l'autre, et même le méchant* pour le jour de la calamité (Proverbes 16:4).

Qui forme la lumière et qui crée les ténèbres, qui fais la prospérité et qui crée l'adversité; c'est moi, L’ADMIRABLE, qui fais toutes ces choses (Esaie 45:7). 

(2) De Conf, ling., I, 432.

 

Le Cosmos nécessite la présence d’une divinité:

De même qu'un ordinateur demande la présence d'un informaticien pour le maintenir en ordre, de même que le Cosmos nécessite la présence d’une divinité qui le conserve par des forces et le dirige par des lois, ainsi la nature rationnelle doit être conservée et dirigée d’une manière toute particulière par son auteur. Il faut que l’homme reçoive des lois et qu’il soit préservé de la ruine totale. Mais cette tâche qui n’a aucun mal en soi, selon notre philosophe, ne peut cependant pas être rapportée à Dieu lui même, car sa grandeur, sa haute dignité, sa majesté de roi, l’empêchent de s’occuper de la dispensation des biens secondaires; il en abandonne donc le soin à ses magistrats. Le dieu de Philon est donc limité dans sa puissance, et dans l'administration de sa création. Il serait donc un dieu froid et impersonnel. Philon se base sur le récit de la confusion des langues (Gen. XI) et sur les mots: « Venez, descendons et confondons leur langage ». Dieu ne veut pas que le mal remporte une victoire complète sur le bien, toutefois ne trouvant pas que l'opposition au mal soit une tâche digne de lui, il l’abandonne aux puissances qui l’entourent. C’est ainsi que les formes plurielles employées, Gen. III, v. 22 et XI, v. 7, sont comprises et interprétées (1). Or cette interprétation est complètement insensée; elle est digne d'un papiste, adorateur et mangeur du dieu galette dans sa liturgie de cannibalisme spirituel.

(1) De Conf. ling., I, 432.

 

Mais si l’homme nécessite une intervention d’en haut pour arrêter les progrès du mal qui tend à ravager sa nature entière, il est nécessaire que cette même intervention divine éloigne les obstacles qui entravent l’œuvre de sa sanctification ou transformation progressive, afin que la vie lui devienne plus supportable. Dieu y pourvoit encore par ses intermédiaires ou démiurges, plus appropriés que lui à l'accomplissement d’une œuvre secondaire. L’œuvre propre de Dieu est plutôt d’accorder la santé, tandis que les subordonnés de Dieu se chargent de guérir les âmes, en ramenant la santé primitive que l’homme a perdue (2). Une telle notion aberrante remporte sûrement le prix nobel de la stupidité, remit en main par l'Antichrist qui siège à Rome.

(2) Alleg. leg. I, 122. De profugis, I, 556.

Enfin, si malgré toutes les prérogatives que l'homme tient de son créateur, il continue à violer les lois qui lui sont imposées, la punition du péché devient une nécessité, car toute loi exige une sanction. Notre philosophe voit dans la punition du mal, non seulement une œuvre indigne de la majesté de Dieu, mais incompatible avec sa bonté infinie et sa grandeur morale. Dieu ne peut pas vouloir le mal de ses enfants, or il y a déjà quelque chose de mal dans la punition. Dieu ne peut se mettre en contact immédiat avec un élément qui n’est pas le bien absolu. Il est le Roi des rois, et comme tel, il charge ses ministres de punir le coupable. C’est lui qui donne la loi, mais ce sont ses magistrats qui sont chargés de la faire exécuter. C’est pourquoi, dit Philon, lorsque Dieu dicta le décalogue à Moïse, il se contenta de donner les préceptes sans indiquer la nature de la peine à infliger aux transgresseurs (1). Peut-être que notre interprète devrait se donner  la peine de lire la Bible dans son entièreté, avant de parler de choses qu'il ne connait point.

(1) De decem oraculis, II, 208-209. De Abrahamo, II, 22.

C’est ainsi que, mettant en présence les antinomies renfermées dans ses principes généraux, Philon essaie d’aboutir à une conciliation par l’introduction d’un monde d’intermédiaires imaginaire. Nous avons résumé les points principaux sur lesquels notre auteur a insisté et nous croyons avoir indiqué par là, d’une manière générale, quel fut son travail spéculatif préliminaire et comment il arriva à faire une place à la fausse doctrine que nous allons étudier.

 

Mais avant de terminer cet article nous devons ajouter quelques mots au sujet d’une catégorie d’intermédiaires fictifs qui rentrent dans le système philonien, non point par la voie spéculative, mais par l’acceptation d’éléments traditionnels tirés soit de Moïse, soit de la philosophie grecque. Nous voulons parler des êtres que l'A.T. appelle anges, que les Grecs appellent génies, et que Philon trouve nécessaire d’adjoindre aux natures divines dont sa spéculation lui a prouvé l’existence. Ces êtres sont pour lui des άσώμαται' ψυχαζ des âmes qui remplissent les airs (1). Philon essaie de justifier l’admission de cette nouvelle classe d’intermédiaires en disant qu’il est nécessaire que l’univers soit rempli d’êtres vivants, puisque le Cosmos est un tout animé. Si la terre et l’eau en contiennent, pourquoi l’air en serait-il privé? Dans l’air se trouve un principe vivifiant; dès lors pourquoi nierait-on que celui qui vivifie les autres âmes contienne aussi ses âmes et ses esprits propres. Le contraire serait moins probable. Nous concevons ces êtres au moyen de notre intelligence qui a des rapports de parenté avec eux... Il y a de bons et de mauvais anges dans la mythologie-fiction. Dieu se sert des premiers pour récompenser et des autres pour punir (2). Toutefois la tâche particulière de ces âmes fictives ou anges est de transmettre aux hommes les ordres de Dieu, et de rapporter à Dieu le père les désirs et les prières de ses enfants, ταύτας bal-μονας μέν 01 άλλοι φιλόσοφοι, δ bè Ιερός λόγος άγγέλους εϊωθε καλείν, προσφυεστόρψ χρώμενος όνόματι־ καί γόρ τάς τού πατρός έπίκελεύσεις τοίς έκγόνοις, καί τάς τών έκγόνων χρείας τφ πατρί διαγγέλλουσι (3). C’est ainsi que Philon, interprétant le songe de Jacob (Gen. XXVIII, 12) dans lequel il voit une allégorie relative au sujet que nous traitons, nous affirme que les natures invisibles qui agissent entre Dieu et l’humanité agissent aussi de l’humanité à Dieu, c’est à dire de haut en bas et de bas en haut Voilà pourquoi Moïse nous dit que les anges montaient et descendaient le long de l’échelle qui conduisait de la terre aux cieux. — S’il en est ainsi, non seulement il y a émission d’une volonté divine, il y a aussi satisfaction des hautes aspirations de la nature humaine vers le divin. L’homme peut communiquer de son côté avec le créateur au moyen des natures divines qui se constituent les messagères de ses désirs. — Il est naturel que Philon se soit emparé de la doctrine des anges ou des génies chez ses prédécesseurs, du moment qu’elle se prête si bien à la réalisation du but qu'il s’est fixé, savoir la conciliation de son idée de la majestueuse grandeur de Dieu avec celle de la faiblesse de l'homme. Il est important de rappeler ici que selon notre auteur, les rapports immédiats entre Dieu et l’humanité sont impossibles, non seulement parce qu’ils sont indignes de l’Être absolu, mais aussi parce que la créature humaine est dans une incapacité totale de supporter l’action divine. Non seulement l’homme ne peut supporter la colère de Dieu : il ne peut même pas recevoir ses bienfaits d’une manière immédiate (1). Dieu doit modérer son activité vis-à-vis de la nature humaine en lui transmettant ses grâces et ses ordres par l’intermédiaire de ses anges (2). Ce qui nous est donné de comprendre du mondes anges, est qu'ils sont les différents caractéristiques individuels de l'Esprit de Dieu comme la force, la présence, la joie, la paix, etc qui agissent comme ses messagers pour remplir un besoin particulier dans le cœur de ses élus, et puisque l'Esprit des vivants ou Réflexion des consciences d'existences est infini, ses caractéristiques ou anges le sont aussi. Spécifions que les messagers sont généralement invisible ou imperceptibles dans leurs missions, à moins qu'il fut déterminé autrement pour la gloire de Christ notre Roi et Souverain Prince.

(1) De Conf. ling., 1, 432. De Gigant., I, 263-264: οΟς Αλλοι ςηλό-βοφοι δαίμονας, Αγγέλους Μωσής είωθεν όνομά&ιν * ψυχαΐ δ’εΐαΐ κατά τόν Αέρα νετόμεναι. In Gen., IV, 188:.... daemones quos sacro Moses verbo angelos solitus fuit nonainare, et stellae: quum enim istae (s. isti) quoque intellectuales tamquam tnirabiles divinaeque naturae sunt.

(2) De Gigantib., 1. cit.

(3) De Somnis, II, 642.

(1) Comm. in Exod., II, 13: Quoniam non poterat corruptibilis natura nostra per se recipere a Deo porrecta dona beneficiaque. Quando quidetn non sufficiens erat portare copiatn datorum bonorutn, ex necessitate tamquam arbiter ac mediator constitutucn est Verbum, quod vocatur Angélus ».

(2) De Somnis, 1. cit. De plantai., I, 331 ss. De Opif. Μ., I, 5.

 

Comme on le voit, Philon se sert d'une doctrine en vigueur déjà chez les anciens philosophes pour compléter sa propre théorie des essences médiatrices. Mais il est bon de noter que les âmes ou les anges dont il est ici question ne sont point de même nature que les intermédiaires dont nous avons parlé plus haut. Les ψυχαΐ άσώμαται, ou άγγελλοι ou δαίμονες, représentent une classe d’êtres que Philon localise dans la huitième sphère dont l’univers se compose, c'est à dire la sphère lunaire qui vient immédiatement après la nôtre. Ce sont des créatures dites lunatiques comme les âmes de chacun de nous et non point des essences procédées de la nature même du dieu de la chambre ronde avec le mur bien bourré pour absorber les coups et ne pas blesser l'occupant dans ses ses crises et et ses délires névralgiques.

Nous avons donc établi dans notre première partie les principes généraux qui sont à la base de l'enseignement philonien. Nous avons essayé de faire ressortir dans notre exposition la tendance dualiste qui caractérise l'ensemble du système de Philon, savoir les divers contrastes qui se manifestent entre Dieu et la matière, Dieu et le monde, Dieu et l'homme. — Nous avons vu enfin comment notre auteur psychopathe reconnaissant l'impossibilité d'établir un rapport immédiat entre ces divers principes, chercha soit par sa spéculation soit par des données empruntées à la tradition philosophique, à relier Dieu avec l'univers, c'est à dire l’absolu et le relatif, l'infini avec le fini. De ce travail de la pensée philonienne détraqué de la réalité, est sortie la doctrine des intermédiaires divins. — Nous allons étudier maintenant la nature de ce monde invisible et imaginaire hautement spéculatif d'une imagination maladive qui ne connait aucune borne, et qui se tient entre Dieu et les êtres créés. Toutes les idées relatives aux intermédiaires ou démiurges sont basées sur la notion générale du Pseudo-Logos. Dans cette notion se meuvent toutes les autres pensées comme dans un cercle. On ne peut étudier les unes sans les autres; toutefois c'est en méditant sur la doctrine du Pseudo-Logos que l’on se trouve en face du plus grand nombre d'éléments, car ainsi qu'il sera facile de le voir, toutes les attributions accordées aux intermédiaires particuliers , se rapportent en définitive à l’action du Pseudo-Logos dans ce qu’elle a de plus général dans la démence des lunatiques de la pensée circulaire.

 

La comparaison que Philon établit entre le Logos de Dieu et le logismos de l'architecte nous indique d’une manière très précise ce que nous devons entendre par l’expression λόγος θεού ou θείος λόγος. C’est la raison divine, ou pour parler plus clairement, c’est la force pensante de Dieu. Mais le passage cité ne contient pas cette seule idée du Logos divin; car si le monde intelligible est aussi désigné sous le nom de λόγος θεού, il est évident que nous devons constater ici une seconde notion du Logos divin. En effet, d’un côté le Logos est la raison divine imaginant les idées (2), et de l’autre, il est l’ensemble de ces idées enfantées par l’intelligence de Dieu. Il y a donc ici une activité et un résultat de cette activité même. Il y a un contenant et un contenu. C’est-à-dire qu’après avoir affirmé que le monde intelligible est localisé dans le Logos divin (la raison divine) il nous est aussi dit que ce même monde des idées est le Logos divin lui-même. Il est bien singulier que Philon n’ait pas aperçu ou n’ait pas voulu justifier cette inconséquence. Le terme λόγος a beau signifier en même temps raison pensante et pensée, il faut pourtant distinguer entre la force intelligente et l’idée conçue.

 

Puisque l’absolu ne saurait avoir de rapports immédiats avec la matière, ni avec tout ce qui est fini, il ne suffit pas d'affirmer que Dieu se sert de son Logos pour se manifester et pour agir, car si ce dernier n’est qu’une propriété ou un attribut de Dieu, son intervention n’empêche point le contact immédiat entre le Dieu transcendant et la créature, ce qui ferait de Jésus un simple homme et non Dieu Lui-même manifesté dans la chair. Si le Logos n’est pas quelque chose de distinct de l'Être absolu, un élément séparé, une hypostase, il est impossible de maintenir l'idée de la transcendance divine. Philon devait donc, conséquemment à ce qu’il avait posé à l’égard de la nature de Dieu et de celle des êtres finis, accentuer la distinction du Logos manifestateur d’avec l'Être absolu. Mais cette notion est en pleine contradiction avec Jean 1:1 qui affirme clairement que le Logos ou Parole est Lui-même Dieu et qu'il n'est pas séparé de Lui-même, mais qu'il est en voie de se manifester dans la chair (v.14) pour racheter ses élus de la malédiction de la loi. Philon insiste sur cette distinction, et en même temps sur la subordination du Logos à Dieu. Les exemples sont nombreux. Nous en examinerons les principaux. — Dans notre première partie, en parlant de la notion philonienne de Dieu, nous disions que l’auteur séparait l'Être d’avec sa manifestation, ou du moins le distinguait; nous allons voir maintenant comment Philon développe cette idée. De même que ceux qui ne peuvent voir, le soleil lui-même, se contentent de le Contempler dans ses rayons, ainsi notre philosophe contemplera Dieu dans son Logos comme s’il contemplait Dieu lui-même. Mais comme nous l'avons dit, avec l'autorité de la Bible, le Logos est Dieu Lui-même. Philon et les philosophes sont dans une erreur magistrale avec leur fausse doctrine qui est en opposition avec les Saintes-Écritures. Il est des hommes qui croient avoir vu Dieu lorsqu’ils n’ont contemplé que son envoyé, son ange, mais il en est d’autres qui ont atteint un plus haut degré de perfection (Jacob: Gen. XXXI, 13) et à qui Dieu dit: « Je « suis le Dieu dont tu vis l’image avant de me voir et à qui « tu élevas un monument; ce monument enseigne que seul « je subsiste, que j’ai tout ordonné et consolidé par mon « Logos puissant, qui est mon vicaire (τψ κραταιφ και ύπάρχψ « μου λόγψ) « (1). Ainsi ils dérobent le Seigneur Jésus de sa divinité, tout en prétendant autrement. « Les amis de la sagesse doivent « contempler Dieu, mais comme ils ne peuvent le contempler en lui même, qu’ils regardent au moins à son « image, le Logos le plus saint, qu’ils reconnaîtront en « méditant sur la nature créée, la plus belle des œuvres sensibles » (2). Le monde, œuvre de Dieu, ne nous donne pas une connaissance entière de l'Être divin, mais ne nous le montre qu’en tant qu’il se manifeste. C’est donc le Logos, c’est à dire l’ensemble des attributs divins, que nous devons être en état de connaître, en partant de la notion des créatures sensibles. Ouf, mais quelle hypocrisie maudite et abominable.

(1) De Somnis, I, 656.

(2) Conf. ling., I, 419: έμπρεπές γάρ τοίς έταιρίαν πρός Επιστήμην θεμένοις, έφίεσθαι μέν τοΟ τό δν Ιδείν · εί δέ μή δύναιντο, τήν γουν εικόνα αύτού, τόν ίερώτατον λόγον.

Mais Philon ne se contente pas de dire que nous ne connaissons de Dieu que ce qu’il nous manifeste dans son Logos, il distingue aussi la connaissance qui nous vient de Dieu même d’avec celle que l’on reçoit du Logos. Ainsi, au sujet de la bénédiction que Jacob donne à ses fils (Gen. XLVIII, 15,16), il nous dit que le patriarche se vante d’avoir reçu les bienfaits de Dieu lui même, tandis que son Logos n’a fait qu’éloigner de lui tout danger, ce qui est à la vérité un bien, mais un bien de second ordre et plutôt négatif(3). Il est bon de noter en passant que cette idée est encore une inconséquence dans le système de Philon, car comme on le verra par la suite, le Logos est considéré au contraire comme le principe et la source de toutes connaissances et de toutes vertus. Quoiqu’ il en soit, nous voyons par-là que la distinction entre Dieu et le Logos est fortement accentuée, à tel point que les œuvres même qu'ils accomplissent sont distinctes entr’elles. Cette notion est clairement antichrétienne et purement satanique.

(3) Alleg. leg., I, 122.

 

La même idée revient dans un autre passage qui est un spécimen curieux d’allégorie. C’est à propos des changements de noms mentionnés dans les livres de Moïse. D’où vient, se demande notre allégoriste, que lorsque le nom à Abram a été changé en Abraham, le patriarche a toujours conservé son second nom, tandis que Jacob qui a aussi été surnommé Israël nous est encore souvent désigné sous le nom de Jacob? C’est que, répond-il, Abraham (symbole de l'άρετη διδακτική) a gardé toujours présent dans son souvenir l’enseignement parfait qu’il avait reçu, et n’est plus retombé dès lors dans son ancienne erreur; tandis que Jacob (άρετή άσκητική) l’ascète, se lasse souvent et retourne parfois à son ancien état. La raison de ce fait consiste en ce que c’est Dieu l’immuable, qui a changé le nom d’Abram (c’est pourquoi celui-ci est aussi resté immuable dans sa vie) tandis que Jacob n’a été surnommé Israël que par le Logos, c. à d. un ange, un serviteur de Dieu. Et Philon conclut en disant que rien de ce qui est subordonné à Dieu ne peut être la cause d’une immuable fermeté (1). Sans vouloir relever ici l’arbitraire et la singularité d’une telle exégèse, nous nous contentons de faire observer que les idées de subordination et de distinction ne sauraient être mieux affirmées.

(1) De Nom. mut., I, 5ç)1.

 

Outre le sens général des passages que nous avons cités, les épithètes appliquées au Logos indiquent à leur tour la distinction entre les deux sphères divines. Le Logos est l'image de Dieu comme l’homme est l’image du Logos. Dieu est le modèle du Logos (παράδειγμα του εϊκόνος), mais il n’est pas le modèle d’après lequel l’homme a été créé, car Moïse a dit: έποίησεν ô θεός τόν άνθρωπον κατ’ εϊκόνα ΘεοΟ. Le Logos est en même temps une copie et un modèle, une image et un archétype (1). L’idée d’hypostase nous est donnée dans le terme εΐκων. Le Logos est une image c’est à ■dire un second type de la divinité; or comme Dieu est raison par excellence, Philon nous dira que le Logos est le second type rationnel. L'hérésie de ces philosophes réprouvés ne connait aucune borne. En fait, nous avons la forte impression que ce texte est l'oeuvre d'un Jésuite ou un Dominicain qui en aurait falsifié le contenu original, car ce texte, supposément de Philon, dégage l'odeur d'un papiste. Un québécois dirai: Ca sent le diable ici. La tourterelle et le pigeon qu’Abraham offrit en holocauste, mais qu’il ne partagea point, sont pour notre auteur le symbole des deux natures les plus sublimes, savoir la raison archétype et l’image de celle-ci, c’est-à-dire la raison humaine. Dieu appelle cet archétype son image, tandis que notre âme rationnelle est une image de cette dernière, le sceau imprimé par le Logos image de Dieu. L’homme est fait à la ressemblance de l’image de Dieu et non à l’image de Dieu. La raison humaine est une troisième figure de celle de Dieu (τρίτος τύπος άπό του πεποιηκότος) (2). L’image par excellence c. à d. le Logos se trouve entre ces deux types. Ainsi la raison divine qui est dans l’univers est donc quelque chose d’indépendant.

(1) Alleg. leg., 1, 106. De Monarchia, II, 225.

(2) Quis rer. div. haer., I, 505. Eusèbe , Praep· evang·, Mang., H, 625.

 

L’homme qui n’est pas de sa nature capable de connaître le premier type rationnel, Dieu, par ce qu’il n’est pas son image, connaîtra le second dont il est l’empreinte immédiate. C’est pourquoi, si l’homme n’est pas en droit de donner un nom à l'Être absolu qu’il ne connaît pas, il le donnera au Logos que Philon appelle aussi βνφια του θεοθζί(3), c’est à dire la notion la plus générale que nous puissions avoir du Dieu caché, le type reconnaissable à la nature humaine, le ύπαρχος (1) par lequel il s’est fait connaître aux patriarches, le second Dieu, δευτερόθεος (2), le Dieu concevable aux imparfaits (3), celui que l’on peut adorer et aimer pour ainsi dire avec connaissance de cause, l'interprète des desseins de Dieu, en un mot, le Dieu que nous pouvons trouver au moyen de la philosophie. — C’est parce que nous ne pouvons connaître de Dieu que son Logos que Philon nous a dit (p. 87), que nous ne devions point prendre à témoin Celui qui est, mais son Logos, son interprète, le nom de Dieu. Cette hérésie criante doit être complètement rejetée.

(3) De Migrât· Abrah., I, 463. Philon base son assertion sur Exode XXIII, 20, 21. « Ιδού άποστέλλω τόν άγγελόν μου πρό προσώπου σοΟ... τά γάρ όνομα μοΟ έστιν ύπ. αύτφ » Alleg· leg., Ill, 128.

(1) De Agricult., I, 308. Quis rer- div., I, 501: πρεσβευτής.

(2) Eusèb., Praep. evang., 1. cil.

(3) Alleg. leg., I, III, 128: « οΟτος γάρ (ό λόγος) ήμών τών άτελών άν εΐη θεός ».

 

Enfin, un terme qui indique aussi bien la distinction du Logos d’avec le τό δν, que sa subordination, c’est l’expression σκιά θεού, l’ombre de Dieu: σκιά θεού ô λόγος έστιν αύτοϋ,· ψ καθαπέρ όργάνψ προσχρησάμενος, έκοσμοποίει. Si les anciens ont connu Dieu, ce n’est que dans une certaine mesure, c’est-à-dire par sa manifestation dans les œuvres de la création. De l’effet ils remontaient à la cause, ils voyaient Dieu dans son ombre c’est à dire dans les œuvres, qui ne nous révèlent que le Logos divin (4).

(4) Alleg. leg., 107 : ^Ζήτησαν οί πρώτοι, πώς ένοήσαμεν τό βείον.... οί δή οβτως έπιλογιΖόμενοι, διά σκιάς τόν θεόν καταλαμβάνουσι, διά τών ίργων τόν τεχνίτην κατανοοΟντες.

 

Il y a donc une grande différence entre la connaissance du Logos et celle de Dieu, c’est à dire que ces deux sphères divines sont distinctes l’une de l’autre. Ainsi nous voyons comment loin la philosophie s'éloigne de la vérité. Philon nous présente cette idée dans un passage fort remarquable que nous ne saurions nous empêcher de citer entièrement « Le patriarche Jacob (σύμβολο♦ άσκητικής, le méditateur) revenait de Charran (symb. de la recherche de la connaissance par le moyen des sens ou l’étude de soi même); « il se rencontra, nous dit l'Écriture, en un certain lieu (ύπήντησεν έν τφ τόπψ) ». Philon se demande ce qu’il faut entendre par τόπος. « Combien d’espèces de τόποι y-a-t-il? Il y en a trois. Le lieu géométrique que les corps occupent, le lieu occupé par le Logos divin rempli de puissances incorporelles, et enfin, le lieu de la sphère divine, c. à d. Dieu lui même, qui contient toutes choses et n’est contenu par rien. Je ne suis pas le lieu, ό τόπος, dit Philon, je suis en un lieu (έν τόπψ) ainsi que toute créature, car le contenu diffère du contenant; mais la divinité qui n’est contenue par rien est son propre lieu. Un fait qui confirme cette opinion, c’est qu’il est dit d’Abraham qu’il vint au lieu, que Dieu lui avait assigné, et qu’étant arrivé il vit ce lieu de loin. Comment pouvait-il voir de loin le lieu où il était venu ? Cela est il possible? Oui, car le mot τόπος peut s’entendre dans différents sens. Il n'indique pas ici un point géométrique, mais ou bien la sphère du Logos divin, ou bien Dieu lui même. Jacob, conduit par la sagesse, arrive au premier de ces deux points c’est à dire au Logos, qu’il considère comme le commencement et la fin de la bonté divine. Il s’arrête là, et ne pénètre pas jusqu’à l'Être absolu ; il ne voit celui-ci que de loin, car Dieu est insaisissable à la nature humaine. Mais, ajoute Philon, on peut encore interpréter ce texte de l'Écriture en disant que Jacob arriva en ce lieu, c’est-à-dire au Logos, et vit que celui-ci était fort éloigné encore du Dieu ineffable et incompréhensible » (1); ce qui revient au même. — Ce fragment est classique. Nous voyons ici de quelle manière il faut concevoir la distance qui sépare les deux sphères de la connaissance du divin. — Cependant nous ne croyons pas que l’on puisse conclure de là que le Logos soit un être absolument distinct de Dieu, car, que Philon fasse une distinction (logique) entre l'Être absolu et sa manifestation, cela ne prouve pas que le Logos, qui est ce que nous pouvons connaître de Dieu, soit une essence, un être à part. On pourrait dire par exemple qu’Abraham arriva à la connaissance du Dieu créateur, du Dieu manifesté dans les œuvres, du Logos en un mot, et qu’il vit alors qu’il restait encore beaucoup à connaître avant d’arriver à la conception de l'Être absolu ; mais ceci n’implique pas nécessairement une scission entre le Logos et Dieu. La même observation peut être faite à l’égard des termes δνομα θεού, σκιά θεού, έρμηνεύς, δευτερόθεος, θεάς τώ/άτελών, que Philon a employés pour désigner le Logos. Ils indiquent d’une manière certaine que la connaissance du Logos n’est pas la connaissance du Dieu absolu, mais ne nous autorisent pas à admettre une distinction réelle de l’essence. — Nous ne pouvons pas en dire autant des expressions εϊκών, δεύτερος τύπος, ύπαρχος, έξάρχων, qui indiquent plus qu’une distinction logique, ainsi que des pensées contenues dans les passages Alleg. leg., I, III, 122 (p. 102), où le Logos est appelé άγγελος et à qui Philon attribue des œuvres secondaires, et enfin delà signification de De nom. mut., I, 591. Il s’agit ici d’une hypostase véritable, nous en sommes d’autant plus persuadé que dans ces passages l’idée du degré de connaissance divine à atteindre n’est pas en question.

(1) De Sotnnis, I, I, 630: καί ήλθεν èiri τόν τόπον ώς είπεν αύτφ ό θεός. καί άναβλέψας τοίς όφθαλμοΤς αύτοθ είδε τόν τόπον μακρόθεν. Abraham arrive au λόγος ίν φ γενόμενος où φθάνει πρός τόν κατά τό είναι Θεόν ίλθεΐν, άλλ’ αύτόν όρφ μακρόθεν. Ou bien: Ήλθεν είς τόν τό-πον, καί... εΐδεν αύτόν τόν τόπον, είς δν ήλθεν, μακράν όντα τοΟ άκατο-νομάστου καί άββήτου θεοθ.

D’ailleurs s’il nous restait des doutes à l’égard de la distinction hypostatique du Logos, le passage suivant serait propre à les effacer.

« Le père tout puissant a accordé ce don excellent au « Logos, l’archange le plus ancien, à savoir: de se tenir « sur le confin afin de distinguer la créature d’avec le créateur. C’est pourquoi il se glorifie de cette prérogative en « disant: « Je me tiendrai entre vous et le Seigneur » « {No mb. XVI, 48). Car il n’est ni inengendré comme Dieu, « ni engendré comme vous, mais il est terme moyen entre les « deux extrêmes, et il agit entr’eux : vis-à-vis du créateur, « afin qu’il n’abandonne pas l'univers, ni ne permette qu’il « s’anéantisse par le désordre; vis-à vis de la créature, afin « qu’elle conserve l’espérance que Dieu ne détruira point « sa propre œuvre » (1). Le Logos remplit ici la fonction de médiateur entre Dieu et la créature. Le passage nous prouve que le Logos en soi et pour soi, se tient de sa propre nature entre le créateur et les êtres créés, par le fait qu’il n’est ni engendré comme ceux-ci ni inengendré comme celui-là.

(1) Qwis rer. div. haer., I, 501 ss. ״ Τφ δέάρχαγγίλψ καί πρεσβυτάτψ « λόγιμ δωρεάν έΕαίρετον ίδωκεν ό πατήρ, ϊνα μεθόριος στάς τό γενόμενον « διακρίνη τοθ πεποιηκότος....... ούτε άγέννητος ώς θεός ών, οΟτε γεν-■

« νητός ώς ήμεΐς, άλλά μέσος τών άκρων, άμφοτίροις όμηρεΟον κ.τ.λ ».

Cf. aussi, InExodum, II, 515, Auch. (Sermo, II, 68, Tauchnitz edit.). Primus est (Ens) ille, qui major (natu) est etiam uno vel unico et principio. Deinde Entis Verbum seminativa entium vere essentia.

 

Nous avons donc examiné jusqu’ici la notion du Logos en lui même et dans ses rapports avec Dieu. Nous l’avons reconnu successivement comme la raison pensante de Dieu, l’ensemble des idées universelles contenues dans cette raison même;· puis, comme l’organe manifestateur de Dieu, c’est à dire le révélateur de la raison et des idées divines; enfin nous avons constaté qu’en sa qualité de manifestateur de la divinité, le Logos de Philon est aussi conçu comme une hypostase, c’est à dire un être distinct du sujet divin.

 

LE LOGOS DANS LA CONSCIENCE RELIGIEUSE

La plus grande contrefaçon du christianisme authentique dans le monde moderne sous l'hégémonie d'un totalitarisme subtile politique et religieux, est nulle autre que l'Église dite chrétienne. Étant, depuis de nombreuses générations, les proies d'une programmation imperceptible, les gens de notre civilisation dénaturée et dépravée, associent toujours l'Église à une organisation religieuse quelconque, et plus généralement à l'Église catholique romaine. De même, mais à un moindre degré, aux nombreuses églises protestantes, puis aux églises locales dites évangéliques. Chacune de ces églises a son ministre ou pasteur imposteur et manipulateur, son administration financière, son culte d'adoration idolâtre, ses doctrines particulières de duplicité, ses règles et disciplines de domination, ses cérémonies pompeuses, ses coutumes ou traditions mensongères, et son bâtiment ou faux temple. Bref, tout ce qui en fait une religion avec son système de croyances. Cela est la forme rudimentaire de ce qu'on dit être du christianisme, connue dans le monde entier. Toutefois, malgré son apparence de respectabilité, il s'agit plutôt d'un faux christianisme conçu pour tromper les masses.

Cette notion est ce qui est nommé de la religion, dont la définition est: Rapport de l'homme à l'ordre du divin ou d'une réalité supérieure, tendant à se concrétiser sous la forme de systèmes de dogmes ou de croyances, de pratiques, rituelles et morales, de cultes d'adoration, de dévotions, de devoirs, de musique et de cantiques, de confessions de foi, de dogmes et crédos obligatoires, de mysticisme et fanatisme, et d'opinions et de suppositions. En d'autres mots, la religion est un système de penser, de s'exprimer, et d'agir par des moyens charnels pour plaire à Dieu ou pacifier et apaiser sa conscience troublée, c'est à dire de l'idolâtrie, une des pires abominations en existence.

 

Mais pourquoi la Religion, et qu'est-ce qui attire l'homme à ces porcheries et bordels spirituel nommés des églises. La raison de cette attirance malsaine est « la Conscience » qui est troublée par des sentiments de culpabilités, de solitude, ou d'habitude inculquée par nos parents depuis notre jeunesse. L'homme a besoin de relations sociales pour valider son existence morne, et faire de la vie une expérience intéressante qui le tient actif. Il se joint donc à une organisation sociale, soit légitime ou criminelle comme une soit disante église, un club de motards, une société secrète, etc.. On va à l'église pour se sentir mieux, pour vider ses bagages émotionnels, pour laver son linge sale en publique, pour être admiré, pour porter ses beaux habits, pour impressionner les gens avec ses exploits, pour rencontrer des amis, pour discuter de sports ou partager des recettes, pour obtenir du respect dans la société, pour avoir une pensée positive et de l'estime de soi, pour faire des contacts au niveau d'entreprise et de la vente, pour vendre sa salade, pour chanter des beaux cantiques, et pour faire de la médisance, pour faire des connaissances amoureuses et même pour avoir des relations sexuelles, et le plus important de tout est de donner sa dime et ses offrandes, et surtout d'embrasser le cul merdique du pasteur imposteur et manipulateur, d'être un de ses nez brun, et de lui rendre gloire pour ses enseignements fallacieux excrémentiels, et finalement pour patauger dans son purin doctrinaux comme des pourceaux, et de vendre ses convictions comme un traitre et une prostituée,  etc, etc... Cela est l'image véritable de la religion dite chrétienne moderne.

 

La religion n'est pas du christianisme, mais une contrefaçon subtile et raffinée au cours des temps. Elle fut conçue dans une tentative futile de plaire à Dieu par les œuvres et d'apaiser sa colère, mais en vain. La religion dite chrétienne c'est l'esprit de Caïn qui tua son frère Abel pour prendre son héritage. Le christianisme, ancien comme moderne sera bientôt éradiqué de la face de la terre, et la Vendetta de Christ sera finalement et pleinement réalisée par l'Épée de sa bouche. La mission du Logos sera ainsi accomplie. D'une Parole il créa l'univers. D'une Parole il ressuscita son ami Lazare d'entre les morts. Et d'une   Parole il détruira la création entière pour la remplacer par une nouvelle qui sera parfaite et éternelle.

 

Or toutes les perceptions de la conscience dans ses expériences variées de la vie, sont sauvegardés dans les registres de la mémoire, pour le grand jour du jugement dernier, lorsque tous seront jugés pour leurs œuvres bonnes ou mauvaises. Mais les élus seront jugés selon les œuvres de Christ et hériteront la gloire éternelle qui leur fut promise depuis le début des temps. La conscience alors s'élargira dans des perceptions d'une nouvelle existence humano-divine dans des merveilles et réjouissances sans fin.

 

L'HISTOIRE DE LA RÉBELLION UNE RÉPÉTITION CONSTANTE

Notre exposé est terminé, notre conscience repose en paix. Nous avons vu les différentes phases de la conscience de l'existence à plusieurs périodes de l'histoire de la race humaine à ses débuts, et nous avons avancé la définition réelle du Logos comme puissance de la conscience ou âme humaine. Or nous devons mentionner une dernière chose. Selon l'Ecclésiaste l'histoire se répète (Ecc. 1:9-11), et nous en avons les évidences de nos jours. Nous avons surpassé de loin la corruption de l'ancien monde, notre civilisation dite moderne est entièrement dépravée. Si Dieu a détruit l'ancien monde, soyez assurés qu'il détruira le nôtre aussi. Nous en avons de nombreux avertissements dans le Nouveau Testament, particulièrement dans 2 Pierre 3:5-12. Le temps est à la porte, nous sommes à une fraction de seconde avant minuit. Ce n'est pas le temps de badiner avec les choses du monde, mais de nous préoccuper des merveilles de la grâce de Christ qui nous appelle à une nouvelle conscience d'existence sans fin. Laissez les problèmes du monde au monde à lequel ils appartiennent, et suivez Christ. Vous n'êtes pas des enfants de ténèbres pour ne pas comprendre ce que nous vous disons, mais des enfants de la lumière de la vérité qui habite en vous par la Sainte-Présence de Christ.

 

A Christ seul soit la Gloire.