CONFESSION DE FOI
CHRISTOPHILIENNE
Aucune arme forgée contre toi ne réussira; et tu condamneras toute langue qui s'élèvera contre toi en jugement. Tel est l'héritage des serviteurs de L'ADMIRABLE, et la justice qu'ils recevront de moi, dit L'ADMIRABLE. (Ésaie 54:17)

par Jean leDuc
Mars 2026
Mise en pages par
Jean leDuc et Alexandre Cousinier
***
4. La rupture avec l'Esprit des vivants
5. Le ministère de Jésus-Christ
6. L'assurance du salut en Jésus-Christ
7. La Réflexion Vivifiante et ses agissements
8. L’Ek-klesia qui est l'appel à renaitre
9. Religion externe ou relation interne
10. Vivre dans le royaume spirituel actuel
11. Le Pneumillénarisme eschatologique
12. La résurrection, le jugement final et l’éternité
***
1. Jésus le seul vrai Dieu
a) Nous avons la ferme conviction que, étant un terme insignifiant et grandement abusé, le mot Dieu manque grandement
de précision par rapport à sa désignation véritable qui provient de l'Hébreu
Elohim, dont la traduction précise est « Esprit des vivants ». Ce terme est
rattaché au mot YaHWeH pour décrire la Source caractérisée sous la désignation
de Père éternel, l'Admirable, le Créateur, expression qui se rapporte
directement au Seigneur Jésus qui est le nom au-dessus de tous noms. Ces choses
nous indiquent clairement que JéSuS (YeHSuH) et YaHWeH ou JE SUIS sont identique,
et forment un seul et même Être Divin dit aussi l'Être des êtres,
l'Essence de toute existence qui se manifesta dans la chair dans le sein d'une
vierge. Dans la chair de son incarnation, Jésus est l'enveloppe visible de
l'Esprit des vivants invisible, et devient le premier-né du Nouvel Homme avec
deux natures, divine et humaine, base d'une nouvelle race d'immortels céleste et
éternelle formée dans son ministère d'habitation en ses élus.
b) Nous adorons un seul Esprit des vivants, qui existe en une seule Personne (Jésus) de toute éternité: l'expression au NOM du Père, du Fils et du Saint-Esprit, ne parle aucunement de trois personnes (le mot personne ne s'y trouve même pas), mais décrit les trois caractéristiques de l'identité de Christ dans sa révélation de lui-même à ses élus véritables sous le nom (singulier) de JÉSUS, le nom qui est au-dessus de tous noms:
comme Père il est le Créateur,
comme Fils il est le Sauveur,
comme Saint-Esprit il est la Réflexion Vivifiante éternelle.
c) Il habite le coeur de ses élus, depuis son retour spirituel le jour de la Pentecôte sous le symbolisme de langues de feu, qui se rapportent à la révélation du buisson ardent de Moïse qui nous est transmise.
És 9.5,6 ; Jn 14.9-11 ;
1Jn 5.7 ; Dt 4.35 ; 6.4s ; 1 R 8.60 ; És 44.6 ; Jn 10.30 ; 14.9-11 ; 1 Co 2.11 ; Ép 4.6
; Jc 1.17. Mt 28.19 ; Jn 14.16 ; 2 Co 13.13. Ex 3.14 ; Ps 90.2 ; 93.2 ; Rm 16.26 ; Ap 1.4,8 ; 4.8.
d)
Nous avons la ferme conviction que l'Esprit des vivants, le Seigneur Jésus, est absolu, immuable, tout-puissant, omniprésent,
omniscient,
parfaitement sage, saint, juste et bon. Il est une pure Réflexion Vivifiante
sans commencement et sans fin. Il est
vérité et lumière dans la conscience. Il est un renoncement perpétuel et éternel
qui se retrouve lui-même dans les émanations de son renoncement de lui-même à
l'infini. Il est le
Créateur de toutes choses et tout subsiste par lui et en lui ; il est
souverain suprême sur toute la création. À
lui sont dus, au degré majestueux, confiance, obéissance, honneur, reconnaissance, résignation,
puissance, gloire et louange.
a) Nous supportons pleinement et fortement les Canons de Dordrecht et la version française de T.U.L.I.P.E. dans son intégralité. Nous déclarons être Ultra Souverainites Séparatistes Marginaux (USSM) d'une Grâcéologie Transcendoxale issue du Monarchisme Diakonien (Roi-Serviteur) de l'Admirable Esprit des vivants. Nous rejetons la prétendue orthodoxie des églisiens trinitarés idolâtres christophobiens, leur philosophie néo-platoniste et leurs credos œcuméniques.
b) Nous croyons que tout ce qui existe provient du décret divin. Le décret divin est le plan éternel de l'Esprit des vivants par lequel il a décidé arbitrairement de tout ce qui devait arriver, pour sa gloire. Cette doctrine présente dans la pensée christophilienne, que l'Esprit des vivants a préétabli la création, le péché, et la rédemption. Elle implique que rien ne se passe sans que l'Esprit des vivants ne l'ait au préalable déterminé ou permis, et que son plan est souverain et incompréhensible.
c) Points clés du décret de l'Esprit des vivants
-- Plan éternel: Le décret existe depuis l'éternité, avant même la création du monde.
-- Détermination de tout: Il englobe toutes les choses, y compris les actes moraux et le péché, même si l'Esprit des vivants n'en est pas l'auteur directement dans la cause secondaire dans laquelle il a établi la loi d'interdiction qui provoque le péché à se manifester.
-- Objectif divin: Le but ultime est la gloire de l'Admirable Esprit des vivants dans sa Réflexion Vivifiante, et la réalisation de sa volonté absolue et souveraine.
-- Caractère divin: Le décret est vu comme étant simple, incompréhensible et souverain, et implique différents aspects dans un tout.
-- Application dans la vie: Dans le cadre de la grâcéologie, il est lié aux concepts de la double prédestination, de l'élection et de la réprobation ou exclusion de la grâce du salut. Dans nos rapports, nous parlons ainsi des Élusiens et des Exclusiens.
-- Conseil de l'Esprit des vivants: L'idée que l'Esprit des vivants a un conseil se voit dans la pluralité de l'expression qui indique un plan pour toutes choses, selon Éphésiens 1:11.
-- Décret permissif: Un décret qui permet le péché, sans en être la cause, comme illustré par le cas de Pilate et Hérode (Actes 4:27-28).
-- Élection et réprobation: Des concepts qui décrivent le décret de l'Esprit des vivants concernant l'état éternel des créatures raisonnables.
d) Le décret de l'Esprit des vivants est son dessein ou sa décision concernant l'avenir de toutes choses. Nous avons employé le singulier, comme le fait l'Écriture (Romains 8.28; Éphésiens 3.11), car il n'y a eu qu'un seul acte de sa Réflexion Vivifiante infinie concernant l'avenir. Cependant, nous parlons comme s'il y en avait eu plusieurs, car notre esprit ne peut concevoir que des transformations successives , au gré des pensées et des occasions, ou en référence aux divers objets de son décret, qui, étant nombreux, nous semblent exiger un but distinct pour chacun. Mais une compréhension infinie ne procède pas par étapes, d'une phase à l'autre: « L'Esprit des vivants connaît toutes ses œuvres depuis le commencement du monde » (Actes 15.18).
e) Les Écritures font mention des décrets de l'Esprit des vivants à de nombreuses reprises et sous divers termes. Le mot « décret » se trouve notamment dans le Psaume 2.7. En Éphésiens 3.11, il est question de son « dessein éternel ». Dans Actes 2.23, il est question de son « conseil et de sa prescience ». En Éphésiens 1.9, il est question du mystère de sa « volonté ». En Romains 8.29, il est dit qu'il a aussi « prédestiné ». En Éphésiens 1.9, il est question de son « bon plaisir ». Les décrets de l'Esprit des vivants sont appelés son « conseil » pour signifier qu'ils sont d'une sagesse parfaite. On les appelle la « volonté de l'Esprit des vivants » pour montrer qu'Il n'était soumis à aucune contrainte, mais agissait selon son bon plaisir. Lorsque la volonté d'un homme régit sa conduite, elle est généralement capricieuse et déraisonnable; mais la sagesse est toujours associée à la « volonté » dans les actes divins, et c'est pourquoi les décrets de l'Esprit des vivants sont considérés comme « le dessein de Sa volonté » (Éphésiens 1:11).
f) Les décrets de l'Esprit des vivants concernent tout l'avenir sans exception: tout ce qui s'accomplit dans le temps était prédestiné avant même le commencement du temps. Le dessein de l'Esprit des vivants s'étend à toute chose, grande ou petite, bonne ou mauvaise. Toutefois, concernant cette dernière, il convient de préciser que si l'Esprit des vivants est l'Ordonnateur et le Maître du péché, il n'en est pas l'Auteur au même titre qu'il est l'Auteur du Bien. Le péché ne saurait émaner d'un l'Esprit des vivants pur et saint par une création positive et directe, mais seulement indirectement par une permission décrétive et une action négative d'une cause secondaire qui implique la loi d'interdiction ou loi de la conscience (le principe femelle émotionnel en l'être humain, pour le comparer avec le principe mâle de la logique raisonnable et pondérée). Le décret de l'Esprit des vivants est aussi vaste que son administration, s'étendant à toutes les créatures et à tous les événements et circonstances. Il concerne notre vie et notre mort, notre condition dans le temps et notre condition dans l'éternité. Puisque l'Esprit des vivants accomplit toutes choses selon le dessein de sa volonté, nous apprenons de ses œuvres quel est (était) son dessein, de la même manière que nous jugeons le plan d'un architecte en observant l'édifice qu'il a construit.
g) L'Esprit des vivants n'a pas simplement décrété de créer l'homme, de le placer sur terre et de le laisser à son propre sort; il a fixé toutes les circonstances du destin de chaque individu, ainsi que tous les détails qui composeront l'histoire de l'humanité, de ses origines à sa fin. Il n'a pas seulement décrété l'établissement de lois générales pour gouverner le monde, mais il a déterminé l'application de ces lois à chaque cas particulier. Nos jours sont comptés, tout comme nos cheveux. Nous pouvons mesurer la portée des décrets divins à travers les interventions de la Providence, qui les mettent en œuvre. La sollicitude de la Providence s'étend jusqu'aux créatures les plus insignifiantes et aux événements les plus infimes: la mort d'un moineau, la chute d'un cheveu, la direction du vent, les formes variées des flacons de neige.
h) L'élection est le décret de l'Esprit des vivants par lequel, dans sa parfaite souveraineté, Il a déterminé en quelles personnes, connues de Lui par leur nom en Christ depuis avant la fondation du monde, Il a décidé de magnifier glorieusement sa miséricorde pour leur salut, et aussi par quels moyens Il conduira Lui-même ces personnes au salut.
Ce décret est le livre de vie, dans lequel sont inscrits les noms des élus. (Apocalypse 20)
i) L'Écriture emploie le mot « élu » ou « choisi » de différentes manières. Parfois, il est utilisé en lien avec une fonction particulière, civile ou autre. Dans 1 Samuel 10:24, 1 Samuel 16:10 et dans le Psaume 78:70, il est employé dans le premier sens ; et dans Luc 6:13 et Jean 6:70, dans le second.
j) Ailleurs, les élus désignent tout le peuple juif, auquel l'Esprit des vivants avait donné ses lois et ses statuts. (Deut. 4:37; 7:7)
k) Choisir signifie souvent se mettre à part dans le temps, selon le décret éternel et par un appel efficace ou irrésistible. (Ps. 4:3; Jean 15:16; 15:19; 1 Cor. 1:27,28)
l) Enfin, et c’est le plus souvent le cas, le mot « élection » est utilisé pour désigner le décret éternel de l'Esprit des vivants concernant le salut de son peuple d'élus en Christ. (Romains 8:29, 30, 33; Éphésiens 1:4; Apocalypse 1:4)
L’élection souveraine et inconditionnelle, éternelle et immuable a eu lieu en Christ (Éphésiens 1:4). Dans l’élection de Christ comme Substitut et Médiateur réside l’élection de ceux qui seront sauvés. Son élection et la leur ne font qu’une. Ainsi, dès l’élection, l’union de Christ avec les élus est établie. Il est la tête, et ils sont son corps, l'ensemble de son existence. C’est pourquoi Paul affirme que l’élection en Christ est la source de toutes les bénédictions. Dans le premier chapitre de l’épître aux Éphésiens, Paul se glorifie des bénédictions dont les élus sont comblés en Christ. Plus de dix fois, Paul déclare que les élus sont bénis en Christ. En lui, ils sont comblés de toutes les bénédictions spirituelles (verset 3). Par lui, ils sont adoptés (verset 5). En lui, ils reçoivent la grâce (verset 6). En lui, ils ont la rédemption (verset 7). En lui, ils ont un héritage (verset 11). En lui, ils sont rassemblés. (verset 10) En lui ils ont été appelés, bénis et scellés, etc., (verset 13) et tout cela parce qu'ils étaient prédestinés en lui. (verset 5)
Bien que les élus aient été choisis en Christ, la souveraineté de l'Esprit des vivants ne souffre d'aucune autre cause qu'elle-même. Christ est lui-même la cause et l'objet de l'élection: il est le Sauveur par élection. L'élection est attribuée à l'Esprit des vivants avant son incarnation comme Fils unique. Au Père, non comme personne fictive d'une trinité chimérique, mais comme état d'être ou Esprit éternel qui est Essence de l'existence: « Élus selon la prescience de l'Esprit des vivants, le Père, par la sanctification de la Réflexion Vivifiante, pour l’obéissance et l’aspersion du sang de Jésus-Christ: que la grâce et la paix vous soient multipliées ! » (1 Pierre 1:2) « En lui, l'Esprit des vivants nous a choisis avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui dans le renoncement. » (Éphésiens 1:4) « Oui, Père, car telle a été ta volonté. » (Matthieu 11:26) « Tout ce que le Père me donne viendra à moi, et celui qui vient à moi, je ne le rejetterai pas. » (Jean 6:37)
m) L’élection est aussi l’œuvre du Père, Essence ou Source de l'existence engendré comme Fils: « Je sais qui j’ai choisi. » (Jean 3,18) « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais moi qui vous ai choisis. » (Jean 15,16)
n) L’élection est également attribuée à la Réflexion Vivifiante ou Sainte Présence de Christ comme nous pouvons le déduire de 1 Corinthiens 6:11: « Et c’est ainsi que certains d’entre vous étaient; mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus, et par la Réflexion Vivifiante de notre l'Esprit des vivants. » (1 Corinthiens 6:11)
«Vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, non par des choses périssables, comme l'argent et l'or, mais par le sang précieux de Christ, comme d'un Agneau sans défaut et sans tache, qui fut prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté dans ces derniers temps à cause de vous. Qui, par lui, croyez en Dieu, qui s'est lui-même ressuscité des morts, et s'est lui-même glorifié, afin que votre foi et votre espérance fussent en l'Esprit des vivants.» (1 Pierre 1:18-21)
o) La Parole de l'Esprit des vivants indique clairement que la prédestination est l'aspect essentiel de la souveraineté de l'Esprit des vivants qui conduit infailliblement son œuvre vers son but, savoir le sacrifice de Christ sur la croix pour le rachat de ses élus (1 Pi. 1:2). Il n'y a aucun doute possible, la prédestination est la source même du salut. Le fait que «Christ a été prédestiné avant la fondation du monde» à versé son sang sur la croix pour la régénération de ses élus est incontestable (1 Pi. 1:23).
2. La Bible authentique
a)
Nous avons la ferme conviction que la Bible authentique et véritable est basée strictement sur les
originaux: le Texte Massorétique Hébreu pour l'Ancien Testament, et le Texte
Reçu Grec pour le Nouveau Testament. Nous croyons que son Texte Sacré est vivant
dans sa grammaire et qu'il respire ou est inspiré de la Réflexion Vivifiante de
l'Esprit des vivants. Nous croyons que l'Inspiration ne s'applique pas aux
auteurs, mais au texte même qu'ils ont rédigé, et qu'ils ont été entrainé
irrésistiblement à réaliser sous l'impulsion et la conduite de la Sainte
Présence sur eux et en eux. Nous croyons que l'inspiration est factuelle et
perpétuelle, et qu'elle s'applique aux copies, aux traductions, et aux versions,
dans la mesure de leur fidélité aux originaux. La Bible Machaira du Prince-Roi
est la meilleur et plus précise de toutes, et nous la recommandons grandement.
b) Nous rejetons toutes nouvelles compositions ou rédactions de la Critique Textuelle Néologique de Westcott et Hort, qui ont falsifié le texte du Nouveau Testament avec un texte Grec dénaturé et pollué inventé de toutes pièces sur les manuscrits défectueux et corrompus du Codex Vaticanus et du Codex Sinaiticus, pour renverser et détrôner le Texte Reçu Grec des réformateurs que Rome a en aversion. Nous accusons d'hérésie et de trahison tous ceux qui les supportent. Nous reconnaissons aussi que les traducteurs ecclésiastiques dit orthodoxes ont falsifié le Nouveau Testament en plusieurs endroits, en ajoutant des articles qui ne sont pas dans le Grec, dans le but de préserver leur doctrine abominable et infernale d'une trinité chimérique issue de la philosophie paganiste du néo-platonisme. Nous les accusons d'avoir empoisonné la Source d'eaux vives. Mais l'Esprit des vivants l'a restauré en ces derniers temps dans la Bible Machaira du Prince-Roi.
Nous avons la ferme conviction et assurance en la préservation providentielle des Saintes-Écritures dans la famille des manuscrits Byzantin et dans leurs compilations du Texte Reçu Grec. Nous affirmons que l'Esprit des vivants ne les a pas abandonnée aux caprices des hommes, ni à la manipulation subtile des fausses églises et de pasteurs imposteurs. Nous rejetons ainsi la Bible Segond et ses différentes éditions comme étant une Bible polluée et dénaturée de traduction tendancieuse, et déclarons quelle est la Bible de l'Antichrist au niveau de la francophonie.
c) Nous avons la ferme
conviction que seule
la Bible authentique est la Parole de l'Esprit des vivants et qu’elle possède à ce titre
une pleine et entière
autorité. Elle est la seule règle infaillible de foi et de vie. La révélation
qu’elle nous apporte ne
saurait être modifiée ni complétée par aucune autre.
d)
Nous avons la ferme conviction que la Réflexion Vivifiante de l'Esprit des vivants a souverainement présidé à l’origine et à la
formation des soixante
six livres du recueil biblique. Nous croyons qu’il en a lui-même assuré
l’enseignement parfait et
l’entière vérité jusque dans son détail. Les auteurs humains de la Bible nous ont communiqué la Parole même de
l'Esprit des vivants.
Nous croyons que la Bible est pleinement suffisante pour révéler ce que nous
avons à connaître afin
de parvenir au salut, de vivre selon l'Esprit des vivants et de trouver notre joie en lui.
e)
Nous avons la ferme conviction que le but de l’interprétation de l’Écriture est, selon
l'étymologie des termes Hébreu et Grec et les différents contextes, de déterminer le
sens et le message
voulus par ses auteurs. Toutes interprétations doivent se baser sur les
originaux et non seulement sur leurs traductions.
3. La création et l’homme
a)
Nous avons la ferme conviction que l'Admirable Esprit des vivants, le Seigneur Jésus, dans sa parfaite
intention suprême, a librement créé, selon le bon plaisir de sa volonté, l’univers et
tout ce qu’il contient en pleine maturité, de même que les êtres visibles et
charnels. Nous croyons que la création était, à
l’origine, entièrement bonne et parfaite dans tous ses aspects naturels, et
que l'Esprit des vivants détermina qu'elle fera place à la nouvelle création
spirituelle au jour de l'Émergence à la fin des temps.
Nous croyons que la terre actuelle est le centre de l'univers, qu'elle est stable,
fixe, ou immobile dans le vide de l'espace,
qu'elle a été créée avant le soleil, la lune, les étoiles, et les sphères de
l'immensité.
b)
Nous avons la ferme conviction que l'Esprit des vivants a créé la race adamique initiale mâle et
femelle en son image, selon le principe du renoncement perpétuel de l'Alliance
Éternelle de la chambre nuptiale, en des êtres corporels, et rationnels. Il les
a créé comme des serviteurs à la gloire de son nom. Nous rejetons la notion
délirante des réprouvés que l'homme a été créé avec le libre-choix.
c) L'Esprit des vivants appelle tous les êtres humains à vivre en conformité à sa volonté. Ils devront tous lui rendre compte personnellement de leurs actes au jour fixé pour le jugement devant le trône de sa majesté.
4. La rupture avec
l'Esprit des vivants
a)
Nous avons la ferme conviction que, créés moralement justes et bons, les premiers êtres humains de
la race adamique initiale ont
consciemment
désobéi à leur Créateur. Ils ont ainsi perdu leur condition première de pureté
sublime, et la création tout entière subit les
conséquences de leur faute.
b)
Nous avons la ferme conviction que, depuis lors, tous les hommes, à l’exception de Jésus-Christ,
se trouvent, dans
leur condition naturelle de rébellion et de perversion, séparés de l'Esprit des
vivants, enclins au mal, asservis au péché et
soumis à la
domination du raisonnement charnel serpentin nommé Satan. Ils transgressent les lois divines et demeurent, en
conséquence, exposés à
une perdition éternelle dans un enfer réel, selon le décret de réprobation dit
aussi exclusion de la grâce.
c) Nous croyons que
l'histoire de la chute en Éden, ou Enclos de la grâce, la tentation par un serpent et le conflit entre
Cain et Abel, sont décrit en style figuratif d'un riche symbolisme qui
représente la rébellion du coeur humain, dans son opposition à la loi
d'interdiction de se déclarer indépendant et devenir maitre de son destin. La race
adamique entière tomba dans la déchéance et perdit son immortalité.
Nous croyons cependant que l'Esprit des vivants, dans sa magnanimité, offre,
strictement à ses élus, un accès à sa
grâce merveilleuse, selon son plan d'élection déterminé depuis avant la
fondation du monde. Selon les principes de la conscience, tout
être humain est appelé à répondre à cette offre de façon responsable durant sa
vie présente, à la
clarté des lumières qui lui sont accessibles, ce qui détermine son sort
éternel. Mais si beaucoup sont appelé, très peu sont élu, et la majorité demeure
indifférent à cause de leur coeur endurci par le Seigneur, comme celui de
pharaon. Ces gens ont reçu une puissance d'égarement pour croire au mensonge
afin d'être condamné car il n'ont pas reçu l'amour de la vérité qui exige leur
résignation. En fait, nous savons que la nature humaine est entièrement déchue
et complètement corrompue, et que son raisonnement est tortueux et que sa
volonté est esclave de la chair et du péché.
5. Le
ministère de Jésus-Christ
a)
Nous avons la ferme conviction que Jésus-Christ est l'engendrement de l'Esprit des vivants, le
Créateur dit aussi Père éternel, et qu’il
s’est fait homme pour le salut de ses élus. Conçu de la Réflexion Vivifiante et né
miraculeusement d’une vierge, Marie, il est à la fois
réellement homme et
réellement l'Esprit des vivants, deux natures en une seule Personne. Il est le Messie promis par les prophètes. Tout en s’étant
volontairement abaissé dans l'humilité, tout comme une colombe, l'engendrement
du Père devenu Fils ou engendrement de l'Esprit des vivants, a manifesté une entière perfection dans le domaine du vrai et
dans le domaine du
bien. Tenté comme nous en toutes choses par la faiblesse de sa contrariété
charnelle, il est demeuré parfaitement pur et saint. Ayant reçu l'approbation de
la Réflexion Vivifiante par la voix céleste de sa nature divine en lui, en vue de son ministère
terrestre, il a parcouru le pays d’Israël pour y apporter
son enseignement et
accomplir de nombreux miracles attestant l’origine divine de sa mission. Dans
sa vie comme dans
sa mort, il a pleinement accompli la volonté de l'Esprit des vivants dont il est
l'enveloppe corporelle visible, exprimé sa pensée56 et
manifesté l’immensité
de son altruisme.
Gn 1-2 ; Ex 20.11 ; Né 9.6 ; Ps 33.6 ; És 40.28 ; 45.18 ; Ac 17.24 ; Ép 3.9 ;
Col 1.16. Gn 1.31 ; Rm 8.19-21.
b) Nous avons la ferme
conviction que Jésus-Christ a volontairement souffert et qu’il est mort sur la
croix. Pour satisfaire
à la justice divine, il a offert sa vie, en versant son sang, comme notre
Substitut, en sacrifice expiatoire pour les
pécheurs élus, et a ainsi subi à leur
place le châtiment éternel qu’ils méritaient.
c)
Nous avons la ferme conviction que Jésus-Christ est corporellement ressuscité et
quarante jours après qu’il a été
élevé dans la suprématie exaltée (le ciel), pour débuter son ministère spirituel
d'habitation en ses élus. Il revint comme promis le jour de la Pentecôte pour leur
transmettre, dans une relation d'intimité intérieur, la pleine révélation de son
identité comme JE SUIS, sous le symbolisme d'une vision de langues de feu
comparable au buisson ardent de Moïse.
d) Cette première phase de son ministère spirituel marqua le début du temps de la grâce et de la proclamation de l'Appel à renaitre en Christ, par sa Sainte Présence qui habite en chacun de ses élus véritables. Il marche encore dans les rues de nos grandes villes parmi les hommes de notre génération, mais ils ne le voient point. Heureux et bénis sont ceux qui sont donné de le voir. Il apparaîtra de nouveau à la fin des temps dans une lumière éblouissante, lorsqu'il surgira de ses élus au jour de l'Émergence, et ils seront tous transformer en son image humano-divine pour former un seul corps. une nouvelle race céleste d'immortels pour une nouvelle création. Or à ce moment précis, la terre et tout ce qu'elle contient et l'univers entier passera avec fracas dans un embrasement fulgurant, pour faire place à un nouveau monde.
6.
L'assurance du salut en Jésus-Christ
a)
Nous avons la ferme conviction que c’est par la grâce de la foi, qui nous est
attribué dans les mérites du sacrifice de la croix, que seuls les élus sont sauvés.
Avant même de naitre en ce monde de ténèbres et de corruptions, Christ avait
déjà payé pour nos péchés. Or la puissance du péché est la loi et nous ne sommes
plus sous la loi, mais sous la grâce, le péché n'a donc plus aucune puissance
sur nous pour nous culpabiliser et nous condamner. Nous sommes libre, non de
faire ce que nous voulons, mais libre de mettre notre confiance en Christ pour
toutes choses en notre vie de tous les jours.
b) Uni à Christ et ainsi placé au bénéfice de sa mort et de sa résurrection, le pécheur élu reçoit le pardon de l'Esprit des vivants pour ses fautes, obtient les mêmes droits que s’il avait obéi à la Loi que Christ a accompli pour lui, et bénéficie de la faveur divine; il est intégré et assimilé dans la Sainte Présence: la Réflexion Vivifiante le régénère, lui communique la vie éternelle et l’intègre au peuple de l'Esprit des vivants.
És 53.4-12 ; Mt 26.28 ; Lc 9.51 ; Jn 1.29 ; 12.27, 13.1 ; Rm 3.24-25 ; 4.25 ;
5.9,18s ; 2 Co 5.14,21 ; Ga 3.13 ; 1 Tm 2.6 ;
Hé 10.12 ; 1 P 2.24 ; 3.18. És 53.10s ; Mt 28.6 ; Jn 20 ; Ac 1.3 ; 2.24-32 ; 10.40s ; 13.30-37 ; 1 Co
15.3-7, 20 ; 1 Th 4.14.
7. La
Réflexion Vivifiante et ses agissements
a)
Nous avons la ferme conviction que le Saint-Esprit dit aussi la Réflexion
Vivifiante de l'Esprit des vivants, est le Seigneur Jésus lui-même dans
l'Essence de sa nature divine comme Créateur qui s'est engendré comme Fils. Il est
transmis à ses élus en venant habiter en eux pour les éclairer, les purifier,
les instruire, les former, les diriger, les protéger, et les garder en ses voies
à la louange et la gloire de son nom. Il opère sur la conscience, les
imaginations, les souvenirs, les désirs, et s'installe dans notre faculté de
raisonner et de penser.
b) Il agit habituellement par
l’Écriture, avec laquelle il ne saurait être en désaccord: il œuvre dans le
cœur du croyant pour qu’il
la comprenne, la reçoive avec foi et s’y soumette en toute humilité. Il produit en lui son
fruit; il le rend capable de
progresser dans la vie chrétienne et d’y persévérer jusqu’à la fin.
8. L’Ek-klesia
qui est l'appel à renaitre
a)
Nous avons la ferme conviction que le terme Grec ek-klesia, fut traduit
astucieusement par assemblée et translitéré de façon ahurissante par Église,
pour justifier l'existence d'un christianisme contrefait sous forme d'une
religion en différentes formations ou dénominations. Il importe donc de regarder
attentivement l'étymologie réelle de ce terme dans un contexte chrétien et
biblique, et qui signifie littéralement « appelé hors de, appelé à sortir »: un
appel, une convocation, une sommation. Spirituellement il implique de sortir
d'un état d'être vers un autre, d'une condition à une autre, de subir un
déplacement et une nouvelle disposition d'existence. Il désigne l'appel
irrésistible de la grâce du salut envers les élus seuls, l'appel du Bon Berger
envers ses brebis, l'appel de Lazare de revenir à la vie, l'appel à la
séparation, ou plus précisément «l'appel à renaître» désignant «les appelés ou
convoqués à renaître», c'est à dire ceux qui ont été disposés avant la fondation
du monde à recevoir l'appel irrésistible de la grâce pour être régénérés d'en
haut selon le bon plaisir de la volonté souveraine de notre Esprit des vivants,
qui habite en ses élus depuis son retour ou deuxième avènement le jour de la
Pentecôte par sa Réflexion Vivifiante afin de nous instruire dans sa Vérité et
nous donner la vie éternelle.
b) Le terme ekklesia est dérivé de kaleo dont la signification est « appeler à haute voix, prononcer à voix haute. inviter. appeler, c'est à dire nommer, par le nom, donner un nom, recevoir le nom de, recevoir comme un nom. donner un nom à quelqu'un, appeler son nom. être appelé c'est à dire porter un nom ou un titre (parmi les hommes). saluer quelqu'un par son nom ».
ek: hors de (sortir de) - klésis: appel, convocation, sommation, l'ensemble spirituel de tous les élus qui sont en Jésus-Christ. Décrite aussi comme le Corps de Christ dont tous les élus véritables sont membres et dont le terme correspond au Hébreu «Élohim» Esprit des vivants ou «Conseil Divin ou Famille divine».
c) L'Église dite biblique n'est pas une institution ou organisation, une assemblée locale ou nationale de chrétiens ou de gens dit nés de nouveau qui seraient en étroite communion fraternelle. Elle est plutôt, comme l'indique sa désignation étymologique, «un État d'être», l'état d'être séparé de ce monde de ténèbres, l'état d'être en Christ de ceux qui sont convoqués ou appelés irrésistiblement à renaître selon le plan d'élection de l'Esprit des vivants pour recevoir la foi. Le terme «assemblée» est utilisé une seule fois dans le livre des Actes (19:32,39) et il est employé pour décrire une assemblée païenne et politique de personnes rebelles à la Parole de Dieu. Désigner l'Église par le terme «Assemblée» serait de l'identifier à un tel désarroi et occasionnerait un déshonneur envers le Corps de Christ et le Seigneur Jésus Lui-même qui en est la Tête. Malheureusement la grande majorité des traducteurs ecclésiastiques défenseurs d'une fausse orthodoxie de trinitarés idolâtres, ont traduit ainsi le mot Église, portant à l'erreur et à la confusion des millions de chrétiens sur sa signification réelle. Dans les communautés chrétiennes primitives, retrouvées dans les petits villages et les grandes villes, les disciples convoquaient parfois tous les convaincus dans leurs alentours à participer à des repas, dans lesquels on partageait les merveilles de la grâce et l'entre-aide afin de soulager les besoins de l'un et l'autre. On y lisait aussi les lettres des apôtres qui circulaient de ville en ville et desquelles on en fit des copies, et on louait le Seigneur JÉSUS pour ses grandes bénédictions. Il ne s'agissait aucunement d'une organisation ou institution, mais d'un partage libre, d'un festin d'amour ou plutôt de renoncement en action. En gros, l'Appel à renaitre est l'Alliance éternelle de tous les élus, et l'Intention suprême de l'Esprit des vivants dans une joie incommensurable.
d) Or la corruption n'a pas tardée à pénétrer dans le christianisme, immédiatement après la mort de l'apôtre Paul comme il l'avait prophétisé d'avance. Conscient des mauvaises influences contre lesquelles les appelés à renaître d’Éphèse devaient lutter, ainsi que de la persécution et des hérésies qui augmenteraient après son départ, Paul recommanda aux anciens d’Éphèse de défendre la vérité contre les fausses doctrines. Il leur dit: « Je sais qu’il s’introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n’épargneront pas le troupeau », puis il leur rappelle que pendant trois années, il n’a cessé « nuit et jour » de les enseigner avec passion et de les exhorter « avec larmes » (Actes 20 :29-31).
e) Le grand danger que prévoyait l'apôtre Paul était « le formalisme », l'ennemi le plus dangereux du christianisme. Cette notion subversive d'un faux christianisme est utilisée par l'homme pour donner une forme à la divinité invisible, à l'Esprit et au vent, choses fortement interdites par la loi du décalogue car elles sont considérés comme étant de l'idolâtrie. En d'autres mots, donner une forme aux choses spirituelles comme l'Église, qui est en vérité l'Appel à renaître, est une des pires abominations inventée par les réprouvés trinitarés. Il en va aussi de même par ce qu'ils nomment des sacrements ou ordonnances comme le Baptême d'eau et la Cène ou Repas du Seigneur, choses qui sont de la pure idolâtrie subtile sous prétention d'un commandement de Christ. Le culte d'adoration fait dans ces pseudo-églises, est en réalité un culte aux idoles du formalisme et du cléricalisme de la nature humaine déchue et corrompue, dont la volonté est esclave de la chair et du péché. Ils négligent ou refusent de reconnaitre que toutes ces chosent proviennent des obligations de la loi et non de la liberté de la grâce en laquelle nous avons été délivré de leur esclavage.
f) Or dans notre contexte, s'éloigner des impies se rapporte à des gens qui se disent chrétiens, mais qui ne le sont pas. Une personne impie est caractérisé par une forme de spiritualité quelconque à prétentions chrétiennes. Ce terme a pour synonymes: adultère, antireligieux, antichrist, apostat, athée, blasphémateur, blasphématoire, hérétique, impénitent, incrédule, incroyant, infidèle, irréligieux, libertin, libre penseur, mécréant, païen, parpaillot, profanateur, prostitué, renégat, et sacrilège. Ce terme se rapporte aux Juifs du temps de Jésus, et aux évangélipaîens trinitarés de notre temps actuel dit moderne.
g) L’esprit charnel ne demande qu’à suivre sa propre volonté et ignorera cette instruction. Lorsque des individus viennent enseigner de fausses doctrines, l’avertissement de Paul aux Corinthiens est valable pour tous les chrétiens: « Ne vous y trompez pas: les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs » (1 Corinthiens 15 :33). Finalement, Paul confia les anciens d’Éphèse à la parole de l'Esprit des vivants (Actes 20 :32). De la même manière, nous devrions être assidus dans l’étude de la Bible. C’est en étudiant, en lisant et en écoutant les Écritures dans leurs traductions, en les comparant avec les originaux Hébreu et Grec que nous grandissons dans la foi (Romains 10 :17). Un exemple extrêmement important de ce que nous disons, et que nous verrons à maintes reprises en notre texte et ailleurs, est que le mot Église n'est pas un mot français, il a été translitéré du Grec sans être traduit, et ne signifie absolument rien en notre langue. Il provient d'un mot composé de ek-klesia et dont la signification précise dans le Grec est « appelé hors de », et nous indique que le mot Église désigne, selon les règles de la grammaire, « un appel, une convocation, une sommation » et porte l'essence de la puissance et de l'autorité divine, et dont la signification réelle selon l'étymologie est « appel à renaitre » en une nouvelle vie en Christ. L'Église est donc purement spirituelle dans toutes ses aspects et pratiques (1 Pierre 2:1-11). En d'autres mots, le terme Église signifie littéralement « l'Appel irrésistible de la grâce » envers les élus seuls, celui du Bon Berger qui appel ses propres brebis à la vie éternelle (Jean 10:5-5), le même appel vivifiant et prodigieux qui a appelé Lazare hors de la tombe (Jean chapitre 11), le même appel au salut que nous recevons. Lorsque l'apôtre Paul parle des élus dans une localité quelle conque comme Éphèse ou Corinthe, il parle des « appelés ou convoqués à renaitre » dans ces localités, et non à des églises, bâtiments, assemblées, ou organisation religieuse structurée avec ses ministres et ses cultes, ce qui n'est que du formalisme idolâtre, de l'égocentrisme et de l'orgueil diabolique avec la soif de dominer et de s'enrichir sur le dos de leurs pantins aveugles comme des taupes, et facilement manipulés par les émotions, et gardés en règle par la crainte et l'intimidation.
h) Les prétendues églises reflètent toutes la notion de formalisme, c'est à dire d'apparence, concession, de contrefaçon, convenance, falsification, de faux-semblant, figure, forme, front, genre, habit, hypothèse, supposition, illusion, image, imitation, lâcheté, masque, mine, mirage, plausibilité, prétention, prétexte, probabilité, prostitution, ressemblance, semblance, semblant, simulacre, singerie, soupçon, superficialité, superficie, surface, symbole, tape-à-l'œil, tiédeur, tournure, trait, type, vernis, visage, voile, vraisemblance, de tous les aspects d'un système subversif de pensées subtiles pour séduire et dominer sur la masse des ignorants et des crédules, ce qu'ils nomment par duplicité l'Église de Christ mais qui est en réalité une Synagogue de Satan au niveau local et global avec des noms comme catholiques, protestants, réformés, évangéliques, baptistes, darbystes, pentecôtistes, charismatiques, adventistes, messianiques, etc, etc... En d'autres mots il s'agit d'une religion, d'une soue à cochons. Il est dit que le diable a mille et un visage, et que son préféré est celui d'un pasteur souriant. Éloignez-vous d'un tel hypocrite, car son sourire témoigne de la fierté de sa séduction qu'il a réussi en utilisant des paroles mielleuses pour manipuler les émotions des gens. Or nous avons un seul Pasteur véritable, Jésus-Christ, le Bon Berger (Jean 10:1-16; 1 Pierre 2:25); tous les autres sont des menteurs, des escrocs, et des manipulateurs professionnels, dont la mission réelle est d'alimenter le feu de l'enfer avec les âmes qu'ils ont séduites dans leurs fausses églises, et tous les églisiens trinitarés disent - Amen.
i) L'ambition, l'orgueil, et la défiance ont toujours été les facteurs déterminant qui poussent les hommes dans les profondeurs vertigineuses de la corruption. La soif du pouvoir et de la gloire personnelle sont en opposition à l'Esprit des vivants, et portent à la domination pour se donner de l'importance et du prestige. Cela va de main avec l'instauration d'une religion en une institution organisée, et un système de croyance plus ou moins structurée. Il ne faut jamais oublier que le cœur de l'homme est complètement déchu et entièrement dépravé dans tout ce qu'il fait, cherchant constamment de donner une forme à l'invisible, à tout ce qui est spirituel et qu'il ne comprend pas, afin de s'en approprié par tous les moyens possible. Même que les bonnes intentions dissimulent l'hypocrisie et la malveillance du cœur de l'homme. Un sage avait dit que le chemin de l'enfer est pavé de bonnes intentions, et il avait pleinement raison. Les constructeurs arminiens réprouvés de pseudo-églises seraient-ils épargnés de toutes ces choses; nous en doutons fortement, car la Bible et l'histoire témoignent amplement du contraire. Les démons-prédicateurs augment de plus en plus, et on les voit tous les dimanches matin devant leurs meutes de loups voraces affamés de leurs instructions, pour apprendre comment faire rôtir les brebis du troupeau à leur prochain BBQ, s'assurant qu'elles soient tous avant immergé dans leur vinaigre anusien excrémentiel doctrinal, sans que le Berger s'en aperçoive. Mais leurs astuces machiavéliques furent découvertes et leurs folies furent exposées au grand publique, puis ils furent jeté dans le lac de feu pour servir de repas aux hordes démoniaques.
Nous avons la ferme conviction que l’Église locale est un vrai bordel dans lequel les prostitués spirituels invitent les passants à participer à leurs perversions.
Jn 14.16,26 ; 15.26 ; 16.8,13s ; Ac 1.16 ; 5.3 ; 8.29 ; 13.2 ; 15.28
; 16.7 ; Rm 8.26s ; 1 Co 2.10 ; 12.11 ;
Ép 4.30. Mt 28.19 ; Jn 14.16,23 ; Ac 5.3s ; Rm 8.9-11 ; 2 Co 3.17s ; 13.13.
80Jl 3.1s ; Ac 2.38 ; 15.8 ; Rm 8.9 ; 1 Co 6.17,19 ; 12.13 ; 2 Co 1.22 ; 3.3 ;
Ga 3.3 ; 5.25a ; Ép 1.13s ; 4.30 ; 1 Th 4.8 ;
1 Jn 4.13.
9. Religion
externe ou relation interne
a)
Nous avons la ferme conviction que le vrai christianisme n'est pas une religion,
mais une relation personnelle d'intimité intérieur avec Christ qui a fait son
habitation en chacun de ses élus véritables. L'une des œuvres les plus
essentielles de l'Esprit des vivants, est celle par laquelle il transmet la
lumière spirituelle de sa Réflexion Vivifiante à notre entendement ou
raisonnement charnel dont le but est notre instruction et notre transformation;
et c'est à cette partie de son œuvre, si importante qu'elle est souvent
considérée comme l'ensemble, que l'apôtre fait référence lorsqu'il parle de la
Sainte Présence comme de « la Réflexion Vivifiante de sagesse et de révélation
», et qu'il prie pour que, par la Réflexion Vivifiante, « les yeux de notre
entendement soient éclairés » (Éph. 1. 17, 18), et lorsqu'il décrit les vrais
convertis comme ayant eu les yeux ouverts et étant passés des ténèbres à la
lumière; mieux encore, transfigurés des ténèbres à l'admirable lumière de
l'Esprit des vivants.
b) L’œuvre illuminatrice de la Sainte Présence en nous, peut être considérée comme le fondement de toutes ses autres actions; car c’est par la vérité connue et crue que la Réflexion Vivifiante de Christ en nous, accomplie toutes les fonctions de son glorieux ministère. En éclairant notre raisonnement par la connaissance du péché, il pose les bases de la conviction dans la conscience; en nous permettant de saisir la portée et le sens de l’Évangile ou Message de la grâce, il nous offre des motifs de conversion; en nous enseignant une juste conception de l'Esprit des Vivants et de nous-mêmes, de nos privilèges et de nos perspectives, il nous apporte du réconfort; en nous montrant la nature et la nécessité de la sainteté selon la grâce de l'élection, il fait progresser l’œuvre de sanctification; en nous révélant, selon les Écritures, nos besoins spirituels, il suscite en nous l’attitude de prière; et, d’une manière générale, il agit selon sa nature propre, par la connaissance de son Essence ou Nature sublime. Il est donc important d’accorder une attention particulière à cet aspect de l’œuvre de Sainte Présence de Christ, afin d’être prêts à comprendre et à mettre en pratique, comme il se doit, tout ce qui sera révélé concernant ses autres actions bienfaisantes sur l’âme. Tel est, en effet, le lien indissociable, ou plutôt la véritable affinité, de toutes les grâces salvatrices de la Réflexion Vivifiante, qu'aucune ne peut exister sans être accompagnée ou suivie de toutes les autres merveilles; et par conséquent, chacune d'elles peut signifier la présence de toutes. Ainsi, la connaissance, la foi, la repentance et le renoncement sont mentionnés séparément dans l'Écriture comme englobant ou impliquant tout ce qui est essentiel au salut du pécheur élu; et par conséquent, une explication complète de l'un quelconque de ces fruits de la Réflexion Vivifiante pourrait inclure une description de l'œuvre entière de la Réflexion Vivifiante de Christ en nous. Ce n'est donc pas dans le but de les séparer, ni d'établir l'ordre précis de leur production, que nous distinguons une partie de l'œuvre de la Réflexion Vivifiante d'une autre, mais plutôt dans le but de la déployer, dans toute l'ampleur de son étendue et la variété de ses aspects, telle qu'elle est manifestée dans le Message de la grâce de l'Esprit des Vivants.
c) La Sainte Présence de Christ en nous est celle qui éclaire le peuple d'élus de l'Esprit des vivants et qui lui confère une illumination spirituelle glorieuse.
Cette partie de l'œuvre de la Sainte Présence suppose nécessairement un état antérieur d'obscurité spirituelle chez ceux qui en sont sujets; et l'état naturel de tous les hommes est très souvent représenté par les figures de l'obscurité, de la cécité et de l'ignorance. Ils sont décrits comme « marchant dans la vanité de leur raisonnement, l'entendement obscurci, éloignés de la vie de l'Esprit des vivants par l'ignorance qui est en eux, à cause de la cécité de leur cœur ». Et encore: « L'homme naturel ne reçoit pas les choses de la Réflexion Vivifiante de l'Esprit des vivants, car elles sont une folie pour lui; il ne peut les connaître, car c'est spirituellement qu'on en juge. »
L'Habitation de Christ est une doctrine révolutionnaire et essentielle à la grâce du salut. En d'autres mots, elle est une doctrine de révélation accordée aux élus seuls, et elle est incompréhensible à ceux qui n'ont pas la Réflexion Vivifiante en eux pour les instruire dans les voies de la justice.
d) JÉSUS qui a vécu en Palestine il y a plus de 2000 ans vit encore dans le monde d'aujourd'hui, et marche encore dans les rues de nos grandes villes et dans les sentiers de nos campagnes. Il a un accès direct et constant à l'esprit de l'homme, touchant les âmes frappées par le péché avec son pouvoir de guérison; vivifiant les âmes mortes par l'inspiration de son Esprit vivifiant; combattant, vainquant, expulsant la mort lente qui s'est emparée du corps de ses élus, s'étant dépouillé de tout en leur faveur. Dans toutes ses activités au sein de l'âme, son renoncement qui cherche et qui sauve est manifeste dans son sacrifice de Lui-même sur la croix du calvaire, s'exprime intérieurement dans son effort inlassable pour faire de son salut ineffable une réalité dans l'expérience humaine de ceux qu'il a choisi dans son décret d'élection. Les quatre évangélistes ont relaté sa vie extérieure; seuls ceux qui sont donnés de le connaitre, non pas selon la chair mais selon l'Esprit de sa Réflexion Vivifiante, peuvent relater son activité incessante dans la sphère interne de la nature spirituelle de l'homme dans son raisonnement de la vérité.
Des deux hémisphères de vérité qui constituent l'ensemble de l'Évangile - l'œuvre du Christ pour nous et l'œuvre du Christ en nous - le second souffre souvent d'une éclipse presque totale. Beaucoup pensent presque exclusivement à ce que le Christ a fait pour eux historiquement; et négligent ou ignorent ce qu'il fait en eux, se privant factuellement de la grâce du salut; ils considèrent la rédemption du côté divin comme une œuvre achevée, et ne la considèrent pas du côté humain comme une œuvre graduelle continue; ils sont tellement accaparés par l'idée du Christ mourant sur la croix pour leurs offenses qu'ils oublient presque qu'il vit dans leurs cœurs, si son Esprit habite vraiment en eux: « Mais pour vous, vous n'êtes point par la chair, mais par la Réflexion Vivifiante, s'il est vrai que la Sainte Présence de L’ESPRIT DES VIVANTS habite en vous. Or, si une personne n'a point la Réflexion Vivifiante de Christ, celle-là n'est point à Lui ». (Rom. 8:9), pour les guider, les inspirer, les bénir et les sauver. Ce qui nous indique davantage que le salut est le choix de Christ seul, et non de l'homme qui désire s'en emparer par une décision de choisir de croire, car sa volonté est esclave de la chair et du péché.
e) Avant que l'expérience chrétienne réelle puisse être complétée, les côtés divin et humain de l'œuvre du Christ doivent être embrassés dans une Alliance indissociable; l'œuvre du Christ dans son intégralité doit être amenée dans la réalisation de la sphère interne de la conscience personnelle, puisque la conscience est l'aspect réceptif ou femelle de la nature humaine qui reçoit la vie en elle. Le Christ externe de l'histoire doit devenir le Christ de l'expérience interne; le Christ mort du Calvaire doit devenir le Christ vivant du moment présent; le Christ embaumé dans un livre doit habiter et régner dans le cœur. Ce n'est pas le Christ sur la croix, ni le Christ dans la Bible, ni le Christ au ciel qui sauve, mais le Christ profondément caché au plus profond de l'esprit ou raisonnement qui est imprégné de la Réflexion Vivifiante et qui est le Maitre de la conscience, le Christ constamment présent à chaque instant et à chaque moment dans la vie d'un élu véritable, le Christ inspirant chaque pensée, chaque parole, chaque perception, chaque réalisation et chaque acte ou agissement d'une foi active. Le Christ dans l'âme, et non le Christ enterré dans un tombeau, enchâssé dans un temple ou assis sur un trône, est la vraie Vie chrétienne. Sans l'habitation de Christ il n'y a pas de vie ni de salut possible.
La doctrine de l'habitation du Christ dans le cœur est révolutionnaire. Lorsqu'elle est acceptée comme un article de foi et réalisée comme une question d'expérience, il se produit un soulèvement des forces prosternées de l'âme; les organes de la chair se rendent un à un au Roi couronné d'épines, qui tient dans sa main le sceptre du renoncement tout-puissant; toutes les forces insurrectionnelles sont écrasées; l'empire moral du Souverain Suprême sur l'homme est pleinement et fermement établi et accompli par la Sainte Présence de Christ qui nous habite dans son aspect de Substitution; et à l'intérieur de toutes les frontières de la belle terre que le Christ a conquise, il y a l'ordre et la paix pour les élus dans leur cœur.
Puisque le Christ est à l'intérieur de nous, c'est là que nous sommes attiré de façon irrésistible à le chercher, c'est là que nous le trouverons assis comme Roi sur le trône de notre cœur. Hélas, sa Sainte Présence, même si elle est parfois niée par les réprouvés évangéliques, est si souvent ignorée par d'autres, surtout par ceux dont la foi est purement superficielle et émotionnelle. De nombreux chrétiens semblent à peine conscients qu'un Hôte Royal a élu domicile dans leur cœur. La conscience qu'ils ont de sa présence est, au mieux, irrégulière et faible, et même manquante. Leur assurance du salut est couverte de nuages obscurs parce qu'il leur manque l'élément important de la pleine assurance ou de la foi en la Sainte Présence divine du Christ interne qui habite seulement le cœur de ses élus pour leur en donner la révélation. Ils ressemblent à un château assiégé dont l'approvisionnement régulier en eau a été coupé. Les soldats souffrent et meurent de soif, sans savoir que dans les profondeurs de la forteresse, creusée dans le roc solide de la grâce, se trouve une Source cachée dont les eaux ne tarissent pas. Quel frisson de joie la découverte de ce puits apporterait au reste de cette garnison désemparée ! La connaissance de cette Source secrète de la nature divine de Christ nommée aussi le Père et Créateur, serait pour eux la vie d'entre les morts, et son eau serait en vérité l'eau de la vie éternelle. Un changement analogue s'opérerait sur bien des cœurs abattus si l'on découvrait que les provisions spirituelles ne sont pas à chercher au loin, que des ressources infinies ont été mises à leur portée, qu'au fond du sanctuaire vivant de l'âme des élus se trouve une Source intarissable qui rend parfaitement indépendant des circonstances extérieures et de l'environnement celui qui s'en prévaut. La crainte obsédante d'une soif future ne peut jamais venir à celui qui sait que l'eau que le Christ lui a donnée est devenue en lui une Source d'eau qui jaillit pour la vie éternelle, Source d'une Réflexion Vivifiante qui transforme les élus à l'image de Christ.
f) La question de l'emprise du Christ sur la vie interne est extrêmement plus importante que les questions relatives à la bonne orientation des activités religieuses, car ces dernières ne sont que des contrefaçons conçues pour séduire et égarer les gens de la vérité. En fait le christianisme authentique n'est pas une religion, mais une relation personnelle avec le Christ interne. La religion est de l'idolâtrie, mais la relation est de l'adoration. Plus importante que les questions de méthode est la question de l'Esprit de Christ; plus importante que les questions de formalisme est la question de la vie éternelle. Si le Christ est suprême à l'intérieur, s'il a sa propre voie dans le domaine de l'âme, toutes les questions relatives à la forme idolâtre particulière que devrait prendre les prétendus services religieux, sont secondaires. Nous savons d'ailleurs que le formalisme est l'ennemi le plus dangereux du christianisme authentique. Pour celui qui, dans son ignorance ou sa rébellion, lui est entièrement dévoué, il est tout à fait assuré, que le service soit actif ou passif, qu'il consiste à faire ou à subir la volonté divine; il est tout à fait certain que la position assignée soit de se tenir dans la main divine ou d'être conduit par la main divine; de rester debout et d'attendre ou de courir et de travailler. Une chose est sûre, la vie que le Christ possède et dirige ne peut pas manquer sa cible, l'élu est certain d'arriver à sa destinée qui fut déterminé d'avance en Christ depuis avant la fondation du monde.
g) Dans la claire conscience du Christ interne comme principe secret de la vie spirituelle, nous devons tous faire l'expérience de la réalité et de la plénitude de son pouvoir qu'est la grâce du salut. Aucun Christ lointain ne peut essuyer nos larmes, porter nos lourds fardeaux, écraser les têtes de la couvée du serpent qui se niche dans notre vigueur, purifier nos cœurs du péché et nous donner une force suffisante pour le labeur et le sacrifice quotidiens. Jusqu'à ce que la présence personnelle du Christ devienne le fait le plus profond de la conscience, aucun test réel n'a été fait de son pouvoir de réconforter, de vivifier et de sauver.
h) Le salut actuel ne peut venir que d'un Christ présent. La plénitude de son énergie rédemptrice est immédiatement disponible pour ceux qu'il habite consciemment. Ils n'ont pas besoin de monter au ciel pour faire descendre leur Sauveur, ni de descendre dans l'abîme pour le faire remonter. Leur rédemption s'opère de l'intérieur, elle n'est pas superposée de l'extérieur. C'est de l'intérieur que leurs réserves spirituelles sont constamment réapprovisionnées; c'est de l'intérieur que coule à jamais la fontaine curative et purificatrice de la vie divine; c'est de l'intérieur que se construit une sainte virilité, comme la fleur se construit à partir de la graine, ou comme le corps se construit à partir de l'âme; c'est de l'intérieur que la gloire de la vie céleste brille d'un éclat toujours croissant, luttant contre les couvertures les plus grossières de la vie terrestre, comme le soleil lutte contre les nuages les plus sombres.
10. Vivre
dans le royaume spirituel actuel
a) Nous avons la ferme conviction que Jésus est revenu spirituellement le jour de la Pentecôte, et que depuis il règne sur son trône dans le coeur de ses élus.
b) Le Règne de Jésus-Christ n’est pas une utopie ni une idéologie applicable comme telle en ce monde. Le Règne de Christ est un règne de grâce et de sainteté, un règne de justice, d’altruisme et de paix. Il est impossible de tracer une frontière visible entre le Royaume de l'Esprit des vivants ou du Christ et le royaume du monde; les deux réalités sont étroitement mêlées, aussi bien dans la chrétienté que dans la société et dans l’État dans lesquels se trouvent les élus.
c) Les paroles d’ouvertures de l’Évangile de Matthieu, «Le livre de la généalogie de Jésus-Christ», représentent non seulement l’en-tête de ce récit glorieux, mais aussi de tout le contenu sacré de la Parole de l'Esprit des vivants, particulièrement des quatre Évangiles. Ces paroles retrouveraient leur équivalence dans les expressions modernes de «mémoire ou biographie» de Jésus-Christ. Mais lorsque nous voyons les paroles de fermeture de ce premier Évangile, «Et voici, JE SUIS toujours avec vous jusqu’à la fin du monde» (Matt. 28:20), nous ne pouvons faire autre que de nous empêcher de les désigner comme des mémoires ou des résidus textuels de Jésus-Christ, mais comme des paroles vivantes de sa Présence. C’est avec raison qu’on peut nommer les Évangiles «les Galeries du Roi», car ce sont dans «les Couloirs de la Gloire» que nous marchons avec Christ et ses disciples et que nous participons activement à son ministère. C’est dans la maison de sa Présence que nous recevons ses instructions, et c’est dans la poussière de l’humilité que nous recevons sa consolation. Dans la solennité de son apparence, il parle à notre cœur d’une voix audible qui émue notre raisonnement, et ses paroles inspirées pénètrent au plus profond de notre âme pour nous transformer. Qui oserait dire que l’Écriture ne respire pas de l'Esprit des vivants, qu’elle n’est point imbue de sa Sainte Présence, car en elle nous avons la vie et par elle nous recevons sa Présence en nous.
d) Le dernier mot de l’Évangile est une promesse infaillible: «Et voici, JE SUIS avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde». Rien de ce que Jésus ordonne aux disciples ne serait possible s’il n’était avec eux. Étrange parole, que Lui seul peut prononcer, car au moment où il s’en va, il annonce qu’il reste avec eux ! Il est bien vrai qu’il va partir à son ascension lorsqu’il sera exalté dans la gloire de l'Esprit des vivants, et que personne ne le verra plus jusqu’à son retour spirituel le jour de la Pentecôte, et jusqu’à son apparition finale le jour de son Émergence de ses élus. Mais il est aussi certain que la Réflexion Vivifiante venue à la Pentecôte sera la présence continuelle de Jésus auprès des des élus. Et il en sera ainsi jusqu’à la fin «des siècles», c’est à dire jusqu’à ce que vienne le jour où il mettra fin à l’histoire séculaire de l’humanité, pour instaurer «le siècle à venir» où les croyants «le verront tel qu’il est» (1 Jean 3 :2). Désormais, tout est accompli par celui qui est venu et qui viendra. Entre-temps, le Seigneur Jésus ne laisse pas ses disciples orphelins (Jean 14 :18). Celui qui était et qui vient est aussi celui Qui Est (Apoc. 1 :4,8; 4 :8). JE SUIS avec vous tous les jours. C’est là la parole du «Tout-Puissant» (Gen. 17 :1; Ex. 3 :14,15; Jug. 6 :12). En Jésus c’est l'Esprit des vivants de toute la Bible qui répète pour la dernière fois avant la fin des temps et jusqu’à ce qu’il vienne: «JE SUIS avec vous…». Ainsi l’Évangile ou message de la grâce s’achève par la parole même qui l’a inauguré: «On l’appellera Emmanuel, l'Esprit des vivants avec nous» (Matt. 1 :23) !
e) Un «Royaume qui n’est pas de ce monde» est évidemment un «Royaume Spirituel», c'est-à-dire qu’il n’est pas un Royaume selon l’agencement des choses naturelles qui sont d’une disposition charnelle et temporelle. L’ange avait dit à Marie, du petit enfant à naître: «Il sera grand et sera appelé le Fils, le Très-haut. Le Seigneur notre Esprit des vivants lui donnera le trône de David son Père, et il régnera sur la maison de Jacob à toujours, et il n’y aura pas de fin à son royaume» (Luc 1:32, 33). Ses droits sont ainsi affirmés sur un royaume spirituel, lequel ne passera pas avec les choses visibles, mais «n’aura pas de fin»: à «son aboutissement» il transportera le royaume de ses élus dans sa gloire comme Esprit des vivants et Créateur (1 Cor. 15:24), pour continuer dans un état d’existence éternelle avec ses élus.
f) Celui à l’égard de qui de si glorieuses choses étaient dites apportait ici-bas en sa personne ce royaume avec sa puissance et ses bénédictions, ainsi que les prophètes l’annonçaient. Non seulement il prêche le royaume et en donne les caractères mais, dira-t-il, «le royaume de l'Esprit des vivants est au milieu de vous» (Luc 11:20; 17:21). Des signes l’attestaient. Mais pour que ce royaume s’établît, il aurait fallu que les hommes, et d’abord Israël, le reçoivent en la Personne divine du Messie longtemps attendu. Question toute morale, étrangère aux pensées des hommes pour qui l’autorité de tout gouvernement, fût-il le plus démocratique, est imposée de l’extérieur, peu importe l’état du cœur. De plus, le royaume de l'Esprit des vivants apporté en Jésus n’attirait pas l’attention, et les hommes n’ont d’yeux que pour ce qui a de l’apparence et flatte orgueil et la convoitise. Même si le nom de Jésus était rendu public, contre sa volonté expresse, à la suite de ses miracles et de ses paroles qui étonnaient, cela n’avait rien de commun avec cette apparition éclatante dont s’enquéraient les pharisiens (17:21) et qu’escomptaient les disciples (19:11). Mais partout où il y a une oreille pour entendre, Jésus est pour l’homme le ministre de "la grâce du royaume". C’est pourquoi il y avait des disciples à la suite de Jésus, le regardant comme le Messie. Leur foi demeurait, ignorante et vacillante sans doute, mais fruit de cette grâce divine, et, malgré les tribulations du chemin du Créateur devenu homme, elle les maintenait, tremblants, stupéfiés, mais fidèles, dans ce chemin. Ils étaient le petit troupeau des pauvres à qui le royaume de l'Esprit des vivants était promis, à qui Jésus pouvait dire que sa nature de Père se plaisait à leur donner le royaume: eux, les enfants de la promesse, avaient à le rechercher avant toutes choses mais le Père en Lui les en constituait héritiers dans son décret éternel.
g) Or vivre dans le
royaume spirituel actuel signifie expérimenter le règne de Christ ici et
maintenant, en alignant ses pensées et ses actions sur la volonté divine de
l'Esprit des vivants. Cela implique une connexion constante avec la Réflexion
Vivifiante de Christ en nous, une vie de vérité devant l'Esprit des vivants, et
la priorité accordée aux valeurs spirituelles sur les soucis matériels.
h) Principes de vie dans le royaume actuel:
Présence continue de Christ en nous: Reconnaître que la vie est exposée à
l'Esprit des vivants, ce qui nécessite intégrité et vérité.
h) Mentalité du Royaume: Réaliser que la Réflexion Vivifiante transforme les
pensées pour refléter l'image de Christ en nous.
j) Priorité à la communion interactive avec l'Esprit des vivants: Faire passer
le royaume de l'Esprit des vivants avant les intérêts personnels ou matériels.
k) Union avec l'Esprit des vivants: Comprendre que l'on ne fait qu'un avec Dieu,
ce qui libère de la peur et de la mortalité.
Croissance spirituelle : Suivre le modèle de Jésus en grandissant en sagesse et
en grâce, en traversant les étapes de la vie spirituelle.
Ce mode de vie se concilie avec le travail temporel, considérant le labeur
honnête comme une expression de la vie spirituelle. Il s'agit d'un processus de
mort à l'ego pour revivre à l'image divine.
11. Le Pneumillénarisme eschatologique
a) Nous avons la forte conviction que le règne spirituel de Christ est fidèlement représenté dans la position eschatologique du Pneumillénarisme.
b) L'interprétation pneumillénaire est la même que la position amillénaire spirituelle, sauf que celle-ci prend son nom du Grec «Pneuma» qui signifie «l'Esprit» et «le vent», et par conséquent exprime plus précisément «un Millénium Spirituel» du règne de Christ dans ses élus sur la terre comme au ciel. Le terme «amillénarisme» détient une négation du fait qu'il signifie littéralement «pas de millénium», mais celui de pneumillénarisme est plus précis pour exprimer la vérité d'un Royaume spirituel de Christ dans le cœur de ses élus. Le pneumillénarisme est fondée sur «l'Alliance de la Grâce» qui se manifeste dans le règne présent de Christ dans le cœur de ses élus qui le reconnaissent comme «le Roi des rois» dont le Royaume est spirituel et actif dans le moment même. Ainsi ceux qui attribuent le millénium à un temps futur dans lequel Christ établirait un règne littéral de mille ans sur la terre, s'opposent à ce que le Seigneur Jésus règne sur eux dans le présent même et s'attaquent à la grâce du salut. Le pneumillénarisme est une position radicale qui exalte Christ comme Esprit des vivants et Roi, et ne fait aucune concession à ceux qui s'opposent au règne souverain de la grâce de l'Esprit des vivants, et qui compromettent la vérité des Écritures par leur tiédeur, leur laxisme, ou leurs opinions personnelles ou collectives. Le pneumillénarisme est strictement souverainiste en ce qu'il affirme avec les Écritures que l'Esprit des vivants détient une souveraineté absolue dans le salut et la sanctification de ses élus, tout comme l'enseigne les doctrines de la grâce énumérée dans TULIPE, document historique de la Réforme qui est crucial et extrêmement important, étant chargé d'autorité et demeurant toujours d'actualité. Ainsi dans son ensemble le pneumillénarisme s'oppose farouchement au prémillénarisme et dispensationalisme des sectes dites Évangéliques qui déforment le salut par la grâce seule, pour en faire un salut par les œuvres d'une décision personnelle qui valorise le libre-choix illusoire de l'homme. L'eschatologie pneumillénariste est relié étroitement à la sotériologie puisque le Royaume c'est aussi le Roi de gloire dans son ministère de Rédemption.
c) Il va presque sans dire que le pivot du pneumillénarisme est la présence même de Jésus en ses élus. De cette présence elle enseigne, non un retour, car le terme retour implique une absence et Christ est toujours présent avec nous (Matthieu 28:20), mais l'émergence de la Présence de Christ de ses élus qui les transformera à son image dans une lumière glorieuse, et tout œil le verra en chacun d'eux lorsqu'ils seront réunis en un seul Corps dont la tête est Christ glorifié. Cette émergence marquera la fin des temps et le début d'une nouvelle race céleste et éternelle dans la gloire de Christ que l'Apocalypse nomme «les noces de l'Agneau». Contrairement à l'amillénarisme, pour le peneumillénarisme l'Église n'est pas une institution mais un état d'être spirituel qui est l'appel irrésistible de la grâce à être délivré de la condamnation du péché et à renaître dans une vie nouvelle et éternelle. Tel est l'enseignement du Seigneur Jésus, notre Esprit des vivants et notre Roi.
d) Les sept points principaux du pneumillénarisme:
1- Le baptême de Jésus (oindre le Saint des saints Daniel 9:24) marque la fin de la 69ie semaine de la prophétie de Daniel et le début de la 70ie semaine. A son baptême par effusion selon la loi, Jésus prit sur lui la charge de Souverain Sacrificateur pour l'expiation de nos péchés dans son sacrifice sur la croix.
2- La 70ie semaine de Daniel (Daniel 9:27) se rapporte à la Nouvelle Alliance dans le sang de Christ qui fit cesser la valeur des sacrifices sanglant dans le Temple pour la purification des péchés du peuple Juif, et non à un futur Antichrist qui ferait alliance avec Israël pour sept ans. Puisque chaque semaine de Daniel est de sept années, le fait que Christ fut «retranché à la moitiés de la semaine» indique que le ministère de Jésus fut précisément de 3 ans et demi. Les trois autres années et demi qui restent s'appliquent au moment de la Pentecôte lorsque Christ revient, comme il l’avait promis (Jean 14:18-20), pour habiter le cœurs de ses disciples par sa Sainte Présence, débutant ainsi le temps de la grâce entre son premier avènement et son apparition finale à la fin des temps. C’est ce qu’on nomme «le Royaume millénariste spirituel» en accord avec ce que dit l’apôtre Pierre (2 Pierre 3:8,9), et qui dit en plus: «Vous aussi, comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés, pour être une maison spirituelle, une sacrificature sainte, afin d'offrir des sacrifices spirituels agréables à l'Esprit des vivants, par Jésus-Christ.» (1 Pierre 3:5). Le pneumilénarisme est solidement ancré dans cette position d’un Royaume spirituel qui est relié au salut par la grâce souveraine des élus de l'Esprit des vivants.
3- L'Église est un état d'être spirituel et non une institution organisée (1 Pierre 2:9,10). Elle est l’appel à renaître dans un Royaume spirituel par l’habitation de la Sainte Présence de Christ.
4- Satan a été attaché à la croix et non à la naissance de Christ (Colossiens 2:14,15; Apocalypse 12:10,11)
5- Le règne de mille ans mentionné dans l'Apocalypse est le règne spirituel du temps de la grâce entre le premier avènement de Christ et son apparition finale (Apocalypse 20:1-10; 2 Pierre 3:8-13).
6- Que Satan est délié de sa prison vers la fin du millénium, se rapporte à la grande apostasie d'un faux peuple de l'Esprit des vivants, et plus précisément à l'Arminianisme des sectes dites Évangéliques qui séduisent un grand nombre avec un faux évangile du libre-choix et avec des faux dons miraculeux (2 Thessaloniciens 2:2-12). L'Antichrist est non un homme mais une doctrine qui élève la dignité humaine au rang de la divinité. Cette doctrine d'un christianisme contrefait est l'Arminianisme qui s'oppose à la souveraineté absolue de l'Esprit des vivants dans la grâce du salut et de la sanctification. En ce sens le mouvement dit Évangélique est l'Antichrist. Elle trouve son apogée dans la papauté, dans l'Israël moderne, et dans le mouvement Évangélique, les «trois esprits immondes semblables à des grenouilles, les trois esprits diaboliques contre lesquels nous combattons» présentement, combat d'une guerre spirituelle qui se nomme «la bataille d'Armageddon» (Apocalypse 16:13-16).
7- Il n'y a pas d'enlèvements de l'Église pour rencontrer le Seigneur dans les airs, mais une exaltation des élus dans les nuées de sa Présence qui les incorpore tous en un seul Corps éternel qui forme le Nouvel Homme (1 Thessaloniciens 4:16,17). Cette exaltation correspond au surgissement de Christ du cœur de ses élus à l'aboutissement de la période de la grâce qui transformera chacun d'eux en son image et les unira en un seul Corps glorieux pour l'éternité (1 Corinthiens 15:49-54; 2 Thessaloniciens 1:6-10; 2 Corinthiens 3:18).
e) Il nous convient maintenant de parler de la structure littéraire du livre de l'Apocalypse, exposée d'une manière remarquable par le regretté William Hendriksen, dans son livre «Plus que Vainqueurs». Ce système formidable d'interprétation unique, nommé «Parallélisme Progressif», divise le livre de l'Apocalypse en sept sections qui s'étendent parallèlement les unes à côté des autres. Ceci nous donne le moyen par excellence pour comprendre ce livre énigmatique. Chaque section dépeint le développement progressif de l'histoire entre les deux avènements de Christ, ainsi chaque section reste parallèle à la section qui la précède et à celle qui la suit. Les sept différentes sections commencent toutes au même point, à la naissance du Seigneur Jésus jusqu'au jugement dernier, et élaborent son ministère chacune de sa façon, nous donnant différentes images ou perceptions d'un même sujet qui forment un ensemble. Puisque le mot «Église» apparaît souvent dans les définitions de ce système d'interprétation, il est bon de se rappeler que ce terme, dans sa signification originale «appeler hors de», ne se rapporte à aucune institution, organisation, association ou dénomination quelconque, mais qu'il signifie proprement «l'appel ou convocation à renaître» qui s'adresse aux élus seuls qui sont entrés dans le Royaume Spirituelle de la Sainte Présence de Christ qui les habite. Il s'agit donc de l'appel irrésistible de la grâce souveraine proclamée dans les mérites du sacrifice de la croix qui sont attribuées gratuitement et inconditionnellement à ceux qui ont été choisis en Christ depuis avant la fondation du monde. En aucune façon désigne-il un bâtiment, une organisation, une congrégation, une association ou une assemblée universelle ou locale, choses qui sont des déformations de sa signification réelle, conçues par des hommes réprouvés et imposteurs qui veulent dérober la gloire à Christ pour se donner une crédibilité illusoire aux yeux de leurs pareils, afin d'obtenir le monopole sur les consciences par la manipulation et l'intimidation. Ces loups en vêtements de brebis sont légions dans notre génération. Donc soyez vigilants et priez pour avoir du discernement, car cette qualité est en grand manque de nos jours.
f) Ce système d'interprétation qui divise le livre de l'Apocalypse en sept sections superposées selon l'interprétation du Parallélisme Progressif Historique, nous montre clairement que le Millénium est l'âge durant lequel l'Évangile ou message de la grâce est proclamé et dans lequel nous nous trouvons présentement depuis le jour de la Pentecôte. Nous recommandons fortement ce système à ceux qui désirent étudier sérieusement le livre de l'Apocalypse. Ce système a été adopté par le Pneumillénarisme et se retrouve aussi dans la Bible de Machaira 2020 dans les divisions des chapitres du livre de l'Apocalypse.
g) Le parallélisme progressif provient du spécialiste américain du Nouveau Testament, William Hendriksen, qui propose, à la suite d’autres théologiens réformés, une lecture profitable de l’Apocalypse. La méthode, que voici, s’appelle «parallélisme progressif ». Ce qui nous indique qu'il n'y a pas d'ordre chronologique dans la lecture du livre de l'Apocalypse. Une étude attentive du livre révèle sa composition littéraire en sept sections. Celles-ci progressent de manière parallèle. Elles recouvrent toutes et chacune individuellement la période qui s’étend de la première venue du Christ à son apparition finale. Chaque fois qu’une section parvient au jour du jugement, l’auteur revient en arrière pour aborder une nouvelle section et pour recommencer dès le début. Celle-ci décrit de nouveau la même période, mais sous un angle différent et avec des symboles différents. Voici un tableau qui, de manière schématique, explique le contenu et le message du livre: 1. Apocalypse 1 à 3 - Les chandeliers. L’Église est habitée par le Christ dans le monde; 2. Apocalypse 4 à 7 - Les sceaux L’Église souffre de la persécution; 3. Apocalypse 8 à 11 - Les trompettes. L’Église est vengée, protégée et victorieuse; 4. Apocalypse 12 à 14 - Le Christ et le dragon. Le Christ est opposé par le dragon et ses légions; 5. Apocalypse 15 et 16 - Les coupes. Le courroux final de l'Esprit des vivants frappe l’impénitent; 6. Apocalypse 17 à 19 - Babylone. La chute de Babylone et celle des bêtes; 7. Apocalypse 20 à 22 - La consommation finale. La condamnation du dragon; la victoire du Christ et de l’Église.
h) Ces sections présentent donc la période qui s’étend entre la première venue du Christ et son apparition finale dans toute sa gloire. Celui-ci sera en même temps, en un clin d'œil, le jugement dernier ainsi que du renouvellement total de l’univers. Ces sections ne sont pourtant pas de simples répétitions. Chacune d’elle ajoute un nouvel élément à la pensée de la section précédente. En outre, elle se trouve exactement à sa place, à l’endroit où elle doit se trouver. Il n’existe aucune confusion. Ainsi, on voit l’Église fonctionner comme un chandelier; elle porte et répand la lumière. Mais quel en est le résultat? Toujours et à nouveau, le monde enveloppé de ténèbres persécute l’Église, mais les persécutions en générale viennent de ceux qui se disent chrétiens mais qui ne le sont pas en réalité. Tel est le sens des sept sceaux de la persécution. Cependant, Dieu ne laisse pas les persécuteurs impunis. Il exerce aussi son jugement sur le monde, symbolisé par les sept trompettes. Si le monde ne tient pas compte de ce jugement, il reçoit les sept coupes remplies de la colère divine.
i) Tout ceci est d’une grande beauté et d’une force de consolation immense. Nous y trouvons une véritable philosophie de l’histoire. Par l’intermédiaire du Christ, Dieu dirige le cours des événements. Il prend soin de son Église, et ce, malgré les apparences, malgré l’apparente défaite de celle-ci. Cet enseignement tiré des sept sections du livre est en accord avec tout l’enseignement de la Bible. Comparer, par exemple, les chandeliers du témoignage (Apoc. 1 à 3) avec «Vous êtes la lumière du monde» (Matt. 5:14); les sceaux de la persécution (Apoc. 4 à 7) avec «Dans le monde vous aurez des tribulations, mais prenez courage, car j’ai vaincu le monde» (Jn 16:33); les trompettes du jugement (Apoc. 8 à 11) avec «Dieu ne vengera-t-il pas ses élus qui lui crient jour et nuit? » (Luc 18:7); l’Agneau s’élevant contre le dragon (Apoc. 12 à 14) avec «Je mettrai l’inimitié entre toi [le dragon, Satan] et la femme et sa postérité» (Gen. 3:15); les coupes de la colère dont le contenu est déversé sur les persécuteurs impénitents (Apoc. 15 à 16) avec «Par ton endurcissement et par ton cœur impénitent, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de l'Esprit des vivants» (Rom. 2:5); la chute de Babylone et celle des deux bêtes (Apoc. 17 à 19) avec «Le monde passe et sa convoitise aussi, mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement» (1 Jn 2:17); le règne mille ans ou millénium (Apoc. 20:1-4) avec «Toutefois, bien-aimés, n'ignorez pas une chose, c'est que pour le Seigneur un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. Le Seigneur ne retarde point l'exécution de sa promesse, comme quelques-uns croient qu'il y ait du retard ; mais il use de patience envers nous, ne voulant point qu'aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance.» (2 Pi. 3:8,9); enfin la fin du dragon et la Jérusalem céleste (Apoc. 20 à 22) comparé avec «Il a réservé pour le jugement du grand jour, enchaînés éternellement par les ténèbres, les anges qui n’ont pas gardé leur dignité, mais qui ont abandonné leur propre demeure» (Jude 6) ainsi que «Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein» (Rom. 8:28).
Pour voir le contexte de la vision Millénaire comme Royaume Spirituel, nous devons tout d’abord nous préoccuper de la question de l’interprétation du livre de l’Apocalypse. Supposons, par exemple, que le livre de l’Apocalypse doit être interprété dans un sens exclusivement futuriste, en se référant uniquement aux événements qui doivent se produire autour ou au moment de la seconde venue du Christ. Supposons en outre que ce qui est présenté dans Apocalypse 20 doit nécessairement suivre, dans l’ordre chronologique de ce qui a été décrit dans le chapitre 19. Nous sommes alors pratiquement obligés de croire que le règne de mille ans représenté en 20:4 doit venir après le retour du Christ décrit dans 19:11. Mais si nous voyons Apocalypse 20:1-6 comme décrivant ce qui se déroule pendant toute l’histoire de l’église, en commençant par la première venue du Christ, nous aurons une compréhension du Millénaire de l’Apocalypse 20 qui est tout à fait différente de celle qui vient d’être mentionnée. Pour cette raison, il sera nécessaire d’abord de dire quelque chose sur la façon dont le livre de l’Apocalypse doit être interprété. Le système d’interprétation du livre de l’Apocalypse qui me semble le plus satisfaisant (bien qu’il ne soit pas sans difficultés) est celui connu sous le nom de parallélisme progressif, défendu de façon durable par William Hendriksen dans son livre Plus Que Vainqueurs, son commentaire sur l'Apocalypse ou Révélation. Selon cette présentation, le livre de l'Apocalypse se compose de sept sections qui s’exécutent parallèlement les unes aux autres, chacune représentant l’Église (les convoqués à renaître) et le monde à partir du temps de la première venue du Christ jusqu'à l’époque de son apparition finale.
1) la première section consiste des chapitres 1 à 3
La première de ces sept sections se trouve dans les chapitres 1-3. On voit premièrement que l'apôtre Jean reçoit la révélation du Seigneur Jésus «pour montrer à ses dépendants les choses qui doivent arriver bientôt». Or le mot «bientôt» ou «ginomai» dans le Grec signifie «commencer à être», marquant ainsi un début des choses qui doivent suivre dans le moment que Jean en reçoit la révélation. Ce terme ne se rapporte aucunement à des évènements futur éloignés, mais à une époque particulière qui est celle de Jésus et des premiers disciples, ainsi que de la fondation de l'Église comme Appel â renaitre jusqu'à l'établissement de sa contrefaçon au Concile de Nicée en l'an 325 et l'abomination du dogme de la Trinité. Il donne néanmoins, par analogie, un court aperçu de certains évènements qui vont se produire dans le futur vers la fin des temps et l'apparition finale du Seigneur Jésus en ce monde. Jean voit aussi le Christ ressuscité et glorifié se promener au milieu de sept chandeliers dorés qui représentent l'Église, les appelés â renaitre, au point de vue historique, car ce sont des communautés réelles qui existent à cette période, mais aussi elles représentent l'Église dans ses différentes phases d'existence à travers l'histoire. Par exemple, l'Église de d'ÉPHÈSE représente «l'Église Primitive; l'Église de SMYRNE représente l'Église des Martyrs; l'Église de PERGAME représente l'Église Constantinienne; l'Église de THYATIRE représente l'Église du Moyen Âge; l'Église de SARDES représente l'Église Protestante du temps de la Réformation au 16ie siècle; l'Église de PHILADELPHIE représente l'Église de l'amour fraternel au 19ie siècle avant la Grande Apostasie qui débuta en 1881 par la falsification du texte du Nouveau Testament; l'Église de LAODICÉE représente l'Église du libre choix de la fin des temps. Cette dernière correspond à l'œcuménisme, et au mouvement évangéliques, c'est à dire aux disciples du libre-choix qui est l'idole du christianisme contrefait moderne avec ses nombreuses sectes à prétentions chrétiennes.
j) En obéissant au commandement du Christ, Jean procède maintenant à écrire des lettres à chacune des sept églises d’Asie mineure. La vision du Christ glorifié ainsi que les lettres aux sept églises forment évidemment une unité. En lisant ces lettres, nous sommes impressionnés par deux choses. Premièrement, il y a des références à des événements, des personnes et des lieux de l’époque où le livre de l’Apocalypse a été écrit. Deuxièmement, les principes, les éloges et les avertissements contenus dans ces lettres ont une valeur pour l’église de tous les temps. Ces deux observations, en fait, fournissent un indice pour l’interprétation de l’ensemble du livre. Puisque le livre de l’Apocalypse a été adressé à l’Église du premier siècle apr. J.-C., son message faisait référence aux événements survenus à cette époque et était donc significatif pour les chrétiens de ce jour. Mais puisque le livre était également destiné à l’Église à travers les âges, son message est toujours pertinent pour nous aujourd’hui. Mais l'Église des derniers temps n'écoute pas l'avertissement et persiste dans son entêtement, dans son orgueil et sa défiance et sera vomie de la bouche du Seigneur: «Ainsi, parce que tu es tiède, ni froid, ni bouillant, je te vomirai de ma bouche... Je te conseille d'examiner devant moi mes épreuves, pour fructifier et être vêtu de ma justice, afin que l'évidence de ta disgrâce ne se manifeste point, et d'éclaircir ta perception.» (Apoc. 3:16,18).
2) la deuxième section consiste des chapitres 4 à 7
La deuxième de ces sept sections est la vision des sept sceaux trouvés dans les chapitres 4-7. Jean est amené au ciel et voit Dieu assis sur son trône rayonnant. On voit alors l’Agneau qui avait été tué en prenant le parchemin scellé avec sept sceaux de la main de Celui qui était assis sur le trône. Les différents sceaux sont brisés, et divers jugements divins sur le monde sont décrits. Dans cette vision, nous voyons l’Église souffrir le procès et la persécution contre le fond de la victoire du Christ. On voit l'humilité et la soumission des vingt-quatre Anciens, l'efficacité et la gloire du sacrifice de Christ sur la croix, et le fait que les élus sont faits rois et sacrificateurs et régnerons sur la terre par la Sainte Présence de Christ en eux. Il s'agit donc ici du Royaume Spirituel de la grâce souveraine.
3) la troisième section consiste des chapitres 8 à 11
La troisième section, qui se trouve dans les chapitres 8-11, décrit les sept trompettes du jugement. Dans cette vision, nous voyons l’église vengée, protégée et victorieuse. On y trouve les évènements de la fin des temps qui correspondent à ce qui est dit dans 2 Pierre 3:7-13 à propos de la destruction de la terre et de l'univers entier. Une mention particulière de scorpions qui sortent du puits de l'abîme se rapporte aux Jésuites qui sont des empoisonneurs professionnels au service de la papauté qui est décrite comme «Apollyon», dont la signification dans le Grec est «Exterminateur». On y voit aussi la mention des voix des sept tonnerres qui représente l'accumulation totale de la colère de Dieu qui va s'abattre sur la terre. Aussi on voit le temple et l'arche de l'alliance qui s'ouvre dans le ciel, représentant la manifestation de la Royauté Sublime de la Divinité Suprême dans toute sa gloire qui est impossible à l'homme de concevoir sans périr, mais qui est réservée aux élus pour l'éternité.
4) la quatrième section consiste des chapitres 12 à 14
La quatrième section, chapitres 12-14, commence par la vision de la femme qui donne naissance à un fils tandis que le Dragon, terme qui signifie littéralement «le souverain illustre d'une nation» (dragon rouge ou de feu), attend que l'enfant soit né pour le tuer. Il s'agit ici d'une référence évidente à la naissance du Christ et le massacre des innocents par le roi Hérode dans sa folie meurtrière pour tuer l’enfant Jésus. Le reste de la section décrit l’opposition continue du Dragon qui représente les conflits de Jésus et ses disciples avec le pharisiens et les hérodiens. Le Dragon qui est précipité sur la terre représente la fin de l'autorité de la loi et la destruction de Jérusalem et du temple par les armées romaines en l’en 70. Cette section nous présente également les deux bêtes qui sont les aides du Dragon: la bête hors de la mer et la bête hors de la terre. Or le mot «bête» ou «therion» dans le Grec signifie «quelqu'un de féroce», un «destructeur» et se rapporte à des souverains de différentes nations qui agissent en tyrans ou despotes, c'est à dire «des oppresseurs, des persécuteurs». La référence ici se rapporte évidemment à l'empire romain et à la papauté qui en prit la relève, et aussi à un faux peuple de l'Esprit des vivants désigné pour apparaître à la fin des temps et qui se trouve présentement sur la terre. Élaborons d'avantage sur ces symboles sans entrer dans tous les détails historiques qui les accompagnent, car nous n'aurions pas assez de place dans un seul document pour tout mentionné.
k) La bête qui sort de la mer (v.1) représente l'église catholique romaine qui reçoit son pouvoir de l'empereur Constantin (v.4), c'est à dire de l'empire romain. Le nom de blasphème (v.1) est celui de Souverain Pontife qui était celui des empereurs romains comme chefs des mystères chaldéens de l'ancienne Babylone, mais qui fut transféré à la papauté par l'empereur Gratien, en d'autres mots il s'agit par sa définition de la désignation «Antichrist». Les «grandes choses qui sortent de la bouche de la bête (v.5) sont les Symboles Œcuméniques qui sont la fondation du mystère d'une trinité de trois personnes en Dieu, adaptée des religions à mystères du paganisme et du néo-platonisme par des théoriciens astucieux. De cette façon la papauté séduit le monde qui l'adore (v.8).
l) La bête qui sort de la terre (v.11) et l'édification de son image (v.14) détient une double signification prophétique. Elle représente un faux peuple de l'Esprit des vivants dans l'union de deux puissances. Il s'agit de deux principes mais aussi de deux peuples en un seul, de deux démographies ou en ce cas il serait peut-être mieux de dire «démon-graphie», ce qui serait plus approprié dans ce contexte. La bête qui sort de la terre est la nation moderne d'Israël qui sortit de la terre des nations en 1948. L'édification de son image (v.12) est la reprise de Jérusalem en l'an 1967 où fut établi le siège de l'autorité et de la puissance du gouvernement d'Israël. Ainsi la première corne de la bête est Israël mais un faux Israël qui est en réalité le plan sioniste d'établir l'ancien empire des Khazars en Palestine sous la désignation artificieuse du nom «Israël». En d'autres mots, l'Israël moderne n'est pas le peuple de Dieu mais le peuple de Satan, et cela se voit d'avantage à ce qu'elle utilise l'ancien symbole occulte de Babylone, l'étoile à six pointes, qui contient en elle même le numéro 666 pour s'identifier devant un monde aveugle. La deuxième corne de la bête représente le peuple qui forme le mouvement Évangélique. La puissance de séduction dans l'union de ces deux peuples est: 1- La justification par les œuvres, et 2- La justification par le choix d'une décision personnelle ou hérésie de la doctrine du libre-choix. L'union de ces deux principes est possible par le fait qu'ils signifient dans leur essence primaire une seule et même chose. Même que Jérusalem est devenu une idole au sein de la mouvance évangélique à côté de celle du libre-choix. Or Jérusalem est la Grande Prostituée mentionnée dans l'Apocalypse et détient les mêmes honneurs que le Vatican. Ainsi la bête de la mer et la bête de la terre forment un tout pour la séduction du monde entier.
m) Les cent quarante-quatre mille personnes (14:1) représentent tous les élus sous l'Ancienne et la Nouvelle Alliance, du commencement des temps jusqu'à la fin des temps.
La chute de la grande ville Babylone (14:8) représente la chute du faux christianisme, c'est à dire l'anéantissement du christianisme contrefait traditionnel, évangélique, et ses branches ou sectes extatiques, spirites ou mystiques. La juste colère de l'Esprit des vivants va s'abattre sur eux sans pitié et ils seront détruit jusqu'au dernier. Ce passage se rapporte à celui de Apoc. 20:9,10. Le mot «Babylone» détient ici deux aspects figuratifs et représente aussi la destruction totale de Jérusalem et du Vatican qui sont les sièges de la puissance de séduction dans le monde.
5) la cinquième section consiste des chapitres 15 et 16
La cinquième section se trouve dans les chapitres 15-16. Elle décrit les sept coupes d'or de la colère, représentant ainsi d’une manière très graphique la visite finale de la colère de Dieu sur ceux qui restent impénitents. Le «lin pur et éclatant» des anges (15:6) ou messagers représente la pureté absolue de Dieu et leurs ceintures d'or la justice de Dieu qui agit pour venger les saints en détruisant le camp de leurs ennemis. Jésus est déclaré juste pour avoir exercé ces jugements (16:5,7). Un passage particulier (16:13) mentionne «trois esprits pervers, semblables à des grenouilles» qui vont rassembler les puissances du monde pour la guerre d'Armageddon. Évidemment il s'agit ici d'une guerre spirituelle contre les élus et dont les armes sont des fausses doctrines. Il s'agit ici de la Grande Apostasie d'un faux peuple de Dieu qui s'en prend aux élus, cherchant à les séduire par des fausses doctrines diaboliques: 1- La doctrine de la trinité de trois personnes en l'Esprit des vivants; 2- La doctrine de la justification par les œuvres; 3- La doctrine du libre-choix. Ces trois aspects touchent aussi la religion, la politique et la philosophie qui sont les sources principales d'éducation dans le monde. La grenouille est un animal impure, elle est aussi «un symbole de la profession» et représente «une personne faisant preuve d'une dévotion excessive et affectée.», en d'autres mots elle est un symbole d'hypocrisie, de prétention et de duplicité. On la trouve souvent dans des rituels occultes et de haute-magie. Elles représentent les dispositions de consciences déréglées qui produisent des phénomènes surnaturelles dans le faux christianisme, comme le parler en langues, faire des prophéties, et faire des prétendues guérisons miraculeuses. Nous pouvons dire aussi qu'elles représentent les trois plus grandes religions du monde: le christianisme romain génocidaire qui inclue le protestantisme apostat; le Judaïsme Sioniste meurtrier; et l'Islam terroriste persécuteur.
6) la sixième section consiste des chapitres 17 à 19
La sixième section, chapitres 17-19, décrit la chute de Babylone et des bêtes. Babylone représente la ville mondaine et les forces de laïcité et d’impiété qui s’opposent au Royaume de Dieu. La fin du chapitre 19 représente la chute et la punition finale des deux assistants du Dragon: la bête hors de la mer, et le faux prophète, qui semble être identifié avec la bête hors de la terre (voir 16:13). Le chapitre 17 traite de la Grande Prostituée, la Babylone mystérieuse qui est la mère de toutes les prostituées, mais avec un aspect nouveau: la femme qui est assise sur la bête. Ces passages correspondent à la la quatrième sections, mais mentionne un élément nouveau, «la bête qui sort de l'abîme» (v.8) et donne une description des dix cornes (v.16). La femme assise sur la bête démontre une alliance entre le Vatican et l'Israël moderne, soit une alliance de principes ou une alliance politique, puisque les deux ont un même père, le diable (Jn. 8:44) et les deux partagent une même idéologie: la domination du monde. Tant qu'aux dix cornes de la bête, elles représentent les nations arabes qui sont venues en pouvoir avec la naissance de l'Israël moderne ou peuple de Satan. La fin de ce chapitre nous indique que les nations arabes, c'est à dire Islamiques, vont attaquer et détruire la ville de Jérusalem juste avant l'apparition finale de Jésus, ou possiblement au même moment. Toutefois, figurativement parlant, la femme assise sur la bête représente aussi l'union de deux principes diaboliques insidieux: la justification par les œuvres et la justification par le choix, le résultat étant la destruction totale de l'humanité à la Parousie.
Avec le chapitre 19 nous entrons dans la dernière phase, l'apparition finale de Jésus, la fin du monde et le jugement dernier.
7) la septième section consiste des chapitres 20 à 22
Avec le chapitre 20 nous retournons au début du parallélisme progressif et on se retrouve en plein dans l'époque du ministère de Jésus, particulièrement au temps de la crucifixion, de la résurrection et de l'ascension jusqu'au jour de la Pentecôte. En d'autres mots, nous entrons dans le Royaume Spirituel de la grâce en la Sainte Présence de Christ en nous pour anticiper la gloire à venir. On voit que Satan est enchaîné et relâché vers la fin du mille ans de la grâce. Il s'agit d'une courte période dans laquelle le principe de la justification par les œuvres de la loi sous une nouvelle désignation, celle de l’hérésie de la justification par le choix d’une décision personnelle pour séduire les nations, est relâché pour séduire les gens de la terre face au véritable Évangile de la Souveraineté de Dieu dans la grâce du salut. Cette période, dans laquelle nous sommes présentement, est désignée pour mettre un comble à la condamnation des réprouvés afin qu'ils soient jugés et condamnés aux châtiments éternels. Les élus en souffrent mais ne succombent pas à la séduction, ils sont gardés par la puissance de l'Esprit des vivants et aucun d'eux ne périra. Alors vient la fin et l'apparition de la Jérusalem céleste qui représente le Corps de Christ dans toute sa gloire. C'est le festin des noces de l'Agneau qui représente la nouvelle existence d'une nouvelle race céleste et éternelle qui surpasse toutes imaginations.
n) La septième section, chapitres 20-22, raconte la malédiction du Dragon, complétant ainsi la description du renversement des ennemis du Christ. En outre, il décrit le jugement définitif, le triomphe final du Christ et de son Église (les convoqués à renaître), et l’univers renouvelé, ici appelé le nouveau ciel et la nouvelle terre. Notez que si ces sept sections sont parallèles les unes aux autres, elles révèlent également une certaine quantité de progrès eschatologiques. La dernière section, par exemple, nous emmène plus loin dans l’avenir que les autres sections. Bien que le jugement définitif ait déjà été annoncé en 1:7 et qu’il ait été brièvement décrit dans le 6:12-17, il n’est pas exposé en détail tant que nous n’en venons pas à 20:11-15. Bien que la joie finale des rachetés dans la vie à venir ait été insinuée en 7:15-17, ce n’est que lorsque nous atteignons le chapitre 21 que nous trouvons une description détaillée et élaborée de la béatitude de la vie sur la nouvelle terre spirituelle d'une nouvelle création incompréhensible (21:1-22:5). Par conséquent, cette méthode d’interprétation est appelée parallélisme progressif. Il y a une progression eschatologique dans ces sept sections, non seulement en ce qui concerne les sections individuelles, mais aussi en ce qui concerne le livre dans son ensemble. Si nous accordons que le livre de l’Apocalypse représente la lutte entre le Christ et son Église d’une part, et les ennemis du Christ et de l’Église de l’autre, nous pouvons dire que la première moitié du livre (chapitres 1-11) décrit la lutte des chrétiens authentiques sur la terre, en regardant l’Église persécutée par le monde et surtout par les pseudo-chrétiens ou réprouvés, La seconde moitié du livre, cependant (chapitres 12-22), nous donne l'aspect spirituel plus profond de cette lutte, décrivant la persécution de l’Église par le Dragon (Satan) et ses assistants, c'est à dire par un christianisme contrefait et son administration. À la lumière de cette analyse, nous voyons comment la dernière section du livre (chapitres 20-22) est en place. Cette dernière section décrit le jugement qui tombe sur Satan, c'est à dire sur la concurrence ecclésiastique à prétention chrétienne et son dernier malheur. Puisque Satan est l’adversaire suprême du Christ, il est de raison que son malheur doit être raconté en dernier, car le dernier ennemi a être détruit est l'esprit de la nature humaine déchue. Nous sommes maintenant prêts à procéder à l’interprétation d’Apocalypse 20:1-6, le seul passage de la Bible qui parle explicitement d’un règne millénaire. Notons d’abord que le passage se divise manifestement en deux parties: les versets 1-3, qui décrivent l'enchaînement de Satan; et les versets 4-6, qui décrivent le règne millénaire des âmes avec le Christ.
o) L’hérésie de l'interprétation prémillénaire de ces versets les voit comme décrivant un règne millénaire du Christ sur la terre qui se produira après sa seconde venue. Et il est vrai que la seconde venue du Christ a été mentionnée dans le chapitre précédent (Voir 19:11-16). Si, alors, on pense à Apocalypse 20 comme décrivant ce qui suit chronologiquement après ce qui est décrit dans le chapitre 19, on conclura en effet que le millénaire d’Apocalypse 20:1-6 viendra après le retour du Christ. Toutefois, comme cela a été indiqué ci-dessus, les chapitres 20-22 comprennent la dernière des sept sections du livre de l’Apocalypse et ne décrivent donc pas ce qui suit le retour du Christ, car nous retournons au début de la période du ministère de Christ. Or Apocalypse 20:1 nous ramène encore une fois au début de l’ère du Nouveau Testament. Que c’est l’interprétation correcte de ces versets est clair non seulement de ce qui a été développé ci-dessus, mais aussi du fait que ce chapitre décrit la défaite et le malheur final de Satan qui s'est produit au sacrifice de la croix (Héb. 2:14). La défaite de Satan ou «suprématie de la loi», esprit de la nature humaine déchue, a sûrement eut lieu avec la première venue du Christ à sa mort et sa résurrection, comme cela a déjà été clairement énoncé dans le chapitre 12:7-9. Que le règne millénaire décrit dans les versets 4-6 se produise avant la seconde venue du Christ est évident du fait que le jugement définitif, décrit dans les versets 11-15 de ce chapitre, est représenté comme venant après le règne de mille ans. Non seulement dans le livre de l’Apocalypse, mais aussi ailleurs dans le Nouveau Testament, le jugement définitif est associé à la seconde venue du Christ. (Voir Apocalypse 22:12 et les passages suivants: Mt. 16:27; 25:31-32; Jude 14-15; et surtout 2 Thess. 1:7-10.) Cela étant le cas, il est évident que le règne millénaire de la révélation 20:4-6 doit se produire avant et non après la seconde venue du Christ.
p) La pleine réalisation de Christ en nous
Regardons maintenant attentivement Apocalypse 20:1-6. Nous commençons par les versets 1-3, reproduits ici de la nouvelle version internationale: «Et j’ai vu un ange descendre du ciel, ayant la clef de l’abîme et tenant dans sa main une grande chaîne. Il saisit le Dragon, ce serpent ancien, qui est le diable, ou Satan, et le lie pendant mille ans. Il l’a jeté dans les Abysses, et l’a enfermé et scellé sur lui, pour l’empêcher de tromper les nations jusqu’à ce que les mille ans soient terminés. Après cela, il doit être libéré pendant une courte période.»; ou encore dans la nouvelle édition de la Bible Machaira 2020:
1 Après cela, je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clef de la confusion effrénée, et une grande chaîne en sa main; Mt. 12. 29; 2 Pi. 3. 8; Ap. 1. 18;
2 Et il saisit la suprématie, l'ancienne réflexion, qui est la contrariété charnelle et la concurrence, et la lia pour mille ans*. Co. 2. 14,15; 2 Pi. 2. 4; Ap. 12. 9; *expression figurative qui représente la période de la grâce entre les deux avènements de Christ dans laquelle la concurrence de la justification par les œuvres de la loi est restreinte.
3 Et il la jeta dans la confusion effrénée, il l'y enferma, et mit un sceau sur elle, afin qu'elle ne séduisît plus les nations, jusqu'à ce que les milles ans de la grâce fussent accomplis; après quoi il faut qu'elle soit déliée* pour un peu de temps. 2 Th.. 2. 7; Ap. 16. 14; Ap. 16. 16; Ap. 20. 8; *relâchement du principe de la justification par les œuvres de la loi sous une nouvelle désignation, celle de l’hérésie de la justification par le choix d’une décision personnelle pour séduire les nations.
4 Et je vis des trônes, sur lesquels s'assirent les élus, et il leur fut donné de juger. Je vis aussi les âmes de ceux qui avaient été décapités pour le témoignage de Jésus, et pour la Parole de L’ESPRIT DES VIVANTS, et ceux qui n'avaient point adoré la malignité, ni sa représentation, et qui n'avaient point pris son trait distinctif sur leurs fronts (pensées), ou à leurs mains (actions). Et ils vécurent et régnèrent avec Christ durant ce mille ans de la grâce. 2 Pi. 3. 8-10; Ap. 6. 9; Ap. 6. 10; Ap. 6. 11; Ap. 13. 12; Ap. 13. 15; Ap. 13. 16;
5 Mais le reste des morts ne ressuscita point, jusqu'à ce que les multitudes d'années fussent accomplis. C'est là la première résurrection!
6 Heureux et saint celui qui a part à la première résurrection! La seconde mort n'a point de pouvoir sur eux; mais ils seront sacrificateurs de L’ESPRIT DES VIVANTS et de Christ, et régneront avec lui mille ans. És. 61. 6; Jn. 11. 24-26; 1 Pi. 2. 9; Ap. 1. 6; Ap. 5. 10;
Dans ces versets, nous avons une description de la liaison de Satan. Le Dragon, ici clairement identifié comme le diable, ou Satan, c'est à dire «l'esprit de la loi et de la nature humaine déchue» est dit être lié pendant mille ans, puis jeté dans un endroit appelé l’abîme. Le but de cette liaison est de le garder de ne plus tromper les Nations jusqu’à ce que les mille ans soient terminés. Le livre de l’Apocalypse est plein de chiffres symboliques. Évidemment, le nombre de mille qui est utilisé ici ne doit pas être interprété dans un sens littéral. Nous pouvons ainsi réaliser que l’expression mille ans est une période complète, une période très longue de longueur indéterminée. En accord avec ce qui a été dit ci-dessus sur la structure du livre et à la lumière des versets 7-15 de ce même chapitre qui décrivent la petite saison de Satan, la bataille finale et le jugement définitif, nous pouvons conclure que cette période de mille ans s’étend de la première venue de Christ jusqu'à son apparition finale. Mais il y a plus, car ce même principe se retrouve aussi dans 2 Pi. 3:8,9 qui le confirme fortement sans l'ombre d'aucun doute: «Toutefois, très-résignés, n'ignorez pas une chose, c'est que pour L'ADMIRABLE un jour est comme mille ans, et milles ans sont comme un jour. L’ADMIRABLE ne retarde point l'exécution de sa promesse, comme quelques-uns estiment qu'il y ait du retard; mais il use de patience envers nous, ne voulant point que certains élus d'entre les hommes périssent, mais que chacun d'eux cèdent à la reconsidération.». Il est clair ici que «le mille ans» est le temps de la grâce du Royaume Spirituel de Christ par sa Sainte Présence en ses élus. Même que l'apôtre Pierre dit aussi: «Désirez avec ardeur, comme des enfants nouvellement nés, le lait authentique de la Parole non-polluée, afin que vous croissiez par son moyen. Puisque vous avez goûté que L’ADMIRABLE est gracieux, en vous approchant de lui; qui est la Pierre Vivante rejetée des hommes, mais choisie de L’ESPRIT DES VIVANTS, et précieuse; Vous aussi, comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés, pour être une maison par la réflexion d'une sacrificature sainte, afin de vous transporter par cette considération dans l'unique sacrifice accepté de L’ESPRIT DES VIVANTS avec Jésus-Christ. Mais vous, vous êtes une génération élue, la sacrificature royale, la nation sainte, le peuple acquis, pour proclamer les louanges de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière.» (1 Pi. 2:1-5,9).
q) Nous concluons donc que l'enchaînement de Satan, pendant l’âge de l’Évangile, signifie qu'il ne peut empêcher la propagation du message de la grâce souveraine; mais qu'à son déchaînement, il pourra pour un court temps le déformer et présenter un faux évangile, c'est à dire un évangile de disgrâce ou évangile du libre-choix et de la justification par les œuvres d'une volonté corrompue qui est esclave de la chair et du péché depuis la chute en Éden. On se retrouve donc présentement à quelques secondes de minuit qui verra la lumière glorieuse de l'apparition finale de Christ en ce monde de ténèbres. Finalement la réalisation de «Christ en nous, l'anticipation de la gloire» sera pleinement manifestée dans la transformation des élus à l'image parfaite de Christ pour l'éternité. Notre nouvelle naissance sera complète dans la lumière d'une gloire indescriptible. Aucun ne devancera l'autre, nous traverserons tous les eaux du Jourdain ensemble pour entrer dans la terre promise, et nous serons tous assis ensemble à la table du festin des noces de l'Agneau, et nous nous réjouirons tous ensemble éternellement.
Telle est la position du Pneumillénarisme et nous anticipons qu'elle sera aussi la vôtre si l'Esprit de Christ est en vous.
12. La résurrection, le jugement final et l’éternité
a)
Nous avons la ferme conviction que tous les morts ressusciteront, les justes et les injustes. Nous
avons la certitude dans le
jugement final par lequel l'Esprit des vivants manifestera sa justice parfaite en rétribuant
chacun selon ses œuvres Ceux qui auront persévéré dans l’incrédulité subiront, dans un état
d’existence consciente, le
châtiment éternel qu’ils auront mérité129. En vertu de la grâce qu’ils auront
reçue par la foi, les
rachetés jouiront d’une gloire éternelle dans la présence de leur Sauveur.
119 Ex 20.15 ; 21.33-22.13 ; Lv 5.21-24 ; 19.11 ; Dt 5.19 ; 22.1-4. Ex 20.16 ; Lv 5.21-24 ; 19.11s ; Dt 5.20 ; Za 8.16-17 ; Mt 5.37 ; Ép 4.15,25
; Jc 5.12.
A Christ seul soit la
Gloire