Chapitre 12
L’Esprit présente un autre côté des relations d’Israël avec Dieu. [12:3] Dieu
punirait Éphraïm, et Juda porterait la peine de ses fautes. [12:4] Mais il leur
rappelle que, dans le temps, Jacob avait su lutter avec son Dieu, [12:5] le
supplier et être le plus fort ; qu’ensuite il l’avait trouvé à Béthel, et que là
Dieu, l’Éternel même lui avait parlé, [12:6] lui avait révélé son nom : en effet,
il ne l’avait pas fait à Peniel. Remarquez bien ici, comment Dieu entre dans
tous les détails de ses relations morales avec Israël, pour faire comprendre la
force, la portée et la justice du « Lo-Rukhama » qu’il prononce sur le peuple.
Il raconte toute son affection pour lui au commencement, ses tendres soins, de
quelle manière il en avait été récompensé déjà à Baal-Péor, l’iniquité affreuse
de Guibha maintenant renouvelée, leur corruption, leur idolâtrie, leur refus
d’écouter, enfin, de quelle manière ils avaient réussi anciennement à détourner
Sa colère, et comment Dieu s’était alors révélé à eux. Or, le nom qu’il avait
annoncé à cette occasion était son mémorial pour toujours. [12:7] Qu’ils
reviennent donc à Dieu et s’attendent à Lui. [12:8] Mais non, tout est
corruption, [12:9] et Éphraïm ne veut pas non plus reconnaître son péché.
[12:10] Celui qui l’avait fait monter d’Égypte le ferait encore demeurer dans
des tentes, sans patrie. [12:11] Dieu avait parlé constamment par ses prophètes
; mais l’iniquité était là. [12:13] Israël avait été déjà pauvre, vagabond et
fugitif, et Dieu avait dû intervenir souverainement par un messager de
délivrance, lorsqu’il n’y avait pas d’alliance sur laquelle le peuple pût
compter comme étant en vigueur pour sa délivrance.