LE CHRISTIANISME INFORMATISÉ

par Jean leDuc
Mars 2026
Mise en pages par
Jean leDuc et Alexandre Cousinier
***
UTILISATION DES RÉSEAUX SOCIAUX
LA FOI TRANSMISE PAR VOIE NUMÉRIQUE
***
Le christianisme à l'ère informatique, souvent exploré via la « cyberthéologie », repense la foi à travers le prisme numérique, Internet étant vu comme un nouveau lieu de communion fraternelle et d'instruction biblique. Il intègre des outils technologiques pour la prière et l'étude, tout en évaluant éthiquement les dangers du transhumanisme et de la déshumanisation que présentent l'intégration de l'Intelligence Artificielle.
Selon un article de François Doyon - Intelligence artificielle: entre quête de vérité et illusion de toute-puissance, il nous est dit:
-- Dans un monde où les algorithmes influencent la justice, la santé et les décisions politiques, la Bible offre une perspective essentielle sur les limites du savoir et l’importance du discernement. L’intelligence artificielle (IA) peut-elle vraiment remplacer la sagesse biblique, ou n’est-elle qu’une illusion de toute-puissance, une nouvelle tour de Babel ?
Aux États-Unis, des logiciels comme COMPAS analysent les risques de récidive des accusés et influencent les décisions de libération conditionnelle. Mais plusieurs études ont montré que ces algorithmes reproduisent des biais raciaux et sociaux présents dans les données d’entraînement. Avec le développement des IA conversationnelles et des algorithmes de surveillance, certains parlent d’une société où tout serait prévisible et contrôlable. Des entreprises comme Google et OpenAI développent des systèmes capables d’anticiper nos comportements, voire de « lire nos pensées » grâce aux neurosciences et à l’IA. À l’ère des machines intelligentes, la parole de Dieu demeure-t-elle une boussole pour guider l’humain face aux défis éthiques du numérique ?
-- L’IA et la quête de
la sagesse: une rivalité avec la tradition biblique ?
La Bible ne définit pas la sagesse comme une simple accumulation de savoirs,
mais comme une capacité de discernement ancrée dans la relation à Dieu et à
autrui. « La crainte du Seigneur est le commencement de la Sagesse » (Proverbes
9,10), affirme le roi Salomon, insistant sur le fait que la sagesse dépasse la
seule maîtrise intellectuelle.
Or, l’intelligence artificielle repose sur un principe opposé: elle s’appuie sur la puissance de calcul et l’analyse massive de données pour établir des prédictions et des modèles décisionnels. Dans cette perspective, la sagesse ne résulte plus d’une quête intérieure et relationnelle, mais d’une optimisation algorithmique. Pourtant, cette illusion d’omniscience se heurte à l’humilité du Qohélet: « J’ai eu à cœur de connaître la sagesse et de connaître la folie et la sottise; j’ai connu que cela aussi, c’est poursuite du vent » (Qohélet 1,17). Qohélet reconnaît que la sagesse humaine est limitée et qu’elle ne saurait prétendre épuiser le mystère du réel.
Dans notre société où l’IA est de plus en plus perçue comme une solution universelle — de la médecine aux finances, de la justice aux relations humaines —, ne risquons-nous pas d’oublier cette leçon ? L’idée selon laquelle un algorithme peut produire de la sagesse réelle est peut-être une nouvelle forme de tour de Babel, où l’humanité cherche à s’élever en défiant les limites de sa propre condition.
-- L’IA et l’Imago Dei:
une atteinte à la spécificité humaine ?
L’un des défis théologiques majeurs posés par l’intelligence artificielle
concerne la notion biblique d’Imago Dei, selon laquelle l’homme est créé à
l’image de Dieu (Genèse 1,26-27). Cette image implique non seulement
l’intelligence, mais aussi la capacité de relation, la liberté et la
responsabilité morale.
Or, si l’IA parvient à imiter certaines formes de raisonnement humain — et même à produire des œuvres d’art, des discours, des décisions —, ne remet-elle pas en cause cette spécificité de l’humain? L’histoire biblique du veau d’or (Exode 32) offre ici une analogie saisissante: Israël façonne une idole à son image, croyant ainsi obtenir un guide plus tangible et plus efficace. L’IA ne risque-t-elle pas d’être notre nouvelle « idole d’intelligence », vers laquelle nous nous tournons pour chercher des réponses à toutes nos incertitudes ?
Mais la Bible rappelle aussi que l’être humain ne se réduit pas à ses facultés intellectuelles. Jésus lui-même nous enseigne que l’essentiel n’est pas dans la performance, mais dans l’amour et la relation: « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force » (Marc 12,30). Si l’IA peut surpasser l’homme en matière de traitement d’informations, elle reste incapable d’aimer, de pardonner, de compatir.
-- Discernement éthique
et algorithmes: la Bible comme boussole ?
Les algorithmes influencent aujourd’hui des décisions dans des domaines aussi
sensibles que la justice, la santé ou l’embauche. Mais peut-on réellement
confier ces choix à une machine ? L’épisode de la femme adultère dans l’Évangile
de Jean offre une clé de lecture intéressante: face à une situation où la loi
semble exiger une condamnation automatique, Jésus refuse de se laisser enfermer
dans une logique purement normative et répond par une parole qui ouvre à la
miséricorde: « Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première
pierre » (Jean 8,7).
Cet événement souligne un aspect fondamental de la sagesse biblique: elle ne repose pas sur une application rigide des règles, mais sur un discernement adapté à chaque personne et chaque situation. L’IA, quant à elle, fonctionne par catégorisation et prédiction statistique. Elle ne perçoit pas l’individu en tant que tel, mais en tant que somme de données. Peut-elle, dans ces conditions, incarner une sagesse juste et humaine ?
Le prophète Michée résume l’exigence éthique biblique en une phrase: « On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien et ce que le Seigneur exige de toi. Rien d’autre que le respect du droit, l’amour de la fidélité, la vigilance dans ta marche avec Dieu » (Michée 6,8). Des vertus qui échappent encore largement aux machines.
-- Quelle place pour
l’humain et pour Dieu dans l’ère numérique ?
L’intelligence artificielle représente sans aucun doute une avancée
technologique majeure, mais elle ne peut être une fin en soi. Si elle peut
assister l’humain, elle ne saurait le remplacer dans sa capacité à juger, à
discerner et à aimer. Job, après avoir questionné Dieu sur les mystères de
l’univers, reçoit cette réponse: « Où est-ce que tu étais quand je fondai la
terre ? Dis-le-moi puisque tu es si savant » (Job 38,4). Cette parole nous
rappelle que, malgré toutes nos avancées, une part du réel nous échappera
toujours.
La Bible ne rejette pas la connaissance, mais elle rappelle qu’elle doit être mise au service du bien et de la justice. À nous, aujourd’hui, de veiller à ce que l’IA ne devienne pas un instrument de domination ou de déshumanisation, mais un outil qui puisse contribuer à une société plus juste et plus respectueuse de la dignité humaine. (fin de citation)
UTILISATION DES RÉSEAUX SOCIAUX
Nous étudions maintenant comment la foi s'incarne dans la logique en réseau du web. Utilisation des réseaux sociaux pour diffuser la parole, particulièrement dans des contextes hostiles, offrant un espace de partage sécurisé. Il nous faut réfléchit à la gouvernance de l'IA et aux risques de « faux évangiles » comme nous retrouvons chez les catholiques et les sectes de vermines évangéliques, générés par des machines, selon cette vidéo YouTube. Rituels numériques: Émergence de nouvelles formes de religiosité, incluant des communautés de prière virtuelles et l'usage d'applications comme « le partage libre et les études bibliques par vidéos ». La nécessité de concilier la vie spirituelle avec une marchandisation de l'attention en ligne. L'informatique est perçue comme un outil neutre mais transformateur, nécessitant un discernement pour ne pas remplacer la relation humaine directe.
L'essentiels à la vie quotidienne comme les téléphones et ordinateurs. Ces dispositifs sont de plus en plus intégrés au travail et à l'éducation, où leur utilisation peut même faire l'objet d'une contemplation. Le christianisme s'intéresse également aux implications morales croissantes de la présence omniprésente des réseaux sociaux et de ces appareils dans la vie des populations des pays développés.
-- Le concept Chrétien
de « Appareil numérique »
L'« Appareil numérique » représente, dans le contexte du christianisme, les
outils technologiques comme les téléphones et ordinateurs dont la dépendance
croît. Ces dispositifs sont intégrés dans la vie quotidienne, y compris
l'éducation, où leur usage peut même être sujet à contemplation. Parallèlement,
l'omniprésence de ces appareils et des réseaux sociaux soulève des questions
éthiques importantes pour les élus véritables.
Or voici quelques réflexions sur la technologie numérique et soutient que nous devrions soumettre notre vie numérique à la seigneurie de Jésus-Christ. La technologie numérique dite informatique rend la vie plus confortable et agréable à bien des égards. Grâce à Internet, nos appareils numériques tels que les ordinateurs de bureau, les ordinateurs portables, les tablettes, les smartphones, etc., nous connectent facilement les uns aux autres et nous donnent accès à l'information partout. Facebook compte à lui seul 1,4 milliard d'utilisateurs.
Si c'était un pays, il serait le plus grand du monde. En effet, l'ère numérique nous a apporté de nombreux privilèges: elle rend facilement accessibles d'immenses quantités d'informations, elle interconnecte les gens d'une manière inimaginable auparavant et facilite considérablement l'accomplissement de nombreuses tâches et outils spécialisés: sites web bibliques, moteurs de recherches, bibles en formats électroniques, accès aux manuscrits Hébreu et Grec, de même que des concordances, des dictionnaires en diverses langues, et de nombreux commentaires, des logiciels de rencontre par vidéo, des programmes de sécurité et de maintenance, de manipulation d'images et de photos, de documents en différents formats, de transfert de fichiers et de dossiers, etc. À bien des égards, c'est un privilège de vivre à l'ère du numérique et de profiter des avantages qu'elle apporte à tous les aspects de notre vie. Cependant, ces avantages ont un prix, car la combinaison d'appareils sophistiqués et de l'expansion constante du Web nous transforme, ainsi que notre monde et nos relations. Il est donc important de réfléchir à la manière de profiter des bienfaits de l'ère numérique sans en subir les conséquences néfastes de l'informatique problématique. Ce court essai propose quelques réflexions sur certains aspects théologiques, philosophiques et éthiques de la technologie. Il se conclut par des suggestions pratiques pour vivre nos vies hyperconnectées d'une manière qui honore l'Esprit des vivants et sa Sainte Présence qui habite en ses élus seuls.
Le terme « technologie » (science de la logique) désigne « les instruments que nous créons pour concrétiser le monde créé » et ainsi faciliter supposément notre vie. De ce fait, la technologie découle de la créativité divine et ne doit pas être considérée comme un mal en soi. Nous sommes capables, par la puissance et direction de l'Esprit des vivants en nous, de façonner le monde d'une manière inaccessible aux autres créatures et aux ennemis de la foi réelle. Ainsi, depuis le jardin d'Éden, les humains n'ont cessé d'inventer des dispositifs pour rendre la vie plus confortable, agréable et efficace. Tout a commencé lorsque Dieu a placé Adam « dans le jardin d’Éden pour le cultiver et le garder » (Genèse 2:15). Mais avant la création d’Adam, l’Écriture reconnaît qu’« il n’y avait point d’homme pour cultiver la terre » (Genèse 2:23). Or au niveau littéral, l’acte de cultiver la terre – qui suppose l’utilisation d’outils et donc de technologies et d'énergies – apparaît comme une activité nécessaire et positive. Par conséquent, « Adam devait prendre le monde “naturel” (ce que l'Esprit des vivants avait créé) et le transformer en quelque chose d’autre – quelque chose qui n’était pas entièrement “naturel” – mais approuvé par l'Esprit des vivants. »
La technologie semble alors aider les humains à mieux accomplir leur charge de cultiver la terre et de prendre soin de la création, au niveau même de l'univers.
Par la suite, l’entrée du péché a non seulement perverti la création, mais aussi contaminé les produits artistiques et technologiques de la créativité humaine. En conséquence, la technologie est devenue ambivalente et peut être utilisée d’une manière qui « non seulement amplifie le potentiel du bien, mais aussi plus souvent celui du mal. » Il ne peut être autrement, car depuis la rébellion en Éden, le coeur de l'homme (l'être humain) est tortueux par dessus toutes choses (Jérémie 17:9).
La technologie peut servir à labourer la terre pour soutenir la vie ou se transformer en une arme de destruction massive. Elle peut offrir aux humains des instruments qui sauvent des vies, comme en témoigne la médecine moderne, mais elle peut aussi produire des bombes nucléaires, sources de destruction et de mort. Cependant, malgré ses risques et ses dangers, la technologie est un produit de la créativité humaine, qui est un aspect de sa nature déchue et corrompue. Le fait que le premier développement technologique durable décrit dans la Bible ait lieu chez les descendants de Caïn (Genèse 4:17-22) ne remet pas en cause la légitimité de la technologie, mais son utilisation malveillante et malicieuse selon la corruption normative de la nature humaine. Comme le montre la Bible, la technologie – sous la forme d'autels, de plats, de casseroles, de cruches, de bols, de chandeliers, etc. – faisait partie intégrante des activités du sanctuaire et du temple sous la direction de l'Esprit des vivants, au même titre que les services rituels (Exode 25:29; 1 Chroniques 28:11-21). Dans leurs activités profanes, les Israélites n'hésitaient pas à utiliser la technologie; ils allaient chez les Philistins pour affûter leurs outils, car ces derniers possédaient le savoir-faire technique nécessaire au travail du fer (1 Samuel 13:20). Pour la construction du temple, Salomon fit appel au savoir-faire technique d'Huram de Tyr, « un habile artisan du bronze » (1 Rois 7.14). Les apôtres et les premiers chrétiens tirèrent parti des dernières avancées technologiques pour diffuser plus rapidement l'Évangile ou Message de la Grâce souveraine. Ils utilisèrent les meilleurs moyens de transport disponibles et n'hésitèrent pas à adopter le codex, la technique d'écriture la plus moderne, pour consigner, préserver et transmettre la Parole de l'Esprit des vivants.
On peut affirmer sans exagérer que le christianisme apostolique était toujours prête à utiliser les technologies les plus efficaces pour faire progresser l'œuvre de l'Esprit des vivants.
Il est remarquable que certaines prophéties eschatologiques de l'Ancien Testament envisagent l'ère messianique comme une période où la technologie joue un rôle. Des instruments conçus pour détruire la vie sont transformés en outils agricoles qui la favorisent (Ésaïe 2.4; 60.17-18; Michée 4.3). Et dans la prophétie finale des Écritures, une ville, Jérusalem, symbole par excellence des réalisations technologiques humaines, devient le lieu même de la demeure de l'Esprit des vivants pour se prostituer par après avec les nations de la terre.
LA FOI TRANSMISE PAR VOIE NUMÉRIQUE
Chaque époque a apporté des difficultés et des opportunités uniques, et les croyants de chaque génération ont fait de leur mieux pour tirer parti des dernières technologies et innovations en obéissance à l'appel irrésistible de la grâce donné par Jésus, et qui ne connait aucune borne ou frontière. Les exemples abondent dans le Nouveau Testament, où nous voyons Jésus employer diverses méthodes innovantes d’instruction par la proclamation au cours de son ministère – l’utilisation des paraboles et des allégories (Matthieu 13.34-35; Marc 4.30-34), des signes et des prodiges (Jean 2.1-11; Jean 9.1-7), ainsi que le dialogue et les questions (Matthieu 16.13-16; Jean 4.7-26). Il a proclamé son message aux masses sur les places publiques (Matthieu 11.16-17; Luc 7.31-35), aux religieux dans les synagogues et au temple (Luc 4.15-30; Jean 8.2-52), et dans de nombreux autres espaces différents. Jésus a proclamé le message de la grâce dans des lieux divers, notamment des maisons, près d’un puits, sur les flancs d’une montagne et le long de rivages, utilisant même un bateau comme plate-forme pour prêcher.
Nous avons également des preuves d’évangélisation par proclamation créative tout au long de l’histoire du christianisme. Parmi ces exemples, on peut citer les rouleaux de papyrus, l’utilisation de vitraux pour représenter visuellement les histoires bibliques, la presse à imprimer, la distribution de tracts, le microphone et le début de l’ère de la radio et de la télévision en direct. En bref, le progrès technologique et l’instruction biblique par la proclamation sont toujours allés de pair, car le christianisme a été appelée à sortir de ses murs (c’est le sens du mot ek-klesia en grec), être libre comme le vent (Jean 3:8), et à être un témoin éprouvé du Seigneur Jésus-Christ jusqu’aux extrémités de la terre:
Romains 10.14-15
« 14 Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n'ont point confiance ? Et comment auront-ils la foi en celui dont ils n'ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s'il n'y a pas personne qui le proclame ?
15 Et comment le proclamera-t-on, si l'on n'est pas apôtre ? selon ce qui est écrit: Qu'ils sont précieux les pieds de ceux qui annoncent le message de la grâce de la paix, de ceux qui amènent cette consolation gracieuse et salutaire ! És. 52. 7; Na. 1. 15 ».
Nous saisissons les nouvelles opportunités pour proclamer la vérité au niveau mondial qu’offrent les progrès de la technologie et de la communication, en reconnaissant le potentiel d’atteindre chaque personne avec le message du Christ. ». Nous avons assisté à d’incroyables avancées technologiques, en particulier dans celles qui relient les gens, rendant notre monde plus petit que jamais. Avec 5,16 milliards de personnes ayant accès à l’internet et 4,76 milliards d’entre elles actives sur au moins une plateforme de médias sociaux, notre monde est « connecté » d’une nouvelle manière. Nous participons activement dans des communautés audio-visuelles en ligne de toutes les nations, tout en restant confortablement assis chez nous.
Les progrès exponentiels de l’ère numérique offrent une opportunité sans précédent pour la proclamation du message de la grâce qui pénètre autant dans les demeures des pauvres que dans les palais des rois.
Les progrès exponentiels de l’ère numérique offrent une opportunité sans précédent pour la proclamation de la vérité révélée dans les Saintes-Écritures. Il est désormais possible, du moins en théorie, d’imaginer un monde où nous pourrions atteindre chaque personne avec le message de la grâce du salut en Jésus-Christ. La nature sans frontières du cyberespace numérique signifie que nous pouvons désormais avoir accès à des individus issus de nations et de cultures qui étaient auparavant considérées comme restreintes et inaccessibles. En d’autres termes, nous sommes entrés dans une réalité où personne n’est inaccessible et où tous peuvent connaitre les instructions de notre Admirable Souverain Prince-Roi et Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ.
Nous sommes désormais en mesure d’atteindre en une journée plus de personnes que ne le feraient de nombreux télé-évangélistes pendant un mois de réunions en plein air, et ce pour une fraction du coût. L’avènement du monde numérique a accéléré de manière exponentielle le rythme des connexions et multiplié le nombre de points de contact. À l’horizon, l’interconnectivité dont nous faisons de plus en plus l’expérience exigera des élus en Christ qu’ils adoptent de nouvelles stratégies et approches en matière d’instruction biblique numérique et présentielle, en utilisant diverses formes de multimédia, de plateformes sociales et de technologies interactives par vidéos pour communiquer efficacement le message de la grâce du salut. Il reste encore beaucoup à faire pour que la vérité parvienne aux masses qui n’ont pas encore été touchées ou qui sont inaccessibles pour d’autres raisons. Mais tout opère selon le plan divin préordonné depuis avant la fondation du monde, car le choix du salut appartient à l'Esprit des vivants seul, l'homme ne peut rien y contribuer.
Il ne fait aucun doute que l’ère numérique est déjà là. Pourtant, à l’instar de nombreuses innovations et technologies, l’accès à ce nouveau monde numérique est encore limité. Les déserts numériques existent dans de vastes poches à travers le monde, plus particulièrement dans les pays en voie de développement, ce qui est important à noter pour le christianisme au niveau mondiale, puisque les pays en voie de développement sont ceux où vivent le plus grand nombre de groupes de peuples non encore atteints ou chez qui il y a peu ou pas de prospection.
Cela dit, l’intérêt et la nécessité – par exemple la pandémie chimérique de COVID-19 – poussent même les plus rétifs à s’aventurer dans ce nouveau monde numérique, et l’on voit les responsables de tous les secteurs investir activement dans les solutions et l’innovation numériques. À tel point qu’il ne serait pas exagéré de dire que nous entrons peut-être dans l’âge d’or du développement numérique. Les stratégies numériques sont essentielles pour le christianisme dans ce monde moderne et font partie intégrante de notre manière d’aborder les plus petits et les perdus. Dans les pays où l’accès au message de la grâce est interdit ou sévèrement limité, la création de canaux et de « hublots » numériques sécurisés permet un accès qui atténue l’exposition dans des circonstances où anonymat est synonyme de sécurité.
Alors que les meilleurs penseurs des entreprises, des gouvernements, des agences de renseignement, des banques et autres institutions du monde entier se battent pour sécuriser leur coin du monde numérique, les meilleurs penseurs du peuple de l'Esprit des vivants doivent s’appliquer à utiliser ces outils pour transmettre le message du salut de Jésus-Christ selon le décret d'élection à ceux qui ne l’ont jamais entendu. Et c’est exactement ce que les Christophiliens (amis de Christ) font présentement.
Notre connectivité nous
donne l’occasion de partager le Message de la Grâce Souveraine par le biais du
Metaverse, des sports électroniques, des plateformes de jeux, des médias sociaux
et des plateformes de diffusion en continu, en plus des médias de diffusion
traditionnels et de tout ce qui est hybride et intermédiaire. Cependant, il
reste de nombreuses difficultés, tant internes qu’externes, que nous devons
prendre en compte en ce qui concerne la proclamation de la vérité révélée à
l’ère numérique.
Difficultés internes
La plus grande difficulté à laquelle les ministères sont confrontés à l’ère
numérique est celle de la perception du succès. La nature des médias sociaux et
les algorithmes agressifs qui promeuvent le contenu à tout prix, fait qu’il est
effectivement très facile de « partager » la bonne nouvelle avec des millions de
personnes à la fois et de penser que cela fait une différence, alors qu’en
réalité ces chiffres ne reflètent pas une véritable interaction avec l’Évangile.
Cela est dû en partie à la manière dont les plateformes sociales communiquent
les données, et aux paramètres qu’elles utilisent. Par exemple, le nombre de
personnes « atteintes » ne signifie pas le nombre de personnes qui ont regardé
le contenu et s’y sont intéressées. L’utilisation des technologies numériques
devrait conduire à une transformation de la communauté et à un impact réel sur
le monde.
Cela nous amène à la dernière difficulté interne à laquelle nous sommes confrontés en tant que chrétiens individuels: l’unité dans notre merveilleuse diversité. Bien que nous aimions que le monde soit connecté et plus petit, ce monde connecté plus petit signifie également que tout le monde a maintenant une voix, et chacun peut s'exprimer librement en s'assurant de demeurer fidèle au contexte de la vérité biblique claire et précise, et qui fait autorité en matière de foi et de conduite. Les opinions et contradictions ne doivent en aucun cas être tolérées. La Bible dans ses traductions selon les originaux Hébreu et Grec, a le dernier mot.
Dans l’unité authentique de Jean 17, si nous voulons vraiment avoir un impact dans cette ère numérique, nous devons le faire à partir d’un lieu d’unité, d’humilité, de grâce et de renoncement, en nous laissant conduire par la Sainte Présence de Christ qui habite en ses élus véritables pour les instruire et les former dans ses voies. Christ en nous l'anticipation de la gloire.
A Christ seul soit la Gloire