LA GUERRE POUR LA CITÉ

 SPLENDEUR-DE-SION

ou guerre du Roi Arignon contre le roi Céraste de la cité Hérésiane du royaume de Charnael

 

Une allégorie des Chroniques d'Ariel ou Apocalypse du Lion de Dieu.

 

Par Jean leDuc

 

Juillet 2021

 

 

LA CITÉ HÉRÉSIANE DU ROYAUME DE CHARNAEL

 

LA CITÉ DES ÉLUSIENS IMMORTELS

 

LA RÉVOLTE DE CÉRASTE ET DE LA CITÉ HÉRÉSIANE

 

COMBATS ET DESTRUCTION DE CHARNAEL

 

LE RETOUR VICTORIEUX À LA MAISON PATERNELLE

 


 

LA CITÉ HÉRÉSIANE DU ROYAUME DE CHARNAEL

 

De grandes cités et de vastes royaumes virent jour dans le monde des hommes. Dans l'obscurité d'un raisonnement serpentin, ils y construisirent des temples à leurs divinités, et adorèrent les dieux de pierres, de bois, d'or et d'argent, et plièrent le genou aux éléments du feu et de la foudre, des volcans et des rivières jusqu'à s'adorer soi-même comme maître de leur destin.

 

Il y avait, dans le monde des hommes, un grand et puissant royaume qui se nommait Charnael où habitait le peuple des Égoriens, connus pour leurs abominations. Il avait pour capitale la cité sombre et ignoble de Hérésiane, dans laquelle était le trône du roi Céraste. Son commerce principal était le trafic d'âmes humaines, et elle était construite sur le plus grand dépotoir dans le monde des hommes, où on y jetait de la charogne humaine de toutes espèces. Elle était la demeure de quatre classes d'Égoriens, les Hérésiens, les Trinariens, les Immersiens, et les Églisiens, tous des gens impétueux, prétentieux, et arrogants.

LES HÉRÉSIENS: Ce peuple suivait les voies de ses raisonnements serpentins, et adorait l'idole du Libre-Choix illusoire et imaginaire, pour maintenir la dignité de leur nature humaine déchue et corrompue. D'une absurdité inimaginable, ces gens se fabriquèrent aussi une autre idole qui correspondait à la première, à savoir l'Estime de Soi qui était le centre de leur existence dépravée. Ils adoraient tous le dieu nombrilleux du spiral vertigineux.

LES TRINARIENS: Ce peuple étrange de gens timbrées, avait une déformation particulière déconcertante. Ils avaient tous trois têtes en une seule formant trois faces. Ils pouvaient voir en trois directions en même temps, mais ne pouvaient voir ce qui était derrière eux. Ils adoraient tous un dieu à trois têtes, mais aucun de ces idiots ne savait où reposer la tête. Tous plièrent le genou à l'idole du Cerbère Nicéen.

LES IMMERSIENS: Cette branche néfaste des Égoriens, comprenait plusieurs catégories de tarés Évangélipaïns: les Baptichiens, les Darbypioches, les Messiniaques, les Charispentes, les Adventpisses, les Anglicaïns, les Réformeriens, et plusieurs autres vermines insalubres de Crétiniens. Ils avaient tous, sauf quelques-uns, un rituel infernal qui consistait à plonger les gens sous les eaux de leurs abominations, pour laver leurs cerveaux et en faire des pantins. Pour les autres, ont leur versait de l'eau d'égout sur leurs têtes pour salir leur conscience enténébrée.

LES ÉGLISIENS: Ces nids de vipères se trouvent partout dans le monde des hommes. Il s'agit des Robes Noires Catholicaïns dirigés par un Loyolien, adorateurs de la grande prostituée et reine du ciel, espions et assassins du roi Céraste. Ils sont essentiellement les plus dangereux de tous. Experts en poisons variées, et en manipulation, ils utilisent la duplicité et l'intimidation pour tordre l'esprit des gens avec toutes sortes de prétentions et de superstitions diaboliques. Tous boivent le lait pollué des seins de la Madone babylonienne qui ouvre ses jambes à tous les passants.

La cité était entourée d'une grande et haute muraille en pierres volcaniques, et au centre de la place se trouvait le temple du roi Céraste, dont l'écusson était le serpent qui rampe dans la conscience.

 

L'entrée du temple était gardée par deux griffons affreux, le nom du premier était Indifférence, et le deuxième se nommait Indépendance. Le roi Céraste était sur son trône, comme un géant et un tyran, qui dominait sur son peuple de mécontents. La voie qui mène à son trône se nommait Perdition, et la grande majorité des Égoriens la prirent. Son aspect était comme de l'or noir, semblable à du bitume; et sa présence putride, dégageait l'odeur d'un corps mort en décomposition. Céraste avait deux cornes qui étaient les symboles de sa puissance, l'une se nommait Mémoire et l'autre Imagination. Les deux cornes avaient chacune un anneau d'or, le premier se nommait Nostalgie et le deuxième se nommait Rêverie. Sur sa tête était la couronne de la disgrâce ornée de charbons brûlants, et à ses pieds rampait, entre des crânes humains, un gigantesque serpent, qui avait pour nom le Destructeur des nations. Son trône était en fer, forgé dans le feu du Dragon Daimonion. Il reposait sur six fondements. Le premier était de granite noir, polie comme un miroir, et se nommait Religion. Le deuxième était rouge comme le sang, et se nommait Démon-cratie, et sa machine à scrutin pour faire des dieux. Le troisième était comme de l'or, et se nommait Avarice, comme celle d'un politicien et d'un pasteur. Le quatrième était d'un vert livide, et se nommait Licencieux, comme un malade affaibli sur le bord de la mort. Le cinquième était d'un rose pâle et se nommait Débauche, comme celle des enculeurs, des pénisiens et des vagineuses de l'arc-en-ciel. Et le sixième était d'un jaune transparent, et se nommait Déloyal, comme l'urine d'un lâche qui trahit ses frères.

 

 Les sbires du roi étaient constamment autour de lui, comme les mouches de Baalzébull, attirées par sa puanteur abjecte.

 

Derrière le trône se trouvait une immense statue du Bouc de Mendès, et ses adorateurs, vêtus en robes écarlates, lui apportaient en offrandes, jour et nuit, des âmes d'hommes, de femmes, et d'enfants; et les rois des nations lui apportèrent leur support, leurs richesses, leurs sciences, et leurs armées d'Égoriens. Les plus belles femmes du royaume, comme des sorcières à un Sabbat Noir, dansaient nues au son d'une musique infernale, pour couvrir les cris et les lamentations des victimes, sacrifiées sur l'autel. Tandis que d'autres captifs étaient simplement empoisonnés en leur injectant un virus mortel, qui se propageait comme une pandémie parmi les peuples de la terre, et tous reçurent le vaccin de l'enfer comme des brebis aveugles qui vont à la boucherie. Tous ces Exclusiens réprouvés avaient été désignés, depuis avant la fondation du monde, pour porter la marque de la Bête en vue de leur perdition.

 

Du trône sortait un écoulement d'eau polluée, nommé l'Égout de la Corruption, qui arrosait, comme un fleuve, tout le sol de la cité. Les citoyens qui s'y baignaient attrapaient toutes sortes de maladies doctrinales incurables, et ceux qui en buvaient trouvèrent leurs places parmi les sépulcres, car aucun Égorien ne pouvait résister à la corruption, ils étaient tous attirés comme des larves répugnantes, aux excréments ou enseignements du roi Céraste.

 

Les armées de Céraste étaient composées de treize bataillons, chacun de soixante-six mille six-cent Égoriens, tous étant marqué au front et à la main droite.

 

Le premier était sous la commande de capitaine Défiance. Le deuxième sous la commande de capitaine Impureté. Le troisième sous la commande de capitaine Dissolution. Le quatrième sous la commande de capitaine Idolâtrie. Le cinquième sous la commande de capitaine Magie. Le sixième sous la commande de capitaine Inimitié. Le septième sous la commande de capitaine Querelle. Le huitième sous la commande de capitaine Jalousie. Le neuvième sous la commande de capitaine Dispute. Le dixième sous la commande de capitaine Division. Le onzième sous la commande de capitaine Secte. Le douzième sous la commande de capitaine Envie. Et le treizième sous la commande de capitaine Excès.

 

Tous portaient l'épée de la désintégration, et tous avaient des dagues empoisonnées. Ils avaient de nombreuses machines de guerre ingénieuses qui pouvaient détruire des nations entières. Leurs troupes étaient sanguinaires et meurtrières. Leur but était la dépopulation afin de s'ériger comme des dieux, et de contrôler l'univers. Tous les peuples de la terre étaient leurs esclaves, sauf quelques Élusiens qui résistaient à l'assaut, et qui étaient protégés par le Roi Arignon.

 

 

LA CITÉ DES ÉLUSIENS IMMORTELS

 

Mais il réside, au-delà du voile entre les deux mondes, une cité merveilleuse d'un Royaume sublime nommé Ouranion, et dont le Roi était Arignon, le Roi-Sauveur, qui par sa pureté, son humilité et sa soumission, était l'Agneau de l'Esprit des vivants; et par sa force et son courage, le Lion de la tribu de Judah.

 

Ce Royaume était accessible, seulement à ceux d'entre les hommes, qui ont été désignés d'avance de toute éternité pour en faire partie. Il n'y avait rien de commun entre le monde des immortels et celui des mortels, sauf quelques similarités ou apparences, dû à une nature glorifiée par le Lion de Judah, le Grand Guerrier des Élusiens, qui avait vaincu la puissance du roi Céraste et ses hordes d'Égoriens, dans la plus grande des batailles dans le monde des hommes. Le monde des hommes fut alors accordé une période de grâce, afin de permettre à tous les Élusiens qui s'y trouvaient, d'en sortir et d'entrer à la maison paternelle, en traversant le voile entre les deux mondes.

 

La grande cité de ce Royaume sublime, se nommait Splendeur-de-Sion, et son Roi était Arignon, la Majesté Suprême sur toutes choses, et il régnait avec bienséance et une grande sagesse. Elle était d'une beauté exquise, inconcevable au commun des mortels. On la comparaît à une Épouse céleste enrobée du soleil, préparée pour son Époux, et leur festin de noces. Elle reposait dans la lumière du matin d'une splendeur glorieuse, dans les reflets d'une existence sublime. Son éclat était semblable à celui d'une pierre très précieuse, comme celui d'une pierre de jaspe cristallin. Elle avait une grande et haute muraille infranchissable, avec douze portes fortifiées qui sont les douze perceptions de la fondation. Douze anges puissants à l'épée flamboyante les surveillaient, et aucun ne pouvait les franchir s'il n'avait pas le nom de l'Esprit des vivants écrit sur son front, à savoir le nom de JÉSUS. Et sur chaque porte était écrit les noms des douze tribus des enfants de la promesse de l'Israël spirituel de l'Esprit des vivants, nommé les Élusiens redoutables. Ceux-ci avaient été choisis de toute éternité pour habiter la cité de Splendeur-de-Sion. Tous des immortels, tous des vaillants guerriers invincibles, tous des illuminés de la Sainte Présence de leur Roi, Arignon, et tous lui était reconnaissant, s'abaissant en toute humilité devant sa Sainte Présence, et tous l'adoraient en lui rendant les honneurs, la puissance, et la gloire.

 

La cité avait trois portes ou perceptions à chacun de ses côtés, et sa muraille avait douze fondements, sur lesquels étaient écrits les noms ou messages des douze ambassadeurs d'Arignon, les délégués de l'Esprit des vivants, envoyés parmi les nations du monde des mortels. La muraille était construite de jaspe, et la cité était d'un or pur semblable à un verre pur transparent. Les fondements de la muraille étaient ornés de toutes sortes de pierres précieuses. Le premier était de jaspe, le second de saphir, le troisième de calcédoine, le quatrième d'émeraude, le cinquième de sardonyx, le sixième de sarde, le septième de chrysolithe, le huitième de béryl, le neuvième de topaze, le dixième de chrysoprase, le onzième d'hyacinthe, et le douzième d'améthyste. Toutes étant reliées aux messages de l'assurance sublime, qui dévoile les merveilles de la grâce souveraine.

 

Les douze portes étaient douze perles ou paroles d'assurance d'une pureté sublime, et chaque porte ou perception était d'une seule perle ou assurance. La place de la cité était d'un or pur transparent, traversé par la lumière de sa gloire.

 

Il n'y a point de temple, car Arignon, le Seigneur, l'Esprit des vivants Tout-puissant et Majestueux, est Lui-même le Temple, et les Élusiens immortels de la cité, habitent en son sein, comme des reflets glorieux de sa Sainte Présence. Ainsi la cité de Splendeur-de-Sion n'a pas besoin du soleil et de la lune pour l'éclairer, car la gloire d'Arignon, notre Esprit des vivants, est son flambeau. Ses portes ne se ferment point le jour, car la nuit n'existe pas, tout est clair et sans ambiguïté, la perception des Élusiens n'a aucune borne, tous peuvent pénétrer les plus grands mystères, rien ne leur est caché, rien ne leur est impossible. On y apporte l'honneur et la gloire des nations de l'Admirable Souverain Suprême, et les plus grands rois des Élusiens plient le genou devant Arignon sur son trône.

 

Il n'y entre rien de souillé, ni personne qui s'adonne à l'abomination et au mensonge, mais seuls ceux dont les noms sont écrits dans le livre de vie du Roi Arignon, le Tout-Puissant, celui qui est l'Alpha et l'Oméga, le commencement et la fin. Leurs noms sont en sa mémoire éternellement, car ils sont les émanations de son renoncement.

 

Un fleuve d'eau vive, clair comme du cristal, sortait du trône d'Arignon, notre Esprit des vivants, et entourait toute la région. Ceux qui buvaient de son eau étaient transformé de gloire en gloire, et ceux qui s'y baignaient devenaient brillant comme le soleil dans toute sa splendeur. Au cœur de Splendeur-de-Sion, et sur les deux bords du fleuve, se trouve l'arbre de vie, portant douze fruits de bénédictions chaque mois: et les feuilles de l'arbre sont pour la restauration et le redressement des mécréants. Il n'y a plus aucune condamnation, car le trône d'Arignon, notre Esprit des vivants est son cœur, et ses ministres sont à son service. Ils ont la perception de sa Sainte Présence, et son nom est en leurs réflexions, car ils ont sa pensée et leur désir est le sien. Les ténèbres de l'ignorance sont dissipées à tout jamais, et ils n'ont plus besoin d'éclairage dans leur conscience, ni de la lumière brillante de leur entendement, parce que l'Admirable Esprit des vivants les éclaire; et ils régneront aux siècles des siècles comme des rois et seigneurs dans une multitude d'univers infinis.

 

 

LA RÉVOLTE DE CÉRASTE ET DE LA CITÉ HÉRÉSIANE

 

Comme une étoile filante dans l'immensité du ciel étoilé, un voyageur, accompagné d'une troupe d'anges, arrive à sa destinée, et traverse le voile qui sépare les deux mondes, puis pénètre dans l'éternité vers la cité de Splendeur-de-Sion. Dans cet endroit de magnificences et de merveilles sans fin, où le peuple des Élusiens vivait dans la paix et la joie, l'Admirable Arignon était Roi. Il avait pour écusson le Lion de la tribu de Judah, et portait l'Épée de Gloire des guerriers invincibles.

 

Son messager, Ariel, lui apportait des nouvelles consternantes. Le royaume de Charnael et son roi Céraste, qui avait son trône dans la cité Hérésiane, s'était rebellé contre son autorité bienfaisante, et préparait ses troupes infernales d'Hérésiens, avec une élite de Égoriens composée de Crétiniens, de Trinariens, d'Immersiens, d'Évangélipaïns, et d'Églisiens prétentieux, pour un assaut contre Splendeur-de-Sion et les Élusiens redoutables. Mais le Roi Arignon s'en attendait, car cela faisait partie de ses desseins pour la réalisation de son intention suprême. Du mécontentement de leur cœur ténébreux, les Égoriens montèrent une stratégie diabolique pour s'emparer du Royaume Ouranion, en utilisant des subterfuges sophistiqués, et des moyens de pressions ingénieux, pour subjuguer les peuples crédules et ignorants. Mais ils avaient mésestimé la puissance foudroyante du Roi Arignon, et de ses troupes d'Élusiens redoutables, comme des lions féroces, sous les armoiries du Lion de Judah.

 

Le Roi Arignon, Agneau docile pour son peuple, mais Lion féroce contre ses ennemis, fit immédiatement sonner l'alerte, et fit doubler les gardes sur les murailles de la cité et dans les tours de gardes, puis fit venir les capitaines de son armée de redoutables, pour élaborer un stratagème. Capitaine Incursion fut donné un bataillon de cent mille hommes, tous des élites d'un groupe de commandos, pour faire une percée dans les rangs du roi Céraste, et détruire leurs remparts et leurs forteresses. Capitaine Conviction fut donné un bataillon de cent mille hommes, pour attaquer de front, aux sons de trompettes, de tambours, et de rugissements affreux. Ariel et ses troupes de redoutables étaient son arrière-garde. Capitaine Résistance fut donné un bataillon de cent mille hommes, tous des cœurs de lion d'un grand courage, pour ériger des barrages autour de la cité Splendeur-de-Sion. Il érigea une défensive sur les deux côtés du voile entre les deux mondes, et fit construire une digue colossale pour retenir les eaux du fleuve de vie, et son lit devint complètement sec. Capitaine Nécessité fut donné un bataillon de cent mille hommes, tous plein d'aspiration, pour voir aux besoins de la population. Capitaine Naval fut donné un bataillon de cent mille hommes robustes, et autant de navires, armés de canons, pour disperser et décourager les rangs serpentins de l'ennemi, avec des boulets enflammés de condamnations. Capitaine Aérien fut donné un bataillon de cent mille hommes, tous des impondérables célestes avec des ailes comme les anges, pour laisser tomber des charges d'extermination et de perdition éternelle, sur les populations de Charnael. Capitaine Physicien fut donné un bataillon de cent mille hommes, tous plein de compassion, pour s'occuper des blessures des guerriers Élusiens avec un baume prodigieux. Tous étaient sous le commandement du Lion de Judah, et tous étaient armés de l'Épée de Gloire.

 

 

COMBATS ET DESTRUCTION DE CHARNAEL

 

Les affronts des deux camps furent cruels et sanglants. Les Élusiens de Splendeur-de-Sion furent sans pitié, comme des lions rugissants ils déchirèrent en pièces tous leurs ennemis, hommes, femmes, et enfants. Tout le royaume de Charnael fut mis à l'interdit, il ne resta même pas un chien vivant à la fin de la bataille.

 

Capitaine Incursion avait réussi son mandat avec une grande précision. Les Hérésiens furent prit par surprise. Leurs forteresses furent complètement détruites, et un très grand nombre des ennemis périrent. L'élite des commandos avait ouvert une brèche dans les rangs des Hérésiens.

 

Alors Capitaine Naval ouvrit feu avec les canons de sa flotte, et comme prévu, les troupes d'Égoriens du roi Céraste, furent affolées, et ne savaient où trouver refuge. Plusieurs villes des Égoriens de Charnael furent complètement détruites, et on ne pouvait plus compter le nombre des morts.

 

Capitaine Conviction s'avança ainsi avec ses troupes de redoutables, et ce fut le combat corps à corps. Dix mille tombèrent à sa droite, et dix mille tombèrent à sa gauche, mais aucun Élusien ne tomba, quoique certains furent blessés. Mais les hommes de Capitaine Physicien venaient immédiatement à leur secours, et leurs appliquaient le baume prodigieux de l'Esprit des vivants, afin qu'ils puissent retourner au combat. Un nommé Lucifus, un général du roi Céraste, reconnu comme le champion des Hérésiens, car il n'avait jamais connu la défaite dans une bataille, se vit encerclé avec ses troupes, par les Élusiens invincibles. Il se jeta à genoux et demanda grâce, en pleurnichant incontrôlablement comme un lâche. On le fit lever debout devant ses guerriers, et un Élusien du nom d'Ardent lui plongea l'épée dans le ventre, et tous ses entrailles sortirent. Puis on lui trancha la tête à lui et à tous ses guerriers.

 

Les Élusiens prirent aussi par surprise, le général Inverti et ses troupes de débauchées, sous la bannière de l'arc-en-ciel, dans une fête orgiastique. Tous furent empalés sur des grands piquets, leurs corps furent transpercés du bas en haut, puis élevés dans les airs en signe d'avertissement aux Égoriens qui pratiquaient cette abomination répugnante.

 

De l'autre côté du champ de bataille, le général Cornéus et ses troupes de guerriers serpentins, firent face à une brigade du Capitaine Conviction. Les Élusiens se lancèrent dans le combat, tous avec l'Épée de Gloire en leurs mains. La vue de cela fut époustouflante, aucun mot ne peut en décrire la merveille. La lumière éblouissante qui surgissait d'entre les rangs des Élusiens, était tellement puissante qu'elle réduisit en poussière toutes les troupes de Cornéus, qui perdit ses cornes et fut transformé en une masse informe.

 

Une troupe d'Élusiens, sous la direction d'Ariel, pénétra la cité de l'Oublie, dirigée par une colonne de feu gigantesque qui détruisit tout sur son chemin. Les Poimens pasteurisés furent capturés et amenés à Ariel, qui les fit jeter dans une fausse pleine de serpents venimeux, et ils périrent tous atrocement dans des douleurs inimaginables. Les Immersiens furent priss au dépourvu. La peau de leurs corps fut lacérée avec des couteaux tranchants, puis arrosée de vinaigre et saupoudrée de sel, jusqu'à ce qu'ils demandent la mort. Puis Ariel envoya la tornade de feu sur eux, et ils furent tous consumés et réduit en poussière. Les Baptichiens furent plongés et noyés dans leurs propres excréments, puis ont y mit le feu. La cité entière fut détruite, il ne resta aucun survivant. Elle passa dans l'oublie pour tout jamais.

 

Alors vint Capitaine Aérien avec ses hommes volants comme des anges, et ils laissèrent tomber leurs charges d'exterminations et de perdition, sur tout le royaume de Charnael.

 

Mais une troupe d'Hérésiens avait échappé à la destruction et formèrent une alliance avec les Immersiens, les Trinariens, et les Églisiens. Ils s'esquivèrent tous secrètement durant le carnage, et parvinrent à un endroit nommé Vallée du Portail, où se trouve le voile entre les deux mondes. Ils entrèrent tous dans le lit asséché du fleuve d'eau vive. Mais Capitaine Résistance s'y trouvait avec ses troupes, dissimulés derrière des rochers. Ils les laissèrent avancer, attendant le moment propice. Puis au signal de leur capitaine, ils ouvrirent la digue, et les eaux se déferlèrent sur tous les Hérésiens et leurs alliés, et tous périrent noyés sous les eaux. Il en advient que les eaux de la vie, devinrent les eaux de la mort, pour les troupes de la cité d'Hérésiane du royaume de Charnael. Les cadavres de tous ces imposteurs flottaient à la surface, et furent tous dévorés par Léviathan, le roi des eaux qui crache du feu comme des éclairs.

 

Le roi Céraste, les treize capitaines de son armée, et ses élites rebelles adorateurs du Bouc de Mendèz, furent capturés et pendus au milieu de la place publique, puis furent décapités et brûlés en cendre, aux cris de joie. Les Églisiens qui restèrent furent déchirés en pièces, et leurs charognes données aux animaux sauvages. Ceux qui tentèrent d'échapper à la colère du Lion de Judah, eurent la tête coupée par Ariel et sa brigade terrifiante qui brandissait l'Épée de Gloire, afin d'exposer leurs duplicités. Leur sang ruisselait sur les deux tranchants de l'Épée à la gloire d'Arignon, l'Agneau de l'Esprit des vivants. Leurs cadavres furent laissés aux vautours et aux chacals. Leurs noms furent effacés du livre de vie, à ne plus en retenir le moindre souvenir.

 

Peu de temps après, campés près des montagnes nommées Exaltations, Ariel et ses troupes se reposaient, lorsqu'ils entendirent soudainement le retentissement de la trompette des anges, et virent une grande troupe d'Élusiens descendre du ciel sur des chevaux ailés, la bannière du Lion de Judah flottant dans le vent. Se posant devant Ariel et sa troupe, le chef descendit de son cheval et vint vers Ariel qui le reconnu immédiatement. C'était son frère Adelphes, son ancien compagnon de voyage avec qui il avait combattu contre les Égoriens et les Hérésiens dans la cité de l'Oublie. Deux autres Élusiens vinrent se tenir à côté d'Adelphes, c'était Gracié et sa femme Irènia, brillants comme le soleil dans toute sa splendeur. Puis son ami Artos vint se joindre à eux plein de la gloire d'Arignon. La surprise fut tellement grande, qu'Ariel en fut complètement ému. Aucun mot ne peut décrire la joie sublime de cette rencontre merveilleuse. Ariel ordonna à ses serviteurs de préparer un festin, et tous entrèrent dans sa tente pour se réjouir. Adelphes expliqua à Ariel qu'ils avaient été envoyés par le Roi Arignon pour le dernier combat. Il restait encore une dernière troupe d'Églisiens, les plus dangereux de tous, qu'il fallait anéantir.

 

Nos espions imperceptibles au regard perçant, nous rapportèrent qu'ils sont cachés dans une caverne profonde des montagnes Mystérieuses, et qu'ils planifient un assaut contre la cité Splendeur de Sion, en forçant une ancienne entrée nommée la Porte des Œuvres qui était impossible à ouvrir. Mais pour l'atteindre ils doivent passer par la voie du charbonnier qui traverse la forêt Noire. Adelphes dit à Ariel de placer ses troupes à la sortie de la forêt bien dissimulées, et que lui et les siennes feraient de même avec leurs chevaux ailés dans les hauteurs des montagnes Exaltées. Au signal donné par Ariel, ils cerneraient les Églisiens et les détruiraient tous. Gracié et sa femme Irènia décidèrent de rester avec Ariel pour le combat. Une troupe d'anges étaient venu les chercher à l'Auberge d'Emmanuel pour participer à ce grand jour, et Ariel s'en réjouissait grandement, il était finalement complet dans tous les aspects de son être.

 

Sous l'obscurité de la nuit, les troupes prirent leurs places et attendaient patiemment. Au soleil levant d'un jour sombre et orageux, la troupe des Églisiens sortie de la forêt. Un Loyolien dirigeait la bande de scélérats, une armée de Robes Noires Catholicaïns, qui tenait entre ses mains, un soleil en or avec le dieu galette au centre. Au-dessus de la troupe survolaient des griffons aux ailes de chauve-souris, et crachant du feu comme des dragons. Au milieu il y avait plusieurs carrosses flanqués des deux côtés par des Hérésiens qui protégeaient les occupants: des trafiquants d'âmes humaines, des violeurs d'enfants et meurtriers, des politiciens menteurs et chefs des nations avides de pouvoirs, des scientifiques malhonnêtes et des médecins sans compassion, des financiers escrocs et banquiers avares et rapaces, des philanthropes égoïstes et bienfaiteurs charitables hypocrites, des inquisiteurs impitoyables et bourreaux cruels, des bureaucrates insensibles, des gays de l'arc-en-ciel, et toute une traînée d'esclaves enchaînés.

 

Ariel donna le signal et les archers d'Adelphes lancèrent volées après volées de flèches, tuant tous les griffons et un grand nombre d'Églisiens et d'Hérésiens, puis descendirent du haut des montagnes sur leurs chevaux ailés, l'Épée de Gloire à la main. Alors les troupes d'Ariel sortirent de leurs cachettes et ce fut le massacre. Ariel, Gracié et Irènia combattaient côte à côte et le sang des ennemis coulait à flots sur la lame de leurs épées. Deux Églisiens s'avancèrent pour attraper Irènia, mais elle pivota sur elle-même et en frappa un de son épée dans le bas des cotes, et trancha son corp en deux parties, le tronc tomba d'un côté et le torso de l'autre. Gracié plongea son épée dans la gorge de l'autre qui tomba à genoux devant lui en vomissant son sang. Adelphes et Artos combattaient dos à dos, tranchant en pièces un grand nombre d'Églisiens, et les troupes d'Élusiens des deux camps firent de même. Trois autres troupes d'Élusiens descendirent du ciel et entrèrent dans la mêlée. La bataille fut légendaire, et trouva place dans les annales de Splendeur-de-Sion. Le carnage terminé, il restait peu de survivants. Des corps sans têtes, sans bras, et sans jambes, gisaient partout sur le sol, et la terre fut rouge du sang des ennemis du Roi Arignon.

 

Alors on rassembla tous les survivants au milieu d'un grand champ. Tous les Robes Noires furent attachées sur des bûchers et on versa du bitume sur chacun d'eux, puis on y mit le feu pour en faire des flambeaux pour éclairer la nuit. Mais on réserva le Loyoliens à un autre sort. On fit fondre le soleil en or avec son dieu galette, puis on versa l'or liquifié dans sa bouche, et on le nomma l'homme au cœur d'or coulant. Les politiciens et les banquiers furent plongés dans des gros chaudrons d'huile bouillante, et la peau leur fondit jusqu'à ce qu'ils devinrent des squelettes. Les philanthropes furent attachés au sol par des piquets, près de nids de fourmis brûlantes, puis on versa du miel sur chacun d'eux et on laissa mère nature faire son œuvre. On coupa les parties génitales de tous les gays de l'arc-en-ciel, les plaçant dans leurs bouches, et on les laissa périr au bout de leur sang. On arracha la langue aux vagineuses, puis ont les mit dans une porcherie comme nourriture aux pourceaux. On ouvrit l'estomac des violeurs d'enfants, on leur creva les yeux, et on y déposa des charbons brûlants. Les bureaucrates extorqueurs furent transpercés de flèches puis couper en pièces. Tout le reste, incluant les esclaves, furent tués par l'épée. Aucun survivant n'échappa à la colère des guerriers d'Arignon, tous furent exterminés sans pitié.

 

Puis le Roi Arignon donna un dernier ordre au capitaine Aérien, qui laissa tomber une charge d'annihilation, et le monde des hommes fut complètement détruit dans un affreux cataclysme. Il n'en resta pas le moindre brin de poussière, pas même un microbe. La vendetta fut totale et le cœur des Élusiens fut apaisé.

 

 

LE RETOUR VICTORIEUX À LA MAISON PATERNELLE

 

Les préparations pour le retour à la maison paternelle, se firent très rapidement. Les guerriers Élusiens chantaient leur victoire, et glorifiaient leur Roi. Les troupes d'Élusiens retournèrent toutes à la cité Splendeur-de-Sion, traversant le fleuve d'eau vive pour leur purification, puis se rendirent au milieu de la place au milieu de cris de joie et de triomphe. Puis bien rangés, ils se rendirent devant le trône de leur Roi. Les capitaines reçurent des insignes d'une grâce éclatante, et les guerriers reçurent tous des brassards et des auréoles d'un honneur illustre, comme un vase plein de merveilles sans fin. Adelphes, Artos, Ariel, Gracié et Irènia, reçurent de grands honneurs, et furent donné le sceptre de la puissance sans fin, ainsi que des demeures éternelles majestueuses, et ils se multiplièrent à l'infini dans un bonheur indescriptible, dans toute la multitude des univers, et ils créèrent des mondes et des peuples à leur image qui se reproduisirent éternellement.

 

Puis ce fut la fête dans le palais du Roi Arignon, dans de grandes réjouissances et de louanges, en la magnificence de sa Sainte Présence. Le bal des anges les emportait tous dans des hauteurs sublimes, lorsque l'Époux dansa avec son Épouse, sur les nuées d'une gloire suprême.

 

Le voile entre les deux mondes, fut remplacé par une muraille de pierres précieuses, car maintenant il n'y a qu'un seul monde pour l'éternité. Un seul peuple qui forme un seul homme, dans un épanouissement de merveilles en merveilles et de gloire en gloire. Amen !

 

À Christ seul soit la Gloire

Amen !

 

Rédigé par Jean leDuc sous la direction de Christ

pour la communauté mondiale des élus.