CAC

CABALLINUS, a, um, adj. De cheval. CABALLIO, onis, s. m. Cheval marin. CABALLUS, i, s. m. Mauvais cheval, rosse. CABULUS, i, s. m. Bélier, machine de guerre pour renverser. (Voir Aries.)

CACABUS, i, s. m. Marmite, chaudron.

CACHLNNATIO, onis, s. f. Éclat de rire.

CACHINNO, onis, s. m. Grand rieur, mo-queur.

CACHINNO, as, avi, atum, are, v. n. et

CACHINNOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Rire immodérément, ricaner.

CACHINNUS, i, s. m. Eclat de rire.

CACUMEN, inis, s. n. Cime, sommet, pointe, comble.

ep. gr. — Summum cacumen, Les hauteurs {ch. 13).

CACUMINO, as, avi, atum, are, v. act. Rendre pointu.

CACUS, i. s. pr. m. Cacus, fils de Vulcain.

C’était un géant monstrueux, demi-homme et demi-satyre. Sa bouche vomissait des torrents de flamme et de fumée. Voleur insigne, Cacus habitait un antre dans le mont Aventin, une des sept mon-tagnes sur lesquelles Rome fut bâtie. — Des têtes

CAD

sanglantes étaient sans cesse suspendues à l’entrée de son antre. Hercule, à qui il avait volé quelques génisses, le saisit et l’étouffa.

CADAVER, eris, s. n. Cadavre, corps mort.

CADAVEROSUS, a, um, adj. Cadavéreux {qui a la couleur et l’odeur du cadavre).

CADMUS, i, s. pr. m. Cadmüs, fils d’Agénor, roi de Tyr.

Etant à la recherche d’Europe, sa sœur, que Ju-piter avait enlevée, il fonda Thèbes, capitale de la Béotie, pour obéir à l’oracle, qui lui avait ordonné de bâtir une ville à l'endroit où il rencontrerait une génisse. {Voir app., ch. 19.)

CADO, is, cecidi, sum, ere, v. n. Tomber, s’abattre; périr, tomber mort.

app. — Inter cadendum, En tombant {ch. 4). — Alter allerius manu ceciderunt, Se tuèrent l’un l’autre {ch. 21).

doctr. — Cadere hostili manu, Périr de la main d’un ennemi (3, 13).

ep. s. — Cadere in acie, Être tué en com-battant (ch. 124).

CADUCEATOR, oris, s. m. Héraut (qui an-nonce).

CADUCEUS, i, s. m. Caducée, baguette ·ur-montée de deux ailes, et entourée de deux ser-pents.

C’est un symbole de paix. — Avec cette baguette, son attribut et l’emblème de son pouvoir, Mercure conduit les âmes aux enfers et les en fait sortir. 11 peut aussi, avec son secours, endormir qui il lui plaît, ou même rappeler à la vie 11η mort. (Koir app., ch. 8.)

CADUCUS, a, um, adj. Qui est près de tom-ber; caduc, faible.

CADUS, i, s. m. Baril, tonneau ; grand vase de terre à mettre du vin.

app. — Aqua condila cadis, Eau contenue dans des tonneaux (cA. 18).

ph. — Plenus antiquis cadis, Plein de vins vieux (4, 5).

CÆCIGENUS, a, um, adj. Aveugle-né.

CÆCITAS, atis, s. f. Aveuglement, cécité (privation de la vue).

CÆCO, as, avi, atum, are, v. ad. Aveugler.

CÆCUS, a, um, adj. Aveugle; obscur, caché.

ph. — Cœco timoré, pour Cœcus timoré, Aveuglé par la crainte, ou Ne sachant plus où donner de la tête (2, 8). — Mente cœcâ, Aveu-glément (4, 16).

CÆCUTIO, is, ivi, itum, ire, v. n. Devenir aveugle.

CÆDES, is, s.f. Carnage, massacre, meurtre.

doctr. — Compulit in cœdem suam, Il força à le tuer (5, 13).

ep. gr. — Major cœdes editur, Le carnage devient plus considérable (ch. 13).

CÆDO, is, cecidi, sum, ere, v. act. Couper, tailler en pièces, battre, frapper, tuer, mas-sacrer.

de vir. — Eum virgis cœdebat, Il le fesait frapper de verges (ch. 47).

CÆDUUS, a, um, adj. Que l’on coupe.

CÆLAMEN, inis, s. n. Gravure.

CÆLATOR, oris, s. m. Graveur.

CÆLATUM, i, s. n. Argenterie.

CÆLATURA, æ, s. f. Gravure, ciselure.

CÆLEBS, ibis, s. m. et /,. Célibataire.

CÆLESTIS, m. f., e, n. Céleste, divin.

CÆLIBATUS, ûs, s. m. Célibat (état d'une personne non mariée).

CÆLIUS, ii, s. pr. m. Le mont Céliüs, une des sept collines sur lesquelles Rome était bâtie.

Il fut compris dans l’enceinte de Rome, sous Tullus, 5e roi, qui y établit sa résidence. Le mont Célius fut d’abord nommé Querquetulanus, à cause de la quantité de chênes dont il était couvert. De-puis, il a été appelé Cœlius, parceque Célius Viben-nius, général étrusque, étant venu au secours de Romulus, dans la guerre des Sabins, s’y était établi, ou y avait campé.

CÆLO, as, avi, alum, are, v. act. Graver, ciseler.

CÆLTES, is, s. m. et

CÆLUM, i, s. n. Burin, ciseau.

CÆMENTARIUS, ii, s. m. Maçon.

CÆMENTUM, i, s. n. Mortier (pour con-struire).

CÆPA, æ, s. f. et

CÆPE, s. n. indécl. et

CÆPIUM, ii, «. n. Ognon.

CÆPULA, æ, s. f. Ciboule, civette (herbe potagère qu'on mange en salade).

CÆREFOLIUM, ii, s. n. Cerfeuil.

CÆREMONIA, æ, s. f. Cérémonie. CÆRULA, orum, s. n. pl. Les mers. C/ERULEUS, a, um, adj. et

CÆRULUS, a, um, adj. Bleu, couleur d’a-zur, de mer.

CÆSAR, aris, s.pr. m. Cès/rR(Caïus-Julius), premier empereur romain, et l’un des plus grands hommes de guerre, naquit à Rome l’an 98 av J.-C.

Il fut successivement tribun militaire, questeur, édile, souverain pontife, préteur et consul. Après avoir eu le gouvernement d’Espagne, il obtint celui des Gaules, subjugua les Gaulois, défit les Germains et soumit les peuples de la Grande-Bretagne. De retour à Rome, il passa en Macédoine pour atta-quer Pompée, et le vainquit à Pharsale, l’an 48 av. J.-C. Il défit ensuite Ptolémée, se rendit maître de l’Egypte, battit, dans le Pont, Pharnace, fils de Mi-thridate, Scipion et Juba en Afrique, fut élu dicta-teur, puis empereur. Il fut assassiné en plein sénat, à 56 ans, 43 av. J.-C. Pendant son expédition des Gaules, il tint un journal de ce qu'il y fit. Nous en avons sept livres, avec trois autres sur la guerre ci-vile. Il ne les donna que comme des mémoires, Com-mentarii. (Voir De Vir., ch. 60.)

CÆSAREUS, a, um, adj. De César.

CÆSARIES, ei, s. f. Chevelure.

de vir. — Cœsaries accedebat, Ajoutez à cela une chevelure (ch. 40).

CÆSIM, adv. Du tranchant, en coupant.

CÆSIO, onis, s. f. Taille, coupe.

CÆSITIUS, a, um, adj. Blanchi à force d’être battu; découpé, effilé.

CÆSIUS, a, um, adj. Bleu céleste.

CÆSTUS, ûs, $. m. Ceste, gantelet.

Les cestes, gantelets ou brassards, étaient formés de courroies entrelacées. Ils étaient garnis de plomb, de fer ou d’airain. Les athlètes s'en servaient dans les jeux du pugilat.

CÆSURA, æ, s. f. Coupe, incision ; césure.

La césure est une syllabe qui finit un mot, et qui commence un pied, dans les vers latins et dans les vers grecs. C’est un repos dans les vers français.

CÆSUS, a, um, part. pas. de cædo : Tui, taillé en pièces.

de vir. — Cœsâ cervice, Lorsque sa tête fut abattue (ch. 22). — Cœsorum multitude, Le nombre des morts ou de ceux qui périrent (ch. 56).

doctr. — Cœsœ sunt legiones, Lès légions furent taillées en pièces (3, 50). — Cœsus pro patriâ, Mort pour la patrie (5, 5).

ep, s. — Cœsus virgis, Battu de verges (ch. 193).

CÆTERÔ, adv. Au reste.

CÆTEROQUI, adv. et

CÆTEROQUIN, adv. D’ailleurs CÆTERÙM, adv. Au reste.

CÆTERUS, a, um, adj. Le reste, ce qui reste. — Au plur., Cœteri, Les autres.

doctr. — Inter codera, Entre autres choses (2, 10).

CAINUS, i, «. pr. m. Caïn, fils aîné d’Adam.

Jaloux de ce que les offrandes de son frère Abei étaient plus agréables à Dieu que les siennes, il le tua. {Hoir ep. s., ch. 8, 9 et 10.)

CAIUS, ii, s.pr. m. Caïus, prénom romain.

CALAMARIUS, a, um, adj. Propre à rece-voir des plumes à écrire.

CALAMISTRI, orum, s. m. pl. Ornements affectés.

CALAMISTRO, as, avi, atum, are, v. act. Friser, boucler ses cheveux.

CALAMISTRES, i, s. m. Fer à friser ; ai-guille de tête.

CALAMITA, æ, s. f. Grenouille.

CALAMITAS, atis, s. f. Calamité, malheur, infortune, ruine, désastre.

Ce mot vient de calamus, chaume, parcequ’un malheur, un désastre, c’est comme la grêle, la tem-pète, qui brise les tiges du blé.

de vir. — Calamitati esse, Être funeste (ch. 54).

ep. s. — Edoctus calamitate, Instruit par le malheur (ch. 179).

ph. — Tua calami tas non sentiret, pour: Tu calamitosus non sentires,Tu n’aurais pas le malheur, ou le chagrin, d’essuyer (1, 5).—In calamitatem meam, Pour mon malheur, ou Qui ont fait ensuite mon malheur (5, prol.).

CALAMITOSÈ, adv. Malheureusement, mi-sérablement.

CALAMITOSUS, a, um, adj. Malheureux, nuisible.

CALAMUS, i, 5. m. Roseau, flûte, chalu-meau, chaume, tuyau de blé ; plume à écrire.

ph. — Calamo ludere, S’amuser à écrire (4, 2).

CALATHUS, i, s. m. Panier, corbeille.

CALATINÜS, i, s. pr. m. Calatinüs, sur-nom romain.

AtiliusBulbus, connu par son surnom Calatinüs, fut deux fois consul; la première, l’an 245 av. J.-C., la seconde, dix ans après. 11 s’était un jour en-gagé témérairement dans un défilé avec son armée. 11 put en sortir, grace au dévouement de Calpur-nius, tribun militaire. (Voir Calpurnius et De Vir., ch. 52.)

CALCABILIS, m. f., e, n. Que l'on peut fouler.

CALCANEUM, i, s. n. et

CALCANEUS, i, s. m. Talon.

CALCAR, aris, s. n. Eperon ; ergot de coq ; aiguillon.

de vir. — Concilare calcaribus equum, Ex-citer un cheval à coups d’éperons, ou Donner de l’éperon à un cheval (ch. 9).

CALCARIA, æ, s. f. Four à chaux.

CALCARIUS, a, um, adj. Calcaire, qui contient de la chaux.

CALCARIUS, i, s. m. Chaufournier (qui fait de la chaux}.

CALCATIO, onis, s. f. Action de fouler aux pieds.

CALCATOR, oris, s. m. Qui foule la ven-dange.

CALCATUS, a, um, part. pas. de calco : Blanchi avec de la chaux; foulé aux pieds.

CALCE, dbl. de calx.

CALCEAMEN, inis, s. n. et

CALCEAMENTUM, i, s. n. Chaussure.

Les Hébreux ne portaient guère de chaussures qu'à la campagne. La matière en était de cuir, de lin, de jonc et de bois. — Les chaussures des Grecs s’atta-chaient sous la plante des pieds, au moyen de cour-roies. Elles se fesaient en cuir de diverses couleurs, en étoffe, quelquefois avec de l’écorce d’arbre. — Les Romains avaient trois principales espèces de chaussures : le calceus, assez semblable à nos sou-liers; les sandales, qui ne garantissaient que là plante des pieds; la chaussure des sénateurs, qui allait à mi-jambe, et qui, fendue sur le devant, était atta-chée avec un lacet, comme nos brodequins.

CALCEARIUS, ii, s. m. et

CALCEATOR, oris, s. m. Cordonnier.

CALCEO, as, avi, alum, arc, v. act. Chaus-ser.

CALCEOLUS, i, s. m. Soulier léger, es-carpin.

CALCEUS, i, s. m. Soulier, escarpin.

CALCIS, gén. de calx.                [pied.

CALCITRATUS, ûs, s. m. Ruade, coup de CALCITRO, as, avi, atum, are, v. n. Ruer, résister.

CALCITROSUS, a, um, adj. Qui rue, qui regimbe; mutin, récalcitrant.

CALCO, as. avi, atum, are, v. act. Patiner, fouler aux pieds.

CALCULuSUS, a, um, adj. Pierreux, plein de gravier.

CALCULUS, i, s. m. Petit caillou, petite pierre, calcul.

Ce mot calcul vient de l’habitude qu’avaient les Romains de se servir de petites pierres (rondes et plates) pour compter.

CALDARIUM, ii, s. n. Étuve, chaudière.

CALEFACIO, is, feci, factum, ere, v. act. Echauffer, irriter, émouvoir.

CALEFACTO, as, avi, atum, are, v. act. Chauffer souvent.

CALEFACTUS, a, um, part, pas. de ca-lefacio.

CALEFACTUS, ûs, s. m. Action de chauffer.

CALEFIO, is, factus sum, fieri, v. irrég. Se réchauffer, s’échauffer.

CALENA, æ, s. f. Gobelet, tasse.

CALENDÆ, arum, s. f. pl. Les Calendes, premier jour du mois romain.

Les calendes se comptaient en rétrogradant: ainsi, quand on disait le seizième jour des calendes d’août, cela voulait dire le seizième jour avant le mois d’août, c’est-à-dire, le 17 juillet. Les Grecs n’a-vaient pas de calendes: d’où est venu le proverbe : ״ Renvoyer aux calendes grèques ״ pour dire Ajour-ner indéfiniment. — (Hoir, pour les divisions du mois, le mot nonce.)                               “

CALEO, es, ui, ere, v. n. et

CALESCO, scis, ui, itum, scere, v. n. Être chaud, enflammé, avoir chaud; desirer avec passion.

' CALICULUS, i, 5. m. Petite tasse.

CALIDÈ, adv. Chaudement.

CALIDUS, a, um, adj. Chaud, brûlant, vif.

CALIGA, æ, s. f. Bottine (chaussure des soldats romains').

CALIGATIO, onis, 5. f. Obscurcissement de la vue.

i CALIGINOSUS, a, um, adj. Obscur, téné-breux.

CA LIG O, inis, «. f: Brouillard, obscurité, ténèbres.

de vir. — Caliginem dare, Produire du brouillard (ch. 41).

CALIGO, as, avi, atum, arc, v. n. Être sombre, avoir la vue trouble.

CALIGULA, æ, s. f. Petite bottine.

CALIX, icis, s. m. Gobelet, coupe, calice.

CALLEO, es, ui, ere, v. n. Avoir des du-rillons ; savoir à fond.

CALLESCO, scis, scere, v. n. Devenir dur ou calleux.

CALLICRATIDAS, æ, s. pr. m. Callicra-tidas, général lacédémonien.

Il commanda la flotte après Lysandre. Il perdit la vie dans un combat naval contre la flotte athé-nienne commandée par Conon, qu'il avait battu au-paravant. Callicratidas était un homme d’un carac-1ère ardent, mais d’une vertu sévère, (/7bir Suppl.)

CALLIDÈ, adv. Adroitement, finement.

CALLIDITAS, atis, s. f. Habileté, adresse.

CALLIDUS, a, um, adj. Rusé, fin, adroit, subtil.

CALLIOPE, es, s. pr. f. Calliope, l’une des neuf Muses.

Elle présidait à la poésie épique et à l’éloquence. On la représente le front ceint de lauriers, une trompette à la main.

CALLIS, is, s. m. Sentier, chemin frayé. CALLOSUS, a, um, adj. Calleux, endurci. CALLUM, i, s. n. et

CALLUS, i, s. m. Durillon, calus, callosité.

CALO, onis, s. m. Valet d’armée, goujat.

CALO, as, avi, atum, are, v. act. Assembler, convoquer.

CALOR, oris, s. m. Chaleur, ardeur ; em-portement.

CALORIFICUS, a, um, adj. Qui donne de la chaleur.

CALPAR, aris, s. n. Broc.

CALPE, is, s. pr. m. Calpé, haute mon-tagne d’Espagne, appelée aujourd’hui Gï-br altar.

Elle est en face d’Abyla, montagne d'Afrique. Ces deux montagnes s’appelaient les Colonnes d’Hercule.

CALPURNIUS, ii, s. pr. m. Calpurnius, nom de plusieurs Romains.

—j— (Flamma), tribun.

Il sauva l’armée romaine engagée dans un défilé, en Sicile, parle consul Atilius Calatinus, en fondant à propos sur les Carthaginois, à la tête seulement de quatre cents hommes. (Voir de vir., ch. 52.)

CALTHA, æ, s. f. Souci (plante à fleurs jaunes).

CALUMNIA, æ, s. f. Calomnie, imposture.

ph. —Eludere calumniam, Eviter la critique, les reproches (5, prol.). — Tenebrœ calumniœ, Sourdes et vagues calomnies (3, 9).

CALUMNIATOR, oris, s. m. Calomniateur. CALUMNIATRIX, icis, s. f. Calomniatrice. CALUMNIOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Calomnier, accuser faussement ; trouver à re-dire, chicaner.

CALVA, æ, s. f. Crâne.

CALVARIA, æ, s. f. Crâne ; casque ; lieu de sépulture.

CALVASTEP1, stri, s. m. A demi chauve.

CALVATUS, a, um, adj. Chauve. CALVEFIO, is, factus sum, eri, v. n. irrég.

Devenir chauve.

CALVEO, es, ere, v. n. Être chauve.

CALVESCO, scis, scere, v. n. Devenir chauve.

CALVITIES, ei, s. f. et

CALVITIUM, ii, s. n. Calvitie (manque de cheveux}.

CALVUS, a, um. adj. Chauve.

CALX, cis, s. m. et f. Chaux; fin; coup de pied, talon.

Ce mot, qui veut dire chaux, signifie aussi le bout, la fin. pareequ’une ligne blanche, marquée avec de la chaux, indiquait le bout de la carrière qu’il fallait parcourir.

app. — Dejicere calce, Faire tomber d’un coup de pied (ch. 4).

ph. — Calcibus, A coups de pied (1, 20). CALYBA, æ, s. f. Échoppe : tabagie.

CALYDONIUS, a, um, adj. Qui est de Ca-lydon, ville d’Etolie, dans la Grèce, à deux lieues de la mer.

CALYPSO, ûs, s. pr. f. Calypso, nymphe, fille d’Atlas, et de Téthys.

Elle régnait dans File d’Ogygie, où elle reçut Ulysse battu par la tempête, à son retour de Troie.

CALYX, ycis, s. m. Bouton de fleur.

CAMARA, æ, s. f. Voûte, arcade, berceau. CAMELARIUS, ii, s. m. Chamelier, qui a soin des chameaux.

CAMELINUS, a, um, adj. Qui concerne les chameaux.

CAMELOPARDALIS, is, s. f. Girafe CAMELUS, i, s. m. Chameau.

CAMENA, æ, s. f. Muse ; chant.

CAMERA, æ, s. f. Chambre.

CAMERARIUS, ii, s. m. Chambellan (offi-cier de la chambre).

CAMERATUS, a, um, part. pas. de ca-mero : Cambré, fait en arc.

CAMERO, as, avi, atum, are, v. act. Cam-brer, voûter.

CAMILLUS, i, s. pr. m. Camille (M. Fu-rius), célèbre dictateur romain.

Il termina le siège de Véies, qui durait depuis dix ans, triompha des Volsques et fit la guerre contre les Falisques, qui se rendirent à la république, tou-chés de la grandeur dame de Camille. (Voir de vir., ch. 21.) — Rappelé de l’exil auquel il s’était volontairement condamné, il chassa les Gaulois de l’Italie. Il vainquit de nouveau les Volsques, les Her· niques, les Latins, les Toscans, ainsi qus les Gaulois qui venaient de reparaître. Il les battit dans les plaines d’Albane, et délivra pour jamais les Romains de ces terribles ennemis. Camille mourut de la peste, l’an de Rome 589. On lui éleva une statue dans le Forum.

-----, surnom de Mercure.

C’est aussi de ce nom qu’on appelait les jeunes garçons qui avaient une fonction dans les sacrifices, comme nous avons aujourd’hui nos enfants de. chœur.

CAMINO, as, avi, atum, are, v. act. Bâtir en forme de four, de cheminée.

CAMINUS, i, j. m. Fournaise; cheminée^ âtre.


CAM1S1A, æ, «. f. el CAMISIUM, ii, s. n. Chemise. CAMPA, æ, s. f. Chenille.

CAMPANA, æ, s. f. Cloche.

CAMPANARIUS, ii, s. m. Fondeur de cloches.

CAMPANI, orum, s. pr. m. pl. Les Cam-paniens, habitants de la Campanie.

CAMPANIA, æ, s. pr. f. La Campanie, au-jourd’hui terre de Labour, était au S.-E. du Latium, au S. et à l’O. du Samnium, dont elle était séparée par des montagnes.

Ce pays était très fertile et très beau : ce qui le fit appeler le jardin de l’Italie. Sa principale montagne était le Vésuve. Bien qu’il fût considéré depuis long-temps comme un volcan éteint, il se fit une éruption affreuse, l'an 79 de J.-C., qui détruisit les villes d’Herculanum, de Pompeïa et de Stabia. — C’est aussi dans la Campanie que se trouvait le lac Aver-nus. (Foir ce mot.)

CAMPANILE, is, s. n. Clocher.

CAMPANUS, a, um, adj. Campanien, de la Campanie.

CAMPANUS, i, s. m. et

CAMPARIUS, ii, s. m. et

CAMPAS, æ, s. m. Messier (préposé à la garde des fruits de la terre : c'est notre garde-champêtre).

CAMPESTRIS, m. f., e, n. Champêtre, de la campagne.

de vir. — Exercitationes campestres, Exer-cices militaires (ch. 64).

CAMPUS, i, s. m. Champ, plaine, cam-pagne.

PH. — Per campum, A travers champs (1, 12).

CAMPUS MARTIUS, s. pr. m. Champ-de-Mars.

C’était une grande plaine située hors des murs de Rome. Elle était ainsi nommée à cause d’un temple qu’on y avait élevé au dieu Mars. Tarquin-le־Superbe y avait fait semer du blé; mais, après l’expulsion des rois, le peuple rentra en possession du Champ-de-Mars, qui fut consacré aux grandes réunions po-pulaires et à divers exercices. Dans les derniers temps de la république, on éleva autour du Champ-de-Mars de magnifiques bâtiments, et on l’orna de statues, de colounes, de portique■ et d’arcs de triomphe.

CAMURUS, a, um, adj. Recourbé.

CAMUS, i, s. m. Licou ; nasse (instrument en osier pour prendre du poisson).

CANALICOLÆ, arum, s. m. et f. pl. Pau-vres gens qui se tenaient, à Rome, le long d’un canal, au milieu de la place publique.

CANALIS, is, s. m. Canal, aqueduc, tuyau. CANCELLARIA, æ, s. f. Chancellerie. CANCELLARIUS, ii, s. m. Chancelier.

CANCELLATÎM, adv. En forme de bar-reaux croisés.

CANCELLATUS, a, um, part. pas. de can-cello: Grillé; biffé.

CANCELLI, orum, s. m. pl. Barreaux, treillis.

CANCELLO, as, avi, alum, are, v. act. Gril-1er, croiser; biffer, rayer.

CANCER, cri, s. m. Cancre, crabe; le Cancer ou Écrevisse (signe du zodiaque : le soleil y entre le 21 juin).

CANCER, eris, s. m. Cancer, chancre ; gangrène.

CANCERO, as, avi, atum, are, v. act. Ron-ger; s’ulcérer.

CANDEFACIO, is, feci, factum, cere, v. act. Blanchir, rendre blanc (à force d’em-braser).

CANDELA, æ, s. f. Chandelle. CANDELABRUM, i, s. n. Chandelier.

CANDENS, entis, part. prés, de candeo : Blanc, éclatant de blancheur ; embrasé.

CANDEO, es, ui, ere, v. n. et

CANDESCO, scis, scere, v. n. Être blanc , s’embraser.

CANDIDATES, a, um, adj. Vêtu de blanc ; aspirant, candidat.

Les candidats, c’est-à-dire ceux qui aspiraient à certaines dignités, étaient ainsi appelés parceque, le jour des élections, ils portaient une robe blanche.

CANDIDE, adv. Blanchement; avec can-deur, avec franchise.

CANDIDUS, a, um, adj. Blanc, net, clair ; ingénu, sincère, franc.

CANDOR, oris, s. m. Blancheur; candeur, franchise, sincérité.

ph. — Candore noto, Avec la franchise que je te connais, ou dont tu m’as déjà donné des preuves (5, prol.).

CANEO, es, ui, ere, v. n. et

CANESCO, scis, scere, v. n. Blanchir par les cheveux ; vieillir.

CANI, orum, s. m. pl. Cheveux blancs.

CANICULA, æ, s. f. Petite chienne ; la Canicule.

C’est le nom d’une étoile qui se lève avec le soleil, du 24 juillet au 25 août. On appèle aussi canicule le temps où l’on suppose que cette étoile domine.

CANICULARIS, m. f., e, n. Caniculaire.

CANINIUS, ii, s. pr. m. Caninius, Ro-main.

Il ne fut consul que le reste du dernier jour de décembre, à partir de une heure après midi. (Foir de vir.. ch. 62.)

CANINUS, a, um, adj. De chien.

CANIS, is, s. m. et f. Chien, chienne.

CANISTRUM, i, s. n. Corbeille, panier.

CANITIES, ei, s. f. Cheveux blancs.

CANIUS, ii, s. pr. m. Caniüs, chevalier ro-main.

C’était un homme d’un esprit agréable et cultivé. Π acheta, assez étourdiment, à Syracuse, d’un cer-tain Pythius, une maison, des jardins et des réser-voirs dont les poissons disparurent le même jour. (Foir doctr. mor. 5, 26.)

CANNA, æ, î. f. Canne (sorte de roseau} ; flûte, chalumeau.

CANNABIS, is, s. f. et

CANNABUM, i, s. n. Chanvre.

CANNÆ, arum, s. pr. f. 'pl. Cannes, petit bourg de l’Apulie, à peu de distance de l’em-bouchure de l’Aufidus (aujourd’hui Ofanto), le fleuve le plus considérable de cette province.

Les Romains, vaincus par Annibal, y perdirent plus de 50,000 hommes (216 ans av. J.-C.). Les ha-bitants montrent encore aujourd'hui le champ de bataille qu’ils nomment le champ du carnage.

CANNENSIS, m. f., e, n. De Cannes.

CANO, is, cecini, cantum, nere, v. ad. Chanter, décrire, raconter, louer, prédire.

de vir. — Receptui cancre, Faire sonner la retraite (ch. 36).

ep. gr. — Cancre versus insolitos sibi, Ré-citer des vers contre son usage (ch. 6).— Ora-cula cecinerant, L’oracle avait prédit (ch. 156)

ep. s. — Cancre tubd, Sonner de la trom-pette (ch. 95).

CANON, onis, s. m. Règle, mesure, tarif; catalogue.

CANONICUS, a, um, adj. Régulier, qui est suivant les canons.

CANONICUS, i, s. m. Chanoine.

CANOR, oris, s. m. Chant, harmonie.

CANORUS, a, um, adj. Harmonieux.

app. — Edere sonum canoræ voci similem, Produire un son semblable à une voix harmo-nieuse, c'est-à-dire. Produire un son harmo-nique (ch. 5).

CANTAMEN, inis, s. n. Enchantement.

CANTATOR, oris, s. m. Chantre, chanteur, maître à chanter.

CANTATRIX, icis, s. f. Chanteuse, musi-cienne, cantatrice.

CANTHARIS, idis, s. f. Cantharide (mouche venimeuse).

CANTHARUS, i, s. m. Bocal, vase; es-carbot.

CANTHERIUM, ii, s. n. Chariot.

CANTHERIUS, ii, s. m. Appui; échalas; chevalet.

CANTHUS, i, s. m. Coin de l’œil ; jante d’une roue.

CANTICUM, i, s. n. Chant, cantique, chanson.

ph. — Imponere canticum, Entonner un air, un chant (5, 7).

CANTILENA, æ, s. f. Chanson.

CANTIO, onis, s. f. Chanson; enchante-ment.

CANTO, as, avi, atum, are, v. ad. et n. Chanter, charmer, enchanter.

CANTOR, oris, s. m. Chanteur, musicien.

CANTRIX, icis, s. f. Chanteuse, musi-cienne.

CANTUS, ûs, s. m. Chant; enchantement; conjuration.

CANUS, a, um, adj. Blanc, ou blanchi de vieillesse ; vieux.

CANUSIUM, s. pr. n. Canuse, ville d’Apu-I lie, non loin de l’Aufidus (aujourd’hui Ofanto).

Elle fut, dit-on, fondée par Diomède. Elle servit i de refuge à l’armée romaine après la bataille de Cannes.

CAPACITAS, atis, s. f. Capacité, étendue.

CAPANÆUS, i, s. pr. m.. Capanée, capi-p taine grec, fils d’Hipponoüs et d’Astynomé.

Il fut un des sept chefs de la guerre contre The-11 bes, et fut tué au siège de cette ville. 11 se rendit célèbre par son orgueil et son impiété.

ן CAPAX, acis, m. f. n. Spacieux, vaste, I étendu, qui contient; habile.

CAPELLA, æ, s. f. Petite chèvre ; cha-pelle.

CAPER, pri, s. m. Bouc.

CAPERO, as, avi, atum, are, v. n. Se rider le front, se refrogner.

CAPESSO, is, ivi, itum, ere. v. ad. Prendre, se saisir, s’emparer.

ep. gr. — Capessere pugnam, Livrer, donner bataille (ch. 17).

CAPHAREUS, a, um, adj. Capharéen, de Capharée.

CAPHAREUS, i, s. pr. m. Capharée, mon-tagne et promontoire de l’île d’Eubée, au midi de la côte orientale.

C’est sur ce promontoire qu’un grand nombre de vaisseaux grecs vinrent se briser, attirés par un fanal que Nauplius, roi de l’île, y avait mis pendant la nuit, afin de venger la mort de son fils Palamède, tué par Ulysse. (Foir app., ch. 25.)

CAPILLAMENTUM, i, s. n. Chevelure, perruque.

CAPILLARIS, m. f., e, n. Capillaire, qui concerne les cheveux.

CAPILLATUS, a, um, adj. Chevelu.

CAPILLUS, i, s. m. Cheveu, chevelure.

de vir. — Conferre capillos, Apporter ses cheveux (ch. 47). — Capillum sibi comi jussit, Il se fit arranger les cheveux (ch. 64).

ep. s. — Erat capillo promisse et denso, 11 avait une chevelure longue et épaisse (ch. 135).

CAPIO, is, cepi, captum, ere, v. ad. Prendre, s’emparer, comprendre, contenir ; tirer, retirer.

de vir. — Eamdem sedem regiœ cepit, Choi-sit cet emplacement pour son palais (ch. 4). — Capere consilium, Prendre une résolution (ch. 22). — Ceperaljam ante Masinissam ad-miratio viri, Masinissa éprouvait depuis long-temps beaucoup d’admiration pour ce grand homme (ch. 40)..— Quàm quantum homines passent capere, Qu’il est possible d’en éprouver (ch. 44). —Ne quid detrimenti respublica car-perd, Que la république ne souffrît aucun dommage (ch. 48). — Capere locum pugnando, Occuper une place dans une bataille (ch. 62).

doctr. — Capere consilium, Prendre une ré-solution (2, 10). — Renevolentia capitur, On gagne la bienveillance, ou les bonnes graces (5, 35).

ep. gr. — Capere exercilum, Contenir une armée (ch. il). — Capere naves, Contenir des vaisseaux (cÆ. 21).—Capere dolorem, Ressentir du chagrin (ch. 80).

ep. s. — Capere consilium audax, Former une entreprise hardie (ch. 112). — Capere do-lorem, Ressentir de la douleur de (ch. 26 et 155). — Capere docuntenlum, Prendre une leçon, apprendre (ch. 168).

ph. — Capere aurem, Captiver l’attention (2, prol.). — Capere animos, S’emparer du cœur (2, 2). — Si celeriùs cepero, Si je le re-çois plus tôt (5, épil.). — Capior, Je suis cap-tivé, ou réjoui (4, prol.).— Frudum ve (non) copiant, Ou n’en retirent aucun fruit (4, 5).— Frudum capere, Retirer du profit (4, 16).

CAPISTERIUM, ii, s. n. Crible, tamis.

CAPSULA, æ, s. f. Petite boîte, cassette.

app. — Aperuit capsulam, Elle ouvrit la boîte (ch. 5).

CAPTATIO, onis, s. f. Action de prendre, ; de surprendre.

CAPTATOR, oris, s. m. Celui qui intrigue; 1 intrigant.

CAPTATRIX, icis, s. f. Celle qui intrigue; I intrigante.

CAPTATUS, a, um, part. pas. de capto.

CAPTIO, onis, s. f. Artifice, fourberie, pré-judice.

CAPTIOSÈ, adv. Captieusement, avec ruse, 1 avec malice.                              [rusé.

CAPTIOSUS, a, um, adj. Captieux, fourbe, CAPTIVITAS, atis, s. f. Captivité, empri-sonnement.                                    ;

! ep. gr.—Effugere captivitatem morte volun-tariâ, Echapper à la captivité par une mort volontaire (ch. 48).                          [sur. [

CAPTIVUS, a, um, adj. Prisonnier, pris de vir. — Captivus ager, Pays, ou Territoire conquis (ch. 29).

CAPTIVUS, i, s. m. Prisonnier.

de vir. — In nobilissimum quemque capti-vum sœvire, Sévir contre les prisonniers les plus importants (ch. 64).

doctr. — De captivis commutandis, Pour traiter d’un échange de prisonniers (3, 24).

CAPTO, as, avi, atum, are, v. act. Se con-cilier, capter, briguer, tâcher d’obtenir, saisir.

app. — Sublimia caplare, S’élever dans les hautes régions de l’air (ch. 29).

ep. s. —Caplare occasionem, Chercher l’oc-casion (c/j.103).

vu. — Risum captare levcm, Chercher à faire un peu rire (1, 28).

CAPTURA, æ, 5. f. Capture, proie, gain.

CAPTUS, a, um, part. pas. de capio : Pris, privé, épris.

app. — Captœ manibus ac pedibus, Privées de mains et de pieds (ch. 8). — Ante captam urbem, Avant la prise de la ville (ch. 25).

de vir. —A captis Coriolis, Parcequ’il avait pris Corioles (ch. 18).

doctr. — Captus ex insidiis, Pris ou Tombé dans une embuscade (3, 19). — Thebis captis, Après la prise de Thèbes (4, 9)

ep. gr. — Captus amœnitate fluminis, Séduit par la beauté du fleuve (ch. 140).

CAPTUS, ûs, s. m. Pincée, poignée ; intel-ligence.

doctr. — Pro œstimato captu, Selon la dose i présumée (2, 20).                              I

CAPUA, æ, s. pr. f. Capoue, capitale de la 1 Campanie, sur la rive gauche du Vulturne.

C’était la première ville de l’Italie après Rome. La fertilité du sol et la beauté du climat y firent af-fluer d’immenses richesses : aussi, était-elle fameuse par son luxe, par la mollesse de ses habitants et par la dissolution de leurs mœurs. — L'an 542 de la fondation de Rome, après la 2e guerre punique, lorsque les Romains se furent rendus maîtres de Capoue, ses sénateurs furent battus de verges, puis ' décapités, et l’an remplit la ville de laboureurs. — I La nouvelle Capoue est située à trois milles de l’an-cienne.                                                   |

CAPISTRO, as, avi, atum, are, v. act. Bri-der, museler.

CAPISTRUM, i, s. n. Licou, muselière.

CAPITALIS, m. f., e, n. Capital, mortel, criminel.

doctr. — Foret ei capitale, Il serait puni de mort (4, 5).

CAPITALITER, adv. Criminellement, mor-tellement.

CAPITELLUM, i, s. n. Chapiteau.

CAPITIS, gén. de caput.

CAP1TO, onis, 5. m. Qui a une grosse tête.

CAPITOLINUS, a, um, adj. Capitolin, du Capitole.

CAPITOLIU3I, ii, s.pr. n. Capitole, forte-resse et temple, bâtis à Rome sur le mont Tar-péien.

11 fut ainsi appelé du mot caput, tète, à cause d’une tête d’homme qu’on y trouva, lorsque Tar-quiu-le-Superbe en fi t creuser les fondemen ts.—Rien »’égalait la richesse et 1.1 magnificence du Capitole. —On y montait par un escalier de cent marches.

CAPITULARIA, orum, s. n. pl. Capitu-laires (recueil dé lais de Charlemagne).

CAPITULATIM, adv. Sommairement, en abrégé.

CAPITULUM, i, 5. n. Petite tête ; chapi-teau, chapitre.

CAPO, onis, s. m. Chapon.

CAPPADOCIA, æ, 5. pr. f. Cappadoce, con-trée de l’Asie-Mineure.

Après avoir fait partie de l’aneien empire de Ly-die, elle passa sous la domination de Cyrus, roi des Perses, puis d’Alexandre, qui en fit la conquête. Mithridate, qui s’en était postérieurement emparé, en fut chassé par les Romains.

CAPRA, æ, s. f. Chèvre. — Caprœ palus, Marais de la Chèvre, près de Rome.

Il fut appelé depuis Caprilia.

CAPRARIUS, a, um, adj. Qui concerne les ׳chèvres.

CAPRARIUS, ii, s. m. Chevrier.

CAPREA, æ, s. f. Chèvre sauvage; tendron avec lequel la vigne s’accroche. (Voir Suppl.)

CAPREOLUS, i, s. m. Chevreuil, chevreau; ;tendron de la vigne ; chèvre ( machine à lever les fardeaux).

CAPRICORNUS, i, s. pr. ni. Le Capricorne (dixième signe du zodiaque : le soleil y entre .au mois de décembre, au solstice d'hiver).

CAPRIFICUS, i, s. m. Figuier sauvage. CAPRIFOLIUM, ii, s. n. Chèvrefeuille. CAPRICE, is, s. n. Etable à chèvres.

CAPRIMULGUS, i, 5. m. Fresaie (oiseau .de nuit) ; lourdaud, rustre.

CAPRINUS, a, um, adj. De chèvre, de ibouc.

CAPSA, æ, s. f. Boite, cassette, coffre. CAPSARIUS, ii, s. m. Capsaire.

Les Grecs et les Romains donnaient ce nom aux ■gardiens des habits dans les bains publics. — On appelait encore capsaires certains domestiques qui accompagnaient les enfants, lorsqu’ils allaient aux écoles publiques (en classe), parcequ’ils portaient . leurs livres dans une boîte,, ou pupitre, appelée eapsa.

CAPVLUM. i, i. n. el

CAPULUS, i, 5. m. Garde d’une épée ; bière, cercueil.

CAPUS, i, s. m. Chapon.            [pitre.

CAPUT, itis, s. n. Tête, vie ; capitale ; cha-de vir, Contra caput ejus, Contre ses jours (ch. 28). — Qua? erat caput gentis, Qui était la capitale de ce pays (ch. 50).

ep. gr. — Capita loramentorum, Bouts de courroies (ch. 139). — Capite damnare, Con-damner à mort (ch. 26).

ep. s. — Imponere capiti diadema, Mettre la couronne sur sa tète (ch. 208).

·ph. — Credere capita, Confier son existence (1, 14). — Àd caput nostrum pertinet, Inté-resse notre existence (1, 29).— Tentare caput, Chercher une tête (3, 9). — Capite, La tête en avant (5, 7).

CAPYS, is, s. pr. m. Capys, prince troyen, et père d’Anchise.

CARANUS, i, s. pr. m. Caranüs, fondateur et premier roi de la monarchie macédonienne. (Voir Ep. gr. , ch. 88.)                   [vire.

CARBASA, orum, s. n. pl. Voiles de na-CARBASUS, i, s. m. Lin très fin.

CARBO, onis, s. pr. m. Carbon, surnom d’une branche de la famille romaine Papiria.

Elle a produit plusieurs hommes célèbres. — Ce-lui dont il est parlé au 59e chap, du De vir. avait été trois fois consul, et enfin proconsul dans les Gaules. Général, il occupait la Sicile, lorsque Pom-1 pée, dans l'intérêt de Sylla, s’empara de lui et le condamna à périr.

CARBO, onis, 5. m. Charbon.

ph. — Invenire carbonem pro thesauro, ' Trouver du charbon au lieu d’un trésor, ex-pression proverbiale qui signifie ; Trouver un objet de peu de valeur (5, 6).

' CARBONARIA, æ, s. f. Mine de charbon.

CARBONARIUS, a, um, adj. De charbon.

CARBONARIUS, ii, 5. m. Charbonnier.

CARBONESCO, scis, scere, v. n. Devenir . en charbon.

CARBUNCULUS, i, s. m. Petit charbon ; ; escarboucle (rubis d’un rouge foncé et très brillant).

' CARCER, eris, 5. m. Prison.

n de vir. — In ipsâ ad carcerem viâ, Même quand on le conduisait en prison (ch. 61).

I CARCERES, um, s. m.pl. Barrières placées dans les anciens cirques.

, C’est de là que s’élancaient les chars et les che-vaux.

! CARDAMUM, i, 5. n. Cresson alénois (cul-livé).

, CARDIACUS, a, um, adj. Qui fortifie l’es-, lomac.

! CARDINALIS, m. f., e, n. Qui concerne les 1 gonds, les pivots; cardinal.

1 CARDO, inis, 5. m. Gond, pivot; climat.

CARDUELIS, is, s. f. Chardonneret.

CARDUETUM, i, s. n. Lieu plein de char-; dons ; plant d’artichauts.

CARDUUS, i, 5. m. Chardon.

CARÈ, adv. Chèrement.

CARECTUM, i, s. n Voyez Carex.

CAREO, es, ui, itum, ere, v. n. Manquer, se passer de.

doctr. — Non posse carere, Ne pouvoir pas se passer de (3, 27).

ph. — Carere effectu, Ne produire aucun ré-sultat utile (1, 19). — Carere somno, Se priver de sommeil (4, 16).

CAREX, icis, 5. m. Glaïeul (plante aqua-tique dont les feuilles sont longues, étroites et pointues comme une épée).

CARIA, æ, s. pr. f. La Carie, province de l’Asie-Mineure.

On la nommait primitivement Phénicie, parce-qu’une colonie de Phéniciens s’y était établie.

CARIES, ei, s. f. Carie, vermoulure.

CARINA, æ, s. f. Carène (quille et flanc) de vaisseau; navire; pleureuse aux lunérailles.

CARINO, as, avi, atum, are, v. act. Faire en forme de carène

CARINOR, aris, atus sum, ari, v. dép. In-vectiver.

CARIOSUS, a, um, adj. Carié, gâté, pourri.

CARITAS, atis, s. f. Cherté, prix excessif; charité, amour, amitié.

doctr. — Complecti omnes caritates, Corn-prendre ou Réunir toutes les affections (5, 13).

ph. — Partiri caritatem, Partager sa ten-dresse (5, 7).

CARMEN, inis, 5. n. Vers, poésie, chant,, poème.

Le nom de carmen s’appliquait autrefois à tout ouvrage, même en prose, composé d’expressions consacrées, et dont il était défendu de rien changer. Les lois des douze tables (noir tabula) s’appelaient carmen.

CARMINO, as, avi, atum, are, v. act. Car-der la laine.

CARNARIUM, ii, s. n. Croc à suspendre de la viande ; gardemanger.

CARNARIUS, ii, s. m. Boucher.

CARNE, abl. de caro.

CARNIFEX, icis, s. m. Bourreau.

CARNIFICINA, æ, s. f. Place patibulaire s barbarie.

CARNIFICO, as, avi, atum, are, v. act. Dé־, chirer, mettre en pièces.

CARNIS, gén. de caro.

CARNIVORES, a, um, adj. Carnivore.

CARNOSUS, a, um, adj. et CARNULENTUS, a, um, adj. Charnu.

CARO, onis, s. f. Chair.

ep. s. — Caro suilla, Viande de porc-(ch. 191).

ph. — Ferre carnem, Porter un morceau de-viande /l, 4).

CAROLUS, i, s. pr. m. Charles, nom d’homme.

CARPENTARIUS, a, um, adj. Qui con-cerne un carrosse.

CARPENTUM, i, λ. n. Carrosse, chariot» char (à Vusage des femmes de distinction).

CARPINUS, i, s. f. Charme (arbre).

CARPO, is, psi, ptum, ere, v. act. Prendre» cueillir : blâmer, mépriser; harceler-

ph. — Carpens oscula, Recevant leurs ca-resses [3, 7).

CARPTÎM, adv. En cueillant çà et là. CARPTOR, oris, s. m. Censeur, critique. CARPUS, i, s. m. Poignet; celui qui coupe les viandes.

CARRUCA, æ, 4. f. Carrosse. CARRUCARIUS, ii, s. m. Cocher. CARRUS, i, f. m. Char, chariot.

CARTHAGINIENSIS, m. f., e, n. Car-thaginois. (Fotr Punicus, a, um.)

CARTHAGINIENSES, ium, s. pr. m. pl. Les Carthaginois.

Habitant la ville la plus puissante et la mieux si-tuée de l’Afrique occidentale, ils conçurent de bonne heure le projet d’étendre leur domination, même sur les pays de l’Europe. Les Romains furent les ennemis les plus terribles qu’ils eurent à combattre. Trois fois on recommença la guerre, et, chaque fois, les Romains triomphèrent des Carthaginois. La 2e guerre punique dura 17 ans, et la 5e, qui dura 4 ans, se termina par l’entière destruction de Car-thage même. Dès lors, les Carthaginois ne furent plus que des sujets des Romains, et leur territoire fut réduit en province romaine.

CARTHAGO, inis, s. pr. f. Carthage, ville d’Afrique, en Libye, fondée par Didon.

Devenue riche et puissante par son commerce, elle fut longtemps la rivale de Rome. Enfin, Scipion Emilienla détruisit, l’an de Rome 607 et 146 av. J.-C , après trois ans de siège.—On ne trouve aujourd’hui, sur !’emplacement qu’elle occupait, que quelques citernes et les vestiges d’un aqueduc.

Ses ruines sont au N. de Tunis. —Carthage fut la patrie d'Annibal, ainsi que de Térence, poète co-inique.

-----Nova, Carthagène, ancienne capitale de l’Espagne ultérieure.

Elle fait aujourd’hui partie de la Murcie, province du midi de l’Espagne. L’avanlage de sa situation, la commodité de son port, le plus sûr de l’Espagne, et de riches mines d’argent rendaient cette ville con-sidérable.

CARTILAGINEUS, a, um, adj. et CARTILAGINOSUS, a, um, adj. Cartilagi-neux.

CARTILAGO, inis, s. f. Cartilage {croquant qui te trouve à l'extrémité des os}.

CARUNCULA, æ, s. f. Caroncule {petites chairs glanduleuses qu'on trouve en plusieurs parties du corps}.

CARUS, a, um, adj. Cher, chéri, précieux.

de vir. — Carus militi, Cher à ses soldats {ch. 24).

CARYOPHYLLUM, i, s. n. Giroflier ; clou de girofle.

CARYOTA, æ, s. f. Datte {fruit du pal-mier}.

CASA, æ, s. f. Chaumière, cabane.

CASEUS, i, s. m. Fromage.

CASTA, æ, s. f. Cannelle [seconde écorce du cannelier, arbre aromatique des Indes}.

CASILINATES, um, s. pr. m. pl. Habitants de Casilindm.

CASILINUM, s. pr. n. Casilinum, ville dé-truite.

Elle était située dans la Campanie, au N. de Ca-poue, avec un pont sur le Vulturne. Elle est célèbre par la longue résistance qu’elle opposa à Annibal. Elle eut à souffrir une famine· si cruelle, qu’on y


vendait un rat 200 deniers. [Voir dm vir., ch. 58.) CASSANDRA, æ, s. pr. f. Cassandrk, fille

de Priam, roi de Troie, et d’Hécube.

Ayant reçu d’Apollon le don de prophétie, elle prédit la ruine de Troie; mais on la crut folle, et on l’enferma. Dans le partage du butin, elle échut à Agamemnon qui l’emmena en Grèce.

CASSIDA, æ, s. f. Casque.

CASSIDILIS, is, s. f. Sac, gibecière, poche.

CASSIS, is, s. f. Rets, toile de chasseur.

CASSIS, idis, s. f. Casque.

CASSIUS, ii, s. pr. m. Cassiüs, nom déplu-sieurs Romains.

. . un des meurtriers de César.

11 suivit Crassus chez les Parthes en qualité de questeur. — Beau-frère de Brutus, dont il avait épousé la sœur, il forma avec lui le projet de tuer César. Quand ce meurtreeut été exécuté, Cassius eut pour sa part le gouvernement de l’Afrique. Vaincu à Philippes par Antoine et Octave, il ne voulut pas survivre à l’indépendance romaine, et se fit tuer par un de ses affranchis. Brutus Ini fit faire des obsèques magnifiques.

CASSUS, a, um, adj. Vide, creux, inutile, frivole; privé.

CASTALIDES, um, s. f. pl. Les Muses.

CASTALIUS, a, um, adj. De Castalie.

La fontaine de Castalie coulait entre les deux principaux sommets du mont Parnasse.

CASTANEA, æ, s. f. Châtaignier; châtaigne. CASTANETUM, i, s. n. Châtaigneraie {lieu planté de châtaigniers}.

CASTE, adv. Chastement

CASTELLATÏM, adv. Par pelotons, par corps.

CASTELLUM, i, s. n. Forteresse, fort, châ-teau fort.

CASTIGABILIS, m. f., e, n. Punissable.

CASTIGATE, adv., Correctement, d’une manière châtiée.

CASTIGATIO, onis, s. f. Châtiment, re-proche, punition.

CASTIGATOR, oris, s. m. Qui châtie, qui corrige.

CASTIGATORIUS, a, um, adj. Qui sert à châtier.

CASTIGATUS, a, um, part. pas. de castigo.

de vir. — Castigatum verberibus, Après lui avoir fait donner le fouet {ch. 59).

CASTIGO, as, avi, atum, are, v. act. Châtier, punir, corriger, réprimander.

CASTIMONIA, æ, s. f. et

CASTITAS, atis, s. f. Chasteté. (F. Suppl.) CASTOR, oris, s. m. Castor {quadrupède amphibie}.

CASTOR, s. pr. m. Castor, fils de Léda, frère de Pollux, d’Hélène et de Clytemnestre.

Pollux, fils de Jupiter, et conséquemment immor-tel. partagea cette immortalité avec son frère Castor, de sorte qu’ils vivaient et mouraient alternative-meut, et que l’un était sur la terre, tandisque l’autre était dans les enfers. Jupiter les transporta ensuite au ciel, et les changea en une constellation qu’on appèle les Gémeaux. [Voir app. , ch. 17.)

I~ . ״  .      ...

CASTRAMETOR, aris, alus sum, ari, v. dép. Disposer un camp, camper.

CASTRATIO, onis, s. f. Action d’émonder.

CASTRENSIS, m. f., e, n. Qui concerne le camp.

CASTRO, as, avi, atum, are, v. act. Émon-der (ôter les branches superflues').

CASTRUM, i, s. n.Fort, forteresse; auplur. Camp, retranchement.

Le camp des Grecs était ordinairement de forme circulaire; mais il variait selon la nature du terrain. Celui des Romains était de forme carrée : vers la fin de la république, ils en eurent de forme ronde ou ovale, et même triangulaire. Les uns et les autres en-touraient le camp d’un large fossé; ils le fortifiaient ensuite avec la terre provenant du fossé, et le défen-daient avec des pieux aigus. Lorsqu’une armée était en marche, bien qu’elle n’eût qu’une seule nuit à passer dans un endroit, elle y construisait un camp. De là viènent les expressions Primis castris, secundis castris, pour dire Au premier jour de marche, au deuxième, etc.

Le camp naval était celui que les Grecs et les Romains établissaient sur le rivage de la mer lors-que la flotte éta.it à la rade, pour y faire reposer les troupes.—La forme de ce camp était demi-circu-laire.

de vir. — Castraponere, ou metari, Établir un camp (ch. 18 et 40).

ep. gr. — Castra castris conferre, Placer son camp en face d’un autre (ch. 9 et 167).

ep. s. Castra ponere, Camper (ch. 85, 111 et 196). — Conferre castra castris, Placer son camp en face de celui de l’ennemi (ch. 99). — Metari castra, Etablir un camp (ch. 116).

CASTUS. a, um, adj. Chaste, pur, irrépro-chable.

CASTUS, ûs, s. m. Cérémonie religieuse.

CASULA, æ, s. f. Maisonnette; chasuble (ornement de prêtre).

CASUS, ûs, s. m. Chute, accident, malheur, hazard.

app.—Si casu extingueretur, S’il s’éteignait par hazard (ch. 2).

de vir. — Perindè atque casu, Comme par accident (ch. 9). — Casu accidit, Il arriva par hazard (ch. 44). — Casum ferre, Supporter un malheur (ch. 45).

ep. s. — Quo casu, Par quel hazard (ch. 62)?

pr. — In casu gravi, Dans l’adversité, ou Quand un grand malheur leur arrive (1, 20). — Flere suos casus, Pleurer son malheur (2, 7). — Quos casu obvias vidit, Qu’il ren-contra par hazard sur son chemin (4, 17). — Peccare casu, Faire ou Commettre une faute par hazard, c’est-à-dire, une faute involon-taire (5, 5).

CATALOGUS, i, s. m. Catalogue, liste.

CATAPHRACTUS, a, um, adj. Armé de toutes pièces, de pied en cap.

CATAPLASMA, atis, s. n. Cataplasme (emplâtre).

CATAPULTA, æ, s. f. Catapulte (machine pour lancer des pierres, des javelots).

On la plaçait sur l'étage le plus élevé des tours mobiles ou ambulantes.


CATAPULTARIUS, ii, s. m. Qui servait la catapulte ; arbalétrier.

CATARACTA, æ, s. f. et

CATARACTES, æ, s. f. Cataracte (chute d'eau avec grand bruit).

CATARRHUS, i, s. m. Catarrhe, gros rhume.

CATASCOPIUM, ii, s. .n. Brigantin (petit vaisseau à voiles et à rames).

CATASCOPUS, i, s. m. Espion.

CATÈ, adv. Adroitement, avec art.

CATECHESIS, is, s. f. et CATECHISMUS, i, s. m. Catéchisme. CATELLA, æ, s. f. Petite chienne. CATELLUS, i, s. m. Petit chien.

CATENA, æ, $. f. Chaîne; au plur. Fers, menottes.

ph. — Collum detritum a catend, Cou pelé par le frottement de la chaîne (3, 6).

CATENO, as, avi, atum, are, v. act. En-chaîner.

CATERVA, æ, s. f. Foule, multitude, bande, troupe.

CATERVATÏM, adv. En foule.

CATHEDRA, æ, $. f. Chaise, fauteuil, toi-lette (meuble), siège, chaire (à prêcher).

ph. —In cathedrâ matris, Sur la toilette de leur mère (5, 7).

CATHOLICUS, a, um, adj. Catholique, universel.

CATILINA, æ, s. pr. m. Catilina (L. Ser-gius), Romain.

Issu d’une des plus illustres familles de la répu-blique,il eut de grands talents et des vices plus grands encore. Il brigua les premières dignités de l’Etat, et fut tour-à-tour questeur, général et préteur, en même temps qu’il s’abandonnait à toutes ses passions. Criblé de dettes, il s’associa avec quelques patriciens, ses compagnons de débauche, pour égorger le sénat, piller le trésor et mettre le feu aux quatre coins de Rome. Heureusement Cicéron était consul et veillait au salut de la ville. La conspiration découverte se changea en révolte. Tandisque Catilina allait se mettre à la tête de l’armée des Gaules, pour revenir sur Rome, ses complices étaient mis à mort par ordre du sénat. Catilina, attaqué au dehors, com-battit avec le plus grand courage, et mourut couvert de blessures, l’an 65 av. J.-C.

CATILLUS, i, s. m. Petit bassin, petit plat.

CATINA, æ, s. pr. f. Catane, ville de Sicile. Fondée en 755, elle devint bientôt une desprinci-pales villes de la Sicile par sa puissance, l’étendue de son commerce et la magnificence de ses bâtiments. Les Romains l’ayant soumise ainsi que le reste de la Sicile, lui donnèrent le nom de colonie romaine. · Les vins de Catane étaient extrêmement recherchés. Malheureusement pour cette ville, les fréquentes éruptions de l’Etna y causèrent souvent de grands désastres.

CATINIENSES, ium, s. pr. m. pl. Les ha-bitants de Catane.

CATINUS, i, $. m. Petit bassin, petit plat-

CATO, onis, s. pr. m. Caton (Marcus-Por-dus), surnommé tantôt V Ancien, tantôt le Cen-seur, naquit à Tusculum (Italie), l’an 234 av. J.-C.

Sénateur, consul et général romain, il fut en outre revêtu de ta charge de censeur qui était re-

gardée comme la plus honorable : il l’exerça avec une inflexible sévérité. Ce grand homme mourut à l’âge de 85 ans. — Les Romains lui érigèrent une statue avec cette inscription : ״ A Caton qui a re-MÉDIÉ A LA CORRUPTION DES MOEURS. «

-----à’U tique, petit-neveu du précédent.

11 embrassa la cause de Pompée contre César, et se tua après la bataille de Pharsale, dans la ville d’U-tique, dont il a pris son surnom. (Foir de vir., 'ch. 61.)

ph. — Lector Cato, Lecteur sévère (4, 7).

CATULUS, i, s. pr. m. Catülus, surnom de Quintus Luctatiüs, consul.

C’était un homme distingué par son savoir, par sa vertu et plus encore par une merveilleuse dou-ceur, accompagnée de beaucoup de valeur et de talent pour la guerre. Aussi fut-il consul jusqu’à cinq fois. Il l'était avec Marius, lors de l’irruption des Cimbres, et partagea avec lui la gloire de la dé-faite de ces barbares, l’an 652 de la fondation de Rome, entre Aix et Saint-Maximin, département des Bouches-du-Rhône. — Il n’y avait rien de plus dé-licieux que d’entendre parler Catulus. Son langage était si pur, qu'il semblait qu’il n’y eût que lui qui sût parler latin. Il écrivit l’histoire de son consulat. {Fair De vir., ch. 59.)

CATULUS, i, $. m. Petit chien, ou Petit d’un tout autre animal.

ph. — Ducere catulos, Emmener ses petits (1, 18).

CATUS, a, um, adj. Avisé, adroit, rusé, cir-conspect.

CAUCASUS, i, s. pr. m. Le Caucase, célèbre chaîne de montagnes d’Asie, qui s’étend entre la mer Caspienne et le Pont-Euxin.

Ces montagnes sont d’une hauteur prodigieuse: leur cime est perpétuellement couverte de neige. C’est, selon la mythologie, au sommet du Caucase que Prométhée fut enchaîné par ordre de Jupiter, et déchiré par un aigle. {Foir app., ch. 5.)

CAUDA, æ, s. f. Queue.

app. — Desinere in caudam piscium, Se ter-miner en queue de poisson {ch. 10).

de vir. — Caudam totam abrumpere, Arra-cher toute la queue en une seule fois {ch. 58).

ep. s. —Et... caudâ sud hero adulabatur, Et caressait son maître en remuant la queue {ch. 165).

CAUDEX, icis, s. m. Tronc d’arbre, souche ; fagot.

CAUDEX, icis, s. pr. m. Caudex, surnom d’Appius Claudius, consul en 264 av. J.-C. {Voir Claudius.)

CAUDINUS, a, um, adj. Fait d’un tronc d’arbre ; qui concerne les gorges Caudines. {Voir Furcula.)

CAULÆ, arum, s. f. pl. Bergerie, bercail. CAULICATUS, a, um, adj. Qui a une tige. CAULIS, is, s. m. Tuyau des plantes ; chou. CAUPO, onis s. m. Cabaretier, hôtellier.

CAUPONA, æ, s. f. Cabaret, hôtellerie, profession d’aubergiste.

CAUPONOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Spéculer sur, trafiquer.

CAURUS, i, s. m. Vent du nord-ouest.

CAUSA, æ, s. f. Cause, sujet, prétexte, oc-casion, procès. — Meâ causâ, A cause de moi. ־— Tuâ causd. A cause de toi. {Passim).

app. — Quam ob causam., C’est pour cela que {ch. 7). — Causâ uberioris colloquii, Sous pré-texte d’un plus long entretien {ch. 25).

de vir. — Causam belli quœrere, Chercher un prétexte pour faire la guerre {ch. 36). — Causamque attulit, Et fut cause {ch. 42). — Àgere causam, Plaider une affaire {ch. 43). — Causamque afferebat, Et donnait pour motif {ch. 48). — Causam agere, Plaider sa cause {ch. 52).—Senatûs causam suscepil, Il prit la dé-fense (ou les intérêts) du sénat {ch. 54).— Cau-sam prœbere, Donner lieu {ch. 59).

doctr. — Causâ deliberandi, Pour réfléchir (1, 5). — De duobus causis, Pour deux motifs (3, 23). — Causâ amici, Dans l’intérêt d’un ami, ou A cause de votre amitié (3, 48). — Causâ urbis custodiendœ, Pour garder la ville (β, 5).

ep. gr. — Populi causam agere, Défendre les intérêts du peuple {ch. 184).

ep. s. — Exposuit causam itineris suscepti, Fit connaître le motif de son voyage, ou du voyage qu’il venait d’entreprendre {ch. 24). — Eâ de causâ, Pour ce motif {ch. 189).

PH. — Inferre causam jurgii, Chercher dis-pute (1, 1). — Fictis causis, Pour des motifs mensongers, ou Sous un faux prétexte (1, 1). — Causâ meâ, Dans mon intérêt (1, 21). — Causa quœslionis, Le sens d’une question (3, 12). — Non causa est, Ce n’est pas un mo-tif suffisant pour que (3, prol.).—Causam dare, Donner lieu de, ou Porter à (4, prol.).

CAUSATUS, a, um, part. pas. de causor.

de vir. — Causatus se jam non esse senato-rem, Alléguant qu’il n’était plus sénateur {ch. 33).

CAUSIDICUS, i, s. m. Avocat plaidant.

CAUSOR, aris, atus sum. ari, v. dép. Dire, prétexter, alléguer une raison ; plaider, ac-cuser.

CAUSTICUS, a, um, adj. Caustique, mor-dant.

CAUTE, adv. Avec précaution, avec adresse. CAUTELA, æ, s. f. Précaution, prévoyance. CAUTES, is, s. f. Rocher, roc, caillou app. — E cautibus ignés efferre, Allumer des feux sur (es rochers {ch. 25).

CAUTÎM, adv.Avec précaution, avec adresse.

CAUTIO, onis, s. f. Précaution, prévoyance; caution, garantie.

CAUTOR, oris, s. m. Qui use de pré-voyance, qui est sur ses gardes.

CAUTUM, sup. de caveo.

CAUTUS, a, um, adj. Prudent, avisé, rusé.

CAVAMEN, inis, s. n. Cavité, creux. CAVATICA, æ, s. f. Limaçon, escargot. CAVATIO, onis, s. f. Cavité, creux. CAVATOR, oris, s. m. Qui creuse.

CAVEA, æ, s. f. Caverne, lieu souterrain, antre, tanière; cage.

CAVEO, es, cavi, cautum, ere, v. act. Pren-dre garde, se garder, éviter, se précautionner contre.

de vir. — Cavendum judicare, Penser qu’il faut faire en sorte {ch. 43). — Ut caveat ne I prœlium ineat, De se garder de combattre {ch. 45). — Monuit ut sibi caveret, Le prévint de prendre garde à lui {ch. 54).

doctr. — Cavendum est, Nous devons prendre garde (2, 18). — Cautum erat, On avait or-donné (5,44). — Cavere aecreto, Décréter (4, 5).

ep. s. — Cave ne, Gardez-vous de {ch. 108 et 151).

CAVERNA, æ, s. f. Antre, caverne, creux, trou.

ph. —Feles nacta caver nam, La chatte ayant trouvé un trou (2, 4).

CAVERNOSUS, a, um, adj. Caverneux, de caverne.

CAVILLATIO, onis, s. f. Plaisanterie, rail-lerie, chicane.

CAVILLATOR, oris, s. m. Bouffon, railleur.

CAVILLATUS, ûs, s. m. Plaisanterie.

CAVILLOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Railler, plaisanter.

CAVO, as, avi, atum, are, v. act. Creuser, faire un trou.

CAVUM, i, s. n. et

CAVUS, i, s. m. Trou, enfoncement.

ph. — Tulo cavo, En sûreté dans son trou (2, 4).

CAVUS, a, um, adj. Creux, profond.

ph. — Cavo ramo, Dans le creux d’une branche (5, 14).

CEA, æ, s. pr. f. CÊA, aujourd’hui Zia.

C’est une des Cyclades, au S.-E. du promontoire Sunium (cap Colonne), en Attique, dont elle est éloignée d’environ 5 myriamètres. Elle avait d’ex-cellents pâturages, qui nourrissaient de nombreux bestiaux.—Ce fut la patrie de Simonide, poète es-timé.

CECIDI, parf. de cado et de cædo.

CECINI, parf. de cano.

CECROPS, opis, s. pr. m. Cécrops, pre-mier roi d’Athènes.

Il voulut que, au lieu de victimes sanglantes, son peuple n'offrît aux dieux que des fruits, des par-fums et des fleurs.

CEDO, is, cessi, cessum, dere, v. ad. Céder; arriver; réussir; quitter, se retirer ; passer.

app. — Omnia Thebanis secunda cesserunt, Tout réussit auxThébains {ch. 21).

de vir. — Tôt precibus cessit Papirius, Pa-pirius se rendit à tant de sollicitations {ch. 26). — Si cessisset tibi parum propositum ex sen-tentid, Si, contre toute attente, tu ne réussissais pas dans ton entreprise {ch. 65).

doctr. — Cedere in prœdam, Devenir la proie des ennemis (4, 4).

ep. gr. — Sin aliter res cesserit, S’il en est autrement (cà. 19).

ep. s. — Omnia cedebant ei féliciter, Tout lui réussissait {ch. 178).

ph. — Cedere loco, S'en aller (1, 18). , CEDO,pour cedito, impèr. Donne-moi, livre-moi.

CEDRUS, i, s. f. Cèdre {bel arbre à bois odoriférant et incorruptible).

CELATÈ, adv. et

CELATIM, adv. En secret.

CELATUS, a, um, part. pas. de celo : Ca~ ché, dissimulé.

CELEBER, ris, re, adj. Célèbre, nombreux.

ph. — Nuptiœ célébrés, Des noces magnifi-ques^l, 6).

CELEBRANDUS, a, um, part. fut. pas. de celebro : Pïÿne d'être loué; qui doit être cé-lébré.

CELEBRATUS, a, um, part. pas. de cele-bro : Glorieux; fréquenté.

de vir. — Celebration is dies fuit, Ce jour fut plus glorieux {ch. 40).

CELEBRE, adv. Avec éclat.

CELEBRIS, voir celeber.

CELEBRITAS, atis, s. f. Célébrité, estime, renommée, solennité, affluence, concours.

CELEBRITER, adv. Avec éclat.

CELEBRO, as, avi, atum, are, v. act. Célé-brer, solenniser; louer, vanter ; fréquenter.

ep. s. — Celebrare convivium, Donner un grand repas {ch. 105).

CELER, ris, re, adj. Vif, léger, prompt, agile, précipité.

CELERÈ, adv. Vite.

CELERIS, voir celer.

CELERITAS, atis, s. f. Célérité, prompli-tude, vitesse, diligence, légèreté.

VH. — Celeritas pennœ (pour pennarum), Ra-pidité du vol (1, 50).

CELERITER, adv. Vite, promptement.

CELERITUDO, inis, i. f. Célérité, prompli-tude, vitesse, diligence, légèreté.

CELERIUSCULÈ, adv. Un peu trop vite.

CELERO, as, avi, atum, are, v. n. Se hâter, faire diligence.

CELLA, æ, s. f. Cellule, chambre, cabane ; cellier.

CELLARIA, æ, s. f. Femme de chambre.

CELLARIS, m. f., e, n. Qui concerne le ceflier.

CELLARIUM, ii, s. n. Gardemanger.

CELLARIUS, ii, s. m. Qui a soin de la dé-pense; maître-d’hôtel.

CELO, as, avi, atum, are, v. ad. Cacher, céler, taire.

ph. — Celare annos, Dissimuler son âge (2, 2).

CELSITAS, atis, s. f. et

CELSITUDO, inis, s. f. Élévation, gran-deur, sublimité.

CELSUS, a, um, adj. Grand, élevé, sublime.

ph. — Celsâ residens arbore, Perché au haut d’un arbre (1, 15). — Celsâ cervice eminet, Marche fièrement la tête levée (2, 7).

CELTIBERI, orum, s. pr. m. Celtibères ou Celtibériens, peuple le plus puissant de l’inté-rieur de l’Espagne.

Ils descendaient des vieux Celtes, habitants des Gaules. Leur capitale était Segobriga, Ségorbe.

CELTIS, is, s. m. Burin, ciseau de sculpteur.

CENOTAPHIUM, ii, s. n. Cénotaphe {torn-beau vide).

CENSA, orum, s. n. pl. Estimation des biens; revenus.

CENSEO, es, ui, um. et itum, ere, v. ad. et n. Etre d’avis, ordonner ; faire le recense-ment.

app. — Censebantur inter maris numina,

CEN
CER

On comptait parmi les divinités de la mer (ch. 10).

• de vir. — Hoc censeo, Mon opinion est (ch. 45). — Faciam quod censet senatus, Je ferai ce que le sénat demande (ch. 46).

GENSITOR, oris, f. m. Estimateur, priseur.

CENSOR, oris, s. m. Censeur.

Nom de deux magistrats romains dont les attribu-lions principales étaient de faire le cens, ou dénom-brement des citoyens, et de surveiller les mœurs publiques. Ils pouvaient infliger des notes de fiétrissure, ôter son cheval à un chevalier, exclure un sénateur du sénat, retirer les droits et les privilèges de citoyen romain. Ils étaient en outre chargés d'entretenir le pavé des rues, les voies publiques, les ponts, les aqueducs, etc. Les censeurs étaient choisis parmi les personnages consulaires : l’un d’eux était patricien; l’autre appartenait à la classe plébéienne. —Ils furent d’abord nommés pour cinq ans; mais, en 528 de Rome, ce temps fut réduit à un an et demi. — Ils ne pouvaient pas être réélus.

ph. — Censorem esse, Critiquer, ou Trouver à redire (4, 10).

CENSORIUS, a, um, adj. Qui concerne la censure ; de censeur.

CENSURA, æ, s. f. Censure (dignité}.

CENSUS, ûs, s. m. Dénombrement, cens, revenus, estimation des biens.

Les Romains donnaient le nom de census à une revue solennelle de la population de la ville et des biens de chaque citoyen. Cette revue avait lieu, tous les cinq ans, dans le Champ-de-Mars.

CENTAURUS, i, s. m. Centaure, monstre demi-homme et demi-cheval.

Les Centaures habitaient la Thessalie, aux envi-rons des monts Pélion. et Ossa. Ils étaient si bons cavaliers, que le cheval et l'homme paraissaient ne faire qu’un. (Voir app., ch. 16.)

CENTENARIUS, a, um, adj. Centenaire, de cent ans.

CENTENUS, a, um, adj. Cent.

CENTESIMUS, a, um, adj. Centième. CENTIÈS, adv. Cent fois.

de vir. — Centies sestertiûm (pour Centies centena millia sestertiorum), Cent fois cent mille sesterces, ou Dix millions de sesterces, c’est-à-dire, 1,957,500 fr. de notre monnaie (ch. 64).

CENTIPEDA, æ, s. f. Chenille.

CENTO, onis, s. m. Habit de plusieurs mor-ceaux; mensonge; centon (ouvrage de poésie}.

CENTRUM, i, s. n. Centre, milieu.

CENTUM, indécl. Cent.

CENTUMVIRI, orum, s. m. pl. Centumvirs (officiers de l’ancienne Rome qui jugeaient cer-taines affaires civiles}.

CENTUPLEX, icis, m. f. n. Centuple (cent fois autant}.

CENTUPLICATÔ, adv. et CENTUPLÔ, adv. Au centuple.

CENTUPLUS, a, um, adj. Centuple (cent fois autant).

CENTURIA, æ, s. f. Centurie, compagnie composée primitivement de cent hommes.

Les six classes de citoyens , à Rome, étaient divisées en un nombre de centuries indéterminé. Quant à la centurie militaire, c’était une compagnie de cent hommes. Elle formait la 60e partie de la

légion, la 6e de la cohorte, et la moitié du ma nipule.

CENTURIATÏM, adv. Par centurie.

CENTURIO, as, avi, atum, are, v. act. Dis-tribuer par compagnies de cent hommes.

CENTURIO, onis, s. m. Centurion (officier qui commandait cent hommes}.

CEPHALUS, i, s. m. Meunier (poisson).

CEPI, parf. de capio.

CERA, æ, s. f. Cire ; au plur. Images, por-traits, tablettes.

CERARIUS, ii, $. m. Cirier.

CERASINUS, a, um, adj. Couleur de cerise CERASUM, i, s. n. Cerise.

CERASUS, i, s. f. Cerisier.

CERAUNUS, i, s. pr. m. Céraünus, surnom d’un Ptolémée qui régna en Macédoine.

Séleucus III, roi de Syrie, était aussi surnommé Céraunus, à cause de la violence de son caractère : keraunos, mot grec, signifie foudre.

CERBERUS, i, s. pr. m. Cerbère, chien à trois tètes.

Il gardait l'entrée des enfers. Son cou était hérissé de serpents, et sa morsure fesait mourir à l’instant même. Ainsi est-il dit aussi du Cerbère-Nicéen des trinitarés, adorateurs du dieu a trois tètes.

CERDO, onis, s. m. Savetier.

CEREALIA, ium, s. n. pl. Céréales (fêles de Cérès).

Ces fêtes commençaient le 19 avril et duraient huit jours. Les dames romaines les célébraient dans le Cirque. Ces mystères étaient si révérés, que qui-conque y assistait sans être initié était puni de mort.

CEREAEIS, m. f., e, n. Qui concerne Cé-rès ; céréal.

CEREBROSUS, a, um, adj. Écervelé, fou.

CEREBRUM, i, s. n. Cerveau, cervelle.

de vir. — Cerebro exempto, Ayant retiré la cervelle (ch. 48).

CEREMONÏA, æ, s. f. Cérémonie.

CERES, eris, s. pr. f. Cérès, fille de Saturne et de Vesta.

Elle était la déesse des blés et des moissons. Tandis qu’elle cherchait sa fille Proserpine, elle enseigna aux hommes l’art d’ensemencer la terre et de faire du pain.

L’Attique, que Cérès avait comblée de ses faveurs, lui témoigna sa reconnaissance par des fêtes insti-tuées à Eleusis, et nommées pour cela Eleusines, ou mystères de la Bonne déesse. — On représente Cérès couronnée d’épis, tenant une torche d'une main, et, de l’autre, une tige de pavots.

CEREUS, a, um, adj. De cire; souple, flexible.

CEREUS, i, s. m. Cierge.

CERNO, is, crevi, cretum, nere, v. act. Cri-bler ; voir, juger, connaître.

ph. — Cernere insidias, Deviner le piège 6.2).

CERNUO, as, avi, atum, are, v. n. Tomber sur le nez ; se courber, s’incliner.

CERNUUS, a, um, adj. Courbé, penché.

CERTAMEN, inis, s. n. Combat, lutte.

app. — Ludricrum certamen., Jeux publics (ch. 14 et 25).

de vir. — Certamina ludicria, Exercices de force et d’adresse (ch. 1).

ep. gr. — Certamen inire, En venir aux mains (ch. 71). — Sine certamine, Sans coup férir (ch. 150). — Olympicum certamen, Jeux olympiques (ch. 179).

ep. s. — Certamen singulare, Combat sin-gulier, duel (ch. 116).                    [(5, 5).

ph. — Certamina taudis. Lutte glorieuse CERTATIM, adv. A l’envi.

ph. —Adnatant certatim, Elles arrivent en nageant à l’envi les unes des autres (1, 2). — Certatim ruunt, On se presse à l’envi (5, 1).

CERTATIO, onis, s. f. Combat, dispute.

CERTATUS, a, um, part. pas. de certo: Combattu, ou Ayant combattu.

CERTATUS, ûs, s. m. Combat.

CERTÈ (compar. certiùs, superl. certis-simè), adv. et

CERTO, adv. Certainement, assurément; du moins, au moins.,

CERTO, as, avi, atum. are, v. act. Com-battre, disputer, vouloir à toute force, s’em-presser.

app. —Dùm alter alterius perire loco certat, Tandisque l’un veut mourir à la place de l’autre (ch. 26).

de vir. — Certavit cum ultimis militum, Le disputa avec le dernier de ses soldats en... (ch. 45). — Cum alacribus saltu certabat, Il luttait d’agilité avec les jeunes gens les plus lestes (ch. 59).

CERTUS, a, um, adj. Certain, assuré, fixé, arrêté. — Certiorem facere, Informer quel-qu’un. (Passim.}

de vir. —Si certam vidoriam videam, Quand même je serais certain d’être vainqueur (ch. 22). — Certa fiducia, Certitude (ch. 45).

ep. s. — Certis temporibus, A des époques fixes (cA. 106).

ph. — Certis mensibus, Pendant un certain nombre de mois (5, 15). — Certo loco, A une place réservée ( 5, 45 ). — Conducere certo pretio, Faire marché moyennant un prix con-venu, ou Convenir d’un prix (4, 20).

CERUSSA, æ, s. f. Céruse (oxyde de blanc de plomb} ; fard.

CERVA, æ, s. /,. Biche (femelle du cerf}.

CERVARIUS, a, um, adj. Qui concerne le cerf.

CERVICAL, is, s. n. Oreiller, chevet.

CERVICIS, gén. de cervix.

CERVICOSUS, a, um, adj. Entêté, obstiné. CERVISIA, æ, s. f. Bière (boisson}.

CERVIX, icis, s. f. Cou, tête.

de vir. — Cœsd cervice, Lorsque sa tête fut abattue (ch. 22). — Cervicem prœbere, Tendre le cou (ch. 62).

doctr. — Cervicem porrigere, Présenter la tête, c’est-à-dire, Sacrifier sa vie (5, 29).

ep. s. — Cervice fractd, S'étant brisé la tête (ch. 109).

PH.— Celsd ,cervice eminere, Marcher fière-ment la tête levée (2, 7).

CERVUS, i, s. m. Cerf.

CESPES, itis, s. m. Gazon ; autel tombeau.

CESSANS, tis, part. prés, de cessa : Oisif, qui ne fait rien.

CESSÂRUNT, pour cessaverunt.

CESSATIO, onis, s. f. Cessation, relâche, repos, loisir, trêve, nonchalance.

CESSATOR, oris, s. m. Paresseux, fainéant.

CESSI, parf. de cedo.

app. — Omnia cesserunt secunda Thebanis, Tout réussit aux Thébains (ch. 21).

CESSÏM, adv. En arrière.

CESSIO, onis, s. f. Cession, transport.

CESSO, as, avi, atum, are, v. n. Tarder, cesser, se reposer.                          1

de vir. — Minime cessandum ratus, Per-suadé qu’il ne fallait pas s’arrêter (ch. 57).— Cessantibusque copiis, Et comme les troupes tardaient à arriver (ch. 60).

ph. —Quid itacessdruntpedes?Pourquoi tes pieds refusent-ils ainsi le service (1, 9)?

CESTUS, i, s. m. Ceste (gantelet dont on se servait dans les combats, ou jeux, à coups de poing}.                                [Suppl.)

CETARIUS, ii, s. m. Marchand de marée. ( V.

CETERUM, adv. Au reste.

CETOSUS, a, um, adj. Plein de grands pois-sons de mer.

CETUS, i, s. m. Baleine ; toute sorte de gros poissons de mer.

CEU, conj. Comme, ainsi, de même que.

CHÆRONEA, æ. (Voir Cheronea.)

CHALCIS, idis, s. pr. f. Chalcis, capitale de i’île d’Eubée, aujourd'hui Négrepont.

Elle devint, par sa position, une des plus fortes places de la Grèce.

CIIALDÆA, æ, s. pr. f., Chaldée, pays situé vers le confluent de l’Euphrate et du Tigre, en Asie : Babylone en était la capitale.

La Chaldée est aujourd’hui appelée Chaldor et plus souvent Ferae. On y voit plusieurs belles villes, entre autres, Bagdad et Bassora.

CHALD^US, i, s. pr. m. Chaldéen, de la Chaldée.

CHALYBS, ybis, s. m. Acier.

CHAMELÆON, omis, s. m. Caméléon (sorte de lézard dont la couleur est chan-geante}.

CIIAMUS, i, s. pr. m. Cham, le deuxième des trois fils de Noé.

Après le déluge, l’aîné eut l’Asie en partage, Cham eut l’Afrique, et Japhet, l’Europe. C'est Cham qui insulta son père, lorsque celui-ci était en état d’i-vresse.

CHANANÆA, æ, s. pr. f. Le pays de Cha-naan, terre promise par Dieu à la postérité d’Abraham.—Elle fut depuis appelée Palestine et Judée.

CHAOS, s indècl. Chaos, confusion, té-nèbres.

Sous le nom de chaos, les poètes entendent l'as-semblage confus qui, selon eux, existait avant la formation du monde, et dont un être supérieur se servit pour le former. — Le Chaos était le plus an-cien des dieux : on l’invoquait comme une divinité des enfers.

CHARACTER, eris, s. m. Caractère, mar-que, génie.

CIIARIADES, is, 1. pr. m, Chariade, gêné-ral athénien.

סד chi

CHARILLUS, i, s. pr. m. Charille, roi de Sparte.

Il fut élevé par les soins de Lycurgue, son oncle.

CHARITAS, tis, 8. f. Charité, amour, affection, correspond au Grec philios.

CHARITES, um, s. pr. f. pl. Les Graces, filles de Jupiter et d’Eurynome, ou, de Vénus et de Bacchus.

Elles étaient trois: Aglaé, Thalie et Euphrosine. Elles présidaient aux bienfaits et à la reconnaissance.

CHARON, ontis, s. pr. m. Caron, nocher ou batelier des enfers.

Il était fils de l’Erèbe, un des fleuves des enfers, et de la Nuit. Il transportait, pour une obole, les âmes des morts au delà du Styx et de ΓAchéron. C’est pour cela qu’on mettait dans la bouche des morts une pièce de monnaie, qu’on appelait le de-nier de Caron.

CHARTA, æ, s. f. Feuille, papier ; recueil, écrits.

La charta bombicina, papier de soie ou de coton, remplaça le papyrus (voir ce mot) vers le 12e siècle. Cependant, la plus ancienne feuille que l’on con-naisse date de 1319. Elle a été trouvée dans les archives de Nurenberg: ce qui ferait croire que le premier papier a été fabriqué en Allemagne, quoi-qu’on ait longtemps soutenu que l’Italie a vu naître cette utile invention.

de vir. — In chartâ breve, Sur un morceau de papier (ch. 64).

CHARTACEUS, a, um, adj. et

CHARTARIUS, a, um, adj. Qui concerne le papier.

CHARTARIUS, ii, s. m. Papetier.

CHARUS, voyez Carus.

CHARYBDIS, is, s. pr. f. Charybde, gouffre situé sur la côte de Sicile, en face d’un autre écueil appelé Scylla, dans le détroit qui sé-pare l’Italie de la Sicile. (Voir Scylla.)

CHAUS, i, s. m. Loup-cervier.

CHELYS, yos, s. f. Tortue; luth (instru-ment de musique}.

CHERONEA, æ, 8. pr. f. Chéronée, ville de la Béotie.

Elle est célèbre par la victoire décisive de Philippe sur les Athéniens et les Tliébains, l’an 538 av. J.-C. — C’était la patrie de Plutarque.

CHERONENSIS, m. f., e, n. De Chéronée.

CHERSONESES, ium, s. pr. m. pl. Habi-tants de la Chersonese.

CHERSONESUS, i, $. pr. m. La Cherso-nèse (Tauriqué), aujourd’hui la Crimée.

C’est une presquîle située entre le Pout-Euxin et le Palus Méotide. Les habitants de cette contrée sa-crifiaient a Diane tous les étrangers qui abordaient dans leur pays.

CHILIARCHUS, i, s. m. Commandant d’un corps de mille hommes. [sages de la Grèce.

CHILO, onis, i. pr. m. Chilon, un des sept CHIMÆRA, æ, s. pr. f. La Chimère, mons-tre fabuleux, qui avait trois têtes: l’une, de lion; l’autre, de chèvre, et la 5e, de dragon, lesquelles vomissaient continuellement des flammes.

Ce monstre n’était autre qu’une montagne vol-canique de Lycie, dont le sommet était habité par des lions, le milieu couvert de chèvres, et le pied rempli de serpents.

CHR

CHIRAGRA, æ, s. f. Goutte aux mains.

CHIRO, onis, 8. pr. m. Chiron, centaure.

Il enseigna, dit-on, la médecine et la chirurgie aux Argonautes. C’est lui qui fut le précepteur d’Achille. Ayant été atteint d’une flèche qu’Hercule avait trempée dans le sang de l’hydre de Lerne, il pria Jupiter de mettre fin à ses souffrances. Chiron forme dans le zodiaque la constellation du Sagit-taire, dans laquelle le soleil entre au mois de no-vembre.—On le disait fils de Saturne et de Philyre.

CHIROGRAPHARIUS (scriptor), ii, 8. m. Créancier qui n’est porteur que d’une simple promesse écrite.

CHIROGRAPHUM, i, 8. n. et

CHIROGRAPHUS, i, 8. m. Billet, obliga-tion signée ; signature.

CHÏROMANTIA, æ, s. f. Chiromancie (pré-tendue divination par l’inspection de la main).

CHIROTHECA, œ, s. f. Gant, manchon.

CHIRURGIA, æ, s. f. Chirurgie.

CHIRURGUS, i, s. m. Chirurgien.

CHLAMYDATUS, a, um, adj. Qui est vêtu d’une casaque militaire.

CHLAMYS, idis, s. f. Chlamyde, cotte d’ar-mes, casaque militaire.

C'était une espèce de tunique courte attachée avec une agrafe sur l’épaule gauche : elle se portait par dessus la cuirasse et couvrait les armes. Le gé-néral avait seul le privilège d’en porter une de pourpre. La chlamyde, qui, originairement, fesait partie du costume militaire, fut ensuite portée aussi par les jeunes gens et même par les femmes.

CHLORIS, idis, s. pr. f. Chloris, femme de Zéphyre, et déesse des fleurs.

Elle est plus connue sous le nom de Flore.

CHORDA, æ, s. f. Corde, cordeau.

CHOREA, æ, s. f. Danse, bal.

CHOROGRAPHIA, æ, 8. f. Description d’un pays.

CHORS, ortis, s. f. Basse-cour.

CHORUS, i, 8. m. Chœur, assemblée, troupe. — Arlium, Le chœur des neuf Muses. (Passim.)

Ou les représente toujours réunies en chœur, à cause de l’enchaînement qui existe entre les arts, les lettres et les sciences. (Foir Muses.)

Dans les tragédies et les comédies des anciens, le chœur (groupe de personnages) assistait à toutes les scènes, depuis le commencement jusqu’à la fin de l’action. Quand les acteurs occupaient la scène, le chœur parlait rarement; mais lorsque personne n’était sur le théâtre, il fesait entendre des chants lyriques relatifs à l’action.

CHRISTIANUS, a, um, adj. Chrétien, plus précisément Christien; du Grec Christos pour Christosien.

CHRISTUS, i, 8. pr. m. Le Christ, fils de Dieu, fait homme.

CHRONICA, orum, s. n. pl. Les chroniques, annales.

CHRONICUS, a, um, adj. Chronique (qui dure longtemps).

CHRONOGRAPIIIA, æ, s. f. Histoire chro-nologique.

CHRONOLOGIA, æ, s. f. Chronologie (science des temps).

CHRYSALIS, idis, s. f. Chrysalide ( che-nille renfermée dans sa coque).

CHRYSITIS, idis, s. f. Litharge d’or ; ser-polet (plante).

CHRYSOGONUS, i, s. pr. m. Chrysogonus, affranchi de Sylla.

Cicéron plaida contre lui une de ses premières causes. (Foir De vir., ch. 62.)

CHRYSOLITHUS, i, s. m. Pierre précieuse (d’un jaune d’or mêlé d’une légère teinte de vert).

CHUSUS, i, s. pr. m. Chus, père de Nem-brod. (Voir app., ch. 7.)

CHYLUS, i, s. m. Chyle (.suc blanc prove-nant des aliments digérés).

CHYMIA, æ, s. f. Chimie (science qui a pour objet la propriété, l’analyse et la recom-position des corps).

CHYTRA, æ, s. f. Marmite de terre.

CIBALIS, m. f., e, n. Qui concerne la nourriture.

CIR ARIA, orum, s. n. pl. Vivres. CIBARIUS, a, um, adj. Nourrissant. CIBILLA, æ, s. f. Ecuelle, sébile.

CIBO, as, avi, atum, are, v. act. Nourrir.

CIBORIUM, ii, s. n. Tasse, gobelet, ci-boire.

CIBUS, i, s. m. Nourriture, aliment.

ep. s. — Apponere cibum, Servir à manger (ch. 25).

ph. — Dimittere cibum, Lâcher le morceau (1, 4). — Objecta cibo, En lui donnant à man-ger (1, 22). — Oblitus cibi, Oubliant de man-ger (1, 26). — Si qua res cibi, pour Si quis cibus (4, 8).

CICADA, æ, s. f. Cigale.

CICATRIX, icis, s. f. Cicatrice (marque d’une plaie, qui reste après la guérison).

CICER, eris, s. n. Pois chiche (légume).

CICERO, onis, s.pr. m. Cicéron (M. Tul-lius), orateur célèbre, natif d’Arpino, dans le royaume de Naples (Sicile).

11 s’éleva par ses talents et son éloquence aux premières dignités de la république, sauva Rome, durant son consulat, de la conjuration de Catilina : ce qui lui valut le surnom de Père de la Patrie. — Il fut banni de Rome par les intrigues de Clodius, son ennemi, embrassa le parti de Pompée contre César, et enfin celui d’Octave contre Antoine, qui le fit assassiner. (Foir de vir., ch. 62.) —Il nous reste de Cicéron un grand nombre d’ouvrages.

CICINDELA, æ, s. f. Cicindèle (ver lui-sanl).

CICONIA, æ, s. f. Cigogne (gros oiseau de passage, ayant le cou très long et le corps blanc) ; machine à tirer de l’eau.

CICUR, uris, m. f. n. et

CICURATUS, a, um, adj. Apprivoisé, docile.

CICUTA, æ, 5. f. Cigüe (herbe vénéneuse qui ressemble au persil).

CIDARIS, is, s. f. Tiare (ornement de tête) I des rois de Perse.

CIEO, es, vi, tum, ere, v. act. Exciter, émou-voir, appeler.

PH. —· I mm ânes gemilus riens, Poussant d’affreux gémissements (4, 18).

CILICIA, æ, s. pr. f. Cilicie, contrée de l’Asie-Mineure.

Elle fut peuplée, dit-on, par une colonie phéni-cienne, sous la conduite de Cilix, fils d'Agénor.


C’était, dans les premiers temps, une monarchie considérable. Conquise par les Perses, la Cilicie passa ensuite au pouvoir d’Alexandre : après quoi, incorporée au royaume de Syrie, elle devint une province romaine.

CILICIUM, ii, s. n. Cilice, habit de deuil.

CILIUM, ii, s. n. Cil (poil des paupières).

CIMBRI, orum, s. pr. m. pl. Les Cimbres, peuples septentrionaux de l’Europe.

On croit qu’ils habitaient les contrées nommées aujourd’hui Danemark et Holstein.Vers le milieu du deuxième siècle av. J.-C., ils s’étaient répandus dans le nord de la Germanie. Associés aux Teutons, ils en ravagèrent une partie, ainsi que plusieurs pro-vinces des Gaules. Ils vainquirent même les Ro-mains; mais Marius, qui avait défait les Teutons près d’Aix (B.-du-Rhône), attaqua les Cimbres enlta-lie, près du fleuve Athésis, et les tailla en pièces.

CIMBRICUS, a, um, adj. Des Cimbres, cim-brique.

CIMEX, icis, s. m. Punaise (insecte).

CIMON, onis, s. pr. m. Cimon, général athé-nien et fils de Miltiade.

Il eut le commandement des armées de terre et de mer, et remporta plusieurs victoires. C’était le plus libéral de tous les hommes. Quand il rencon-trait des pauvres dans son chemin, il leur donnait jusqu’à ses habits. Cimon vivait dans le 3e siècle de la fondation de Rome, vers l’an 400 av. J.-C.

CINÆDUS, a, um, adj. Efféminé, débauché, effronté.

CINARA, æ, s. f. Artichaut.

CINCINNATUS, i, s. pr. m. Cincinnatus (L. Quintius), un des plus célèbres Romains des premiers temps de la république.

Relégué dans une pauvre chaumière, au delà du Tibre, il cultivait lui-même son champ. C’est à la charrue que le trouvèrent les députés qui allèrent lui offrir le consulat. Après avoir triomphé des ennemis du dedans et du dehors, il retourna, mal-gré toutes les instances, cultiver son modeste héri-tage. Nommé dictateur, il défit les Èques et les Volsques qui tenaient enfermée Tannée romaine : après quoi, il reprit à la campagne ses travaux or-dinaires. (Foir de vir., ch. 17.)

CINCINNUS, i, s. m. Boucle de cheveux.

CINCTORIUM, ii, s. n. Ceinture.

CINCTUS, a, um, part. pas. de cingo.

CINEAS, œ, s. pr. m. Cinéas, Thessalien, ministre et favori de Pyrrhus, par qui il fut en-voyé à Rome pour traiter de la paix. (Voir de vir. , ch. 27.)

CINEFACIO, is, feci, factum, cere, v. act. Réduire en cendres.

CINERACEUS, a, um, adj. et

CINEREUS, a, um, adj. et          [dré.

CINERICIUS, a, um, adj. De cendre, cen-CINGILLUM, i, s. n. Petite ceinture.

CINGO, is, xi, ctum, ere, v. act. Ceindre, entourer. — Obsidione cingere, Bloquer, assié-ger. (Passim.)

app. — Caput cingebatur eorond, Sur sa télé était une couronne (ch. 2).

CINGULA, æ, s. f. et

CINGULUM, i, s. n. Ceinture, ceinturon, écharpe.

Dans les premiers siècles de Rome, un citoyen fut condamné à l’exil pour avoir osé se montrer eu

public sans ceinture. Mais, dans l’intérieur des mai-sons, surtout pour les exercices du corps, il était permis de la détacher.

CINIS, eris, s. m. et f. Cendre, tombeau.

A Rome, on brûlait les morts pour en conserver les cendres dans une urne. A cet effet, on enveloppait le corps dans une toile d’asbeste, faite d’une sorte de lin incombustible.

app. — In ipsis mortuorum fratrum cine-ribus, Dans les cendres des deux frères, même après leur mort (ch. 21).

έρ. s. —Conspersus cinere, Couvert de cen-dres (ch. 186).

ph. — Cinis, Devenu poussière, c’est-à-dire Après ma mort (3, 8).

CINNABARIS, is, 5. f. Cinabre (oxyde de mercure sulfuré rouge).

CINNAMOMUM, i, s. n. et

CINNAMUM, i,«. n., Cannelier(arbre odo-rifèrant des Indes, du genre du laurier).

CINXI, parf. de cingo.

CIO, voyez Cieo.

CIPPUS, i, s. m. Amas de pierres ; tombe ; pieux aiguisés (instrument de supplice des anciens).

CIRCA, prèp. acc. A l’entour de, autour de, environ.

doctr. — Circa crus, Au sujet de la jambe (2, 14).

• ph. — Circa murum, Au pied des murs (4, 19).

CIRCÀ, adv. Aux environs, à l’entour.

CIRCE, es, s. pr. f. Circé, magicienne, ou plutôt, célèbre empoisonneuse.

Elle changea en pourceaux les compagnons d’U-lysse, en leur donnant un breuvage enchanté. Ulysse, qui avait su résister à ses enchantements, la força, l’épée à la main, de rendre à ses compagnons leur première forme.

CIRCENSIS, m. f., e, n. Du cirque, qui con-cerne les jeux publics.

Ces jeux, ainsi appelés parcequ’ils se donnaient dans le Cirque, consistaient en courses de chars et de chevaux, et en combats de force et d'agilité. Ceux-ci comprenaient la course, le saut, le pugilat, la lutte et le disque.

CIR.CINO, as, avi, alum, are, v. act. Ar-rondir, tracer en rond.

CIRCINUS, i, s. m. Compas.

CIRCITER, adv. et prèp. acc. Environ, vers, à-peu-près.

CIRCITOR, oris, s. m. Marchand ambulant, colporteur.

CIRCUEO, is, ivi, itum, ire, v. n. pour Cir-cumeo, Aller autour.

ep. s. — Circuirc omnes vias, Parcourir toutes les routes (ch. 161).

CIRCUITIO, onis, s. f. et

CIRCUITUS, ûs, s. m. Circuit, détour.

CIRCULARIS, m. f., e, n. Circulaire.

CIRCULATIM, adv. Circulairement, tour-à-tour.

CIRCULATOR, oris, s. m. Bateleur, char-latanj; sophiste (raisonneur à faux).

CIRCULES, i, s. m. Cercle ; bracelet, col-lier; assemblée, réunion.

CIRCUM, prèp. acc. et adv. Autour, aux en-virons, auprès, à l’entour, çà et là.                 I

[Cherchez en deux mots séparés les composés de | circum qui ne se trouveront point ici.]

CIRCUMAGGERO, as, avi, atum, are, v.

act. Entourer d’une levée.

CIRCUMAGO, is, egi, actum, agere, v. act.

Tourner, faire tourner, mener à !’entour.

CIRCUMAMBULO, as, avi, atum, are, v. n.

Se promener autour.

CIRCUMAMICTUS, a, um, adj. Vêtu, en-veloppé de sa robe.

CIRCUMARO, as, avi, atum, are, v. act.

Cultiver, labourer tout autour.

CIRCUMCIDO, is, idi, isum, ere, v. ad.

Rogner autour, retrancher, couper autour.

ph. — Circumcidere impensam, Retrancher une dépense (4, 16).

CIRCUMCINGO, gis, xi, ctum, gere, v. ad Environner de toute part.

CIRCUMCISE, adv. En termes concis.

CIRCUMCISIO, onis, s. f. et

CIRCUMCISURA, æ, s. f. Coupure, rognure;

circoncision.

CIRCUMCLAUDO, is, si, sum, dere, v. ad. et

CIRCUMCLUDO, is, si, sum, dere, v. ad.

Enfermer, enclore.

CIRCUMCURRO, is, cucurri, cursum, rere, v. n. et

CIRCUMCURSO, as, avi, atum, are, v. n. Courir autour.

CIRCUMDATIO, onis, s. f. Action d’en-tourer.

CIRCUMDATUS, a, uni, part. pas. de cir-cumdo.

CIRCUMDO, as, edi, atum, are, v. ad En-vironner, mettre autour, embrasser.

doctr. — Volumus parietes esse circumdatos nobis, Nous voulons être entourés de murs (2, β).

ep. gr. — Circumdare capiti, Mettre sur la tête (ch. 164).

CIRCUMDUCO, is, xi, ctum, ere, v. ad. Conduire de tous les côtés, promener autour ; tromper, abuser; différer.

CIRCUMDUCTIO, onis, s. f. Action de con-duire autour; fourberie.

CIRCUMEGI, parf. de circumago.

CIRCUMEO, is, ivi et ii, itum, ire, v. n.

Aller autour, parcourir, surprendre, tromper.

de vir. — Domos principum circumire, Se présenter chez les principaux habitants (ch. 27).

ep. gr. — Circumire omnia, Parcourir tous les rangs (ch. 143).

ph. — Circumire, Faire un circuit (3, 17).

— Cœpit circumire, Se mit à parcourir (4, 17).

CIRCUMFERO, fers, tuli, latum, ferre, v. ad. Porter çà et là, présenter, faire porter au-tour.

CIRCUMFLECTO, is, xi, xum, tere, v. ad.

Décrire un cercle, tourner, aller autour.

CIRCUMFLEXIO, onis, s. f. et

CIRCUMFLEXES, ûs, s. m. Circuit, con-tour, circonférence.

CIRCUMFLEXUS, a, urn, part. pas. de cir-cumflecto.

CIRCUMFLUO, is, fluxi, fluxum, ere, v. n. Couler autour ; accourir de toute part, abonder.

CIRCUMFLUUS, a, um, adj. Autour de qui l’eau coule.

CIRCUMFODIO, is, di, ssum, dere, v. ad. Creuser, fouiller autour.

CIRCUMFORANEUS, a, um, adj. Qui va de place en place.

CIRCUMFOSSUS, a, um, part. pas. de cir-cumfodio.

CIRCUMFRACTUS, a, um, part. pas. de circumfrango.

CIRCUMFRANGO, is, fregi, fractum, gcre, v. act. Rompre autour.

CIRCUMFUNDO, is, udi, usum, ere, v. ad. Répandre autour.

CIRCUMFUSUS, a, um, part. pas. de cir-cumfundo : Mis à l'entour, autour.

app. — Insignis gemino angue circumfuso, Garnie de deux serpents entrelacés {ch. 8).

de vir. — Circumfusa multitudo, La foule qui l’entourait {ch. 40). — Submovendo cir-cumfusos, En écartant ceux qui l’entouraient (ch. 45).

CIRCUMGREDIOR, grederis, gressus sum, di, υ. dèp. Investir, assiéger.

CIRCUMJACEO, es, cui, cere, v. n. Être situé autour.

CIRCUMJECTUS, a, um, part. pas. de cir-cumjicio.

CIRCUMJICIO, jicis, jeci, jectum, jicere, υ. ad. Jeter autour, entourer.

CIRCUMLATUS, a. um, part. pas. de cir-cumfero.

CIRCUMLIGO, as, avi, atum, are, v. act. Lier autour.

CIR.CUMLINIO, is, ivi, itum, ire, v. ad. En-duire autour.

CIRCUMLOCUTIO, onis, s. f. Circonlocu-lion, périphrase.

CIRCUMMITTO, misi, issum, iltere, v. ad.

Envoyer de tous les côtés.

CIRCUMMUNIO, is, ivi, itum, ire, v. ad. Fortifier autour.

CIRCUMPLECTOR, eris, exus sum, ecti, v. dép. Embrasser, environner de tout côté.

CIRCUMPLEXUS, a, um, part. pas. de cir-cumplector.

CIRCUMPLEXUS, ûs, s. m. Entortillement, embrassement.

CIRCUMPLICO, as, avi, atum, are, 0. ad. Entortiller, embrasser de ses replis (comme fait le serpent).

CIRCUMPONO, is, sui, situm, ere, v. ad. Mettre, disposer autour, entourer.

CIRCUMPOTO, as, avi, atum, are, v. ad. Boire à la ronde.

CIR.CUMRODO, is, si, sum, dere, v. ad. Ronger autour.

CIRCUMSCINDO, is, scidi, scissum, dere, v. ad. Couper autour.

CIRCUMSCRIBENS, entis, part. prés, de circumscribe : Diminuant, restreignant, cou-vrant.

CIRCUMSCRIBO, is, psi, ptum, ere, υ. ad. Tracer autour, circonscriie, réprimer, abréger.

de vir. — Regem circumscripsit, Traça un cercle autour du roi (ch. 46).

doctr.—Circumscribere nodem, Restreindre la durée de la nuit (6, 9).

CIRCUMSCR1PSI, parf. de circumscribo.

CIRCUMSCRIPTÈ, adv. D’une manière pré-cise.

CIRCUMSCRIPTIO, onis, s. f. Circuit, tour, limite ; fourberie.

CIRCUMSCRIPTOP*, oris, s. m. Fourbe, trompeur.

CIRCUMSECO, as, ui, turn, are, v. act. Cou-per autour.

CIRCU3ISECÙS, adv. De tous les côtés.

CIRCUMSEDEO, es, di, ssum, dere, v. n. Être assis autour.

CIRCUMSEPIO, is, sepsi, septum, sepire, v. ad. Environner, enclore ; s’entourer.

CIRCUMSEPTUS, a, um, part. pas. de cir-cumsepio.

CIRCUMSESSIO, onis, s. f. Siège de place, blocus.

CIRCUMSESSUS, a, um, part. pas. de cir-cumsideo.

CIRCUMSIDEO, es, edi, essum, ere. v. ad. et

CIRCUMSIDO, is, ere, v. ad. Assiéger, bloquer, investir.

C1RCUMSISTO, sistis, stiti, stitum, sistere, v. n. Être ou Se mettre autour ; envelopper.

CIRCUMSONO, as, ui, itum, are, v. n. Ré-sonner, retentir autour.

CIRCUJISONUS, a, um, adj. Qui retentit autour.

CIRCUMSPECTÈ, adv. Avec circonspec-tion.

CIRCUMSPECTIO, onis, s. f. Circonspec-tion, retenue, discrétion.

CIRCUMSPECTO, as, avi, atum, are, v. ad.

Regarder autour.

CIRCUMSPECTUS, a, um, part. pas. de circumspicio : Réservé, prudent.

CIRCUMSPECTUS, ûs, s. m. Regard jeté autour.

CIRCUMSPERGO, is, si, sum, gere, v. ad. Répandre autour.

CIRCUMSPICIO, is, spexi, spectum, cere, v. ad. Regarder autour de soi, examiner dans tous les sens.

doctr. — Nusquam circumspic.ere, Ne re-garder ni à droite ni à gauche (6, 14).

CIRCUMSTANS, antis, part. prés, de cir-cumsto : Assistant, celui qui est ou qui se tient autour.

doctr. — A circumstantibus exceptas, Re-cueilli par les assistants (2, 27).

CIRCUMSTANTIA , æ, s. f. Environne-ment; circonstance, particularité.

CIRCUMSTETI, parf. de circumsto.

CIRCUMSTO, as, steti, statum, are, v. n. Se tenir autour, assister à, être présent ; envi-ronner, accompagner.

CIRCUMSTREPO, is, ui, itum, ere, v. n Faire du bruit autour.

CIRCUMTECTUS, a, um, part. pas. de cir-cumtego : Couvert autour.

CIRCUMTEGO, is, texi, tectum, tegere, v. act. Couvrir autour.

CIRCU31TENTUS, a, um, adj. Enveloppé, tendu de tous les côtés.

C1RCUMTEXI, parf. de circumtego.

CIRCUMTEXO, is, ui, turn, ere, v. act. Border d’un tissu.

CIRCUMTEXTUS, a, um, part. pas. de cir-cumtexo.                             [autour.

CIRCUMTONDEO, es, ere, v. ad. Tondre

CIRCUMTONO, as, ui, itum, are, v. n. Ton-ner autour.

CIRCUMVADO, is, si, sum, dere, v. ad. Envelopper, fondre sur, attaquer.

CIRCUMVAGUS, a, um, adj. Qui tourne autour.

CIRCUMYALEO, as, avi, atum, are, v. ad. Entourer d’un fossé, assiéger.

CIRCUMVEHO, is, xi, ctum, here. v. ad. Porter autour.

CIRCUMVENIO, is, i, entum, ire, v. ad. Entourer, envelopper, circonvenir, tromper.

CIRCUMVENTUS, a, um, part. pas. de cir-cumvenio : Enveloppé.

CIRCUMVERTO, is, ti, sum, ere, v. ad. Tourner autour, faire tourner; tromper.

C1RCLJIV1AC1O, is, xi, ctum, cere, v. ad.

Lier autour.

CIRCUMVOLITO , as , avi, atum , are, v. n. et

CIRCUMVOLO, as, avi, atum, are, v. n.

Voler autour.

CIRCUMVOLUTOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Se rouler ou Se vautrer autour.

CIRCUMVOLVO, vis, vi, utum, vere, v. ad. Rouler autour.

CIRCUO, is, ivi, itum, ire, v. n. Faire un circuit, aller autour.

CIRCUS, i, s. m. Tour, circuit, cercle; cirque.

C’était une vaste enceinte destinée, à Rome, aux jeux publics. (Foir circensis et ludi,)

CIRRÆUS, a um, adj. De Cirrha, ville de la Phocide.

CIR.RATUS, a, um, adj. Qui a les cheveux bouclés.

CIRRUS, i, s. m. Frange.

ph. — Cirris dependentibus, Les franges pendantes (2, 5).

CIS, prèp. acc.De là, en deçà.

CISALPINUS, a, um, adj. Cisalpin (qui est en deçà des Alpes}.

CISER, eris, s. m. Riz (sorte de grain}.

CISIARTUS, ii, s. m. Postillon.

CISIUM, ii, s. n. Chaise de poste.

CISTA, æ, s. f. Panier, corbeille.

CISTELLA, æ, s. f. Petit panier, petite cor-beille.

CISTELLARIUS, a, um, adj. Qui porte un panier.

CISTERNA, æ, s. f. Citerne (réservoir d’eau de pluie).

CISTUS, i, s. m. Ciste (arbrisseau).

CITATÏM, adv. A la hâte.

CITATUS, a, um, adj. Précipité, accéléré, rapide, prompt.

CITATUS, a, um, part. pas. de cito.

ph. — Citatus testis, Appelé en témoignage (1, 17).

CITERIOR, m. f., us, n. Citérieur, plus en deçà.

CITHARA, æ, s. f. Harpe. (Voir Lyra.)

ep. s. — Pulsare citharam, Jouer de la harpe {ch. 115).

CITHARISTA, æ, s. m. Joueur de harpe.

CITHARIZO, as, are, v. ad. Jouer de la harpe.

CITHAROEDUS, i, s. m. Qui chante en s’accompagnant de la harpe.

CITIIERON, onis. (Voir Cytheron.) CITIÙS, compar. de cito.

CITÔ, adv. Vite, promptement, en diligence, à la hâte, en peu de temps.

CITO, as, avi, atum, are, v. act. Citer, som-mer, appeler; mouvoir, hâter.

doctr. — Citare Deum teslem, Prendre Dieu à témoin (5, 25).

CITRÀ, adv. et prép. acc. Deçà, en deçà.

CITREUS, a, um, adj. De citronnier.

CITRINUS, a, um, adj. Qui a la couleur du citron.

CITRÔ, adv. — Ultrô citrôque, De part et d’autre.

CITRUM, i, s. n. Citronnier.

CITUS, a, um, part. pas. de cieo : Excité, poussé; vite, prompt.

CIVICUS, a, um, adj. Civique, de citoyen.

CIVILIS, m. f., e, n. Civil, de citoyen; commun, ordinaire.

CIVILITAS, atis, s. f. Civilité, honnêteté ; conduite sage.

CIVILITER, adv. Civilement, selon les droits de citoyen.

CIVIS, is, s. m. et f. Citoyen, citoyenne; concitoyen, habitant, bourgeois.

Les anciens appelaient citoyens ceux qui jouis-saient des privilèges et des droits particuliers atta-chés à une cité. — A Sparte, qui n’eut jamais plus de neuf mille citoyens, divisés en six tribus, tout enfant bien constitué était inscrit au nombre des citoyens: s’il était infirme, il était condamné à périr. Les arts, l’agriculture et le commerce étaient aban-donnés aux esclaves: la profession des armes était seule digne des citoyens. — A Athènes, on distin-guait deux sortes de citoyens : les nobles et le peu-pie. Solon accorda au peuple le droit de suffrage; postérieurement, tous les citoyens purent être éle-vés aux dignités de la république. — On comptait, parmi les citoyens de l’Attique, vingt mille hommes eu état de porter les armes. — A Rome, il y avait aussi deux sortes de citoyens : les patriciens (nobles) et les plébéiens (gens du peuple). Longtemps, les patriciens possédèrent les charges; mais les plé-béiens, augmentant par degré leur autorité, parvin-rent enfin aux plusgrands honneurs de la république. — Après la guerre sociale, le droit de bourgeoisie romaine fut accordé à tous les peuples de l’Italie, puis à un grand nombre de villes en Asie, en Afrique et dans les autres provinces de la domination ro-maine. Enfin, Caracalla permit que tous les habi-tants de l’empire participassent aux privilèges des citoyens de Rome.

CIVITAS, atis, s. f. Cité, ville, bourgeoisie, droit de cité. ( Voir Civis.)

de vir. — Civitatem augere, Augmenter 1’im-portance d’une ville {ch. 5). — Dare civitatem, Accorder le droit de bourgeoisie {ch. 48). — De civitate impetrandâ, A l’effet d’obtenir le droit de cité ou de bourgeoisie {ch. 61).

doctr. — Civitate donare, Gratifier du droit de bourgeoisie (4, 8).

ep. gr. — Civitatem legibus condere, Don-ner des lois à un État {ch. 4).

ph. — Concitare civitatem, Mettre en mou-vement toute la ville (5, 5).

CLADES, is, s. f. Carnage, défaite, malheur, ruine, destruction, échec, désastre. — Accipere cladem, Essuyer une défaite, un échec, être battu. {Passim.')

CLÆLIA, æ, s. pr. f. Clélie, jeune Ro-maine célèbre par son courage.

Elle avait été' donnée en otage à Porsenna, lors-qu’il fesait le siège de Rome. Elle se sauva, et passa le Tibre sur un cheval. [Voir De vir., ch. 12, ce qui lui arriva ensuite et ce quelle fit.)

CLÀM, adv. Secrètement, en cachette.

CLAMAVI, parf. de clamo.

CLAMITO, as, avi, atum, are, v. act. Crier bien haut, crier confusément, criailler, cia-bauder.

ph. — Clamitare questu vano, Faire entendre une plainte inutile (1, 9).

CLAMO, as, avi, alum, are, v. act. Crier, parler à haute voix, appeler, publier.

CLAMOR, oris, s. m. Cri, acclamation, applaudissement. — Edere clamorem, Jeter un cri. {Passim.)

de vir. — Concursus fit ad clamorem nu-tricis, On accourt aux cris de sa nourrice {ch. 19).

ph. — Clamore magno, A grands cris (1, 2). — Tollere clamorem, Pousser des cris (1, 11).

CLAMOSÈ, adv. A haute voix en criant.

CLAMOSUS, a, um, adj. Qui parle haut; qui se fait à grands cris.

CLANCELARIES, a, um, adj. Qui se cache; anonyme {dont le nom ri est pas connu).

CLANCELÔ, adv. et

CLANCELÈM, adv. En secret, en ca-chette.

CLANDESTINES, a, um, adj. Clandestin, secret.

CLANGO, is, xi, gere, v. n. Retentir, faire retentir.

ep. s.— Tubis clangere, Sonner de la trom-pette {ch. 100). — Tubis clangentibus, Au son des trompettes {ch. 198).

CLANGOR, oris, s. m. Bruit, son, cri.

CLARÈ, adv. Clairement, franchement.

CLAREO, es, ui, ere, v. n. Se signaler, briller, être clair.

CLARESCO, scis, scere, v. n. S’éclaircir, devenir évident; devenir célèbre.

CLARIFIGO, as, avi, atum, are, v. act. Éclaircir, rendre clair.

CLARISONUS, a, um, adj. Qui sonne clair.

CLARITAS, atis, s. f. et

CLARITUDO, inis, s. f. Clarté, lumière ; réputation, gloire, estime.

CLARES, a, um, adj. Fameux, remarquable, célèbre, illustre ; brillant, éclatant, glorieux.

de vir. — Congressi sunt duo clarissimi suce œtalis duces, Les deux plus grands capitaines de ce temps-là se rencontrèrent {ch. 40) — Clarum nomen, Nom célèbre {ch. 47).

doctr. — Clarissimd luce, En plein midi (2, 23).

ph. —· Clarum tintinnabulum, Sonnette bruyante (2, 7).

CLASSIARII, orum, s m. pl. Soldats de la flotte.

CLASSIARIES, a, um, adj. Qui concerne la flotte, la marine.

CLASSICEN, inis, s. n. Trompette.

CLASSICELA, æ, s. f. Petite flotte, es-cadre.

CLASSICEM, i, s. n. Son de la trompette, trompette ; signal qu’elle donne.

CLASSICES, a, um, adj. Naval, qui con-cerne la flotte, la marine ; classique.

CLASSICES, i, s. m. Trompette qui convo-quait les citoyens.

CLASSIS, is, s. f. Flotte, armée navale; ordre, rang, classe.

de vir. — Classis amissœ, Pour avoir perdu sa flotte {ch. 51).

doctr. — Nova classis natavit, Une nouvelle flotte prit la mer (3, 50).

CLATIIRO, as, avi, atum, are, v. n. Griller, fermer avec des barreaux.

CLATHREM, i, s. n. et           [lousie.

CLATIIRES, i, s. m. Grille, barreaux, ja-CLAEDIA, æ, s. pr. f. Claudia, famille patricienne de Rome, descendue de Clausus, roi des Sabins.

Elle donna à la république un grand nombre d’hommes illustres, et fut honorée de vingt-huit consulats, cinq dictatures, sept censures et six triomphes. {Voir Claudius.)

-----. Sœur d’Appius Claudius Pulcher qui fut battu par les Carthaginois. {Voir de vir., ch. 34.)                                   boiter.]

CLAEDICATIO, onis, s. f. Action de

CLAEDICO, as, avi, atum, are, v.n. Boiter, clocher.

CLAEDIES, ii, s. pr. m. Claudius, nom d׳un grand nombre de Romains illustres.

----- {Appius Regillensis), Sabin illustre par ses richesses et sa naissance.

Se voyant haï des habitants de Régill׳’, ses conci-toyens, à cause de son attachement aux Romains, il quitta sa patrie pour aller à Rome, vers le commen-cement de la république, emmenant avec lui ses amis et ses clients {voir Cliens) au nombre de cinq cents, avec leurs esclaves, leurs femmes et leurs enfants. Il fut reçu avec transport et nommé sé-nateur.

-----{Appius Crassinus), consul et décem-vir, l’an de Rome 303.

Les Sabins et lesÈques ayant envahi les territoires des Romains, ses collègues se mirent à la tête de l’armée, et le laissèrent presque souverain dans Rome. Ses violences et ses cruautés portèrent la haine à son comble : enfin, la mort de Virginie la fit éclater. Une révolution dans le camp décida une révolution dans la ville : la puissance dccemvirale fut abolie. Appius, condamné à la prison, se donna la mort, l’an 307 de Rome. (Foir De vir., ch. 19.)

----- (Appius Cæcus), deux fois consul, 507 et 296 ans av. J.-C.

Il fut nommé censeur, 511 ans av. J.-C. Il fit construire la voie Appienne et plusieurs aqueducs à Rome. Lorsque Pyrrhus, qui s'était uni aux Tarentins contre les Romains, demanda la paix, Appius, qui avait vieilli au service de la république, se fit transporter au sénat, quoique aveugle (d’où le sur-nom de Cæcus}, et empêcha, par son éloquence, la conclusion d’un traité qui aurait déshonoré le nom romain. (Foir De vir., ch. 27.)

■ (Appius Caudex), consul, 264 ans av. J.-C.

11 était fils d’Appius Cæcus. Il passa le détroit de Messine, que gardait une flotte carthaginoise. Étant arrivé en Sicile, il battit Hiéron. roi de Syracuse, et les Carthaginois. (Foir De vir., ch. 30.)

----- (Appius Pulcher), consul, 250 ans av. J.-C.

Envoyé contre les Carthaginois, il fut battu corn-plétement. Mis en jugement pour ce fait, il fut con-damné à mort. Appius était téméraire et présomp-tueux.— A l’entendre, il devait battre l’ennemi dès-qu’il serait en sa présence. C’est lui qui, apprenant que les poulets sacrés ne voulaient pas manger, les fit jeter à l’eau en disant : ״ Ehi bien, qu’ils boivent ! ״ On attribua à cette impiété les malheurs de ce gé-néral vraiment incapable. (Foir De vir., ch. 34.)

CLAUDO, is, si, sum, ere, v. act. Fermer, enfermer, cacher.

app. — Ejus templum claudebatur pace compositâ, On fermait son temple quand la paix venait d’être conclue (ch. 1).

CLAUDUS, a, um, adj. Boiteux.

CLAUSTRUM, i, $. n. Barrière, clôture, obstacle.

CLAUSULA, æ, s. f. Conclusion, fin, for-mule.

CLAUSUS, a, um, part. pas. de claudo.

CLAVA, æ, s. f. Massue.

CLAVICULA, æ, s. f. Petite clé; petite mas-sue; tendron de la vigne.

CLAVIGER, a, um, adj. Qui porte une mas-sue ou une clé.

CLAVIS, is, s. f. Clé.

CLAVOLA, æ, s. f. Scion, surgeon (rejeton qui sort du pied d’un arbre}.

CLAVUS, i, s. m. Clou; timon, gouvernail d’un navire.

A Rome, dans les calamités publiques, où les secours ordinaires paraissaient impuissants, on nommait un dictateur, qui se transportait en grand cortège au Capitole, où, après avoir adressé des prières, il fichait solennellement un clou dans la . muraille du temple de Jupiter, du côté qui regar-dait le temple de Minerve. On croyait qu’aussitôt que ce clou était enfoncé, les fléaux cessaient, et que la colère des dieux était apaisée.

Dans les premiers temps de Rome, avant qu’on sût écrire, on attachait, tous les ans, un clou dans la muraille du temple de la déeese Norcia, pour marquer le nombre des années.

app. — Moderabatur veluti clavum, Tenait, pour ainsi dire, le gouvernail (ch. 12). — Ti-phys clavum regebat, Tiphys dirigeait le gou-vernail (ch. 18).

CLAZOMENÆ, arum, s. pr. f. pl. Clazo-mène, ville d’Ionie, tout prés de la côte, entre Smyrne et Chios.

Elle appartint d’abord aux Lydiens, ensuite aux Perses, puis à Alexandre. Elle fut déclarée libre par les Piomains. Clazomène est aujourd’hui en ruines, et forme le village de Fourla à l’entrée de la baie de Smyrne. — Anaxagore et Hermotime y na-quirent.

CLEANTHES, is, s. pr. m. Cléanthe, phi-losophe stoïcien, disciple et successeur de Zé-non, naquit à Assos, dans l’Epire, l’an 240 av. J.-C. (Voir Doctr. mor., 4, 13.)

CLEMA, atis, s. n. Sarment (branche de la vigne}.

.CLEMATIS, idis, s. f. Clématite, ou Viorne ( plante à branches sarmenteuses} ; liseron (herbe}.                               [humain.

CLEMENS, tis, m. f, n. Clément, doux, CLEMENTER, adv. Avec clémence, sans se fâcher.

ÇLEMENTIA, æ, s. f. Clémence, bonté.

CLEOPATRA, æ, s. pr. f. Cléopâtre, reine d’Egypte.

Elle épousa, en secondes noces, Antoine, Romain, qui, après avoir embrassé le parti de César, disputa ensuite à Auguste l’empire du monde. Ayant été vaincu par Octave à la bataille navale d’Actium, il se réfugia dans Alexandrie, en Egypte, où il mourut en s’enfonçant un poignard dans le sein. Quant à Cléopâtre, craignant de tomber au pouvoir du vain-queur, elle se donna la mort en se fesant piquer le bras par un aspic, petit serpent venimeux, qu’elle se fit apporter dans un panier rempli de figues. (Foir De Vir., ch. 64.)

CLEPSYDRA, æ, s. f. Clepsydre (horloge d’eau}.

CLERICUS, i, s. m. Clerc tonsuré, ecclé-siastique.

CLERUS, i, s. m. Sort, lot ; clergé.

CLIBANUS, i, s. m. Four de campagne; tourtière.

CLIENS, entis, s. m. Client.

Les anciens appelaient client celui qui se mettait sous la protection de quelque sénateur ou de quel-que autre personnage considérable. —En Grèce, la condition des clients n’était qu’un esclavage adouci. — A Rome, les clients portaient tant de respect à leurs patrons, qu’ils se rendaient à leur porte, dès le matin, pour les saluer; ils leur formaient un cortège partout où ils allaient. De leur côté, les pa-trons devaient aiderleursclients de leurs conseils et de leur appui, les secourir au besoin et servir de pères à leurs enfants devenus orphelins. — Il était défendu aux clients et aux patrons de s’accuser ou de porter témoignage l’un contre l’autre. (FoirPx-TRONUS.)

de vir. — Addixit Virginiam clienti suo, Il adjugea Virginie à son protégé (ch. 19).

CLIENTA. æ, s. f. Cliente.

CLIENTELA, æ, s. f. Protection, patro-nage ; clientèle.

CLINICE, es, s. f. Clinique (soins du me’de-cin envers un malade au lit}.

CLINICUS, i, s. m. Médecin qui voit les malades alités.

CLINO, as, avi, atum, are, v: ad. Incliner, pencher.

ion de ses lours, on croyait voir la forme d’un bouclier, en latin elypeus.

CLYPEATUS, a, um, adj. Qui porte un bou-clier.

CLYPEOLUS, i, s. m. Petit bouclier.

CLYPEUS, i, s. m. Bouclier.

Ce bouclier était différent du scutum, en ce que celui-ci était assez grand pour garantir un homme depuis les épaules jusqu’aux pieds, tandisque le elypeus était rond et court.

CLYSTER, eris, s. m. Clystère, lavement.

CLYTEMNESTRA, æ, s. pr. f. Clytem-nestre, fille deTyndare, roi de Sparte, et de Léda.

Elle épousa Agamemnon, roi d’Argos, dont elle eut Oreste et trois filles ; Iphigénie, Electre et Chry-sothémis. En partant pour la guerre de Troie, Aga-memnon confia sa femme à Egysthe, son cousin. Celui-ci trompa sa confiance, et, de concert avec Clytemnestre, il assassina Agamemnon à son retour. Egysthe, devenu l’époux de la reine, monta sur le trône; mais Oreste, qui avait, à dessein, fait courir le bruit de sa mort, les tua tous les deux dans le temple d’Apollon.{Poir Egysthe et Oreste.)

CNÆUS, i, s.pr. m. Cnéus, prénom romain. COACERVATÎM, adv. En masse, en tas.

COACERVATIO, onis, s. f. Amas, mon-ceau, entassement.

COACERVO, as, avi, atum, are, v. ad. Amonceler, entasser.

COACTIO, onis, s. f. Taxe, levée, contri-button.

COACTOR, oris, s. m. Collecteur {qui fait la collecte des impositions).

COACTURA, æ, s. f. Ramas {assemblage de choses de peu de valeur).

COACTUS, a, um, part. pas. de cogo.

PH. — Vulpes coacta fame, Un renard pressé par la faim (4, 5).

COACTUS, ûs, s. m. Contrainte, violence.

COADUAO, as, avi; atum, are. v. ad. Bas-sembler, réunir.

COÆDIFICO, as, avi, atum, are, v. ad. Bâtir autour, ensemble.

COÆQUALIS, m. f., e, n. Du même âge, contemporain.

COÆQUO, as, avi, atum, are, v. ad. Éga-1er, unir, aplanir.

COÆQUUS, a, um, adj. Semblable, pareil.

COÆTANEUS, a, um, adj. et

COÆVUS, a, um, adj. Contemporain.

COAGMENTATIO, onis, s. f. Assemblage, liaison.

COAGMENTO, as, avi, atum, are, v. ad.

Augmenter, lier ensemble.

COAGMENTUM, i, s. «׳.Assemblage, liaison.

COAGULATIO, onis, s. f. Coagulation {ac-lion de se figer, de se cailler).

COAGULO, as, avi, atum, are, v. ad. Coa-guler {figer, cailler).

COAGULUM, i, 5. n. Présure {pour faire cailler le lait).

COALEO, es, ui, itum, ere, v. n. et

COALESCO, scis, scere, v.n. Croître, se for-tifier, se former, se réunir.

COANGUSTO, as, avi, atum, are, v. act. Rétrécir, serrer.

CLIO, ûs, s. pr. f. Clio, fille de Jupiter et de Mnémosyne, était la première des neuf Muses.

Elle présidait à l’histoire. Ses fonctions étaient de conserver le souvenir des actions des héros et des grands hommes.

CLITELLÆ, arum, s. f. pl. Bât {d'un d,ne, d'un cheval)·, charge.

ph. — Impositurum mihi binas clitellas, Me fera porter double charge (1, 15).

CLITELLARIUS, a, um, adj. De bât.

CLITUS, i, s. pr. m. Clitus, frère d’Hella-nice, nourrice d’Alexandre-le-Grand.

Il suivit ce prince dans ses conquêtes et lui sauva la vie. Alexandre, qui l’aimait beaucoup, l’ayant invité à souper, le tua de sa propre main, dans un moment de colère (529 ans av. J.-C.). Alexandre en conçut ensuite tant de douleur, qu’il voulait se donner la mort. {Voir Doctr. mor. , 6, 10.)

CLIVOSUS, a, um, adj. Inégal, en pente.

CLIVUM, i, s. n. et

CLIVUS, i, s. m. Colline, éminence, tertre.

CLOACA, æ, s. f. Cloaque, égout.

Les cloaques, à Rome, étaient de magnifiques édifices, destinés à entraîner dans le Tibre les im-mondices de la ville. Ils étaient composés d’égouts et de canaux construits en voûte. Leur hauteur et leur largeur étaient telles, qu’on pouvait y faire vo-guer de grosses barques.

CLODIUS, ii, s. pr. m. Clodius^ tribun du peuple et ennemi déclaré de Cicéron.

11 avait armé la canaille de Rome et paraissait disposé à se porter aux dernières violences. Lorsqu’il fut parvenu à faire bannir Cicéron de Rome, il fit abattre sa maison et mettre ses biens en vente; mais personne ne voulut les acheter. Clodius fut assassiné par Milon, dont Cicéron plaida.la cause. (Foz'r De vir., ch. G2.)

CLOTHO, ûs, s.pr. f. Clotho, la plus jeune des trois Parques.

Elle tenait la quenouille et filait, pour ainsi dire, les jours des hommes. (Fbir Parca.)

CLUDO, is. (Foïr Claudo.)

CLUEO, es, ere, v. n. Être en estime ; purger.

CLUILIUS, ii, 5. pr. m. Clüilius, général ou roi des Albains.

Etant mort subitement dans son camp, au com-mencement de la guerre contre les Romains, les Albains nommèrent provisoirement Mettius Suffe-tius dictateur.

CLUMÆ, arum, s. f. pl. Menue paille d’orge. CLUNIS, is, s. f. Coupe ; au plur. Fesses.

CLUSINI, orum, s. pr. m. pl. Les Clusiniens, habitants de Clusium.

CLUSIUM, ii, s. pr. n. Clusium, aujourd’hui Chiusi, ville de l’Étrurie, à 1Ό. de Pérouse et au S.-O. du lac de Trasimène, sur le Clanis {Chiana).

Cette ville était considérable du temps des Ro-mains. Porsenna y avait sa cour. On y voyait le torn-beau de Brennus.

CLYPEA, æ, s. pr. f. Clypée (aujourd’hui Aclybia), ville d’Afrique, fondée par les Sici-liens dans l’endroit appelé Hermœum promon-torium (cap Bon).

Elle fut ainsi nommée parceque, dans la dîsposi-


COARCTATIO, onis, «. f. Rétrécissement, action de rétrécir.

COARCTO, as, avi, atum, are, «. act. Ré-trécir, presser.

COARGUO, uis, ui, utum, uere, v. act. Montrer, prouver.

COAXO, as, avi, atum, are, v. n. Coasser (comme les grenouilles).

COCALUS, i, s. pr. m. Cocalus Ier, roi de Sicile, donna l’hospitalité à Dédale, lorsqu’il s’enfuit de !■״île de Crète.

COCCINEUS, a, um, adj. et

COCCLNUS, a, um, adj. De couleur écar-late (rouge).

COCCUM, i, s. n. Graine d’un arbrisseau, qui sert à teindre en écarlate.

COCCUS, i, s. m. Drap d’écarlate.

COCCYX, ygis, s. m. Coucou (oiseau).

COCHLEAR, is, s. n. et

COCHLEARE, is, s. n. Cuillère, cuillerée.

COCLES, itis, s. m. et f. Borgne ; Coclès, surnom. (Voir Horatius.)

COCTILIS, m. f., e, n. Cuit.

COCTIO, onis, s. f. Cuisson, coction.

COCTITO, as, are, v. act. Faire cuire.

COCTOR, oris, s. m. Cuisinier.

COCTUS, a, um, pari. pas. de coquo.

COCYTUS, i, s. pr. m. Le Cocyte, un des fleuves de l’enfer.

C’était, en réalité, un fleuve d’Epire. Ses eaux fangeuses et stagnantes ont donné aux poètes l’idée d’en faire un fleuve des enfers.

CODEX, icis, $. m. Tronc d’arbre ; tablette, recueil.

CODICILLI, orum, s. m. pl. Tablettes ; co-dicile (disposition écrite par laquelle on mo-difie son testament).

CODRUS, i, s. pr. m. Codrüs, dernier roi d’Athènes.

Poir son dévoûment, ep. gr., ch■

COEGI, parf. de cogo.

COELESTIS, m. f., e, n. Céleste; au plur. Les habitants du ciel.

COELI, orum, s. m. pl. Le ciel, les cieux, l’univers.( Voir Cœlum.)

COELIACUS, a, um, adj. Qui a des dou-leurs de ventre.

COELICOLA, æ, s. m. Habitant du ciel.

COELITÙS, adv. Du ciel, d’en haut.

COELUM, i (au plur. Cœli, orum), s. n. Ciel, air, climat.

PH. — Viluperare cœlum. Critiquer même les œuvres de la divinité (4, 7).

Ce proverbe latin répond au nôtre : Trouver des taches dans le soleil.

COEMETERIUM, ii, s. n. Cimetière (lieu où Ton enterre).

COEMO, is, i, ptum, ere, v. act. Acheter en société.

COEMPTIO, onis, s. f. Achat réciproque.

COENA, æ, s. f. Repas du soir, souper.

Ce repas se fesait en famille, chez les Romains, à quatre heures du soir. Vers midi, on prenait un premier repas léger : c’était le prandium.

de vir. — Ponere cœnam, Servir à souper (cA- 57).

doctr. — Cœna coquebatur quolidiè ei sic ut, Il fesait préparer chaque jour assez de mets pour que (5, 31).

COENACULUM, i, s. n. et

COENATIO, onis, s. f. Salle à manger; oratoire.

COENATUS, a, um, part. pas. de cœno.

COENO, as, avi, atum, are, v. n. Souper.

de vir. — Inter cœnandum, Pendant le re-pas (ch. 43).

doctr. — Tanquam cœnaturi apud inferos, Comme si vous deviez souper aux enfers (5, 5). — Cœnare radices, Manger des racines pour son souper (6, 3).

COENOBIUM, ii, s. n. Couvent, monastère. COENOSUS, a, um, adj. Bourbeux, fangeux. COENULA, æ, s. f. Dîner, petit repas.

COENUM, i, s. n. Bourbier, boue, fange.

app. — In cœnum libidinum, Dans la fange des plaisirs (ch. 9).

de vir. —Prœler cœlum et cœnum, Excepté le ciel et la boue (ch. 54).

C’est un jeu de mots qu’on ne peut pas repro-duire en français.

COEO, is, ivi, itum, ire, v. n. Aller avec, ensemble.

ep. gr. — Coire in societatem, Former une confédération (ch. 186).

COEPI, isti, ptum, v. defect. Commencer.

de vir. — Cœpit earn objurgare, Se mit à la gronder (ch. 63).

ph. — Cœpit redire, Retourna (1, 3). — Cœ-pit lacerari, Il fut déchiré (1, 12). — Cœpit vesci, Il se mit à les manger (1, 30). — Si cele-riùs cœpero, Si je commence plus tôt (3, épil.). — Cœperunl indignari, Furent indignés (4, 15).— Cœpit circumire, Se mit à parcourir (4, 17).

COEPTUM, i, s. n. et

COEPTUS, ûs, s. m. Commencement, entre-prise.

COEPTUS, a, um, part. pas. de cœpio (inu-site) : Commencé.

COERCEO, es, cui, citum, cere, v. ad. Ré-primer, contenir, arrêter.

COERCITIO, onis, s. f. Action de réprimer, de resserrer.

COETUS, ûs, s. m. Assemblée, compagnie.

de vir. — Cœlus hominum, Réunion d’hom-mes (ch. 25).

COGITABUNDUS, a, um, adj. Réfléchis-sant, qui pense, qui médite.

doctr. — Secum cogitabundus diù hœrere, Rester longtemps pensif (4, 14).

COGITATE, adv. et

COGITATÎM, adv. Avec réflexion, en y pensant.

COGITATIO, onis, s. f. Pensée, réflexion, sentiment, avis, projet.

doctr. — Intervenu mediis cogilalionibus, Il arrive au milieu de nos pensées (1, 6).

ph. — Cogilalio animi, Manière de voir (4, prol.).

COGITATO, adv. A dessein.

COGITATUM, i, s. n. Pensée, sentiment, projet

COGITATUS, a um, part. pas. a.■ vogito.

COGITO, as, avi, atum, are, v. act. et n. Penser, songer, méditer, réfléchir.

doctr. — Cogitandum est, Il faut penser (1, 6). — Cogitatum scelus, Crime dont on a eu seulement l’idée (5, 15).

ep. gr. — Cogitare secum, Penser en soi-même, se dire {ch. 12).

ph. — Cogitavi plura, J’ai traité plusieurs sujets (3, prol.־}. — Quid cogitet judicare, Le jugement qu’elle se propose de rendre (4, Ph.}. COGNATIO, onis, s. f. Parenté, liaison. COGNATUS, a, um, adj. Parent, allié.

COGNITIO, onis, s. f. Connaissance, notion, intelligence.

COGNITUS, a, um, part, pas de cognosce.

de vir. — Quo cognito, A cette nouvelle {ch. 1).

doctr. — Habere incognita pro cognitis, Prétendre connaître ce qu’on ne connaît pas (4, 11).

ep. gr. — Quo cognito, A cette nouvelle {ch. 84).

COGNOMEN, inis, s. n. Surnom.

de vir. — Quœ cognomen dédit, D’oiï lui vint le surnom {ch. 26). — Nihil ex eâprœter co-gnomen retuli, Je n’en ai rien rapporté que mon surnom {ch. 40).

COGNOMENTUM, i, s. n. Surnom.

COGNOMINATUS, a, um, part. pas. de cognomino.

COGNOMINIS, m. f., e, n. Du même nom, qui porte le même nom.

app. — In florem cognominem mutatus est, Fut changé en une fleur qui porte le même nom {ch. 5).

COGNOMINO, as, avi, atum, are, v. act. Surnommer, donner un surnom.

COGNOSCO, scis, vi, nitum, scere, v. act. Connaître, savoir, apprendre, éprouver.

app. — Dare se cognoscendum, Se faire con-naître {ch. 27).

va. — Simul cognovit laudari, Aussitôt qu’elle entendit louer (3, 14).

COGO, is, coegi, coactum, ere, v. act. For-cer, contraindre, réunir, rassembler.

de vir. — Cogéré decemviros magistratu se abdicare, Forcer les décemvirs de se démettre de leur magistrature {ch. 19).

ph. — Cogit miseras aridd sede emori, Nous fait mourir misérablement dans nos demeures desséchées (1, 6).

COHABITO, as, avi, atum, are, v. n. De-meurer avec quelqu’un.

COHÆRENS, tis, part.'pas. de cohæreo : Attaché, uni.

COHÆRENTER, adv. Avec liaison, de suite.

COHÆREO, es, si, sum, rere, v. n. Être joint, uni; avoir du rapport avec.

COHÆRES, edis, s. m. Cohéritier {qui hè-rite avec}.

COHIBEO, es, bui, itum, ere, v. act. Con-tenir, arrêter, empêcher.

de vir. — Cohibere impetum, Arrêter l’élan {ch. 58).

COHIBITIO, onis, s. f. Empêchement, dé-fense.’

COHIBITUS, a, um, part. pas. de cohibeo.

COHIBUI, parf. de cohibeo.

COHONESTO, as, avi, atum, are, v. act. Honorer, faire honneur.

COHORS, ortis, s. f. Basse-cour ; cohorte, train, suite.

Une cohorte, corps d’infanterie romaine, était la dixième partie d’une légion : elle se composait de six cents hommes. Une cohorte était à une légion (à l’exception du nombre), ce que, de nos jours, un bataillon esta un régiment. Chez nous, le mot ha-taillon s’applique à l’infanterie, et le mot escadron à la cavalerie : à Rome, le mot cohors était pour l’infanterie, et turnia pour la cavalerie.

de vir. —Se in cohortem romanam immit-tere, Se précipiter au milieu de la cohorte ro-maine {ch. 59).

ep. gr.— Cohors regia, Garde royale {ch. 71 et 162).

COHORTATIO, onis, s. f. Exhortation, en-couragement.

COHORTATUS, a, um, part. pas. de co-hortor : Ayant exhorté.

COHORTOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Exciter, exhorter.

COINQUINATIO, onis, s. f. Souillure.

COINQUINO, as, avi, atum, are, v. act. Souiller, salir, infecter.

COITIO, onis, s. f. Attroupement, cabale, complot.

COITUS, ûs, s. m. Union, accouplement.

COIVI, parf. de coeo.

COLAPHIZO, as, avi, atum, are, v. ad.

Souffleter.                                [poing.

COLAPIIUS, i, s. m. Soufflet, coup de

COLCHI, orum, s. pr. m. pl. Peuple de Colchos, ou de Colchide.

COLCHIS, idis, s. pr. f. La Colchide, contrée d’Asie: on l’appèle aujourd’hui la Mingrélie.

Elle est célèbre par l’expédition des Argonautes, par la naissance de Médée et par l’abondance de ses plantes vénéneuses. Ses habitants étaient d’origine égyptienne : quelques historiens prétendent cependant que les Colchidiéns viènent de l’Arménie.

COLENDUS, a, um, part. fut. pas. de colo : ־Respectable.

COLICULUS, i, s,m. Bourgeon d’une plante.

COLIS, is, s. m. Rejeton.

COLITO, imper, de colo.

COLLABEFACIO, is, ere, v. ad. Ébranler, terrasser.

COLLABEFACTO, as, avi, atum, are, v. ad. Ebranler, secouer.

COLLABEFACTUS, a, um, part. pas. de collabefio.

COLLABEFIO, is, faclus sum, fieri, v. n. Tomber en pièces.

COLLABOR, eris, apsus sum, bi, v. dép. Tomber, faire une chute.

COLLACRYMO, as, avi, atum, are, v. n. et

COLLACRYMOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Pleurer ensemble d’attendrissement (ep. s., ch. 158).

COLLAPSUS, a. um, part. pas. de collabor.

COLLARE, is, s. n. Collier. ( Voir Torques.)

COLLATIA, æ, s. pr. f. Collatie, ancienne ville du Latium, près du fleuve Anio (Tévéron), sur la route de Tibur (Tivoli), frontière du pays des Sabins.

Elle fut fondée par les Albains : elle n’existe plus aujourd’hui. Lucius Tarquin, l'un des deux premiers consulsdeRome, fut nommé Collatin, parceque son !■ère avait été longtemps gouverneur de Collatie, après que Tarquin-l’Ancien s’en fut emparé.

COLLATINUS, i, $. pr. m. Collatin, sur-nom de Tarquin, mari de Lucrèce. (Voir Tar-QUINIÜS.)

COLLATIO, onis, s. f. Contribution, impo-sition ; comparaison, confrontation.

COLLATUS, a, um, part. pas. de confero.

app. — Collatis sludiis et muneribus, Ayant mis en commun leurs talents et leurs dons (ch. 5). — Collata bénéficia, Services rendus (ch. 15).

de vir. — Quadrantibus collatis sepeliri, Être enterré au moyen d’une collecte (ch. 16.) — Collatis signis, Ayant réuni leurs drapeaux (ch. 59). — Lucio Scipioni collata est pe-cunia, On offrit de l’argent à Lucius Scipion (ch. 41).

COLLAUDATIO, onis, 1. f. Louange, éloge, panégyrique.

COLLAUDO, as, avi, atum, are, v. act. Louer ensemble.

COLLECTA, æ, s. f. Cueillette, récolte; quête, collecte.

COLLECTANEUS, a, um, adj. Amassé, re-cueilli.

COLLECTIO, onis, s. f. Collection, amas, recueil.

COLLECTES, a, um, part. pas. de colligo : Amassé.

ep. s. — Collecte ingenti exercitu, Ayant rassemblé une nombreuse armée (ch. 85).

COLLEGA, æ, s. m. Collègue.

de vir. — Ulinam mihi collegam dedissetis, aut non dedissetis, Plût aux dieux que vous m’eussiez donné un collègue (il m’aurait se-condé), ou que vous ne m’en eussiez pas donné (car celui que vous m’avez donné était pour moi un obstacle) (ch. 47).

COLLEGI, parf. de colligo.

COLLEGIUM, ii, s. n. Collège, assemblée, société.

A Rome, les pontifes, les augures, les septemvirs et les quindécemvirs formaient ce qu’on appelait les quatre collèges des prêtres. Quand on eut décerné les honneurs divins à Auguste, on ajouta un cin-quième collège sacerdotal. On étendit ensuite l’ap-plication du mot college à toutes les corporations ou réunions d’hommes.

COLLEVO, as, avi, atum, are, v. act. Sou-lager, alléger.

COLLIBET, uit, itum, ere, v. unipers. Plaire, venir en fantaisie.

COLLIDO, is, lisi, lisum, lidere, v. act. Bri-ser, casser, froisser, frotter.

COLLIGATIO, onis, s. f. Liaison, enchaî-nement.

COLLIGO, as, avi, atum, are, v. ad. Lier, joindre, unir.

COLLIGO, is, egi, eclum, ere, v. ad. Ras-sembler, recueillir, acquérir, reprendre, con-dure.

app. — Dum poma colligebat, Tandisqu’il cueillait les pommes d’or (ch. 15).— Se a fu-rore col liger e, Revenir de sa fureur (ibid.).

doctr. — Colligere animum, Recouvrer ses ses sens, ou Rappeler ses souvenirs (5, 59). — Colligere ledione, Acquérir par la lecture, ou en lisant (4, 18).

ep. gr. — Indè colligere debuit, Il dut en conclure (ch. 15).

ph. — Colligere sensum. Comprendre le sens d’un testament (4, 5).

COLLINO, is, livi, et levi, et liïii, litum, ere, v. ad. Frotter, enduire.

COLLIQUATIO, onis, s. f. Écoulement, flux.

COLLIQUESCO, scis, cui, scere, v. n. Se fondre, se liquéfier (devenir liquide).

COLLIS, is, 5. m. Colline, hauteur, coteau.

COLLISI, parf. de collido.

COLLISIO, onis, s. f. Choc, frottement.

COLLISUS, a, um part. pas. de collido.

COLLOCARUNT pour collocaverunt.

COLLOCATIO, onis, s. f. Arrangement, disposition, placement.

COLLOCATES, a, um, part. pas. decolloco.

COLLOCO, as, avi, atum, are, v. ad. Pla-cer, établir, marier.

ph. —Servum collocare œternd in basi, Pla-cer un esclave sur une base immortelle, c'est-ά-dire, Elever une statue à un esclave (2, épil.).

COLLOCUTIO, onis, 5. f. Conférence, en-tretien.

COLLOCUTES, a, um, part. pas. de collo-quor.

COLLOQUIUM, ii, s. n. Conférence, entre-tien, entrevue.

de vir. — A primo colloquio Flaminii, Aux premières paroles de Flaminius (ch. 44).

ep. gr. — Vocare in colloquium, Demander une entrevue (ch. 72).

COLLOQUOR, eris, cutus sum, i, v. dép. Parler, s’entretenir.

de vir. — Colloqui de, Comploter au sujet de (ch. 9).

COLLUCTATIO, onis, s. f. Lutte, effort.

COLLECTOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Lutter, disputer ensemble.

COLLUDIUM, ii, s. n. Divertissement corn-mun.

COLLUDO, is, lusi, lusum, dere, v. n. Ba-i diner avec, se jouer ensemble.

COLLUM, i, s. n. Cou.

PH. — Colli longitudo, Son long cou (1, 8). — Collum detritum a catend, Cou pelé par le frottement de la chaîne (5, 6).

COLLUSIO, onis, s. f. et

COLLUSiUM, ii, s. n. Collusion (fraude concertée).

COLLUSOR, oris, s. m. Compagnon de jeu. COLLUSORIÈ, adv. Par collusion.

COLLUSTRO, as, avi, atum, are, v. ad■ Éclairer, regarder de tous les côtés.

COLLUVIARIA, orum, s. n. pl. et

COLLUV1ES, ci, «. f. Amas, assemblage, égout, cloaque.

COLLUVIO, onis, j. f. Assemblage, mé-lange, confusion.

COLO, is, ui, cultum, ere, v. acl. Cultiver, pratiquer, honorer, chérir.

app. — Colere virginitatem, Conserver sa virginité (ch. 6). — Culti sunt impensiùs, Ils fu-rent particulièrement honorés (ch. 17).

de vir. — Colere sediliones, Faire des émeu-tes (ch. 18).

doctr. — ln agris colendis. A cultiver la terre (2, 26). — Colere jusjurandum, Honorer le serment (5, 25). —Colere se, Se soigner (6, 12).

ep. s. — Abducere a colendo Deo, Détourner d’adorer Dieu (ch. 106). — Colere aliquem omni officio, Avoir toutes sortes d’égards pour quelqu’un (ch. 166).

COLONA, æ, s. f. Fermière.

COLONIA, æ, s. f. Colonie.

La Grèce et l'Italie furent p>resque entièrement peu-plées par des colonies, et elles-mêmes envoyèrent tout autour d’elles des colonies nombreuses.

COLONUS, i, 8. m. Colon, fermier, labou-reur.

COLOR, oris, 8. m. Couleur, apparence ; excuse, prétexte.

ep. s. — Varii coloris. De différentes cou-leurs (ch. 58).

ph. — Color proprius, Manière propre d’é-crire (4, prol.}.

COLORO, as, avi, atum, are, v. act. Colo-rer; prétexter, feindre.

COLOSSUS, i, s. m. Colosse.

On appèle ainsi une statue d’une grandeur dé-mesurée. Le colosse de Rhodes, une des sept mer-veilles du monde, représentait Apollon ou le soleil. Cette énorme statue, toute en airain, avait 34 mètres de haut. Les navires passaient à pleines voiles entre ses jambes.

COLUBER, bri, s. m. Serpent, couleuvre.

COLUBRA, æ, s. f. Couleuvre.

COLUBRIFER, a, um, adj. Qui porte des serpents.

COLUBRINUS, a, um, adj. De serpent.

COLUI, parf. de colo.

COLUM, i, s. n. Couloir (écuelle dont le fond est un linge par lequel on coule le lait en le tirant ; ou bien, passage de dégagement d’un appartement à un autre}.

COLUMBA, æ, s. f. Colombe, pigeon.

COLUMBARIUM, ii, s. n. Colombier, pi-geonnier.

COLUMBUS, i, s. m. Pigeon.

COLUMEN, inis, s. n. Soutien, appui.

COLUMNA, æ, s. f. Colonne, pilier.

Plusieurs colonnes furent érigées à Rome en l'honneur des grands hommes, ou pour perpétuer le souvenir des grandes actions et des grands évé-nements. La colonne Trajane et celle d'Anto..in subsistent encore. On les place parmi les restes les plus précieux de l’antiquité.

On appèle Colonnes d’Hercule deux montagnes, Calpé et Abyla (voir ces mots), situées à l’extrémité de l’Espagne et de l’Afrique, à l’entrée de la Méditerranée. Hercule poussa, dit-oh,jusque là ses voyages, et prit ees montagnes pour, les bornes du monde. Elles étaient alors réunies : Hercule les sépara pour ouvrir un passage à la'Méditerranée.

COLUS, i, s. m. Quenouille

La quenouille était un attribut des Parques (voir Parcæ). Chez les Romains, dans les cérémonies du mariage, on portait une quenouille derrière la nouvelle mariée, pour marquer l’ouvrage auquel elle devait s’appliquer. — Cette quenouille était garnie de laine.

app. — Illœ fatalem tenebant colum, Elias tenaient la quenouille fatale (ch. 11).

COLUTEA, æ, s. f. Baguenaudier ( genre d’arbrisseau légumineux}.

COMA, æ, s. f. Chevelure, cheveux.

ep. s. — Habere comam in ton sam, Porter les cheveux longs (ch. 101).

COMANS, anlis, m. f. n. et

COMATUS, a, um, adj. Chevelu.

COMBIBO, is, bi, bitum, ere, v. ad. Boire ensemble ; v. n. S’imbiber.

COMBIBO, onis, s. m. Compagnon de bou-teille.

COMBURO, is, bussi, bustum, rere, v. ad. Brûler.

COMBUSTIO, onis, s. f. Combustion (action de brûler entièrement'), incendie.

COMEDO, médis et mes, medi, estum et esum, dere et esse, v. ad. Manger ; consumer, dissiper.

COMES, itis, s. m. et f. Compagnon, corn-pagne, qui accompagne ; comte.

app. — Cornes aliquandô additur Veneri, On donne quelquefois pour compagne à Vénus (ch. 9).

doctr.—Invidia cornes gloriœ, L’envie pour-suit la gloire, ou s’acharne après la gloire (S, 2).

pn. — Comité aeello. En compagnie d’un âne (1, il).

COMESSATIO, onis, s. f. Repas extraordi-naire, collation du soir; débauche.

COMMESSATOR, oris, s. m. Qui aime la table; libertin.

COMESSE, 2e infin. de comedo, is.

COMESSOP1, aris, atus sum, ari, v. dép. Faire un grand repas, faire débauche.

COMESUS, a, um, part. pas. de comedo.

COMETA, æ, s. f. et

COMETES, æ, s. f. Comète (espèce de pla-néte qui parait dans le ciel, avec une traînée de vapeur lumineuse qu’on appèle queue).

COMICE, adv. Comiquement.

COMICUS, a, um, adj. Comique, risible, plaisant.

COMINÙS, adv. De près.

COMIS, m. f., e, n. Affable, poli, obligeant.

ph. — Officium corne, Service, ou Attention volontaire (2, 5).

COMITAS, atis, s. f. Affabilité, air gracieux, politesse, prévenance, obligeance.

de vir. — Adeuntes summâ comitate exci-piebat, 11 accueillait avec la plus grande affa-bilité ceux qui l’abordaient (ch. 64).

COMITATUS, a, um, part, pas. de comitor.

Ô

COMITATUS, Ûs, s. m. Suite, cortège, escorte.

COMITE, abl. de cornes.

COMITER, adv. Civilement, poliment, avec affabilité, avec égards.

de vir. — Comiter acceptus, Accueilli avec politesse (cA42 .׳).

COMITIA, orum, s. n. pl. Comices ; lieu où s’assemblaient les comices.

Dans ces assemblées du peuple romain, où tous les citoyens étaient admis sans distinction de rang, on s’occupait de l’élection des magistrats, on trai-tait des affaires du gouvernement, enfin on jugeait les causes qui, par leur nature, devaient être portées au tribunal du peuple.

COMITIALIS, m. f., e, n. Qui concerne les comices.

COMITIATES, ûs, s. m. Peuple assemblé dans les comices.

COMITIEM, ii, s. n. Partie du Forum où se tenaient les assemblées du peuple romain.

COMITOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Ac-compagner, escorter.

COMMA, atis, s. n. Césure, incise {phrase incidente).

COMMACULO, as, avi, atum, are, v. ad. Gâter, tacher, souiller.

COMMEATOR, oris, s. m. Messager.

COMMEATES, ûs, s. m. Allée, venue, con-voi, transport, passage ; vivres, provisions.

ep. gr. — Intercludere hostes marinis com-meatibus, Priver l’ennemi des arrivages par mer (ch. 45).

COMMEDITOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Méditer profondément.

COMMEMORABILIS, m. f., e, n. Recoin-mandable, mémorable.

COMMEMORATIO, onis, s. f. Mention, récit.

COMMEMORO, as, avi, atum, are, v. ad. Rappeler, faire mention, parler de ; vanter, exalter.

COMMENDABILIS, m. f., e, n. et

COMMENDANDES, a, um, adj. Recom-, mandable.

COMMENDATIO, onis, s. f. Louange, es-time, recommandation.

COMMEND ATITIES, a, um, adj. De re-commandation, qui sert à recommander.

app. — Litterœ commendatitiœ, Lettre de recommandation (ch. 14).

COMMENDATOR, oris, s. m. Celui qui re-commande.

COMMENDATRIX, icis, s. f. Celle qui re-commande.

COMMENDATUS, a, um, part. pas. de commendo : Agréable.

COMMENDO, as, avi, atum, are, v. ad. Recommander, rendre recommandable, louer, faire valoir.

de vir. — Commendare reos, Défendre les accusés {ch. 54).

doctr. — Fames commendat, L’appétit fait apprécier, ou donne du goût (6, 6).

p». — Commendari re. Se recommander par le motif (2, prol.)..

COMMENSES, ûs, s. m. Proportion, sy-métrie.

COMMENTARIEM, ii, s. n. e♦

COMMENTARIES, ii, s. m. Commentaire, explication, mémoire (s. m.).

COMMENTATIO, onis, s. f. Méditation, traité, relation.

COMMENTIOR, iris, itus sum, iri, v. dép. Feindre, mentir.

COMMENTITÏUS, a, um, adj. Faux, con-trouvé.

COMMENTOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Méditer, considérer.

COMMENTOR, oris, s. m. Inventeur, auteur.

COMMENTEM, i, s. n. Précaution, strata-gème ; fiction, feinte.

COMMENTES, a, um, part. pas. de corn-miniscor : Feint, controuvé.

COMMEO, as, avi, atum, are, v. n. Aller, venir, passer.

doctr.— Commeare nodu, Aller pendant la nuit (4, 5).

COMMERCIUM, ii, 8.n. Commerce, échange, trafic.

COMMEREO, es, rui, ritum, rere, v. n. et COMMEREOR, reris, ritus sum, reri, v. dép. Mériter, se rendre digne ; faillir.

COMMETIOR, iris, essus sum, iri, v. dép. Mesurer.

COMMIGRO, as, avi, atum, are, v. n. Changer de demeure.

de vir. — Romam commigrare, Venir s’éta-blir à Rome {ch. 6).

COMMILITIEM, ii, s. n. Communauté d’armes, de service militaire

COMMULITO, onis, s. m. Compagnon d’armes.

COMMINATIO, onis, s. f. Menace.

COMMINISCOR, eris, commentus sum, isci, v. dép. Imaginer, feindre.

COMMINOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Menacer.

COMMINEO, is, i, turn, ere, v. ad. Briser, fracasser.

COMMISCEO, sees, scui, stum et xtum, scere, v. act. Mêler avec.

COMMISERATIO, onis, s. f. Commiséra-tion, pitié, compassion.

COMMISEREOR, eris, itus sum, eri, v. dép. et

COMMISEROR, aris, atus sum, ari, v. dép. Avoir pitié.

COMMISI, parf. de committo.

COMMISSIO, onis, s. f. Combat d’émulation.

COMMISSEM, i, î. n. Faute, crime ; secret, dépôt.

COMMISSERA, æ, s. f. Jointure.

COMMISSES, a, um, part. pas. de corn-mitto : Confié.

de vir. — Prœlium commissum est, On livra bataille {ch. 40). — Et rempublicam plurium arbitrio commissum iri, Et qu’il abandonnerait au bon plaisir de plusieurs la direction des af-faires de !’État {ch. 64).

ep. s. — Commissd pugnâ, Aussitôt que le combat fut engagé {ch. 124).

COMMISTIO, onis, 8. f. Mélange, mixtion. COMMITIGO, as, avi, atum, are, v. act.

Adoucir.

COMMITTO, is, misi, missum, ere, «. act. Envoyer ensemble, confier, permettre; com-mettre.

de vir. — Paucorum manibus fata utrius-que populi committi, De remettre entre les mains d’un petit nombre le sort des deux peu-pies (ch. 4). — Neque ullo loco fortunœ se com-mittebat, Et, en aucun lieu, ne s’en rapportait au hazard (ch. 56). — Afec committam, Et je ne souffrirai pas (ch. 59).

ep. s. — Se commitlere fugœ, Prendre la fuite (ch. 112). — Commitlere prœlium, Li-vrer bataille (ch. 152). — Non committam ut. Je me garderai bien de (ch. 192).

ph. — Commitlere alicui pedes calceandos, Se faire chausser par quelqu’un (1, 14). — Commitlere se tutandum, Se mettre sous la protection (1, 50). — Commitlere spiritum, Confier sa vie (2, 8).

COMMODASSE, pour commodavisse, du v. commodo, as.

COMMODATUM, i, s. n. Prêt.

COMMODATUS, a, um, part. pas. de com-modo.

COMMODE (comp. iùs, superl. issimè), adv. Bien, convenablement, avantageusement, avec indulgence.

app. — Actum est commodiùs, Les choses se passèrent plus doucement (ch. 14).

COMMODITAS, atis, f. f. Convenance, uti-lité ; facilité.

COMMODO, as, avi, atum, are, v. act. Prêter, obliger; accommoder.

COMMODUM, i, s. n. Avantage, profit, uti-lité, intérêt.

ep. gr. — Ex commodo utrorumque, A l’a-vantage de chacun d’eux (ch. 105).

COMMODÙM, adv. Tout-à-propos.

COMMODUS, a, um, adj. Commode, avan-tageux, favorable, utile.                  [avec.

COMMOEREO, es, ui, ere, v. n. S’affliger COMMOLIOR, iris, itus sum, iri, v. dép. Machiner, s’efforcer d’inventer.

COMMONEFACIO, cis, feci, factum, facere, v. ad. Avertir, remontrer.

COMMONEO, es, ui, itum, ere, v. ad. Avertir, faire observer.

COMMONITIO, onis, 8. f. Avertissement, remontrance.

COMMONSTRO, as, avi, atum, are, v. ad. Montrer.

COMMORARE, impér. de commoror.

COMMORATIO, onis, s. f. Séjour, retard. COMMOROR, aris, atus sum, ari, v. dép. Demeurer, rester, séjourner, tarder.

COMMOTIO, onis, s. f. Agitation, émotion.

COMMOTUS, a, um, part. pas. de corn-moveo : Ému.

COMMOTUS, ûs, s. m. Mouvement.

doctr. — Commotus famd, Entraîné par la célébrité (4, 8).

ep. s. — Erat commotus animo, Il avait le cœur ému (ch. 65).

COMMOVEO, es, vi, tum, ere, v. ad. Agiter, émouvoir, troubler, irriter; élever.

COMMULCEO, es, si, sum, ere, v. ad. Caresser, adoucir.

COMMUNICATIO, onis, s. f. Commun!-cation.

COMMUNICO, as, avi, atum, are, v. act. Communiquer, partager; s’entretenir.

COMMUNIO, onis, 5. f. Association, so-ciété ; communion.

COMMUNIO, is, ivi, itum, ire, v. act. For-tifier, munir.

COMMUNIS, m. f., e, n. Commun, ordi-naire, public, général. (Voir Suppl.)

doctr. — Ærarium commune. Trésor public (3, 3).

ph. — In commune, En commun (5, 6).

C’est ce que nous appelons part à deux.

COMMUNITAS, atis, 8. f. Communauté, compagnie.

COMMUNITER, adv. et

COMMUNITÙS, adv. En commun, ensem-ble, en général, unanimement.

COMMUTABIL1S, m. f., e, n. Changeant, variable.

COMMUTATIO, onis, 8. f. Changement, vicissitude.

COMMUTATUS, a, um, part. pas. de corn-mu to : Changé, varié.

COMMUTO, as, avi, atum, are, v. ad. Changer, échanger, varier.

doctr. — De captivis commutandis, Pour traiter d’un échange de prisonniers (5, 24).

ph. — In commutando principatu, Dans un changement de règne (1, 15).

COMO, as, avi, atum, are, v. ad. et

COMO, is, psi, ptum, ere, v. ad. Peigner, ajuster, parer.

de vir. — Capillum sibi comi jusait, Il se fit arranger les cheveux (ch. 64).

COMOEDIA, æ, s. f. Comédie.

D’après l’étymologie grèque de ce mot (cômè, vil-lage, ôdè, chanson) les comédies n'étaient autrefois que des farces grossières jouées par les paysans à !’occasion des vendanges. Les poètes eurent ensuite l’idée d’en composer dans le même goût, lis allaient les réciter de village en village, attendu que la licence qui débordait dans ces œuvres leur avait fait interdire l’entrée des villes. Ce n’est que bien lente-ment que la comédie est arrivée à n’avoir qu'un but : celui de rendre les hommes meilleurs et plus sages, tout en paraissant ne vouloir que les amuser. C’est ce que l’on a exprimé par ces mots : Castigat ridendo mores.

COMOEDICUS, a, um, adj. De comédie. COMOEDUS, i, s. m. Comédien.

COMOSUS, a, um, adj. Chevelu.

ph. — Comosd fronte, Ayant une mèche de cheveux sur le front (5, 8).

COMPACISCOR, eris, actus sum, isci, v. dép. Convenir.

COMP ACTIO, onis, s. f. Assemblage.

COMPACTES, a, um, part. pas. de corn-pingo : Lié, joint, uni ; court, ramassé.

COMPACTES, a, um, part. pas. de corn-pacîscor.— Ex compacta, De concert. (Passim.)

COMPAGES, is, 5. f. et

COMPAGO, inis, s. f. Assemblage, lien, jointure.

COMPAR, aris, m. f. n. Bien assorti, égal, pareil.

COMPARABILIS, in. f., e. n. Comparable ; qu’on peut se procurer.

COMPARASSE, pour comparavisse.

COMPARATIO, onis, s. f. Recherche, ap-prêt ; acquisition ; comparaison, rapport.

COMPARATES, a, um, part. pas. de com-paro.

COMPARCO, is, si, sum, ere, v. act. Épar-gner, ménager.

COMPARED, es, rui, rere, v. n. Paraître, comparaître.

ep. s. — Nec comparuit ultrà, Il disparut lout-à-fait (cA. 165).

COMPARO, as, avi, alum, are, v. act. Com-parer, préparer, établir, acquérir, acheter, amasser, réunir ; équiper.

de vir. — Comparare plures certè potuerat, Il aurait pu assurément s’en approprier un grand nombre (ch. 47.)

doctr. — Comparare annonam, Acheter des vivres (5, 5). — Causâ sapientiœ comparand®, Pour acquérir de la science (4, 5).

ep. s. — Se comparare ad bellum, Se pré-parer à la guerre (ch. 152). — Comparare ad vidum necessaria, Se procurer les choses né-cessaires à la vie (ch. 150).

COMPASCO, pascis, pavi, pastum, scere, ע· act. Faire paître.

COMPEGI, parf. de compingo.

COMPELLATIO, onis, ד. f. Blâme, apo-strophe.

COMPELLO, as, avi, atum, are, v. act. Adresser la parole, apostropher, nommer, faire des reproches.

COMPELLO, is, puli, pulsum, ere, v. act. Contraindre, assembler, pousser, exciter.

de vir; — Ad deditionem compellere, Forcer à se rendre (ch. 45 et 59).

doctr. — Compulit in cœdem suam, 11 pro-voqua, ou II força à le tuer (5, 15).

Ep. s. — Compellere mulierem ad flagitium, Pousser, engager une femme à une action cri-minelie, c.-à.-d. La séduire (ch. 126).

. COMPENDIARIUS, a, um, adj. Abrégé, raccourci.

COMPENDIARIÔ, adv. D’une manière plus courte.

COMPENDIUM, ii, s. n. Épargne, gain, profit; abrégé, sommaire.

COMPENSATIO, onis, s. f. Compensation, dédommagement, échange.

ep. gr. — Compensatio mercium, Échange des marchandises (ch. 51).

COMPENSO, as, avi, atum, are, v. ad. Compenser, dédommager.

COMPERINDINO, as, avi, alum, are, v. act. Remettre au troisième jour.

COMPERIO, is, i, erlum, ire, v. ad. Trou-ver, reconnaître, découvrir, apprendre, être informé.

COMPERTÈ, adv. Ouvertement.

COMPERTÜS, a, um, part. pas. de corn-perio : Découvert.

app. — Compertum déni que fuit, On décou-vrit enfin (ch. 20).

ep. gr. — Exitu miserabili comperto, Ayant appris la fin malheureuse (ch. 160).

COMPES, edis, s. f. Chaîne, entraves, me-nottes.

ep. gr. — Compedibus aureis vincire, Lier avec des chaînes d’or (ch. 70).

COMPESCO, scis, scui, scere, v. ad. Répri-mer, arrêter.

ep. gr. — Compeseere multas gentes rebel-lantes, Contenir dans le devoir plusieurs peu-pies révoltés (ch. 125).

COMPETENS, entis, m. f. n. Compétent (qui a droit de juger une affaire).

COMPETENTER. adv. D’une manière con-venable.

COMPETENTIA, æ, s. f. Convenance, proportion.

COMPETITOR, oris, s. m. Rival, concur-rent, compétiteur.

COMPETO, is, pelivi, itum, ere, v. ad. Demander, poursuivre ; convenir.

COMPILATIO, onis, s. f. Pillage.

COMPILATOR, oris, s. m. Qui pille ; com-pilateur (qui copie certaines parties d’ouvrages pour se les approprier).

COMPILO, as, avi, atum, are, v. ad. Dé· rober, piller ; compiler.

COMPINGO, is, egi, aclum, gere, v. ad. Pousser avec violence;assembler, joindre, lier.

COMPITALIA, orum, s. pr. n. pl. Compi-tales, fêtes célébrées dans les carrefours, en l’honneur des dieux Lares et de Mania, ou la Folie, leur mère.

Durant ces fêtes, les affranchis et les esclaves, qui en étaient les ministres, jouissaient de la li-berté.

COMPITALIS, m. f., e, n. De carrefour.

COMPITALITIA, orum. (Voir Compitalia.) COMPITUM, i, s. n. et

COMPITUS, i, s. m. Carrefour.

COMPLACEO, es, cui et itus sum, itum, ere, v. n. Plaire, être agréé.

COMPLACO, as, avi, atum, are, v. ad. Adoucir, apaiser.

COMPLANO, as, avi, atum, are, v. ad. Aplanir.

COMPLANTATUS, a, um, adj. Planté, enté, greffé.

COMPLAUDO, is, si, sum, dere, v. act. Applaudir, approuver.

COMPLECTOR, eris, xus sum, i, v. dép. Embrasser, environner, saisir, contenir.

doctr. — Compledi omnes caritates, Corn-prendre, ou Réunir toutes les affections (5, 15).

ep. s. — Somnus complexus est me, Le sommeil s’empara de moi (ch. 108).

COMPLEO, es, evi, etum, ere, v. act. Em-plir, combler, accomplir.

COMPLETES, a, um, part. pas. de com-pleo ·.'Rempli, complet, achevé, parfait.

de vir. — Complet® erant ripœ, Le rivage était couvert (ch. 45).

COMPLEXIO, onis, s. f. Assemblage, union.

COMPLEXES, a, um, part. pas. de com-plector : Ayant embrassé.

COMPLEXES, ûs, s. m. Circuit, enceinte ; embrassement.

de vir. — Arcliùs diuliùsque in complexu filii hœrere, Tenir son fils embrassé plus étroi-tement et plus longtemps que de coutume {ch. Gl).                                   [plico.

COMPLICATES, a, um, part. pas. de corn-COMPLICE, as, avi, atum, are, v. act. Plier, envelopper.

COMPLODO, is, si, sum, dere, v. act. ' Battre, agiter, frapper des mains ou des pieds.

doctr. — Comploduntur sœpiùs manus, On frappe souvent des mains (2, 16).

COMPLORATIO, onis, s. f. et

COMPLORATES, ûs, s. m. Complainte, lamentation, pleurs {en commun).

COMPLORO, as, avi, atum, are, v. act. et n. Pleurer ensemble, se lamenter.

COMPLERES, m. f., ra ou ria, n., adj. pl. Plusieurs, beaucoup de, un grand nombre de.

ep. gr. — Compluribus nodis astridum, Serré par un grand nombre de nœuds (cA. 158).

COMPLERIÈS, adv. Plusieurs fois.

COMPLEVIEM, ii, s. n. Gouttière,citerne.

COMPONO, is, sui, situm, ere, v. act. Apaiser, terminer, régler, corriger, disposer, composer, comparer.

de vir. — Componere bellum, Terminer la guerre {ch. 46). — Componere domum, Con-struire ou Disposer une maison {ch. 54).

doctr. — Componere animos, Corriger ou Redresser des cœurs (2, 7).

ep. gr. — Componere inducias, Suspendre les hostilités {ch. 95). — Componere res do-mesticas, Mettre ordre à ses affaires de famille {ch. 120). — Componere bellum, Mettre fin à la guerre {ch. 162).

COMPORTE, as, avi, atum, are, v. act. Transporter.                             [tre de.

COMPOS, otis, m. f. n. Jouissant de, mai-de vir. — Compos fieri votorum, Être au comble de ses vœux {ch. 64).

COMPOSITE, adv. Posément.

COMPOSITIO, onis, s. f. Assemblage, liai-son, arrangement.

COMPOSITÔ, adv. A dessein.

COMPOSITOR, oris, s. m. Compositeur, auteur.

COMPOSITES, a, um, part. pas. de corn-pono : Composé, arrangé.

app. — Pace compositd, La paix étant con-due, c.-à-d. En temps de paix {ch. 1).

de vir. — Ex composite rem ordiri, Racon-ter une affaire d’après un plan arrêté {ch. 6).— Ex composite, Comme il en était convenu {ch. 58). — Rebus Asiœ compositis, Tout étant terminé en Asie {ch. 59). — Bellis tote orbe compositis, La guerre étant éteinte dans tout l’univers {ch. 64).

ep. s. — Rebus compositis, Les affaires ayant été réglées {ch. 136). — Composite urbis statu, Après avoir réglé !’administration de la ville {ch. 189).

COMPOTATIO, onis. s. f. Festin.

COMPOTOR, oris, s. m. Compagnon de bouteille.

COMPRECATIO, onis, s. f. Prières publi-ques.

COMPRECOR, aris, atus sum, ari, v. dép.

Prier (en commun).

COMPREIIENDO, is, i, sum, ere, v; act.

Arrêter, prendre, saisir, comprendre, retenir.

ep. gr. — Comprehendere navem, Saisir la barque {ch. 10).

COMPREHENSÈ, adv. En peu de mots.

COMPREHENSIO, onis, s.f. Prise ; concep-tion, compréhension, connaissance.

COMPREHENSES, a, um, part. pas. de comprehendo ־. Pris, saisi.

COMPRENDO, is, di, sum, ere, v. act. Saisir, prendre.

COMPRENSES, a, um, part. pas. de corn-prendo.

COMPRESSÉ, adv. D’une manière serrée.

COMPRESSI, parf. de comprimo.

COMPRESSES, a, um, part. pas. de corn-primo : Pressé.

COMPRIMO, is, pressi, pressum, ere, v. act.

Comprimer, supprimer, étouffer, abattre.

COMPROBATIO, onis, s. f. Approbation, épreuve.

COMPROBATOR, oris, s. m. Approbateur {qui approuve).

COMPROBO, as, avi, atum, are, v. act.

Approuver, prouver, justifier, vérifier.

COMPROMISSEM, i. s. n. Compromis, dépôt.

COMPSI, parf. de como.

COMPTES, a, um, part. pas. de como.

COMPTES, ûs, s. m. Ajustement, parure.

COMPELI, parf. de compello.

COMPELSO, as, are, v. act. Heurter contre.

COMPELSES, a, um, part. pas. de com-pello : Poussé, forcé.

. ep. gr. — Compulsus a populo, Sollicité par le peuple {ch. 95).

ph. — Compulsus siti, Attiré parla soif(l, 1).

COMPENGO, is, xi, ctum, gere, v. ad. Ai-guillonner, piquer.

COMPETABILIS, m. f., e, n. Qui peut être calculé.

COMPETATIO, onis, 8. f. Calcul, suppu* talion,

COMPETO, as, avi, atum, are, v.· act.

Calculer, supputer.

CONAMEN, inis, s. n. Effort, essai ; dessein.

CONANDES, a, um, part. fut. de conor.

doctr. — Conandum est, Il faut nous effor-cer (1, 10).

CONATIO, onis, #. f. et

CONATEM, i, s. n. et

CONATES, ûs, s. m. Essai, effort, tentative; dessein.

CONATES, a, um, part. pas. de conor.

CONCALEFACIO, is, feci, factum, facere, v. ad. Echauffer.

CONCALEFIO, is, factus sum, fieri, v. irrég. et

CO?iCALEO, es, ui, ere, v. n. et

lia avec Hercule (ch. 15). — Helenam ila Pa-ridi conciliare, Disposer si bien Hélène en faveur de Pâris (ch. 24).

de vir. — Conciliare pacem, Engager à faire la paix (ch. 2). —Majorem instilulis suis auc-toritalem conciliare, Donner plus d’autorité à ses institutions (ch. 5). — Conciliari alicui, Se lier avec quelqu’un (ch. 56).

CONCILIUM, ii, s. n. Assemblage, liaison; assemblée, réunion, concile.

ep. gr. — Concilia générait Grœcorum con-vocato, Ayant convoqué les Grecs en assemblée générale (ch. 125).

CONCINNATUS, a, um, part. pas. de con-cinno.

CONCINNÈ, adv. Élégamment, proprement.

CONCINNITAS, atis, 8. f. Elégance, agré-ment, propreté.

CONCINNITER, adv. Élégamment, pro-prement.

CONCINNO, as, avi, atum, are, v. act. Ajuster, parer; ourdir, machiner, faire d’une manière artificieuse.

CONCINNUS, a, um, adj. Joli, agréable, bien ajusté.

CONCINO, is, inui, centum, inere, v. act. Chanter avec ou en partie.

CONCIO, onis, s. f. Assemblée du peuple, multitude; harangue.

de vir. — Ad concionem vocare, Faire ras-sembler (ch. 45). — Pro condone laudatus, Complimenté en présence de l’armée (ch. 47).

CONCIO, is, ire. (Voir Concieo.) CONCIONALIS, m. f., e, n. et CONCIONARIUS, a, um, adj. D’assemblée CONCIONATOR, oris, s. m. Harangueur. CONCIONOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Haranguer, discourir.

CONCIPIO, is, cepi, ceptum, ere, v. act. Concevoir, prendre, méditer ; produire.

app. — Concipere preces et vota, Adresser des prières et des vœux (ch. 15).

de vir. — Concipere spiritus, Sentir naître en soi des sentiments (ch. 55).

ep. gr. — Concipere victoriam animis. S’attendre à la victoire (ch. 154).

CONCISE, adv. D’une manière concise.

CONCISES, a, um, part. pas. de concido : Coupé, taillé; concis.

CONCITATÈ, adv. Avec impétuosité.

CONCITATIO, onis, s. f. Emotion, agi-tation.                                         [teur.

CONCITATOR, oris, s. m. Agitateur, mo-CONCITATUS, a, um, part. pas. de con-cito : Excité.

de vir. — Concitato Latio, Ayant soulevé le Latium (ch. 15). — Concitato equo, Ayant pi-qué son cheval (ch. 59).

CONCITO, as, avi, atum, are, v. act. Émou-voir, soulever, exciter, causer. — Concitare sibi, S’attirer. (Passim.)

de vir. — Concitare Veientes, Soulever les Véiens (ch. 4). — Concitare calcaribus equum, Donner de l’éperon à un cheval (ch. 9).

pii. — Concitare civitatem, Mettre en mou-vement toute la ville (5, 5).


CONCALESCO, seis, scere, v. n. S’échauffer, 01CONCAVITAS, atis, 8. f. Concavité (état de ce qui est creux).

CONCAVO, as, avi, atum, are, v. act. Creu-ser, courber en arc.

CONCAVES, a, um, adj. Concave, creux.

CONCEDO, is, ssi, ssum, ere, v. n. Se re-tirer, partir; céder, accorder, consentir.

app. —Concessit ad Illyrios, Se retira ou Se réfugia chez les lllyriens (cA. 19).

doctr. — Rex dixit se concedere, Le roi dit qu’il lui accordait (5, 45).

EP. gr.—-Concedere in ditionem, Passer sous la domination (ch. 194).

CONCELEBRO, as, avi, atum, are, v. act. Célébrer, rendre célèbre ; fréquenter.

CONCENTUS, ûs, *. m. Concert, accord, harmonie.

CONCEPI, parf. de concipio.

CONCEPTIO, onis, s. f. Conception (action de concevoir).

CONCEPTUS, a, um, part. pas. de conci-pio : Conçu, produit.

doctr. — Sanies concepta vulnere, Pus produit par une blessure (5, 40).

CONCEPTUS, ûs, s. m. Conception, géné-ration ; ce qui sert à contenir.

CONCERNO, is, crevi, cretum, cerneré, v. act. Voir clairement.

CONCERPO, is, psi, ptum, ere, v. act. Dé-chirer, mettre en pièces.

CONCERTO, as, avi, atum, are, v. act. Combattre, disputer.

CONCESSATIO, onis, s. f. Interruption, cessation, pause.                      [tement.

CONCESSIO, onis, s. f. Concession, consen-CONCESSU3I, i, s. n. Chose permise.

CONCESSUS, a, um, part. pas. de concedo.

doctr. — Concessum est, Il est convenu que (5, U)·

CONCHA, æ, s. f. Coquille, coquillage; trompe.

CONCHYLIUM, ii, s. n. Coquillage ; poisson dont on tirait la pourpre (couleur rouge).

CONCIDO, is, di, ere, v. n. Tomber, périr, mourir.

app. — Familia Tantali concidit, La famille de Tantale périt (ch. 22).

ep. s. — Concidere animo, Perdre courage (ch. 206).

CONCIDO, is, di, sum, ere, v. act. Couper, détruire, ruiner.

CONCIEO, es, evi, turn, ere, v. act. Émou-voir, exciter.

CONCILIABULUM, i, s. n. Conciliabule (assemblée, réunion secrète).

CONCILIATIO, onis, s. f. Société, conci-liation, accord.

CONCILIATOR, oris, s. m. Conciliateur, médiateur.

CONCILIATES, a, um, part. pas. de con-cilio : Devenu ou Rendu favorable.

CONCILIO, as, avi, atum, are, v. act. Con-cilier, acquérir, attirer, procurer.

app. — Conciliata est Ilerculi, Se reconci-

CONCITOR, oris, 8. m. Provocateur, agita-teur.

CONCITUS, a, um, part. pas. de concieo : Ameuté, soulevé, animé, ému, provoqué.

CONCLAMATIO, onis, s. f. Cri, clameur.

CONCLAMITO, as, avi, atum, are, v. act. et

CONCLA3IO, as, avi, atum, are, v. act. S’é-crier, jeter un cri.

CONCLAUDO, is, si, sum, dere, v. act. En-fermer avec.

CONCLAVE, is, s. n. et

CÔNCLAVIUM, ii, s. n. Appartement, ca-binet.

CONCLUDO, is, si. sum, dere, v. act. En-fermer; conclure, terminer.

CONCLUSÈ, adv. Avec nombre.

CONCLUSIO, onis, s. f. Clôture, conclusion.

CONCLUSUS, a, um, part. pas. de con-cludo.

CONCOCTIO, onis, s. f. Coction, digestion.

CONCOCTUS, a, um, part. pas. de con-coquo : Cuit, digéré.

CONCOLOR, oris, m. f. n. De même cou-leur.

CONCOMITOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Accompagner.

CONCOQUO, is, xi, ctum, quere, v. act. Cuire, digérer; endurer.

CONCORDIA, æ, 8. f. Concorde, accord, union. (Voir Suppl.)

app. — Devincli concordid, Parfaitement unis (ch 29).

de vir. — Concordiam reslituere, Rétablir la bonne harmonie (ch. 9).

ep. s. —Specie concordiœ restitucndœ, Sous prétexte de rétablir l’union (ch. 209).

CONCORDO, as, avi, atum, are, v. n. Être d’accord, s’accorder.

ep. gr. — Concordante civitate, Si la répu-blique est d’accord (ch. 52).

CONCORPORO, as, avi, atum, are, v. act. Incorporer.

CONCORS, ordis. m. f. n. Qui s’accorde, uni, en bonne union.

app. — Felix si concordes habere filios po-luisset, Heureux s’il eût pu avoir des fils unis entre eux (ch. 22).

CONCREDO, is, didi, ditum, dere, v. act. et

CONCREDUO, is, ere, v. act. Confier, don-ner en garde.

CONCREPO, as, pui, itum, are, v. n. irrég.

Faire du bruit, craquer.

CONCRESCO, seis, vi, tum, scere, v. n. S’é-paissir, se coaguler.

CONCRETIO, onis, s. f. et

CONCRETUS, ûs, s. m. Mélange, épaissis-sement, union.

CONCRETUS, a, um, part. pas. de con-cresco : Epaissi, coagulé.

CONCREVI, par[, de concerna et de con-cresco.

CONCUBITOR, oris, 8. m. Camarade de lit.

CONCUBIUM, ii, s. n. Temps le plus calme de la nuit.

CONCUBO, as, ui, itum, are, v. n. Coucher avec.

CONCULCO, as, avi, atum, are, v. act. Fou-1er aux pieds, mépriser.

CONCUPIO, is, ivi et ii, itum, ere, v. act. et

CONCUPISCO, scis, ivi et ii, itum, scere, v. act. Desirer ardemment, convoiter.

CONCUPISTI, pour concupivisti.

CONCUPITUS, a, um, part. pas. de con-cupio.

CONCURRENS, entis. m. f. n. Concurrent ; qui accourt.

CONCURRO, is, i, sum, ere, v, n. Courir en foule, accourir, en venir aux mains, se ren-contrer.

de vir. — Concurrere armis adeô infestis, Courir l’un sur l’autre, ou S’attaquer avec tant d’acharnement (ch. 9).

ep. gr. — Concurrere ad arma, Prendre les armes (ch. 55).

CONCURSATIO, onis, 8. f Concours, agi-talion.

CONCURSO, as, avi, atum, are, v. n. Cou-rir çà et là.

CONCURSUS, ûs, 8. m. Concours, affluence; choc.

de vir. — Concursus fit ad clamorem nu-tricis, On accourt aux cris de sa nourrice (ch. 19).

ep. gr. — Concursus filr On accourt (ch. 6).

CONCUSSI, parf. de concutio.

CONCUSSIO, onis, s. f. Secousse, ébran-lement.                                 [cutio.

CONCUSSUS, a, um, part. pas. de con-

CONCUTIO, is, ussi, ussum, ere, v. act.

Secouer, ébranler, agiter, émouvoir.

app. — Concutere ilium tarn diro furore, Exciter en lui de si violents transports de fu-reur (ch. 15).

CONDECENTER, adv. Avec bienséance.

CONDECENTIA, æ, s. f. Bienséance, convenance.

CONDECET, decuit, cere, v. unipers. Être bienséant.

CONDELECTOR, aris,atus sum, ari, v. dép. Se plaire à.

CONDEMNATIO, onis, s. f. Condamnation.

CONDE3INATUS, a, um, part. pas. de con-demno.

CONDEMNO, as, avi, atum, are, v. act. Condamner, désapprouver.

CONDENSITAS, atis, s. f. Épaisseur, con-sistance.

CONDENSO, as, avi, atum, are, v. ad. Con-denser, épaissir.

CONDENSUS, a, um, adj. Épais, serré.

CONDICO, is, xi, clum, cere, v. ad. Con-venir, prendre jour, signifier.        [nement.

CONDICTIO, onis, s. f. Assignation, ajour-

COND1CTUM, i, s., n. Accord.

CONDIDI, parf.de condo.

CONDIMENTUM, i, s. n. Assaisonnement.

CONDIO, is, ivi, itum, ire, v. ad. Embau-mer ; assaisonner.

CONDISCIPULUS, i, s. m. Condisciple, camarade, compagnon.

CONDISCO, scis, dici, scere, v. ad. Ap-prendre avec ou ensemble.

CONDITIO, onis, s. f. Condition, sort, desti-née, situation ; assaisonnement.

doctr. — Conditio prœclara, Privilège re-marquable (1, 7).

ep. gr. — Ed condition# ut, A condition que (ch. 151). — Quœnam conditio ipsi placer et, Quel traitement lui plairait, c.-d-d. Comment il voulait être traité (ch. 168).

ph. — Conditio eadem est tibi, Tu peux jouir du même avantage (5, 6).

CONDITITIUS, a, um, adj. Mis à part, ré-servé.

C0NDIT0P1, oris, s. m. Fondateur, inven-teur; cuisinier.

CONDITORIUM, ii, s. n. Saloir.

CONDITURA, æ, s. f. et

CONDITUS, ûs, 5. m. Assaisonnement.

CONDITUS, a, um, part. pas. de condio : Assaisonné.

CONDITUS, a, um, part. pas. de condo : Créé, fondé ; enfermé, caché.

app. — Aqua condita in cadis, Eau contenue dans des tonneaux (ch. 18).

ep. gr. — Post orbem conditum, Depuis la création du monde (ch. 1).

ph. — Pater conditus, Père enterré (4, 5).

CONDO, is, didi, ditum, ere, v. act. Fonder, cacher, conserver, renfermer.

de vir. — Condi umbrâ, Être caché par l’ombre (ch. 45).

ep. gr. — Condere civitatem legibus, Donner des lois à un Etat (ch. 4).

ph. — Dolosa luto condidit sese cavo, La ru-sée, qui n’avait rien à craindre, se cacha dans son trou, ou bien, se cacha dans un trou où elle n’avait rien à craindre (2, 4). — Condere in-genio suo œternam famam, S’immortaliser par son génie (5, prol.). — Quod cura condidit, Ce qu’on a soigneusement caché (4, 1).

CONDOCEO, es, ui, ctum, ere, v. act. In-slruire, enseigner.

CONDOLED, es, lui, lere, v. n. et

CONDOLESCO, scis, scere, v. n. Faire ou ressentir du mal ,־ partager la douleur.

doctr. — Si dens condoluil, Si une dent nous fait mal (5, 9).

CONDONATIO, onis, s. f. Donation.

CONDONO, as, avi, atum, are. v. act. Par-donner, accorder, livrer, donner, remettre.

de vir. — Cui condono, En faveur de qui je pardonne (ch. 18).

CONDUCIT, v. unipers. Il est à propos.

CONDUCO, is, xi, ctum, ere, v. act. Con-duire ; louer (prendre à loyer), faire marché.

ep. gr. — Conducere milites, Lever des trou-pes (ch. 99).

ph. — Conducere certo pretio, Convenir d’un prix (4, 20).

CONDUCTIO, onis, s. f. Conclusion, induc-tion ; louage, loyer.

CONDUCTITIUS, a, um, adj. Pris à loyer. CONDUCTOR, oris, s. m. Entrepreneur.

CONDUCTUS, a, um, part. pas. de con-duco : Rassemblé, pris à location.

ep. gr. — Conductis militibus. Après avoir levé une armée (ch. 99).

CONDUPLICO, as, avi, atum, are, v. ad. Augmenter, redoubler.

CONDYLUS, i, s. m. Jointure, nœuds des doigts.

CONFABULATIO, onis, s. f. Entretien.

CONFABULO, as, avi, atum, are, v. n. et

CONFABULOR, aris, atus sum, ari, v. dép. S’entretenir.

CONFECI, parf. de condcio.

CONFECTIO, onis, s. f. Confection, prépa-ration.

CONFECTOR, oris, s. m. Qui achève, qui confectionne.

CONFECTUS, a, um, part. pas. de confi-cio : Accablé, ruiné, mort ; achevé, terminé.

ep. s. — Nisi confectis hoslibus, Avant la défaite de l'ennemi (ch. 115). — Re nondum confectd, L'affaire n’étant pas encore décidée (ch. 172).

CONFERBUI, parf. de conferveo.

CONFERCIO, is, si, tum, ire, v. ad. En-tasser.

CONFERO, fers, tuli, collatum, ferre, v. ad. Transporter, conférer, fournir, comparer.

app. — Conferre curam ad, S’appliquer à (ch. 5).

de vir. — Conferre in unum, Réunir (ch. 59). — Conferre capillos, Apporter ses cheveux (ch. 47).

doctr. — Conferre se ad, Fréquenter, ou Faire sa société de (5, 44). — Conferre operam nimis magnam in res, S’attacher trop à l’étude de choses (4, 11).

ep. gr. — Castra cas tris conferre, Placer son. camp en face d’un autre (ch. 9 et 167). — Conferre arma, Tourner les armes (ch. 50). — Se conferre in urbem, Se rendre â la ville (ch. 152).

ep. s. — Conferre castra castris, Placer son camp en face de celui de l’ennemi (ch. 99).

ph. — Conferre pecuniam, Donner sa part d’argent (4, 5). — Conferre nostris tu potes te laudibus? Peux-tu comparer ta gloire à la mienne (4, 19)?

CONFERSI, parf. de confercio.

CONFERT, v. unipers. Il est avantageux.

CONFERTÎM, adv. D’une manière serree.

CONFERTUS, a, um, part. pas. de confer-cio : Plein, entassé, serré.

ep. gr. — Inter conferlissimos, Au fort de la mêlée (ch. 189).

CONFERVEO, es, bui, ere, v. n. Bouillir, s’allumer.

CONFESSIO, onis, s. f. Aveu, confession.

CONFESSES, a, um, part. pas. de con-fiteor : Avoué, reconnu, manifeste.

ph. —Reus confessus, Accusé qui se recon-naît coupable, ou Coupable qui avoue sa faute (5, épil.). '

CONFESTIM, adv. Aussitôt, sur-le-champ.

CONF1BULA, æ, s. f. Lien, cercle de bois.

CONFICIO, is, eci, ectum, ere, v. ad. Faire, achever, broyer, ruiner, tuer.

de vir. — Male suslincntem arma conficil, 11 le tue, car il pouvait à peine porter ses armes (ch. 4).— Paludamenlum quod ipsa con fee e-rat, La cotte d’armes qu’elle-même avait faite (ch. 4).— Conficere bellum, Terminer la guerre (ch. 64).

ep. s. — Conficere labore, Accabler de peine ou de travaux (ch. 81).

CONFICTUS, a, um, pari. pas. de con-fingo.

CONFIDENS, entis, m. f. n. Confiant, hardi.

CONFIDENTER, adv. Hardiment.

CONFIDENTIA, æ, s. f. Hardiesse, con-fiance.

CONFIDO, is, i et isus sum, ere, v. n. Se fier à, avoir confiance, espérer, se flatter.

ep. s. — Confidere alicui rei, Mettre sa con-fiance en quelque chose (ch. 205).

CONFIGO, is, xi, xum, ere, v. ad. Clouer, attacher, percer.

de vir. — Acu configere, Percer avec une aiguille (ch. 62).

CONFIGURO, as, avi, atum, are, v. ad. Former, donner la figure.

CONFINDO, is, fidi, fissum, findere, v. ad. Fendre, diviser.

CONFINGO, is, xi, fictum, gere, v. acl. Façonner, composer; feindre, controuver.

CONFIAIS, m. f., e, n. Voisin, limitrophe.

CONFINIUM, ii, 5. n. Voisinage. CONFINXI, parf. de confingo. CONFIRMATIO, onis, s. f. Affermissement, assurance, preuve.

CONFIRMATOR, oris, s. m. Répondant, caution.                                  [firme.

CONFIRMATES, a, um, part. pas. de con-CONFIRMO, as, avi, atum, are, v. ad. Con-firmer, affermir, rassurer, ratifier.

CONFISES, a, um, part. pas. deconfido.

CONFITEOR, eris, fessus sum, eri, v. dép. Avouer, confesser, déclarer.

doctr. — Confdendum est, Il faut avouer ou reconnaître (1, 2).

CONFIAI, parf. de configo.

CONFIXES, a, um, part. pas. de configo.

app. — Confixa telis, Percée par les traits (ch. 22).

CONFLAGITO, as, avi, atum, are, v. ad. Demander avec instance.

CONFLAGRATIO, onis, s. f. Embrase-ment, incendie.

CONFLAGRO, as, avi, atum, are, v. n. Brûler, être embrasé, être consumé.

app. — Conflagrare fulmine. Etre consumé par la foudre (ch. 25).

CONFLATIO, onis, s. f. Fonte, fusion. CONFLATOR, oris, s. m. Fondeur. CONFLATORIUM, ii, s. n. Fournaise. CONFLATURA, æ, s. f. Fonte, fusion. CONFLATES, a, um, part. pas. de conflo. app. — Corona conflata, Couronne composée de (ch. 2). — Monstrum ex homine tauroque conflatum, Monstre moitié homme et moitié taureau (ch. 16).

CONFLECTO, is, xi, xum, ere, v ad. Courber.

CONFLEXES, a, um, part. pas. de con· flccto.

CONFLICTATIO, onis, s. f. Choc, combat. CONFLICTO, as, avi, atum, are, v. ad. et CONFLICTOR, aris, atus sum, ari, v. dép.

Affliger, tourmenter, accabler.

CONFLICTES, ûs, s. m. Choc, combat.

CONFLIGO, is, xi, ctum, ere, v. ad. Heur-ter, choquer; combattre, en venir aux mains.

CONFLIXI, parf. de confligo.

CONFLO, as, avi, atum, are, v. ad. Souffler, fondre, forger; susciter.

app. — Unum corpus conflare, Faire un seul corps (ch. 16). — Conflare odia, Attirer la haine (ch. 25).

de vir. — Conflare aurum, Fondre l’or (ch. 47).

CONFLEENS, tis, s. m. Confluent (endroit où deux rivières se réunissent'),

CONFLEENS, tis, part. prés, de confluo : Qui vient en foule.

CONFLEO, is, xi, xum, ere, v. n. Couler ensemble, venir en foule, venir ensemble.

CONFLUVIUM, ii, s. n. Affluence, con-cours (de■ mondé).

CONFLEXI, parf. de confluo.

CONFLEXES, ûs, s. m. Affluence, concours (de mondé).

CONFODIO, is, i, ssum, ere, v. ad. Fouir, creuser, percer; assassiner.

CONFORMATIO, onis, s. f. Conformation, arrangement, disposition.

CONFORMO, as, avi, atum, are, v. ad.

Former, disposer, ajuster.

CONFOSSES, a, um, part. pas. de confo-dio : Percé.

CONFRACTIO, onis, i. f. Rupture.

CONFRAGOSES, a, um, adj. Raboteux, inégal.

CONFRAGES, a, um, adj. Raboteux, âpre, scabreux.

*CONFREGI, parf. de confringo.

CONFREMO, is, mui, mitum, ere, v. n.

Frémir, bruire de toute part.

CONFRICO, as, avi, atum, are, v. ad. Frotter contre.

CONFRINGO, is, fregi, fractum, gère, v. act. Briser, rompre.

CONFEDI, parf. de confundo.

CONFEGIO, is, i, itum, ere, v. n. Se réfu-gier, recourir à, se retirer.

de vir. — Confugiendum fuit ad, Il fallut recourir à (ch. 55).

doctr. — Confugere ad, Avoir recours à. s’en remettre à (5, 9).

ep. gr. — Confugere ad dolum, Avoir re-cours à la ruse (ch. 54). — Confugere ad arma, Recourir aux armes (ch. 107).          [cours.

CONFEGIEM, ii, s. n. Refuge, asile, re-CONFUNDO, is, udi, usum, ere, v. ad. Con-fondre, troubler, mêler.

CONFUSE, adv. Confusément.

CONFUSIO, onis, s. f. Confusion, trouble, mélange.

CONFUSES, a, um, part. pas. de confundo.

CONFUTATIO, onis, s. f. Réfutation.

CONFUTO, as, avi, atum, are, v. ad. Réfu-ter, confondre.

CONGELO, as, avi, atum, ate, v. act. Ge-1er, glacer.

CONGEMINATIO, onis, s. f. Accouplement, redoublement.

CONGEMINO, as, avi, atum, are, v. act. Accoupler, redoubler.

CONGEM1SCO, scis, scere, v. n. et

CONGEMO, is, ui, itum, ere, v. n. Gémir avec.

CONGENER, eris, m. f. n. Qui est de même espèce.

CONGENERO, as, avi, atum, are, v. act. Produire avec.

CONGER, gri, s. m. Congre (poisson de mer qui ressemble à Vanguille').

CONGERIES, ei, s. f. Amas.

ep. s. — Quorsùm spec te t ista lapidum can-g cries, Ce que signifie cet amas de pierres (ch. 94).

CONGERO, is, gessi, gesture, ere, v. ad. Assembler, accumuler, mettre, entasser.

de vir. — Multa decora in domum congerere, Réunir dans sa famille beaucoup de dignités (ch. 50).

ph. — Alice plagœ congeruntur mortuo, De nouveaux coups tombent sur lui quand il est mort (4, 1).—Sludiosè granum congerere, Amasser avec soin du blé (4, 19).

CONGESSI, parf. de congero.

CONGESTÏM, adv. En un tas, confusément.

CONGESTIO, onis, s. f. et

CONGESTUS, ûs, s. m. Amas, tas.

CONGESTUS, a, um, part. pas. de con-gero.

app. — Montibus congestis in cumulum, Ayant accumulé montagnes sur montagnes (ch. 3).

CONGLOBATÏM, adv. En foule, en un tas.

CONGLOBATIO, onis, s. f. Peloton, mon-ceau.

GONGLOBO, as, avi, atum, are, v. n. S’as-sembler en rond.

CONGLOMERO, as, avi, atum, are, v. act. Mettre en pelotons, amasser.

CONGLETINAMENTUM, i, s. n. et

CONGLETINATIO, onis, s. f. Assemblage, liaison.

CONGLETINO, as, avi, atum, are, v. ad. Coller, cimenter.

CONGRATELOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Féliciter.

CÛNGREDIOR, eris, gressus sum, i, v. dép. S’assembler, s’approcher, combattre, en venir aux mains.

app. — Qui congressi fuerant, Qui étaient entrés en lice (ch. 23).

de vir. — Congressi sunt duo clarissimi suœ cdalis duces, Les deux plus grands capitaines de ce temps-là se rencontrèrent (ch. 40).

CONGREGATIO, onis, s. f. Société, foule, réunion.

CONGREGATES, a, um, part. pas. de con-grego.

CONGREGO, as, avi, atum, are, v. ad. As-sembler.

CONGRESSIO, onis, s. f. et

CONGRESSES, ûs, s. m. Abord, entrevue, approche, commencement, choc, bataille.

de vir. — Velut ad congressum deœ, Comme pour visiter la déesse (ch. 3).

CONGRESSES, a, um, part. pas. de congre-dior.

CONGREENS, tis, m. f, n. Convenable, ré-pondant à.

CONGREENTER, adv. D’une manière con-venable.

CONGRUENTIA, æ, s. f. et

CONGRUITAS, atis, s. f. Convenance.

CONGREO, is, i, ere, v. n. Se rapporter, s’accorder, convenir.

CONGREES, a, um, adj. Qui se rapporte, convenable.

CONJECI, parf. de conjicio.

CONJECTATIO, onis, 8. f Conjecture (sup-position); augure.

CONJECTIO, onis, s. f. Action de lancer; conjecture.

CONJECTO, as, avi, atum, are, v. act. Con-jecturer.

CONJECTOR, oris, 8. m. Devin, inter-prête.

CONJECTERA, æ, 8. f. Conjecture.

CONJECTES, a, um, part. pas. de con-jicio.

CONJECTES, ûs, 8. m. Action de lancer ; jet.

CONJICIO, is, eci, ectum, ere, v. act. Jeter, précipiter, lancer; conjecturer.

doctr. — Se conjicere in, Se précipiter dans (1, 15)·

CONJEGALIS, m.f., e, n. Conjugal (qui concerne l’union par mariage').

CONJEGATIO, onis, s. f. Accouplement; union conjugale.

CONJEGIS, gèn. de conjux.

CONJEG1EM, ii, s. n. Mariage, union. (Voir Matrimonium.)

app. —Adducit in spem conjugii, Il lui fait concevoir l’espérance de l’épouser (ch. 25).

ep. s. — Conscriptio conjugii, Contrat de mariage (ch. 159).

CONJEGO, as, avi, alum, are, v. act. Ac-coupler, unir, marier.

CONJUNCTÈ (comp. iùs, superl. issimé), adv. Étroitement, conjointement.

de vir. — Conjundissim'e vivere cum, Être très lié avec (ch. 42).

CONJENCTÎM, adv. Étroitement, conjoin-tement.

CONJENCTIO, onis, «. f. Lien, liaison, ami-tié; conjonction.

doctr. — Conjunct™ sanguinis. Lien du sang, parenté (3, 45).

CONJENCTES, a, um, part. pas. de con-jungo : Uni.

doctr. — Conjuncli familiaritate, Unis par les liens de l’amitié, par l’intimité (3, 46). — Conjundus alicui, Ami de quelqu’un, lié avec quelqu’un (4, 10).

ep. s. — Conjundis viribus, Ayant réuni leurs forces (ch. 96). — Conjundis copiis, Ayant réuni leurs troupes (ch. 168).

CONJUNGO, is, xi, ctum, ere, v. act. Join-dre, unir, attacher, ailier.

CONJURATÈ, adv. et

C0NJURAT1M, adv. Par complot.

CONJURATIO, onis, 8. f. Conjuration, complot.

CONJURO, as, avi, atum, are, «. act. et n. Conjurer, conspirer, s’obliger par serment.

de vir. — In exilium regum conjurare, Conspirer l’abolition de la royauté (ch. 8).

CONJUX, ugis, s. m. et f. Epoux, épouse; mari, femme.

CONLIDO, is, si, sum, ere, v. act. Froisser, heurter.

CONNECTO, tis, xi et xui, xum, ctere, v. act. Lier, joindre.

CONNEXIO, onis, 8. f. Conséquence.

CONNEXUM, i, 8. n. et

CONNEXES, ûs, 8. m. Liaison, connexion.

CONNITOR, eris, sus et xus sum, ti, v. dép. Tâcher, s’appuyer; mettre bas.

CONNIVEO, es, vi et xi, ere, v. n. et

CONNIVO, is, ere, v. «. Clignoter, dissi-muler; être de connivence.

CONNIXUS, a, um, part. pas. de connitor.

CONNUBIAEIS, m. f., e, n. Conjugal, nup-tial.

CONNUBIUM, ii, 8. n. Mariage.

CONNUBO, is, psi, ptum, bere, v. n. Se marier ensemble.

CONON, onis, 8. pr. m. Conon, général athénien.

Il commanda les armées sur terre et sur mer. La victoire qu'il remporta, près de Cuide, contre les Lacédémoniens, délivra la Grèce du joug de ces derniers. Il fit relever les murs d’Athènes, et tenta de remettre cette ville en possession de 1’Ionie et de l’Eolie. Mais il fut arrêté par un satrape persan, et mourut en prison, l’an 595 av. J.-C.

CONOPÆUM, i, s. n. Rideau, pavillon.

CONOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Tâcher, essayer, s’efforcer, tenter.

doctr. — Conandum est, II faut nous effor-cer (1, 10).

ph. — Si quis eadem conari velit, Si quel-qu’un veut essayer la même chose, c’est-à-dire, composer aussi des fables (5, épil.).

CONQUASSO, as, avi, atum, are, v. act. Ébranler, secouer.

CONQUEROR, eris, questus sum, queri, v. dép. Se plaindre vivement, ensemble.

CONQUESTIO, onis, s. f. et

CONQUESTUS, ûs, s. m. Plainte.

CONQUIESCO, scis, evi, etum, scere, v. n. Se reposer, se calmer, cesser.

CONQUIRO, is, sivi, situm, ere, v. act. Chercher avec spin, s’informer.

CONQUISITÈ, adv. Soigneusement, exac-tement.                               [quisilion.

CONQUISITIO, onis, s. f. Recherche, per-CONQUISITOR, oris, î. m. Recruteur ; sur-veillant.

CONSAIAJTATIO, onis, s. f. Salut réci-proque.

CONSALUTO, as. avi, atum, are, v. act. Saluer, s’entre-saluer, proclamer.

CONSANGUINEUS, a, um, adj. Qui est du même sang, parent.

CONSANGUINITAS, atis, 4. f. Parenté.

CONSARRIO, is, ivi, itum, ire, v. act Sarcler (couper les mauvaises herbes).

CONSAUCIO, as, avi, atum, are, v. ad. Blesser.

CONSCELERATUS, a, um, adj. Souillé de crimes.

CONSCELERO, as, avi, atum, are, v. ad. Souiller, profaner.

CONSCENDO, is, i, sum, ere, v. ad. Mon-ter, escalader.

de vir. — Conscendere in arcem, Monter à la citadelle (ch 21).

Les citadelles sont, le plus souvent, construites sur une hauteur.

ep. gr. — Conscendere naves, S’embarquer (ch. 16 et 59).

CONSCENSIO, onis, s. f. Embarquement.

CONSCENSUS, a, um, part. pas. de con-scendo.

CONSCIDI, parf. de conscindo.

CONSCIENTIA, s. f. Conscience, sentiment intérieur, remords.

ph. —Non eripiet conscientiam laudis, Π ne me ravira pas la certitude de la gloire qui m'est due (2, épil.). — Animi nudare conscientiam. Mettre à nu le fond de sa conscience (3, prol.).

CONSCINDO, is, scidi, scissum, scindere, v. ad. Déchirer, découper.

CONSCIO, is, ivi, itum, ire, v. act. Se sen-tir coupable.

CONSCISCO, is, ivi, itum, ere, v. ad. Ar-rêter, résoudre, juger, donner, procurer. — Consciscere sibi mortem, Se donner la mort. (Passim.)

CONSCISSUS, a, um, part. pas. de con-scindo : Déchiré.

CONSCIUS, a, um, adj. Qui sait avec d’au-très, qui a connaissance ; complice, témoin, confident.

app. — Conscid et adjuvante Clytemnestrà, Ayant Clytemnestre pour complice et pour aide (ch. 22).

de vir. — Conscia consilii, Connaissant le projet (ch. 65).

ep. s. — Conscius recepti roboris, Sentant que sa force était revenue (ch. 104).

CONSCRIBO, is, psi, ptum, ere, v. ad. In-scrire, enrôler, lever. — Conscribere exerci-turn, Lever une armée, ou Mettre une armée sur pied. (Passim.)

CONSCRIPTI Patres, Pères conscrits, sé-naleurs.

Komulus avait d’abord établi cent sénateurs : il en ajouta ensuite cent autres. Ceux-ci et leurs des-cendants furent appelés patricii majorum gen-, tium. Ceux qui furent tirés dans la suite du corps, des plébéiens par Tarquin-f Ancien furent appelés. patricii minorum gentium. Mais ceux qui furent admis dans le sénat par Lucius Junius Brutus et, P. Valerius Publicola furent appelés pères conscrits (c.-à־d., inscrits ensemble sur une liste). On donnait, encore ce nom aux sénateurs que l’on tirait de. l’ordre des chevaliers. (Foir Pater, Patricii, Plebeius». Senatus.)

CONSCRIPTIO, onis, s. f. Écrit, conscrip-tion, enrôlement.

ep. s. — Conscriptio conjugii, Contrat de mariage (ch. 159).

CONSCRIPTUS, a, um, part. pas. de con-scribo : Inscrit; formé, composé.

de vir. — Conscripto exercitu, Ayant levé une armée (ch. 48).

CONSECO, as, ui, ctum, are, v. act. Hacher, couper.

CONSECRATIO, onis, s. f. Consécration, dédicace.

CONSECRO, as, avi, atum, are, v. act. Con-sacrer, dédier ; maudire.

CONSECTATIO, onis, s. f. Poursuite, re-cherche, affectation.

CONSECTOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Poursuivre, rechercher.

CONSECUTUS, a, um, part. pas. de con-sequor : Ayant suivi, ayant acquis.

CONSEDI, parf. de consideo et de consido.

CONSENESCO, scis, ui, scere, v. n. Vieillir, devenir vieux.

CONSENSIO, onis, s. f. Consentement, ac-cord, complot.

doctr. — Consensio summa, Accord parfait (5, 46).

CONSENSUS, ûs, s. m. Accord, consente-ment.

CONSENTANEUS, a, um, adj. Conforme, convenable.

de vir. — Consentaneous finis excepit cursum vilœ, Une fin convenable reçut le cours de sa vie, c'est-à-dire : Sa mort fut digne de sa vie (ch. 50).

CONSENTIENS, entis, part. prés, de con-scnlio : Qui s'accorde.

CONSENTIO, is, si, sum, ire, v. n. Conve-nir; être d’accord.

de vir. — Consentire cum, Prendre le parti de (ch. 48).

CONSEPIO, is, si, turn, ire, v. act. Clore, palissader.

CONSEPTUM, i, s. n. Clos, parc.

CONSEQUOR, eris, cutus sum, i, v. dép. Suivre, atteindre; parvenir à, obtenir.

app. — Nomen Priami consequi, Recevoir le nom de Priam (ch. 25).

de vir. — Priusquàm tertius posset conse-qui, Avant que le troisième pût l’atteindre (ch. 4). — Consequi familiaritatem, Devenir ami (ch. 6).

doctr. — Consequi gloriam, Acquérir de la gloire (5, 8, et 5, 14). — Hoc consequi, Arriver à ce résultat (5, 25). — Consequi maximis la-boribus, Trouver dans les travaux les plus assi-dus (4, 1).

ep. s. — Mortem immortalilas consequetur, I L’immortalité sera le prix de la mort (ch. 195).

CONSERO, is, ui, ertum, ere, v. act. Entre-lacer, entremêler, en venir à. — Conserere manus, En venir aux mains (Passim.)

Mot-à-mot, se serrer la main, ou les mains, parce-que, avant de se battre en combat singulier (duel), | les deux adversaires se donnaient 'une poignée de 1 mains.—Avant un combat de peuple à peuple, les '

deux chefs se serraient également la main.—Atijour-d'hui, quand 1e combat a lieu à l’épée ou au sabre, on fait le salut des armes.

de vir. — Conserere pugnam, Livrer combat (ch. 2).

CONSERO, is, sévi, silum, ere, v. act. Plan-ter, ensemencer.

CONSERTÈ, adv. D’une manière entre-lacée.                                          [lète-

CONSERTOR, oris, s. m. Combattant, ath-

CONSERTUS, a, um, part. pas. de consero : Engagé.

de vir. — Consertis manibus, Lorsqu’on en fut venu aux mains (ch. 4).

CONSERUI, parf. de consero, j’entrelace.

CONSEP1VATOR, oris, s. m. Conservateur, qui conserve.

CONSERVO, as, avi, alum, are, v. ad. Conserver, garder, défendre, sauver, garantir.

doctr. — Conservare fidem, Tenir sa parole (5, 24).

CONSERVES, a, um, adj. Compagnon d’esclavage.

CONSESSOR, oris, s. m. Assesseur (adjoint d un juge principal).

CONSESSUS, ûs, s. m. Assemblée, réunion, compagnie.

CONSE VI, parf. de consero, je plante.

CONSIDEO, es, sedi, sessum, ere, v. n. S’asseoir, demeurer, s’arrêter, se fixer, résider.

de vir. — Considéré utrinque, Se placer des deux côtés (ch. 4). — Qui in iis locis con-sederant, Qui s'y étaient établis (ch. 58).

CONSIDERATE, adv. Avec réflexion.

CONSIDERAT!(), onis, 5. f. Examen, al-tention.

doctr. — Consideratio naturœ, Le spec-tacle de la nature (4, 1).

CONSIDERATUS, a, um, adj. Circonspect.

CONSIDERO, as, avi, atum, arc, v. ad. Considérer, examiner, réfléchir.

doctr. — Quantô diutiùs considéra, Plus j’examine, ou Plus j’y réfléchis (1, 5).

ep. s. — Considerabal rem, Il voyait tout cela (ch. 59).

CONSIDO, is, sedi, sessum, ere, v. n. S’as-seoir, sereposer, s’arrêter, séjourner, se calmer.

ep. s. — Regis furor considebat, La fureur du roi se calmait (ch. 115).

CONSIGNATIO, onis, s. f. Signature, sceau.

CONSIGNO, as, avi, atum, are, v. ad. Si-gner, sceller (apposer un cachet).

CONSILIARIUS, ii, s. m. et

CONSILIATOR, oris, s. m. Conseiller.

ph. — Si verà consilialor maleficus accès-sil, Mais s’il vient s’y joindre un conseiller I mal intentionné (2, 6).

I CONSILIUM, ii, s. n. Conseil, avis, dessein, délibération, expédient, projet, résolution.

de vir. — Inire consilia, Former un projet (ch. 20 et 48). — Capere consilium, Prendre une résolution (ch. 22). — Id prudenti consilio perfecil, Il y parvint au moyen d’un heureux expédient (ch. 40). — Summum consilium, I Une très grande sagesse (ibid). — Si cam ' consilium meum scire existimarcm, Si je pensais qu’elle sût ce que j’ai !’intention de faire {ch. 50) — Servavit se et patrem consilio, Se sauva ainsi que son père par un expédient {ch. 59). — Conscia consilii, Connaissant le projet {ch. 65).

doctr. — Capere consilium, Prendre une résolution (2, 10). — Consilium afferre, Pro-poser un projet (5, 10). — Consilii inops, Irrésolu (5, 45). — Quo consilio, A quelle in-tention (5, 5).

ep. gr. — Esse dubium consilii, Être irré- i solu, ou Ne savoir que faire {ch. 19). — Inire consilium, Prendre la résolution {ch. 20). — Prudentidr consilio, Plus réfléchi {ch. 125). — Capere consilium, Prendre la résolution de {ch. 157). — Inito inter se consilio, Ayant tenu conseil entre eux {ch. 192).

ep. s. — Quo consilio, A quelle intention {ch. 56)?— Deponere consilium, Abandon-ner une résolution {ch. 122). — Dimovere a consilio, Détourner d’une entreprise {ch. 110). —Capere consilium audax, Former une entre-prise hardie {ch. 112).

ph. — Vertere consilium ad fallaciam, Changer de projet1 et recourir à la ruse (1, 50). — Consilio nocens, Coupable à dessein ou avec intention (5, 5).

1 Nous disons en français : Changer ses batteries.

CONSIMILIS, m. f., e, n. Semblable.

CONSISTO, is, constili, ere, v. n. S’arrê-ter, se tenir debout, consister.

doctr. — Consistere quietus, Rester tran-quille, ou Ne pas bouger (5, 44).

ep. s. — Constitit cum camelis, Il s’arrêta avec ses chameaux {ch. 20). — Consistere ad mensam, Assister au repas {ch. 182).

CONSITOR, oris, s. m. Planteur.

CONSITUS, a, um, part. pas. de consero. CONSOBRINA, æ, s. f. Cousine germaine. CONSOBRINUS, i, s. m. Cousin germain. CONSOCIATIO, onis, s. f. Association, al-liance.

CONSOCIO, as, avi, atum, are, v. act. As-socier, unir, joindre.

ph. — Consociare usum, Partager avec quel-qu’un l’usage de (4, 11).

CONSOLAI',HAS, m. f., e, n. Consolable, qui peut être consolé.

CONSOLANS, antis, part. prés, de con-solor : Consolant.

CONSOLATIO, onis, s. f. Consolation.

CONSOLATOR, oris, 5. m. Consolateur.

CONSOLATUS, a, um, part. pas. de con-solor.

CONSOLIDO, as, avi, atum, are, v. act. Consolider.

CONSOLOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Consoler, adoucir.

CONSOMNIO, as, avi, atum, are, v. n. Rêver.

CONSONANS, antis, part. prés, de con-sono : Qui résonne.

CONSONO, as, ui, itum, are, v. n. Réson-ner, retentir.

CONSONUS, a, um, adj. Qui résonne, qui est d’accord.


CONSOPIO, is, ivi, itum, ire, v. ad. En-dormir, assoupir.

CONSORS, ortis, m. f. n. Participant, as-socié.

CONSORTIUM, ii, s. n. Société, comma-nauté.

CONSPECTUS, a, um, part. pas. de con-spicio.

CONSPECTUS, ûs, s. m. Vue, aspect, re-gard, présence.

app. — Procurrere in conspedum hostium, Courir au devant des ennemis {ch. 21).

de vir. — E conspedu ablatus, Dérobé aux regards {ch. 2). — Eique salus patriœ dulcior quàm conspectus fuit, Et il préféra le salut de sa patrie à son séjour à Rome {ch. 51). — Quatuor verô, quibus in conspedum venerat, horis, Mais seulement quatre heures après qu’il l’eut aperçu {ch. 60).

ph. — Fugere de conspedu, Se dérober aux regards (1, 16). — In conspedum prodire, Se montrer aux regards des spectateurs (5, 7).

CONSPERGO, is, persi, persum, spergere, v. ad. Arroser, répandre.

ep. s. — Conspergere lacrymis, Couvrir ou Arroser de ses larmes {ch. 70).

CONSPERSUS, a, um, part. pas. de con-spergo.

ep. s. — Conspersus cinere, Couvert de cen-dres {ch. 186).

CONSPEXI, parf. de conspicio.

CONSPICATUS, a, um, part. pas. de con-spicor ־. Ayant aperçu.

CONSPICIO, is, pexi, pectum, ere, v. ad. Apercevoir, regarder, voir, remarquer, consi-dérer.

CONSPICOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Apercevoir, remarquer, regarder.

CONSPICUUS, a, um, adj. Visible, distin-gué, remarquable.

CONSPIRATÈ, adv. A l’unanimité, una-nimement.

CONSPIRATIO onis, s. f. et

CONSPIRATES, ûs. i. m. Conspiration, union, entreprise.

CONSPIRO, as, avi, atum, are, v. n. Con-spirer, conjurer, s’entendre.

CONSPUO, is, i, itum, ere, v. ad. Conspuer, cracher sur.

CONSPURCO, as, avi, atum, are, v. ad. Salir, gâter.

; CONSTANS, antis, m. f. n. Constant, ferme, assuré, égal.

de vir. — Defensio constans, Défense éner-gique {ch. 40).

ph. —Cons tan liorem esse, Avoir plus defer-meté (5, 2).

CONSTANTER {comp., iùs, superl., issi-mé), adv. Constamment, courageusement, avec fermeté.

CONSTANTIA, æ, s. f. Constance, fermeté, persévérance, égalité d’ame.

CONSTAT, v. unipers. Il est évident, sûr, constant.

CONSTELLATIO, onis, s. f. Constellation {assemblage d'étoiles voisines).

CONSTERNATIO, onis, 8. f. Consternation, trouble.

CONSTERNO, as, avi, atum, are, v. act. Consterner, abattre, effrayer.

CONSTERNO, is, stravi, stratum, nere, -υ. act. Couvrir, joncher, répandre.

CONSTIPO, as, avi, atum, are, v. act. Ser-rer, presser.

CONSTITI, parf. de consisto et de consto.

CONSTITUO, is, i, turn, ere, v. act. Constituer, établir, fixer, former le projet, prendre la résolution de.

app. — Constituere duas Vestas, Admettre, ou Distinguer deux Vesta {ch. 2). — Dùm Agamemnon constituerez Jusqu’à ce qu’Aga-memnon prit la résolution {ch. 24).

doctr. — Constituere genus vitœ, Arrêter un genre de vie (2, 25).

ep. gr. — Constituere ducem, Nommer gé-néral {ch. 27).

ep. s. — Constitua coram rege, Il présenta au roi {ch. 74).

CONSTITUTIO, onis, s. f. Constitution, disposition.

CONSTITUTÔ, adv. A jour dit.

CONSTITUTES, a, um, part. pas. de constitue: Fixé, réglé, établi.

de vir. — Ad constitutum tempus, A l’heure dite {ch. 44).

CONSTO, as, stiti, statum et stitum, are, v. n. Être, subsister, consister, se tenir, être d’accord ; coûter.

de vir. —\Tota ejus supellex argentea consta-Toute son argenterie consistait en {ch. 28).

— Nec satis constabat, Et l’on n’était pas tout-A-fait d’accord {ch. 40). — Qui constas tibi quum. Comment es-tu d’accord avec toi-même pour que {ch. 48)? — Et constitit, Il conserva {ch. 56).

ph. — Sanitas dùm constabit, Tant que je jouirai de ma raison, ou de la plénitude de mes facultés (3, épil.}.

CONSTRATUS, a, um, part. pas. de con-sterno.

CONSTRICTUS, a, um, part. pas. de con-stringo.

CONSTRINGO, is, strinxi, strictum, strin-gere, v. act. Lier, serrer, attacher, contraindre.

CONSTRUCTIO, onis, s. f. Construction.

CONSTRUCTUS, a, um, part. pas. de construo.

CONSTRUO, is, xi, ctum, ere, v. act. Bâtir, > ■construire, amasser, arranger.

CONSTUPRO, as, avi, atum, are, v. act. Débaucher.

CONSUEFACIO, facis, feci, factum, facere, v. act. Accoutumer.

CONSUESCO, scis, evi, etum, scere, v. n. S’accoutumer à, avoir coutume de.

CONSUETUDO, inis, s. f. Coutume, habi-lude, familiarité.

de vir. — In consuetedinem abire, Devenir un usage, ou une coutume {ch. 29).

CONSUETUS, a, um, part. pas. de con-euesco : Accoutumé, ordinaire.

CONSUL, ulis, s. m. Consul. *

Les consuls furent les premiers magistrats de la république romaine, après l’expulsion des rois. La durée de leur pouvoir était d’une année. Pour mar-que de souveraineté, ils portaient une robe bordée de pourpre et appelée prétexte, et ils avaient vingt-quatre licteurs avec faisceaux et haches. Ce nom· bre fut, peu de temps après, réduit à douze. Les con-suis jouissaient d’une grande autorité : ils n'avaient au-dessus d’eux que les dieux et les lois. Le sénat était leur conseil : ils le convoquaient, le présidaient et le congédiaient. Leurs jugements étaient sans appel ; mais P. Valérius, consul lui-même, publia une loi qui permettait de porter devant les assem-blées du peuple l’appel du jugement des consuls.

de vir. — Ut consulem ageret. Pour remplir les devoirs du consul {ch. 9). — Consule Appio Claudio, Sous le consulat d’Appius Claudius {ch. 30).

CONSULARIS, m. f., e, n. Consulaire, de consul ; s. m. Personnage consulaire.

de vir. — Consulari potestate. Avec l’auto-rité de consul {ch. 20).

CONSULATES, ûs, 8. m. Consulat.

de vir. — Post très consulates, Après avoir été trois fois consul {ch. 59).

doctr. — Consulate™, gerere, Être consul (6, H).

CONSULENS, entis, part. pas. de consulo : Consultant, ayant égard.

CONSULO, is, ui, ultum, ere, v. act. Con-suiter, pourvoir, s’intéresser à, avoir égard à.

doctr. — Consulit rebus humants, Il s’in-téresse aux choses de la terre (1, 6). — Con-sulendum est, Il faut épargner (3, 9).

ep. gr. — Consulere parùm patries. Né-gliger les intérêts de la patrie {ch. 5). — JVon omninô malè consultum est, Tout n’est pas perdu pour {ch. 192).

ep. s. — Consulere saluti, Pourvoir à la conservation {ch. 69).

CONSULTATIO, onis, s. f. Consultation, délibération.

CONSULTE, adv. et

CONSULTÔ, adv. A dessein.

CONSULTO, as, avi, atum, are, v. act. Consulter, délibérer, tenir conseil.

CONSULTUM, i, s. n. Décret, décision, résolution, ordonnance, arrêté.

CONSULTES, a, um, part. pas. de consulo : Consulté, arrêté, statué; savant, habile.

CONSUMMATIO, onis, s. f. Consommation, accomplissement.

CONSUMMATUS, a, um, part. pas. de consummo.

CONSUMMO, as, avi, atum, are, v. act. Consommer, achever.

CONSUMO, is, sumpsi, ptum, ere, v. act. Consumer, perdre, employer, anéantir, ruiner, ronger; passer.

ph. — Consumi fame, Mourir de faim (1, 26).

CONSUMPTIO, onis, s. f. Destruction, ruine, dégât, dissipation.

CONSUMPTUS, a, um, part. pas. de con-sumo : Employé; mourant de, épuisé.

de vir. — Consumptus est lotus dies, Toute la journée fut consacrée {ch. 51).

ep. gr. — Consumptus est morbo gravi, Il

thius (5, 27). — Contendere cursu, Aller en courant (5, 54) ; — Le disputer à la course (5, 16).

ph. — Contendet quovis pignore, Il fera tel pari qu’on voudra (4, Ph.}.—Formica etmusca contendebant acriter, La fourmi et la mouche se disputaient vivement (4, 19).

CONTENTE, adv. et

CONTENTÏM, adv. Avec effort.

CONTENTIO, onis, s. f. Peine, effort; que-relie, dispute; sollicitation.

CONTENTES, a, um, part. pas. de con-tendo et de contineo.

CONTENTES, a, um, adj. Content, qui a l’esprit satisfait.

de vir. — Contentum esse, Se contenter (ch. 56).

doctr. — Non contentus, Ne se contentant pas (5, 8). — Contentumesse, Se contenter (5, 15, et 6, 11).

CONTERMINATIO, onis, s. f. Limite, frontière.

CONTERMINO, as, avi, atum, are, v. act.

Limiter, borner.

CONTERMINES, a, um, adj. Voisin, con-tigu, limitrophe.

CONTERO, is, trivi, tritum,. terere, v. act Broyer, briser, user, consommer, employer, dissiper.

CONTERREO, es, rui, ritum, rere, v. ad. Epouvanter.

CONTERRITES, a, um, part. pas. de con-terreo.

ph. — Conterritus vocibus, Effrayé par les cris (1, 12).

CONTESTATIO, onis, s. f. Affirmation.

CONTESTOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Prendre à témoin, protester.

CONTEXO, is, ui, turn, ere, v. ad. Our-dir, tramer.

CONTEXTE, adv. De suite.

CONTENTERA, æ, s. f. Contexture, arran-gement.

CONTEXTES, a, um, part. pas. de con-texo.

CONTEXTES, ûs, s. m. Tissu, enchaîne-ment.

CONTICEO, es, cui, ere, v. n. et

CONTICESCO, scis, ticui, scere, v. n. Se taire.

CONTIGI, parf. de contingo.

CONTIGEES, a, um, adj. Contigu, voisin.

CONTINENS, entis, s. f. Continent, terre ferme.

Ce mot est un véritable participe présent II est au féminin parcequ’on sous-entend terra : c’est comme s’il y avait terra continent.

CONTINENS, entis, m. f. n. Contigu, con-tinu; sobre. — Ex continents, Sur-le-champ. (Passim.)

CONTINENTER, adv. De suite; avec re-tenue.

CONTINENTIA, æ, s. f. Continence, mo-dération.

CONTINEO, es, ui, tentum, ere, v. act. Contenir, maintenir, dissimuler, arrêter,

reufut enlevé par une grave maladie (ch. 169).

KP s. — Consumptis quindecim diebus, Quinze jonrs après (ch. 162).

CONSEO, is, i, turn, ere, v. act. Coudre avec.

CONSERGO, is, rexi, rectum, ere, v. n. Se lever avec, croître.

ph. — Consurr ectum est in plausus, On se leva pour applaudir (5, 7).

Au théâtre, on se levait ordinairement pour ap-plaudir en ces termes : Pulchrè, benè, rcctc.

CONSERRECTES, a, um, part. pas. de consurgo.

CONSERREXI, parf. de consurgo.

CONSES, i, s. pr. m. Consüs, dieu du conseil.

CONSETES, a, um, part. pas. de consuo.

CONTABEO, es, bui, ere, v. n. et

CONTABESCO, scis, scere, v. n. Maigrir, se sécher.

CONTABELATIO, onis, s. f. Plancher.

CONTABELO, as, avi, atum, are, v. act. Plan-chéier.                                     [tingo.

CONTACTES, a, um, part, pas de con-CONTACTES, ûs, s. m. Contact, toucher.

CONTAGIO, onis, s. f. et

CONTAGIEM, ii, s. n. Attouchement; con-tagion.

CONTAMINATIO, onis, s. f. Tache, souil-lure.

CONTAMINO, as, avi, atum, are, v. act. Souiller.

CONTECTES, a, um, part. pas. de contego.

CONTEGO, is, xi, ctum, gere, v. act. Cou-vrir, cacher.

ph. — Contexit ilium frutice, Il le couvrit de broussailles (1, 11).

CONTEMERO, as, avi, alum, are, v. act. Souiller, profaner.

CONTEMNO, is, empsi, emptum, ere, v. act. Mépriser, rejeter.

CONTEMPLATIO, onis, s. f. Contempla-tion.

CONTEMPLOR, aris, atus sam, ari, v. dép.

Contempler, envisager.

CONTEMPTÎM, adv. Avec mépris.

'i CONTEMPTIO, onis, s. f. Mépris.

CONTEMPTOR, oris, «. m. Celui qui méprise. de vir. — Contemplorem esse, Mépriser {ch. 55).

CONTEMPTRIX, icis, s. f. Celle qui mé-prise.                                  [temno.

CONTEMPTES, a, um, part. pas. de con-; ph. — Gaudeo me contemptum, Je me réjouis d’avoir été méprisé (2, 7). — Contemptum ge-nus, Espèce méprisable (5, 5).

CONTEMPTES, ûs, 5. m. Mépris, dédain.

ep. gr. — Esse contemptui, Être méprisé (ch. 28). — In contemptum, Pour se moquer (ch. 55).

CONTENDO, is, i, sum, ere, v. act. Dispu-ter, assurer, soutenir, demander; aller, se ren-dre à.

app. — Paris Spartam contendit, Paris 9e rendit à Sparte (ch. 24).

doctr. — Contendit a Pythio, Exigea de Py-

fermer, réprimer. — Contineri, Résider dans. (Passim.)

app. — Continere ne, Empêcher de (ch. 22).

doctr. — Continere amicitiam, Retenir ou Conserver l’amitié (5, 46).

ph. — Genus Æsopi continetur, La manière d’Esope consiste (2, prol.).

CONTINGIT, contigil, contingere, v. uni-pers. Il arrive, etc.

Se dit d’un événement agréable, tandisque accidit (d’où vient le mot accident) se dit d’un événement désagréable, malheureux.

de vir. — Lcdi quod contigisset, Charmés d’avoir eu le bonheur (ch. 40).

CONTINGO, is, igi, actum, ere, v. act. Tou-cher, atteindre, prendre; arriver; être contigu.

CONTINEATIO, onis, s. f. Suite, conti-nuation.

CONTINUATES, a, um, adj. Continu.

CONTINUÔ, adv. Aussitôt, sur-le-champ, tout de suite.

CONTINUO, as, avi, atum, are, v. act. Con-tinuer, persévérer.

CONTINUUS, a, um, adj. Contigu, continu, continuel.                               [quérir.

CONTOR, aris, atus sum, ari, v. dép. S’en-

CONTORQEEO, es, si, turn, ere, v.acl. Tour-ner, faire tourner, lancer.

CONTORTÈ, adv. D’une manière enve-loppée.

CONTORTIO, onis, s. f. Action de lancer ; contorsion.

CONTORTUS, a, um, part. pas. de contor-queo : Tors, tortueux, entortillé.

CONTRA, prèp. acc. Contre, vis-à-vis.

PH. — Contra se, pour In perniciem suam, A son préjudice (4, 15).

CONTRÀ, adv. Au contraire, autrement; de son côté, à son tour; mais.

app. — Accidit contrà ac speraverat, La chose arriva autrement qu’il l’avait espéré, c.-à-d. Il fut trompé dans son attente (ch. 24).

CONTRACTÉ, adv. A l’étroit.

CONTRACTE), onis, s. f. Contraction, ré-trécissement.

CONTRACTUS, a, um, part. pas. de con-traho : Resserré, transi.

ph. — Mori contractant quum le cogunt frigora, Lorsqu’il faut bien que lu meures rai-die par le froid (4, 19).

CONTRADICO, is, xi, ctum, ere, v. ad. et n. Contredire, objecter, s’opposer à.

CONTRAIIO, is, xi, ctum, ere, v. ad. Amasser, recueillir, rassembler, resserrer, con-tracter. — Contrahere exercitum, Lever une armée. (Passim.)

de vir. — Contrahere bellum, Être en guerre (ch. 44).

doctr. — Contrahere pecuniam, Percevoir, ou Encaisser de l’argent (5, 52).

CONTRARIO, adv. Au contraire. [posé.

CONTRARIUS, a, um, adj. Contraire, op-de vir. — In contrariant partem retraxit, 11 le fit tourner de l’autre côté (ch. 60).

Nous dirions en français : Il lui fit faire demi-tour.

ph. — Maximè contrarias inveniri, Être ley plus mal intentionnés (4, 11).

CONTRAVENE), is, i, ventum, ire, v. n. Venir au devant, s’opposer.

CONTREBÏA, æ, s. pr. f. Contrébie, ville d’Espagne, dans la Tarraconaise.

On en voit encore des vestiges dans un lieu nommé Santavert.

CONTRECTATIO, onis, s. f. Altouche-ment.

CONTRECTO, as, avi, atum, are, v. ad. Toucher, manier.

CONTREMISCO, miscis, miscere, v. n. et CONTREMO, is, ui, ere, v. n. Trembler.

CONTRIBUO, is, ui, ulum, ere, v. act. Con-tribuer, fournir.

CONTRISTO, as, avi, atum, are, v. ad. Af-fliger, contrister.

CONTRITUS, a, um, part. pas. de contero.

CONTRIVI, parf. de contero.

CONTROVERSIA, æ, s. f. Dispute, conlro-verse, débat, différend, démêlé.

CONTROVERSOR, aris, atus sum,(ari, v. dép. Être en différend.

CONTRECIDATES, a, um, part, pas de contrucido.

CONTRECIDO, as, avi, atum, are, v. ad. Égorger, massacrer.-

CONTREDO, is, si, sum, dere, v. ad. Pous-ser avec violence.

CONTRENCO, as, avi, atum, are, v. act. Rogner, retrancher.

CONTEBERNALIS, m. f., e, n. Qui loge sous la même tente, compagnon.

CONTEBERNIEM, ii, s. n. Auberge, cham-brée, association, réunion.

doctr. — Conlubernium inire, Aller loger dans une hôtellerie (4, 16).

ph.— Conlubernium fortuitum, Société for-mée par le hazard (2, 4).

CONTEDI, parf. de conlundo.

CONTEEOR, eris, tutus et tuitus sum, eri, v. dép. Voir, regarder, considérer.

CONTEITES, ûs, s. m. Regard, aspect.

CONTELI, parf. de confero.

CONTUMACIA, æ, s. f. Opiniâtreté, déso-béissance, résistance ; refus de comparaître en justice.

CONTEMACITER, adv. Avec opiniâtreté.

CONTEMAX, cis, m. f., e, n. Désobéissant, qui fait résistance, opiniâtre.

CONTEMELIA, æ, s. f. Affront, injure, insulte; honte.

doctr. — Contumelia accepta, Injure qu’et a reçue (5, 14).

ep. s. — Afficere contumeliis, Accabler d’iü-jures (ch. 144).

ph. — Omnis contumelia, Toute sorte d’ou-trages (1, 2). — Destringere alios conlumeliâ, Accabler les autres d’affronts (1, 29). — Acci-piens cuncta in contumeliam, Prenant tout pour une injure, ou en mauvaise part (5, 7).

CONTUMELIOSÈ, adv. Outrageusement.

CONTEMEEIOSES, a, um, adj. Injuriieux, offensant.

1 CONTEND(), is, udi, usum, ere, v. ad.

Écraser, réprimer, abattre, confondre, dompter de vir. — Contundere opes, Anéantir ses for-ces (ch. 55).

CONTURBATIO, onis, s. f. Trouble.

CONTURBATOR, oris, s. m. Perturbateur.

CONTURBO, as, avi, atum, are, v. act. Troubler, agiter.

CONTUS, i, s. m. Perche, rame, croc, avi-ron, pique.

CONTUSIO, onis, s. f. Contusion.

CONTUSUS, a, um, part. pas. de contundo: Frappé.

CONUS, i, s. m. Cône (pyramide à base cir-culaire).

CONVALEO, es, ui, ere, v. n. et

CONVALESCO, scis, scere, v. n. Se rétablir, être en convalescence, prendre des forces.

CONVALLATUS, a, um, adj. Environné comme d’un rempart.

CONVALUI, parf. de convaleo.

CONVECTO, as, avi, atum, are, v. act. Voi-turer, charrier.

CONVECTOR, oris, s. m. Compagnon de navigation.

CONVEHO, is, vexi, vectum, ere, v. act. Mener, porter, transporter, voiturer.

CONVELLO, is, i et vulsi, vulsum, ere, v. act. Détruire, enlever, arracher.

CONVELO, as, avi, atum, are, v. act. Voiler, couvrir.

CONVENÆ, arum, s. m. pl. Étrangers.

CONVENIENS, entis, part. près, de con-venio : Convenable, conforme.

app. — Saxis convenientibus, Les pierres ve-nant d’elles-mêmes s’arranger (ch. 19;.

devir.— Conveniens gravitait romance, D’ac-cord avec la dignité romaine (ch. 55). — Esse convenientem, Etre en rapport avec (ch. 40).

ph. — Non conveniens, Inutile (4, 16).

CONVENIENTER, adv. Conformément, convenablement.

doctr. — Convenienter rationi, Selon les règles de la raison (2, 1).

CONVENIO, is, i, ventum, ire, v. n. S’as-sembler, aller trouver, répondre à, convenir.

app. — Contra quàm convener at, Contraire-ment à ce qui avait été convenu, c.-à-d., Au mépris de leurs conventions (ch. 21).

doctr. — Convenit hominem esse, Il con-vient, ou II faut que l’homme soit, ou que nous soyons (5, 22).

ep. s. — Conveniebalur, On venait de toute part (ch. 55). — Adeo ut dignitas corporis dignitali regiœ pulchr'e conveniret, De façon que la noblesse de sa personne répondait par-!alternent à la majesté royale (ch. 110).

CONVENIT, v. unipers. Il convient.

de vir. — Non convenit de pace, La paix ne fut pas conclue (ch. 55).

CONVENTUM, i, s. n. Accord, convention.

CONVENTUS, ûs, s. m. Assemblée, af-fluence, conseil.

CONVERSATIO, onis, s. f. Conversation, fréquentation.

CONVERSIO, onis, s. /,. Mouvement circu-laire, révolution, changement.


CONVERSOR, aris, atus sum, ari, v. dév , Vivre avec.

CONVERSES, a, um, part. pas. de con-verto.

CONVERTO, is, i, sum, ere, v. act. Tour-ner vers, convertir, changer, traduire.

de vir.— Convertere in se oculos, Attirer sur soi les regards (ch. 9).—Sermonem convertere, S’adresser (ch. 45). — Convertere animum ad, Chercher tous les moyens de (ch. 50). — Converti in Cimbros, Marcher contre les Cim-bres (ch. 55).

doctr. — Convertere ad se, Attirer, provo-quer (1, 9).

CONVENUS, a, um, adj. Convexe (dont la surface extérieure est courbe').

CONVICI, parf. de convince.

CONVICIATOR, oris, s. m. Insolent, qui dit des injures.

CONVICIOR, aris, atus sum, ari, v. dép. In-jurier.

CONVICIUM, ii, s. n. Injure, outrage, va-carme, cri, reproche.

CONVICTIO, onis, s. f.' Fréquentation, commerce.

CONVICTOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Injurier.

CONVICTOR, oris, s. m. Commensal, con-vive.

CONVICTUS, ûs, $. m. Société, fréquen-tation, commensalité.

ph. — Convie tus deorum, La table des dieux (4, 19).

CONVINCO, is, xi, ctum, cere, v. act. Con-vaincre.

CONVISO, sis, sum, sere, v. act. Aller voir, visiter.

CONVIVA, æ, s. m. Convive.

CONVIVIUM, ii, s. n. Festin, repas.

ep. gr. — Excedere convivio, Se lever de table (ch. 125).

ep. s. — Inire convivium, Se mettre à ta-ble (ch. 25).— Lautum convivium, Grand re-pas (ch. 62 et 148). — Celebrare convivium. Donner un grand repas (ch. 105).

CONVTVO, vis, xi, ctum. vere, v. n. Vivre avec.

CONVIVOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Prendre ses repas.

CONVIVUS, i, s. m. Convive.

CONVOCATIO, onis, s. f. Convocation.

CONVOCATUS, a, um, part. pas. de con-voco.

ep. gr. — Concilio générait Grœcorum con-vocato, Ayant convoqué les Grecs en assemblée générale* (ch. 125).

CONVOCO, as, avi, atum, are, v. act. Con-voquer, assembler.

CONVOLO, as, avi, atum. are, v. n. Voler ensemble, accourir.

CONVOLUTUS, a, um, part. pas. dé con-volvo.

CONVOLVO, vis, vi, utum, vere, v. act. Rouler, entortiller.

CONVULNERO, as, avi, atum, are, v. act. Blesser.

CONVULSI, parf. de convello.

CONVULSUS, a, um, part. pas. de con-vello.

COOPERCULUM, i, s. n. Couvercle.

COOPERIO, is, ui, turn, ire, v. act. Cou-vrir.                                          [perio.

COOPERTUS, a, um, part. pas. de coo-COOPTATIO, onis, s. f. Agrégation.

COOPTATES, a, um, part. pas. de coopto.

COOPTO, as, avi, atum, are, v. act. Choisir avec, associer.

COORIOR, iris et eris, ortus sum, iri, v. dép. S’élever, s’exciter; se soulever.

COORTUS, a, um, part. pas. de coorior.

COPHINUS, i, $. m. Panier, corbeille.

COPIA, æ, s. f. Abondance, quantité ; per-mission ; au plur., troupes, forces, richesses.

de vir. — Copiam facere, Donner la faculté (ch. 57). — Nulla aquœ copia, Aucun moyen de se procurer de l’eau (cA. 55).

doctr. — Habere copiam ludendi, Avoir congé (5, 11).

ep. gr. — Copiam pugnandi facere, Offrir le combat (ch. 194).

ep. s. — Conjundis copiis, Ayant réuni leurs troupes (ch. 168).

COPIOSÈ, adv. Beaucoup, fort au long, abondamment.

COPIOSUS, a, um, adj. Abondant, riche, copieux.

doctr. — Copiosus loqui, Parler beaucoup (4, 17).

ph. — Copiosa domus, Maison abondamment pourvue (4, 19).

COPULA, æ, s. f. Lien, attache.

COPULATE, adv. Conjointement.

COPULATIO, onis, 5. f. Accouplement, liaison.

COPULO, as, avi, atum, are, v. act. Accou-pler, assembler, joindre.

COQUA, æ, s. f. Cuisinière.

COQUINA, æ, s. f. Cuisine.

COQUINARIS, m. f., e, n. et

COQUINARIUS, a, um, adj. Qui concerne la cuisine.

COQUINO, as, avi, atum, are, v. ad. et

COQUINOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Cuisiner.

COQUO, is, coxi, coctum, quere, v. ad. Cuire, faire cuire.

doctr. — Cœna coquebatur quotidiè ei sic ut, Le souper cuisait chaque jour pour lui, de manière que, c.-à-d. Il fesait préparer chaque jour assez de mets, pour que (5, 51).

COQUUS, i, s. m. Cuisinier.

COR, cordis, s. n. Cœur, courage, valeur.

ep. s. — Quibus cordi erant leges divinœ. Qui avaient dans le cœur les lois divines (ch. 194).

ph. — Ferre corde durato, Supporter avec une fermeté inébranlable (2, èpil.). — Corde tacito, En moi-même (4, prof.).

CORACINUS, a, um, adj. De corbeau.

CORALLIUM, ii, s. n. Corail.

11 est ordinairement rouge, et.se durcit en sor-tant de l'eau. (Voir Suppl.)

CORAM, prép. abl. Devant, en présence de, à la vue de.

CORÀM, adv. Devant, publiquement, ou-vertement.

CORAX, acis, s. m. Corbeau.

CORBIS, is, s. f. Corbeille, panier.

CORBITA, æ, s. f. Vaisseau marchand.

CORCODILUS, i. (Voyez Crocodilüs.)

CORCYRA, æ, s. pr. f. Corcyre, aujour-d’hui Corfou, grande île de la mer Ionienne, près de l’Epire.

Elle est célèbre par le naufrage d'Ulysse et par les jardins d’Alcinoiis.

CORDATE, adv. Sensément.

CORDATUS, a, um, adj. Sage, avisé, sensé.

CORIACEUS, a, um, adj. De cuir.

CORIARIUS, ii, s. m. Corroyeur (qui donne le dernier apprêt aux cuirs).

CORINTHIUS, a, um, adj. Corinthien, de Corinthe.

CORINTHUS, i, s. pr. m. Corinthe, ville célèbre de la Grèce, et autrefois la capitale de !’Achaïe, vers la côte septentrionale du Pélopo-nèse, sur l’isthme et au fond du golfe qui portait son nom.

Corinthe fut, après Athènes, la ville la plus riche, la plus jolie et la plus commerçante de toute cette contrée .־ sous la domination des Romains, elle éclipsa Athènes même. Elle avait vingt stades de circuit .־ des statues, des édifices magnifiques s'y offraient de toute part. On remarquait surtout le théâtre et un temple consacré à Vénus. — Ce n’est plus aujourd’hui qu’un petit lieu appelé Corito.

CORIOLANUS, i, s. pr. m. Coriolan, surnom de Caius Marcius, patricien, qui fut appelé Co-riolan après la prise de Corioles.

Exilé pour s'être opposé aux tribuns qui voulaient distribuer gratuitement du blé au peuple, au lieu de le lui vendre, il se retira chez les Volsques, leur conseilla la guerre contre les Romains, se mit à la tête de leur armée, et vint camper à quatre milles de Rome. Sa mère et sa femme purent seules, par leurs prières et leurs larmes, le déterminer à s’éloi-gner avec son armée, (Voir De vir., ch. 18.)

CORIOLI, orum, s. pr. m. pl. Corioles, petite ville du pays des Volsques.

On ne saurait précisément désigner la position quelle occupait : on pense seulement quelle était située sur le fleuve Astura. Elle fut prise par les Romains sous la conduite de C. Marcius, surnommé Coriolan depuis ce beau fait d’armes.

CORIUM, ii, s. n. Cuir, peau.

CORNELIA, æ, s. pr. f. Cornelia, illustre famille patricienne, la plus ancienne et la plus nombreuse de Rome.

CORNELIA, æ, 5. pr. f. Cornélie, fille de Scipion l’Africain et mère des Grecques.

Elle donna la plus brillante éducation à ses en-fants, et se rendit célèbre par ses vertus. De son vivant, on lui érigea une statue en bronze, avec cette inscription .· A Cornélie, mère des Gracques. (Voir De vib., ch. 48.)

-----Fille de Cinna, et première femme de César.

Elle donna le jour à Julie, femme de Pompée. César l’aimait si tendrement, qu’il prononça hii-même son oraison funèbre.

CORNELIUS, ii, 3, pr. m. Cornélius, Ro-main.

Sous prétexie de conférer avec Cornélius, les Carthaginois le firent prisonnier et le chargèrent de chaînes. (Voir De vir., ch. 33.)

Les autres membres de cette famille sont plus connus sous leurs surnoms de Scipion, Sylla, etc.

CORNEUS, a, um, adj. De corne. CORNICULUM, i, s. n. Petit cor, cornet. CORNIGER, a, um, adj. Qui porte des cornes.

CORNIPES, edis, m. f. n. Qui a des pieds de corne.

CORNIX, icis, s. f. Corneille (oiseau du genre du corbeau, mais plus petit}.

CORNU, s. n. Corne, bois d’un cerf ; aile d’une armée ; croissant (de la lune) ; aigrette.

Ce substantif est indéclinable au singulier. J^.Sup.

ph. — Ramosa laudat cornua, Il loue ses cornes branchues (1, 12).—Retentis cornibus, Par ses cornes embarrassées (ibid.}. — Infestis cornibus, De ses cornes meurtrières (1, 20).

CORNUM, i, s. n. Cornouille (fruit du cor-nouiller : il est rouge et a la forme d’une olive ; le goût en est sur}.

CORNUS, i, 5. f. Cornouiller.

CORNUTUS, a, um, adj. Qui a des cornes.

COROLLA, æ, s. f. Petite couronne, guir-lande ; corolle (partie la plus apparente de la fleur}.

COROLLARIUM, ii, s. n. Surcroît ; corol-(aire (conséquence d’une proposition démon-trée}.

CORONA, æ, 8. f. Couronne, guirlande ; as-semblée.

C’est à Rome surtout que l’on récompensait la valeur par des couronnes. 1° — triomphale, pour celui qui triomphait après quelque grande victoire: elle était d’or ; 2°— ovale, pour ceux qui recevaient !’ovation : elle était de myrte ou de laurier ; 3° — obsidionale, était présentée par les assiégés au gouverneur qui avait fait lever le siège : elle était faite avec de l’herbe de la ville assiégée ; 4° — civique, était offerte par le généra! au citoyen qui avait, par son courage, sauvé la vie à un autre citoyen : elle était de chêne, avec les glands ; 5° — murale, était donnée à celui qui, le premier, avait monté sur les murs d’une ville assiégée : elle était d’or et en forme de créneaux; 6° — castrensis ou vallaire, pour ce-lui qui, le premier, entrait dans les retranchements ennemis : elle était d’or, et représentait une palis-sade forcée; 7° — navale ou rostrale, était la récompense de celui qui montait le premier à l’abordage : elle était d'or et environnée d’éperons (rostra} et de proues aussi en or.

app. — Risus coronœ, Les rires de l’assem-blée (ch. 7).

de vir. — Populus omnis sub coronâ ven-ditus, Toute la population fut vendue â l’encan (ch.W).

ep. gr. — Sub coronâ vendere, Vendre à ־ l’encan (ch. 102, 129 et 194).

CORONATUS, part. pas. de corono.

de vir. — Sertis coronata, Ornés de guir-landes (ch. 45).

CORONO, as, avi, atum, are, v. act. Cou-ronner, environner.

CORPORALIS, m. f., e., n. Corporel.

CORPOREUS, a, um, adj. Corporel; tero-porel.

CORPULENTIA, æ, s. f. Corpulence, em-bonpoint.

CORPULENTUS, a, um, adj. Gras, corpu-lent.

CORPUS, oris, s. n. Corps, taille, ligne, ordre.

de vir. — Corpus objicere, Opposer son corps(ch. 64).

doctr. — Corporis habitus, Organisation (*. 12).

ep. s. — Abluere corpus, Se baigner (ch. 85).

ph. — Vasti corporis, Très grand (1, 5). — Rupto jacuit corpore, Elle creva et mourut (1, 25). — Tantum corporis facere. Devenir si gras, ou Acquérir tant d’embonpoint (5, 6).

CORPUSCULUM, i, s. n. Petit corps.

CORRADO, is, si, sum, dere, v. ad. Racler, ratisser.

CORRECTIO, onis, s. f. Correction ; répri-mande.

CORRECTOR, oris, 8. m. Correcteur, cen-seur.

CORRECTUS, a, um, part. pas. de corrigo.

CORREPO, is, psi,ptum, ere,v.n. Ramper, se glisser.

CORREPTUS, a, um, part. pas. de corri-pio : Saisi.

ph. — Correptum lacerai, Le déchire après l’avoir saisi (1, 1).

CORREXI, parf. de corrigo.

CORRIGIA, æ, s. f. Courroie.

CORRIGIARIUS, ii, s. n. Sellier.

CORRIGO, is, rexi, rectum, ere, v. ad. Redresser, corriger, réparer ; réprimander.

de vir. — Ut rem corrigeret, Pour réparer celte faute (ch. 4).

doctr. — Corrigere incommodum, Remédier à un inconvénient, à un désagrément (2, 6).

CORRIPIO, is, pui, reptum, ere, v. ad. Prendre, saisir ; attaquer, s’emparer.

pii. — Corripere singulas, Les saisir les unes après les autres (1, 2).

CORRIVOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Couler par plusieurs ruisseaux.

CORROBORO, as, avi, atum, are, v. ad. Fortifier, corroborer.

CORRODO, is, si, sum, dere, v. act. Ron-ger, corroder.

CORROGO, as, avi, .atum, are, v. ad. De-mander en priant.

CORROSI, parf. de corrodo.

CORRUGO, as, avi, atum, are, v. ad. Ri-der, froncer.

CORRUMPO, is, rupi, ruptum, ere, v. ad. Corrompre, altérer, falsifier.

de vir. — Rerum prœclarè gestarum glo-riam corrupit, 11 ternit l’éclat de la gloire qu’il avait acquise par ses exploits (ch. 56).

doctr. — Dare se corrumpendum, Se laisser corrompre (5, 16).

ph.— Corrumpere formam, S’enlaidir (5, 7). — Corrumpere gratiam, Perdre les bonnes graces (4, 20).

CORRUO, is, i, turn, ere, v. «. Tomber en ruines, s’écrouler.

de vir. — Corruit obrutus telis, Il tomba couvert de flèches (ch. 25).

CORRUPTÈ, adv. D’une manière vicieuse.

CORRUPTELA, æ, 8. f. Corruption.

CORRUPTIO, onis, 8. f. Corruption, alté-ration.·

CORRUPTOR, oris, 8. m. Corrupteur.

CORRUPTUS, a, um, part. pas. de cor-rumpo.

app. — Âuro corruptis puellœ custodibus, Ayant gagné par l’or les gardiens de la jeune princesse (ch. 14).

ph. — Boves corrupti, Bœufs en mauvais état, ou mal soignés (2, 8).

CORS, tis, s. f. Basse-cour. {Voir Chors.)

CORTEX, icis, 8. m. et f. Ecorce.

app.—Quid obtegal cortex ille fabulosus,Ce qui est sous cette enveloppe fabuleuse (ch. 29).

de vir. — Cortex suberis, Morceau de liège, bouée (ch. 61).

CORTINA, æ, s. f. Courtine, rideau, tapis-serie, trépied, chaudière. (Voir Suppl.)

CORUSCO, as, avi, atum, are, v. act. et n. Briller, faire briller.

CORUSCUS, a, um, adj. Éclatant.

CORVINUS, i, 8. pr. m. Corvinüs.

Ce surnom fut donné à Valérius, à l’occasion d’un corbeau qui se percha sur son casque, lors-qu’il était aux· prises avec un Gaulois. (Voir De vir., ch. 24.)

CORVINUS, a, um, adj. De corbeau.

CORVUS, i, s. m. Corbeau ; harpon, cram-pon, grapin.

Le corbeau était une machine de guerre en usage dans les batailles navales. C’était un pont mobile à l’entour d’une grosse poutre garnie de griffes en fer propres à accrocher les vaisseaux. Quand deux navires étaient réunis au moyen de cette machine, les assaillants s’élancaient sur le pont, et passaient sur le bâtiment ennemi.

de vir. — Manus ferreas quas corvos vo-cavêre, Des crochets en fer qu’on appela cor-beaux (ch. 51).

CORYBANTES, um, s. pr. m. pl. Cory-bantes, prêtres de Cybèle.

Ils s’agitaient comme des furieux dans la célé-bration de leurs mystères, et fesaient retentir l’air du bruit des tambours. (Voir App., ch. 2.)

CORYLUS, i, 8. f. Coudrier, noisetier.

CORYMBUS, i, s. m. Bouquet de graines de lierre. (Foir Suppl.)

CORYPHÆUS, i, s. m. Coryphée (celui qui était à la tête des chœurs, et qui en réglait la marche} ; chef de secte.

COS, cotis, 8. f. Pierre à aiguiser.

COSMOGRAPHIA, æ, 8. f. Cosmographie (description du monde},

COSTA, æ, s. f. Côte.

COTHURNATUS, a, um, adj. Chaussé de cothurnes.

COTHURNUS, i, s. m. Cothurne.

Espèce de chaussure fort haute du talon, dont se ®ervaient les acteurs tragiques pour ajouter à leur taille. A Rome, on donnait le cothurne aux mariées, le jour de leur noce, dans la même intention. — Ce mot, employé au figuré, comme dans chausser le cothurne, se prend pqur le style pompeux.

ph. — In colhurnis novis prodere, Marcher avec des cothurnes qu’on chausse pour la pre-mière fois, c.-à-d., Prendre un ton plus élevé (4, 7).

COTURNIX, icis, s. f. Caille (oiseau du genre de la perdrix}.

COTYS, ys, s. pr.m. Cotys, roi de Thrace. (Voir Doctr., 2, 17.)

COXA, æ, 8. f. Cuisse, hanche.

COXI, parf. de coquo.

CRABRO, onis, s.m. Frelon (sorte d’abeille}.

CRAMBE, es, s. f. Sorte de chou.

CRANAUS, i, 8. pr. m. Cranaüs, 2e roi d’Athènes.

Sa fille Athis donna son nom à l’Attique.

GRAPULA, æ, s. f. Crapule (débauche ha-bituellé), ivresse.

CRAS, adv. Demain.

CRASSAMEN, inis, s. n. Dépôt, lie.

CRASSE, adv. Grossièrement.

CRASSITUDO, inis, s. f. Grosseur.

CRASSUS,^a, um, adj. Gros, épais, grossier. CRASTINÈ, adv. Demain.

CRASTINUS, a, um, adj. De demain, du lendemain.

CRATER, eris, s. m. et

CRATERA, æ, s. f. Coupe ; cratère (bou-che d’un volcan}.

CRATES, is, 8. f. Claie ou Grille ; râtelier, herse.

C’était aussi une machine de guerre appelée Mantelet, et destinée à protéger les soldats dans l’assaut et dans les travaux des sièges. Les man-telets étaient faits de bois ou d’osier, et revêtus en dehors de terre et de cuir mouillé. Ils étaient sus-pendus sur des roues, à l’aide desquelles on les transportait d’un endroit dans un autre.

CRATIO, is, ivi, itum, ire, v. act. Herser.

CRATIPPUS, i, s. pr. m. Cratippe, le plus célèbre philosophe de son temps.

11 était de Mitylène, capitale de File de Lesbos. — Il ouvrit à Athènes une école où il eut pour élèves le fils de Cicéron et celui de Brutus. A l’aide de Ci-céron, il obtint le droit de cité à Rome ; mais il resta à Athènes, d’où il fut supplié de ne point sor-tir, afin d’instruire toujours la jeunesse athénienne. — Cratippe était aussi honnête homme que bon philosophe.

CREARIT, pour creaverit, du v. creo, as.

CREATIO, onis, s. f. Création ; élection.

CREATOR, oris, s. m. Créateur, fonda-leur.

CREATRIX, icis, 8. f. Créatrice, fondatrice.

CREATURA, æ, s. f. Créature.

CREBER, bra, brum, adj. Fréquent, fré-quenté; redoublé, serré. ·

doctr. — Creber spirilus, Respiration fré-quente (2, 16).

CREBRESCO, scis, crebui, scere, v. n. S’augmenter, croître.

CREBRITAS, atis, s. f. Quantité, foule.

CREBRÔ, adv. Souvent.

CREDENS, entis, part. près, de credo : Confiant, plein de confiance.

CREDIBILIS, m. f., e, n. adj., Croyable.

CREDITOR, oris, i. m. Créancier (4 qui il est dû de l’argent).

CREDITUM, i, ». n. Dette (ce qui est dû). CREDITES, a, um, part. prés, de credo.

ep. s. — Pecunia crédita., Argent prêté ou confié (ch. 160).

CREDO, is, idi, itum, ere, v. act. Croire, se fier; prêter, confier.

doctr. — Credere Deum, Croire en Dieu (1, 10). — Credere fidei ejus, Confier à sa pro-Dite (5, 15). — Adeô ut domus ejus crederetur quasi, A ce point que sa maison passait en quelque sorte pour (5, 52).

ep. gr. — Credebatur inslituisse, Il passait pour avoir institué (ch. 2).

ph. — Ne creditur mendaei, On ne croit pas un menteur(!, 10). — Qui non dubitatis credere, Vous qui n’hésitez pas à confier(!, 14). — Credere slalim, Croire trop facilement, ou Ajouter foi sans examen (5, 9). — Non credere, Refuser de croire (5, 9). — Quàm non sit cre-dendum, Combien peu il faut se fier (5, 2).

CREDULITAS, atis, s. f. Crédulité.

ph. — Credulitas stulla, pour slulti creduli, Les sots trop crédules, ou Les gens sottement crédules (2, 4). — Quod credulitas strinxerat, Que, trop crédule, il avait tirée (5, 9).

CREDULUS, a, um, adj. Crédule (qui croit trop facilement).

CREMASTER, steris, ». m. Crémaillère.

CREMERA, æ, s. pr. f. Cremera (Bagano).

C’est une petiie rivière d’Etrurie qui passe à Véies et qui se jète dans le Tibre, un peu au dessus de Fi-dènes. C’est sur ses bords que furent tués les trois cents Fabius. (Foir de vir., ch. 14.)

CREMO, as, avi, atum, are, v. act. Brûler, embraser ; faire brûler.

CREMOR, oris, s. m. Suc, jus ; crème.

CRENA, æ, s. f. Entaille, croc, crénelure.

CREO, as, avi, atum, are, v. act. Créer (tirer du néant), nommer, produire, choisir.

de vir. — Creari ex plebe. Être pris parmi le peuple (ch. 20). — Creare invidiam alicui, Exciter la jalousie contre quelqu’un (ch. 56).— Ut loco Syllœ imperator crearelur, D’être nommé général à la place de Sylla (ch. 55).

CREON, ontis, s. pr. m. Créon, roi de Thèbes.

Il s'empara du trône après la mort de Laïus. —

C’est lui qui promit sa couronne et sa sœur Jocaste en mariage à celui qui expliquerait l’énigme proposée par le Sphinx. (Foir app., ch. 20.)

-----׳, roi de Corinthe.

Il était fils de Sisyphe, et père de Glaucé ou Créuse. Il donna sa fille en mariage à Jason qui avait répudié Médée.

ÇREPERUS, a, um, adj. Douteux.

CREPIDA, æ, s. f. Chaussure, pantoufle.

doctr. — In crepidis, Au sujet de la chaus-sure (2, 14).

CREPIDARIUS, ii, s. m. Cordonnier.

CREPIDATUS, a, um, adj. Qui porte des pantoufles.

CREPIDO, inis, s. f. Appui, parapet.

CREPIT ACULUM. i, s. n. Hochet, tout in-strument pour faire du bruit.

CREPITO, as, avi, atum, are, v. n. Faire du bruit, craquer.

CREPITUS, ûs, s. m. Bruit, battement, son.

CREPO, as, ui, itum, are, v. ri. Craquer, résonner.

CREPUNDIA, orum, s n. pl. Jouets d’en-fant.

CREPUSCULUM, i, s. n. Crépuscule (lu-mière qui reste après le soteil couché, et qui précède son lever).

ph. — Crépuscule solutus, Détaché à la chute du jour, ou quand vient la nuit (5, 6).

CRESCO, scis, crevi, cretum, scere, v. n. Croître, s’augmenter, grossir, s^agrandir ; s’en-richir.

CRETA, æ, s. f. Craie (substance tendre et blanchâtre, avec laquelle on écrit sur le bois, etc.).

CRETA, æ, s. pr. f. Crète, aujourd’hui Can-die, île de la Méditerranée.

C’est la plus grande et la plus méridionale de !’Archipel. Elle est fameuse dans l’antiquité par la naissance de Jupiter qui y fut élevé secrètement sur le mont Ida, aujourd’hui Monte Giove. Minos (voir ce nom) régna sur cette île et sur presque toutes celles de .la mer Egée. C’est aussi en Crète que Dédale avait construit son fameux labyrinilie.

CRETENSIS, m. f., e, n. Crétois, de Crète.

On attribue aux Crétois l’invention de la musi-que et de la danse, ainsi que l’art de mettre en usage le fer et l’acier.

CREPUS, a, um, part. pas. de cresco et de cerno.

CREUSA, æ, s. pr. f. Creuse, fille de Créon, roi de Corinthe.

Ayant été aimée de Jason, Médée, sa rivale, la fit périr par le feu.

-----, une des filles de Priam, roi de Troie, et d’Hécube.

Elle épousa Énée dont elle eut Ascagne.

CREVI, parf. de cresco et de cerno.

ÇRIBRO, as, avi, atum, are, v. act. Cribler (passer au criblé).

CRIBRUM, i, s. n. Crible, tamis.

CRIMEN, inis, s. n. Crime, accusation, im-putation.

doctr.—Crimini dare, Faire un crime (2, 10). ep. gr. — Crimini dare, Reprocher (ch. 98). ph. — Arguere crimine furli, Accuser de larcin (1, 10).

CRIMINATIO, onis, s.f. Accusation, blâme.

CRIMINATOR, oris, s. m. Acccusateur, délateur (qui dénonce).

CRIMINOR, ans, atus sum, ari, v. dép. Accuser, censurer, blâmer, faire un crime.

CRIMINOSE, adv. Avec acharnement.

CRIMINOSUS, a, um, adj. Injurieux.

CRINALIS, m. f., e, n. De cheveux.

CRINIS, is, s. m. Crin, cheveu, poil.

de vir. — Crinibus passis, Lej cheveux épars (ch. 2).

CRINITUS, a, um, adj. Chevelu.

CRISIS, is, s. f. Crise (changement subit d’une maladie, en bien ou en mal).

CRISPO, as, avi, atum, are, v. act. Friser, boucler.

CRISPES, a, um, adj. Crépu.

CRISTA, æ, s. f. Crête, aigrette. CRISTATES, a, um, adj. Huppé. CRITIAS, æ, s. pr. m. Critias, le premier des trente tyrans d’Athènes.

Il se rendit odieux par ses cruautés.

CRITICES, i, s. m. Critique {qui examine, qui blâme).

CROCEES, a, um, adj. et CROCINES, a, um, adj. De safran. CROCIO, is, ivi, itum, ire, v. n. et CROCITO, as, avi, atum, are, v. n. Croasser {crier comme les corbeaux).

CROCODILES, i. s. m. Crocodile {quadru-pède amphibie, très vorace, de la famille des lézards).

CROCUM, i, s. n. et

CROCUS, i, s. m. Safran {plante avec la-quelle on teint en jaune).

CROESUS, i, s. pr. m. Crésus, 5« et der-nier roi de Lydie dans l’Asie-Mineure.

Il succéda à son père Alyatte, 562 ans av. J.-C. Il rendit tributaires les Grecs de l’Asie, subjugua les Phrygiens, les Mysiens, les Thraces, etc., amassa des richesses immenses, et devint un des plus puis-sants et des plus magnifiques princes du monde. Sa cour était le rendez-vous des philosophes et des sa-vants : Esope, le fabuliste, y jouissait de la plus grande considération. — L'an 548 av. J.-C., ayant été vaincu par Cyrus, Crésus vécut à la cour de ce prince, qui le consultait souvent. On ignore les cir-constances de la mort de Crésus. {Voir Doctb. mor·, 2, 9, et 6, 12.)

CROTALEM, i, s. n. Sistre {instrument pour battre la mesure).

CRECIARIES, ii, s. m. et

CRUCIATOR, oris, s. m. Bourreau.

CRUCIATUS, a, um, part. pas. de crucio.

CRUCIATUS, ûs, s. m. Tourment, torture, supplice.

de vir. — Omni cruciatu, Par toute sorte de tourments {ch. 53).

CRECIFIGO, is, xi, xum, gere, v. act. Crucifier {attacher à une croix).

CRECIFIXES, a, um, part. pas. de cru-cifigo.

CRUCIO, as, avi, atum, are, v. act. Tour-menter, chagriner.

CRUDELIS, m. f., e, n. Cruel.

DE vir. — Crudelius illâ victoriâ nihil fuit, Les suites de cette victoire furent cruelles au delà de toute expression {ch. 56).

CRUDELITAS, atis, s. f. Cruauté.

ep. s. — Ad impietalem accessit crudelitas, A son impiété il joignit la cruauté {ch. 179).

CRUDELITER, adv. Cruellement, avec cruauté.

CRUDESCO, scis, scere, v. n. S’aigrir, s’irriter.

CREDITAS, atis, s. f. Crudité {qualité de ce qui est cru) ; indigestion.

CREDES, a, um, adj. Cru, vert, indigeste.

CREENTÈ, adv. Cruellement.

CREENTO, as, avi, atum, are, v. act. En-sanglanter.

CREENTES, a, um, adj. Sahglant, ensan-glanté.

CREMENA, æ, s. f. Bourse.

CREOR, oris, s. m. Sang.

CRES, uris, s. n. Jambe.

ph. — Crurum nimia tenùitas, La trop grande finesse de ses jambes, pour Ses jambes trop fines, ou trop effilées (1, 12).

CRESMA, atis, s.n. Cliquetis {choc d’armes).

CREST A, æ, s. f. Croûte.

CRESTO, as, avi, atum, are, v. act. Crépir, enduire {un mur).

CRESTELARIUS, ii, s. m. Pâtissier.

CRESTULEM, ·i, s. n. Gâteau.

CRESTEM, i, s.n. Croûte.

CREX, ucis, s. f. Croix, gibet ; affliction.

Le supplice de la croix fut en usage chez les Romains jusqu’à l’empereur Constantin qui l’abolit.

CRYPTA, æ, s. f. Crypte {souterrain d’une église, où l’on enterre les morts); caverne, grotte.

CRYSTALLINES, a, um, adj. De cristal; transparent.

CRYSTALLEM, i, s. n. et

CRYSTALLES, i, s. m. Cristal.

CEBANS, antis, part. près, de cubo : Couché.

CEBATIO, onis, s. f. et

CEBATES, ûs, s. m. Action de se coucher.

CEBICELARIS, m. f., e, n. et

CEBICELARIES, a, um, adj. De chambre à coucher.                                    [lit.

CEBICELEM, i, s. n. Chambre à coucher ,

CEBILE, is, 5. n. Lit, chambre; trou, ta-nière, terrier.

CEBITAL, alis, s. n. Coussin {sorte de sac carré, rempli deplumes, de crin, etc.).

CEBITES, ûs, s. m. Coude, coudée ; le cou-cher.

La coudée romaine valait un pied et demi ro-main, c’est-à-dire près de 45 centimètres. En Judée, elle valait près de 55 centimètres.

CEBO, as, avi et ui, itum, are, v. n. Se cou-cher, être couché.

CUBES, i, s. m. Cube {solide régulier, à six faces carrées ; — produit d'un nombre multiplié par son carré).

Soit 6: en multipliant 6 par lui-même, on ob-tient son carré 36, et, en multipliant ensuite 56 par 6, on obtient 216, cube de 6.

CECELLES, i, s. m. Capuchon, camaii.

CECELES, i, s. m. Coucou.

Jupiter avait été surnommé Cuculus, parce· qu’il s’était transformé en coucou pour plaire à Junon.

CECUMER, eris, s. m. et

CECEMIS, eris, s. m. Concombre {espèce de gros cornichon).

CECERBITA, æ, s. f. Courge {plante pota-gère, comme le potiron).

CECEBBITELA, æ, s. f. Ventouse {objet de chirurgie en verre).

CECERRI, parf. de curro.

CEDO, is, i, sum, ere, v.aet. Forger, battre.

CEI, dat. de qui, quæ, quod.

CEJAS, atis, m. f. n. De quel pays?

CEJES, gén. de qui.

CEJES, a uin, adj. De qui. CEJESQEAM, gén. de quisquàm.

CULCITA, æ, ». f. el

CULCITRA, æ, s. f. Lit, matelas, coussin.

db vir. — Habenda est culcita, Je veux avoir le matelas (ch. 64).

ÇULEUM, i, î. n. et

CULEUS, i, s. m. Sac de cuir. (Foir Suppl.) CULEX, icis, s. m. Moucheron.

CULINA, æ, s. f. Cuisine.

CULMEN, inis, s. n. Faîte, cime, sommet. CULMUS, i, a. m. Chalumeau, tige ; chaume. ep. s. — In uno culmo, Sur une seule tige (ch. 50).

CULPA, æ, s. f. Faute, délit.

de vir. — Qui malebat vint quàm homi-num earn culpam videri, Qui aimait mieux at-tribuer^ces propos à l’effet du vin que de le considérer comme l’expression de leurs pro-pres sentiments (ch. 27). — Non culpam pur-gantes, N’excusant pas leurs torts (ch. 40). — Culpœ aflvnis, Coupable du crime (ch. 52).

ep. s. — Culpa residebil in me, La faute restera pour mon compte, c'est-à-dire, J’en répondrai (ch. 61).

ph. — Esse proximum culpœ, Être coupable (1, 10). — Luere spiritu culpam. Payer de sa vie un crime (4, 11).

CULPATIO, onis, s. f. Blâme, reproche.

CULPO, as, avi, atum, are, v. act. Blâmer.

CULTE, adv. Avec soin, avec élégance.

doctr. — Ornatus cultiùs, Vêtu avec plus de soin, ou Mis avec plus de recherche (6, 12).

CULTELLUS, i, s. m. Petit couteau, canif; poignard.

CULTER, tri, s. m. Couteau; contre (de charrue').

app. — Se lacerare cultris, Se déchirer à coups de couteaux (ch. 2).

CULTIO, onis, s. f. Culture.

CULTÔR, oris, s. m. Adorateur, qui ho-nore ; cultivateur.

CULTRIX, icis, s. f. Celle qui adore, qui honore ; cultivatrice.

ph. — Sus nemoris cultrix, La laie, habi-tante des forêts (2, 4).

CULTURA, æ, s. f. Culture.

CULTUS, a, um, part. pas. de colo.

de vir. — Non cultus munditiis, Remar-quable non point par une toilette recherchée (ch. 40).

CULTUS, ûs, s. m. Culture, labour; pro-prêté, ornement, ajustements, habillement ; culte, cérémonie.

app. — Adhibcre cullum, Adorer (ch. 13). — Rustici cullu, Couvert des habits d’un pay-san (ch. 27).

doctr. — Induere cullum, Revêtir le cos-tume, l’uniforme (5, 15). — Cultus sacer, Cé-rémonie (5, 13). — Mollissimo cultu, Avec la plus grande mollesse (5, 14).

ep. gr. — Induere cullum, Revêtir ou Adopter un costume (ch. 164).

ph. — De for mi s cullum vcndel, La laide vendra ses parures (4, 5).

CUM, prèp. abl. Avec, contre.

app. — Esse eadem cum. Être la même que (ch. 2).

CÙM, conj. (Voyez Quùm.)

CUMÆ, arum, s. pr. f. pl. Cumes, ville de la Campanie, sur le bord de la mer, au nord de Naples.

Elle fut bâtie par les habitants de Chalcis, en Eubée (aujourd’hui Négrepont), non loin de l'an-tre de la sibylle qui y rendait des oracles.

CUMULATE, adv. Abondamment.

CUMULATÎM, adv. Par tas, par monceaux.

CUMULATIO, onis, s. f. Amas.

CUMULATES, a, um, part. pas. de cumulo.

CUMULO, as, avi, atum, are, v. act. Corn-bler, mettre le comble à.

app. — Cumul avi t (pristinum decus) magnd accessione, Il fut rétabli (dans son ancienne di■ gnité) avec un plus grand éclat (ch. 5).

CUMULUS, i, s. m. Monceau, tas, comble.

app. — Monlibus congestis in cumulum, Ayant accumulé montagnes sur montagnes (ch. 3).

CUNA, æ, s. f. Berceau (s'emploie le plus souvent au pluriel).

app. — In cunis perdere, Faire périr au berceau (ch. 15).

ep. gr. — In cunis prolatus, Porté dans son berceau (ch. 90).

CUNABULA, orum, s. n. pl. Berceau.

CUNALIS, m. f., e, n. De berceau.

CUNCTATIO, onis, s. f. Délai, lenteur, hésitation.

de vir. — Solers cunctatio Fabii, L’habile lenteur de Fabius (ch. 37).

CUNCTATOR, oris, s. m. Temporiseur.

CUNCTATUS, a, um, part. pas. de cunctor.

CUNCTOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Temporiser, différer, hésiter.

de vir. — Nemini dubium est quin rem Romanam cunctando restituerit, Personne ne doute qu’il ait en temporisant rétabli les affaires des Romains (ch. 36).

CUNCTUS, a, um, adj. Tout.

On emploie ordinairement le singulier, quand on a en vue la totalité, et le pluriel, quand on a en vue le nombre.

doctr. — Cunctis nescienlibus, A l’insu de tout le monde (2, 10).

CUNEO, as, avi, atum, are, v. ad. Fendre avec un coin.

CUNEUS, i, s. m. Coin ; bataillon ; gradins des théâtres.

On appelait ainsi les sièges des spectateurs, parce-que les loges qui remplissaient le contour du théâtre allaient en rétrécissant comme les coins avec les-quels on fend du bois.

doctr. — Inter cuneos hostium, Au milieu des bataillons ennemis (5, 5).

ph. — Cuneis omnibus, Dans tous les coins de la salle (5, 7).

CUNICULARIUS, ii, s. m. Mineur.

CUN1CULOSUS, a, um, adj. Plein de ter-riers.

CUNICULUM, i, s. n. Mine, terrier.

CUNICULUS, i, s. m. Lapin ; mine, terrier.

ph. — Agere cuniculos, Creuser des terriers (4, 16).

CUPA, æ, s, f. Cuve ; coupe, tasse.

CUPEDIÆ, arum, s. f. pl. Friandises.

CUPEDIARIUS, ii, s. m. Traiteur, pâtissier.

CUPIDÈ, adv. Avec empressement, avec chaleur, avec passion.

νοατκ.—Elaborate cupidè, S’efforcer (5,2).

PH. — Cupidissimè ad se recipere, Accueillir avec le plus vif empressement (4,17).

CUPIDITAS , atis, s. f. Cupidité, désir ardent, passion.

ep. gr. — Cupiditates solvere, Se livrer à ses passions (ch. 164).

ph. — Cupiditas divitiarum, L’amour des richesses (1, 26).

CUPIDO, inis, 8. pr. m. Cupidon, fils de Vénus.

On le confond généralement avec !’Amour. '

CUPIDO, inis, s. f. Passion, grand désir, curiosité.

CUPIDUS, a, um, adj. Avide, qui desire; indiscret, insatiable.

doctr. — Esse animo nimis cupido, Desirer trop ardemment (5, 8). .

CUPIENTER, adv. Ardemment, passion-nément.

CUPIO, is, ivi, itum, ere, v. ad. Desirer, rechercher avec empressement, souhaiter avec ardeur.

de vir. — Illd cupiente, Parcequ’elle le de-sirait (ch. 18).

CUPRESSIFER, a, um, adj. Qui porte des cyprès.

CUPRESSINUS, a, um, adj. De cyprès, fait de cyprès.

CUPRESSUS, i et ûs, s. f. Cyprès (arbre toujours vert : il s’élève droit et en pointe}.

CUPRUM, i, s. n. Cuivre.

CUR, adv. Pourquoi ?

CURA, æ, 5. f. Soin, souci, chagrin; peine, travail. (Voir Suppl.)

app. — Gerere curam, Avoir soin de, prési-der à (ch. 12).

de vir. — Curd liberate, Dissiper toutes les craintes (ch. 40).

ep. s.— Gerere curam, Prendre soin (ch. 44) — Impendere curam, S’occuper avec soin (ch. 125).

ph. — Omni curd. Avec le plus grand soin (2, prol.). — Obtreclare curam, Critiquer mon œuvre (2, épil.}. — Curam impendere, Donner ses soins (5, prol.}. — Quod cura condidit, Ce qu’on a soigneusement caché (4, 1).

CURATÊ, adv. Soigneusement.

CURATIO, onis, s. f. Traitement; soin, conduite.                                  [teur.

CURATOR, oris, s. m. Qui a soin ; cura-CURATUS, a, um, part. pas. de euro.

doctr. — Filia bene curata, Fille bien soi-gnée (2, 28).

CURAVI, parf. de euro.

CURCULIO, onis, s. m. Charançon (insecte qui ronge le blé}.

CURES, ium, s. pr. f. pl. Cures, aujour-d’hui Corse.

C’était la capitale des Sabins près du Tibre, en Italie. — C’est la patrie de Numa Pompilius.

CURETES, um, s. pr. m. pl. Curètes, prêtres de Cybéle.

Us habitaient la Crète. Us furent chargés de l’é-ducation de Jupiter. (Voir app., ch. 2.)

CURIA, æ, s. f. Curie; palais, sénat, bar-reau.

La curie était une des divisions du peuple romain. Romulus partagea les citoyens en trois tribus, et chaque tribu en dix curies de nombre égal. Chaque curie eut un prêtre : il se nommait curion.

Les Romains appliquaient aussi le nom de curia aux édifices publics, tant civils que religieux. Les uns étaient destinés aux assemblées des prêtres et aux cérémonies de la religion; les autres, au sénat et aux affaires publiques.

de vir. — Curid abstinere, S’abstenir de ve-nir au sénat (ch. 60).

CURIATIUS, ii, s. pr. m. Curiace, nom d’une famille d’Albanie.

Les trois frères Curiaces combattirent contre les trois frères Horaces; (Voir de vïr., ch. 4.)

CURIO, onis, s. m. Curion (prêtre d’une curie), curé; Crieur public.

CURIOSE, adv. Soigneusement, avec pré-caution.

CURIOSITAS, s. f. Curiosité.

CURIOSUS, a, um, adj. Soigneux, exact, curieux.

app. — Malè curiosi, Cédant à une funeste curiosité (ch. 27).

CURIS, is, s. m. Lance.

CURIUS, ii, s. pr. m. Curius Dentatus, Rp-main, célèbre par son courage et par sa fru-galité.

H fut trois fois consul et triompha de Pyrrhus, roi d’Epire. Voir de vir., ch. 29, de quelle manière il repoussa les offres magnifiques des ambassadeurs Samnites.

CURO, as, avi, atum, are, v.aet. Avoir soin, veiller, faire en sorte, guérir.

de vir. —Frumentum dandum populo eu-rare, Faire distribuer du blé au peuple (ch. 18). — Curavit sibi afferendam, Se fit apporter (ch. 64).

ep. s. — Nec multum curate supelledilem vestram, Ne vous inquiétez pas de votre mobi-lier (ch. 71). — Curavit necandum, Il eut soin de le faire tuer (ch. 126). — Curare funus magnifiée, Faire des funérailles magnifiques (ch. 208).

doctr. — Curare damnandum, Faire con-damner (5, 40).

ep. gr. — Curavit se declarandum, Il eut soin de se faire nommer (ch. 119).

PH. — Curabo sentiat, Je lui ferai voir , ou Je lui apprendrai (5, 2).

CURRICULÔ, adv. En courant à la hâte.

CURRICULUM, i, s. n. Char, course, car-rière.

CURRO, is, cucurri, cursum, ere, v. n. Courir.

ph. — Bibere currens, Boire en courant (1. 24).

CURRUCA, æ, s. f. Fauvette (oiseau}.

CURRUS, ûs, s. m. Char, chariot.

Les Romains avaient plusieurs sortes de chars : 1° — de bataille, à deux roues ; 2« — armés de faux : c’étaient d’immenses voitures quelquefois attelées de dix chevaux, et garnies, à gauche et à droite, de larges lames de fer; 3° — de triomphe : ils avaient une forme ronde semblable à une tour, et étaient attelés de quatre chevaux de front, conduits par le triomphateur; 4° —pour la course: c’était unie es-pèce de coquille,montée surdeux roues, et attelée de quatre chevaux de frout. Celui qui avait, le premier, parcouru sept fois la carrière était proclamé vain-queur; 5° — couverts : ils n’offraient rien de par-ticulier qu’un dôme cintré. Ils étaient à l’usage des pontifes et probablement des femmes.

CURSÎM, adv. A la hâte.

CURSITO, as, avi, atum, are, v. n. et

CURSO, as, avi, atum, are, v. n. Courir ça et là.

CURSOR, oris, 8. pr. m. Cursor, surnom donné à Papirius, pareequ’il était excellent marcheur. (Fotr de vir., ch. 26.)

CURSOR, oris, s. m. Coureur.

CURSORIUS, a, um, adj. Propre à courir., CURSURA, æ, s. f. et

CURSUS, ûs, s. m. Course, marche, car-• rière, voyage.

Dans les jeux publics, la course était un des prin-cipaux exercices auxquels se livraient les athlètes. On en distinguait trois espèces : la course en char, la course à cheval, et la course à pied.

doctr. — Contendere cursu, Aller en cou-rant (3, 34) ; — Le disputer à la course (5, 16).

ep. s. — Cursus prœceps, Course précipitée (ch. 133).

ph. — Cursu pelagio, Par mer, ou En tra-versant la mer (4, 17).

CURTO, as, avi, atum, are, e. ad. Accour-cir, écourter.

CURTUS, a, um, adj. Écourté, rogné, tronqué.

CURULIS, m. f., e, n. Curule, de chars.

La chaise curule était un fauteuil d’ivoire sur lequel les magistrats de Rome s’asséiaient dans les assemblées. Les dictateurs, les consuls, les censeurs, les préteurs et les édiles avaient droit à la chaise curule : c’est pourquoi on les appelait curules ma-gistratus. Les sénateurs qui avaient exercé tous ces emplois se fesaient porter au sénat dans une chaise d’ivoire, ainsique lesgénéraux, lejourdeleur triomphe.

app. — Curule certamen, Course de chars (ch. 22).

CURVAMEN, inis, s. n. Courbure. CURVATURA, æ, s. f. Courbure, voûte. CURVO, as, avi, alum, are, v. act. Courber. CURVUS, a, um, adj. Courbe, courbé. CUSOR, oris, s. m. Monnayeur, forgeron. CUSPIS, idis, s. f. Pointe, épieu.

CUSTODIA, æ, s. f. Garde, conservation; prison ; au plur., gardes, sentinelles.

app. — Datus in custodiam, Mis en prison (ch. 16).

de vir. — Per medias hostium custodias, A travers les gardes ennemies (ch. 23). Custo-diœ causâ, Pareequ’il était de garde (ch. 47).

doctr. — In custodiam tradere, Envoyer en prison (3, 45). — Custodiœ detur, Qu’on y ren-ferme (4, 9).

ep. gr. — Conjicere in custodiam, Jeter en prison (ch. 184).

CUSTODIO, is, ivi, itum, ire, v. ad. Gar-der, conserver, surveiller.

CUSTOS, odis, s. m. et /,.Gardien, gardienne, gouverneur, sentinelle, garde.

app. — Aura corruptis pue II ce custodibus, Ayant gagné par l’or les gardiens de la jeune princesse (ch. 14).

de vir. — Hosque haberet corporis custodes, Et qu’il prît ses gardes-du-corps parmi eux (ch. 58).

CUSUS, a, um, part. pas. de cudo.

CUTIS, is, s. f. Peau, cuir.

CYANEÆ, arum, s. pr. f. pl. Les Cyanées.

Ce sont deux écueils situés à l’entrée de la mer Noire, et très voisins l’un de l’autre. C’est pour cela qu’on les nommait Symplégades (du grec sumple-cornai, \e suis joint). — On les appèle aujourd’hui Pavoranes.

CYANUS, i, s. m. Bluet, barbeau (petite plante d fleur bleue ou blanche}.

CYATHUS, i, 8. m. Verre, tasse. (F. Suppl.)

CYBEBE, es et æ, s. pr. f. ( Voir Cybèle.) CYBELE, es, s. pr. f. Cybèle, femme de

Saturne et mère des dieux.

On la représente sous les traits d’une femme ro-buste et avancée dans sa grossesse, symbole de la fécondité de la terre. Elle a un sceptre ou des clés à la main, et une tour sur la tête. — On célébrait le culte de cette déesse avec la plus grande pompe en Lydie et en Phrygie, d’où il passa en Grèce, et s’é-tablit solennellement à Eleusis. Ses prêtres étaient appelés Galles, Curètes, Corybantes. — Le pin lui était consacré. (Voir app. ch. 2, et Rhba.)

CYCLADES, um, s. pr. f. pl. Les Cyclades, îles de la mer Egée.

Elles étaient ainsi nommées parcequ’elles sont groupées circulairement autour de l’île de Délos.

CYCLICUS, a, um, adj. De cercle, cir-culaire.

CYCLOPES, opum, 8. pr. m. pl. Cyclopes.

Race de géants monstrueux, fils du Ciel et de la Terre. Ils n’avaient qu’un œil, de forme ronde, au milieu du front. Ils étaient les forgerons de Vulcain, et travaillaient avec lui dans les gouffres de l’Etna. Apollon les perça de ses flèches pour venger son fils Esculape tué d’un coup de foudre. Ils furent mis au rang des dieux.—Ils avaient un temple à Corinthe.

CYCNUS, i, 8. pr. m. Cycnus, fils de Nep-tune.

II était invulnérable dans toutes les parties du corps. Achille, qui se battait contre lui, voyant qu’il était à l’épreuve des armes, le terrassa et l’étouffa, en le serrant à la gorge. Lorsqu’il voulut le dé-pouiller, le corps de Cycnus fut aussitôt mélamor-phosé en cygne.

-----Fils de Sthénélus, roi de Ligurie.

11 pleura amèrement la mort de Phaéton, son parent et son ami, et fut, dans sa vieillesse, changé en cygne. (Voir app., ch. 5.)

CYCNUS, i, 8. m. Cygne (oiseau aquatique}.

CYDNUS, i, 8. pr. m. Le Cydnus, fleuve de la Cilicie.

11 prenait sa source dans le mont Taurus. Alexan-dre faillit perdre la vie pour s’être baigné dans ce fleuve, alors qu’il avait très chaud. {Voir EP. GR., ch. 140.)

CYLINDRUS, i, s. m. Cylindre.

CYMBA, æ, s. f. Barque, nacelle, esquif.

CYMBALUM, i, s. n. Cymbale [instrument de musique en airain).

CYMBIUM, ii, s. n. Gondole [bateau plat et long).

CYNÆGIRUS, i, s. pr. m. Cynégire, Athé-nien, frère du poète Eschyle.

Il se couvrit de gloire par sa défense héroïque à la bataille de Marathon. [Foir ep. gr., ch. 10.)

CYNICUS, a, um, adj. Cynique, de chien.

CYPARISSUS, i, 5. f. Cyprès [arbre tou-jours vert).

CYPR1US, a um, adj. De l’île de Chypre.

CYPRUS, i, t. pr. f. Cypre, aujourd’hui Chypre, île d’Asie, dans la Méditerranée, à vingt lieues des côtes de Syrie.

Dans l’antiquité, les Egyptiens, les Grecs et les Romains furent maîtres tour à tour de cette île qui possède de riches mines de cuivre, et qui est fertile en vins renommés. Du temps des croisades, elle formait un royaume : aujourd'hui elle est gouver-née par un pacha. Sa capitale est Nicosie, place forte. — Cette île était particulièrement consacrée à Vénus, qui y avait deux temples : à Paphos [Bafo), et à Amathonte [Linmeson).

CYPRUS, i, $. f. Troène [arbrisseau).

CYRUS, i, s. pr. m. Cyrus, fils de Cambyse, roi des Mèdes et des Perses.

Il naquit 599 ans av. J.-C., et fut l'un des pins grands conquérants du monde. Il vainquit Crésus, roi de Lydie, à la bataille de Tymbrée, l’une des plus considérables dont il soit fait mention dans l’histoire. Après cette victoire, Cyrus forma le siège de Babylone, et se rendit maître de cette ville par ruse. Il permit aux juifs, dispersés dans son em-pire, de retourner à Jérusalem et de rebâtir le temple de Dieu, sous la conduite de Zorobabel, après 70 ans de captivité. Cyrus ayant été vaincu par Tomyris, reine des Scythes, celle-ci lui fit cou-per la tête et la plongea dans un vase, en disant : « Etanche la soif que tu as eue du sang humain. » — Cyrus mourut l’an 529 av. J.-C.

CYTHERA, orum, s. pr. n. pl. Cythère, aujourd’hui Cért^o, île de la côte de la La-conie.

Du temps de la guerre du Péloponèse, elle appar-tenait aux Lacédémoniens.— Vénus avait un temple à Cythère.

CYTHERON, onis, s. pr. m. Cythéron, chaîne de montagnes dans la Béotie.

Le Parnasse était au sommet de cette chaîne. Le mont Cythéron était consacré à Jupiter, à Bacchus et aux Muses.

CYTISUM, i, s. n. et

CYTISUS, i, s. m. Cytise [arbrisseau).