XYL
XANTHIPPE, es, s. pr. f. Xanthippe, femme de Socrate.
Son caractère acariâtre mit souvent la patience du philosophe à l’épreuve. Un jour, cette’femme, non contente d’avoir accablé son mari d’injures, lui versa un seau d’eau sur la tête. Socrate, sans s’é-mouvoir, lui dit : « Après le tonnerre, vient la pluie. ״
XANTHUS, i, s. pr. m. Le Xanthe, fleuve de la Troade.
C’est le meme que le Scamandre. (Voir Sca-mander.)
XANTIPPUS, i, s. pr. m. Xantippe, gêné-ral athénien.
11 commandait l’armée navale grèque, concur-remmentavec Leotychide, et vainquit la flotte des Perses à Mycale, l’an 479 av. J.-C., le jour même de la victoire de Platée.—Xantippe était le père de Périclès. (Foir ep. gr., ch. 25.)
-----, fameux général carthaginois.
Etant venu au secours des Carthaginois, il défit complètement les Romains commandés par Régulus qui fut fait prisonnier, l'an 256 av. J.-C. {Foir de vir. ,171. 35.)
XENIÜM, ii, s. n. Présent que l’on fesait aux hôtes.
XENIUS, ii, s. pr. m. Xéniüs, surnom de Jupiter.
Ce surnom vient du mot grec xe'nia, hospitalité, pareeque Jupiter était regardé comme présidant à l’hospitalité.
XENOCRATES, is, s. ,pr. m. Xénocrate, célèbre philosophe grec.
Il fut élève de Platon, et dirigea !’Académie après Speusippe, vers l’an 559 av. J.-C. — 11 était de mœurs très austères : sa probité et son désintéresse-ment lui firent rejeter les présents de Philippe et d'Alexandre. — 11 mourut l'an 514 av. J.-C., à l’âge /le 82 ans.
XËNODOCUIUM, ii, $. n. Hôpital.
XENODOCHUS, 1, s, in. Hospitalier.
XENON, onis, s. m. Hôpital.
XENOPHON, omis, s. pr. 7n. Xénophon, grand capitaine, homme d’état, philosophe et historien.
Il naquit à Athènes, l’an 450 av. J.-C. — 11 fut quelque temps disciple de Socrate, et étudia sous ce maître la philosophie et la politique.
Ayant pris le parti des armes, il entra, à la tête des troupes, dans Byzance, l’an 400 av. J.-C., et em-pêcha, par son éloquence, cette ville d’être pillée. Xénophon alla ensuite au secours du jeune Cyrus, et l’accompagna dans l’expédition que ce prince fit dans la Perse contre son frère Artaxerce. — Cyrus ayant été vaincu et tué, Xénophon se mit à la tête des troupes découragées, et opéra la fameuse re-traite des dix mille. De retour dans sa patrie, il fut soupçonné de favoriser le parti des Lacédémoniens, et fut condamné à l’exil. Il se retira d’abord à Co-rinthe: puis, après avoir secondé Agésilas, roi de Sparte, contre les Thébains, il se retira à sa maison de campagne, près d’Olympie, et y mourut, à l’âge de 90 ans, vers l’an 560 av. J.-C. (Foir ep. gk., ch. 71, et doctr., 5, 15.)
XERXES, is, s. pr. m. Xerxès, second fils de Darius, roi de Perse.
Il succéda à son père, l’an 485 av. J.-C. U conti-nua la guerre contre les Grecs; mais, malgré la supériorité de ses armées et de ses flottes, qui cou-vraient tout !*Hellespont, il fut vaincu à Salamine par Thémistocle, général athénien. — De retour en Perse, il se plongea dans la débauche, se rendit méprisable par sa mollesse, et fut tué par Artaban, capitaine de ses gardes, 473 ans av. J.-C. — 11 avait régné un peu plus de douze ans. (Foir ep. gr., ch. 11-28.)
XIPHIUM, ii, s. n. Glaïeul (plante dont les feuilles sont longues, étroites et pointues comme un glaive).
XYL1NUM, i, s. n. Cotonnade, étoffe de coton.
XYT.1NUS, a, um, adj. De cotonnier.
XYLUM, i, s. n. Cotonnier.
XYSTARCHUS, i, s. m. Directeur des exercices athlétiques.
XYSTUM, i, s. n. et
XYSTUS, i, s. m. Allée, promenade.
Le Xystus était une arène, vaste et couverte, où les athlètes se livraient à leurs exercices pendant l'hiver.
ZABOLUS, i, s. m. Diable.
ZABULON, ». pr. m. indécl. Zabulon, sixième fils de Jacob et de Lia.
Il naquit en Mésopotamie, vers l’an 1748 av. J.-C. Il donna son nom à une des douze tribus, et à une \ ille de Palestine.
ZACHARIAS, æ, s. pr. m. Zacharie, prince d’une des familles de la tribu de Ruben, sous les premiers rois de Juda.
-----, fils du grand-prêtre Joïada.
Il succéda à son père dans la grande sacrifica-ture, vers l’an 856 av. J.-C. — Le roi Joas, qui ne pouvait souffrir la liberté avec laquelle Zacharie !eprochait à la multitude son idolâtrie, le fit lapi-der entre le vestibule du temple et de l’autel. {Voir ep. s., ch. 171.) f
-----, prophète.
Il encouragea les juifs à rebâtir le temple, et an-uonça la venue du Christ.
-----, époux d’Elisabeth, et père de saint Jean-Baptiste.
Un jour, dit !’Ecriture, qu’il remplissait dans le temple ses fonctions sacerdotales, l’ange Gabriel lui annonça qu’il aurait un fils. 11 refusa d’y croire, et resta muet jusqu'à la naissance de saint Jean-Baptiste.
ZACINTHUS, i, s. pr. m., Zacinthe, aujour-d'hui Zante, île de la mer Ionienne.
Elle a environ 60 kilom. de circonférence. — La capitale de l’île portait le même nom.
ZAMA, æ, ». pr. f. Zama, aujourd’hui Zag ou Zamora, ville de l’Afrique propre, à quinze journées de Carthage.
C’est là que se donna la fameuse bataille où An-nibal fut vaincu par Scipion, et qui mit fin à la ,econde guerre punique, l’an 202 av. J.-C. Elle fut, !!ans la suite, la capitale du royaume de Juba ; mais, !près la mort de ce prince, elle fut détruite par les Bomains. {Voir de vir., ch. 40.)
ZAMIA, æ, s. f. Perle, dommage.
ZAMIÆ, arum, s. f. pl. Pommes {de pin)
ZEA, æ, 8. f. Epeautre {espèce de froment, petit et rougeâtre).
ZELO, as, are, v. act. Aimer passionnément; être jaloux.
ZELOTES, æ, s. m. Zélateur {qui agit avec zèle); jaloux.
ZELOTYPIA, æ, s. f. Jalousie.
ZELOTYPUS. a, um, adj. Jaloux.
ZELUS, i, s. m. Zèle, ardeur, émulation.
ZENON, onis, s. pr. m. Zenon, nom com-mun à plusieurs philosophes et à quelques hommes illustres.
Les plus célèbres philosophes sont :
1° Zenon d'Elce, ainsi appelé pareequ’il naquit à Elée, ou Vélie, en Italie, l’an 504 av. J.-C.— On ignore comment il mourut. On raconte cependant que, compromis dans une conspiration contre Néarque, tyran d’Elée, il se coupa la langue, pour
ne point faire connaître le nom de ses complices■
2° Zenon de Citium, ainsi appelé pareequ’il na-quit à Citium, dans l’île de Chypre. Il fut le premier des stoïciens. Il fesait consister le souverain bien à vivre selon l’usage de la droite raison. On dit que Zénon, après une chute, se fit mourir lui-même, vers l’an 264 av. J.-C. {Voir doctr., 2, 8 et 20.)
ZEPHYRI, orum, 8. pr. m. pl. Zéphyrs, fils du dieu Zéphyre.
Ils paraient de fleurs l'enfance du monde. — On leur offrait une brebis blanche, comme à des divi-nités favorables.
ZEPHYRIUS, a, um, adj. Du zéphyre.
ZEPHYRUS, i, s. pr. m. Zéphyre, vent d’occident, le même que Favonius.
Il était fils d’Eole. — On le représente sous la figure d’un jeune homme d’un air doux et serein. On lui donne des ailes de papillon, et une couronne composée de toutes sortes de fleurs, pour désigner son influence bienfesante sur la nature. {Voir Ventus.)
ZETA, æ, s. f. Chambre à coucher.
ZETARIUS, ii, s. m. Valet-de-chambre.
ZETECULA, æ, 3. f. Alcove.
ZEUGITÆ, arum, s. m. pl. Gluaux {petites branches frottées de glu pour prendre les oi-seaux).
ZEUXIS, idis, ». pr. m. Zeuxis, célèbre peintre grec.
Il naquit à Héraclée, en Thessalie, et apprit les premiers éléments de son art sous Apollodore, vers l’an 440 av. J.-C.
Parmi les chefs-d’œuvre de Zeuxis, on citait un tableau où il avait peint des raisins avec une si grande vérité, que, désqu’il fut exposé, les oiseaux vinrent pour les béqueter.—Le dernier tableau de ce peintre fut un portrait de vieille femme. Cet ouvrage le fit tant rire, dit-on, qu’il en mourut : ou ne sait pas en quelle année■
ZIOBERIS, is, ». pr. m. Ziobéris, fleuve de !’Hyrcanie.
Il sort des portes Caspiennes, entre !*Hyrcanie et la Perse, ei se jète, près de Zadracarte, dans la mer Caspienne.
ZIZANIA, æ, s. f. et
ZIZANIUM, ii, ». n. Ivraie {mauvaise herbe à graine noire, qui croit dans les champs de blé).
ZIZYPHUM, i, ». n. Jujube {fruit du ju-jubier).
ZIZYPHUS, i, s. f. Jujubier {arbre dont le fruit est pectoral).
ZODIACTEUS, a, um, adj. Du zodiaque.
ZODIACUS, i, ». m. Zodiaque.
C’est l'espace du ciel que le soleil parcourt du-rant l’année. — Le Zodiaque est divisé en douze parties, où sont douze constellations qu’on appèle signes du Zodiaque. En voici les noms : le Bélier {aries), le Taureau {taurus), les Gémeaux {gemini) !’Ecrevisse {cancer), le Lion {leo), la Vierge {virgo). la Balance (libra), le Scorpion (scorpio), le Sagit-taire (sagittarius), le Capricorne (capricomus), le Verseau (aquarius) et les Poissons (pisces).
Le Bélier, le Taureau et les Gémeaux corres-pondent aux trois mois du printemps : mars, avril et mai; — !’Ecrevisse, le Lion et la Vierge corres· pondent aux trois mois de l’été : juin, juillet et août;—la Balance, le Scorpion et le Sagittaire cor-respondent aux trois mois de l’automne :septembre, octobre et novembre;—enfin, le Capricorne, le Ver-seau et les Poissons correspondent aux trois mois de l’hiver : décembre, janvier et février.
ZONA, æ, s. f. Ceinture (où l'on mettait ton argent).
ph. — Hi zonas colligunt, Les uns empor-tent leurs bourses (4, 17).
Z0NAL1S, m. f., e, n. Appartenant à une des zones.
ZONARIUS, a, um, adj. De ceinture.
ZONARIUS, ii, s. m. Fabricant de cein-lures. [tournant.
Z0NAT1M, adv. En cercle, en rond, en ZONULA, æ, s. f. Petite ceinture.
ZOOPHORUS, i, s. m. Zodiaque. (Voir Zo-diacus.)
ZOOPHYTA, orum, s. n. pl. Zoophytes ( êtres qui tiènent de l'animal el de la plante}.
ZOPISSA, æ, s. f. Goudron (que Ton racle des vieux navires).
ZOPYRUS, i, s. pr. m. Zopyre, seigneur persan.
Il est célèbre par son dévoument à Darius. —-Lorsque celui-ci assiégeait Babylone,Zopyre se coupa, dit-on, le nez et les oreilles, entra dans la ville, et dit aux habitants que le roi l’avait fait mutiler ainsi, parcequ’il avait conseillé de lever le siège. Ayant gagné par cet artifice la confiance des Baby-Ioniens, Zopyre parvint à livrer la ville à Darius.
ZOROASTER, tri, s. pr. m. Zoroastre, ce-lèbre philosophe.
On le fait vivre du temps de Ninus, roi des Assy-riens.—Il était né, dit-on, en Perse, et était très versé dans l’astrologie.—Il voyagea dans les Indes, et conversa avec les brachmanes, 'ou bramines, prêtres de cette contrée. De retour dans sa patrie, il y devint le chef ou plutôt le réformateur de cette secte de philosophes persans appelés mages, qui adoraient Dieu sous la figure du feu. (Voir Magus.)
ZOROBABEL, élis, «. pr. m. Zorobabel, juif célèbre.
Il était fils de Saiathiel et neveu du roi Joakim. — Cyrus lui remit les vases sacrés du temple, et le chargea de reconduire le peuple à Jérusalem, vers l’an 552 av. J.-C.—Il rebâtit le temple. (Voir ep. s., ch. 188.)
ZOSTER, eris, î. m. Feu sacré, feu-saint-Antoine (maladie). [tude.
ZOTHECA, æ, s. f. Alcove; cabinet d’é-
ZYG1A, æ, s. pr. f. Zygie.
C’est le nom sous lequel on adorait en Grèce Ju: non comme la déesse du lien conjugal. — C’était la même que la Juno jugalis des Romains.
ZYG1A, æ, s. f. Sorte, d’érable (arbre).
ZYTHUM, i, s. n. et
ZYTHUS, i, s. m. Bière (boisson).