DICTIONNAIRE

LÀTIN-FRÀNCAIS.

 

A, prèp. abl. De, par, depuis, du côté de, après, depuis, sous.

AB, prèp. abl. De, par, depuis, du côté de, après, depuis, sous. t

PH. «— Ab arâ, Sur un autel (1, 27).

ABACTOR, oris, s. m. Conducteur de bétail.

ABACTUS, ûs, s. m. Enlèvement, éloigne-ment.

ABACTUS, a, um, part. pas. d’abigo : Chassé, emmené.

ABACULUS, i, s. m. Petit buffet, tablette.

ABACUS, i, s. m. Buffet, comptoir, table, siège, planche, damier. {Voir Suppl.)

ABALIENATIO, onis, s. f. Aliénation, cession, vente.

ABALIENATUS, a, um, part. pas. d’ab-alieno.

ABAL1EN0, as, avi, atum, are, v. act. Aliéner, abandonner, vendre, céder.

de viR. — Abalienari ab aliquo, Se brouiller avec quelqu’un {ch. 64).

ABAMBULATIO, onis, s. f. Promenade, course, voyage.

ABAVUS, i, s. m. Trisaïeul, père du bisaïeul.

ABBREVIATOR, oris, s. m. Qui abrège, abréviateur.

ABBREVIO, as, avi, atum, are, v. act. Abré-ger, raccourcir.

ABDICATIO, onis, s., f. Abdication, renon-ciation, déposition {d’un roi etc.).

On employait ce terme: 1° lorsqu’un magistrat renonçait à sa charge ou qu’il était forcé de s’en dé-mettre; 2° quand un homme libre se fesait volontairement esclave; 3° quand un citoyen romain re-nonçait au droit de cité; 4° quand un père aban-donnait un fils coupable.

ABDICO, as, avi, atum, are, v. act. Abdi-1 quer, renoncer à, se démettre de.

de viR. — Cogéré decemviros magistratu se abdicare, Forcer les décemvirs de se démettre de leur magistrature {ch. 19).

ABDICO, is, ixi, ictum, icere, v. act. Re-fuser, rejeter, interdire.

ABDIDI, parf. d’abdo.

ABDITAMENTUM, i, s. n. Retranchement.

ABDITÈ, adv. Secrètement, en cachette.

ABDITUM, i, s. n. Lieu caché, réduit, désert.

ABH

ABDITUS, a, um, part. pas. d’abdo.

ABDIXI, parf. d’abdico, is.

ABDO, is, didi, itum, ere, v. act. Cacher, mettre à l’écart, enfoncer, reculer.

ABDOLONYMUS, i, s. pr. m.

Abdolonyme,' roi de Tyr.

Avant de monter sur le trône, il était si pauvre qu’il cultivait lui-même un jardin pour subsister. Lorsqu’Alexandre prit la ville de Sidon, il le fit roi à cause de ses vertus.

ABDOMEN, inis, s. n. Ventre.

ABDUCO, is, duxi, duclum, ducere, v. act. Emmener, enlever, détourner.

ep. s. —Abducere a colendo Deo, Détourner d’adorer Dieu {ch. 106). — Abducere a lege di-vinâ, Détourner de la loi divine {ch. 195).

ABDUCTUS, a, um, part. pas. d’abduco.

ABDUXÏ, parf. d’abduco.

ABEG1, parf. d’abigo.

ABEL, élis, s. pr. m.

Abel, deuxième fils d’Adam.

Caïn, son frère, jaloux de ce que les sacrifices d’Abel étaient agréables à Dieu, tandisque les siens étaient rejetés, lui donna la mort. {Voir ep. s. ch. 8 et 9.)

ABEO, is, ivi et ii, itum, ire, v. n. Partir, s’en aller, se retirer, quitter.

de viR. — Sublimis abire, Disparaître en s’élevant dans les airs {ch. 6). — Abire in con-suetudinem, Devenir une coutume {ch. 29).

vocir.—Abire victor, Sortir vainqueur (4,12).

ABERAM, imparf. d’absum.

ABERO, fut. d’absum.

ABERRATIO, onis, î. f. Égarement, détour.

ABERRO, as, avi, atum, are, v. n. S’éga-rer, s’écarter {de son chemin).

ABESSE, infin. d’absum.

ABESTO, impér. d’absum. — Abesto hinc, Loin d’ici. {Passim.)

C’est une expression que les prêtres employaient avant de commencer leurs sacrifices.

ABFORE, et abfulurum esse, fut. de l’in-fin. d’absum : Devoir être absent.

ABFUI, parf. d’absum.

ABH1NC, adv. D’ici, depuis, depuis ce temps.

de viR. — Tertio abhinc die, Depuis trois jours {ch. 45).

ABHORREO, es, rui, rere, v. n. Avoir en horreur, abhorrer, être opposé.

ABHORRESCO, seis, scere, v. «.Trembler, craindre, frémir.

ABHORTOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Détourner, dissuader.

ABI, impér. d’abeo.

ABIAS, æ, s. pr. m.

Abias, fils de Roboam, et deuxième roi de Juda.

Il succéda à son père en 958 avant J. G,, et régna trois ans. Il fut presque toujours en guerre avec Jé- I roboam. (Poir ep. s., ch. 167.)

ABIENS, m. f. n. abeuntis, part. près. d’abeo : S’en allant.

ABIERAM, plusq. par[, d’abeo.

ABIES, etis, s. f. Sapin.

ABIETARIUS, ii, s. m. Charpentier.

ABIETARIUS, a, um, adj. De sapin.

ABIGERIS, 2θρβΓ5. sing, indic. près, passif d’abigo.

ABIGO, is, egi, actum, ere, v. act. Chas-ser, repousser.

ph. — Nempè abigeris, C’est-à-dire que vous êtes chassée (4, 19).

ABU, pour abivi, parf. d’abeo.

ABITE, itote, impér. pl. d’abeo.

ABITURUS, a, um, part. fut. d’abeo.

ΡΊ. — Abiturus, Puisque tu dois aller (4, 16).

ABITUS, ûs, s. m. Départ, séparation, éloignement.

ABIVI, parf. d’abeo.

ABJECI, parf. d’abjicio.

ABJECTE, adv. Avec bassesse.

ABJECTIO, onis, s. f. Abaissement, mépris.

ABJECTUS, a, um, part. pas. d’abjicio.

de vir. —Abjectis armis, Ayant mis bas leurs armes (c/t. 40). — Abjectâ omnium rerum curd, Laissant là le soin des affaires (ch. 57).

ep. s.—Abjectis armis, Ayant jeté leurs armes à terre, ou S’étant débarrassés de leurs armes (ch. 100).

ABJICIO, is, jeci, jectum, ere, v. act. Jeter, se désister de, mépriser; abattre, décourager.

de vir. — Abjicere in Tiberim, Faire jeter dans le Tibre (ch. 1).

ep. gr. — Humi corpus abjicere, Se jeter par terre, se rouler par terre (ch. 176).

ep. s. — Se abjicere ad pedes, Se jeter aux pieds (ch. 67 et 187).

ph. — Abjicere se, Se blottir (4, 2).

ABJUDICO, as,avi,atum, are, v. act. Priver, déposséder par justice.

ABJUGO, as, avi, atum, are, v. act. Oter du joug, dételer.

ABJUNGO, is, xi, ctum, gere, v. act. Sé-parer, diviser, désunir.

ABJURATIO, onis, s. f. Abjuration, dés-aveu par serment.

ABJURATES, a, um, part. pas. d’abjuro.

ABJURO, as, avi, atum, are, v. act. Abju-rer, nier avec serment

ABLACTATIO, onis, s. f. Action de sevrer les enfants.

ABLACTO, as, avi, atum, are, v. act. Se-vrer.

ABLATIO, onis, 5. f Enlèvement.

ABLATES, a, um, part. pas. d’aufero.

de vir. —Ab la tus est e conspectu, Fut dé-robé aux regards (ch. 2).

ABLEGATIO, onis, s. f. Envoi, renvoi.

ABLEGATUS, a, um, part. pas. d’ablego.

ABLEGO, as, avi, alum, are. v. act. Ren-voyer, éloigner.

ABLIGURIO, is, ivi, itum, ere, v. act. Dis-siper, dépenser.

ABLOCO, as, avi, atum, are, v. act. Louer, donner à loyer.

ABLUO, is, ui, utum, ere, v. act. Laver, pu-rifier ; se justifier de.

ep. s. — Abluere corpus, Se baigner (ch. 85).

ABLUTIO, onis, s. f. Ablution, nétoiement.

C’était une cérémonie religieuse en usage chez les Romains. Elle consistait à se laver le corps, ou une partie du corps, avec de l’eau lustrale avant les sa-crifices.

ABLUTUS, a, um, part. pas. d’abluo.

ABLUVIUM, ii. s. n. Déluge, inondation, débordement.

ABMITTO, is, isi, issum, ittere, v. act. Envoyer, députer.

ABNEGO, as, avi, atum, are, v. act. et n. Nier, refuser.

ABNORMIS, m.f., e, n. Déréglé, sans ordre.

ABNUO, is, ui, utum, ere, v. act. Refuser, rejeter, désapprouver.

ABOLEO, es, ere, v. act. Abolir, annuler, détruire, effacer.

ABOLESCO, is, levi, scere, v. n. S’abolir, s’éteindre, s’effacer.

ABOLITIO, onis, s. f. Abolition, suppression.

ABOMINANDES, a, um, adj. Abominable, détestable, qui est en horreur.

ABOMINATES, a, um, part. pas. d’abomi-nor : Qui a ou qui est détesté.

ABOMINOR, aris, atus sum, ari, r. dép. Dé-tester, avoir en horreur.

ABORIOR, iris, ortus sum, oriri, v. dép. Avorter.

ABORTIO, onis, s. f. et

ABORTUS, ûs, s. m. Avortement.

ABRADO, is, rasi, sum, adere, v. ad. Ra-ser, tondre, racler, ratisser.

ABRAHAM, æ, s. pr. m. et

ABRAHAMUS, i, 5. pr. m. Abraham, père de la nation juive.

Il naquit à Ur en Chaldée, l’an 1996 av. J. C. Il vivait avec son père, qui était idolâtre, quand Dieu lui ordonna d'aller dans la terre de Ghanaan (Palestine), lui promit de la lui donner tout entière et lui annonça qu'il serait père d’une grande nation. Il sortit donc de Ghaldée avec toute sa famille, et vint, à l’âge de 75 ans, s'établir à Sichem. (Poir ep. s. ch. 16 et suivi) Abraham mourut à l’âge de 175 ans. (Poir Ur.)

ABRASI, parf. d’abrado.

ABRASUS, a, um, adj. Rasé, tondu, bien ras.

ABREPTUS, a, um, part. pas. d’abripio : Emporté.

ABRIPIO, is, ui, eptum, ere, υ. ad. Arra-cher, enlever, emporter, saisir.

app. — Ulysses abripitur in Africam, Ulysse est transporté en Afrique (ch. 27).

! ABRODO, dis, si, sum,dere, υ. ad. Ronger.


■ Cette réception ressemblait à un triomphe {ch. 61).

ABSISTO, is, stiti, ere, v. n. Se retirer, se désister, cesser.

ph. — Absistere timers, Cesser de craindre (5, 2).

ABSOLEO, es, evi, etum, ere, v. n. Vieillir, devenir hors d’usage.

ABSOLUTE, adv. Absolument, entièrement, parfaitement.

ABSOLUTIO, onis, s. f. Perfection; grace, absolution.

ABSOLUTUS, a, um, part. pas. d'absolvo: Fini, achevé; absous.

ABSOLVO, is, i, utum, ere, v. ad. Absou-dre^ acquitter, achever.

ABSONÈ, adv. D’une mauvaise manière.

ABSONUS, a, um, adj. Discordant ;absurde; inconvenant.

ABSORBEO, es, ui, ptum, ere, v. ad. Ab-sorber, engloutir, avaler.

de vir. — Et aceto dilutam absorbait, et l’avala dissoute dans du vinaigre {ch. 64).

ABSORPTUS, a, um, part.pas. d’absorbeo : Englouti, absorbé.

ABSQUE, prép. abl. Sans.

ABSTERGENS, tis, m. f. n. Abstersif, qui déterge, c.-à-d. qui nétoie.

ABSTERGEO, es, si, sum, ere, v. ad. et

ABSTERGO, is, si, sum, ere, v. ad. Nétoyer, essuyer, effacer; dissiper.

ABSTERREO, es, ui, itum, ere, v. ad. Détourner, effrayer, faire peur.

ABSTERRITUS, a, um, part. pas. d’absterreo : Épouvante, étonné ; détourné.

ABSTERRUI, parf. d’absterreo.

ABSTERSI, parf. d’abstergo et d’abstergeo.

ABSTERSIO, onis, s. f. Nétoiement.

ABSTERSUS, a, um, part. pas. d’abstergo.

ABSTINENDUS, a, um, part. fut. pas. d’abstineo : Dont on doit s’abstenir.

ABSTINENS, entis, m. f. n. Retenu, mo-déré, désintéressé.

ABSTINENTER, adv. Modérément, avec retenue.

ABSTINENTIA, æ, s. f. Abstinence, pri-vation, modération, désintéressement ; pau-vreté.

ABSTINEO, es, nui, tentum, ere, v. n S’abstenir, se priver, se donner garde de.

DE vir. — Quibus Romani abstinuerant, Que les Romains avaient épargnées (en ne les man-géant pas) {ch. 21). — Nec muribus aliove animali abstinuerunt, Us mangèrent même des rats et tous les animaux qu’ils trouvaient {ch. 58). — Curid abstinere, S’abstenir d’aller au sénat {ch. 60).

ep. s. — Abstinere prœlio, S’abstenir de combattre {ch. 180).

ABSTITI, parf. d’absisto et d’absto.

ABSTO, as, stiti, stitum, are, v. n. Etre éloigné, se tenir loin.

ABSTOLLO, is, tuli, ablatum, tollere, υ. ad. Oter, enlever.

ABSTORQUEO, es, torsi, tortum, quere, v. ad. Arracher, ôter par force.


ABROGATIO, onis, s. f. Révocation, abo-lition.

ABROGATUS, a, um, part. pas. d’abrogo.

ABROGO, as, avi, alum, are, v. act. Abro-ger, abolir, supprimer.

ABROSI, parf. d’abrodo.

ABRUMPO, is, upi, upturn, ere, v. act. Rom-pre, briser, couper, séparer, désunir.

de vir. — Jubere caudam totam abrumpi, Or-donner de couper toute la queue {ch. 58).

ABRUPTE, adv. Brusquement, tout d’un coup.

ABRUPTIO, onis, s. f. Rupture.

ABRUPTUM, i, s. n. Précipice, abîme.

ABP1UPTUS, a, um, part. pas. d’abrumpo :

Détaché, rompu, séparé, escarpé.

ABS, Voir A et Ab.

ep. gr. — Non abs re esse, N’être pas hors de propos {ch. 184).

ABSALON, onis, s. pr. m. Absalon, fils de David.

Il fit périr, dans un festin, son frère Amnon et se révolta contre son père. Ayant été vaincu, il fut arrêté dans sa fuite par les branches d'un arbre, dans lesquelles s’embarrassèrent ses cheveux. Joab, l’ayant rencontré dans cet état, lui donna la mort. {Voir ep. s., ch. 130-153.)

ABSCÉDI, infin. passif d’abscedo.

ABSCEDO, is, cessi, cessum, dere, v. n. Se retirer, s’éloigner.

ABSCESSIO, onis, s. f. et

ABSCESSUS, ôs, s. m. Départ, retraite, éloignement; abcès.

ABSCIDO, is, idi, isum, ere, v. act. et

ABSCINDO, is, idi, issum, ere, v. act. Cou-per, retrancher, ôter, déchirer, séparer.

ABSCISSE, adv. Précisément, rigoureuse-ment.

ABSCISSIO, onis, s. f. Coupure, retran-chement; précision.

ABSCISSUS, a, um, part. pas. d’abscindo : Tranché, coupé. λ

ABSCONDITÈ, adv. Secrètement, en ca-chette, obscurément.

ABSCONDITUS, a, um, part. pas. d’abscondo: Caché.

ABSCONDO, is, di, ditum {rarement on-sum), dere, v. ad. Cacher, dissimuler, couvrir; enfoncer.

ABSCONSIO, onis, s. f. Cachette.

ABSENS, entis, m. f. n. Absent.

ph. — Absentis admirator, Admirateur d’une personne que l’on ne connaît pas (4, 17).

ABSENTIA, æ, s. f. Absence.

ABSENTIO, is, ivi, itum, ire, v. n.Étre d’un sentiment différent.                                 1

ABSENTO, as, avi, atum, are, v. act. Chas-ser, bannir.

ABSERO, as, avi, atum, are, v. act. Enfer-mer; v. n. S’enfermer.

ABSILIO, is, ivi et ui, ultum, ire, v. n. S’en aller en sautant, sortir tout d’un coup. ׳

ABSIM, prés, du subj. d’absum.

AESIMILIS, m. f., e, n. Différent, dissem- < blable.

de vir. — Nec erat res triumpho absimilis, <

ABSTRACTUS, a, urn, part. pas. d’abs-traho.

ABSTRA1I0, is, xi, ctum, ere, t>, act. Oter, arracher, enlever, entrainer.

ABSTRICTUS, a, um, part. pas. (Tabs-tringo.

ABSTRINGO, is, xi, ictum, gere, v. act. Délier, détacher.

ABSTRUDO, is, si, sum, ere, v. act. Cacher. ABSTRUSUS, a, um, part. pas. d’abstrudo. ABSTUEI, par[, d’abstollo et d’aufero.

ABSUJI, es, fui, esse, v. n. Etre absent, être éloigné; s’absenter, manquer. — Parum abest, Peu s’en faut. (Passim.)

de vir. — Quœ urbs quinque dierum iter a Carthagine abest, Cette ville est à cinq jour-nées de marche de Carthage (ch. 40 ). —Nec procul abesse videbatur quin, Et paraissait être sur le point de (ch. 46).

ep. s. — Ilium abesse doleo, Je souffre de son absence (ch. 161).

ABSUMO, isj-sumpsi, sumptum, ere, v. act. Détruire, dépenser, dissiper, consumer, ré-duire en cendres; manger.

app. — Ceres.... humerum Pelopis absump-sit, Gérés... mangea l’épaule de Pélops (ch. 22).

ABSUMPSI, parf. d’absumo.

ABSUMPTUS, a, um, part. pas. d’absumo : Détruit.

de vir. —Hausto veneno... absumptus est, Il avala le poison... et mourut (ch. 44).

ep. s. — Omnia absumpta sunt diluvio, Tout périt par le déluge (ch. 12).

ABSURDE, adv. Ridiculement, sottement; mal-à-propos.                              [sot.

ABSURDES, a, um, adj. Absurde, ridicule,

ABSYRTUS, i, s. pr. m. Absyrte, fils d’Eétès, roi de Colchos.

Sa sœur Médée le mit en pièces et dispersa ses membres pour arrêter les gens qui la poursuivaient quand elle fuyait avec Jason. (Fair app., ch. 18.)

ABUNDANS, lis, m. f. n. Abondant.

ABUNDANTER, adv. Abondamment.

ABUNDAATIA, æ, s. f. Abondance. V.Sup.

ABUNDATIO, onis, s. f. Inondation, débordement; regorgement.

ABUNDÈ, adv. Abondamment.

ABUNDO, as, avi, atum, are, v. n. Abonder, regorger. י

ABUSIVE, adv. Abusivement.

ABUSIVES, a, um, adj. Abusif, feint.

ABUSOR, oris, s. m. Trompeur.

ABUSQUE, adv. Depuis ce temps, depuis cet endroit.

ABUSES, ûs, s. m. Abus, dégât.

ABUTOR, eris, usus sum, uti, v. dép. Abu-ser, user mal, faire un mauvais usage de.

app. — Fortunâ secundâ et favente abuti, Abuser de son bonheur (ch. 12).

ABVOLO, as, avi, atum, are, v. n. S’envo-1er précipitamment.

ABYDOS, i, s. pr. f.

Abydos, ville de Phrygie, sur le Bosphore, aujourd’hui détroit des Dardanelles.

Elle est célèbre par les amours de Héro et de Léandre. —C’est près d'Abydos que Xerxès jeta un · pont de bateaux sur !’Hellespont. Philippe V, père de Persée, ayant assiégé Abydos, les habitants ai-mèrent mieux se donner la mort que tomber au pouvoir de ce prince. (Foir ep. gr., ch. 20.)

ABYJLA, æ, s. pr. f. Abyla, montagne d’Afrique.

Elle est située vis-à-vis de Calpé, montagne d’Espagne. Ces deux montagnes s’appèlent les Co-lonnes d’Hercule. (Foir app., ch. 15.)

ABYSSUS, i, s. m. Abîme, gouffre.

AG, conj. Et, que, même, comme, contre.

ACADEMIA, æ, s. pr. f. Académie.

C’était un grand emplacement situé à six stades, ou à un quart de lieue, d'Athènes. Cet endroit prit son nom d'Académus, Athénien, qui en avait été propriétaire. On y voyait un gymnase et un jardin entouré de murs, orné de promenades couvertes et charmantes, embelli par des eaux qui coulaient à l’ombre des platanes et de plusieurs autres espèces d’arbres. Platon, qui avait fixé sa résidence près de là, venait, tous les jours, à l’Académie, et y enseignait au milieu d’un grand concours de disciples.

ACADEMICUS, a, um, adj. Académique, académicien.                           [seau).

ACANTHIS, idis, s. f. Chardonneret (oi-ACARXAMS, is, s. pr. m. Acarnanien.

ACARNAJXIA, æ, s. pr. f. L’Acarnanie, (aujourd’hui la Carnie dans la Grèce propre).

Située au S. de l’Epire et du golfe d’Ambracie (Arta), elle est séparée de l’Etolie par le fleuve Achéloüs (Aspro-Potanio). — Leslies Leucadia (Sainte-Maure), Cephallenia (Cefaloni), Ithaca (Thiaktï, et Dulichium fesaient partie de cette province. — Ces différentes îles formaient les Etats d’Ulysse, qui s’é-tendaient encore sur la terre ferme.

ACARUS, i, s.m. Ciron.

C'est un insecte presque imperceptible qui s’engendre entre cuir et chair.

ACCA, æ, s. pr. f. Acca Laürentia, femme de Faustulus.

Elle fut la nourrice de Romulus et de Rémus, qui avaient été exposés sur les bords du Tibre. —- Elle fut mise au rang des dieux, et l’on célébra en son honneur les fêtes nommées Laurentales.

ACCEDO, is, essi, essum, ere, v. n. Venir vers, s’approcher, se joindre ; être ajouté.

de vir. — Sed quia doctrina non accessit, Mais comme il n’avait pas reçu d’instruction (ch. 18). — Super dotem hœc tibi a me dota-lia dona accèdent. Vous ajouterez à votre dot ces présents que je vous donne (ch. 40). — Ac-cedebat cœsaries, Ajoutez à cela une chevelure (ch. 40). — Ad egregiam indolent accedebat optima educatio, A un très bon caractère venaît se joindre une excellente éducation (ch. 47). — Accedere ad. S’ajouter à (ch. 48).

doctr. — Accedere ad rempublicam, Prendre part aux affaires de l’Etat (5, 1). —Accedere ad aliquem, Venir trouver quelqu’un (5, 5,et4,5).

ep. s. — Alius dolor accessit ad, Un autre chagrin se joignit à (ch. 150). — Ad impieta-tem accessit crudelitas, A son impiété il joignit la cruauté (ch. 179).

ph. — Si verd consiliator maleficus accessit, Mais s’il vient s’y joindre un conseiller mal intentionné (2, 6).

ACCELERATIOr onis, s. f. Vitesse, diligence, hâte.

ACCEL ERO, as, avi, atum, are, v. act. Ac- I célérer, hâter, presser.— Accelerare cursum, Presser la course ; hâter la marche. {Passim.)

ACCENDO, is, i, sum, ere, v. act. Allumer, enflammer, échauffer, exciter, émouvoir.

ep. s. — Accendere odium grave, Allumer une haine furieuse {ch. 185).

ph.— Accendere ex, Allumer à (4, 11).

ACCENSEO, es, ui, um et itum, ere, v. act. Joindre, mettre au nombre de, adjoindre.

ACCENSIBIEIS, m. f., e, n. Brûlant.

ACCENSITUS, a, um, part. pas. d’ac-cendeo : Mis au nombre de.

ACCENSOR, oris, 5. m. Conducteur.

ACCENSUS, i, 5. m. Officier subalterne, huissier. (Voir Suppl.)

ACCENSUS, a, um, part. pas. d’accendo : Allumé; animé.

ep. gr. — Accensus ird, Enflammé de colère (ch. 158).

ACCENTUS, ûs, s. m. Accent.

ACCEPI, parf. d’accipio.

ACCEPTABILIS, m. f., e, n. Favorable, agréable.

ACCEPTIO, onis, s. f. Action de recevoir, acceptation.

ACCEPTO, as, avi, atum, are, v. act. Ac-cepter,'agréer.

ACCEPTOR, oris, s. m. Celui qui accepte, qui approuve.

ACCEPTRIX, icis, 5. f. Celle qui accepte, qui approuve.

ACCEPTUM, i, s. n. Chose reçue, recette.

ACCEPTUS, a, um, part. pas. d’accipio : Reçu, agréable, favorable.

de vir. — Acceptd potestate, En ayant reçu la permission (ch. 11). — Comiter acceptas, Accueilli avec politesse (ch. 42).

ep. g.—Quinto post acceptum regnum anno, La cinquième année de son règne {ch. 156).

ph. — Acceptd mercede, Moyennant salaire, ou pour de l’argent (4, 17).

ACCERSITOR, oris, s. m. Qui appéle, qui fait venir.

ACCERSITUS, a, um, part. pas. d’accerso.

ACCERSITUS, ûs, s. m. Ordre de venir.

ACCERSO, is, ivi, itum, ere, v. act. Appe-1er, inviter, faire venir.

ACCESSI, parf. d’accedo.

ACCESSIO, onis, 5. f. Arrivée ; surcroît, augmentation.

app. — Cumulare (pristinum decus) magnd accessione, Être rétabli (dans son ancienne di-gnilé) avec un plus grand éclat (ch. 5).

ACCESSOR, oris, 5. m. Qui approche.

ACCESSUS, a, um, part. pas. d’accedo.

ACCESSES, ûs, s. m. Entrée, accès, arrivée.

ph. — Dare accessum, Laisser approcher (2, 1).

ACCIDENS, entis, s. m. Dépendance ; accident.

ACCIDIT, v. unipers. Il arrive. — Accidit ut, II arriva que. {Passim.)

Se dit d’un événement désagréable { d’où le mot accident), tandis que le mot cotdingit se dit d’un événement agréable.

de vir. — Si quid ei acciderit, S’il lui arrive quelque malheur {ch. 59).

ACCIDO, is, i, ere, v. n. Tomber, se jeter aux pieds ; arriver.

ACCIDO, is, di, isum, dere, υ. act. Couper, tailler; affaiblir.

ACCIEO, es, ivi, itum, ere, v. act. Appeler, faire venir.

ACCU, parf. d’accio.

ACCINCTUS, a, um, part. pas. d’accingo.

ep. s. — Accinctus ad faciendum iter, Prêt à partir, ou à se mettre en route (ch. 154).

ACCINGO, is, xi, ctum, ere, v. act. Ceindre.

—Accingere se, Se tenir prêt à, se disposer à. (Passim.)

ep. gr. — Accingere se ad pugnam, Se pré-parer à combattre (ch. Ίο).

ep. s. — Accingere latus gladio, Mettre une épée au côté (ch. 118).

ACCINO, is, ui, cintum, nere, v. act. Chan-, ter avec quelqu’un.

ACCINXI, parf. d’accingo.

ACCIO, is, ivi et ii, itum, ire, t). act. Mander, faire venir, appeler.

de vir. — Acciri ab exilio placuit, On fut d’avis de le rappeler de l’exil {ch. 21).

ACCIPIO, is, epi, eptum, ere, v. act. Recevoir, accepter, traiter; être informé; se charger. — Accipere cladem, Essuyer une défaite. {Passim.)

app. — Benignè accipere, Accueillir avec bonté (ch. 1).

de vir. — Accipiunt Horatium, Accueillent Horace (ch. 4). — Hoc nobilitas ita accepit, La noblesse interpréta ainsi, c'est-à-dire, Ce mouvement fit croire à la noblesse (ch. 48).

ep. gr.— Accipere plus detriment{, Essuyer une plus grande perte (ch. 56). — Rex accepit, Le roi apprit (ch. 156).

ph. — Accipere cuncta in contumeliam. Prendre tout pour une injure, ou en mauvaise part (3, 7).

ACCIPITER, tris, s. m. Faucon, épervier.

ACCIPITRARIUS, ii, 5. m. Fauconnier.

ACCISUS, a, um, part. pas. d’accido.

ACCITUS, a, um, part. pas. d’accio.

ACCITUS, ûs, 5. m. Mandement, ordre de venir.

ACCIUS, ii, s. pr. m. Accius, prénom romain. (Voir Nævius.)

ACCIVI, parf. d’accio et d’accieo.

ACCEAMATIO, onis, 5. f. Acclamation, cri de joie.

ACCEAMITO, as, avi, atum, are, v. n. Faire de fréquentes acclamations.

ACCEAMO, as, avi, atum, are, v. n. S’é-crier, applaudir, se récrier contre.

de vir. — Omnis senalus acclamai, Le sénat tout entier se lève en sa faveur {ch. 51)

ACCEINATUS, a, um, part. pas. d’acclino.

ACCEINIS, m. f., e, n. Penché, appuyé.

ACCEINO, as, avi, atum, are, v. act. Pen-cher, incliner, favoriser.

ACCLIVIS, m. f., e, n. Qui va en pente douce.                                       [line.

ACCLIVITAS, atis, s. f. Montant d’une col־־

ACCOLA, æ, s. m. et

ACCOLENS, tis, m. f. n. Qui demeure près d’un lieu.

ACCOLO, is, ui, ere, v. n. Habiter près, être voisin de.

ACCOMMODATE, adv. Convenablement.

ACCOMMODATIO, onis, s. f. Convenance, arrangement.

ACCOMMODATES, a, um, part. pas. d’ac-commodo.

ACCOMMODE, adv. Convenablement.

ACCOMMODO, as, avi, atum, are, v. act. Accommoder, ajuster, approprier, associer.

ep. s. — Accommodare sua arma, Ajuster ses armes (ch. 118).

PH. — Se accommodare humanitati, Avoir de la complaisance (5, 14).            [mode.

ACCOMMODES, a, um, adj. Propre, corn-

ACCREDO, is, didi, ditum, dere, v. n. Se fier, croire, ajouter foi.

ACCREMENTEM, i, s. n. Accroissement.

ACCRESCO, îs, crevi, cretum, scere, v. n.

Croître, augmenter.

ACCRETIO, onis, 5. f. Augmentation, ac-croissement.

ACCRETES, a, um, part pas. d’accresco.

ACCREVI, parf. d’accresco.

ACCEBATIO, onis, s. f. et

ACCEBITIO, onis, s. f. Action d’être cou-ché ou assis prés de.

ACCEBITEM, i, s. n. Lit de repos.

ACCEBITES, ûs, s. m. Action de s’as-soir.

ACCEBO, as, ui, itum, are, v. n. Être cou-ché auprès.

ACCEMBO, is, cubui, cubitum, ere, v. n. Être assis, se coucher.

app. — Servis accumbentibus mensœ minis-trare, Servir les domestiques à table (ch. 1).

de viR. — Eodem lecto accumbere, S’asseoir à table l’un à côté de l’autre (ch. 40).

ep. s. — Accumbere mensœ, Se mettre à table (ch. 159).

ACCEMELATÈ, adv. Amplement, avec profusion.                             [sement.

ACCEMELATIO, onis, s. f. Amas, entas-ACCEMELATOR, oris, s. m. Qui accumule. ACCEMELO, as, avi, atum, are, v. act. Accumuler.

ACCERATÈ, adv. Soigneusement, correc-tement, exactement.

ACCERATIO, onis, 5. f; Soin, correction, exactitude.

ACCERATES, a, um, part. pas. d’accuro: Soigné, exact, fait avec soin.

ACCERO, as, avi, atum, are, v. act. Soi-gner, apporter tous ses soins à.

ACCERR1TER, unipers. pass. On accourt.

ACCERRO, is, i, sum, ere, v. n. Accourir, venir à la hâte.

ACCEPTES; ûs, s. m. Action d’accourir; concours.

ACCESABILIS, m. f., e, n. Accusable, ré-préhensible.

ACCES ANDES, a, um, part. fut. pas. d’ac-cuso ־. Blâmable.

ACCESATIO, onis, s. f. Accusation, re-proche, blâme.

A Athènes, dans les différends particuliers, la personne lésée pouvait seule accuser ; mais, pour les délits qui intéressaient l’Etat, chacun en avait le droit. — L’accusateur s’engageait par serment à sou-tenir son accusation.׳ — La peine de mort était par-fois prononcée contre celui qui accusait un citoyen d’impiété sans pouvoir l’en convaincre.

A Rome, c’était une honte de se porter accusa-teur, à moins qu’il ne s’agît des intérêts de la répu-blique, d’un client ou d’un père. Le jugement avait ordinairement lieu le dixième jour après l’accu-sation.

ACCESATIVES, a, um, adj. Qui sert à accuser.

ACCESATOR, oris, 5. m. Accusateur.

ACCESATORIÈ, adv. En accusateur.

ACCESATORIES, a, um, adj. Qui concerne !,accusation.

ACCESATRIX, icis, 5. f. Accusatrice.

ACCESATES, a, um, part. pas. d’accuso : Accusé.

ACCESO, as, avi, atum, are, v. act. Accu-ser, blâmer, reprocher.                 [triste!־.

ACEDIOR, aris, ari, v. dép. S’attiédir, s’al-ACEO, es, cui, ere, v. n. S’aigrir.

ACEPHALES, a, um, adj. Qui est sans tête, sans chef.

ACER, aceris, s. n. Érable (arbre}.

ACER, acris, acre, adj. Vif, violent; rigou-reux, piquant, ardent, soigneux ;

de viR. — Quos acri prœlio vicit, 11 les défit dans un rude combat (ch. 45).

doctr. — Judex acer, Juge sévère (2,25).

PH.— Quia videor acer, Et comme il paraît que jesuis trop vif (3, 6).

ACERBE, adv. Durement, rigoureusement, sévèrement, avec aigreur, avec amertume.

ACERBITAS, atis, s. f. Apreté, sévérité, affliction.

ACERBITEDO, inis, s. f. Aigreur.

ACERBO, as, avi, atum, are, v. ad. Aigrir. ACERBEM, i, s. n. Amertume, chagrin.

ACERBES, a, um, adj. Aigre, sur, âpre; dur, sévère, méchant, funeste.

ph. — Nolo acerbam sumere, Je ne veux pas la cueillir verte (4, 3).

ACERIS, gén. d’acer et d’acus.

ACERNES, a, um, adj. d’érable.

ACEROSES, a, um, adj. Mêlé de paille.

ACERRA, æ, s. f. Encensoir. (Voir Suppl.) ACERRIMÈ, superl. d’acrè.

ACERVALIS, m. f., e, n. Entassé, accu-mulé.

ACERVATÎM, adv. En tas, pêle-mêle.

ACERVATIO, onis, 5. f. Amas, entassement.

ACERVO, as, avi, atum, are, v. ad. En-tasser, accumuler.

ACERVES, i, s. m. Monceau, tas.

ACESCENS, tis, m. f. n. Aigrissant, qui aigrit.                                    [nir aigre.

ACESCO, is, acui, ere, v. n. S’aigrir, deve-ACESINE, es, s. pr. m., et

ACESINIS, is, s. pr. m. L’Acésine.

C’est un fleuve des Indes. 11 se réunit à l’Hydaspe, avec lequel il se jète dans !’Indus.

ACETABULARIUS, ii, s. m. Joueur de gobelets.

ACETABULUM, i, s. n. Vinaigrier (vase).

ACETARIUM, ii, s. n. Salade: tout ce qui est accommodé au vinaigre.

ACETUM, i, s. n. Vinaigre.

ACIIABUS, i, s. pr. m. Achab, roi d’Israël.

Il monta sur le trône 918 ans av. J.-G. et régna 22 ans. A l’instigation de sa femme Jézabel, il éleva un temple à Baal, divinité païenne, et persécuta les prophètes.

ACHÆI, orum, s. pr. m.pl. Les Achéens, peuples du Péloponèse, en Grèce, aujourd’hui la Morée. (Voir Suppl.)

ACHAIA, æ, s. pr. f. Achaïe, partie sep-tentrionale du Péloponèse, le long du golfe de Corinthe.

, Elle s’appela d’abord Egialée : elle prit ensuite le nom d'Ionie, et enfin celui d'Achaïe, quand les Achéens s’en emparèrent. Les Romains, après avoir conquis la Grèce, étendirent le nom d* Achaïe à tout le Péloponèse et à toute la partie de la Grèce qui est bornée par l’Epire et par la Macédoine. Us firent de tout ce pays une seule province.

ACHAICUS, a, um, adj. Achéen, de ΓAchaïe.

ACHAS, æ, s. pr. m. Achas, fils de Joathan et roi de Juda (741 ans av. J.-C.).

Il régna seize ans. Il éleva des autels aux faux dieux et leur sacrifia son propre fils.

ACHATES, æ, s. f. Agate (pierre précieuse).

ACHELOÜS, i, s. pr. m. Achélous, fleuve de la Grèce.

Selon la mythologie, il était fils de !’Océan et de Thétîs, et père des Sirènes. Pour disputer Déjanire à Hercule, il prit, entre autres formes, celle d’un taureau. Hercule lui arracha une de ses cornes. Les nymphes la remplirent de fleurs et de fruits, et l’of-frirent à la déesse de !’Abondance.

ACHERON, tis, s. pr. m. L’Achéron, fleuve d’Epire (Grèce).

Les poètes en ont fait un fleuve des enfers, sans doute à cause de son eau amère et bourbeuse.

ACHILLES, is, s. pr. m. Achille, fils de Pélée, roi de la Phthiotide en Thessalie, et de Thétis.

On dit que, sa mère l’ayant plongé dans le Styx, 81 fut invulnérable excepté au talon par lequel elle le tenait en le plongeant. Il eut pour instituteur le centaure Chiron qui le nourrit de moelle de lions, d'ours, de tigres, etc. Il prit part à la guerre de Troie. Epris de Polyxène, fille du roi Priam, il fut attiré, sous prétexte de parler mariage, dans le temple d’Apollon, par Pâris qui l’y tua d’un coup de flèche. Les Grecs lui élevèrent un tombeau sous le promontoire de Sigée. (Poir app., ch. 24 )

ACHIVI, orum, s. pr. ni. pl. Les Grecs.

Le nom Achivi appartenait primitivement aux Achéens seuls.

ACICULA, æ, s. f. Epingle, ardillon.

ACICULARIUM, ii, s. n. Etui à épingles.

ACICULARIUS, ii, s. m. Feseur ou mar-chand d’épingles.

ACIDULA, æ, s. f. Poire ou pomme sauvage.

ACIDULUS, a, um, adj. Aigrelet (un peu aigre).

ACIDUS, a, um, adj. Acide, aigre; dés-agréable.

ACIES, ei, s. f. Pointe de tout instrument; armée, bataille rangée, champ de bataille, combat.

de vir. — Aciem sustinere, Soutenir le choc (ch. 10). —Aciem instituera, Disposer son ar-mée (ch. 55). — In primam aciem volitare, Courir à la tête de ses troupes (ch. 60).

ep. gr. — Dimicare in primâ acie, Corn-battre au premier rang (ch. 48 et 100). — In aciem procédera, S’avancer en ordre de bataille (ch. 142). — Producere aciem, Mettre son ar-mée en mouvement (ch. 154).

ep. s. — Cadere in acie, Être tué en corn-battant (ch. 124). — Dimicare acie, Combattre en bataille rangée (ch. 180).

ACINA, æ, s. f. Pépin de raisin.

ACINACES, is, s. m. Cimeterre.

ACINACEUS, a, um, adj. et

ACINATICUS, a, um, adj. Fait de marc de grappes.

ACINOSUS, a, um, adj. Qui a beaucoup de pépins ; plein de jus.

ACINUM, i, s. n. et                 [raisin.

ACINUS, i, s. m. Grain ou pépin; marc de ACIPENSER, eris, s. m. et

ACIPENSIS, is, s. m. Esturgeon (poisson de mer qui a jusqu’à huit mètres de longueur).

ACMON, onis, s. m. Enclume.

ACOLUTHUS, i, s. m. Acolyte, attaché au service de.

ACONE, es, 5. f. Pierre à aiguiser.

ACONITUM, i, s. n. Aconit (herbe vèné-neuse').

ACOR, oris, s. m. Aigreur, âcreté.

ACQUIESCO, escis, evi, etum,.escere, v. n. Se reposer sur, être tranquille, consentir ; mourir.

ACQUIRO, ris, sivi, situm, rere, v. act. Acquérir, amasser.

ph. — Acquirere sibi famam, Se faire une réputation (1, 14).

ACQU1SITIO, onis, s. f. Acquisition.

ACQUISITUS, a, um, part. pas. d’acquiro.

ACQUISIVI, parf. d’acquiro.

ACRÈ (compar. acriùs, super, acerrimé), adv. Aigrement, vivement; courageusement.

ACREDULA, æ, s. f. Rossignol.

ACREMENTUM, i, s. n. Verjus.

ACRIFOLIUM, ii, s. n. Alizier (arbre qui produit Γalizé, petit fruit rouge, aigre).

ACRIMONIA, æ, s, f. Acrimonie, aigreur, véhémence.

ACRIOR, compar. d’acer.

ACRIS, idis, s. f. Sauterelle. [giens.

ACRISIUS, ii, s. pr. m. Acrisius, roi des Ar-

Il fut tué à Larisse, dans des jeux publics, par Persée, sou petit-fils, qui ne le connaissait pas. (Pair Perseus, et App., ch. 14.)

ACRITAS, atis, s. f. Aigreur, âcreté.

ACRITER, adv. Durement, vivement ; cou-rageusement, soigneusement.         ״

ACRITUDO, inis, s. f. Acrimonie, aigreur, véhémence.

ACRIÙS, compar. d’acrè.

ACTA, æ, s. f. Côte, bord de la mer״

ACTA, orum, s. n. pl. Faits, actes, délibé— rations, registres publics. (F. Tabulae ei Suppl.)

ACTÆON, onis, s. pr. m. Actéon, chas-aeur.

11 fut changé en cerf par Diane, parcequ’il était venu, toutefois sans dessein, dans le lieu même où cette déesse se baignait avec ses nymphes. Les chiens de Diane le dévorèrent aussitôt.

ACTIACUS, a, um, adj.D’Actium.( F. Suppl.)

ACTIO, onis, s. f. Action; plaidoyer, ha-rangue; procès.

ACTITO, as, avi, atum, are, v. n. Faire souvent; plaider souvent.                       J

ACTIUM, ii, s. pr. n. Actium, aujourd’hui J Azio, ville et port dans l’Acarnanie (Grèce). I

Ce lieu est célèbre par la bataille navale gagnée par Octave (Auguste) contre Antoine, et qui décida du sort de !’Empire romain, le 2 septembre, an de Rome 723, et 51 av. J.-C.

ACTIVUS, a, um, adj. Actif.

ACTOR, oris, s. m. Acteur, agent.

Dans l’enfance de l’art dramatique, les acteurs n’étaient que des bouffons, qui, barbouillés de lie, se donnaient en spectacle et amusaient le peuple par des farces grossières. {Voir Comœdia et Suppl.)

ACTUARIOLUM, i, s. n. Esquif, barque.

ACTUARIUM, ii, s. n. Brigantin, corvette.

ACTUARIUS, ii, s. m. Notaire, greffier.

A Rome, les actuaires étaient les serviteurs pu-blics des magistrats. Ils étaient chargés de rédiger les notes, ou procès-verbaux, de ce qui avait été dit ou fait dans l’ordre des fonctions de ces magistrats. On appelait aussi actuaires de simples copistes, tels que nos expéditionnaires d’aujourd’hui.

ACTUARIUS, a, um, adj. Léger, prompt.

ACTUM, sup. d’ago.

ACTUOSÈ, adv. Avec empressement.

ACTUOSUS, a, um, adj. Actif, empressé.

ACTURUS, a, um, part. fut. d’ago.

de vir. — Quidnam actura esset, Ce qu’elle allait faire {ch. 64).

ACTUS, ûs, s. m. Action, acte, mouvement,, activité ; mesure agraire, 42 mètres 11e.

ACTUS, a, um, part. pas. d’ago-

app. — Actum est commodiùs, Les choses se passèrent plus doucement {ch. 14). — Distra-here actis equis in diversa, Mot à mot : Tirer, les chevaux étant poussés de côté et d’autre, c’est-à-dire, Écarteler (’cÆ. 16).— Actus in des-perationem, Poussé au désespoir {ch. 25).

de vir. — Licet per maximam gloriam diù add, Quoiqu’il en eût passé la plus grande partie au milieu des honneurs et de la gloire {ch. 35). — Actum erat de imperio romano, C’en était fait de l’empire romain {ch. 39). — Actœ sunt Catoni a senatu gratiœ, Le sénat vota des remerciments à Caton {ch. 61).

ACTUTÙM, adv. Tôt, vite, promptement.

ACUI, parf. d’aceo, d’acesco et d’acuo.

ACUI, dat. d’acus, ûs.

ACULEOLUS, i, s. m. Petit aiguillon.

ACULEUS, i, s. m. Aiguillon.

ACUMEN, inis, s. n. Pointe ; subtilité.

ACUMINO, as, avi, atum, are, v. act. Ai-guiser.

ACUO, is, ui, utura, ere, v. act. Aiguillon-ner, irriter, animer, exciter.

ph. — Ut acuat sese industria, Que !’indus-trie se perfectionne (2, prol.).

ACUPICTOR, oris, s. m. Brodeur.

ACUPINGO, ingis, inxi, iclum, ingéré, v. act. Broder.

ACUS, aceris, s. n. Paille.

ACUS, i, s, m. Aiguille {poisson de mer).

ACUS, ûs, s. m. Aiguille à coudre, poinçon, pointe.

de vir. — A eu configere, Percer avec un poinçon ( cA. 62).

ACUTÈ, adv. Subtilement, ingénieusement.

ACUTUS, a, um, adj. Aigu, perçant.

app. — Valens oculis acutissimis, Qui a les yeux très perçants {ch. 18).

AD, prêp. acc. A, chez, auprès, devant, vis-à-vis, pour, contre, selon, vers.

app. — Ad Trojam castra ponere, Camper près de Troie, ou devant Troie {ch. 24).

de vir. — Ad cursum lunœ, Selon le cours de la lune {ch. 3). — Omnes periêre ad unum, Ils périrent tous jusqu’au dernier {ch. 14).—Ad quartum lapidem, A quatre milles {ch. 18).

A chaque mille pas, on plaçait une colorine de pierre appelée colonne militaire, sur laquelle était marquée la distance à partir de Rome. — Au lieu de colonnes, nous avons des bornes. {F. Milliarium.)

ADA, æ, s. pr. f. Ada, sœur de Mausole.

ADACTIO, onis, s f. Contrainte.

ADACTUS, ûs, s. m. Atteinte.

ADACTUS, a, um, part. pas. d’adigo : Contraint.

ADÆQUATÈ, adv. Autant.

ADÆQUATIO, onis, s. f. Égalité, partage égal.

ADÆQUATUS, a,um,part. pas. d’adæquo.

ADÆQUÈ, adv. Autant, également.

ADÆQUO, as, avi, atum, are, v. act. Égaler.

ADÆSTUO, as, avi, atum, are, v. n. S’é-chauffer, s’agiter.

ADAGGERO, as, avi, atum, are, v. ad. En-tasser, amonceler.

ADAGIO, onis, s. f. et

ADAGIUM, ii, s. n. Adage, proverbe.

ADALLIGATUS, a, um, part. pas. d’ad-alligo.

ADALLIGO, as, avi, atum, are, v. ad. Lier, attacher.

ADAMANTÆUS, a, um, adj. et

ADAMANTINUS, a, um, adj. De diamant, dur ; invincible.

ADAMAS, antis, s. m. Diamant.

ADAMATUS, a, um, part. pas. d’adamo.

ADAMBULO, as, avi, atum, are, v. n. Se promener.

ADAMO, as, avi, atum, are, v. act. Aimer beaucoup, chérir passionnément.

ADAMUS, i, s. pr. m. Adam, premier homme, père du genre humain.

ADAMUSSÎM, adv. Avec justesse, exacte-ment.

ADAPERIO, is, ui, pertum, ire, v. ad. Ou-vrir, mettre en évidence.

ADAPER.TILIS, m. f., e, n. Qui s’ouvre, qui peut s’ouvrir.

ADAPERTUS, a, um, part. pas. d’adaperio.

ADAQUATUS, ûs, s. m. Abreuvoir.

ADAQUATUS, a, um, part. pas. d’adaquo.

ADAQUO, as, avi, atum, are, v. act. Abreu- j ADAREO, es, ui, ere, v. n. et        [ver.

ADARESCO, is, scere, v. n. Se sécher, de-venir sec.

ADAUCTUS, ûs, s. m. Accroissement.

AlDAUCTUS, a, um, pari. pas. d’adaugeo.

ADAUGEO, es, xi, clum, gere, v. act. Aug-menter, accroître.

ADAUGESCO, seis, scere, v. n. S’agrandir.

ADAUXI, parf. d’adaugeo.

ADDECET, addecuit, v. unip. Il est juste, bienséant.

ADDENDUS, a, um, part. fut. pas. d’addo: Qui doit être joint ou ajouté.

ADDENSEO, es, sui, sere, v. n. Se serrer.

ADDENSO, as, avi, alum, are, v. act. Ser-rer, presser, condenser.

ADDICO, is, xi, ctum, ere, v. act. Adjuger, destiner, condamner, dévouer.

app. — Addicere neci, Condamner à mourir (ch. 5 et 26).

de vir. — Addixit Virginiam clienti suo, Il adjugea Virginie à son protégé (ch. 19). — Nisi ares addixissent, A moins que les augures (m.-à-m., les oiseaux) l’eussent permis (ch. 6).

ep. s. — Addicere in servitutem, Livrer en servitude (ch. 68).

ADDICTÈ, adv. Servilement, en esclave.

ADDICTIO, onis, 5. f. Adjudication, remise, livraison.

ADDICTUS, a, um, part. pas. d’addico: Adonné.

Les addîcti étaient des débiteurs qui, ne pouvant pas s’acquitter, devenaient les esclaves de leurs cré-anciers. Ils rentraient dans tous les droits de citoyen aussitôt qu’ils avaient payé leurs dettes. La loi qui permettait cet esclavage fut abolie l’an 429 de Borne. — Nous avons en France la contrainte par corps, c’est-à-dire que, dans certaines circonstances, le cré-ancier peut faire emprisonner son débiteur.

app. — Addicta venationi, Passionnée pour la chasse (ch. 6).

ADDIDI, parf. d’addo.          [prendre.

ADDISCO, scis, didici, scere, v. act. Ap-ADDITAMENTUM, i, s. n. Addition, aug-mentation.

ADDITIO, onis, s. f. L’action d’ajouter, ad-dition (règle d’arithmétique}.

ADDITÜS, a, um, part. pas. d’addo.

de vir. — Additum ludibrium, On se mo-qua d’eux (ch. 2).

ADDIXI, parf. d’addico.

ADDO, is, idi, itum, ere, v. act. Ajouter, joindre, donner.

app. — Cornes aliquandô additur Veneri, On donne quelquefois pour compagne à Vénus (ch. 9).

de vir. —Additur hœc fabula, Voici ce qu’on raconte à ce sujet (ch. 6). — Militibus animos , addere, Faire reprendre courage à ses soldats (ch. 6).

ep. gr. —Addere animos, Encourager(c7i.l85).

ADDORMIO, is, ivi, itum, ire, v. n. Dormir auprès de, ensemble.

ADDORMISCO, scis, ivi, itum, scere, v. n. S’endormir, s’assoupir.

ADDUBITAT10, onis, s. f. Doute, incerti-tude, hésitation.

ADDUBITATUS, a, um, part. pas. d’ad-dubito.

ADDUBITO, as, avi, atum, are, υ. n. Douter fort, hésiter.

ADDUCO, is, xi, ctum, ere, v. act. Amener, conduire, engager, persuader.

app. — Adducere in spent conjugii, L’ame-ner dans l’espérance du mariage, c.-à-d., Lui faire concevoir l’espérance de l’épouser (ch. 25). — Adduxit homines ad œdificandum, Il enga-gea les hommes à bâtir (ch. 29).

de vir. — Quin tu adducis lorum. Que ne serres-tu la courroie (ch. 25)?

ADDUCTÈ, adv. Servilement, en esclave.

ADDUCTUS, a, um, part. pas. d’adduco.

doctr.—Adductus temporibus, Forcé par les circonstances (5, 24).

ADDUPLICO, as, avi, atum, are, v. act. Redoubler.

ADDUXI, parf. d’adduco.           [ger.

ADEDO, is, dedi, esum, edere, v. act. Man-

ADEGI, parf. d’adigo.

ADEMI, parf. d’adimo.

ADEMPTIO, onis, s. f. Retranchement, privation.

ADEMPTUS, a, um, part. pas. d’adimo : Enlevé.

de vir. — Omni spe evadendi ademptd, Ayant perdu tout espoir de sortir de là (ch. 25).

ADEÔ, adv. Tant, tellement, si, même, » aussi.

ph. — Nec adeô potuit, Et il ne put pas non plus, ou II ne put pas même (1, 4).

ADEO, is, ivi et ii, itum, ire v. act. Aller, aborder, aller voir; s’exposer à. — Adiré péri-culum vitœ, Exposer sa vie. (Passim.} . app. — Maximum omnium periculorum adiré, S’exposer au plus grand de tous les dangers (ch. 15).

ep. gr. — Adiré pericula, S’exposer à toute sorte de dangers (ch. 178).

ADEPS, adipis, s. m. Graisse.

ADEPTIO, onis, s. f. Acquisition.

ADEPTUS, a, um, part. pas. d’adipiscor : Acquis.

app. — Ex quo adepta est nomen, D’où elle reçut le nom, ou Ce qui lui fit donner le nom (ch. 2).

ADEQUITO, as, avi, atum are, v. n. Aller à cheval auprès ou autour.

ADERO, fut. d’adsum.

ADES, voyez Adsum.

ADESDUM, interj. Venez ici.

ADESSE, infin. d’adsum.

ADESURIO, is, ivi, itum, ire, v. n. Être affamé.

ADESUS, a, um, part. pas. d’adedo : Mangé.

ADEUNDUS, a, um, part. fut. pas. d’adire.

ADF. (Voyez par aff les mots qui corn-mencent par adf, et qui manquent ici.}

ADFORE, fut. infin. d’adsum.

ADFÜI, parf. d’adsum.

ADG. (Voyez par agg les mots en adg qui ! manquent ici.}

ADHABITO, as, avi, atum, are, v. n. De-meurer, habiter près de.

ADHÆREO, es, si, sum, ere, v. n. S’atta-cher à, être attaché à, tenir à, demeurer.

de viR. — Cut posted semper adhœsil, A qui, depuis lors, il resta toujours attaché (ch. 45).

ADHÆRESCO, sois, scere, v. n. Hésiter, de-meurer court.

ADHÆSÈ, adv. En hésitant, en bégayant.

ADHÆSI, parf. d’adhæreo.

ADHÆSIO, onis, s. f. et

ADHÆSUS, ûs, s. m. Adhérence, adhésion, attachement.

ADHÆSUS, a, um, part. pas. d’adhæreo.

ADHALO, as, avi, atum, are, v. n. Pousser son haleine contre.

ADHAMO, as, avi, atum, are, v. n. Prendre à l’hameçon ; aspirer à.

ADHIBEO, es, ui, itum, ere, v. act. Em-ployer, joindre, recevoir, ajouter.

app. — Mullœ luslrationes et purgaliones adhibebantur, On y fesait beaucoup d’ablutions et de purifications (ch. 11).—Adhibere cullum, Rendre un culte, ou Adorer (ch. 15).— Parem adhibere solerliam, Faire preuve d’autant d’adresse (ch. 15).

de viR. — Adhibere auspicia, Recourir aux auspices (ch. 1). — Oplimos adhibere magis-tros, Donner en outre d’excellents maîtres (ch. 45).

doctr. — Adhibenda diligentia est, Il faut avoir soin (5, 49).

ep. gr. — Adhibere omnem curam, Mettre tous ses soins (ch. 94).

ADHIBITUS, a, um, part. pas. d’adhibeo.

de viR. — Adhibilis amicis, Quand il aurait réuni ses amis (ch. 46).

ADHIBUI, parf. d’adhibeo.

ADHORTAMEN, inis, s. n. et ADHORTATIO, onis, s. f. et ADHORTATUS, ûs, s. m. Exhortation. ADHORTOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Exhorter.                                [qu’ici.

ADIIUC, adv. Encore, jusqu’à présent, jus-ADI, Impér. d’a&Qo.

ADIENS, euntis, part. prés, d’adeo.

de viR. — Adeunles summâ comitate exci-pîebat, Il accueillait avec la plus grande affabi-lité ceux qui l’abordaient (ch. 64).

ADIGO, is, egi, actum, ere, v. act. Pousser, enfoncer, contraindre.

app. — Adigere sibi ensem in pectus, S’en-foncer une épée dans le sein (ch. 21).

ep. s. — Adigere ad peccandum, Pousser à faire une faute (ch. 195).—Adigere ad pe-tendam pacem, Forcer à demander la paix (ch. 207).

ADII, parf. d’adeo.

ADIMO, is, emi, emptum, ere, v, act. Oter, enlever, retrancher.

ADIMPLEO, es, evi, etum, ere, v, act. Rem-plir, accomplir,

ADINCRESCO, scis, crevi, scere, v. n. S’ac-croître, s’augmenter.

ADINVENIO, is, veni, ventum, ire, v. act. Inventer, trouver.

ADINVENTIO, onis, s. f. Invention.

ADINVENTUS, a, um, part. pas. d’invenio.

ADIPATUM, i, s. n. Viande grasse, trop garnie de lard.

ADIPATUS, a, um, adj. Garni de lard.

ADIPIS, gén. d’adeps.

ADIPISCOR, eris, deptus sum, sci, v. dép.

Acquérir, obtenir, venir à bout de, parvenir à.

ADIPOSUS, a, um, adj. Gros, gras ; opulent.

ADITIO, onis, s. f. Allée et venue.

ADITO, as, avi, atum, are, v. act. Visiter souvent.

ADITUS, ûs, s. m. Accès, entrée, passage.

de viR. — ürbis adilu prohiberi, Ne pouvoir pas pénétrer dans la ville (ch. 64).

ep. gr. — In primo adilu finium suorum, A l’extrême frontière de ses Etats (ch.. 166).

ADITUS, a, um, part. pas. d’adeo.

ADIVI, parf. d’adeo.

ADJACENTIA, orum, s. n. pl. Les environs, le pays d’alentour.

ADJACEO, es, ui, ere, v. n. Être situé ou couché auprès.

ADJECI, parf. d’adjicio.            [tation.

ADJECTIO, onis, s. f. Addition, augmen-

ADJECTIVUS, a, um, adj. Qui s’ajoute; adjectif.                                     [tation.

• ADJECTUS, ûs, s. m. Addition, augmen-

ADJICIO, is, jeci, jectum, ere, v. act. Ajou-ter, réunir, jeter vers.                    [juger.

ADJUDICO, as, avi, atum, are, v. acl. Ad-

ADJUGO, as, avi, atum, are, v. act. Accou-pler, atteler.

ADJUMENTUM, i, s. n. Appui, secours.

ep. s. — Esse adjumenlo, Etre utile (ch. 109).

ADJUNCTÏM, adv. Avec liaison.

ADJUNCTIO, onis, s. f. Union, liaison.

ADJUNCTUM, i, s. n. Circonstance.

ADJUNGO, is, xi, ctum, ere, v. act. Réunir, joindre, ajouter, adjoindre.

de vir. — Aut fudit aul adjunxit sibi, Ou il les battit, ou il se les attacha, c.-à-d. s’en fit des alliés (ch. 59).

ep. s. — Adjungereimperio romano, Joindre à l’empire romain (ch. 209).

ADJURAMENTUM, i, s. n. et

ADJURATIO, onis, 5. f. Jurement, proies-tation ; conjuration.

ADJURGIUM, ii, s. n. Différend, querelle.

ADJURGO, as, avi, atum, are, v. n. Que-relier, gronder.

ADJURO, as, avi, atum, are, v. act. Prier avec instance, protester avec serment. ״

ADJUTANS, antis, part. prés, d’adjuto : Ai-dant, qui secourt.

ADJUTO, as, avi, alum, are, v. act. Aider, secourir.

ADJUTOR, oris, s. m. Celui qui aide, qui secourt.

app. — Usa est Triptolemo adjutore, Elle se fit seconder par Triptolème (ch. 2).

de vir. — Quo adjulore, Avec le concours de qui (ch. 15).

ep. s. — Se prœbere adjutorem, Se montrer le protecteur (ch. 199).                  [tance.

ADJUTORIUM. ii, s. n. Secours, assis-

ADJUTUS, a, um, part. pas. d'adjuvo.

ADJUVO, as, juvi, jutum, are, v. act. Aider, seconder, favoriser.

de yir. — Eo adjuvante, Avec son aide (ch. 56). — Egregi'e rem romanam adjuvare, Soutenir vaillamment la cause des Romains (ch. 40).

ph. — Ut adjuvaret fidem jurisjurandi, De conserver intact, par son intervention, le ser-ment qu’il avait prêté (5, 9).

ADL. ( Voyez par all les mots commençant par adl, et qui manquent ici.)

ADMATURO, as, avi, atum, are, v. act. Hâter, presser.

ADMENSUS, a, um, part. pas. d’admetior.

ADMETIOR, iris, ensus sum, iri, v. dèp. Mesurer.

ADMETUS, i, s. pr. m. Admète, roi de Thessalie.

Pélias, roi de Thessalie, avait promis de donner sa fille Alceste à celui qui lui présenterait un char attelé d’un sanglier et d’un lion indomptés. Admète y réussit par les conseils et le secours d’Apollon, alors exilé de !,Olympe. Ce dieu obtint aussi des Par-qués qu’Admète ne mourrait point si quelqu’un con-sentait à mourir pour lui. Alceste, qui l’aimait ten-drement, se dévoua volontiers à la mort pour con-server la vie de son époux. Admète en fut si affligé, que Proserpine voulait lui rendre Alceste. Pluton s’y opposait ; mais Hercule alla la chercher aux enfers et la rendit à son mari.

ADMIGRO, as, avi, atum, are, v. n. Chan-ger de demeure.

ADMINICULATUS, a, um, part. pas. d’ad-miniculo.

ADMINICULO, as, avi, atum, are, v. ad. et ADMINICULOR, aris, atussum, ari, v. dép. Étayer, soutenir, aider, appuyer.

ADMINICULUM, i, s. n. Élai, aide.

ADMINISTER, tri, s. m. Ministre, gouver-neur; ouvrier, serviteur.

ADMINISTRA, æ, s. f. Gouvernante, mi-nistre ; ouvrière, servante.

ADMINISTRATIO, onis, s. f. Administra-lion, gouvernement, charge.             [teur.

ADMINISTRATOR, oris, s. m. Administra-ADMINISTRO, as, avi, atum, are, v. ad. Administrer, conduire gouverner.

kpp. —Regnum administrandum relinquere, Abandonner !’administration du royaume(cA. 20).

doctr.— In administrandâ republicd, Dans l’administration de la république (5,20).

ADMIRABILIS, m. f., e, n. Admirable, étonnant, merveilleux.

ph. — Admirabilem esse cundis auribus, Charmer les oreilles de tout le monde (5, 6).

ADMIRABILITER, adv. Admirablement.

ADMIRANDUS, a, um, part. fut. pas. d’admiror : Admirable, surprenant.

ADMIRATIO, onis, s. f. Admiration, éton-nement.

de yir. — Admiratione virtutis, En fesant admirer son courage (ch. 58).

ADMIRATOR, oris, s. m. Admirateur, qui est étonné, surpris.

ph. — Absentis admirator, Admirateur d’une personne que l’on ne connaît pas (4, 17).

ADMIRATUS, a, um, part. pas. d'admi-ror : Admirant.

ADMIROR, aris, atus sum, ari, v. dép. Ad-mirer, être étonnéde, être frappé d’étonnement.

ADMISCEO, sees, cui, istum et ixtum , scere, v. ad. Mêler, confondre.

ADMISSI, parf. d’admitto.

ADMISSIO, onis, s. f. Admission, introduc-lion, entrée. (Voir Suppl.)            [mettre.

ADMISSIVUS, a, um, adj. Qu’on peut ad-ADMISSUM, i, s. n. Crime, mauvaise action. ADMISSURA, æ, s. f. Mélange, accouple-ment.

ADMISSUS, a, um, part. pas. d’admitto.

ADMISTIO, onis, s. f. Mélange, mixtion.

ADMISTUS, a, um, part. pas. d’admisceo.

ADMITTO, is, misi, missum, ere, v. ad. Admettre, introduire, recevoir, permettre.

de vir. — Admittere conditiones, Accepter des conditions (ch. 50). — Admittere auribus padionem, Ecouter des propositions de paix (ch. 58). —Admittere amicitias, Admettre au nombre de ses amis (ch. 64).

doctr. — Admittere scelus, Commettre un crime (3, 15).

ADMODEROR, aris, atus sum, ari, v. dép. Se retenir.

ADMODÙM, adv. Beaucoup, très, excess!-vement, environ.

ADMOLIOR, iris, itus sum, iri, v. dép. Faire des efforts, tâcher.

ADMONEO, es, ui, itum, ere, v. act. Aver-tir, revenir, informer, remontrer.

ADMONITIO, onis, 5. f. Avertissement, avis ADMONITOR, oris, s. m. Qui avertit.

ADMONITUM, i, 5. n. et

ADMONITUS, ûs, s. m. Avertissement, avis.

ADMONITUS, a, um, part. pas. d’admo-neo : Averti, instruit.

ADMORDEO, es, momordi, sum, dere, v. ad. Mordre dans, entamer, ronger.

ADMORSUS, a, um, part. pas. d’admordeo.

ADMOTIO, onis, s. f. et

ADMOTUS, ûs, s. m. Approche.

ADMOTUS, a, um, part. pas. d’admoveo.

de vir. — Admotis matris meœ precibus, En employant les prières, ou les supplications, de ma mère {ch. 18).

ph. — Admoto ubere, En me présentant ses mamelles (3, 15). — Admotd prece, L’ayant priée (5, 14).

ADMOVEO, es, vi, otum, ere, v. act. Appro-cher, émouvoir, employer.

de vir. — Admovit ubera eorum ori, Appro-cha ses mamelles de leur bouche (ch. 1).

ep. s. — Admovere ori, Porter à sa bouche (ch. 115).

ph. — Admovere preces, Prier, supplier (1, 1s).

ADMUGIO, is, ivi, itum, ire, v. n. Mugir, beugler.

ADMUGITUS, ûs, s. m. Mugissement.

ADMURMURATIO, onis, s. f. Murmure, bruit sourd.

ADMURMURO, as, avi, atum, are, v. n. Murmurer, gronder.

ADMUTILO, as, avi, alum, are, v. act. Mu-tiler, estropier.

ADN. ( Voyez par ANN Zes mots commençant par adn qui ne se trouvent pas ici.}

ADNASCOR, ‘eris, natus sum, nasci, v. dép. Su maître♦.*־'

ADNATO, as, avi, atum, are, v. n. Nager vers.

PH. — Adnatant cerlatim, Elles arrivent en nageant à !’envi les unes des autres (1, 2).

ADNAVIGO, as, avi, atum, are, v. n. Nager vers.

ADNECTO, as, avi, atum, are, v. act. Lier, attacher.

ADNEXUS, a, um, part. pas. d’adnecto : Lié, joint ensemble.

ADNISUS, a, um, part. pas. d’adnitor.

ADNITOR, eris, nisus sum, niti, v. dép. S’appuyer, s’efforcer.

ADNO, as, avi, atum, are, v. n. Nager vers.

ADN0TAMENTU1Ï, i, s. n. et [que. ADNOTATIO, onis, s. f. Annotation, mar-ADNOTATOR, oris, s. m. Qui remarque.

ADNOTO, as, avi, alum, are, v. act. Mar-quer.                                   [scurcir.

ADNUBILO, as, avi, atum, are, v. n. S'ob-

ADNUTO, as, avi, atum, are, v. n. Faire signe de la tête.

ADOLEO, es, ui et evi, dultum, ere, v. n. Offrir de l’encens, sacrifier.

ADOLESCENS, entis, s. m. et f. Jeune, jeune homme, jeune fille; qui est encore dans !’adolescence.

ADOLESCENTIA, æ, s. f. Adolescence, jeunesse.

ADOLESCENTULA, æ, s. f. Jeune fille.

ADOLESCENTULUS, i, s. m. Petit enfant, petit garçon, tout jeune homme.

ADOLESCO, scis,.levi, adultum, scere, v. n. Croître, grandir, parvenir à l’adolescence.

ADOEEVÏ, parf. d’adolesco.

ADOPERIO, is, ui, ertum, ire, v. act. Cou-vrir, obscurcir.

ADOPERTUS, a, um, part. pas. d’adoperio.

ADQPINOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Pen-ser, avoir opinion.

ADOPTATIO, onis, s. f. Adoption.

ADOPTATOR., oris, s. m. Qui adopte.

ADOPTIO, onis, s. f. Adoption.

A Rome, lorsqu’on n’avait point d’enfants, il était permis d’adopter celui d’un parent ou d’un ami, en observant les conditions prescrites par les lois. L’enfant adopté prenait le nom et le prénom de son père adoptif, en y joignant seulement le nom de la famille,dont il descendait. — L’adoption est aussi consacrée par les lois françaises.

ADOPTIVUS, a, um, adj. Adoptif, adopté.

ADOPTO, as, avi, atum, are, v. act. Adopter.

ADOR, oris, s. n. Fleur de farine, pur fro-ment (pour les sacrifices}.

ADORATIO, onis, s. f. Adoration.

ADORATOR, oris, s. m. Adorateur, qui adore.

ADORAVI, parf. d’adoro.

ADORIOR, iris, adortus· sum, iri, v. dép. Attaquer, surprendre, entreprendre.

ADORNO, as, avi, alum, arc, v. act. Orner, parer, accommoder, embellir.

ADORO, as, avi, atum, are, v. act. Adorer.

ADORSUS, a, um, pour Adortus, a, um. ADORTUS, a, um, part. pas. d’adorior.

ADP. (Voyez par app les mots commençant par adp qui manquent ici.}

ADPLORO, as, avi, atum, are, v. n. Pieu-rer avec. .

ADPRECOR, aris, atus sum, ari, v. dép Prier instamment.

ADR.ADO, is, si, sum, dere, v. act. Raser, racler.

ADRASTÆA, æ, s. pr. f. Adrastêe, sur-nom de Némésis, fille de Jupiter et de la Né-cessité.

ADRASTIUS, a, um, adj. D’Adrasle.

ADRASTUS, i, s. pr. m. Adraste, roi des Argiens.

Il donna l’hospitalité à Polynice, banni de Thèbes par son frère Etéocle, et lui fit épouser sa fille Argie. Pour soutenir les droits de son gendre, il marcha contre Thèbes avec une armée commandée par six braves généraux. Cette guerre est célèbre sous le nom de guerre des sept héros. De tous les chefs, Adraste seul n’y périt pas; mais, ayant recommencé la guerre, et son fils Egialée y ayant été tué, Adraste, quoique vainqueur, mourut bientôt de la douleur que lui causa cette perte. (Voir app., ch. 21.)

ADREMIGO, as, avi, atum, are, v. n. Aller à la rame, ramer vers.

ADREPO, is, psi, ptum, ere, v. n. Ramper, grimper, se glisser.

ADREPTANS, antis, m. f. n. Rampant.

ADS. (Voyez par as et par ass les mots commençant par ads qui manquent ici.}

ADSCIO, is, ivi, itum, ire, v. act. et

ADSC1SCO, scis, scere, v. act. Attirer, faire venir, admettre.

ADSCITUS, a, um, part. pas. d’adscio: Ajouté, engagé.

app. —Adscito in fœdus Adrasto, Ayant mis Adraste dans ses intérêts (ch. 21).

ADSCIVI, parf. d’adscio.

ADSCR1B0, is, psi, ptum, ere, v. act. Écrire sur, ajouter à un écrit; attribuer, appliquer.

ph. — Adscribere sibi, S’appliquer quelque chose, prendre pour soi (4, 5).—Adscribere ali-quem, Inscrire le nom de quelqu’un (5, prol.}.

ADSCRIPTUS, a, um, part. pas. d’ad-scribo : Écrit, marqué par le destin.

ADSEQUOR, eris, cutus sum, qui, v. dép. Attendre, attraper, aller trouver.

ADSïGNO, as, avi, atum, are, v. act. Si-gner, assigner.                           [ter sur.

ADSILIO, is, ui et ii, ultum, ire, v. n. Sau-ph. — llle enimverô adsilit, Lui, d’accourir aussitôt (2, 5).

ADS TANS, antis, m. f. n. Qui est présent, spectateur.

ADSTÏTI, parf. d’adsto.          . [sent.

ADSTO, as, sliti, stitum, are, v. n. Etre pré-ep. s--Adstare alicui, Se présenter devant

quelqu’un (ch. 98).

ADSTRICTUS, a, um, part. pas. d'ad-stringo : Contraint, captivé.

ADSTRINGO, is, xi, ictum, gere, v. act. Contraindre, astreindre, presser.

ADSUM, es, fui, esse, v. n. Être présent, paraître, assister, arriver, secourir.

app. — Aderant circùm belluœ, 11 y avait des bêtes tout autour {ch. 2).

DE vir. — Eâ (date, aderat amicis, Même à cet âge, il y était toujours pour ses amis (ch 45). — Aderat tempus, C’était l’époque [ch. 44). — Quâ in parte Jugurtha adfuit, Du côté où se trouva Jugurtha {ch. 51)

dogtr. — Ut sibi adesset, De lui venir en aide (5,56).—Si prêtas adsit, Si n. som. pieux (l,12j.

ëp. GR. — Adesse vindex, Se présenter comme le vengeur {ch. 67).

ph. — Adsunt prœdones, Les voleurs torn-bent sur eux (4, 17).

ADT. ( Voyez par att les mots commençant par adt qui manquent ici.)

ADULANS, antis, part. près, d’adulor.

ADULATIO, onis, s. f. Adulation, flatterie.

ADULATOR, oris, s. m. Flatteur.

ADULATORIUS, a, um, adj. Qui sent la flatterie.

ADULATRIX, icis, s. f. Flatteuse.

ADULO, as, avi, atum, are, v. act. et

ADULOR, aris, atus sum, ari, υ. dèp. Fiat-ter, caresser.

ep. s. — Et... caudâ suâ hero adulabatur, Et... caressait son maître en remuant la queue {ch. 165).

ADULTER, eri, s. m. Adultère {homme). app. — Ejus adulter, Son amant {ch. 26). ADULTER, a, um, adj. Altéré, falsifié. ADULTERA, æ, s. f. Adultère {femme).

ADULTERAIS, antis, m. f. n. Qui altère, corrompt, gâte.

ADULTERATIO, onis, s. f. Altération, falsilication.

ADULTERATOR, oris, s. m. Qui altère, qui falsifie.

ADULTERATES, a, um, part. pas. d’adul-tero : Falsifié.

ADULTERINES, a, um, adj. Adultérin, bâtard.

ADULTER1UM, ii, s. n. Crime d’adultère ; falsification.

ADULTERO, as, avi, atum, are, υ. act. Al-térer, corrompre, falsifier; commettre un adul-tère.

ADULTUS, a, um, part. pas. d’adolesco : Adulte, devenu grand.

ADUMBRAMENTUM, i, s. n. Ombrage.

ADUMBRATÎM, adv. D’une manière con-? fuse.

ADUMBRATIO, onis, 5. f. Premier trait, t feinte.                                            [bro.

ADUMBRATUS, a, um, part. pas. d’adum-app. — Adumbratus in Baccho, Représenté 5 sous le nom de Baeehus {ch. 7).

ADUMBRO, as, avi, atum, are, v. act. Imi-ter, décrire, esquisser, représenter.

ADUNATIO, onis, s. f. Assemblage.

ADUNxkTUS, a, um, part. pas. d’aduno.

ADUNCITAS, atis, s. f. Courbure·

ADUNCUS, a, um, adj. Crochu, recourbé.

ADUNO, as, avi, atum, are, v. act. Assem-bler, réunir.

ADURGENS, entis, m. f. n. Qui presse vi-vement.

ADURGEO, es, si, gere, v. act. Presser vi-vement, poursuivre.

ADURINUS, a, um, adj. D’azur, hâlé, basané.

ADURO, is, ussi, ustum, rere, v. act. Brûler.

ADUSQUÈ, adv. Jusqu’à.

ADUSTIO, onis, s. f. Brûlure.

ADUSTUS, a, um, part. pas. d’aduro.

ADVECTIO, onis, s. f. Charroi, transport.

ADVECTITO, a, um, atum, are, v. ad.

Voiturer, apporter, conduire.

ADVECTITUS, as, avi, adj. Qu’on peut voiturer.

ADVECTO, as, avi, atum, are, v. ad. Voi-turer, apporter, conduire.

ADVECTOR, oris, s. m. Voiturier.

ADVECTUS, ûs, s. m. Charroi, transport.

ADVECTUS, a, um, part. pas. d’adveho.

ADVEIIO, is, exi, ectum, ere, v. ad. In-troduire, amener, apporter.

ADVELO, as, avi, atum, are, v. ad. Cou-vrir d’un voile, cacher.

ADVENA, æ, s. m. et f. Étranger, étrangère.

ADVENEROR, aris. atus sum, ari, v. dép. Révérer, adorer.

ADVENIENS, entis, m. f. n. Qui vient, qui arrive.

ADVENIO/is, i, entum, ire, v. n. Arriver, avancer, venir.

ep. gr.—Advenientibus Per sis, A l'approche des Perses {ch. 101).

PH. — Quum dies advenerit, Lorsque le jour du paiement sera arrivé (1, 16).          [tuit.

ADVENTITIUM, ii, 5. n. Hazard, cas for-

ADVENTITIUS, a, um, adj. Qui arrive par hazard, fortuit.

ADVENTO, as, avi, atum, are, v. n. Appro-cher, avancer, arriver, survenir.

AD VEN TOI, i, ». ». et

ADVENTUS, us, s. m Arrivée.

EP. gr. — At serus nimiùm Agesilai adven-tus fuit, Mais Agésilas arriva trop tard {ch. 78)..

ADVERBIUM, ii, s. n. Adverbe.

ADVERSA, orum, s. n. pl. Adversités, in- · fortunes, malheurs.

ADVERSANS, antis, m. f. n. Contraire.

ADVERSARIA, æ, s f. Ennemie, adver-saire.

ADVERSARIUS, ii, s. m. Ennemi.

ADVERSARIUS, a, um, adj. Adversaire, contraire.

ADVERSATIO, onis, s. f. Contrariété.

ADVERSATOR, oris, s. m. Celui qui ré-siste, qui s’oppose.

ADVERSATRIX, icis, s. f Celle qui résiste qui s’oppose.

ADVERSATUS, a, um, part. pas. d’adver-sor : Opposé.                         [gnance.

ADVERSE, adv. Avec opposition, répu-

ADVERSIO, onis, y. f. Risque.

ADVERSITAS, atis, s f. Contrariété; ad-vers! té.

ADVERSOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Être contraire, s’opposer à, résister à.

ADVERSEM, i, «. n. Malheur, adversité.

ADVERSÈM, prép. acc. Contre, envers, à l’égard de, devant, à la rencontre.

ADVERSES, a, um, adj. Contraire, opposé, ennemi, fâcheux, malheureux, funeste.

app. — Adversis frontibus, Tête contre têie (ch. 2).

de vir. — Adversis ominibus, Avec de mau-vais présages (ch. 26). — Adversum vulnus, Blessure reçue par devant (ch. 27). — Adversa valetudo, Mauvaise santé (ch. 52).

doctr. — Inter adversa, Au milieu de l’ad-versité (1, 8). — In his ac talibus adversis, Au milieu d’aussi grandes calamités (3, 35).

ep. s. — Ex adverse (latere], De l’autre côté (ch. 119).

ph. — Tempore adverse, Dans un moment embarrassant, ou Dans une circonstance fâ-cheuse ( 2, 8J.

ADVERSES, prèp. acc. Contre, envers, à l’égard de, devant, à la rencontre.

ADVERTO, is, ti, sum, ere, v. act. Tourner vers; remarquer.

ADVESPERASCIT, parf. ravit, fut. rascet, infin. rascere, v. unipers. Il sé fait tard.

ADVEXI, parf. d’adveho.

ADVIGILANTIA, æ, s. f. Grande vigilance.

ADVIGILO, as, avi, atum, are, v. n. Veil-1er, prendre garde.

ADVIVO, is, ivi, iclum, vere, v. n. Vivre avec.

ADVOCAMENTEM, i, s. n. Distraction.

ADVOCATIO, onis, s. f. Plaidoyer, dé-fense, fonctions d’un avocat.

de vir. — Atque ipse venit in advocationem, Et il vint le défendre lui-même (ch. 64).

doctr. — Même exemple que ci-dessus (3, 56).

ADVOCATES, i, s. m. Avocat, patron, dé-fenseur.

A Rome, on donnait le nom à’advocati à ceux qui, dans les jugements, assistaient de leur présence et de leur crédit un accusé qui les en avait priés. Ils différaient tout-à-fait de nos avocats, en ce qu’ils ne plaidaient pas eux-mêmes: ils fournissaientseu-lement des moyens de droit et de défense aux ora-teurs. Peu à peu, ceux-ci prirent le nom d’advocati.

ADVOCATES, a, um, part. pas. d’advoco.

ADVOCO, as, avi, alum, are, v. act. Appe-1er à soi, implorer, convoquer, plaider.

ph — Advocare fidem, Consulter la bonne-foi (4, 5).

ADVOLATES, ûs, s. m. Vol des oiseaux.

ADVOLITANS, antis, m. f. n. Volant lé-gêrement.

ADVOLO, as, avi, atum, are, v. n. Accou-rir, voler â, vers ou sur.

ph. — Advolare subito ex insidiis, Sortir tout-à-coup d’une embuscade (2, 7).

ADVOLETES, a, um, part. pas. a’advolvo.

AD VOLVO, is, volvi, volulum, volvere, v. act. Rouler vers, voiturer.

ep. gr. — Advolvi pedibus regis, Se jeter aux pieds du roi (ch. 145).

ÆACES, i, s. pr. m. Éaque, l’un des trois juges des enfers : les deux autres étaient Minos et Rhadamante.

Éaque était fils de Jupiter et d'Égine. Il régna dans !'île d’Énopie, à laquelle il donna le nom d'Égine en l’honneur de sa mère. Une famine, suivie d’une peste cruelle, ayant ravagé son royaume, Jupiter, supplié par Éaque de le repeupler, changea en hommes toutes les fourmis d’un vieux chêne. C’est pour cela qu'il appela ses nouveaux sujets myrmi-dons: le mot grec murmex. signifie fourmi. Éaque, le plus équitable des rois de son temps, gouverna avec tant de justice, qu’il mérita, après sa mort, une place parmi les juges des enfers. Il eut pour fils Télamon et Pélée. (Poir Suppl., et app., ch. il.)

ÆDESotiÆDIS, is, 5. f. Temple, maison, demeure.

ÆDES, ium, s. f. pi. Maison, édifices, ap-parlements.

de vir. — In suis cedibus, Chez lui (ch. 58).

ÆDESSA, æ, s. pr. f. Edesse, ville de Ma-cédoine, vers le centre, dans l’Émathie.

Les rois de ce pays y avaient leurs tombeaux.

ÆDICELA, æ, s. f. Petite maison, petit temple.

ÆDIFICATIO, onis, s. f. Construction d’un bâtiment, action de bâtir.

ÆDIFICATOR, oris, s. m. Architecte, qui bâtit.

ÆDIFICTEM, ii, s. n. Édifice, bâtiment.

ÆDIFICO, as, avi, atum, are, v. act. Bâtir, construire, élever.

ÆDILIS, is, s. m. Édile.

Les édiles étaient des magistrats romains, ainsi nommés pareequ’un des principaux devoirs de leur charge était d’avoir soin des édifices publics ou particuliers. Les édiles furent créés l’an 160 de Rome. Ils furent d’abord au nombre de deux, puis de quatre : deux édiles plébéiens et ·deux édiles eu-rules. Leur charge était annuelle.

Les villes libres avaient aussi leurs édiles : quel-quefois ils étaient les seuls magistrats du lieu. — Les édiles subsistèrent jusqu’au règne de Constan-tin.                                                                               1

ÆDILITAS, atis, s. f. Édilité; fonctions, charge, dignité d’édile.

ÆDITEES, i, s. m. Gardien (d’un temple ou d’une église).                                        I

ÆETAS, æ, s. pr. m. Eétès, roi de Colchide, fils du Soleil et père de Médée, célèbre magi-cienne.

Ce prince tua Phryxus qui s’était réfugié dans ses États, et s'empara de la toison d’or. — Croyant sa vie attachée à la conservation de cette toison, il fit entourer de murailles le temple de Mars où elle avait été déposée, et en confia la garde à un dragon qui vomiss ait des flammes. — Les Argonautes, étant | venus dans la Colchide, la recouvrèrent avec le se- ן cours de Médée qui s’était éprise de Jason leur chef. Eétès, ayant voulu attaquer la flotte des Ar-gonautes, périt dans le combat qu’il leur livra sur le Pont-Euxin (mer Noire). — {Voir app., ch. 18.)

ph. — Domus superbi Æetœ, La famille du puissant Eétès (4, 7).

ÆGATES, um, s. pr. f. pl. Égates, îles si-tuées dans la Méditerranée, à l’O. de la Sicile, presque en face do Drepanum, du côté du pro- < montoire de Lilybœum.

C’est près de ces îles qu’Amilcar, général cartha- !1

ÆGR

ÆNE 15

ginois, fut vaincu, dans un combat naval par le consul Lutatius.

ÆGER, gra, grum, adj. Malade, triste, lan-guissant.

ÆGERIA, æ, s. pr. f. Égérie, nymphe d’une beauté singulière, que Diane changea en fontaine.

Numa, second roi de Rome, la visitait souvent dans un bois voisin ; et, pour imprimer à ses lois un caractère de divinité, afinque les Romains y fussent plus soumis, il leur disait qu’Egérie les avait approuvées. On lui rendait à Rome un culte so-lennel. (Foir De Vir., ch. 3.)

ÆGERRIMÈ, super, cl’ægrè.

ÆGEUS, i, s. pr. m. Égée, père de Thésée, et neuvième roi d’Athènes.

A la mort de Pandion son père, il partagea l’At-tique avec ses frères, et obtint Athènes et son terri-toire. C’était le père de Thésée. (Foir app., ch. 16.)

ÆGEÜS, a, um, adj. D’Égée.—Fréta Ægea, La mer Égée.

Cette mer baigne au N. la Thrace (Remanié} ,· à ΓΕ., l’Asie-Mineure (Anatolie}·, à ΓΟ., le Péloponèse (More'e), la Grèce propre et la Macédoine. — Elle est parsemée d’îles qui en rendent la navigation dangereuse. — C’est aujourd’hui l’archipel.

ÆGINA, æ, s. pr. f. Egine, île de la mer Égée. ( Voir Suppl.)

ÆGIS, idis, s. f. Égide, bouclier.

On appelait Égide le bouclier de Jupiter, parce-qu’il était couvert de la peau de la chèvre (dix} Amalthée. Jupiter le donna à Pallas, et cette déesse y plaça la tête de Méduse, qui changeait en pierres tous ceux qui osaient y porter les yeux.

ÆGLOGA, æ, s. f. Églogue, idylle {petit poème qui roule sur un sujet pastoral ou amou-reux}.

ÆGISTHEUS, a, um, adj. d’Égisthe.

ÆGISTHUS, i, s. pr. m. Égisthe, fils de Thyeste et de sa fille Pélopée.

Celle-ci, ayant horreur de son crime involontaire, exposa le fils auquel elle avait donné le jour. Des bergers, ayant aperçu cetenfant,le firent allaiter par une chèvre (en grec aïx} : d’où il reçut le nom d’Æ-gisthe. — Il épousa Clytemnestre après avoir assas-sinéAgamemnon, son époux. Egisthe et Clytemnestre . furent, à leur tour, assassinés par Oreste, fils d’A-; gamemnon, dans le temple d’Apollon, et sur les mar-ches même de l’autel.

;1 ÆGRÈ (compar. ægriùs, super, ægerrimè), ״ adv. Difficilement, à regret, avec peine.

doctr. — Ægrèpassus, Souffrant avec peine (2, 10).

ep. s. — Ferre œgr'e, Souffrir avec peine (ch. 8).

ÆGRESCO, scis, scere, v. n. Être malade; s’affliger.

ÆGRIMONIA, æ, s. f. Tristesse.

ÆGRITUDO, inis, s. f. Tristesse, mélanco-lie, ennui, chagrin.

de vir. — Ægritudo animi, Ressentiment (ch. 2). — In hdc animorum œgrïludine, Mal-gré ce mécontentement des esprits (ch. 58).

ÆGROTATIO, onis, s. f. Maladie.

ן ÆGROTO, as, avi, atum, are, v. n Être i malade.

i ÆGROTUS, a, um, adj. Malade.

ÆGYPTIACUS, a, um, adj. et

ÆGYPTIUS, a, um, adj. Égyptien, qui est d’Égypte.

ÆGYPTUS, i, s. pr. m. Égypte , grande contrée d’Afrique.

Ce pays, que l’on regarde comme le berceau des arts et des sciences, forme une vallée de 200 lieues de long, fertilisée par les inondations du Nil. — Il se divisait en trois parties : la Basse-Égypte, ou Delta, au N. ; l'Egypte du milieu, ou Heptanomide!, ; au centre, et la Haute-Egypte, ou Thébaïde, au S. Chacune de ces trois divisions comprenait un cer-tain nombre de gouvernements appelés nomes.

L’Egypte était célébré par la fécondité merveil-leuse qu’elle devait à l’inondation annuelle du Nil. Le limon que les eaux déposaient sur le sol chan-geait des sables arides en des terres si fertiles, que les anciens appelaient l’Egypte le grenier de Rome. Les Egyptiens célébraient par des fêtes l'accroisse-ment des eaux du Nil : c’est encore, de nos jours, une époque mémorable dans ce pays.

L’Egypte avait plusieurs temples magnifiques. Les pyramides sont les plus célèbres de tous les monu-ments de ce pays.

ÆMULLANUS, i, s. pr. m. Émilien, surnom de Scipioii-l’Africain, fils de Paul-Émile. — 11 réunit les familles des Scipion et des Émile.

ÆAIILIUS, ii, s. pr. m Emile, nom de plu-sieurs Romains célèbres.

— (Paul), père du célèbre Paul-Émile, vainquit Démétrius de Pharos, soumit l’Illyrie et reçut les honneurs du triomphe. Trois ans après (216 ans av. J.-C.), le sénat l’ayant forcé d’accepter le consu-lat pour arrêter les victoires d’Annibal après la ba-taille de Trasimène, il marcha contre ce général avec une nombreuse armée ; mais Varron, son collègue, ayant engagé témérairement le combat, il fut vaincu à la bataille de Cannes et y perdit la vie.

—(Paul), fils du précédent. (F. Paulus-Æmilius.) ÆMULANDUS, a, um, part. fut. pas. d'&-mulor : Qu’on doit imiter, imitable.

ÆMULATIO, onis, s. f. Émulation.

ÆMULATOR, oris, s. m. Rival, émule, en-vieux.

ÆMULATUS, ûs, s. m. Émulation, rivalité.

ÆMULOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Avoir de l’émulation, de l’envie ; imiter.

ÆMULUS,, i, s. m. Rival, adversaire, qui imite.

ep. gr. — Æmulus virtutum Alexandri, Ja-loux des hauts faits d’Alexandre (ch. 161).

ep. s. — Æmulus virtutis fraternœ, Qui imite la valeur de son frère (ch. 207).

ÆNEAS, æ, s. pr. m. Énée, prince troyen, fils d’Anchise et de Vénus.

Pendant sa première enfance, il fut confié aux soins d'une nymphe, et rappelé à Troie à Page de cinq ans. — Il épousa Cre'use, fille du roi Priam, dont il eut un fils nommé Ascagne. Il combattit vaillamment durant le siège de Troie. Digne compa-gnon d’Hector, il osa se mesurer avec Achille etDio-mède dans des combats singuliers ; mais, inférieur en force, il eut besoin d’être protégé par Vénus et par Apollon. Dans la nuit où les Grecs s'emparèrent de Troie, Enée s’enfuit, portant sur ses épaules An-chise son père, et ses dieux pénates. Il tenait son fils par la main, et Créuse le suivait. — Ayant construit une flotte de vingt vaisseaux, il parcourut, durant sept ans, une foule de pays : après quoi il débarqua

16       ÆQU

enfin en Italie, ou, par son mariage avec Lavinie, fille du roi Latinus, il jeta les fondements de l’em-pire romain.

ÆNEUM, i, s. n. Chaudière.

ÆNEUS, a, um, adj. D’airain.

ÆNIGMA, atis, s. n. Énigme (chose à de-viner).

ÆOEIUS, a, um, adj. Éolien. (Voir Suppl.) ÆOLUS, i, s. pr. m. Éole, dieu des vents. {Voir app. ch. 27.)

ÆQUABILIS, m. f., e, n. Égal, pareil.

ÆQUABLLITAS, atis, s. f. Égalité, droi-·ture.

ÆQUABILITER, ado. Également.

ÆQUÆVUS, a, um, adj. De même âge.

ÆQUALIS, m. f., e, n. adj. Égal, sem-blable, du même âge, contemporain.

ÆQUALITAS, atis, s. f. Egalité. ÆQUALITER, adv. Également.

ÆQUAMENTÜM, i, s. n. Équilibre.

ÆQLA51MÏS, m. f., e, n. Sage, modéré, d’un esprit égal.

ÆQLAMM1TAS, atis, s. f. Égalité d’ame.

ÆQUANIMUS, a, um, adj. Sage, modéré, d’un esprit égal.

ÆQUÂRU5T pour æquaverunt, d’æquo, as. ÆQUATIO, onis, s. f. Egalité, équation.

ÆQUATOR, oris, s. m. Équateur (grand cercle de la sphère, egalement distant des pôles ou extrémités de la terre).

ÆQUATUS, a, um, part. pas. d’æquo.

ÆQUÈ, adv. Également.— Æquè ac, Autant que. (Passim.)

ÆQUI, orum, s. pr. m. pl. Les Éques, peuple du pays latin, au S. des Sabins, et au N. des Rulules.

Us s’occupaient principalement de la culture des terres. Leur nom vient de la réputation A équité dont ils jouissaient parmi leurs voisins.

ÆQUIDIES, ei, s. m. et

ÆQULDIUM, ii, s. n. Équinoxe (chacune des deux époques de l’année où les jours sont égaux aux nuits).

ÆQUILIBRIS, m. f., e, n. De même poids.

ÆQUILIBRITAS, atis, s. f. Égalité de poids.

ÆQUILIBRIUM, ii, s. n. Équilibre.

ÆQUINOCTIUM, ii, s. n. Équinoxe. (Voir Æquidium.)

ÆQUIPAR, aris, m. f. n. Égal. [rable. ÆQUIPARABIEIS, m. f. , e, n. Compa-ÆQU1PARATI0, onis, $. f. Comparaison. ÆQUIPARO, as, avi, atum, are, v. act.

Égaler, comparer.

ÆQUIPOLLEO, es, ere, v. n. Égaler, va-loir autant.

ÆQUITAS, atis, s.f . Équité, justice, égalité.

ÆQUITER, adv. Également.

ÆQUIVALEO, es, ui, ere, v. n. Être égal en estime, en valeur, en prix.

ÆQUIVOCUS, a, um, adj. Équivoque, à double sens.

ÆQUO, as, avi, atum, are, v. act. Égaler, valoir autant, rendre pareil. — Æquare solo, Raser. (Passim.)

de vir. — Dictalorimagistrum equitum im-

ÆSC

perio æquare, Donner au maître de la cavalerie ! une autorité égale à celle du dictateur (ch. 56). ן ÆQU0P1, oris, s. n. L’eau, la mer.

doctr. — Per œquora, Sur la mer (5, 19).

ÆQUOREUS, a, um, adj., Qui appartient à la mer.

ÆQUUM, i, s. n. Droit, équité, raison.

ep. s. — Indulgens plus œquo, Trop indul-ί gent (ch. 107).

ÆQUUS, a, um, adj. Égal, juste. — Animo œquo, Sans se plaindre, ou Avec résignation. (Passim.)

doctr. — Æquo animo, Sans se fâcher (2, 24). — Ex œquo, Également (5, 45).

ep. gr. — Æquo marte, A armes égales (ch. 58).

ph. — Leges œquœ, Lois qui donnent un droit égal (1, 2).

AER, aeris, s.m. Air, haleine. (Voir Suppl.)

ÆRA, æ, s. f. Ère, époque ; ivraie (mau-vaise herbe à graine noire, qui croit dans les champs de blé).

ÆRA, um, pl. d'æs.

ÆRARIA, æ, s. f. Mine d’airain, de cuivre.

ÆRARIUM, ii, s. n. Trésor public.

A Lacédémone, le trésor public était renfermé dans un temple, sous la garde des dieux.— A Athè-nés, il était renfermé dans la citadelle, sous la garde de trois magistrats appelés trésoriers. — A Rome, ii était dans le temple de Saturne, sous la garde de deux sénateurs appelés questeurs. On ne touchait au trésor public que lorsque le salut de l’Etat l’exigeait. On y conservait aussi les décrets du Sénat, les lois et les autres actes de la république, ainsi que les enseignes militaires, qui étaient ordinairement en argent.

ÆRARIUS, ii, s. m. Ouvrier en airain.

ÆRARTUS, a, um, adj. D’airain, de cuivre.

ÆREUS, a, um, adj. D’airain.

AERIUS, a, um, adj. Aérien. ÆRUGINOSUS, a, um, adj. Rouillé. ÆRUGO, inis, s. f. Rouille, vert-de-gris. ÆRUMNA, æ, s. f. Affliction, peine, chagrin. ÆRUMNATUS, a, um, adj. et ÆRUMNÛSUS, a, um, adj. Chagrin, affligé. ÆRUSCATOR, oris, s. m. Escroc.

ÆS, æris, s. n. Airain.                         (

de vir. — Ære alieno oppressus, Couvert de dettes (ch. 60 et 64)’.

ÆSCULAPIUS, ii, s. pr. m. Escülape, dieu ' de la médecine.                                1

Il était fils d’Apollon qui le confia aux soins du יו centaure Chiron. Escülape fit, à l’école de ce maître j célèbre, des progrès rapides dans la connaissance de la médecine et de la chirurgie. Il fut foudroyé par Jupiter pour avoir rappelé à la vie Hippolyte, fils de Thésée. Apollon, pour venger son fils, perça de ses flèches les Cyclopes qui forgeaient la foudre. La plupart des villes de la Grèce lui rendirent, après sa mort, les honneurs divins. Son culte passa de là en Italie. Rome, ayant été délivrée de la peste, l’an 463 de sa fondation, lui éleva un temple, parceque ce dieu vint, dit-on, dans la ville sous la forme d’un serpent, et se cacha ensuite dans les roseaux d’une île du Tibre. — On lui avait consacré le coq et le serpent, parceque ces deux animaux sont le symbole de la vigilance et la prudence, si nécessaires dans l’exercice de la médecine.

ÆSON, onis, s. pr. m. Éson, père de Jason et roi de Thessalie.

Étant accablé de vieillesse, il fut rajeuni par Me-dée, à la prière de Jason, son mari.

ÆSOPEUS, a, um, adj., et

ÆSOPIUS, a, um. adj., Dans le goût, dans le style d’Esope.

ÆSOPUS, i, s. pr. m. Ésope , philosophe phrygien, et le plus ancien des fabulistes grecs.

Il naquit vers la 50e olympiade, l’an de Rome 174, à Arniorium, bourg de Phrygie, où il fut esclave de Xantus qui l’affranchit. Prêtant un langage aux animaux et même aux êtres inanimés, Ésope ensei-gna la vertu, réprima les vices et corrigea .les ridi-cules. — Crésus, roi de Lydie, se l’attacha par ses bienfaits. L’ayant envoyé à Delphes pour consulter Apollon, Ésope déplut aux habitants de cette ville en leur appliquant la fable des Bâtons flottants, qui, vus de loin, paraissent quelque chose, et qui de près ne sont rien. Cette comparaison ingénieuse les irrita tellement, qu’ils le précipitèrentdu hautd'une roche, l’an 561 avant J.-G.

ÆSTAS, atis, s. f. Eté (2® saison de l’année, du 21 juin au 22 septembre).

ÆSTIFER, a, um, adj. Qui cause de grandes chaleurs.

ÆSTIMABILIS, m. f., e, n. Estimable, digne d’estime.

ÆSTIMATIO, onis, s. f. Appréciation, esti-mation ; réflexion.

ÆST1MAT0R, oris, s. m. Estimateur, ap-préciateur, juge.

ÆSTIMATUS, a, um, part. pas. d’æstimo.

ÆSTIMO, as, avi, atum, are. v. act. Penser, croire, estimer, apprécier, juger.

de vir. — Æstimari magni, Etre singulière-ment apprécié (ch. 45).

ÆSTIVA, orum, s. n. pl. Endroits frais, lieux où l’on passe l’été.

ÆSTIVALIS, m. f., e, n. Qui appartient à l’été.

ÆSTIVÈ, adv. Chaudement.        [l’été.

ÆSTIVO, a, avi, atum, are, v. n. Passer ÆSTIVUS, a, um, adj. D’été.

ÆSTUARIUM, ii, s. n. Espace couvert d’eau quand le flux de la mer monte ; soupirail.

ÆSTUATIO, onis, s. f. Bouillonnement.

ÆSTUO, as, avi, atum, are, v. n. Avoir chaud, brûler, bouillonner; être agité, ému.

ÆSTUOSÈ, adv. Avec chaleur, émotion.

ÆSTUOSUS, a, um, adj. Chaud, bouillant ; ardent, ému.

ÆSTUS, ûs, s. m. Chaleur, agitation, ar-deur ; le flux et le reflux de la mer.

ÆTAS, atis, s. f. Age, siècle, vie, saison.

Les poètes distinguent quatre âges dans les pre-miers temps du monde. 1° L’âge d’oR embrasse les premières années du genre humain, pendant les-quelles régna Saturne. On vit alors fleurir l’inno-cence et la justice. La terre produisait sans culture, et des fleuves de lait et de miel coulaient de toutes parts. 2° L'âge d’ARGENT succéda à l’âge d’or. Jupiter ayant détrôné Saturne, régna à sa place. Les hommes commencèrent à dégénérer : alors l’année fut distribuée en saisons, et la terre eut besoin de culture. 3® L’âge d’AiRAiN donna naissance aux pre-miers crimes et aux premiers combats. 4° L’âge de rsR est signalé par le débordement de tous les vices, de tous les crimes et de toutes les misères hu-maines.

app. — Donee per œtatem par foret, Jusqu’à ce qu’il fût en âge de (ch. 18).

de vir. — Congressi sunt duo clarissimi suœ œtatis duces, Les deux plus grands capitaines de ce temps-là se rencontrèrent (ch. 40). — Idœta-lis, A cet âge (ch. 40). — Reliquam agere œtatem, Passer le reste de sa vie (ch. 40). — Quasi diuturnitate ætas exstincla, Vie pour ainsi dire éteinte par sa longue durée (ch. 45). — Quum per œtatem posset, Lorsqu’il serait en âge de le pouvoir faire (ch. 61). — Ætas te-nera, Enfance (ch. 64).

doctr. — Primis œtatibus, Pendant le jeune âge (2, 7).

ep. s. — Àb œtate ineunte, Dès l’enfance (ch. 145).

pr. — Ætas media, Age mûr (2, 2).

ÆTATULA, æ, s. f. Bas-âge. ÆTERNITAS, atis, s. f. Éternité. ÆTERNÔ, adv. De tout temps.

ÆTERNO, as, avi, atum, are, v. act. Éter-niser.

ÆTERNÙM, adv. Éternellement.

ÆTERNUS, a, um, adj. Éternel, perpétuel.

ÆTHER , eris, s. m. Air, ciel; éther (principe du feu).

ÆTHEREUS, a, um, adj. Céleste, éthéré.

ÆTHIOPIA, æ, s. pr. f. Ethiopie, vaste contrée d’Afrique, aujourd’hui Abyssinie.

Ce pays était peu connu des anciens, et les bornes en sont peu déterminées. Les Grecs et les Romains donnent le nom ^Ethiopie à tous les pays dont les habitants étaient noirs.

ÆTNA, æ, s. pr. m. Etna, montagne , en Sicile, fameuse par son volcan : on l’appèle au-jourd’hui le mont Gibello.

ÆTOLI, orum, s. pr. m. pl. Les Étoliens.

Ils étaient, dit-on, les plus grossiers et les plus féroces des peuples de la Grèce. Intrépides guer-riers, ils s’emparèrent de presque toute l’Acarnanie. Cependant ils n’acquirent quelque importance dans la Grèce qu’après la chute de Sparte et d’Athènes. Ils formèrent alors une ligue redoutable et combat-tirent tantôt contre les Macédoniens, tantôt contre les Achéens, tantôt contre les Romains : ceux-ci fi-nirent par les subjuguer, 189 ans av. J.-C.

ÆTOLIA, æ, s. pr. f. Étolie, ancienne pro-vince de la Grèce propre.

ÆVITAS, atis, s. f. Age, temps, perpétuité.

ÆVUM, i, s. n. Age, vie.

ph. — Ducere œvum sollicitum, Vivre dans des transes continuelles (1, 50). — Exigere œvum, Passer sa vie (4, 16).

AFER, fra, frum, adj. Africain.

AFFABILIS, m. f., e, n. Affable.

AFFABILITAS, atis, s. f. Affabilité, préve-nance.

AFFABILITER, adv. D’une manière affable.

AFFABRÈ, adv. Artistement.

AFFABULATIO, onis, s. f. Moralité (d’une fable).

AFF ARI, atus sum, v. dép. dé fee. Adresser la parole.                                [ment.

AFFATÎM, adv. Abondamment, suffisam-AFFATUS, ûs, s. m. Entretien.

Q

AFFATUS, a, um, part. pas. (Taffor, inu-8ité. (Foïr affari.)

AFFECI, parf. tf affici 0.

AFFECTANS, antis, part. près, d’affecto.

AFFECTATÈ, adv. Avec affectation.

AFFECTAT1Ô, onis, 8. f. Affectation, exa-gération.

AFFECTATOR, oris, s. m. Qui affecte ; qui recherche.

AFFECTATES, a, um, part. pas. d’affecto.

AFFECTIO, onis, 8. f. Disposition, incli-nation.

AFFECTO, as, avi, alum, are, v. act. Affec-ter, rechercher, ambitionner, prétendre à.

de vir. — Affedare regnum, Briguer le sou-verain pouvoir {ch. 63).

AFFECTUOSUS, a, um, adj. Affectueux, plein d’affection.

AFFECTUS, a, um, part. pas. d’afficio : Touché, affecté, saisi de ; sensible.

AFFECTUS, ûs, 8. m. Sensibilité, sentiment.

ph. — Affectus proprios transferre in fa-bellas, Transporter dans les fables ses propres sentiments (S, prol.).

AFFERO, fers, atluli, allatum, afferre, v. act. Apporter, présenter, Ronner ; rapporter, faire un rapport, causer, apprendre.

app.— Sibi afferre necem, Se donner la mort {ch. 16). — Finem afferre, Détruire {ch. 29).

de vir.—Afferre vint. Faire violence {ch. 8). — Afferre finem tributorum, Mettre fin à la perception des impôts {ch. 45). — Causant af-ferre, Donner pour motif {ch. 48). — Afferen-dam curavit, Se fit apporter {ch. 64).

doctr. — Afferre causam, Etre cause (2, 28). Afferre opinionem, Donner lieu depenser(5,44j. —Afferre consilium, Proposer un projet (5,10).

AFFICIO, is, eci, ectum, ere, v. act.Toucher, émouvoir, tourmenter, accabler, exciter.

DE vir. —Affici malo, Etre puni {ch. 1). — Variis suppliciorum generibus afficere, Faire subir des tourments de toute sorte {ch. 55). — Afficere supplicio mortis, Faire périr {ch. 62).

doctr. — Afficere multis beneficiis, Combler de bienfaits (5, 19).

ep. gr. Afficere injurid, Insulter {ch. 54). — Crudelissimo afficere supplicio, Faire périr dans des supplices affreux {ch. 103).— Afficere gravissimis pœnis, Condamner à des peines très sévères {ch. 125).

ep. s. — Afficere malts, Accabler de maux {ch. 107 et 201). — Afficere suppliciis, Acca-bler de tourments {ch. 190).

PH. — Malo affici, Etre maltraité (1, 5).

AFFICTUS, a, um, part. pas. d’afïigo et d'affingo.

AFFIGO, is, xi, xum et clum, ere, v. ad. Attacher, clouer, graver, imprimer.

app. — Ejus capiti cornua affigunlur, Des cornes sont attachées à sa tête, pour On le représente avec des cornes {ch. 7).

AFFINGO, is, xi, ictum, gere, v. act. Fein-dre, façonner, forger à plaisir; ajouter.

AFFINIS, m. f., e, n. Allié, voisin, corn-plice.

de vir. — N eg are se esse culpce affinem, Afiir- j mer qu’on n’est pas coupable d’un crime {ch. 52).

AFFINITAS, atis, 8. f. Affinité, alliance, parenté.

AFFINXI, parf. d’affingo.

AFFIRMATÈ, adv. Affirmativement.

AFFIRMATIO, onis, s. f. Affirmation, as-surance.

AFFIRMATES, a, um, part. pas. d’affirmo.

AFFIRMO, as, avi, atum, are, v. ad. Affir-mer, assurer, protester.

AFFIXI, parf. d’affigo.

AFFIXES, a, um, part. pas. d’affigo.

AFFLATUS, ûs, s. m. Souffle, vent, haleine, exhalaison.

AFFLATUS, a, um, part. pas. d’afflo : Frappé, atteint.

AFFLEO, es, evi, etum, ere, v. n. Pleurer, gémir.

AFFLICTATIO, onis, s. f. et

AFFLICTIO, onis, s. f. Affliction, peine, chagrin.

AFFLICTO, as, avi, atum, are, v. ad. Agi-ter, affliger, tourmenter.

app.—Afllidari multis incommodis, Essuyer beaucoup de désagréments {ch. 5).

AFFLICTUS, a, um, part. pas. d’affligo.

de vir. — Affliclam rem restituere, Rétablir le mauvais état des affaires {ch. 17).

ep. s. — Res afflida, Affaires qui sont en mauvais état {ch. 151).

ph.— Afflidis ut succurrat, Afinqu’il les se-coure dans leur affliction (1, 2).

AFFLICTUS, ûs, s. m, Affliction, peine, chagrin.

AFFLIGO, is, xi, ctum, ere, v. ad. Affli-ger, ruiner, renverser.

PH. — Affliguntur impetu leonis, Sont alté-rés par l’impétuosité du lion (1, 11).

AFFLO, as, avi, atum, are, v. ad. Souffler, inspirer.

AFFLUENS , entis, part. prés, d’afîluo : Coulant, abondant.

AFFLUENTER, adv. Abondamment.

AFFLUEXTIA, æ, s. f. Abondance.

AFFLUO, is, xi, xum, ere, v. n. Couler, être ou arriver en abondance.

ep. s. — Affluere opibus et deliciis, Etre comblé de richesses et de délices {ch. 140).

AFFODIO, is, odi, ossum, dere, v. ad.

Creuser.

AFFOR. {Voir Affari.)

AFFORE, pour adfuturum esse, fut. de l'infin. adesse, du v. adsum.

AFFUI, pour adfui, parf. d’adsum.

AFFULGEO, es, si, ere, v. n. Briller, éclairer.

AFFUNDO, is, udi, usum, dere, v. ad. Verser, répandre.

AFFUSUS, a, um, part. pas. d’affundo.

AFRICA, æ, s. pr. f. Afrique, une des cinq parties du monde.

Elle forme une vaste péninsule triangulaire et est réunie à l’Asie par un isthme qu’on tenta vaine-ment de couper, afin de réunir la Méditerranée à la mer Rouge. Les anciens connaissaient peu cette

grande contrée : ils pensaient qu’on ne pouvait pas vivre sous la zone torride. L'Afrique était alors bor-née au N. par le détroit de Gadès {Cadix) et la mer Intérieure ( Méditerranée ) ; à ΓΟ. , par l’océan Atlantique; à 1Έ, par le golfe Arabique et la mer Erythrée {mer Rouge). On ignorait ses bornes au S., et l’on ne connaissait rien au delà du cap de Nun, qu’on nommait Hesperî cornu, sur la côte occiden-taie, et du cap de Brava, qu’on appelait Prœsum, sur la côte orientale. L’Afrique se divisait en six grands pays, savoir : l’Egypte, l’Ethiopie, la Libye, l’Afrique propre, la Numidie et la Mauritanie.

AFRICANUS, a, um, adj. Africain, d’Afrique.

AGAMEMNON, is, s. pr. m. Agamemnon, roi de Mycènes et d’Argos.

Il était petit-fils d’Atrée et frère de Ménélas, avec lequel il fut élevé dans le palais de leur grand-père. Thyeste, frère d’Atrée, ayant, à la mort de celui-ci, usurpé le trône d’Argos, Agamemnon se réfugia chez OEnée, roi d’Etolic. C’est là qu’il épousa Clytem-nestre, fille de Tyndare, roi de Sparte. Quelques an-nées après, avec le secours de son beau-père, il chassa Thyeste et remonta sur le trône de Mycènes, <201 ans av. J.-C. Les Grecs s’étant armés pour punir l’enlèvement d’Hélène, Agamemnon fut pro-clamé chef des rois, ou princes, ligués contre Troie. La flotte grèque ayant été retenue par les vents à Aulis, il sacrifia Iphigénie, sa fille, pour apaiser la colère de Diane qui causait ce retard. De retour à Argos, après la prise de Troie, il fut tué par sa femme, de complicité avec Egisthc, son amant. Dans la suite, Oreste, son fils, vengea sa mort, en tuant י Egysthe et Clytemnestre, au pied des autels, dans le temple d’Apollon. {Voir app., ch. 22 et 26.)

AGAPÆ, arum, s. f. pl. Festins d’amitié des premiers chrétiens.

On les célébrait le soir dans l’église, en mémoire du dernier souper de J.-C. avec ses apôtres.

AGASO, onis, s. m. Palefrenier.

AGATHOCLES, is, s. pr. m. Agathocle, nom commun à plusieurs tyrans ou rois de Si-cfle.

Celui dont il est parlé dans le Doctrina était fils d’un potier de terre. Il remporta plusieurs vie-toires sur les Carthaginois, et mourut empoisonné vers l’an 290 av. J.-C.

AGAVE, es, s. pr. f. Agavé, fille do Cad-mus et d’Hermione.

Elle épousa Echion, dont elle eut Penthée, roi de Thèbes. Celui-ci, ayant voulu s’opposer aux orgies des Bacchantes, Agavé, qui était à leur tête, sc jeta sur lui avec ses compagnes et le mit en pièces.

AGE, pl. agite, imper. d’ ago, employé comme interj. Courage ! allons ! voyons !

ph. — Ageporro, Et quand môme (5, 15). AGEDÙM, interj. Courage ! allons ! AGELLUS, i, s. m. Petit champ.

AGENOR, oris, s. pr. m. Agénor, roi des Phéniciens.

11 épousa Téléphassa, dont il cut Cadmus, Phé-nix, Cilix et Europe. (Voir app., ch. 19.)

AGENS, entis, part. prés, d’ago : Agissant ; agent.

AGER, gri, s. m. Champ, terre, pays, ter-ritoire.

de vir. — Demigrare ex agris in urbem, Quitter la campagne pour se réfugier dans la ville {ch. 10). — fn agro repurgavdo, En né-toyant son champ <ch. 28). — Ager captivas, Territoire conquis {ch. 29).— In agro Falerno, Sur le territoire de Falerne {ch. 56).

ph. — Agros abjicere, Se défaire de ses biens de la campagne (4, 5).

AGESILAUS, i, s. pr. m. Agésilas, roi de Sparte, naquit l’an 446 av. J.-C.

Scs talents, ses vertus, son amour excessif pour la gloire ont immortalisé son nom. Vainqueur des généraux d’Artaxcrxès, en Asie, il gagna la bataille de Coronée en Béotie, l’an 595 av. J.-C., contre les troupes de Thèbes, de Corinthe et d’Argos ; mais il tomba malade au milieu de ses victoires, et les Spar-tiates perdirent la bataille de Leuctres. Agé de 80 ans, il alla en Egypte au secours de Tachos, affer-mit Nectanébis sur le trône, et mourut en Libye, à l'âge de 84 ans. {Voir ep. gr., ch. T5 et suiv.)

AGGER, eris, s. m. Monceau, rempart, chaussée, digue.

AGGERATÏM, adv. En monceau.

AGGERATIO, onis, s. f. Entassement.

AGGERATUS, a, um, part. pas. d’aggero.

AGGERO, as, avi, atum, are, v. act. et

AGGERO, is, essi, estum, erere, v. act. En-tasser, amonceler, accumuler.

AGGESTUS, ûs, s. m. Amas, tas.

AGGESTUS, a, um, part. pas. d’aggero.

AGGLOMERO, as, avi, atum, are, v. ad. Assembler, entasser, agglomérer.

AGGLUTINAMENTUM, i, s. n. et AGGEUTINATIO, onis, s. f. Jonction, union, soudure.

AGGLUTINO, as, avi, atum, are, v. act. Joindre, coller ensemble.

AGGRAVATES, a, um, part. pas. d'ag-gravo.

AGGRAVESCO, scis, scere, v. n. Empirer.

AGGRAVO, as, avi, atum, are, v. ad. Ag-graver, empirer.

AGGREDIOR, eris, essus sum, i, v. dép. Atta-quer, entreprendre, essayer; aller vers, aborder.

ep. gr. — Aggredi aliquem dolo, Employer la ruse envers quelqu’un {ch. 28).—Incautum aliquem aggredi, Surprendre quelqu’un {ch. 85). — Aggredi aliquem bello, Déclarer la guerre à quelqu’un {ch. 186).

AGGREGO, as, avi, atum, are, v. ad. Ra-masser, rassembler.

AGGRESSIO, onis, s. f. Attaque, agression.

AGGRESSOR, oris, s. m. Agresseur ( qui attaque le premier).

AGGRESSUS, a, um, part. pas. d’aggredior.

app. — Finem imponere aggressi, Décidés à mettre fin {ch. 21).

AGILIS, m. f., e, n. Agile, léger.

AGILITAS, atis, s. f. Agilité, légèreté.

AGILITER, adv. D’une manière agile.

AGILIÛS, {compar.) adv. Plus légèrement.

AGIS, idis, s. pr. m. Agis, nom de plusieurs rois de Sparte.

--III était fils d’Archidamus III. Il monta sur le trône l’an 538 av. J.-C.— Il souleva le Péloponèse, et s’allia avec les Perses, afin de délivrer la Grèce du joug des Macédoniens. Après des prodiges de valeur, il fut vaincu auprès de Megalopolis, par Antipater, général d’Alexandre, dans une bataille qui lui coûta la vie, ainsi qu’à plus de 5,000 Lacédémoniens. — il avait régné 9 ans. {Voir Ep. gr. ch. 161 et 162.)

— IV, autre roi de Sparte.

11 monta sur le trône l’an 244 av. J.-C. 11 tenta de rétablir l’ordre et la liberté publique parmi les Lacédémoniens, en fesant revivre les lois de Lycnr-gue ; mais il échoua dans ce dessein parla perfidie de ceux à qui il avait accordé sa confiance. Arraché d’un temple où il s’était réfugié, il fut arrêté par les séditieux, mis en prison, êt ensuite étranglé par l'ordre des éphores, magistrats inspecteurs, dont la charge s’étendait à toutes les branches de l’admi-nistration.

AGITABILIS, m. f., e, n. Qu’on peut aisé-ment remuer ; qui peut aisément être changé de place.                             [vement.

AGITATIO, onis, s. f. Agitation, mou-AGITATOR, oris, s. m. Celui qui agite, qui mène, qui conduit.

AGITATRIX, icis, s. f. Celle qui agite, qui mène, qui conduit.              [vement.

AGITATES, ûs, s. m. Agitation, mou-AGITATES, a, um, part. pas. d’agito.

AGITE, impér. pl. d’ago : Allons! Courage !

AGITO, as, avi, atum, are, v. act. Tour-menter, agiter, exciter à, penser.

app. — Agilare remos, Ramer (cA. 18).

AGITER, 5e pers. sing, du prés, de l’indic. pas. d’ago : Il s’agit, il est question.

AGMEN, inis, s. n. Troupes, armée en mar-che, bataillon.

AGNA, æ, s. f. Agneau femelle, jeune brebis. AGNATA, æ, s. f. Parente du côté du père. AGNATIO, onis, s. f. Parenté du côté du père.

AGNATES, i, s. m. Parent du côté du père.

Les Romains appelaient agnati les citoyens de la même famille, (in donnait aussi ce nom à ceux qui étaient alliés à la famille du côté paternel, pour les distinguer de ceux qui lui étaient alliés du côté maternel, et que l’on appelait cognati.

AGN1TIO, onis, s. f. Connaissance, action de reconnaître, aveu, confession.

AGNITES, a, um, part. pas. d’agnosco.

AGNOMEN, inis, s. n. Surnom. (F. Suppl.) AGNOSCO, seis, vi, nitum, scere, v. act.

Connaître, reconnaître, avouer.

de vir.—Haud procul erat quin agnosceret, Il était sur le point de reconnaître (ch. 1).

ph. — Agnoscit hominern Cœsar, César re-connaît son homme (2, 5).

AGNOVI, parf. d’agnosco.

AGNES, i, s. m. Agneau.

La fête de !,agneau pascal était la plus grande solennité des Israélites. Elle avait été instituée par Moïse, en mémoire de la sortie d’Egyple et du pas-sage de la mer Rouge. Elle avait lieu, tous les ans, au mois de Nisan, qui commençait avec la lune de mars. — 11 fallait que ceux qui mangeaient l’agneau pascal le fissent à la hâte, les reins ceints, ayant aux pieds une chaussure de voyage et un bâton à la main.

AGO, is, egi, actum, ere, v. act. Agir, faire; se conduire ; travailler; traiter; parler ; pous-ser ; faire passer. — Agere gratias, Rendre graces; — vit am, Passer sa vie. (Passim.)

app. — Agere patrem in fugam, Mettre son père en fuite (ch. 5). — Agere aliquem in fu-rias, Inspirer à quelqu’un des transports de fureur (ch. 10). — Commodiùs actum fuit cum Perseo, Persée fut traité avec plus d'indu! gence (cA.14). — Egit cum Myrtilo, Convint avec Myrtile (ch. 22).

de vir. — Ayant cum iis, Conviènent avec eux (ch. 4). — Ut consulem ageret, Pour rem-plir les devoirs du consul (ch. 9). — Agere in agmen, Lancer sur les bataillons (ch. 27). — Agere de pace, Traiter de la paix (ch. 55). — Ut agerenl ad urbem, De conduire à la ville (ch. 56). — Agere consulem, Agir en consul ch. 56). — Ubi reliquam egit œtatem, Où il passa le reste de sa vie (ch. 40). — Deind'e ageban tur loves, Ensuite venaient des bœufs [ch. 45). — Agere ante currum, Faire marcher devant son char [ch. 50 et 55).—Agere ila ut. Se conduire de manière que (ch. 59). — Nihil agis, Tu as beau faire (ch. 59). — Annum agens sexlum et decimum, Agé de seize ans (ch. 60).

doctr. — Agere herum benignum, Se mon-trer bon maître (2, 12). — Agebat infeli-cem Alexandrum, Tourmentait le malheureux Alexandre (5, 8). — Agere aliud, aliud simu-lare, Faire autre chose que ce qu’on paraît vouloir faire (5, 28).

ep. gr. — Agere primos annos, Passer ses premières années (ch. 52). — Agere exilium, Vivre en exil (ch. 55). — Tulam agere vilam. Vivre en sûreté (ch 64). — Diversa erat agendi ratio, Leur manière d’agir était différente (ch. 125). — Agere causam populi, Défendre les intérêts du peuple (ch. 184).

ep. s. — Agere dies festos, Célébrer une fête (ch. 105). — Agere tempus, Passer le temps (ch. 178). — Agere extremum spiritum, Rendre le dernier soupir (ch. 195).

pii. — Agere cuniculos, Creuser des terriers (4, 16).

AGON, onis, s. m. Combat, jeu public.

AGONI A, æ, s. f. Agonie (dernière lutte du malade contre la mort).

AGOR, eris, actus sum, agi, v. pas. d’ago, Se faire, se passer. — Agi tur, Il s’agit. (Pas-sim.)

de vir. — Quum in senatu ageretur de, Comme le sénat s’occupait de (ch. 45).

doctr. —Res agebatur seriô, La chose était sérieuse (5, 14).

ep. gr. — Dum hœc agerentur, Pendant que ces choses se passaient (ch. 79).

ph. — Agi adpœnilendum, Etre forcé de se repentir (5, 5).

AGRARIES, a, um, adj. Agraire, qui a rap-port aux champs.

de vir. — Lex agraria, Loi agraire (ch. 60).

Une partie des terres conquises sur les ennemis était confisquée au profit du peuple romain. La loi agraire avait pour objet de faire partager ces terres entre les citoyens les plus nécessiteux.

AGRESTIS, m. f., e, n, Agreste, champêtre, grossier, sauvage.

AGRI, gén. d’ager.

AGRICOLA, æ, s. m. Laboureur. ( V. Suppl.) AGRICELTERA, æ, s. f. Agriculture, la-bourage.

Les Athéniens, qui avaient appris, dit-on, l’agri-culture des Egyptiens, prétendaient à la gloire d’en - être les inventeurs. Ils l’enseignèrent aux autres peuples de la Grèce, dont la plupart, en reconnais-sance d un si grand bienfait, leur apportaient, tous les ans, les prémices de leurs moissons. — Romulus n’avait permis aux Romains que deux sortes d’oc-cupations: la guerre et l’agriculture. Dans les pre-miers temps de la république, les sénateurs culti-vaient la terre de leurs propres mains, et les plus grands généraux furent tirés de la charrue. — Pen-dant longtemps, chaque citoyen ne posséda que l’é-tendue de terre qu’il pouvait cultiver.

AGRIPPA, æ, s. pr. m. Agrippa (M. Vipsa-nies), gendre d’Auguste.

Il s’éleva par sa valeur aux premières dignités de l'empire. 11 embrassa le parti d’Oetave et lui rendit les plus grands services. 11 employa ses grands biens à l’embellissement de Rome. Entre autres édifices magnifiques, il fit construire le Panthéon, qui sub-siste encore sous le nom de N.-D. de la Rotonde.— Agrippa mourut consul, 12 ans av. J-G.— Sa mort fut un deuil public.

-----(Ménéntui), orateur romain.

C’est lui qui, pour ramener la concorde entre les patriciens et le peuple, inventa la fable des Mem-bres et de !’Estomac. On lui doit la création des tribuns du peuple. Après sa mort, on lui fit de ma-gnifiques funérailles, aux frais desquelles participe-rent également le peuple et le sénat. {Koir de vir. ch. 16.)

AH ’ interj. Ah ! hélas !

AIO, ais, ait, v. dé fee. Dire, assurer. — Aiunt, On dit. (Passim.)

AJAX, cis, s. pr. m. Ajax, héros grec, fils d’Oïlée, roi de Locride.

Il mena 40 vaisseaux contre Troie et rendit de grands services aux Grecs. Λ la prise de cette ville, il insulta, dans le temple même de Minerve, Cas-sandre, fille du roi Priam. Pour le punir, les dieux excitèrent une tempête qui submergea son vaisseau. Réfugié sur un rocher, Ajax osa dire: « Jcchappe-rai malgré les dieux. » Neptune irrité fendit le ro-cher d’un coup de trident, et Ajax fut précipité sous les eaux.

Il y eut un autre Ajax, fils de Télamon, qui se distingua pareillement au siège de Troie. Il se battit un jour entier contre Hector ; il disputa à Ulysse les armes d’Achille. Irrité de ne les avoir pas obtenues, il en perdit la raison, et se perça lui-même avec l’é-pée qu’il avait reçue d'Hector.

ALA, æ, s. f. Aile ; corps de cavalerie.

ALABASTER, tri, s. m. et ALABASTRUM, i, s. n. et ALABASTRUS, i, s. m. Vase d’albâtre; boîte à parfums. (Voir Suppl.)

ALACER, m. cris, f. cre, n., Gai, joyeux, vif, ardent.

ALACRÈ, adv. Gaiment, lestement.

ALACRIS, m. f., e, n. Gai, joyeux, vif, ar-dent.

de vir. — Romani alacres progrediuntur obviam, Les Romains s’avancent joyeux au de-vant (ch. 22). — Cvm alacribus saltu certare, Lutter d’agilité avec les jeunes gens les plus lestes (ch. 59).                             [deur.

ALACRITAS, atis, s. f. Gaité, vivacité, ar-de vir. — Impigra alacrilas, Ardeur infati-gable (ch. 55).

ALACRITER. adv. Vivement, lestement. ALAFA, æ, s. f. Soufflet, coup.

ph. — A lapa veneunt mullà majoris, Les soufflets se vendent beaucoup plus cher, pour La liberté coûte beaucoup plus cher, ou ne se donne point à ce prix (2, 5).

A Rome, on affranchissait les esclaves en leur touchant la joue avec la main (ce qu’ou appelait ma-numittere), comme font, de nos jours, les évêques pour confirmer.

— àlapam sibi ducere, Se donner un coup (5, 5).

ALARIS, m. f., e, n. D’aile; qui concerne les ailes d’une armée.

ALATUS, a, um, adj. Ailé.

ALAUDA, æ, s. f. Alouette. (Voir Suppl.)

AERA, æ, s. pr. f. Albe, ancienne ville du Latium, ou pays des Latins, qui fait maintenant partie de la Campagne de Rome.

Albe, que les anciens appelaient Albe-la-Longue (Alba Longa), parcequ’elle s’étendait le long du mont Albain, fut fondée par Ascagne, fils d’Enée, et devint la capitale d’un petit royaume qui subsista ensuite 400 ans. Ttillus Hostilius la détruisit de fond ' en comble, et en transporta les habitants â Rome.

ALBANI, orum, s. pr. m. pl. Les àlbains, peuple du Latium.

ALBANUS, i (mons), s. pr. m. Le mont Albe ou Albain, en Italie, à seize milles au N. E. de Rome.

C’est le long de cette montagne qu'était bâtie la ville d’Albe.

ALBANUS, a, um, adj. Albain, d’Albe.

ALBATUS, a, um, adj. Blanchi, couvert de blanc.

ALBENS, entis, part. prés, d'albeo : Blan ■ chissant, blanc.

ALBEO, es, bui, ere, v. n. Etre blanc.

. ALBESCO, scis, scere, v. n. Devenir blanc. ALBICO, as, avi, atum, are, v. n. Blanchir. ALBIDUS, a, um, adj. Blanchâtre.

ALBITUDO, inis, s. f. et

ALBOR, oris, s. m. Blancheur.

ALBUGO, inis, s. f. Blanc d'œuf; taie (sur l'œil}.

ALBUM, i, s. n. Blanc ; registre, tablettes.

ALBUMEN, inis, s. n. Glaire ou blanc d’œuf.                                [favorable.

ALBUS, a, um, adj. Blanc, net; heureux, ALCIBIADES, is, s. pr. m. Alcibiade, cé-lébre général d’Athènes, où il naquit, l’an 450 av. J.-C.

11 semble que la nature ait essayé de réunir en lui tout ce qu’elle peut produire de plus fort en vices et en vertus. Une origine illustre, des ri-chesses considérables, la figure la plus distinguée, les graces les plus séduisantes, un esprit facile et étendu : tels furent tous les avantages dont il fut doué. Apres une vie agitée et souvent glorieuse, il s’était retiré dans une bourgade de Phrygie. 11 périt à l’âge de 40 ans, en se défendant contre des assas-sins envoyés par le satrape Pharnabaze, gouverneur de ce pays-là. (Voir ep. gr., ch. 45. 49, 51 et .«11״.)

ALCINOUS, i, s. pr. m. Alcinoüs, roi des Phéaciens, dans l’île de Corcyre, aujourd’hui Corfou.

11 fesait ses délices de l'agriculture, et ses jardins méritèrent d’être célébrés par Homère. C’est lui qui donna des vaisseaux à Ulysse pour retourner à Itha-qac.

ALCMENA, æ, s. pr. f. Alcmène, mère j d’Hercule, était fille d’Electryon, roi d’Argos.

Jupiter, épris de sa beauté, prit, pour la séduire, les traits de son époux.

ALEA, æ, s. f. Jeux de hazard, sort, danger.

ALEATOR, oris, s. m. Joueur.

ALEATORIUM, ii, s. n. Lieu où l’on joue.

ALEATORIUS, a, um, adj. Qui concerne le jeu ; chanceux.

ALENDUS, a, um, part. fut. pas. d’alo : Devant être nourri, pour être nourri.

ALEO, onis, s. m. Joueur, qui joue aux dés.

ALES, itis, s. m. et f. Oiseau.

ph. — Nulla prior ales foret, Aucun oiseau n’aurait le pas sur toi (1,15).

ALEXANDER, dri, s. pr. m. Alexandre, nom do plusieurs rois de Macédoine, d’Egypte, etc.

-----ΠΙ, fils de Philippe, naquit l’an 556 av. J.-G. 11 fut l’élève d’Aristote , fit la conquête de la Perse, et mérita par ses exploits le surnon'1 de Grand. Il protégea les arts, les sciences et le commerce; mais il ternit une partie de sa gloire par de graves dé-fauts. Il tua Clitus son ami, au milieu d’un festin ; 11 se laissa enivrer par la victoire et égarer par la flatterie, au point de se croirc un dieu. Il mourut à Babylone, d’un excès de vin,à l’âge de 53 ans. (Voir les détails de sa vie, ep. gr., ch. 123 etsuiv.)

ALEXANDER-Severüs, s. pr. m. Alexandre-Sévère, empereur romain.

11 succéda à Héliogabale, en 203, vainquit les Perses et les Germains, et fut tué par ordre de ftlaxi-min à Schlingen près de Maïence, en 235.— C'était un prince juste, aimable, amateur des arts et des sciences.

ALEXANDRIA, æ, s. pr. f. Alexandrie, nom de plusieurs villes fondées par Alexandre.

Celle dont il est le plus souvent parlé est la capi-taie de la Basse-Egypte. Il n’était pas possible de trouver une situation plus heureuse ni plus propre à devenir le dépôt de toutes les marchandises de !Orient et de !’Occident. Alexandrie communique au Nil par un canal. On y voit encore des monu-ments en ruines qui attestent son antiquité.

ALGA, æ, s. f. Algue {herbe marine).

Ce mot se prend aussi pour toute sorte d’herbes qui croissent dans l’eau, et, proverbialement, pour une chose de peu de prix.

ALGENS, entis, part. prés, d’algeo : Frais, glacé.

ALGEO, es, alsi, alsum, gere, v. n. et

ALGESCO, scis, scere, v. n. Avoir froid, geler.

ALGIDES, a, um, adj. Frais, glaeé. ALGOR, oris, s. m. Grand froid, forte gelée. ALIÀ, adv. Par un autre endroit.

ALIAS, adv. Ailleurs, une autre fois, outre cela, autrement — Aliàs... alias..., Tantôt... tantôt.

ALIBI, adv. Ailleurs, autre part. — Alibi... alibi..., Ici... là...

ALICUBI, adv. Quelque part, en quelque endroit.

ALICUNDÈ, adv. De quelque part, de quel-que endroit.

ALIENATIO, onis, s. f. Aliénation.

ALIENATES, a, um, part. pas. d'alieno : Aliéné, indisposé.                               5

de vir. — Alienalis omnium animis, S’étant aliéné tons les esprits {ch. 58).

ep. gr.—Alienatus ab aliquo,Dèe\vtà contre quelqu’un {ch. 126).

ALIENIGENA, æ, s. m. Étranger, d’un autre pays.

ALIENIGENUS, a, um, adj. Etranger, d’un autre pays.

ALIENO, as, avi, atum, arc, v. act. Aliéner, indisposer contre.

ALIENUM, i, s. n. Le bien d’autrui.

ALIENES, a, um, adj. Étranger, d’autrui, ennemi ; éloigné.

de vir. — Alienum ab ejusvitd, Éloigné de sa manière de vivre {ch. 28). — Ære alieno oppressus, Couvert de dettes {ch. 60 et 64).

ep. s. — Istud sceleris longé a nobis alio-num est, Ce crime nous est tout-à-fait étranger, pour Nous sommes tout-à-fait incapables d’a-voir commis cette mauvaise action {ch. 66).

vu.—Aliena bona, Biens qu’on a reçus d’au-trui (1, 5). Alienum (sous-ent. bonum), Le bien d’autrui (1, 4).

ALIFER, a, um, adj. et

ALIGER, a, um, adj. Qui a ou qui porte des ailes.

ALL5IENTARIUS, a, um, adj. Alimentaire.

A Rome, on appelait alimentaires de jeunes gar-cons et de jeunes filles élevés aux dépens du trésor public dans des espèces d’hôpitaux. — Nous avons, en France, des hospices pour les enfants trouvés.

ALIMENTUM, i, s. n. Aliment, nourriture.

ALIÔ, adv. Ailleurs, autre part, d’un autre côté.

ep. gr. —Alii alià dilapsi sunt, Se disper-sèrent, les uns d’un côté, les autres d’un autre {ch. 159).

ALI O QUI {devant les consonnes) et alioquin {devant les voyelles), adv. Autrement, sinon.

ALIORSÙM, adv. et

ALIOVERSÙM, adv. Vers un autre endroit.

ALIPES, edis, s. m. Qui a des ailes aux pieds.

ALIQUÀ, adv. Par quelque endroit.

ALIQUANDIÙ, adv. Pendant quelque temps, jusqu’à un certain point.

ALIQUANDÔ, adv. Quelquefois, un jour, autrefois.

app. — Cornes aliquandô additur Veneri, On donne quelquefois pour compagne à Vénus {ch. 9).

ALIQUANTILLÙM, adv. Tant soit peu.

ALIQUANTISPER, adv. Tant soit peu, pen-dant quelque temps.

ALIQUANTÔ, adv. Quelque temps, un peu.

ALIQUANTULÙM, adv. Tant soit peu.

ALIQUANTOT, adv. Un peu.

ALIQUANTUS, a, um, adj. Qui est en pe-tite quantité.

ALIQUATENÙS, adv. En quelque sorte, jusqu’à un certain point.

ALIQUIS, qua, quod et quid, adj. etpron. Quelque, quelqu’un ; un certain, une certaine.

ALIQUÏSPIA5I, quæpiam, quodpiam adj. et pron. Quelque, quelqu’un.

ALIQUÔ, adv. En quelque lieu


ALIQUORSÙM, adv. Vers un autre endroit. ALIQUOT, jndécl. Quelques, quelques uns. ALIQUOT1ÈS, adv. Quelquefois, de temps en temps.

ALIQUOUSQUÈ, adv. Jusqu’à un certain temps ou lieu.

ALIQUOVERSÙM, adv. De quelque côté, de côté et d’autre.

ALITE, dbl. d’ales.

ALITE, impér.pl. d’alo.

ALITER, adv. Autrement.

ALITURA, æ, s. f. Nourriture.

ALIUS, a, ud, gèn. alius, dal. alii, adj. Autre, différent. — Alius répété se traduit par l’un, l’autre ; celui-ci, celui-là.

de vir. — Longe aliud esse virgines rapere, aliudpugnare, Que c’est bien autre chose d’en-lever des jeunes filles ou de combattre (cA. 2). — Alias atque alias régiones petere, Se trans-porter dans un pays, puis dans un autre (ch. 50).

doctr. — Agere aliud, aliud simulare, Faire autre chose que ce qu’on paraît vouloir faire (3, 28).

ep. gr. — Alii aliô dilapsi sunt, Se disper-sèrent, les uns d’un côté, les autres d’un autre (cA. 159).

ep. s. — Même exemple {ch. 206).

ph. — Nec aliud quidquam quæriiur, On n’a rien autre chose en vue (2, prol.}.— Alius Sejano, Autre que Séjan (3, prol.").

ALIUSVIS, avis, udvis, adj. Quelqu’autrc que ce soit.

ALLABOR, eris, psus sum, bi, v. dèp. Cou-1er, tomber auprès, aborder, se répandre.

ALLABORO, as, avi, atum, are, v. n. Tra-vailler fortement.

ALLÆVO, as, avi, alum, are, v. act. Unir, polir.

ALLAMBO. is, ere, v. act. Toucher légère-ment, effleurer, lécher.

ALLAPSUS, ûs, s. m. Flux, écoulement.

ALLAPSUS, a, um, part. pas. d’allabor.

ALLATRO, as, avi, atum, are,v. n. Aboyer, japer contre.

ALLATUS, a, um, part. pas. d’affero.

de vir. — De quibus allalum erat, Au sujet desquels on lui avait fait un rapport {ch. 4 0).

ALLAUDO, as, avi, atum, are, v. act. Louer beaucoup.

ALLECTATIO, onis, s. f. Caresse.

ALLECTIO, onis, s. f. Choix, élection.

ALLECTO, as, avi, alum, arc, v. act. At-tirer.

ALLECTUS, a, um, part. pas. d’allicio.

ALLEGATIO, onis, s. f. Délégation ; exem-pie, allégation.                            [Posté.

ALLEGATUS, a, um, part. pas. d’allego :

ALLEGO, as, avi, atum, are, v. act. Délé-guer; alléguer.

ALLEGO, is, egi, ectum, gere, v. act. Choi-sir, élire.

ALLEGORIA, æ, s. f. Allégorie,

ALLEY AMENTUM, i, 5. n. et

ALLEVATIO, onis, s. f. Soulagement, eon-solation.

ALLEVATIO, onis, s. f. Elévation, hausse-ment.

ALLEVI, parf. d'allino.

ALLEVIO, as, avi, atum, are, v. act. Af-faiblir.

ALLEVO, as, avi, atum, are, v. act. Alléger, soulager.

ALLEXI, parf. d’allicio.

ALLIA, æ, s. pr. f. L’Allia, rivière du pays des Sabins (Italie), qui se jéte dans le Tibre, à quatre lieues au-dessus de Rome.

C’est sur les bords de cette rivière que les Gaulois remportèrent la célèbre victoire qui leur ouvrit les portes de Rome. {P’oir de vir. ch. 21.)

ALLIARIA, æ, s.f. et

ALLIARIUM, ii, s. n. Ail, échalote.

ALLIATUM, i, s. n. Sauce à l’ail. ALLIATUS, a, um, adj. Où il y a de l’ail. ALLICEFACIO, is, cre, v. act. et ALLICIO, is, exi, ectum, ere, v. act. Attirer, gagner par caresses, charmer.

de vir. — Allicere benevolentiam, Gagner la bienveillance, ou S’attirer les bonnes graces {ch. 8).                   *

ALLIDO, is, lisi, lisum, lidere, v. act. Frois-ser, briser, heurter contre.

ALLIENSIS, m. f e, n. De !’Allia.

ALLIGATIO, onis, 8. f. Lien, liaison, en-gagement.

ALLIGATOR, oris, 8. m. Celui qui lie, qui attache.                           [gagement

ALL1GATURA, æ, 8. f. Lien, bandage; en-ALLIGATUS, a, um, part. pas. d’alligo. ALLIGAVI, parf. d’alligo.

ALLIGO, as, avi, atum, are, v. act. Lier, attacher, obliger; tenir attentif.

ph. — Alligant me interdiù, On m’attache pendant le jour (5, 6).

ALLINO, is, levi et livi, litum, ere, v. act. Oindre, frotter, effacer

ALLISI, parf. d’aliido.

ALLISIO, onis, s. f. Froissement.

ALLISUS, a, um, part. pas. d'allldo : S’é-tant heurté.

app. — Classis allisa ad scopulos, La flotte s’étant heurtée contre les rochers {ch. 25).

ALLIUM, ii, s.n. Ail.

ALLIX, icis, s. f. Veste.

ALLOCUTIO, onis, s.f. Discours, entretien; allocution.

ALLOCUTUS, a, um, part. pas. d’alloqui.

ALLOQUIUM, ii, s. n. Entretien, conversa-tion, discours.

ALLOQUOR, eris, eutus sum, i, v. dèp. Parler à, discourir, haranguer.

ep. gr. — Alloqui ordines militum, Haran-guer les corps d’armée {ch. 142).

ALLUBESCO, seis, bui, bitum, eseere, v. n. Plaire, être agréable.

ALLUCEO, es, luxi, ere, v.n. Éclairer.

ALLUCINATIO, onis, s. f. Erreur.

ALLUCINOR, aris, atus sum, ari, v. dèp. Se tromper.

ALLUCITA, æ, s. f. Cousin, moucheron.

ALLUDENS, entis, part. près, d’alludo : Badinant, se jouant.

ALLUDO, is, si, sum, dere, v. n. Caresser, flatter, se jouer auprès ou autour.

app. — Alludentibus ori pomis, Au milieu des fruits qui venaient se jouer autour de sa bouche (cA. 22).

ph. — Qui alluserit, Lui qui avait voulu plaisanter (3, 17).

ALLUO, is, ui, ere, v. ad. Baigner, laver.

ALLUSI, parf. d’alludo.

ALLUSIO, onis, s. f. Allusion.

ALLUVIES, ei, s.f. et             [vion.

ALLUVIO, onis, s. f. Débordement, allu-ALLUVIUS, a, um, adj. Laissé à sec.

ALLUX, cis, s. m. Pouce du pied.

ALLUXI, parf. d’alluceo.

ALMA, æ, s. pr. f. Alma, surnom de Cy-bêle, considérée comme la nourrice du genre humain. (Fot'r app. ch. 2.)

ALMUS, a, um, adj. Bienfesant, fertile, qui nourrit.

ALNETUM, i, s. n. Aunaie (lieu planté d'aunes).

ALNUS, i, s. f. Aune (arbre à bois blanc, qui croit dans les lieux humides).

ALO, is, ui, itum ci altum, ere, v. act. Nour-rir, élever, entretenir, exciter.

app. — Alere ignem, Entretenir le feu (ch. 2).

de vir. — Même exemple (ch. 5). — Insi-tam Varroni temeritatem fortuna aluerat, La fortune avait entretenu cette témérité si na-turelle à Varron (ch. 37).

EP. GR. — Alere discordiam civitatum, En-tretenir la discorde parmi les villes (ch. 97).

ALOE, es, s. f. Aloès (arbre petit et noueux, parfumé, originaire d'Afrique : on en tire un suc très amer).

ALOSA, æ, s. f. Alose (poisson de mer, qui remonte les fleuves. Il atteint jusqu'à trois pieds de long : sa chair est très estimée).

ALPES, ium, s. pr. f. pl. Les Alpes, corn-posées de plusieurs chaînes de montagnes très élevées qui séparent !’Italie de la France, à l’O. et au N.-O., et de l’Allemagne au N.

Ces chaînes de montagnes avaient reçu différents noms selon les lieux qu elles occupaient. On appe-lait Alpes carniques celles qui étaient situées dans la Garnie ; — Alpes cottiennes, celles qui étaient situées dans le pays des Ségusins, où régna, du temps d’Auguste, un prince nommé Cottius ; — Alpes maritimes, celles qui étaient situées plus près de la mer Méditerranée, etc.

ALSIOSUS, a, um, adj. et

ALSIUS, a, um, adj. Frileux; frais, rafraî-chissant.

ALSUS, a, um, adj. Froid, frais.

ALTAR, is, s. n. et

ALTARE, is, s. n. Autel. (Voir Ara.)

ALTÈ (compar. altiùs, superl. altissimè ), adv. Profondément, hautement, en haut.

ALTER, a, um, gén. rius, dat. ri, adj. Autre, autrui. — Alter répété signifie l’un, l’autre.

app. — Alter alterius manu ceciderunt, Ils se tuèrent l’un l’autre (ch. 21).

ep. gr. — Aller Amyntas, Un second Amyn-tas (ch. 91).

ALTERATIO, onis, s. f. Altération, dégui-sement.

ALTERCATIO, onis, s. f. Dispute, débat.

ep. s. — Allercatione ortâ, Une dispute s’e-tant élevée (ch. 158).

ALTERCATOP», oris, s. m. Querelleur.

ALTERCOR. aris, atus sum, ari, v. dép. Disputer, quereller.

ALTERNANS, antis, m. f. n. Alternatif, qui va et vient.

ALTERNATIF!, adv. Alternativement.

ALTERNATIO, onis, s. f. Alternative.

ALTERNÉ, adv. Alternativement.

ALTERNO, as, avi, atum, are, v. n. Aller-ner, agir alternativement.               [mêlé.

ALTERNUS, a, um, adj. Alterné, entre-app. — Alternis annis, Chacun pendant un an (ch. 21).

ALTERO, as, avi, atum, are, v. ad. Altérer, changer, dénaturer.

ALTERORSÙM, adv. D’un autre côté.

ALTERUTER, tra, trum, adj. L’un ou l’autre, l’un des deux.

ALTERUTERQUE, traque, trumque adj. L’un et l’autre.

ALTERUTRINQUÈ, adv. De part et d’autre.

ALTICINCTUS, a, um, adj. Qui a retroussé sa robe ou son habit, ou Qui porte sa robe ser-rée en haut. !

ph. — Unus ex atriensibus alticindis, Un de ces esclaves qui portaient leur robe retroussée, c’est-à-dire, prêts à tout, officieux (2, 5).

ALTILIA, orum, s. n. pl. Animaux à l’en-grais.

ALTILIS, m. f., e, n. Qu’on élève, qu’on nourrit.

ALTILOQUUS, a, um, adj. Qui parle haut.

ALTISONANS, antis , m. f. n. Qui tonne d’en haut.

ALTISONUS, a, um, adj. Qui résonne fort.

ALTITUDO, inis, s. f. Hauteur, élévation, éminence.

ALTIÙS , compar. d’altè : Plus ou trop profondément.

ALTIUSCULUS, a, um, adj. Un peu plus haut que de coutume.

ALTIVOLANS, antis, m. f. n. et

ALTIVOLUS, a, um, adj. Qui vole, qui s’é-lève haut.

ALTOR, oris, s. m. Celui qui nourrit, quj

ALTRINSECÙS, ad«. De l’autre côté.

ALTRIX, icis, s. f. Celle qui nourrit, qui élève.

ALTRORSÙS^ adv. et

ALTROVERSÙM, adv. D’un autre côté, d’ailleurs.

ALTUM, i, s. n. Haute mer,

de vir. — In altum dirigere, Diriger en pleine mer (ch. 60). — Provectus in altum, Ayant gagné la pleine mer (ch. 62).

ep. s. — Fluitare in alto, Flotter sur la surface {ch. 12).

ALTUS, a, um, adj. Haut, élevé, profond, fier.

de vir, — Alta sperarc, Espérer de hautes destinées (ch. 6}. —Per loca alta, Sur des hau-teurs (ch. 56).

doctr.— In alto, En l’air (5, 4). — Alto tôle, Quand le soleil est déjà élevé (6, 9).

PH. — Altis ab astris, Du haut des cieux (2, 6). — In altd quercu, Au haut d’un chêne (5, 4).—Allior margo, Bord trop élevé (4, 9).

ALTUS, a, um, part. pas. d’alo.

ALTUS, ûs, s. m. Action de nourrir.

ALUI, parf. d’alo.

ALUMEN, inis, s. n. Alun (espèce de sel}.

ALUMINATUS, a, um, adj. et

ALUMINOSUS, a, um, adj. Fait ou mêlé avec de l’alun.

ALUMNA, æ, s. f. Celle qui est nourrice, ou Celle qui nourrit.

ALUMNUS, i, s. m. Nourrisson, élève. ALUTA, æ, s. f. Peau molle et délicate. ALVEAR, aris, s. n. et ALVEARE, ris, s. n. et ALVEARïUM, ii, s. n. Ruche d’abeilles. ALVEOLUS, i, s. m. Arrosoir.

ALVEUS, i, s. m. Lit d’une rivière; auge; nacelle (faite avec un, tronc d’arbre creusé).

de vir.— Alvei vicem prœslare, Servir de ta-pis (ch. 49).

ep. s. — Fluere alveo pleno, Couler à plein lit (ch. 95). —Relinquere alveum siccum, Lais-ser le lit à sec (ibid).

ALVUS, i, s. f. Ventre, intestins.

de vir. — Alvum levare, Satisfaire un besoin naturel (ch. 59).

AMABILIS, m. f., e, n. Aimable. AMABILITAS, atis, s. f. Amabilité.

AMABILITER, adv. D’une manière aimable, tendrement.

AMABO. fut. d’amo : De grace, je vous prie.

AMALECITÆ. arum. s. pr. m. pl. Amalê-cites, peuple de l’Arabie Pétrée, prés de l’Idu-mee.

Ils descendaient d’Amalec. Ennemis constants des Israélites, ils furent exterminés par Saul.

AMALECUS, i, s. pr. m. Amalec, petit-fils d’Esaü.

Il passe pour être le père des Amalécites.

AMALTHÆA, æ, s. pr. f. Amalthée. nom de la chèvre qui nourrit Jupiter.

Il est plus rationnel de supposer que Jupiter a été nourri par Amalthée, fille de Melisséus, roi deCrète, avec du lait de chèvre.

AMAN, anis, s. pr. m. Aman, favori d’As-suérus, pendant la captivité des Juifs à Baby-lone. (Voir ep. s., ch. 185 et Mardochæus. )

AMANDATIO, onis, s. f. Éloignement, renvoi.

AMANDATUS, a, um, part. pas. d’amando.

AMANDO, as, avi, atum, are, v. act. Éloi-gner, renvoyer.

AMANS, antis, part. prés, d’amo : Qui aime; amateur.

app. — Homo amantior suî, Homme trop amoureux de lui-même (ch. 29).

de vir.— Virorum litter atorum adeô amans, Recherchant la société des gens de lettres à ce point (ch. 56). — Et amans patriœ, Et c’était un bon patriote (ch. 64). — Amantior esse H-berlatis, Aimer trop la liberté (ch. 64).

ep. s. —Amans novitatis, Amateur de la nou-veauté (ch. 110).

AMANTER (compar. antiûs, super, antis-simè), adv. Avec amour, avec tendresse.

AMARACUM, i, s. n. et

AMARACUS, i, s. m. Marjolaine (herbe aro-matique).

AMARANTIIUS, i, s. m. Amarante (fleur).

AMARÈ, adv. Amèrement.

AMARESCO, scis, ere, v. n. Devenir amer.

AMARITAS, atis, s. f. et

AMARITIES, ei, s. f. et

AMARITUDO, inis, s. f. et

AMAROR, oris, s. m. Goût amer, amertume ; déplaisir; sévérité.

AMARULENTIA, æ, s. f. Amertume; mau-vaise humeur.                         [amer.

AMARULENTUS, a, um, adj. Qui est fort AMARUS, a, um, adj. Amer.

AMASIAS, æ, s. pr. m. Amasias, 8e roi de Juda et fils de Joas.

11 fut, dans le commencement, très religieux; mais, enflé de ses succès, il oublia ce qu’il devait à Dieu, et s’abandonna à l’idolâtrie. Il mourut assas-siné par ses sujets. (Foir ep. s., ch. 172.)

AMASIO, onis, s. m. et

AMASIUS, ii, s. m. Amoureux, galant.

AMATHUNS, untis, 5. pr. f. Amathonte, ville de l’ile de Cypre sur la côte méridionale.

Cetie ville fut d’abord habitée par les Phéniciens: elle le fut ensuite par les Grecs. Vénus y était pria· cipalement honorée.

AMATOR, oris, s. m. Amateur.

AMATORIÈ, adv. Avec tendresse, avec passion.

AMATRIX, icis, s. f. Celle qui aime.

AMATUS, a, um, part. pas. d’amo.

AMAZONES, um, s. pr. f. pl. Amazones, nom de plusieurs peuplades de femmes guer-ri ères.

On les place, les unes en Afrique, les autres en di-verses contrées de l’Europe et de l’Asie. Elles muti-laient, dit-on, ou même tuaient leurs enfants mâles; mais elles gardaient leurs filles qu’elles élevaient avec soin dans la profession des armes. Elles furent vain-eues par Hercule.

AMBAGES, gum, s. f. pl. Détours, obscurité de paroles.

Ce mot n’est employé qua l’abl. sing.: ambage ; au nom. et au dat. plur. : ambages, ambagibus.

AMBARVALIA, orum, s. pr. n. pl. Ambar-valies, fête en l’honneur de Gérés. (F. Suppl.)

AMBIDEXTER, a, um, adj. Ambidextre, c.-à-d. Qui se sert également des deux mains.

AMB1FARIÀM, adv. De deux manières.

AMBIFARIUS, a, um, adj. Qui a deux sens, équivoque.

AMBIGO, is, ere, v. n. Douter, hésiter.

AMBIGUË, adv. D’une manière ambigüe.

AMBIGUITAS, atis, s. f. et

AMBIGUUM, i, s. n. Ambigüité, doute, obscurité.

AMBIGUUS, a, um, adj. Ambigu, obscur, douteux.

C’est un minéral fibreux avec lequel les anciens fesaient une sorte de lin incombustible, dont ils confectionnaient , par des procédés actuellement perdus, une toile connue sous le nom de toile d’as-beste, et dont le principal usage était d’envelopper les corps que l’on brûlait, afin de recueillir leur cendre sans qu elles se mêlassent à celles du bûcher.

AMIGA, æ, s. f. Amie.

AMICÈ, adv. Amicalement, familièrement, en ami.

AMICIO, is, cui et xi, clum, ire, v. ad. Cou-vrir, habiller, revêtir.

AMICITIA, æ, «./■.Amitié, alliance.

A Rome, l’Amiiié, déesse allégorique, était repré-sentée la poitrine découverte, et la main sur le cœur. Aux pieds de la déesse était cette inscription : De loin et de près.

de vir. — Amicilias admitlere, Admettre au nombre de ses amis (ch. 64).

ep. s. — Uti amicitid alicujus, Être ami de quelqu’un (ch. 165).

AMICTUS, ûs, s. m. Manteau, tout ce qui sert à vêtir.

AMICTUS, a, um, part. pas. d’amicio.

AM1CUI, parf. d’amicio.

AMICUS, a, um, adj. Ami, favorable.

AMICUS, i, 8. m. Ami.

ph. — Amicus malis, Ami des méchants (4, 12).

AMILCAR, aris, 8. pr. m. Amilcar, nom de plusieurs généraux carthaginois.

----- Barcas, père du grand Annibal.

Il désola la Sicile pendant cinq ans. Il fut enfin vaincu, l’an 242 av. J. C., près des îles Egales, dans un combat naval livré par le consul Lutatius. Cette défaite mit fin à la première guerre punique. — Amilcar, de retour dans sa patrie, passa ensuite en Espagne, subjugua les peuples les plus belliqueux de cette contrée : on dit qu'il bâtit Barcino (Barce-lone). Au moment où il se disposait à porter la guerre en Italie, il fut tué dans une bataille, par les Veltones. — 11 avait fait jurer sur l’autel de la pa-trie, à son fils Annibal, âgé de neuf ans, une haine implacable contre le nom romain.

AMISI, parf. d’amitto.

AMISSIO, onis, s. f. et AMISSUS, ûs, s. m. Perte. AM1SSUS, a, um, part. pas. d'amitto. ep. gr. — Flebant amissum regem, Pieu-raient le roi qu’ils venaient de perdre (ch. 175).

AMITA, æ, s. f. Tante (du côté paternel).

app. — Paris, amilam suam repdilurus, Paris, pour chercher sa tante (ch. 24).

AMITINI, orum, s. m. pl. Cousins germains.

AMITTO, is, isi, issum, ere, v. act. Perdre, laisser aller.

app. — Niobe,... numerosam amisit sobolem, Niobé,... perdit une famille nombreuse (ch. 22).

ph. — Amillere fidem, Perdre créance, pour N’êlre pas cru <1, 10).

AMIXI, parf. d’amicio.

AMNICOLA, æ, s.m. Qui habite les bords d’une rivière.

AMNIS, is, s. m. Fleuve, torrent, rivière.

AMO, as, avi, atum, aie, v. ad. Aimer, chérir.

I AMODÙ, adv. Bientôt.

AMBIO, is, ivi et ii, ituni, ire, v. act. Aller autour de ; ambitionner.

app. — Quae tunc ambiebantur a supplican-tibus (tournez par l’actif) : Autour desquels on allait en priant (ch. 2).

de vir. — Cur me ambis, Pourquoi me re-cherches-tu (ch. 28)?

AMBITIO, onis, 6. /,.Ambition.

PH. — Ambilio dissidens, La partialité qui juge différemment (5, 9).

AMBITIOSÈ, adv. Ambitieusement.

AMBITIOSUS, a, um, adj. Ambitieux, qui brigue; fastueux, fanfaron.

AMBITOR, oris, s. m. Qui embrasse, qui entoure.

AMBITUS, ûs, s, m. Circuit, circonférence; ambition.

AMBO, æ, 0, adj. pl. Deux, tous deux.

AMBROSIA, æ, 8. f. Ambroisie (breuvage des dieux).

AMBROSIUS, a, um, adj. D’ambroisie, ex-quis, divin.

AMBUBAIÆ, arum, 8. f. pl. Joueuses de llûte.                                            [lerie

AMBULACRUM, i, 8. n. Promenade, ga-

AMBULANS, antis, part. prés, d’ambulo : Qui se promène ; promeneur, passant.

AMBULATILIS, m. f., e, n. Qui va et vient.

AMBULAT10, onis, 8. f. Promenade, lieu où Ton se promène.                   [menade.

AMBULATIUNCULA, æ, 8. f. Petite pro-AMBULATOR, oris, s. m. Promeneur.

AMBULATORIUS, a, um, adj. Ambula-toire, qui peut se transporter.

AMBULATRIX, icis, s. f. Promeneuse, qui se promène.

AMBULO, as, avi, atum, are, v. n. Se pro-mener, marcher.

doctr. — Ambulare manibus, Se promener ou Marcher sur les mains (2, 28).

AMBURO, is, ussi, ustum, ere, v. act. Brû-1er (autour).

AMBUSTA, orum, s. n. pl. Brûlures.

AMBUSTIO, onis, 8. f. Brûlure.

AMBUSTUS, i, s. m. Ambustus, surnom de Q. Fabius.

Il était ainsi appelé parccqu’il avait été frappé de la foudre à la cuisse. {Ambustus signifie brûlé )

AMBUSTUS, a, um, part. pas. d’amburo : Brûlé, consumé.

app. — Ambusta fulmine periit, Elle fut consumée par la foudre (ch. 19).

AMENS, entis, m. f. n. Troublé, égaré, in-sensé, hors de soi-même , emporté.

app. — Amens dolore, Égarée par l’excès de sa douleur (ch. 22).

ep. s. — Amens furore. Furieux (ch. 200).

AMENTER, adv. Follement.

AMENTIA, æ, s. f. Folie, égarement d’es-prit.

AMENTO, as, avi, atum, are, v. act. Lier avec une courroie.

AMENTUM, i, s. n. Courroie, lanière; javelot.

AMES, itis, s. m. Perche d’oiseleur.

AM1ANTUS, i, s. m. Amiante.


AMOENÈ, adv. Agréablement.

AMOENITAS, atis, 8. f. Agrément, beauté. AMOENITER, adv. Délicieusement.

AMOENUS, a, um, adj. Agréable, charmant.

AMOLIOR, iris, itus sum. iri, v. dèp. Oter, eloigner.

AMOLITIO, onis, s. f. Éloignement, ex-pulsion.

AMOMÜM, i, 8. n. Amome {arbuste odori-féranl).

AMON, onis, 8. pr. m. Amon, roi de Juda, fils de Manassès.

Il imita les impiétés de son père, et fut, après un règne de deux ans, assassiné par ses serviteurs.

AMOR, oris, s. m. Amour, tendresse, désir.

de vir. — Illius magnus apud militem amor, Les soldats avaient pour lui beaucoup d'affection {ch. 59).

ep. gr. — Flagrare amorepatriœ, Brûler de l’amour de la patrie {ch. 12).

AMORES, um, s. m. pl. Attachement, ten-dresse.

AMOTIO, onis, s. f. Action d’éloigner.

AMOTUS, a, um, part. pas. d’amoveo.

AMOVEO, es, i, otum, ere, v. act. Oter, éloigner, bannir.

app. — Vinum amovebatur ab aris Cereris, On n’offrait pas de vin sur les autels de Gérés {ch. 2).

AMOVI, parf. d’amoveo.

AMPHIARAUS, ii, s. pr. m. AmphiaraÜs, célèbre devin du paganisme.

Il était fils dOïclès, ou, selon d’autres, fils d’Apol-Ion et d’Hypermnestre, 11 périt dans la guerre qu’A-draste entreprit contre Thèbes. Il fut déifie.

AMPHIBIUS, a, um, adj. Amphibie {qui vil indifféremment sur la terre et dans l'eau).

AMPHIBOLIA, æ, 8. f. et

AMPHIBOLOGIA, æ, 8. f. Amphibologie, ambigüité, double sens.

AMPHICTYON, onis, s. pr. m. Amphictyon, 5e roi d’Athènes.

C’est lui qui fonda le tribunal des Amphictyons, représentants des villes grèques, qui avaient droit de suffrage daus le conseil général de la nation.

AMP III ON, onis, s. pr. m. Amphion, prince thébain, fils de Jupiter et d’Anliope.

Il bâtit les murs de la ville de Thèbes au son de sa lyre : il avait reçu des leçons de musique de Mer-cure.L’histoire explique ccttc fable en nous apprenant qu’Amphion entoura de murs la ville de Thèbes qui, jusque là, avait été ouverte de tous les côtés. Il épousa Niobé et en eut quatorze enfants. {F. Niobe.) AMPHITHEATRTOI, i, s. n. Amphithéâtre. C’était un vaste édifice de forme ronde ou ovale, destiné, chez les Romains, à donner au peuple des spectacles de gladiateurs, de combats d’animaux et quelquefois d’exercices nautiques. — La place ovale laissée au milieu pour les combats s’appelait arène, parcequ’elle était couverte d’un sable fin {arena).

AMPHITRITE, es, s. pr. f. Amphitrite, femme de Neptune,et déesse de la mer.

On la prend souvent pour la mer elle-même.

AMPHORA, æ, s. f. Amphore, vase à deux anses, en terre cuite.

ii contenait de 12 à 14 litres de vin׳

AMPIIORARIUS, ii, 8. m. Fabricant, mar-chand ou porteur de cruches.

AMPHRYSUS, i, s. pr. m. Amphryse, petite rivière de Thessalie, dans la Magnésie.

C’est près de cette rivière qu’Apollon, chassé du ciel, fit paître les troupeaux du roi Admète. {Voir app., ch. 5.)

AMPLE, adv. Amplement.

AMPLECTOR, eris, xus sum, i, ©. dép. Em-brasser, environner.

de vir. — Species flammœ caput pueri am-plexa est, Une espèce de flamme enveloppa la tête de l’enfant {ch. 7).

AMPLEXOR, aris, atus sum, ari, v. dép.. Embrasser.

AMPLEXUS, a , um, pari. pas. d’am-plector.

pr. — Amplexus utrumque, Les ayant em-brassés tous les deux (3, 7).             [resses.

AMPLEXUS, ûs, s. m. Embrassement, ca-AMPLIFICATIO, onis, s. f. Amplification, augmentation, accroissement.

AMPLIFICO, as, avi, alum, are, v. act. Am-plifier, agrandir.

AMPLI O, as, avi, atum, are, v. act. Aug-menter, prolonger, accroître, agrandir.

AMPL1SSIMÈ, superl. d’amplè, adv. Très abondamment; honorablement.

AMPLITER, adv. Amplement, magnifique-ment.

AMPLITUDO, inis, 3. f. Étendue, grandeur.

AMPLIÙS, adv. Plus, davantage.

AMPLUS, a, um, adj. Ample, étendu, vaste, grand, considérable; illustre.

ep. s.— Prœda ampla, Riche butin {ch. 167).

AMPULLA, æ, s. f. Fiole, bocal (à ventre renflé).

AMPULLÆ, arum, s. f. pl. Mots ampoulés.

AMPUTATIO, onis, s. f. Amputation, mu-tilation.

AMPUTO, as, avi, atum, are, v. act. Cou-per, tailler, retrancher.

de vir. — Manum ampulavit, Lui abattit la main {ch. 59).

AMULETUM, i, s. n. Amulette, préservatif.

C’est une image, on sachet, que l’on porte sur la poitrine. C’est chez les Egyptiens surtout que l’on trouvait cet usage superstitieux, qui se continue en-core de nos jours en Asie, en Afrique et même en Europe.

AMULIUS, ii, s. pr. m. Amulius, fils de Proca, roi d’Albe.

11 enleva la couronne à son frère aîné Numitor. Il fut tué par Romulus, qui rétablit Numitor sur le trône. {Voir De Vir. ch. 1.)

AMURCA, æ, s. f. Lie, marc d’huile.

AMUSSÏM, adv. Exactement, régulièrement.

AMUSSIS, is, s. f. Cordeau, ligne, règle.

AMUSSITATUS, a, um, adj. Fait exacte-ment.

AMUSSIUM, ii, s. n. Niveau.

AMYGDALA, æ, s. f. Amande, amandier.

AMYGDALUM, i, s. n. Amande.

AMYLON, i, s. n. et

AMYLUM, i, s. n. Amidon [espèce de fécule extraite du blé, et avec laquelle on fait la colle dite empois).

AMYNTAS, æ, s. pr. m. Amyntas, nom d’un grand nombre de Macédoniens.

Les uns ont occupé le trône de Macédoine ; les autres ont servi dans les armées de Philippe et d’Alexandre.

AN, adv. et conj. Si, ou, est-ce que.

doctr. — An vultis, Voulez-vous (1, 10) ?

ANACHARSIS, is, s. pr. m. Anacharsis, philosophe scythe, fils de Gnurus, de race royale, et d’une femme grèque.

11 vint à Athènes vers l’an 592 av. J.-C., s y distin-gua par l’austérité de ses mœurs, et mérita d’être mis au nombre des sept sages de la Grèce. Au retour de son voyage, il fut tué par ordre du roi des Scythes, pour avoir voulu introduire les lois des Grecs dans son pays. Anacharsis vivait du temps de Grésus, qui l’avait attiré à sa cour. ·

ANACHORETA, æ, $. m. Anachorète, so-litaire.

ANAGNOSTÆ, arum, s. m. pl. Anagnostes.

C’étaient des esclaves qui étaient chargés à Rome de faire une lecture pendant le repas. On les appe-lait aussi lectores, lecteurs.

ANAGRAMMA, atis, s. n. Anagramme.

C’est une transposition, ou renversement de let-très dans un mot ou dans une phrase, pour trou-ver d’autres mots ou un autre sens. Ex : Roma et wiora; — sum et mus·

ANALECTA, orum, s. n. pl. Collection, recueil.

ANALOGIA, æ, s. f. Analogie, rapport.

ANALOGUS, a, um, adj. Analogue, pro-portionné.

ANALYSIS, is, s. f. Analyse, solution.

ANANIAS, æ, s.pr.m. Ananias, jeune cap-tif de la nation juive.

Il fut un des trois jeunes hommes jetés dans la fournaise par l'ordre de Nabuchodonosor.

ANARCHIA, æ, s. f. Anarchie (absence de pouvoir}, bouleversement.

ANAS, atis, s. f. Canard.

ANATHEMA, atis, s. n. Anathème, exé-cration.

ANATOME, es, s. f. et

ΑΝΑΤΟΜΙΑ, æ, s. f. Anatomie, dissection. ANATOMICUS, i, s. m. Anatomiste.

ANATOMICUS, a, um, adj. Anatomique.

ANAXAGORAS, æ, s. pr. m. Anaxagore, philosophe grec, naquit à Clazomène, environ 500 ans av. J.-C.

Disciple de Thalès, il enseigna le premier la phi-losophie à Athènes. Il abandonna ses propriétés pour se livrer sans distraction à cette étude. Il avait voyagé en Egypte pour y puiser des lumières. Exilé à cause de sa prétendue impiété, il s’était retiré à Lampsaque, où il mourut à l’âge de 72 ans.

ANAXILAUS, i, s. pr. m. Anaxilaüs, tyran (roi) de Messène, en Sicile.

L’histoire rapporte qu’il fit tellement aimer son gouvernement, qu’à sa mort, arrivée l’an 476 av. J.-C., ses sujets consentirent à obéir à un de ses es-claves, en attendant que l’aîné des enfants du roi fût en âge de gouverner lui-même.

ANCEPS, ipitis, m. f. n. Douteux, incertain, irrésolu.

ANCHISES, æ, s. pr. m. Anchise, prince troyen, fils de Capys.

On dit qu’il était d’une si grande beauté, qu’il inspira de l’amour à Vénus. 11 en eut un fils, le cé-lébre Enée. (Voir Æneas.)

ANCHORA, æ, s. f. Ancre de navire.

ANCHORALE, is, s. n. Câble d’ancre.

ANCHORARIUS, ii, 8. m. Qui a soin des ancres.

ANCHORARIUS, a, um, adj. Qui concerne les ancres.

ANCILE, is, s. n. Ancile, bouclier.

Les anciles étaient des boucliers longs et échan-crés des deux côtés: le premier qui parut était, dit-on, tombé du ciel. Pour empêcher qu’on l'enlevât, Numa en fit faire onze autres si parfaitement sem-blables au premier, qu'il était impossible de les dis-tinguer. 11 plaça ces douze boucliers dans le temple de Vesta, et institua un ordre de prêtres, appelés Saliens, pour les garder.

ANCILIA, orum, s. n. pl. Ancilies.

Une fois par an, les Saliens (voir ci-dessus) fc-saient autour de Rome une procession, dans la-quelle ils portaient les anciles, en dansant et en chantant des hymnes en l’honneur du dieu Mars. Cette fête commençait le 1er mars et durait trois jours. Pendant ce temps, on ne pouvait ni se marier ni rien entreprendre d’important, car ces trois jours étaient réputés malheureux.

ANCILLA, æ, s. f. Servante, domestique.

ANCILLARIS, m. f., e, n. De servante.

ANCILLO, as, are, v. n. et

ANCILLOR, aris, atus sum, ari, v. dép. S’attacher au service, servir, s’assujétir.

ANCIPITIS, gén. d’anceps.

ANCUS, i, s. pr. m. Ancus (Martius}, pe-tit-filsde Numa, et quatrième roi de Rome.

Il fit avec succès la guerre aux Latins, aux Véiens, aux Fidénates, aux Volsques et aux Sabins. — Il joignit par un pont le mont Janicule à la ville de Rome, et renferma dans l’enceinte de la ville le mont Aventin et celui de Mars. Il bâtit Ostie à l’embouchure du Tibre. Ancus joignit la valeur de Romulus à la modération de Numa.

ANDRISCUS, i, s. pr. m. Andriscüs, nom véritable du faux Philippe.                :

Il se disait fils du roi Persée, et, à la faveur de ce mensonge, il s’était emparé de la Macédoine. Quintus Métellus fut envoyé contre lui et le battit deux fois, av. J.-G. 142, de la fond, de Rome, 611. (R~oir ΠΕ vir., ch. 50.)

ANDROCLES, is, s. pr, m. Androclès, es-clave romain. (Voir son histoire, doctr. mor-5, ch. 58 et suiv.}

ANDROGÆUS, i, s. pr. m. Androgée, fils de Minos et de Pasiphaé.

Il était très habile à la lutte. Egée, roi de l’Atti-que, jaloux de sa gloire, le fit assassiner sur le clie-min de Thèbes. Pour venger la mort de son fils, Minos déclara la guerre aux Athéniens, à qui il n’accorda la paix qu’à la condition que, tous les ans, Égée enverrait en Crète sept jeunes garçons et sept jeunes filles, pour être dévorés par le Mino-taure.

ANDROMACHE, es, s. pr. f. Andromaqüe, princesse troyenne, épouse d’Hector et mère d’Astyanax.

Elle eut la douleur devoir précipiter son fils du haut d’une tour par Pyrrhus, à qui elle échut en partage. Pyrrhus l’emmena en Epire et l’épousa.

ANDROMEDA, æ, s. pr. f. Andromède, femme de Persée.

Afin d’apaiser Neptune qui avait envoyé un monstre marin pour ravager l’Ethiopie, Andro-mède fut exposée à la voracité de ce monstre. Persée la vit, fut touché de son malheur et de sa beauté, pétrifia le monstre en lui présentant la tête de Me-duse, délivra Andromède et l’épousa.

ANECDOTUS, a, um, adj. Qui n’est pas publié, qui n’est pas connu.

ANELLUS, i, s. m. Petit anneau.

ANEMONE, es, s. f. Anémone (plante dont les couleurs sont magnifiques et variées).

ANETHUM, i, s. n. Anet (herbe odorife-rante).

ANFRACTUS, ûs, s. m. Détour, circuit.

ANGARIUS, ii, s. m. et

ANGARUS, i, 5. m. Maître de poste, mes-sager.

ANGELICUS, a, um, adj. Angélique, qui concerne les anges.

ANGELUS, i, s. m. Ange (esprit céleste, ministre des volontés de Dieu).

On en reconnaît de deux sortes : les bons anges, ou anges de lumière; les mauvais anges, ou anges de ténèbres.

ANGERONIA, œ, s. pr. f. Angéronie, déesse du silence et des conseils.

ANGINA, æ, s. f. Angine, esquinancie.

ANGIPORTUM, i, s. n. et

ANGIPORTUS, ûs, î. m. Rue étroite, ruelle ; impasse.

ANGLI, orum, s. pr. m. pl. Les Anglais.

ANGLIA, æ, s. pr. f. Angleterre, royaume d’Europe. (Voir Angli, au Suppl.)

ANGLUS, a, um, adj. D’Anglais, d’Angle-terre.

ANGO, is, xi, ere, v. act. Étrangler, tour-menter, étouffer.                        [ment.

ANGOR, oris, s. m. Chagrin, peine, tour-ANGUILLA, æ, s. f. Anguille.

ANGU1S, is, s. m. Serpent.

ANGULUS, i, s. m. Angle.

ph. — Angulus interior, Coin, encognure (i. 2).

ANGUSTE (compar. iùs, super, issimè ), adv. Étroitement, d’une manière étroite.

ANGUSTIA, æ, s. f. Disette; disgrace, mal-heur ;petit espace, gorge, détroit.

doctr. — Angusliœ locorum, Défilé (5, 14).

ANGUSTO, as, avi, atum, are, v. act. Ré-trécir, serrer.

ANGUSTUS, a, um, adj. Étroit.

ph. — Domus tam angusta, Une maison si chétive (5, 8).

ANHELANS, antis, part. près, d’anhelo.

ph.— Gratis anhelans, S’essoufflant en pure perte (2, 5).

ANHELANTER, adv. A perdre haleine.

ANHELATIO, onis, s. f. Difficulté de res-pirer.

ANHELATOR, oris, 5. m. Qui a de la peine à respirer.

ANHELITUS, ûs, s. m. Respiration.

ANHELO, as, avi, atum, are, v. n. Se mettre hors d’haleine.

ANHELUS, a, um, adj. Qui est hors d’ha-leine.

ANICETUM, i, s. n. Anis (plante et graine aromatiques).

ANICULA, æ, s. f. Petite vieille.

ANIENUS, i, î. pr. m. Aniénus (V. Anio.)

ANILIS, m. f., e, n. De vieille, qui cou· cerne les vieilles femmes.

ANILITAS, atis, s. f. Vieillesse de femme.

ANILITER, adv. En vieille.          [vie.

ANIMA, æ, s. f. Souffle, vent ; ame, esprit, ph. — O suavis anima! Quel agréable par-fum (5, 1)!

ANIMADVERSIO, onis, s. f. Remarque, réprimande, animadversion.

ANIMAJDVERSOR, oris, s. m. Qui fait at-tention, qui remarque, qui réprimande.

ANIMADVERTO, is, i, sum, ere, v. act. Ré-fléchir à, remarquer, observer, s’apercevoir; sévir contre.

app. — Animaverlebatur in eas, On sévissait contre elles (ch. 2).

de vir. — Rem animadverlit, S’en aperçut (ch. 1). — Animadvertere in, Sévir contre (ch. 48 et 59).

doctr. — Ne animadverteret asperiùs in eos qui, Pour qu’il ne s’emportât point trop violemment contre ceux qui (2, 17).

ANIMAL, alis, s. n. Animal, bête, être animé.

ANIMALIS, m. f., e, n. D’animal, animé, qui respire.

ANIMANS, antis, m. f. n. Tout ce qui vit, animal.

ANIMATOR, oris, s. m. Qui donne la vie.

ANIMATUS, ûs, s. m. Respiration.

ANIMATUS, a, um, part. pas. d’animo : Disposé, rempli de courage.

ANIMO, as, avi, atum, are, v. act. Animer. ANIMOSÈ, adv. Courageusement.

AN1M0SUS. a, um, adj. Courageux.

ANIMUS, i, s. m. Ame, esprit, cœur, vo-lonté, courage. — Animo œquo, Sans se plain-dre, ou Avec résignation. (Passim.) x

de vir. — Mi hi animus est, J’ai l’intention (ch. 27). — Quasi animo prœsagiret, Comme s’il eût pressenti (ch. 47). — Animum verb fralernum in eum oslendit, Se conduisit en-vers lui en excellent frère (ch. 47).— Convert tere animum ad, Chercher tous les moyens de (ch. 50).— Militibus animos addere, Faire re-prendre courage à ses soldats (ch. 60).

doctr. — Interest animis nostris, Il réside dans notre ame (1, 6). — Dare animo malo, Donner dans une mauvaise intention (1, 12).— Consistere in animo, Consister dans l’inten-tion (5, 54). — Pretium animi, Le prix de la reconnaissance (5, 42).

ep. gr. — Animo ad moriendum paralo, Disposés à mourir (ch. 12). —Animos suorum firmare, Encourager les siens (ch. 12 et 94). — Anxio esse animo, Être inquiet (ch. 24). — Animorum motus diversi, Les esprits étaient diversement agités (ch. 124). — Animo prtBci-pere, Concevoir d’avance (ibid). — Ingentibus animis, Avec beaucoup d’ardeur (ch. 145). — In animo esse, Avoir l’intention (ch. 148). — Animos addere, Encourager (ch. 183).

ep. s. — Habere in animo, Avoir !’intention (ch. 41). — Esto bono animo, Ayez bon cou-rage (ch. 47). — Recepit animum, 11 revint à lui (ch. 72). — Animo malo, Méchamment ou A mauvaise intention (ch. 79 et 121). — In-tendere animum, S’appliquer (ch. 178). — Esse hilari animo, Être de bonne humeur (ch. 187).

PH. — Capere animas, S’emparer du cœur (2, 2). —Si animus (tuus) sentit, Si vous ap-préciez (2, êpil.). — Est animus, J’ai envie (5, 14). — Referre ad animum, Réfléchir sur (5, 17).

ANIO, onis, s. pr. m. L’Anio (aujourd’hui Tetierone), rivière du pays des Sabins.

Elle se précipite d’un rocher élevé, arrose le ter-ritoire de Tibur (Tivoli), et va se jeter dans le Tibre à peu de distance de Rome. — Cette rivière fesait la limite septentrionale du Latium.

ANNALES, ium, 5. m. pl. Annales, his-toire.

A Rome, le soin de rédiger les annales était une des fonctions du grand-prêtre. Il écrivait sur des tablettes tous les événements remarquables; il ex-posait ces tablettes dans son logis, afinque le peuple pût venir les lire : on les appelait annales niaximi (les grandes annales). Cette coutume subsista jus-qu’à l’an 620 de Rome, 154 ans av. J.-C.

ANNE, adv. Est-ce que?

ANNECTO, is, xi et xui, xum, ctere, v. ad. Nouer, lier, joindre.

ANNEXUI, parf. d’annecto.

ANNEXES, ûs, s. m. Lien, nœud.

ANNEXES, a, um, part. pas. d’annecto.

ANNIBAL, alis, s. pr. m.

Annibal, fils d’Amilcar, général carthaginois.

Il hérita de son père une haine implacable con-tre les Romains, prit Sagonte, ville d’Espagne, au royaume de Valence, passa les Alpes, vint attaquer les Romains dans Rome même, leur suscita des ennemis dans le monde entier, et souleva toute l’Asie contre eux. Ayant été rappelé en Afrique, Annibal perdit la bataille de Zama contre les Ro-mains commandés par Scipion Y Africain. Il se re-tira d’abord vers Antiochus, et ensuite auprès de Prusias, roi de Bithynie. 11 s’empoisonna pour ne pas tomber entre les mains de ses ennemis, l’an 183 av. J.-C.

ANNISES, a, um, part. pas. d’annitor.

ANNITOR, eris, nexus et nisus sum, niti. v. dép. S’efforcer.

ANNIVERSARIES!, ii, s. n. Anniversaire.

ANNIVERSARIES, a, um, adj. Anniversaire (qui se fait tous les ans).

ANNIXÈ, adv. Avec effort.

ANNONA, æ, s. pr. f. Annona.

La déesse Annona présidait aux provisions de l’année. On la représentait avec quelques épis à la main. On plaçait auprès d’elle la proue (partie de l'avant) d’un vaisseau, comme symbole des appro-visionnements que Rome recevait par mer.

ANNONA, æ, s. f. Vivres, denrées.

de vir. — Annonà gravi, Dans une grande disette (ch. 18).

ANNONARIES, ii, s. m. Pourvoyeur, vi-vandier.                                   [nées.

ANNOSES, a, um, adj. Vieux, chargé d’an-ANNOTATIO, onis, s. f. Remarque, anno-talion.

ANNUATÏM, adv. Tous les ans, par an.

ANNULARIS, m. f., e, n. et ANNULARIES, a, um, adj. Annulaire. ANNULES, i, s. m. Anneau, bague.

Cette sorte d’ornement passa des Grecs aux Ro-mains. Les premiers anneaux étaient en fer : dans la suite, on en fit en argent et en or. — L’anneau continua d’être toujours la marque caractéristique des esclaves, alors que l’anneau d’argent avait cessé d’être une distinction.

ANNUMERO, as, avi, atum, are, v. ad. Compter, nombrer.

ANNUNTIO, as, avi, atum, are, v. ad. An-noncer.

ANNUO, is, i, turn, ere, v. ad. Faire signe, consentir, accorder, faire entendre.

ANNUS, i, s. m. Année, an.

L’année comprend 12 mois, ou 52 semaines, ou 565 jours. L’année lunaire, composée de 354 à 355 jours, n’était point en rapport avec l’an-née solaire qui en comptait, comme aujourd’hui, 365. Tous les deux ans, il fallait ajouter un mois intercalaire de 22 à 23 jours. Cette intercala-tion se fit, dans la suite, selon le càprice des pou-tifes.—Jules César corrigea leurs erreurs, et ordonna que l’année serait désormais de 365 jours, plus 6 heures, qui produisirent un jour de plus tous les quatreans.—L’année qui a ainsi 366 jours est ap-pelée bissextile.

de vir. — Ante annos, Avant l’âge (ch. 40).

ep. gr. — Primos agere annos, Passer ses premières années (ch. 52).

ph.— Annos celare, Cacher ou Dissimuler son âge (2, 2).

ANNEES, a, um, adj. Annuel, qui arrive tous les ans.

ANODYNES, a, um, adj. Anodin, qui calme les douleurs.

ANORMIS, m. f., e, n. Déréglé.

ANQUIRO, is, sivi, situm, rere, v. ad. Faire une enquête, instruire une affaire.

ANQUISITÈ, adv. Exactement, soigneuse-ment.

ANQUISITIO, onis, s. f. Enquête, re-cherche.

ANSA, æ, s. f. Anse, lien, occasion.

ANSER, eris, s. m. Oie. (Voir Suppl.)

ANSERINUS, a, um, adj. D’oie, qui con-cerne les oies.

ANTÆ, arum, s. f. pl. Jambages, piliers.

ANTÆUS, i, s. pr. m. Antée, géant, fils de la Terre et de Neptune,

Il massacrait dans la Libye tous les passants, pareequ’il avait fait vœu de bâtir à son père un temple avec les crânes de ses ennemis. Hercule, eu le combattant, s’étant aperçu qu’il le terrassait inu-tilement, car la Terre lui donnait des forces nou-veiles toutes les fois qu’il la touchait, l'éleva en l’air, et l’étouffa dans ses bras.

ANTARCTICUS, a, um, adj. Antarctique, méridional (opposé au pôle arctique ou pôle nord).

ANTE, prêp. acc. Avant, en présence de.

ph.—Ante hos sex menses, Avant les présents six mois, c.-à-d. Il y a plus de six mois (1, 1).

ANTE, adv. et

ANTEÀ, adv. Avant, auparavant.

ANTEAMBULO, as, avi, atum, are, v. n. Marcher devant quelqu’un.

ANTECAPIO, is, cepi, captum, capere, v. act. Anticiper, prévenir.

ANTECEDENS, cntis, part. prés, d’ante-cedo : Qui précède, antécédent.

ANTECEDO, is, cessi, cessum, ere, v. act. Précéder, devancer, surpasser.

ANTECELLENS, entis, part. près, d’ante-cello : Qui surpasse, qui excelle.

ANTECELLO, is, lui, ere, v. act. Surpasser, exceller.

ANTECESSIO, onis, s. f. Ce qui précède.

ANTECESSOR, oris, 5. m. Prédécesseur ; auplur. Avant-coureurs.

ANTECESSUS, ûs, s. m. Anticipation.

ANTECURRO, is, cucurri, cursum, cre, v. n. et

ANTECURSO, as, avi, atum, are, v. n. Cou-rir devant.

ANTEDICO, is, xi, ctum, ere, v. act. Pré-dire, prophétiser.

ANTEEO, is, ivi, itum, ire, v. act. et n. Aller devant, surpasser, prévenir.

ANTEFERO, fers, tuli, latum, ferre, υ. act. Porter devant; préférer.

ANTEGRED1OR, deris, ssus sum, di, v. dép. Aller ou marcher devant.

ANTEHABEO, es, ui, bitum, here, v. act. Préférer.

ANTELUCANUS, a, um, adj. Qui se fait avant le jour.

ANTEMITTO, is, si, ssum, tere, v. act. En-voyer devant.

ANTENNA, æ, s. f. Antenne.

Vergue, pièce de bois, longue et ronde, attachée en travers du mât pour soutenir la voile. — Au plur. Espèces de cornes de quelques insectes, tels que hannetons, etc.

ANTENOR, oris, s. pr. m. Aktékor, prince troyen, parent du roi Priam.

Après la ruine de Troie, il se réfugia en Italie, où il bâtit Padoue, sur ies côtes de la mer Adria-tique.

ANTEOCCUPO, as, avi, atum, are, v. act. S’emparer devant, prévenir, anticiper.

ANTEPARO, as, avi, atum, are, v. act. Préparer, apprêter.

ANTEPONENDUS, a, um, part. fut. d’an-tepono : Préférable.

ANTEPONO, is, sui, situm, ere, v. act. Préférer, mettre devant.

ANTEPOSITUS, a, um, part. pas. d’an-tepono.

ANTEPOSUI, parf. d’antepono.

ANTEQUAM, conj. Avant que.

ANTERIOR, m. f. us, n. Antérieur.

ANTERIS, idis, s. f. Arc-boutant, éperon {ouvrage de maçonnerie en pointé).

ANTERIÛS, adv. Antérieurement.

ANTES, ium, s. 771. pl. Premiers rangs de ceps dans une vigne.

ANTESIGNANUS, i, s. m. Soldat préposé à la garde du drapeau.

ANTESTO, as, avi, atum, are, v. n. Être au premier rang ; exceller.

ANTESTOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Prendre acte d’une chose ; se ressouvenir.

ANTETULI, parf. d’antefero.

ANTEVENIO, is, eni, entum, ire, v. n. Ar-river avant, précéder.

ANTEVERTO, is, ti, sum, tere, v. act. Prévenir. — Au passif, Être prévenu par.

app. — Anleverlit supplicium, Elle prévint son supplice {ch. 21).                 [devant.

ANTEVOLO, as. avi, atum, are, v. n. Voler ANT1I0L0GIA, æ, 5. f. et ANT1I0L0GICA, 0rum,r.pZ.71.Tr. des fleurs. On appelé aussi anthologie un recueil de stances, d’épigrammes, d’élégies et d’autres pièces fugitives des poètes grecs.

ANTHOLOGIUM, ii, s. n. Recueil de pen-sées, de traits choisis.

ANTIATES, s.pr. 1n.pl. Les Antiates, ha-bitants d’Antium.

ANTIC1PATI0, onis, s. f. Anticipation.

ANTICIPO, as, avi, atum, are, v. act. An-ticiper, prévenir.

ANTIDOTUM, i, s. n. et

ANTIDOTES, i, s. m. Antidote, contre-poison.

ANTIGONE, es, s. pr. f. Antigone, fille d’Œdipe et de Jocaste.

Elle fut un modèle de piété filiale, en servant de guide à son père aveugle et banni de Thèbes.

ANTIGONCS, i, s.pr. m. Antigone, favori d’Alexandre.

Il avait reçu d’Antipater le gouvernement de la grande Phrygie et de la Cilicie.

Antigonus est aussi le nom de plusieurs rois de Syrie.

ANTIOCHUS, i, s. pr. m. Antiochus. Ce nom est commun à plusieurs rois de Syrie.

Antiochus IV était surnommé Épiphanès, c’est-à-dire, illustre. {E’oirEvvr. sac., ch. 190 et suiv.) An-tiochus V était surnommé Eupator, c.-à-d. né d’un père illustre. Celui dont il est parlé dans le Doct. et dans le De Vir, ch. 40 , succéda à Séleucus, 225 ans av. J.-C. Il fut défait par Ptolémée. Quelque temps après, il prit Sardes, attaqua les Mèdes et les Parthes, s’empara de la Judée, delà Phénicie et vou-lut réduire plusieurs villes de la Grèce, lesquelles implorèrent le secours des Romains : ceux-ci le dé-firent dans plusieurs batailles. — Antiochus mou-rut assasiné, l’an 187 av. J.-C.

--d’Ascalon, philosophe athénien.

Lucullus, Cicéron et Brutus recherchèrent avec empressement son amitié et furent ses disciples.

ANTIPATER, tri, 1. pr. ni. Antipater, nom de plusieurs personnages.

ן-----, général d’Alexandre.

Dans le partage que les généraux de ce prince firent de ses Etats, le gouvernement de la Macédoine échut à Antipater. {P־oir Cassander, au Suppl·)

ANTIPATHIA, s. f. Antipathie, opposition d’humeur.

ANTIQUARIA, æ, s. f. Femme savante, bel esprit.                                  [vant.

ANTIQUARIUS, ii, s. m. Antiquaire, sa-ANTIQUATUS, a, um, part. pas. d’antiquo ANTIQUE, adv. Anciennement.

ANTIQUIT AS, atis, s. f. Antiquité.

ANTIQUITÙS, adv. Anciennement

ANTIQUO, as, avi, atum, are, v. act. Re-fuser, casser, annuler, rejeter. (Voir Suppl.)

ANTIQUES, a, um, adj. Ancien, antique ; excellent.

ph. — Antiqui cadi, Des vins vieux (4, 5).

ANTISTES, itis, s. m. et f. Le premier prêtre, la première prêtresse.

ANTONIUS, ii, s. pr. m. Antoine (Marc), Romain.

Il fut successivement augure, tribun et triumvir. Il avait embrassé le parti de César, et commandait l'aile droite de l’armée qui remporta la victoire de Pharsale : il disputa ensuite à Auguste l’empire du monde.

11 fut vaincu à la bataille navale d’Actium, l’an 51 av. J.-C. — Antoine, dont la vie avait été une longue suite de débauches, mourut en s’enfonçant un poignard dans le sein, à l’âge de 56 ans. (Voir De vir., ch. 60 et suiv.)

ANTRORSÙM, adv. Par devant.

ANTRUM, i, s. n. Antre, caverne.

ANUS, ûs, s. f. Vieille femme.

de vir. — Nisi ista anus supervenisset, Si cette vieille n’était point arrivée là tout-à-coup (ch. 59\

ANXIÈ, adv. Avec inquiétude.

ANX1US, a, um, adj. Inquiet, chagrin.

DE vir. — Nimis anxia comparatio, L’acqui-sition toujours tourmentée (ch. 16).

ep. gr. — Anxio esse animo, Être inquiet (ch. 24).

AP AGE , inlerj. Loin d’ici! Retirez-vous! Ne m’en parlez pas !

APATHIA, æ, s. f. Apathie, indolence.

APELLES, is, s.pr. m. Apelle, peintre cé-lèbre, né à Cos ou à Éphèse, 500 ans av. J.-C.

11 surpassa Pamphile, son maître, et tous les peintres de cette époque. Apelle eut seul la permis-sion de peindre Alexandre. — Pour arriver plus sûrement à la perfection, il exposait ses ouvrages aux yeux des passants, et entendait, caché derrière un rideau, les critiques que l’on en fesait. (Koir Docir. 2, 14.)

APER, pri, s. m. Sanglier, laie.

ph. — Aper, rapinam vitans, La laie, pour se garantir de l’enlèvement de ses petits (2, 4).

APERGULUS, i, s. m. Marcassin (petit d'un sanglier).

APERIO, is, ui, turn, ire, v. act. Ouvrir, découvrir, faire connaître.

app. — Aperuil capsulam, Elle ouvrit la boîte (ch. 5).

de vir. — Ad portas aperiendas, Pour se faire ouvrir les portes (ch. 58). — Aperire viam, Frayer un chemin (ch. 47). — Capul aperire, Se découvrir (ch. 59).

APERTÈ, adv. Ouvertement, publiquement, sans détours.

APERTUM, i, s. n. Plaine, campagne.

APERTURA, æ, s. f. Ouverture.

APERTUS, a, um, part. pas. d’aperio.

de vir. — Aperto belle, A guerre ouverte (ch. 9).

doctr. —7/Zû apertis, L ayant ouverte(5,16).

ep. s. — Aperto ore compellebalur, On le for-çait, en lui tenant la bouche ouverte (ch. 191).

γη. — Apertum est, Il est évident, ou Nous voyons clairement (5, 11). — Pignus apertum. Preuve évidente (5, 5).

APERUI, parf. d’aperio

APES, um, pl. d’apis.

APEX, icis, s. m. Houppe, sommet, pointe, cime, crête; haut du bonnet des flamines.

APHRODISIA, orum, s. pr. n. pl. Aphro-disies, fêtes en l’honneur de Vénus.

APIARIUM, ii, s. n. Lieu où l’on place les ruches.

APIARIUS, ii, s. m. Éleveur d’abeilles.

APIATUS, a, um, adj. Picoté, marqueté.

AP1CATUS, a, um, adj. Qui a une huppe, une pointe ou une crête.

APICIS, gén. sing, d’apex.

APICULA, æ, 5. f. Petite abeille.

APIS, is, s. f. Abeille.

Dans la 11e fable du 3e livre de Phèdre, il '·'agit d’abeilles sauvages qui déposent leur miel sur les arbres.

APIUM, ii, 8. n. Ache, ou Céleri sauvage (herbe qui ressemble au persil).

Les anciens mettaient l’ache au nombre des plantes funèbres. On disait d’un malade désespéré: « dp ίο eget, Il ne lui faut plus que de l’ache. ·

APLUDA, æ, s. f. Criblures, menues pailles.

APLUSTRA, orum, s. n.pl. et

APLUSTRIA, ium, s. n. pl. Ornements qu’on mettait à la poupe des vaisseaux.

APOCHA, æ, s. f. Quittance, acquit.

APOCRYPHUS, a, um, adj. Apocryphe, qui n’est point authentique.

APOGÆUM, i, s. n. Apogée (point du ciel le plus éloigné de la terre).

APOLLINARïS, m. f., e, n. Qui a rapport à Apollon.

APOLLO, inis, s. pr. m.

Apollon, fils de Jupiter et de Lalone.

On l’appelait Phébus au ciel et Apollon sur la terre. On le regardait comme le dieu du jour, des arts, des lettres et de la médecine : c’était le plus beau et le plus aimable des dieux. Furieux de la mort de son fils Esculapc, foudroyé par Jupiter, Apollon tua les Cyclopes qui forgeaient la foudre. Le maître des Dieux, irrité de cette audace, le bannit du ciel. Apollon, réduit à la condition de simple mortel, se réfugia chez Admète, roi de Thessalic, qui lui confia le soin de ses troupeaux ־. ce qui le fit adorer comme le dieu des bergers. Durant le séjour d’Apollon sur la terre, Mercure lui ayant dérobé son arc et ses flèches, il fut réduit pour vivre à se mettre au service de Laomédon, et releva, avec Neptune, les murailles de Troie. Laomédon lui ayant refusé le salairc convenu, Apollon se vengea de ce prince en frappant son peuple d’une peste cruelle ( voir app. , ch. 5). ?«.appelé enfin au ciel, il fut chargé de conduire le char du Soleil.— Comme dieu des arts, il présidait aux concerts des Muses, et habitait avec elles les monts Parnasse, Hélicon, Piérius, les bords de la fontaine d’Hippocrène et les rives du Permesse. Il avait reçu de son père le don de prophétie, et ses oracles à Delphes, à Dëlos, à Claros, étaient les plus célèbres et les plus accrédités dans toute la Grèce. Son temple le plus fameux était celui de Delphes, une des sept merveilles du monde.

APOLLONIA, æ, s. pr. f. Apollonie.

Ii y avait dans l’antiquité plusieurs villes de ce nom. Celle dont il est question dans le Dk vtRts, ch. 64, appartenait à la partie de l’Illyrie comprise dans l’Epire, en face de l’Iapygie, en Italie : c’est aujourd’hui Polina. Elle avait été fondée par des Corinthiens, et fut longtemps estimée par ses écoles et par le goût de la saine littérature qui y régnait. Elle était célèbre par un oracle d’Apollon, que l’on consultait en jetant de l’encens au feu. Si cet encens brûlait, on en tirait un augure favorable; s’il n’était pas consumé, on en tirait un présage sinistre.

APOLLONIUS, ii, s. pr. m. Apollonius, nom de plusieurs généraux, philosophes, etc.

Parmi les généraux, on distingue Apollonius, général d’Antiochus-Epiphanes. Il fut envoyé en Egypte par ce prince pour assister âu couronnement de Ptolémée-Philométor. Il se rendit encore à Rome pour disculper son maître d’avoir tardé à payer le tribut qu’il devait aux Romains. Quelques années après, il marcha contre Jérusalem avec une armée, fit un massacre général des Juifs assemblés dans le temple pour célébrer la Pâque, et détruisit leur ville. Il fut tué dans un combat par Judas Mac lia-bée. {Voir Ep. s., ch. 195.)

Parmi les philosophes·, on distingue 1° Apollonius de Rhodes, ainsi appelé parcequ’il séjourna quelque temps dans cette île; 2° Apollonius, surnommé Mo· Ion. Il ouvrit une école d’éloquence à Rhodes et ensuite à Rome. Il compta César et Cicéron parmi ses disciples. {Voir De vir., ch. 60.)

APOLOGIA, æ, s. f. Apologie, éloge.

APOLOGUS, i, s. m. Apologue, fable.

APOSTASIA, æ* s. f. Apostasie {action de changer de religion}·, désertion.

APOSTATA, æ, s. m. Apostat.

APOSTATRIX, icis, s. f. Celle qui apos-tasie.

APOSTEMA, atis, s. n. Aposlème ou Apos-tume {abcès}.

APOSTOLATUS, ûs, s. m. Apostolat {mis-sion d’apôtre}.

APOSTOLICUS, a, um, adj. Apostolique, d’apôtre.

APOSTOLUS, i, s. m. Apôtre, missionnaire.

APOTHECA, æ, s. f. Cellier {où Γοη met le vin}, magazin, gardemanger, office.

APOTHEOSIS, is, s. f. Apothéose {déifica-tion}.

C’était une cérémonie religieuse par laquelle les an-eiens mettaient un homme illustre au nombre des dieux. Cette coutume porte à croire que les dieux les plus célèbres de la. Grèce n’étaient que des hommes ainsi divinisés.

APPARATÈ , adv. Avec appareil, avec pompe.

APPARATIO, onis, s. f. Appareil, apprêt.

APPARATOR, oris, s. m. Qui fait des pré-paratifs, décorateur.

APPARATUS, a, um, part. pas. d’apparo.

APPARATUS, ûs, s. m. Appareil, apparat, préparatif.

APPAREO, es, ui, itum., ere, v. n. Apparat-tre, se montrer ; être évident.

de vir. — Inde apparuit, Cela fit comprendre {ch. 16). — Apparet id quidem etiam cœco, Ceci est clair même pour un aveugle {ch. 44).

ep. s. — Apparebit, On verra {ch. 40).

ph. — Ut auctor appareat, Pour que je puisse reconnaître l’auteur (5, 11).

APPARITIO, onis, $. f. Apparition; fonc-tion d’appariteur.

APPARITOR, oris, s. m. Appariteur, huis-sier, bedeau.

On appelait, en général, apparitores tous les serviteurs publies des magistrats, parcequ’ils se trou-vaient près d’eux pour exécuter leurs ordres, pour les servir ou les accompagner.

APPARO, as, avi, atum, are, v. act. Apprê-ter, préparer, appareiller.

APPARUI, parf. d’appareo.

APPEGI, parf. d’appingo.

APPELLATIO, onis, s. f. Appel, nom, ap- ! pellation. {Voir Suppl.)

APPELLATUS, a, um, part. pas. d’ap-pello, as.

APPELLO, as, avi, atum, are, v. act. Ap-peler, nommer, citer en justice.

app. — Appellari primo locoj Être invoqué le premier {ch. 1).

de vir. — Appellare, Donner le titre de {ch. 62).

APPELLO, is, puli, pulsum, ere, v. act. Aborder, prendre terre.

app.—Appellere ad coûtes, Échouer contre les écueils {ch. 25).

APPENDIX, icis, s. f. Accessoire ; recueil. *

APPENDO, is, i, sum, ere, v. act. Pendre, attacher à ; peser, examiner.

APPENSUS, a, um, part. pas. d’appendo.

de vir. — Omni auro nondùm appenso, On n’avait pas encore pesé tout l’or {ch. 21).

APPETENDUS, a, um, part. fut. pas. d’ap-peto : Desirable, digne d'être désiré.

APPETENS, entis, part, prés d'appeto : Avide, désireux.

APPETENTER, adv. Avec ardeur.

ΛΡΡΕΤΕΝΤΙΑ, æ, s. f. et

APPETITIO, onis, s. f. Desir vif, ardeur, passion.

APPETITUS, ûs, s. m. Appétit, cupidité, passion.

APPETITUS, a, um, part. pas. d’appeto.

APPETO, is, ivi et ii, itum, ere, v. act. Desi- ־ rer, prétendre à; attaquer, dévorer.

de vir. — Appetere rostro, Attaquer à coups de bec {ch. 24).

ep. s. — Esca quam appétit, Le mets qu’il aime tant {ch. 50). — Appetere lapidibus, At-taquer à coups de pierres {ch. 151).

ph. — Appetere uvam, Convoiter une grappe de raisin (4, 5). — Appetere dente improbo, Attaquer méchamment (4, 8).

APPINGO, is, pegi, pictum, gere, v. act. Ajouter, joindre, attacher.

APPIUS, ii, s. pr. m. Appius, prénom d’une branche de la famille Claudia. ( Voir Claudius.)

APPLAUDO, is, si, sum, ere, v. act. et n. Applaudir, louer.

APPLAUSOR, oris, s. m. Qui applaudit, claqueur.

APPLAUSUS, ûs, s. m. Applaudissement.

APPLAUSUS, a, um, part. pas. d’applaudo.

APPLICATIO, onis, s. f. Application.

APPLICATUS, a, um, part. pas. et APPLICITUS, a, um, part. pas. d’applico.

AJPPLICO, as, avi et cui, atum et itum, are, υ. act. Appliquer, joindre, mettre sur, s’appuyer.

ep. gr. — Se applicare, S’adosser (ch. 170).

APPLORO, as, avi, atum, are, v.n. Pleurer auprès, avec.

APPLUO, is, ui, ere, υ. n. Pleuvoir dessus ou auprès.

APPONO, is, sui, situm, ere, v. act. Poser, servir, mettre auprès, aposter.

app. — llli apposait custodem, Elle mit près de lui un gardien ou un surveillant (ch. 4). — Suum filium illis apposait, Il leur servit son propre fils (ch. 22).

ep. s. — Apponere cibum, Servir à manger (ch. 25).

APPORRECTUS, a, um, part. pas. d’ap-porrigo.

APPORR1GO, is, rexi, rectum, rigere, v. act. Étendre.

APPORTAT!(), onis, s. f. Apport, voiture.

APPORTO, as, avi, atum, are, v. act. Ap-porter.

APPOSITE, adv. A point nommé.

APPOSITIO, onis, s. f. Allégation, apposi-tion, citation.

APPOSITUS, a, um, part. pas. d’appono.

APPOSUI, parf. d’appono.

APPOTUS, a, um, adj. Qui a bien bu.

APPRECATUS, a, um, part. pas. d’appre-cor : Qui a bien prié.

APPRECOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Prier, supplier, invoquer.

ep s. — Apprecari omnia fausta, Souhaiter toute sorte de bonheur (ch. 28 ei 52).

APPREHEXDO, is, i, sum, ere, v. act. Prendre, s’emparer, saisir, empoigner.

de vir. — Cupide Scipionis dexter am ap-prehenderunt, Saisirent avec empressement la main de Scipion (ch. 40).

ep. s. — Apprehendit oram pallii, Elle sai-sit le bord de son manteau (ch. 45).

APPREIIENSUS, a, um, part. pas. d’ap-prehendo.

APPRESSUS, a, um, part. pas. d’apprimo : Pressé contre.

APPRIMÈ, adv. Fort bien, parfaitement.

APPRIMO, is, essi, essum, mere, v. act. Presser, serrer contre.

APPRI3IUS, a, um, adj. Du premier ordre.

APPROBATIO, onis, s. f. Approbation.

APPROBATOR, oris, s. m. Qui approuve.

APPROBÈ, adv. Très bien.

APPROBO, as, avi, atum, are, v. act. Ap-prouver; faire approuver, faire agréer.

APPROBUS, a, um, adj. Très sage.

APPROPERATUS, a, um, adj. Fait à la hâte.

APPROPERO, as, avi, atum, are, v. n. Se hâter, faire diligence.

APPR.OPINQUATIO, onis, s. f. Approche.

APPROPINQUO, as, avi, atum, are, v. n. Approcher, s’approcher.

APPEL!, parf. d’appello, is.

APPULSES, ûs, s. m. Abord, arrivée.

APPULSES, a, um, part. pas. d’appello, is.

APRICAT1O, onis, s. f. Exposition au soleil.

APRICITAS, atis, s. f. Beau temps.

APRICOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Se chauffer au soleil.

APRICES, a, um, adj. Exposé au soleil.

APRILIS, is, s. pr. m. Avril (4e mois de Cannée).

APTATES, a, um, part. pas. dapto.

APTE (compar. aptiùs , super, aptissimè) adv. Convenablement, à propos.

APTITUDO, inis, s. f. État, disposition convenable, aptitude.

ΑΡΤΟ, as, avi, atum, are, v. act. Préparer, disposer, ajuster.

APTUS, a, um ( compar. aptior, super. aptissimus), adj. Propre à, approprié, en rap-port avec.

de vir. — Prudentia bello... aptissima, La prudence qui convenait le mieux à cette guerre (ch. 56).

APED, prép. acc. Chez, devant, auprès de.

APELIA, æ, s. pr. f. Apulie, aujourd’hui la Pouille.

Elle était située entre la mer Adriatique au N., le Samnium propre à ΓΟ., la Lucanie et le golfe de Tarente au S., et la Messapie à TE. On comprenait dans son étendue la Daunie et la Peucétie dont il se-rait difficile et superflu d’assigner les limites. Cette province, ainsi que la Messapie, la Lucanie elle Bru-tium, situés au S. de l'Italie, portaient le nom de grande Grèce.

AQUA, æ, s. f. Eau.

Presque tous les anciens peuples ont fait une di-vinité de cet élément, que beaucoup de monde re-gardait comme le principe de toute chose.

L’eau lustrale était de l’eau ordinaire dans la-quelle on avait éteint un tison ardent pris au foyer des sacrifices.

AQUÆDUCTUS, ûs, s. m. Aqueduc.

C’est un conduit pour faire aller l’eau d’un lieu dans un autre. L’empire romain était rempli d’aque-ducs magnifiques.

AQUÆ-SEXTIÆ, arum, s. pr. f. pl. Aix, aujourd’hui chef-lieu d’arrondissement du dé-parlement des Bouches-du-Rhône.

Elle était la métropole de la seconde Narbonnaise (Provence). C'est là que Marins défit les Teutons, l’an 101 av. J.-C. (Pair Marius et Sextiæ.)

AQUALIS, is, s. f. Aiguière, pot à eau.

AQUARIUM, ii, s. n Abreuvoir, évier.

AQUARIUS, ii, s. pr. m. Le Verseau ( un des douze signes du zodiaque).

C’est le onzième à partir du Bélier (Aries). Le soleil le parcourt en janvier et février. On l’a nommé Aquarius, pareeque c’est alors qu’il tombe ordinai-ment beaucoup d’eau (aqua).

AQUATICUS, a, um, adj. Aquatique, aqueux.

AQUATIO, onis, s. f. Aiguade (endroit propre à s’approvisionner d’eau).

AQUATOR, oris, s. m. Qui fait provision d’eau.

AQUATUS, a, um, adj. Mélangé, délayé avec de l’eau.

AQUIFOLIA, æ, s. f. et

AQUIFOLIUM, ii, s. n. Houx (arbrisseau

־ dont la feuille toujours verte et brillante est armée dépiquants).

AQUILA, æ, s. f. Aigle.

Dans la mythologie, cet oiseau est consacré à Ju-piter. 011 le représente aux pieds de ce dieu, tenant la foudre dans ses serres. — Les légions romaines avaient pour enseigne une aigle d’argent, avec les ailes étendues, au haut d’une lance. (Foir Signum).

AQUILEX, egis, s. m. Fontainier.

AQUILIFER, eri, s. m. Enseigne, porte-aigle (celui qui portait l’aigle romaine).

AQUILINUS, a, um, adj. D’aigle, aquilin.

AQUILITIA, orum, s. pr. n. pl. Aquilices.

C’étaient des sacrifices que les Romains fesaient à Jupiter, afin d’obtenir de la pluie dans un temps de sécheresse.

AQUILIUS, ii, s. pr. m. Aquilius, nom de plusieurs consuls.

AQUILO, onis, s. m. Aquilon (vent du nord); bise. — Au plur. Tempêtes, tourbillons.

AQUILUS, a, um, adj. Noirâtre.

AQUINUM, i, s. pr. n. Aquin, ville du royaume de Naples.

Il y avait aussi une ville de ce nom, dans le Latium, sur les confins du pays des Samnites, à sept lieues de Formies. — C’était la patrie de Juvénal, poète satirique.

AQUOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Aller à la provision d’eau ; abreuver.

AQUOSUS, a, um, adj. Aqueux, humide.

ARA, æ, s. f. Autel, refuge.

Les autels étaient des éminences (alta loca) sur lesquelles on offrait des sacrifices à quelque divinité. Les premiers autels furent de gazon, puis, dans la succession des temps, de bois, de pierre et de marbre. Us avaient différentes formes et étaient toujours, comme aujourd’hui encore, tournés vers l’orient.

app. — Ponere aras. Élever des autels (ch. 1). Conderearam,dresserunautel(ch.l2).

PH. — Ab arâ, Sur un autel (1, 27).— Mo-Tari inter aras, Demeurer sur les autels (4, 19).

ARABES, um, s. pr. m. pl. Les Arabes, peuples de l’Arabie.

Les uns menaient une vie errante, les autres avaient une demeure fixe. Us vécurent longtemps in-dépendants : leur bravoure les fesait respecter des peuples voisins. Il fallut employer contre eux toutes les forces de l’empire romain pour les asservir. Les Arabes cultivaient les sciences : c’est à eux que nous devons nos chiffres.

ARABIA, æ, s. pr. f. Arabie, vaste conlrée d’Asie, entre le golfe Arabique, le golfe Per-sique et la mer Erythrée (mer Rouge).

On la divisait en Arabie déserte, en Arabie pétrée et en Arabie heureuse. Elle était renommée par ses aromates et ses parfums.

ARABICÈ, adv. En arabe.

ARABILIS, m. f., e, n. Labourable.

ARAMUS, i, s. m. Héron (oiseau ά long bec et à jambes fort hautes : il vit de poisson).

ARANEA, æ, s. f. Araignée.

ARANEOLA, æ, s. f. Petite araignée. ARANEOSUS, a, um, adj. Plein d’araignées. ARANEUM, i, s. n. Toile d’araignée.

ARATIO, onis, s. f. Labourage, culture de la terre.

ARATIONES, um, s. f. pl. Terres labou-râbles.

ARATOR, oris, s. m. Laboureur.

ARATORIUS, a, um, adj. Qui concerne le labourage.

ARATRO, as,'avi, atum, are, v. act. Donner un second labour.

ARATRUM, i, s. n. Charrue.

ARBELA, orum, s. pr. n. pl. Arbelles, ville d’Assyrie, dans la Mésopotamie.

(]’est près d’Aibelles qu’Alexandre défit Darius vers l’an 551 av. J -C.

ARBITER, tri, s. m. Arbitre, juge souve-rain, maître.

de vir. — Sine arbitris , Sans témoins ou Sans suite (ch. 5).

ep. gr. — Arbiter secretorum, Confident de secrets (ch, 145\.

ARB1TRARÏÈ, adv. Arbitrairement.

ARBITRAPaUS, a, um, adj. Arbitraire (selon la volonté de.chacun).

ARBITRATES, ûs, s. m. Volonté, discré-tion.                                         [bitror.

ARBITRATES, a, um, part. pas. d’ar-

ARBITRIUM, ii, s. n. Arbitre, gré, vo-lonté.

app. — Plutonis arbitrio subjecit, Il sou-mil à l’autorité de Pluton (ch. 11).

de vir. — Ad arbitrium, A sa fantaisie ou Selon son bon plaisir (ch. 60 et 64).

ep. gr. — Se permittere arbitrio victoris, Se rendre à la discrétion du vainqueur (ch. 152).

PH. — Arbitrio fatorum partes sunt vobis datœ, Le destin vous a fait à chacun votre part (3, 16).

ARBITROR, aris, atus sum, ari, v. dép. Penser, croire, juger, être d’avis.

ARBOR, oris, s. f. Arbre.

ARBORESCO, scis, scere, v.n. Devenir arbre ou grand comme un arbre.

ARBORETUM, i, s. n. Lieu planté d'arbres, verger.

ARBOREES, a, um, adj. D’arbre.

ARBOS, oris, s. f. Arbre.

ARBUSCULA, æ, s. f. Arbrisseau, arbuste.

ARBUSTIVUS, a, um, adj. Planté d’arbres.

ARBUSTO, as, avi, atum, are, v. act. Plan-ter des arbres.

ARBUSTUM, i, s. n. Lieu rempli d’arbres, jardin, verger.

ARBUTUM, î, s. n. Fruit de l’arboisier.

ARBUTUS, i, s. f. Arboisier (arbrisseau).

AR.CA, æ, s, /,.Arche, coffre, cassette, cavité. ph. — Area dives, Coffre-fort (4, 12).

ARCADES, um, s. pr. m. pl. Les Arcadiens, habitants de l’Arcadie.

Ils étaient bergers pour la plupart.

ARCADIA, æ, s. pr. f. Arcadie, contrée du Péloponèse, entre l’Achaïe, laMessénie, l’Élide, la Laconie et l’Argolide.

ARCANE, adv. et

ARCANÔ, adv. Secrètement.

ARCANUM, i, s. n. Secret, mystère.

app. —Nullum ebrio arcanum est, L’homme ivre ne sait rien taire (ch. 7).

ARCANUS, a, um, adj. Secret, caché.

ARCARIUS, ii, s. m. Caissier.

ARCEEEA, æ, s. f. Malle, petit coffre.

ARCENDUS, a, um, pari. fut. d’arceo.

ARCEO, es, cui, cere, v. act. Repousser, chasser, éloigner.

de vir. — Latrones a rapind pecorum ar-cere, Empêcher les voleurs d’emmener les trou-peaux (ch. 1).

ARCESSITOR, oris, s. m. Qui fait venir.

ARCESSITUS, a, um, part. pas. d’arcesso.

ARCESSO, is, ivi, itum, ere, v. act. Man-der, appeler, faire venir.

ARCHAICUS, a, um, adj. Fait à l’antique.

ARCHIDAMUS, i, s. pr. m. Archidamus, nom de plusieurs rois de Lacédémone.

ARCHIMEDES, is, s. pr. m. Archimède, philosophe célèbre de Syracuse : le plus savant mathématicien et le plus habile astronome de son siècle.

Il naquit à Syracuse, vers l’an 350 av. J.-C. — Il est célèbre par la défense de cette ville. Il inventa des miroirs ardents pour brûler les machines et les vaisseaux des Romains. Ce fut lui qui, le premier, construisit une sphère de verre, dans l’intérieur de laquelle il avait figuré et imité le mouvement des astres. (Fair comment il mourut, Doctr. mor. 4,1.)

ARCHIPELAGUS, i, s. pr. m. L’Archipel.

C’est une portion de la Méditerranée parsemée d’un grand nombre dîtes, entre la Grèce et l’Asie Mineure. —- C’était autrefois la mer Égée.

ARCHITECTA, æ, s. m. Architecte.

ARCHITECTOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Bâtir, construire.

ARCHITECTURA, æ, s. f. Architecture.

ARCHITECTES, i, s. m. Architecte.

ARCHITRICLINUS, i, s. m. Maître d’hôtel.

ARCHIUM, ii, s. n. et

ARCHIVUM, i, s. n. Archives (dépôt d’an-ciens titres, etc.).

ARCHON, onlis, s. m. Archonte.

On nommait ainsi les principaux magistrats qui gouvernèrent la république d’Athènes, après la mort de Codrus, dernier roi.

ARCIS, gén. d’arx.

ARCITENENS, entis, s. m. Qui tient un arc en main (le Sagittaire, signe du zodiaque).

ARCIVUS, a, um, adj. Qui réprime.

ARCTATIO, onis, s. f. Action de resserrer.

ARCTATUS, a, um, part. pas. d’arcto. ARCTÈ, adv. Etroitement, à l’étroit.

de vir. — Arct'e dormire, Dormir profondé-ment (ch. 64).

ARCTICUS, a, um, adj. Arctique, septen-trional, du nord.

ARCTO, as, avi, atum, are, v. act. Pres-ser, serrer.

ARCTOS, cti, s.pr. m. L’Ourse (constellai.)

On distingue la grande Ourse et la petite.

·ARCTURUS, i, s. m. L’Arcture [étoile voi-sine de la queue de la grande Ourse).

Son leveret son coucher étaient, pour les anciens, le signe des orages.

ARCTUS, a, um, adj. Étroit, serré.

ep. s. — Somnus ardus, Profond sommeil (ch. 108\

ARCUATÎM, adv. En forme d’arc. ARCUATIO, onis, s. f. Arcade, voûte. ARCUBIÆ, arum, s. f. pl. et ARCUBII, orum, s. m. pl. Sentinelles. ARCUBUS, dat. et abl. pl. d'arcus. ARCUI, parf. d’arceo.

ARCUI, dal. sing, d’arcus.

ARCULA , æ, s. f. Boîte, cassette, petit coffre.

ARCUO, as, avi, atum, are, v. ad. Courber en arc, voûter.

ARCUS, ûs, s. m. Arc, voûte, arc de triomphe.

L'arc était une arme offensive dont se servaient les anciens. Chez les Romains, les vélites (corps d’in-fanterie composé des soldats les plus jeunes et les plus agiles) se servaient seuls de l’arc. Parmi les Grecs, les Crétois passaient pour être les meilleurs archers.

ARDEA, æ, s. f. Héron (oiseau).

ARDEA, æ, s. pr. f. Ardée, ancienne ville du Latium, et capitale des Rutules.

Elle était située entre Ostie et Antium. Elle avait été fondée, dit-on, par Danaé, mère de Persée. Enée la brûla après la mort de Turnus. Ovide, dans ses Métamorphoses, feint que de ses cendres il naquit un héron (ardea). — Cette ville fut rebâtie dans la suite, et devint même assez puissante dans les premiers temps de la république romaine : elle n’existe plus aujourd'hui.

ARDELIO, onis, s. m. Homme qui se mêle de tout, brouillon ; homme empressé.

ph. —EsVarddionum quœdam Romœ natio, Il y a à Rome certaine engeance d’importuns (2, 5).

ARDENS, lis, part. prés, d’ardeo : Ardent, enflammé, bouillant, brûlant, vif.

ep. s. — Ardens ira, Enflammé־ de colère, pu Furieux (ch. 35).

ARDENTER (compar. tiùs, super, tissimé), adv. Ardemment, vivement.

ARDEO, es, si, sum, ere, v. n. et

ARDESCO, scis, scere, v. n. Brûler, être ar-dent, s’enflammer, s’échauffer, s’embraser.

ARDOR, oris, s. m. Ardeur, chaleur, vi-vacité.

ARDUITAS, atis, s. f. Éminence, élévation.

ARDUUS, a, um, adj. Escarpé, élevé. doctr. — Res arduœ. Choses difficiles (5, 1). AREA, æ, s. f. Aire, place publique, plaine. AREAS, æ, s. pr. m. Aréas, général grec, qui se battit contre les Étoliens.

AREFACIO, is, fecî, factum, cere, v. ad. Sécher, faire sécher.

ARENA, æ, s. f. Sable, gravier, arène ; au plur. Déserts.

L’arène était la partie centrale (du milieu) du cirque, dans laquelle combattaient les gladiateurs. On l’appelait ainsi à cause du sable (arena) qu’on y répandait.

ep. gr. — Arenarum moles, Des amas de cendres (ch. 41).

ARENACEUS, a, um, adj. Sablonneux.

ARENARIA, orum, s. n. pl. et

ARENAP1IÆ, arum, s. f. pl. Sablonnière.

ARENARIUS, ii, s. m. Gladiateur (qui corn-bat sur Γarène).

ARENATIO, onis. s. f. Crépi, enduit de muraille.

ARENATUM, i, s. n. Mortier (fait de chaux et de sable).

ARENOSUS, a, um, adj. Sablonneux.

ARENS, lis, part. prés. d’areo: Sec, desséché.

AREO, es, rui, ere, v. n. Etre sec, se des-sécher.

AREOLA, æ, s. f. Petite aire.

AREOPAGITA, æ, s. m. Juge,membre de 1״Aréopage.

AREOPAGUS, i, s. m. Aréopage (célèbre tribunal d’Athènes).

J1 était chargé surtout des affaires criminelles, du dépôt des lois, et de l’administration du trésor public.

ARESCO, scis, scere, v. n. Être sec, se des-sécher, se durcir.

ARGÆUS , i, s. pr. m. Argée, fils de Per-diccas, et son successeur au trpne de Macédoine, vers l’an 678 av. J.-C.

ARGENTARIA, æ, s. f. Banque.

ARGENT ARIUM, ii, s. n. Coffre-fort.

ARGENTARIUS, ii, s. m. Caissier, tréso-rier, banquier.

ARGENTARIUS, a, um, adj. D’argent, qui concerne l’argent.

ARGENTATUS, a, um, adj. Argenté.

ARGENTEUS, a, um, adj. D’argent, en ar-gent.

ARGENTIFODINA, æ, s. f. Mine d’argent.

ARGENTUM, i, s. n. Argent (métal); biens, richesses.

Les premières monnaies d’argent furent frappées à Rome, l’an de Rome 485. On frappa des deniers (dix as), des sesterces (2 as et demi).

de vir. — Argentum factum, Argenterie (ch. 28).

ARGILLA, æ, s. f. Argile (sorte de terre glaise).

ARGILLACEUS, a, um, adj. et

ARGILLOSUS, a, um, adj. D’argile.

ARGIVUS, a, um, adj. Argien, d’Argos ;

Grec, qui est de la Grèce. (Voir Græci.)

ep. gr. — Mater argiva, Femme d’Argos (ch. 189).

ARGO, s. pr. indécl. Argo (nom du vaisseau des Argonautes).

ARGOLICUS, a, um, adj. Grec.

ARGONAUTA, æ, s. pr. m. Argonaute.

Les Argonautes allèrent en Colchide, à la conquête de la·Toison d’or, sous la conduite de Jason. (Koir ce nom.)

ARGOS, i, s. pr. m. Argos, aujourd’hui Argo (en ruines), était une des villes les plus considérables du Péloponèse.

Cetait la capitale du royaume du même nom et de toute l’Argolide. Elle était déjà puissante au temps de la guerre de Troie, et renommée pour la fertilité et les gras pâturages de scs environs. Elle avait une citadelle très forte appelée Larissa, et, pour port, Nauplie (Napoli di Romania).

ARGUMENTALIS, m. f., e, n. Qui con-tient les arguments.

ARGUMENTATIO, onis, s. f. Argumenta-tion (raisonnement pour prouver).

ARGUMENTOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Argumenter, raisonner.

ARGUMENTOSUS, a, um, adj. Qui con-tient beaucoup de matières.

ARGUMENTUM, i, s. n. Argument, raison-nement, sujet, preuve.

ep. gr. — Argumentum tristitiœ, Signe de douleur (ch. 175).

ph. — Hoc argumenta, Par ce sujet, c.-à-d. Ce sujet (cette fable) fait voir que (2, 7).

AlRGUO, is, ui, utum, ere, v.aet. Con-vaincre, blâmer, accuser.

ph. — Arguere crimine furti, Accuser de larcin (1, 10).

ARGUS, i, s. pr. m. Argus, fils de Phryxus.

Il excita Jason à venger la mort de son père as-sassiné par Eétès, qui avait convoité la toison d’or. On dit qu’il construisit, d’après les conseils de Mi-nerve, le fameux navire Argo sur lequel Jason et ses compagnons allèrent en Colchide.

------, fils d’Arestor.

C’était un berger qui avait cent yeux, et que Junon chargea de surveiller la conduite de Jupiter; d’au-très disent, de garder lo, que Jupiter avait changée en génisse. Mercure parvint à l’endormir en jouant delà flûte, et lui coupa la tête. Junon répandit les yeux d’Argus sur la queue du paon, qui lui fut de-puis consacré.

ARGUS, i, s. m. Argus (gardien).

ARGUTATIO, onis, s. f. Craquement (d’un meuble).

ARGUTATOR, oris, 8. m. Sophiste, dis-coureur.                               [ment.

ARGUTÈ, adv. Subtilement, ingénieuse-ARGUTIA, æ, s. f. Pensée fine, pointe d’esprit, plaisanterie ingénieuse.

ARGUTO, as, avi, atum, are, v. act. Re-dire les mêmes choses.

ARGUTOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Causer, jaser.

ARGUTULUS, a, um, adj. Qui ne manque pas d’esprit.

ARGUTUS, a, um, adj; Ingénieux, subtil, rusé.

ARGUTUS, a, um, part. pas. d’arguo : Démontré, repris.

ARIADNA, æ, s. pr. f. et

ARIADNE, es, s. pr. f. Ariane, fille de Minos, roi de Crète, et de Pasiphaé.

Elle fut enlevée par Thésée à qui elle avait donné un peloton de fil à l’aide duquel il put sortir du labyrinthe. — Bacchus l’épousa après que Thésée l’eut abandonnée dans l’île de Naxos.

ARICIA , æ, s. pr. f. Aricie, ancienne ville du Latium, à quelques milles de Rome, sur la voie Appienne.

Elle était célèbre par un temple de Diane, où le culte qu’on rendait à la déesse était ensanglanté par des sacrifices humains.

ARICINUS, a, um, adj. D’Aricie.

ARIDITAS, atis, s. f. Aridité, sécheresse.

ARIDUM, i, s. n. Rivage, grève, bord de l’eau.

ARIDUS, a, um, adj. Aride, sec.

pii. — Cogit miseras aridâ sede emori, Nous fait mourir misérablement dans nos de-meures desséchées (1, 6).

ARIES, etis, s. m. Bélier ( 1° animal״

20 machine de guerre, signe du zodiaque).

Le Bélier {constellation) forme le premier des douze signes du zodiaque : le soleil y entre au mois de mars.

Le bélier {machine de guerre) servait à faire des brèches aux murailles des places assiégées. C’était une poutre très longue et très grosse, armée d’une tête en fer. Cette tête, qui ressemblait à celle d’un bélier, lui en fit donner le nom. {Voir Asser.)

ARIETARIUS, a, um, adj. Qui concerne le bélier {machine de guerre).

ARI ET INUS, a, um, adj. De bélier.

ARIETO, as, avi, alum, are, v. n. Se heur-ter, s’entrechoquer à la manière des béliers.

app. — Arietabant inler se adversis fronti-bus, Leurs fronts se heurtaient à la manière des béliers {ch. 2).

ARISTA, æ, s. f. Barbe de l’épi de blé ; épi, moisson.                            [tique.

ARISTARCHUS, i, s. m. Aristarque, cri-ARISTIDES, is, s. pr. m. Aristide, le plus honnête homme qui ait existé à Athènes.

Il vivait au temps de Thémistocle et de Périclès ; il passa pour un modèle de vertu. Son mérite et sa valeur l’élevèrent aux plus hauts emplois, et il fut mis plusieurs fois à la tête des armées des Athéniens: c’est lui qui les commandait avec Pausanias, à la bataille de Platée, l’an 479 av. J.-C.

Aristide était d’un si grand désintéressement, qu’il ne pensa jamais à retirer pour lui aucun avan-tage des importantes affaires qu’il eut à traiter. Il mourut si pauvre, qu’il fallut que le trésor public fît la dépense de ses funérailles, et donnât une dot à ses filles. — Aristide fut surnommé le Juste.

ARISTIPPUS, i, s. pr. m. Aristippe, phi-losophe grec, disciple de Socrate.

11 naquit à Cyrène, en Afrique, environ 435 ans avant J.-C., d’une famille opulente et illustre.

ARISTOBULUS, i, s. pr. m. Aristobüle, fils et successeur de Jean Hyrcan, grand sacri-ficateur et prince des Juifs.

Il prit le titre de roi : ce que ses prédécesseurs n'avaient jamais osé faire. 11 obligea les Iduméens et les Ituréens à embrasser le judaïsme. Ce prince cruel, qui ne régna heureusement qu’un an, retint sa mère en prison, et l’y fit mourir de faim.

ARISTOCRATE!, æ, s. f. Aristocratie {les grands et les riches d’un pays).

ARISTOTEEES, is, s. pr. m. Aristote, le plus célèbre philosophe de toute l’antiquité.

Il naquit à Stagire, ville de Macédoine, 384 ans av. J.-C. Étant venu, jeune encore, à Athènes, où Platon enseignait alors à !’Académie, il se mit au nombre de ses disciples, et ne cessa de suivre ses leçons qu’au bout de vingt ans. Il résidait à Mytilène lorsque Philippe le choisit pour diriger l’éducation de son fils Alexandre, alors âgé de treize ans. Aris-tote suivit son élève dans l’Asie Mineure, en Syrie et en Égypte. De retour à Athènes, il y fonda le Lycée (wotr Lycæum),où il enseigna la philosophie durant huit années. Accusé d’impiété, il s’exila volontaire-ment, et se retira à Chalcis, en Eubée, où il finit ses jours à l’âge de soixante-trois ans.

ARITIIMETICA, æ, s. f. et

ARITHEDIETICE, es, s. f. Arithmétique {science des nombres, art de calculer).

ARITIIMETICUS, a, um, adj. Qui concerne l’arilhmétique.

ARITUDO, inis, s. f. Sécheresse.

ARMA, orum, s. n. pl. Armes. (V. Suppl.) de vir. — In armis esse, Avoir la guerre {ch. 5). — Armis adeô infestis, Avec tant d’a-charnement {ch. 9). — Instare arma civilia, Que la guerre civile était imminente {ch. 55).

ep. gr. In armis, Armé ou Sous les armes {ch. 29). — Uli armis, Recourir aux armes {ch. 128).

ARMAMENTA, orum, s. n.pl. Équipement d’un vaisseau.

ARMAMENTARIUM, ii, s. n. Arsenal {ma-gazin d’armes).

ARMAMENTARIUS, ii, s. m. Armurier

ARMARIUM, ii, s. n. Armoire.

ARMATURA, æ, s. f. Armure.

ARMATUS, ûs, s. m. Armes, armure.

ARMATUS, a, um, part. pas. d’armo.

ep. gu. —Quatuor milita armatorum, Quatre mille soldats (cA. 15.)— (F. aussi doctr. 1,13.)

ARMENIA, æ, s. pr. f. Arménie, grande ré-gion d’Asie : elle conserve encore son nom.

On la divisait en deux parties. La !re {Armenia major ou grande Arménie) était séparée de la petite {Armenia minor) par l’Euphrate. — C’est dans la grande Arménie qu’on place le Paradis terrestre, et que se trouve le mont Ararat sur lequel l’arche de Noé se serait arrêtée. La petite Arménie fesait partie de la Cappadoce, à ΓΟ. de laquelle elle se trouvait.

Ce pays fut d’abord gouverné par des satrapes, au nom des rois de Médie et de Perse, jusqu’au temps des conquêtes d’Alexandre. Il devint alors une pro-vince du royaume de Syrie, jusqu’à la défaite d’An-tiochus-le-Grand (190 ansav. J.-C.). L’Arménie forma alors deux royaumes. L’an 63 av. J.-C., elle tomba sous la dépendance des Romains, mais elle conserva ses rois jusqu’à l’an 5 av. J.-C.

ARMENLACA, æ, s. f. (s.-ent. prunus), Abricotier.

ARMENIACUM, i, s. n. (s.-ent. malum). Abricot.                          [d’Arménie.

ARMENIACUS, a , um, adj. Arménien, ARMENII, orum, pr. m. pl. Les Arméniens. ARMENTAEIS, m. f., e, n. Qui concerne les troupeaux.                        [bouvier.

ARMENTARIUS, ii, s. m. Pâtre, vacher, ARMENTARIUS, a, um, adj. Qui fait partie d’un troupeau.

ARMENTINUS, a, um, adj. De gros bétail.

ARMENTOSUS, a, um, adj. Riche en trou-peaux.

ARMENTUM, i, s. n. Troupeau {de gros bétail); haras.

ARMIFER, a, um, adj. Qui porte les armes.

ARMIGER, eri, s. m. Écuyer.

ARMILLA, æ, s. f. Bracelet.

Les bracelets étaient en or, eu argent et en ivoire, pour les personnes d’un rang distingué : les autres étaient en cuivre et en fer.

| Les hommes en portaient aussi bien que les femmes ; mais les filles n’en portaient jamais qu’elles n’eussent été fiancées. On en donnait aux gens de guerre en récompense de leur valeur.

ARMILLARIS SPHÆRA, Sphère armil-laire {composée de cercles).

ARMILEATUS, a, um, adj. Qui porte un bracelet, un collier.

ARMILLUM, i, s. n. Sorte de vase à mettre du vin pour les sacrifices.             [liqueux.

ARMIPOTENS, lis, m. f. n. Vaillant, bel-

ARMISONUS, a, um, adj. Qui fait du bruit avec les armes.

ARMO, as, avi, alum, are, v. act. Armer, munir, équiper, mettre sur pied.

.ARMUS, i, s. m. Épaule, et mieux, Le haut de l’épaule.

ARO, as, avi, alum, are, v. ad. Labourer, cultiver la terre.

AROMA, atis, s. n. Parfum, aromate.

AROMATARIUS, ii, s. m. Parfumeur.

AROMATICUS, a, um, adj. Aromatique.

ARPINUM, i, s. pr. «.Àrpinüm,ville des Volsques, dans le Latium, sur la rive gauche du Liris.

Elle est célèbre par la naissance de Marins et de Cicéron, qui avait une maison de campagne dans ses environs.

ARRECTARIA, orum, s. n. pl. Jambages, côtés d’une porté, etc.

ARRECTARIUS, a, um, adj. Qui est posé droit, debout.

ARRECTUS, a, um, part. pas. d’arrigo, is.

ARREPTUS, a, um, part. pas. d’arripio : Saisi.

ARREXI, parf. d’arrigo, is.

ARRHARO״ onis, s. m. Arrhes, nantisse-ment, gage.

ARRIDEO, es, isi, isum, idere, v. n. Plaire, sourire.

ep. gr. — Cui dolus usque arridebat, Qui aimait toujours à tromper (ch. 106).

ARRIGO, as, are, v. ad. Mettre ordre à ses affaires.

ARRIGO, is, exi, rectum, gere, v. ad. Dres-ser, lever droit.

ARRIPIO, is, ui, reptum, ere, v. ad. Saisir, prendre de force ; concevoir.

ph. — Arripere sibi, S’attribuer (5, 7).

ARRIPUI, parf. d’arripio.

ARRISI, parf. d'arrideo.

ARRISIO, onis, $. f. Sourire d’approbation.

ARRISOR, oris, s. m. Qui sourit, complai-sant, flatteur.

ARRODO, is, si, sum, ere, v. ad. Ronger, brouter ; piller autour.

ARROGANS, tis, m. f. n. Arrogant, fier insolent.                           [gamment.

ARROGANTER, adv. Insolemment, arro-

ARROGANTIA, æ, 5. f. Arrogance, hau-teur, fierté.

ARROGO, as, avi, atum, are, v. ad. S’ar-roger, s’attribuer, usurper.

ARROSI, parf. d’arrodo.

ARROSUS, a, um, part. pas. d’arrodo.

ARS, tis, s. f. Art, talent, science, subtilité, artifice; industrie, moyen.

app. — Elusit artes magicas, Il se garantit de ses charmes (ch. 27).

de vir. — Bis artibus, Par ces artifices (ch. 56). — Bis artibus, Par ce moyen (ch. 60).

doctr. —Bâc arle,Vox ce moyen Ç2, 15).

ep. gr. — Quibus artibus, C’est ainsi que {ch. 125).

ARSENICUM, i, s. n. Arsenic (poison}. ARSI, parf. d’ardeo.

ARTABANUS, i, s. pr. m. Artabane, nom de plusieurs personnages de Perse, et de plu-sieurs rois des Parities.

Celui dont il est fait mention dans I’Epit. gr. (ch. 28 et 29), était Hyrcanien de naissance et capi-taine des gardes de Xerxès. Aidé de ses fils, il assas-sina Xerxès et l’un de ses fils pour s’emparer de la couronne de Perse. Il régnait depuis sept mois, lors· qu’il fut tué lui-même par Artaxerxès, dans une re-vue, en présence de l’armée.

ARTAXERXES, is, s. pr. m. Artaxerxès, nom de plusieurs rois de Perse.

Celui dont il est question dans I'Epit. gr. ( ch. 28 et 29), et dans le Doct., était le 2e fils de Xerxès, et surnommé Longuemain. — C’est le même qu’Assué-rus de !’Écriture sainte. — il succéda à son père, environ 464 ans av. J.-C. Il défit les Bactriens, et prit Thémistocle sous sa protection. C’est lui qui permit de rebâtir Jérusalem. 11 mourut fan 42□ av. J.-C.

ARTEMISIA, æ, s. pr. f. Artémise, reine de Carie, province de l’Asie-Mineure.

Elle se rendit célèbre par le monument qu’elle fit élever à Mausole, son frère et son époux, prince d’une beauté extraordinaire. Elle l’aima si tendre-ment, qu’elle avala ses cendres après sa mort.

L’Artémise dont il est parlé dans ΓΕρ. gr. (ch. 18), était reine d’Halicarnasse et des pays voisins. Elle déploya tant de courage à la bataille de Sala-mine, que Xerxès, à qui elle était venue en aide, dit que, dans cette journée, les hommes avaient corn-battu comme des femmes, et les femmes comme des hommes.

ARTEMISIA, æ, s. f. Armoise (plante').

ARTEMON, onis, s. m. Moüfle (assemblage de poulies); artimon (mdl de l’arrière d’un vaisseau).

ARTERIA,æ, s. f. Arlère (vaisseau qui porte le sang, du cœur aux extrémités du corps).

ARTICUEARIS, m. f., e, n. el

ARTICUEARIUS, a, um, adj. Qui concerne les jointures.

ARTICULATE, adv. Distinctement,

ARTICULATIM, adv. Par morceaux, par articles.

ARTICULATIO, onis, s. f. Articulation ; nœuds qui se forment aux arbres.

ARTICULATES, a, um, adj. Articulé, mis par articles.

ARTICULO, as, avi, atum, are, v. ad. Ar-liculer, prononcer nettement.

ARTICULOSUS, a, um, adj. Noueux.

ARTICULES, i, s. m. Article, jointure.

ARTIFEX, icis, s. m. Artisan, ouvrier, his-trion, comédien._

ARTIFICIOSÈ, adv. Artificiellement, artis-tement, ingénieusement.

ARTIFICIOSUS, a, um, adj. Plein d’art, fait avec art.

ARTIFICIUM, ii, s. n. Art, métier, finesse, ruse, fourberie.

ARTOLOGANUS, i, s. m. Gaufre, beignet.

ARTUS, uum, s. m. pl. Membres ; nerf, force.

ph. — Per artus fralris, En mettant en pièces son frère (4, 7).

ARUI, parf. d’areo.

ARUNCUS, i, s. m. Barbe d’une chèvre.

ARUNDIFER, a, um, adj. Qui porte des roseaux.

ARUNDINETUM, i, s. n. Lieu où il croît des roseaux.

ARUNDINEUS, a, um, adj. De roseau.

ARUNDINOSUS, a, um, adj. Rempli de roseaux.

ARUNDO, inis, s. f. Roseau ; flèche, flûte ; ligne de pêcheur.

ARUNS, tis, s. pr. m. Arüns, fils aîné de Tarquin-le-Superbe, septième et dernier roi de Rome.

11 attaqua, dans un combat, Brutus, premier consul romain, qui le tua, en recevant de lui un coup mortel. [Foir de vir., ch. 9.)

ARUSPEX, icis, s. m. Aruspice, devin, qui prétendait prédire l’avenir par l’inspection des entrailles des victimes. Le mot aruspex vient de ara, autel, et de spicere, observer.

ARUSPICIUM, ii, s. n. Divination des aru-spices.

ARV ALIA, orum, s. n. pl. Fêtes, sacrifices pour la prospérité des biens de la terre.

ARVALIS, m. f., e, n. Qui concerne les terres cultivées.

ARVINA, æ, 5. f. Gras du lard.

ARVUM, i, s. n. Campagne, champ, terre labourable.

ARX, cis, s. f. Citadelle, forteresse ; temple.

En général, les citadelles sont construites sur un lieu élevé qui domine la ville. — A Athènes, la Ci-tadelle s’appelait Acropolis. Le mot grec acros signî-fie élevé.

de vir. — Arci prœesse, Avoir le comman-dement de la citadelle {ch. 2). — In arcem conscendere, Monter à la citadelle {ch. 21).

fh. — Arcem occupare, Se retirer dans la citadelle (1, 2).

AS, assis, s. m. As, sou.

Ce mot était employé de trois manières par les Romains pour désigner : 1° une unité quelconque (livre, pied, etc.) divisible en 12 parties; 2° l'unité de poids : environ 327 grammes; 3° l’unité de mon-naie : d’abord 8 centimes jusqu’en l’an 537 de Rome ; ensuite 5 centimes seulement.

PH. — Dédit illi assem, Il lui donna un sou (5, 4).

ASA, æ, s. pr. m. Asa, fils d’Abias, et roi de Juda.

Il monta sur le trône, l’an 955 av. J.-C., et régna 41 ans. Sous son règne, le culte des idoles fut en-tièrement détruit dans les tribus de Juda et de Ben-jamin.

ASBESTINUM, i, s. n. Asbeste {sorte de lin incombustible), amiante.

ASBESTINUS, a, um, adj. Qui est incom-bustible.

ASCENDO, is, di, sum, dere, v. act. Monter, escalader, parvenir à, grimper.

ph. — Ascendere navem, S’embarquer sur an vaisseau (4, 17).

ASCENSIO, onis, s. f. Élévation, ascension. ASCENSOR, oris, s. m. Qui monte ; cavalier. ASCENSUS, ûs, s. m. Abord, degré ; action de monter.

ASCENSUS, a, um, part. pas. d’ascendo.

ASCETA. æ, s. m. Solitaire, religieux.

ASCETES, is, s. m. Athlète ; qui s’exerce au spirituel.

ASCETICUS, a, um, adj. Ascétique, propre à l’exercice spirituel.

ASCIA, æ, s. f. Hache ; doloire {instrument de tonnelier pour unir le bois).

ASCIATUS, a, um, part. pas. d’ascio.

ASCIO, as, avi, atum, are, v. act. Doler, aplanir; hacher.

ASCISCO, scis, scivi, scitum, scere, «. act. Attribuer, s’attribuer, s’arroger.

ASCITITIUS, a, um, adj. Emprunté; qu’on fait venir d’ailleurs.

ASCITUS, a, um, part. pas. d’ascisco.

ASCIVI, parf. d’ascisco.

ASCOLIA, orum, s. pr. n. pl. Ascolies, fêtes athéniennes en l’honneur de Bacchus.

Dans ces fêtes, les paysans de l’Attique immo-!aient un bouc, fesaient une outre de sa peau, la frottaient d’huile et sautaient dessus à clochepied : ce qui fesait beaucoup rire la joyeuse assemblée.— Cette fête fut transportée chez les Romains.

ASCRIBO, is, psi, ptum, ere, v. act. Ajouter à un écrit ; inscrire, enrôler; imputer, attribuer.

ASCRIPTIO, onis, s. f. Addition à un écrit; enregistrement ; association.

ASCRIPTITIUS, a, um, adj. Élu, choisi.

ASCRIPTOR, oris, s. m. Qui souscrit; te-neur de livres.

ASCRIPTUS, a, um, part. pas. d’ascribo.

ASDRUBAL, alis, s. pr. m. Asdrubal, nom de plusieurs généraux carthaginois.

Il n’est fait mention que de deux dans le De vir. Le premier, frère d’Annibal, fut vaincu par Scipion !’Africain. Il le fut également par les consuls Néron et Livius près de Séna, ville d’Ombrie, et mourut, dans cette circonstance, les armes à la main. [Foir de vir., ch. 59.)—Le deuxième commandait à Car-thage quand cette ville fut prise et détruite par Sci-pion-Émilien.

ASELLA, æ, s. f. Petite ânesse.

ASELLUS, i, s. m. Ane, petit âne, ânon.

ASIA, æ, s. pr. f. Asie, la plus orientale des trois parties du monde connu des Anciens.

Elle fut la première habitée, avant et après le dé-luge : aussi, voit-on venir de l’orient, civilisation, arts, sciences, lois et gouvernements. — L’Asie, restreinte autrefois au tiers et même au quart de son étendue véritable, comprenait l’Asie Mineure {Anatolie), la Syrie (pachalikd’^Zep et de Damas), la Colchide {Iméritiéj, l’Arménie, la Mésopotamie {Al-Djesireh), la Babylonie avec la Chaldée {Irak-Arabi), l’Arabie, la Perse et l’Inde. — Les Anciens ne connaissaient point les limites de l’Asie à !’Est ni au Nord.

Les grands fleuves de l’Asie ancienne étaient l’Eu-phrate et le Tigre à ΓΟ., le Cyrus et les deux Araxe au N., !׳Indus, le Gange et le Daona à ΓΕ. — Les principales montagnes étaient le Taurus, le Liban, le Caucase, l’Immaüs, l’Ida en Troade, et le Sinaï dans l’Arabie Pétrée. — On y remarquait encore trois lacs ou mers intérieures : la mer Caspienne, le lac Chorasmia [mer d’Aral) et le lac Asphaltite (mer Morte).

ASIATICUS. a, um, adj. D’Asie, asiatique.

ASILUS, i, s. m. Taon {grosse mouche).

ASINA, æ, s. f. Anesse.

ASINARIUS, ii, s. m. Anier.

ASINUS, i, s. m. An? ; sot, ignorant.

ASPARAGUS, i, s. m. Asperge (légume).

ASPECT ABILIS, m. f., e, n. Visible, qui mérite d’etre regardé.

ASPECTO, as, avi, atum, are, v. act. Re-garder, envisager, considérer.

ASPECTUS, ûs, s. m. Aspect, vue, regard.

ASPECTUS, a, um, part. pas. d’aspicio.

ASPÉLLO, is, puli, pulsum, pellere, v. act.

Chasser, éloigner, repousser.

ASPER, a, um, adj. Apre, escarpé, difficile; acharné ; pointu.

ph. — Corripere dente aspero, Saisir à belles dents ou avec cruauté (1, 2). —Asperam vitam trahere, Mener une vie misérable (5, 6).

ASPERE (compar. iùs, superl. errimè), adv.’ Sévèrement, rigoureusement, d’une manière dure.

ASPERGILLUM, i, s. n. Arrosoir, gou-pillon.

ASPERGO, inis, s. f. Aspersion, arrose-ment.

ASPERGO, is, si, sum, ere, v. act. Arroser, asperger.

ASPERITAS, atis, s. f. Apreté, sévérité, ri-gueur, difficulté.

ASPERNABILIS, m. f. , e, n. Méprisable.

ASPERNANDUS, a, um, part. fut. pas. d’aspernor : Qu’on doit mépriser, digne de mépris.

ASPERNANTER, adv. Avec mépris.

ASPERNATIO, onis, s. f. Mépris, dédain.

ASPERNATUS, a, um, part. pas. d’as-pernor.

ASPERNOR, aris, atus sum, ari, v. dép. et pas. Mépriser, être méprisé ; négliger, être né-gligé.

de vir. — Aspernari parem, Dédaigner de se mesurer avec (ch. 24).

ASPERO, as, avi, atum, are, v. act. Rendre dur, raboteux; aigrir, irriter.

ASPERSIO, onis, s. f. et

ASPERSUS, ûs, s. m. Aspersion, arrose-ment.

ASPERSUS, a, um, part. pas. d’aspergo.

ASPEXI, parf. d’aspicio,

ASPHALTUM, i, s. n. Bitume, asphalte (dont on fait un ciment qui résiste à. l’eau).

ASPICIO, is, exi, ectum, ere, v. act. Voir, regarder, apercevoir, examiner, favoriser.

ASPIRAMEN, inis, 5. n. Haleine, souffle.

ASPIRATIO, onis, s. f. Aspiration.

ASPIRO, as, avi, atum, are, v. n. Souffler, prétendre à, pénétrer; aspirer.

app. — Ne quis ad illam vir aspiraret, Pour qu’aucun homme ne parvînt jusqu’à elle (ch. 14). — Ad quam nemo polerat aspirare, Où personne ne pouvait plus se déterminer à venir (ch. 20).

ASPIS, idis, s. f. Aspic (petit serpent veni-meux).

ASPORTANDUS, a, um, part. fut. pas. d’asporto.

ASPORTATIO, onis, s. f. Transport.

ASPORTATUS, a, um, part. pas. d’as-porto.

ASPORTO, as, avi, atum. are, v. act. Char-rier, emporter, enlever.

ASPRETUM, i, s. n. Lieu inégal.

ASPULI, parf. d’aspello.

ASSA, æ, s. f. Planche, douve (pour faire des tonneaux).

ASSA, orum, s. ή. pl. Étuve (lieu qu’on échauffe pour faire suer).

ASSARACUS, i, s. pr. m. Assaracus, prince troyen, fils de Tros, et aïeul d’Anchise.

ASSARIUS, a, um, adj. Rôti.

ASSATUS, a, um, part. pas. d’asso.

ASSECLA, æ, s. m. Qui accompagne, sec-tateur.

ASSECTATIO, onis, s. f. Cortège, action d’accompagner.

ASSECTATOR, oris, s. m. Qui fait cortège, compagnie.

ASSECTOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Ac-compagner; imiter.

ASSECUTUS, a, um, part. pas. d’assequor.

ASSEDI, parf. d'assideo.

ASSENSI, parf. d’assentio.

ASSENSIO, onis, s. f. Consentement, assen-timent.

ASSENSOR, oris, s. m. Qui consent.

ASSENSUS, ûs, s. m. Consentement·

ASSENSUS, a, um, part. pas. d’assentior.

ASSENTATIO, onis, s. f. Condescendance, flatterie.

ASSENTATOR, oris, s. m. Flatteur, com-plaisant.

ASSENTATORIÈ, adv. Avec complaisance, avec flatterie.

ASSENTATRIX, icis, 5. f. Complaisante, flatteuse.

ASSENTIO, is, si, sum, ire, v. n. Acquies-cer, consentir.

ASSENTIOR, iris, sus sum, iri, v. dép. Ap-prouver, acquiescer, consentir.

app. — Alicui assentiri, Répondre aux sol-licitations de quelqu’un (ch. 14).

ASSENTOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Con-descendre, complaire, flatter.

ASSEQUOR, eris, cutus sum, qui, v. dép. Atteindre, égaler ; arriver à, venir à bout de ; acquérir.

de vir. — Assequi comités , Rejoindre ses compagnons (ch. 57). — Assequi propositum, Réussir (ch. 54).

ep. gr. — Assequi imperium, Monter sur le trône (ch. 124).

ph. —Assequivalere, Pouvoir attraper (4, 2).

ASSER, eris, s. m. Soliveau, planche.

On appelait asser le bélier marin. C’était une poutre dont les deux bouts avaient une armure en fer. On la suspendait au mât ; et, lorsque les enne-mis venaient à l’abordage, le bélier, poussé avec violence, les renversait et les écrasait : il fesait même souvent des trous aux vaisseaux.

ASSERO, is, ui, ertum, rere, v. act. As-surer, attirer à soi, approuver, attribuer.

ASSERTIO, onis, s. f. Affirmation, asser-tion.

ASSERTOR, oris, s. m. Libérateur, sau-veur.

ASSERTUS, a, um, part. pas. d’assero.

ASSERUI. parf. d’assero.

ASSERT ATIO, onis, s. f. Garde, défense.

ASSERVATUS, a, um, part. pas. d’as-servo.

ASSERVIO, is, ivi et ii, itum, ire, v. act. Servir ; s’asservir, se soumettre.

ASSERVO, as, avi, atum, are, v. act. Con-server; défendre, protéger.

ASSESSIO, onis, s. f. Séjour, demeure.

ASSESSOR, oris, s. m. Assesseur [adjoint à un juge principal}.

ASSEUM, i, s. n. Étuve.

ASSETERANTER [compar. tiùs, super, tis-simé), adv. Affirmativement.

ASSEVERATE, ado. Affirmativement.

ASSEVERO, as, avi, atum, are, v. act. Affir-mer.

ASSIBILO, as, avi, atum, are, v. n. Siffler.

ASSIDEO, es, edi, essum, idere, v. n. S’as-, seoir, être assis, être placé ou demeurer au-prés.

de vir. — Casilino assidere, Se tenir prés de Casilinum [ch. 58).

doctr. — Assidere operi, Se livrer à un Ira-vail (2, 18).

ASSIDO, is, sessi, sessum, dere, v. n. S’as-seoir, être assis.

ASSIDUE [super, issimé), adv. Assidûment.

ASSIDUITAS, atis, 5 f. Assiduité.

ASSIDUÔ, adv. Assidûment.

ASSIDUUS, a, um, adj. Assidu, fréquent, continuel.

ASSIGNATIO, onis, s. f. Assignation.

ASSIGNATES, a, um, part. pas. d’assigno.

ASSIGNO, as, avi, atum, are, v. act. Assi-gner, fixer, donner.

app. — Assignabant deum suum, Donnaient une divinité [ch. 12).

de vir. Quumque ei senatus jugera quin-quaginta assignaret, Et comme le sénat lui donnait 50 arpents pour sa part [ch. 29).

ASSILIENS, entis, m. f. n. Rejaillissant.

ASSILIO, is, lui et lii, ultum, ilire, v. n. Assaillir; s’élancer, se jeter sur.

ASSIMILATIO, onis, s. f. Ressemblance, rapport.                                 [similo.

ASSIMILATES, a, um, part. pas. d’as-

ASSIMILIS, m. f., e, n. Fort semblable, qui a beaucoup de rapport.

ASSIMILITER, adv. De la même manière.

ASSIMILO, as, avi, atum, are, v. act. Ren-dre semblable, assimiler, comparer ; feindre.

ASSIMULATIO, onis, s. f. Feinte, déguise-ment.

ASSIMULO, as, avi, atum, are, v. act. Fein-dre, déguiser.

ASSIPONDIUM, ii, s. n., As, sou. [Voir As.)

ASSIS, gén. de As.

ASSISTO, is, astiti, aslitum, istere, v. n. As-sister, être présent, être auprès.

ASSO, as, avi, atum, are, v. ad. Rôtir.

ASSOCIO, as, avi, atum, are, v. ad. Joindre, associer.

ASSOLEO, es, ere, v. n. Avoir coutume. — Àssolet, C’est l’usage, C’est la coutume. [Passim.)                                  [tentir.

ASSONO, as, nui, nitum, are, v. n. Re-ASSUEFACIO, is, feci, factum, ere, v. ad. Habituer, accoutumer.

ASSUEFIO, is, factus sum, fieri, v. irr.

S’habituer, s’accoutumer.

ASSUERUS, i, s. pr. m. Assuérus, roi de

Perse. [Voir Artaxerxes.)

On présume aussi que c’est le même qu’Astyage, roi des Mèdes, ou le même que Cambyse, roi de Perse.

ASSUESCO, scis, suevi, suetum, scere, v. n.

S’accoutumer, s’habituer.

ASSUETUDO, inis, s. f. Coutume, ha-bitude.

ASSUETUS, a, um, part. pas. d'assuesco : Accoutumé.

ph. — Prœstare vicem assuetam, Remplir ses devoirs de tous les jours (5, prol.}.

ÀSSUEVI, parf. d’assuesco.

ASSULATÎM, adv. Par éclats, par mor-ceaux.

ASSULTANS, tis, part. prés, d’assulto : As-saillant.

ASSULTÎM, adv. Par bonds, par sauts.

ASSULTO, as, avi, alum, are, v. ad. As-saillir, attaquer.

ASSULTUS, ûs, s. m. Attaque, assaut·.

ASSUM, i, s. n. Rôti.

ASSUMO, is, psi, ptum, mere, v. ad. Prendre, s’attribuer, s’approprier.

de vir. — Assumi gener, Être choisi pour gendre [ch. 7). — Assumere in societalem con-silii, Admettre dans un complot [ch. 9).

ASSUMPTIO, onis, s. f. Action de prendre pour soi.

ASSUMPTUS, a, um, part. pas. d’assumo.

ASSUO, is, ui, utum, ere, v. ad. Coudre à, rapiécer.

ASSURGO, is, rexi, rectum, gere, v. n. Se lever, s’élever, croître.

ASSURREXI, parf. d’assurgo.

ASSUS, a, um, adj. Rôti, grillé.

ASSUTUS, a, um, part. pas. d’assuo.

ASSYRIA, æ, s.pr.f. Assyrie, vaste con-trée d’Asie.

La plus grande ville était Ninive, et le principal fleuve, le Tigre. [Voir Syria.)

ASSYRIUS, a, um, adj. Assyrien, qui est d’Assyrie.

AST, conj. Mais, certes.

ASTANS, tis, part. prés, d’asto : Qui est présent.

ASTARTE, es, s. pr. f. Astarté, divinité de Syrie.

C’était la même que Vénus, chez les Grecs et les Romains. Elle avait à Hiéropolis, ville de Syrie, un temple célèbre desservi par trois cents prêtres.

ASTERISCUS, i, s. m. Astérisque [petite étoile dans un livre, pour indiquer un renvoi}.

ASTERNO, is, astravi, astralum, asternere, v. act. Coucher, étendre auprès.

ASTIPULATIO, onis, s. f. Accord, consen-tement.

entières servaient d’asiles : on les appelait alors villes de refuge.

de vir. — Àsylum facere, En faire un lieu de refuge {ch. 2).

AT, conj. Mais, cependant, néanmoins.

ATA VIA, æ, s. f. Quadrisaïeule.

ATA VUS, i, s. m. Quadrisaïeul.

ATER, atra, atrum, adj. Noir, ténébreux ; funeste.

ATHALIA, æ, s. pr. f. Athalie, fille d’A-chah, roi d’Israël.

Elle épousa Joram, roi de Juda, dont elle eut Ochosias. Ayant appris que Jéhu {voir ce nom) avait tué son fils Ochosias, ainsi que quarante-deux princes, fils de Joram, elle fit égorger tout ce qui restait à Jérusalem de la race de David, et qui pou-vait avoir droit au trône, et s’y plaça elle-même par ces forfaits, 884 ans av. J.-C. Mais Joas, le plus jeune des fils d’Ochosias, échappa, conservé par Joad, grand-prêtre. La septième année du règne d’A-thalie, Joad et les lévites le proclamèrent roi dans le temple, aux acclamations de la multitude. Alha-lie entre attirée par le bruit; elle est aussitôt traî-née par les cheveux hors de l’enceinte et mise à mort. {Koir ep. s., ch. 169 et 170.)

ATHAMAS, antis, s. pr. m. Athamas, roi de Thèbes, en Béotie.

Sa seconde femme s’appelait Ino, fille de Cadmus. {Foir ino.)

ATHEAS, æ, s. pr. m. Athéas, prince Scythe.

Pressé par les Istriens, il demanda du secours à Philippe, roi de Macédoine, promettant de lui lé-guer même sa couronne. Les troupes macédo-niennes arrivèrent, alors que la guerre avait cessé. Néanmoins Philippe voulut se faire rembourser ses frais : de là, une guerre dans laquelle Athéas mou-rut, âgé, dit-on, de 90 ans. {Foir ep. gr. , ch. 111 et suiv.)

ATHENÆ, arum, s. pr. f. pl. Athènes, ville célèbre de la Grèce, et capitale de l’At-tique.

Elle fut fondée par !’Égyptien Cêcrops, vers l*an 1643 av. J.-C. Dans son état le plus florissant, elle avait 22 milles ( 32 kilom. 343 mètres ) de circuit, 13 portes et 3 ports, dont le plus considérable était le Pyrée. Athènes n’était plus, il y a quelques an-nées, qu’un bourg nommé Sétine. Mais c,ette ville, remarquable encore par la quantité de ses beaux monuments, se relève de ses ruines. Elle est au-jourd’liui, sous son ancien nom, la capitale du royaume de la Grèce. (Γο/r Athenienses.)

ATHENÆUM. i, s. pr. n. Athénée {édifice élevé à Rome par Γempereur Adrien, et con-sacré à Minerve).

Les auteurs venaient y lire leurs ouvrages. — Ce nom fut ensuite appliqué à un grand nombre d’édifices destinés au même usage.

ATHENIENSES, ium, s. pr. m. pl. Les Athéniens, habitants d’Athènes et de l’Attique.

L’origine de ce peuple célèbre remonte aux pre-miers temps de la Grèce. Il fut d'abord gouverné par des rois (de 1556 à 1070 av. J.-C.). Celui qu’on regarde comme le premier est Cécrops. — Apres la mort glorieuse de Codrus, le dernier roi, l’état fut gouverné par des archontes. {FoirArchon.) En 594, Solon, législateur, distribua le peuple en quatre classes, adjoignit un sénat aux archontes, confia à l’aréopage la garde de la constiiu,10n et le droit de


ASTIPULATOR, oris, s. m. Garant, can-tion.

ASTIPULATUS, us, s. m. Attestation.

ASTIPULOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Consentir, être du même avis.

ASTITI, parf. d’asto et d’assisto.

ASTITUO, uis, ui, utum, uere, v. act. Met-tre, placer prés.

ASTO, as, astiti״ astitum, are, v. n. Être debout auprès, être présent ; apparaître ; s’ar-rêter.                                                      1

ASTREPO, is, ui, itum, ere, v. n. Faire du bruit.

ÂSTRICTÈ, adv. D’une manière mesurée, contrainte.

ASTRICTUS, a, um, part. pas. d’astringo.

ep.· gr. — Compluribus nodis astrictum, Serré par un grand nombre de nœuds {ch. 138).

ASTRIFER, a, um, adj. et

ASTRIGER, a, um, adj. Étoilé, parsemé d’étoiles.

ASTRINGO, is, inxi, ictum, ingéré, v. act. Serrer, presser, resserrer.

ASTROLOGIA, æ, s. f. Astrologie {préteil·■ due divination par l’inspection des astres').

ASTROLOGUS , i, s. m. Astrologue.

Les astrologues jouèrent un rôle important dans diverses contrées. En Orient, on n’entreprenait rien sans les consulter. Les Grecs accueillirent cette cou-tume superstitieuse : de Grèce, elle passa à Rome, où elle fut reçue avec enthousiasme. Les astrologues en furent souvent chasses, mais ils y rentrèrent tou-jours. Le christianisme eut beaucoup de peine à diminuer leur influence.

ASTRONOMIA, æ, s. f. Astronomie {science du cours et de la position des astres).

ASTRONOMICUS, a, um, adj. D’astro-nomie.

ASTRONOMES, i, s. m. Astronome.

ASTRUM. i, s. n. Astre, étoile; ciel.

ph. — Altis ab astris, Du haut des cieux (2, 6)·

ASTRUO, is, xi, ctum, ere, v. act. Bâtir auprès ; attribuer; suborner.

ASTUPEO, es, pui, ere, v. n. Être étonné, stupéfait.

ASTÜR, uris, s. m. Autour ( oiseau de proie).

ASTUS, ûs, s. m. Adresse, astuce, finesse, ruse.

ASTUTÈ {compar. iùs, super, issimè), adv. Astucieusement, par ruse.

ASTUTIA, æ, s. f. Ruse, adresse, trompe-rie, fourberie.

ASTUTUS, a, um, adj. Fin, rusé, fourbe, trompeur.

ASTYANAX, actis, s. pr. m. Astyanax, fils I d’Hector et d’Andromaque.

, Après la prise de Troie, il fut précipité du haut ן d’une tour, par ordre d’Ulysse : d’autres disent par ordre de Pyrrhus, qui épousa ensuite la veuve ן d’Hector.

ן ASYLUM, i, s. n. et

ASYLUS, i, s. m. Asile, refuge.

| Les asiles étaient des lieux sacrés d’où il était défendu, même aux ministres de la justice, d’arra-

I cher ceux qui s’y réfugiaient. Quelquefois, des villes

ATOMUS, i, s. m. Atome (presque rien).

ATQUE, conj. Et, que, comme.

de vir. — Statim atque, Aussitôt que (ch. 55).

ATQUI, conj. Or, mais, cependant, toute-fois, d’ailleurs, au reste.

ATRAMENTARIUM, ii, s. n. Écritoire, en-crier.

ATRAMENTUM, i, s. n. Encre.

ATRATUS, a, um, adj. Noirci, vêtu en noir.

ATREUS, ei, s. pr. m. Atrée, fils de Pélops et frère de Thyeste. (Voir Thyestes.)

ATRIARIUS, ii, s. m. Huissier.

ATRICOLOR, oris, m. f. n. Qui est de cou-leur noire.

ATRIENSIS, is, s. m. Concierge, portier.

ATRIOLUM, i, s. n. Vestibule, corridor, petite salle.

ATRIUM, ii, $. n. Vestibule, antichambre, salle, portique, entrée de maison.

L’atriuni chez les Romains était une cour ou une salle.

Lorsque c’était une cour, celle-ci avait la forme d’un carié long, et était entourée de galeries cou-vertes, comme nos cloîtres. Le côté opposé à la porte s’appelait tablinuni, et les deux autres, à droite et à gauche, aZæ (ailes).

Si l’atrium était une des salles de la maison, on y plaçait le lit nuptial, on y conservait les images, ou portraits, des grands hommes, etc. Auprès de la porte était un foyer consacré aux dieux Lares, et dans lequel on entretenait toujours du feu.

ATROCITAS, atis, s. f. Atrocité, barbarie.

ATROCITER, adv. D’une manière atroce.

ATROPOS, i, s. pr. f. Atropos, l’une des trois parques. Les deux autres s’appelaient· Cio-tho et Lachésis.

La fonction d’Atropos était de couper le fil de la vie, sans égard pour le sexe, l’âge ni la qualité. On la représentait couverte d'un voile noir, et armée d’un ciseau. (Voir Parce.)

ATROR, oris, s. m. Noirceur, couleur noire·

ATROX, cis, m. f. n. Atroce, cruel, barbare, opiniâtre.

ATTACEO, es, cui, itum, ere, v. n. Se taire avec les autres.

ATTACTUS, ûs, s. m. Attouchement.

ATTACTUS, a, um, part. pas. cf’attingo.

ATTALUS, i, s. pr. m. Attale, nom de plusieurs rois de Pergame, etc.

Attale 111, surnommé Philoniétor (qui aime sa mère) était célèbre par ses richesses autant que par ses crimes. Il mourut sans enfants, et légua son royaume au peuple romain, qui en fit une province romaine, et y envoya des proconsuls.

ATTAMEN, conj. Cependant, toutefois.

ATTEGIÆ, arum, s. f. pl. Cabanes, huttes. ATTEMPERATÈ, adv. A propos, à temps. ATTEMPERO, as, avi, atum, are, v. act. Ajuster, arranger convenablement.

ATTENDO, is, di, turn, dere, v. ad. Consi-dérer, examiner ; faire attention.

ph. — Pretium est operœ attendere, Etre at-tentif־ est la récompense de la peine, c’est-à· dire : Il est utile d’écouler, ou bien, d’être atten-lif (2, 5).

ATTENTÂRIT, pour attentaverit, du v. 1 attento, as.

réviser les décisions dn peuple. En 560, Pisistrate s’empara par ruse du souverain pouvoir, lequel passa successivement entre les mains de ses deux fils. En 490, Darius, roi des Perses, vient fondre sur la Grèce : il est battu à Marathon par Miltiade; mais en 480, Xerxès attaque à son tour la Grèce, | s’empare de l’Attique et détruit Athènes : heureu-sement, il est défait à Salamine par Thémistocle.

Depuis cette époque, Athènes occupa le premier rang dans la Grèce, et tous les genres de gloire vin-rent à la fois l’illustrer. Cette suprématie porta om-brage aux Lacédémoniens, qui suscitèrent aux Athé-niens des ennemis de tous les côtés. Après plusieurs trêves et plusieurs ruptures, éclata la guerre du Pé-loponèse, qui dura 27 ans et qui moissonna la fleur de la Grèce. Athènes tomba alors sous la domina-tion de trente chefs (tyrans), qu’elle chassa bientôt pour se relever de !’abaissement où elle était torn-bée. Mais alors apparaît Philippe, roi de Macédoine, qui dépouille les Athéniens de leurs colonies, et les bat à Chéronée (338 ans av. J.-C.) ; puis, plus tard, Athènes est prise par Sylla, et passe ainsi sous la do■ mination des Romains.

ATHESIS, is, s. pr. m. L’Athésis, aujour-d’hui V Adige, fleuve d’Italie.

11 passe le long du lac Benaco, à Vérone, à Trente, et va se jeter, à 1Ό., dans la mer Adriatique, près des Fosses philistines.

ATHEUS, i, s. m. Athée (qui ne croit pas en Dieu).

ATHIS, idis, s. pr. f. Athis, fille de Cra-naüs, deuxième roi d’Athènes.

Elle donna son nom à l’Attique.

ATHLETA, æ, s. m. Athlète.

On appelait ainsi celui qui, dans les jeux solen-nels de la Grèce, était admis à disputer le prix de la course, du saut, de la lutte, du pugilat et du disque. (/7brrCursus, Discus, Luctatio et Pugilatus.)[

ATHLETICA, æ, s. f. et

ATHLETICE, es, s. f. Profession des athlètes.

ATHLETICE, adv. A la manière des athlètes.

ATILIUS, ii, s. pr. m. Atilius, nom de plusieurs Romains. (Voir Catalinüs.)

י —י enfant qui fut proscrit par César-Auguste. (Voir de vir., ch. 64.)

ATLANTICUS, a, um, adj. océan Atlantique (entre l'Afrique et l'Amérique, formé au temps du désastre de Péleg lorsque la terre fut fragmentée en diverses continents').

ATLAS, antis, s. pr. m. Atlas, un des Titans, et roi de Mauritanie; correspons a Nemrod, roi du continent d'Atlantide, anciennement situé dans la Méditéranée entre Crète et Santorin.

Il possédait un nombre infini de troupeaux; ses jardins étaient remplis d'arbres, dont les branches, les feuilles et les fruits étaient d’or. 11 en avait confié la garde à un dragon. — Persée, à qui Atlas avait refusé l’hospitalité, fit briller à ses yeux la tête de Méduse, et le changea en une énorme montagne. Comme ce prince se livrait à l’étude de l’astronomie, on a dit que Jupiter l’avait condamné à soutenir le ciel sur ses épaules: de même qu’on a dit qu’Herculeaida Atlas à supporter ce fardeau, parcequ’Hercule passait pour avoir apporté en Grèce la science de l’astronomie.

--, grande chaîne de montagnes qui traverse le N. de l’Afrique dans presque toute sa longueur.

ATMOSPHÆRA, æ, s. f. Atmosphère (masse d'air qui entoure la terre).

ATNEPOS, otis, s. m. Petit-fils.

ATNEPOTIS, is, s. f. Petite-fille.


ATTENTÉ (compar. tiùs, super, tissimè), adv. Attentivement, soigneusement.

de vir. — Attentiùs, Avec beaucoup d’at-tion (ch. 58).

ATTENTIO, onis, s. f. Attention, applica-lion.

ATTENTO, as, avi, atum, v. ad. Tenter, essayer, entreprendre.

ATTENTES, a, um, adj. Attentif, appli-que.

ATTENUATE, adv. D’une manière simple, peu élevée.

ATTENUATIO, onis, s. f. Diminution, af-faiblissement.

ATTENUO, as, avi, atum, are, v. ad. Atté-nuer, affaiblir.

ATTERO, is, trixi, trictum, terere, v. ad.

Gâter, salir, user.

ATTESTATIO, onis, s. f. Attestation, témoi-gnage.

ATTESTATOR, oris, s. m. Qui rend témoi-gnage.

ATTESTOR, aris, atus sum, ari, v. dép.

Attester, témoigner, prendre à témoin.

ATTEXO, is, xui, xtum, xere, v. ad. Joindre, lier, tisser.

ATTICA, æ, s. pr. f. Attiûue, contrée de la Grèce, au S. E. de la Béotie.

L’Attique, dont la capitale était Athènes, possédait des mines d’or et d’argent, ainsi que des carrières de marbre. (Voir Athenienses.)

ATTICÈ, adv. A la manière des Athéniens, poliment, avec grace , élégance, esprit et finesse.

ATTICUS, i, s. pr. m. Atticus, nom de plu-sieurs personnages de Rome et d’Athènes. ( Voir P0MP0NIUS.)

ATTICUS, a, um, adj. Athénien, d’Athènes, de l’Attique.

ATTIGI, parf. d’attingo.

ATTINEO, es, nui, tentum, tinere, v. act.

Tenir, arrêter, retenir.

app. — Nisi eum amici atlinuissent, Si ses amis ne l’avaient pas retenu (ch. 15).

ATTINGO, is, tigi, tactum, ingéré, v. ad.

Toucher, atteindre, arriver, aborder.

doct. — Attingere munus publicum, Obte-nir ou Exercer un emploi public (4, 17).

ep. s. — Attigi breviter, J’ai traité en peu de mots (ch. 167).

ATTOLLO, is, tollere, v. ad. défed., En-lever, lever, ôter; hausser.

ATTONDEO, es, di, sum, ere, v. ad. Ton-dre, raser, couper autour.

ATTONITÈ, adv. Avec étonnement.

ATTONITUS, a, um, adj. Étonné, étourdi, éperdu, stupéfait, interdit.

ATTONO, as, ui, itum, are, v. ad. Étonner, épouvanter.

ATTONSUS, a, um, part. ,pas. d’attondeo.

ATTONUI, parf. d’attono.

ATTRACTIO, onis, s. f. Attraction.

ATTRACTUS, a, um, part. pas. d'atlraho :

Attiré.

de vir. — Saliva altrada, Salive tirée de la poitrine (ch. 45).

ATTRAHO, is, xi, ctum, here, v. ad. Attirer, tirer à soi, engager.

ATTRECTATIO, onis, s. f. et

ATTRECTATUS, ûs, s. m. Attouchement.

ATTRECTO, as, avi, atum, are, v. ad. Ma-nier, toucher souvent.

ATTREMO, is, ui, ere, v. n. Trembler, très-saillir.

ATTREPIDATE, adv. A petits pas, en tré-pignant, en chancelant.

ATTREPIDO, as, avi, atum, are, v. n. Mar-cher à petits pas; trépigner.

ATTRIBUO, is, bui, butum, ere, v. act. At-tribuer, imputer.

ATTRIBUTIO, onis, s. f. Attribution, paie-ment.

ATTRIBUT UM, i, 5. n. Attribut.

ATTRIBUTES, a, um, part. pas. d’at-tribuo.                                  [chures.

ATTRITA, orum, s. n. pl. Foulures, écor-

ATTRITUS, ûs, 5. m. Frottement d’une chose contre une autre.

ATTRITUS, a, um, part. pas. d’attero.

ATTRIVI, parf. d’attero.

ATTULI, parf. d'affero.

AUCEPS, çupis, s. m. Oiseleur.

AUCIPULA, æ, s. f. Trébuchet (petit piège pour prendre des oiseaux).

AUCTIO, onis, s. f. Accroissement; vente, encan, enchère.

AUCTIONOR, aris, atus sum, ari, v. dép.

Vendre à l’encan.

AUCTITO, as, avi, atum, are, v. ad. et

AUCTO, as, avi, atum, are, v. ad. Aug-menter, agrandir.

AUCTOR, oris, 5. m. Auteur, inventeur ; dernier enchérisseur.

doctr. — Au dore Aristide, Sur la proposi-tion d’Aristide (5, 10).

de vir. —Audorem me,Être cause (ch. 28).

AUCTORITAS, atis, 5. f. Autorité, crédit, pouvoir, estime.

app. — Audorilatem lœdere, Porter atteinte à l’autorité (ch. 5).

de vir. — Majorem audorilatem conciliare. Donner plus d’autorité (ch. 5). — Cujus quum valuisset audoritas, Le sénat s’élant rangé à l’autorité de ses paroles ( ch. 55).

ph. — Gratiâ audoritatis, Pour être protégé par l'autorité de son nom (5, prol.).

AUCTUS, ûs, s. m. Accroissement, augmen-tation.

AUCTUS, a, um, part. pas. d’augeo.

ep. gr. — Audus viribus, Qui a reçu des renforts (ch. 56 et 188).

AUCUPATIO, onis, s. f. Chasse aux oiseaux.

AUCUPIS, gén. d’auceps.

AUCUPIUM, ii, 5. n. Chasse aux oiseaux.

AUCUPO, as, avi, atum, are, u. ad. et

AUCUPOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Chas-ser aux oiseaux; briguer, rechercher avec soin.

AUDACIA, æ, 5. f. et

AUDACITAS, atis, s. f. Audace, hardiesse, intrépidité, présomption.

AUDACITER, adv. et            [ment.

AUDACTER, adv. Sans crainte, audacieuse-


AUDAX, cis, m. f. n. Audacieux, hardi.

ep. s. — Consilium audax, Entreprise hardie {ch. 112).

AUDENDUS, a, um, part. fut. pas. ci’au-deo : Qu’on doit oser, entreprendre.

AUDEO, es, ausus sum, ere, v. n. Oser, ne pas craindre de, entreprendre.

AUDIENS, tis, part. prés, d’audio : Qui en-tend, qui écoule ; docile,

app. — Audienles devinciebat, 11 tenait en-chaînés ses auditeurs {ch. 8).

AUDIENTIA, æ, s. f. Attention, silence {pour écouter).

AUDII, parf. d’audio.

AUDIO, is, ivi et ii, itum, ire, v. act. En-tendre, écouter, comprendre, apprendre, con-jnaître; obéir, consentir.

de vir.—audientem, Obéir {ch. 7).—Au-dire studiosè, Assister aux leçons {ch. 62). — Hoc viginti annos audio, Voilà vingt ans que je vous l’entends dire {ibid.).

doctr. — Quam nequidem audierant, Qu’ils ne connaissaient même pas (5, 10). — Quod audieral, Ce qu’il avait entendu dire (5, 17). — Ut audivit, Désqu’il apprit (5, 15).

ep. s. — Vix audierunt regis fugam, Aussi-tôt qu’ils furent informés de la fuite du roi {ch. 20).

ph. — Audire tristis, Entendre avec douleur (4, 16).

AUDÎSSET,/?our audivisset, du υ. audio.

AUDITIO, onis, s. f. L’action d’écouter, audition, ouï-dire.

AUDITOR, oris, s. m. Auditeur, qui écoute ; disciple.

AUDITORIUM, ii, s. n. Auditoire, audience, tribunal ; école.

AUDITUS, ûs, 5. m. L’ouïe {l’un des cinq sens).

AUDITUS, a, um, part. pas. d’audio.

de vir. — Quod ubi Carlhagine audilum, Dèsqu’on l’eut appris à Carthage {ch. 47). — Eâ auditâ, L’ayant apprise {ch. 47). — Eâ voce auditâ, Ce propos lui ayant été rapporté {ch. 59). — Auditâ morte, Ayant appris la mort {ch. 64).

ep. gr. — Quo audito, A cette nouvelle {ch. 25). — Quâ re auditâ, Aussitôt qu’ils l’ap-prirent {ch. 84). — Audito belli evenlu, Ayant appris l’issue de cette guerre {ch. 101).

AUDIVI, parf. d’audio.

AUFERO, ers, abstuli, ablatum, auferre, v. act. Oter, enlever, emporter.

de vir. — E conspeclu ablatus est, Il fut dé-robé aux regards {ch. 2).

PH. — Abstulil sola improbitas, Ce méchant eut seul (1, 5). — Auferre sensum communem, Priver du sens commun(!, 7). — Aufer, Laisse là (5, 5).

AUFUGIO, is, i, itum, ere, v. n. S’enfuir, se réfugier, éviter.

AUGEO, es, xi, ctum, ere, v. act. Augmen-ter, accroître, enrichir.

DE vir. — Augere civilatem, Augmenter l’importance d’une ville {ch. 5).

bp. s. — Augereproie numerosâ, Multiplier par une postérité nombreuse {ch. 16). — Au-gere rem, Augmenter son bien {ch. 57). —Au-gere gloriâ, Elever en gloire {ch. 168).

AUGESCO, scis, scere, v. n. S’accroître, devenir plus grand ou plus gros.

AUGIAS, æ, s.pr. m. Augias, fils du Soleil, et roi d’Elide.

Il possédait d’immenses troupeaux dont les vastes étables n'avaient pas été nétoyées depuis trente ans. Elles le furent par Hercule qui, à cet effet, détourna le cours du fleuve Alphée, pour le faire passer à travers les étables. Augias lui refusa le prix stipulé pour cette opération. Hercule, indigné, pilla la ville d’Elis, tua Augias et donna à Phylée, tils de celui-ei, les états de son père.

AUGMEN, inis, s. n. et

AUGMENTATIO, onis, s. f. et AUGMENTUM, i, s. n. Augmentation. AUGUR, uris, s. m. Augure, devin {qui pré-disait l’avenir d’après le chant des oiseaux).

Lorsque les augures voulaient faire leurs obser-valions, ils montaient sur une tour, se tournaient vers l’orient, partageaient le ciel en quatre régions avec un bâton en forme de erosse, et sacrifiaient en-suite aux dieux, en s’enveloppant la tète de leurs vêtementsl

AUGURATIO, onis, s. f. Augure, présage.

AUGURATÔ, adv. Après avoir pris les au-gures.

AUGURATRIX, icis, s. f. Celle qui est ou qui a été augure.

AUGURATUS, ûs, s. m. Dignité d’augure.

AUGURIUM, ii, s. n. Augure, présage, divination, science des augures.

de vir. — Augurio acto, Après avoir con-sulté les augures {ch. 6).

AUGURO, as, avi, atum, are, v. ad. et

AUGUROR, aris, atum sum, ari, v. dép. Au-gurer, prédire.                         $

AUGUSTE, adv. Avec magnificence.

AUGUSTINUS, i, s. pr. m. Augustin. — Divus Augustinus, Saint Augustin.

11 naquit à Tagaste en Afrique. Dans sa jeunesse, il avait mené une vie assez déréglée; mais, désqu’il fut rentré dans le sein de !’Eglise, il donna l’exemple de toutes les vertus. En 375, il fut élevé à l’évêché d’Ilippone (en Afrique) : il le conserva jusqu’à sa mort, arrivée en 430. — Saint Augustin est le plus célèbre des pères de !’Eglise latine. Le plus long et le plus savant de ses ouvrages est la Cité de Dieu.

AUGUSTUS, i, s. pr. m. Auguste, nom d’Octave et de ses successeurs.

Neveu de Jules César, son père adoptif, il fut le second empereur romain. Pour combattre l’influence de Pompée, Auguste se ligua avec Antoine et Lé-pide. Ils se partagèrent le gouvernement: Lépide ent l’Afrique; Antoine, !’Orient, et Auguste, l’Oeeident. Ces deux derniers se brouillèrent, et, après plusieurs rencontres, Auguste fut vainqueur à la fameuse ba-taille d'Actium. De retour à Rome, et pour affermir sa puissance, il gagna l’armée par ses libéralités, le peuple, par l’abondanee, et les savants, par les ré-compenses. Il mourut à Noie, à l’âge de 75 ans. {Voir de vir., ch. 64.)

AUGUSTUS, i, s. pr. m. Août {le 8e mois de l’année actuelle, et le 6e de l’année romaine, laquelle commençait au mois de mars).

Le mois d’Auguste, d’où nous avons fait par cor-ruptionaout, s’appelait auparavant sextilis (sixième). Il reçut le nom A’Auguste lorsque Octave Auguste fut nommé grand pontife.

AUGUSTUS, a, um, adj. Auguste, grand, magnifique.

AULA, æ, s. f. Cour, palais.

AULÆUM, i, s. n. Tapisserie, dais, rideau, toile d’un théâtre.

Chez les anciens, le rideau était placé autrement que dans nos théâtres. On le baissait quand la pièce allait commencer, et on Vélevait lorsqu’elle était finie. — Il résultait de là que les sommités des oh-jets (la tête des acteurs, etc.), apparaissaient les pre-micres et disparaissaient les dernières : ce qui était plus conforme aux lois naturelles de la perspective.

AULETES, æ, s. m. Joueur de flûte. AULETRIS, idis, s. f. Joueuse de flûte. AULICUS, a, um, adj. De la cour du roi. AULICUS, i, s. m. Courtisan, homme de cour.

AULIS, idis, s. pr. f. Aulide, ville et port de Béotie, en face de Chalcis, en Eubée.

C’est là que la flotte des Grecs, qui allaient assié-ger Troie, fut arrêtée par les vents contraires, et qu’Agamemnon sacrifia Iphigénie, sa fille.

AULOEDUS, i, s. m. Joueur de toute sorte d’instruments à vent.

AULULA, æ, s. f. Petit pot, petite mar-mite.

AULUS, i, s. pr. m. Aulus, prénom romain. (Voir Posthumius.)

AURA, æ, s. f. Souffle, air, vent doux; ré-putation, faveur. (Voir Suppl.)

ph. — Aura frivola, Faveur changeante (S, 7).

AURARIA, æ, s. f. Mine d’or.

AUP1ARIUS, a, um, adj. D’or.

AURA TUS, a, um, adj. Doré, d’or.

AURELIUS, ii, s. pr. m. Aurèle (Marc), empereur romain, l’un des meilleurs princes qui aient régné.

Il naquit 121 ans après J.-C. Il fut adopté et as-socié à l’empire avec Lucius Vérus par Antonin-le-Pieux. Après la mort de celui-ci, le sénat déféra l’empire, le 7 mars 161, à Marc-Aurèle seul ; mais l’empereur voulut que Vérus partageât son pouvoir; et ce fut pour la première fois que l’on vit â Rome deux empereurs régner ensemble. Ces deux princes gouvernèrent dans une parfaite union. Marc-Aurèle était doué de toutes les qualités d’un prince fait pour rendre les peuples heureux. Il triompha des Parthes, l’an 165. En 176, il associa son fils Corn-mode à l’empire, et mourut le 17 mars 180, âgé de 59 ans.

AUREOLUS, i, s. m. Petite monnaie d’or.

AUREOLUS, a, um, adj. Qui s’approche de l’or; précieux.

AUREUS, a, um, adj. D’or. (Voir Suppl.) app. — Nomen aureœ, Le nom d’âge d’or (ch. 1).

AURICHALCHUM, i, s. n. Laiton (cuivre jaune, surtout lorsqu’il est passé à la filière).

AURICULA, æ, s. f. Oreille, le bout de ׳ l’oreille.

AURICULARIS, m. f., e, n. et

AURICULARIUS, a, um, adj. Qui concerne l’oreille ; auriculaire.

AURIFABER, bri, s. m. Orfèvre.

AURIFER, a, um, adj. Qui porte de l’or.

AURIFEX, icis, s. m. Orfèvre.

AURIFICINA, æ, s. f. Boutique d’orfévre.

AURIFLUUS, a, um, adj. Qui roule de l’or.

AURIFODINA, æ, s. f. Mine d’or.

AURIGA, æ, s. m. et

AURIGARIUS, ii, s. m. Cocher, conduc-teur de char,

AURIGATIO, onis, s. f. Action de conduire un char.

AURIGATOR, oris, s. m. Cocher, conduc-teur de char.

AURIGO, as, avi, atum, are, v. act. et

AURIGOR, arts, atus sum, ari, v. dép. Con-duire un char.

AURIS, is, s. f. Oreille.

de vir. — Admittere auribus pactionem, Écouter des propositions de paix (ch. 58).

ph. — Capere aurem, Captiver !’attention (2, prol.). — Admirabilis esse cunctis auri-bus, Charmer les oreilles de tout le monde (5, 6). Auris nil spernat, Ne dédaignez rien de ce que vous entendez (3, 9).

doctr. — In aurem insusurrare, Souffler à l’oreille, Dire tout bas (2, 21).

AURITULUS, a, um, adj. et

AURITUS, a, um, adj. Qui a de longues oreilles.

AURORA, æ, s. pr. f. Aurore, fille d’Apol-Ion, femme de Tithon et mère de Memnon qui porta secours à Priam pendant la guerre de Troie.

Les poètes représentent l’Aurore couverte d’un־ voile, assise dans un char vermeil traîné par quatre chevaux blancs. Elle ouvre les portes de !’Orient avec ses doigts de rose, répand la rosée sur la terre et fait croître les fleurs. Le Sommeil et la Nuit fuient devant elle, et les étoiles disparaissent à son ap-proche.

----- s. f. Aurore ( lumière qui précède le lever apparent du soleil), aube du jour.

AURUM, i, s. n. Or (métal).

de vir. — Omni aura nondum appenso, On n’avait pas encore pesé tout l’or (ch. 21). — Aurum conflare, Fondre l’or (ch. 47).

AUSCULTATIO, onis, s. f. Auscultation (action d'écouter), déférence.

AUSCULTATOR, oris, s. m. Qui écoute,, qui ausculte.

AUSCULTATUS, a, um, part. pas. d’aus-cul to.

AUSCULTO, as, avi, atum, are, v. act. Écouter ; obéir, croire.

AUSIM, is, it, etc., prés, irrég. du subj. d’audeo. —Traduisez par j’oserais.

AUSONIA, æ, s.pr. f. Ausonie, ancien nom de l’Italie. (Voir Italia.)

AUSPEX, icis, s. m. Augure, devin; pro-tecteur.

AUSPICALIS, m. f., e, n. Qui présage.

AUSPICATÔ, adv. Selon les augures, heu-reusement, à propos.

’ AUSPICATUS, a, um, adj. Fait selon le» augures; heureux, favorable.

AUSPICIALIS, «1. /*., e, n. Qui présage.

AUSPICIUM, ii, s. n. Auspice, augure, présage ; succès.

Les auspices étaient, à Rome, certains présages, tirés surtout de la manière dont les oiseaux volaient.

de vir. — Auspicia repetere, Reprendre les auspices [ch. 26). — Auspicia habere, Consul-ter les auspices [ch. 54).

AUSPICO, as, avi, atum, are, v. act. et

AUSPICOR, aris, atus sum, ari, ע׳. dép. Ob-server les oiseaux, prendre les augures; commencer, entreprendre.

AUSTER, tri, s. m. Vent brûlant du midi.

AUSTERE, adv. Austèrement.

AUSTERITAS, atis, s. f. Austérité, rigueur, sévérité, gravité.

AUSTERUS, a, um, adj. Austère, grave, sévère.

AUSTRALIS, m. f., e, n. et

AUSTRINUS, a, um, adj. Austral, méri-dional, du sud ou midi.

AUSUM, i, s. n. Projet hardi.

AUSUS, a, um, part. pas. d’audeo.

AUT, conj. Ou, ou bien.

AUTEM, conj. Or, mais, et.

AUTOMATA, orum, s. n. pl. et

AUTOMATARIA, orum, s. n. pl. Auto-mates [machines qui imitent les mouvements des corps animes'}.

AUTUMNALIS, m. f., e, n. D’automne.

AUTUMNO, as, avi, atum, are, v. n. Faire un temps d’automne.

AUTUMNUS, i, s m. Automne (3e saison de l'année, du 22 septembre au 21 décembre}.

AUTUMO, as, avi, atum, are, v. act. Croire, s’imaginer.

AUXI, parf. d’augeo.

AUXILIARIES, m. f., e, n. et

AUXILIARIUS, a, um, adj. Auxiliaire [qui aide} ; secourable.

AUXILIATOR, oris, s. m. Celui qui aide, qui secourt.

AUXILIATRIX, icis, s. f. Celle qui aide, qui secourt.

AUXILIO, as, avi, atum, are, v. act. et

AUXILIOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Ve-nir au secours, aider.

AUXILIUM, ii, s. n. Secours, assistance, aide.

EP. GR. — Vocare in auxilium, Appeler à son secours, ou Demander du secours [ch. 45 et 82).

ep. s. — Auxilium non defuturum, Secours qui ne manquera pas [ch. 177).

ph. — Auxilium nullum esse, Qu’elle n’avait aucun moyen (5, 14). — Auxilio locus est, Vous pouvez me venir en aide, ou 11 est néces-saire de me venir en aide (5, épil.}. — Auxi-Hum hominis petere, Réc’amer le secours de l’homme (4, 4).

AVARE, adv. Avaricieusement, avec avarice.

AVARITIA, æ, s. f. et

AVARITIES, ei, s. f. Avarice, cupidité.

AVARUS, a, um, adj. Avare, intéressé, sordide.

AVE, impér. d’aveo employé comme interj. .

Bonjour, je vous salue. — Au plur. Avete.

[Voyez Avec,)

AVEHO, is, xi, ctum, here, v. ad. Emme-ner, emporter, enlever.

AVELLANA, æ, s. f. Aveline [grosse noi-setté).

AVELLO, is, i et ulsi, ulsum, ere, v. ad. Arracher, ôter, séparer.

AVENA, æ, s. f. Avoine ; chalumeau.

AVENTINUS, i, s. pr. m. Le mont Aventin, une des sept collines sur lesquelles Rome fut bâtie.

Ancus Martius la réunit à la ville, et la donna au peuple pour qu’il s’y construisît des maisons.

AVENTINUS, a, um, adj. Dumont Aventin.

AVEO, es, ere, v. ad. défed. Desirer vive-ment, souhaiter; être salué.

AVERNALIS, m. f., e, n. et

AVERNUS, a, um, adj. Qui concerne ΓΑ-verne, infernal.

AVERNUS, i, s. pr. m. Averne, lac de la Campanie.

Les anciens le considéraient comme l’une des en-trées des enfers. Il fut longtemps, ombragé d’arbres si épais, que l’air ne circulait point à sa surface, et que l’eau s’était entièrement corrompue. Agrippa fit abattre une grande partie de ces arbres, et l’eau du lac perdit sa mauvaise qualité. Sa profondeur est très grande, car il occupe le cratère d’un volcan.

AVERRUNCASSO, is, ere, v. ad. dé-fed. et

AVERRUNCO, as, ־avi, atum, are, v. act. Couper, tailler ; détourner un malheur.

AVERSAB1LIS, m. f., e, n. et

AVERSANDUS, a, um, part. fut. pas. d'a-versor : Abominable, qu'on doit avoir en hor-reur.                                  [ment.

AVERSATIO, onis, s. f. Aversion, éloigne-AVERSATUS, a, um, part. pas. d’aversor. app. — Aversata facinus mater, Sa mère ayant horreur d’un tel crime [ch. 20).

de vir. —Extemplà [ilium aversatus consul, Le consul repoussant aussitôt son fils [ch. 22).

AVERSOR, aris, atus sum, ari, v. dép. Avoir en horreur, rejeter, repousser, dédaigner.

doctr. — Aversari munera, Refuser ou Re-pousser des présents, des cadeaux (6. 6).

AVERSUS, a, um, adj. Qui tourne le dos, contraire, opposé, ennemi.

AVERTO, is, i, sum, ere, v. ad. Empêcher, détourner, dérober.

de vir. — Avertere animum a pidate, Étouffer dans son cœur les sentiments de piété filiale [ch. 22). — Se ab accusaloribus avertit. S’éloigna des deux accusateurs [ch. 40).

doctr. —Averti ab honestate, Être détourné du chemin de l’honneur (2, 2). — Avertere in se ipsos. Détourner sur eux (5, 29).

A VETO, impér. d’abeo : Bonjour, je vous salue.

AVI, orum, s. m. pl. Les ancêtres, les aïeux.

AVIA, orum, s. n. pl. Lieux où il n’y a au-cun chemin tracé.

AVIARIA, orum, s. n. pl. Bocages où les oiseaux se retirent.

AVIARIUM, ii, «. n. Volière.

AVIARIUS, ii, s. m. Celui qui a soin des oiseaux ; oiseleur.

AVIARIUS, a, um, adj. Qui concerne les oiseaux.,

AVIDE {compar. iùs, super, issimè), adv. Avidement, ardemment.

AVIDITAS, atis, s. f. Avidité, appétit.

ph. — Aviditas decepta {fuit), Il fut trompé dans son avidité (1, 4). — Aviditas est dives, L'ambition s’enrichit (2, 1).

AVIDUS, a, um, adj. Avide, qui mange avec avidité; cupide.

app. — Paulô avidior reliquis, Un peu plus pressée que les autres {ch. 22).

de vir. —Avidior Victoria! quàmpads, Plus jaloux de vaincre que de faire la paix {ch. 44).

PH. — Dentibus avidis, Avec avidité (1, 15).

AVIS, is, s. f. Oiseau; présage.

de vir. Nisi aves addixissent, A moins que les oiseaux {les augures) l’eussent permis {ch. 6).

AVITUS, a, um, adj. Des ancêtres, qui con-cerne les ancêtres.

AVIUS, a, um, adj. Qui n’est pas frayé.

AVOCAMENTUM, i, s. n. et

AVOCATIO, onis, s. f. Distraction.

AVOCO, as, avi, atum, are, v. act. Détour-ner, distraire.

AVOLO, as, >avi, atum, are, v. n. S’envo-1er, s’enfuir.

AVORSÙM, adv. Par derrière.

AVULSI, parf. d’avello.

AVULSIO, onis, s. f. Action d’arracher.

AVULSOR, oris, s. m. Qui arrache, arra-cheur.

AVULSUS, a, um, part. pas. d'avello.

AVUNCULUS, i, s. m. Oncle ( du côté de la mère).

de vir. — Avunculus major, Grand-oncle {ch. 64).

AVUS, i, s. m. Grand-père, aïeul.

AXICULUS, i, s. m. Petite planche, petit essieu.

AXILLA, æ, s. f. Aisselle {dessous du bras, ά l’endroit oùil se joint à l’épaule).

AXIOMA, atis, s. n. Axiome {vérité tellement évidente, qu'elle n’a pas besoin de dèmonstra-tion).

AXIS, is, s. m. Ais, planche; axe, essieu; char.

app. — Axi extremo, Au bout de l’essieu {ch. 22).

ΑΧΟΝ, onis, s. m. Essieu.

AXUNGIA, æ, s. f. Saindoux, suif.

AZARIAS, æ, s. pr. m. Azarias, jeune cap-tif de la nation juive.

C’est un des trois jeunes hommes qui furent jetés dans la fournaise par ordre de Nabuchodonosor. {Voir ep. s., ch. 185.)

AZYMUS, a, um, adj. Azyme ( fait sans levain).

C'est de ce pain que les Israélites mangèrent au moment de sortir d’Egypte, trop pressés pour faire lever leur pâte. On donna ce nom à une fête où l’on ne mangeait que des azymes, et où l’on prenait un repas frugal, debout et les reins ceints, ëomme pour un voyage, en mémoire de la sortie d’Egypte.