CHRIST LE MÉDIATEUR

par Jean leDuc

Juin 2026

 

 

Lux Lucet in Tenebris (Jean 1:5)

 

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LA SEULE ET UNIQUE PERSONNE EN DIEU

 

CONJONCTION DES DEUX NATURES

 

LE RENONCEMENT RÉCIPROQUE DE LA DIVINITÉ

 

UNE VÉRITÉ PRÉCIEUSE ET ESSENTIELLE

 

UN SUJET D'INTÉRET PASSIONNANT

 

LE MYSTÈRE DE L'ESPRIT DES VIVANTS EN CHAIR

 

ORIGINE ADAMIQUE DE L'HUMANITÉ DE CHRIST

 

CONDUIT IRRÉSISTIBLEMENT DANS LA VÉRITÉ RÉVÉLÉE

 

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Car il y a un seul ESPRIT DES VIVANTS, même un seul Médiateur entre L’ESPRIT DES VIVANTS et les hommes, Jésus-Christ, l'homme renommé.

Qui s'est donné lui-même en rançon pour chacun des élus; c'est là l'épreuve manifestée en son propre temps. (1 Timothée 2:5,6)

 

LA SEULE ET UNIQUE PERSONNE EN DIEU

Personne qui s'entremet pour résoudre un conflit, faciliter un accord. Bref, un médiateur est celui qui se tient entre deux parties, conditions, ou états d'existences opposés dans une situation conflictuelle.

Ce qui doit maintenant retenir notre attention, c'est la constitution de la Personne du Christ qui se tient, dans son incarnation, entre l'Essence de sa nature divine et celle de la nature humaine, non pas telle qu'il existait de toute éternité comme Père ou Esprit Éternel dit aussi Sainte Présence ou Réflexion Vivifiante de l'Esprit des vivants, mais telle qu'il était sur terre à l'œuvre pour le salut de son peuple d'élus, et telle qu'il est maintenant dans la suprématie exaltée, comme autorité absolue de l'Esprit des vivants. Il était essentiel, dans sa relation d'alliance, que l'Esprit des vivants devienne le garant de son peuple d'élus et, pour ce faire, qu'il assume leur nature en s'unissant à sa Personne divine, devenant ainsi « Dieu et homme » en la Personne d'un seul Christ, la seule et unique Personne en Dieu. En d'autres mots, Dieu est Lui-même son seul Médiateur, et Christ est Dieu manifesté dans la chair (Jean 1:14; Romains 9:5; 1 Timothée 3:16). De cette union découle toute la plénitude de la Divinité qui habite en lui corporellement et personnellement, d'une manière et à un degré qu'elle n'habite, n'habitera et ne pourra habiter en aucun autre. Or seuls les élus sont les récipients d'une telle habitation qui fait de chacun d'eux des temples de l'Esprit des vivants. C'est le deuxième plus grand mystère révélé dans les Saintes Écritures, fondement assuré sur lequel l'appel à renaître en Christ est établi (Mt 16, 18), et dont la doctrine est absolument essentielle au salut. Il est donc impossible de surestimer l'importance, la béatitude et la valeur de cette vérité glorieuse.

 

CONJONCTION DES DEUX NATURES

Cette union médiatrice – que les théologiens appellent « union hypostatique (personnelle) » ou conjonction des natures divine et humaine dans le Dieu-Homme Médiateur – repose sur l’union infiniment supérieure que nous avons cherché à contempler au chapitre précédent. L’union divine du don de soi éternel, était le fondement de l’union médiatrice dans l'alliance des émanations de l'Essence divine dans sa Réflexion Vivifiante sur sa propre existence auto-suffisante. Puisqu'il y a une seule Personne dans l’Essence divine en qui sont tous les élus éternellement, notre salut est absolument certain de se réaliser, car nous sommes unis à la nature même de l'Esprit des vivants. Pour les élus, une union éternelle avec l'Esprit des vivants indique clairement leur préexistence dans les émissions ou expressions de la Réflexion Vivifiante dans l'épanouissement infini de sa majesté glorieuse de la satisfaction de sa plénitude. 

 

 

LE RENONCEMENT RÉCIPROQUE DE LA DIVINITÉ

L’union suprême est cette union incompréhensible et ineffable qui existe entre les consciences d'existences qui émanent de l'Esprit des vivants dans son renoncement réciproque de l’unique Essence divine en épanouissement éternel. La seconde grande union – fondée, comme nous l’avons brièvement évoqué, sur cette union essentielle – est l’union de notre nature à la Personne de YaHWeH devenu Homme, de sorte que la Parole ou Réflexion Vivifiante fait chair est à la fois Esprit des vivants et Homme en la Personne unique de Jésus-Christ, en qui nous sommes et par qui nous sommes pour former le Nouvel Homme, une nouvelle race d'immortels. Ceci aussi est un mystère profond et insondable, pourtant révélé comme un article fondamental de notre foi. C’est un sujet de pure révélation, et seules les Saintes Écritures peuvent nous éclairer à ce sujet. Il ne nous appartient pas d’expliquer ce mystère en tous les détails, mais c’est notre privilège et notre devoir de ne ménager aucun effort pour rechercher, dans la prière, une compréhension saine et claire de celui-ci, car il ne peut y avoir de véritable croissance dans la grâce que si nous grandissons dans la connaissance scripturaire et spirituelle de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Les pensées justes à son sujet sont bien plus précieuses que tout l’or et l’argent.

Le puritain John Flavel disait à juste titre à ce sujet: « Nous marchons au bord du précipice; un seul faux pas peut nous engloutir dans les bourbiers de l'erreur. » Certains postulats essentiels sont nécessaires à l'exposé scripturaire de la doctrine du Christ (II Jean 9), si l'on veut maintenir la vérité sur sa Personne merveilleuse et glorieuse; tels que les suivants:

 Premièrement, le Seigneur Jésus est véritablement l'Esprit des vivants, possédant la pleine Essence de la nature divine et tous ses attributs essentiels.

 Deuxièmement, il est aussi pleinement homme, possédant la nature humaine dans toutes ses propriétés essentielles et ses faiblesses, sans péché, en toute humilité et soumission à l'Essence de sa nature divine en Lui.

Troisièmement, ces deux natures diverses sont unies en sa personne unique, tout en demeurant distinctes et non mélangées, de sorte que le divin n'est ni humanisé, ni l'humain déifié avant sa résurrection et son ascension ou exaltation.

Quatrièmement, ces deux natures étaient et sont à l'œuvre dans tous ses actes de médiation et de rédemption, de sorte que, bien qu'elles puissent être distinguées, elles ne peuvent être séparées. Nous devons fermement adhérer à ces grandes vérités si nous voulons recevoir l'assurance au Christ et l'adorer dans toutes les merveilles de sa grâce infinie.

Ainsi, deux natures entières, parfaites et distinctes – la Divinité et l’humanité – furent indissolublement unies en une seule Personne unique, sans conversion, composition ni confusion dans son incarnation prodigieuse dans le sein d'une vierge. Cette Personne est pleinement Esprit des vivants et pleinement homme parfait, et pourtant un seul Christ, l’unique Médiateur entre l'Esprit des vivants et les hommes ».

 

UNE VÉRITÉ PRÉCIEUSE ET ESSENTIELLE

Qu’on ne s’imagine pas que, parce qu’il s’agit d’un des profonds mystères du christianisme authentique, ce soit un sujet qui n’intéresse que les théologiens, ou une question sur laquelle les élus véritables peuvent légitimement diverger. Bien au contraire: c’est une vérité essentielle qu’il faut chérir à tout prix, une vérité précieuse révélée pour nourrir la foi. Ce n’est que lorsque la Réflexion Vivifiante de vérité (Jean 14:16,17) nous permettra d’accueillir passivement dans notre faculté de raisonner et de penser, la révélation que l'Essence de l'existence, dite aussi Source et Père, a si gracieusement faite de son engendrement comme Fils, que nous serons véritablement préservés des subtiles erreurs de l'esprit de la chair nommée Satan. La valeur de l’œuvre du Christ dépendait entièrement de qui il était; il est donc primordial que nous parvenions à une juste compréhension de la nature de sa Personne merveilleuse et majestueuse. Si les anges « désirent regarder » ces choses (1 Pierre 1:12) — représentées par les chérubins dont les visages sont tournés vers le propitiatoire sur l’arche (Exode 25) —, combien plus devrions-nous, nous qui sommes principalement concernés par cela.

La doctrine du Christ, ou la vérité concernant la nature de sa Personne unique, est d'une importance si fondamentale et vitale que sans y croire, nul ne peut être véritablement chrétien selon le décret d'élection: « Tout raisonnement qui confesse que Jésus-Christ est venu en chair est de l'Esprit des vivants » (1 Jean 4:2), c'est-à-dire né de l'Esprit des vivants, membre de son peuple et fidèle à sa vérité de son unicité divine dans l'Essence de son existence unique. En revanche, « tout raisonnement qui ne confesse pas que Jésus-Christ est venu en chair n'est pas de l'Esprit des vivants » (1 Jean 4:3).

Que pensez-vous du Christ ? C'est le critère qui met à l'épreuve votre situation et vos projets.
Vous ne pouvez avoir raison sur aucun autre point,
à moins d'avoir une juste perception de lui comme étant la seule et unique Personne en la divinité de la suprématie exaltée.

Mais la grande majorité des gens ne désirent pas méditer sur Lui, souhaitant plutôt bannir toute pensée à son sujet de leur esprit, et même parmi ceux qui chantent « Que le nom de Jésus est doux », peu sont disposés à lire et relire les aspects plus profonds de sa Personne qui est l'Essence de notre existence et de notre salut.

Ce qui détermine l'intérêt que nous portons à une personne, c'est le dévouement que nous lui portons. Je me soucie peu de l'ascendance et de l'histoire d'un inconnu, mais lorsqu'il s'agit d'une personne qui m'est chère, le moindre détail me touche. Une lettre regorgeant d'anecdotes sur la personne et les actions de son courage serait précieusement conservée par sa mère, mais serait inutile et ennuyeuse pour celui qui ne le connaît pas. Ce même principe ne s'applique-t-il pas à la Personne bénie de notre Seigneur et Sauveur ? Celui qui, par expérience, ne le connaît pas spirituellement depuis son retour le jour de la Pentecôte, ne peut apprécier l'exposé de la nature mystérieuse de sa Personne magnificente, mais ceux qui, par la grâce de  l'Esprit des vivants, le considèrent comme le plus sublime parmi dix mille êtres pour leurs âmes, sont prêts à lire, à méditer et à étudier, afin d'acquérir une vision plus claire et plus complète de lui.

 

UN SUJET D'INTÉRET PASSIONNANT

Voilà assurément un sujet d'un intérêt passionnant, car c'est là que la sagesse infinie de l'Esprit des vivants se manifeste avec le plus de gloire. Unir le fini et l'infini, la toute-puissance et la faiblesse, l'immortalité et la mortalité, l'immuabilité et le changement; avoir une nature éternelle et pourtant une nature soumise aux inconvénients du temps; une nature pour faire la loi et une nature pour y être soumise; être l'Esprit des vivants, béni à jamais dans le sein de son Essence divine de Créateur, et un enfant exposé aux calamités dès le ventre de sa mère: des termes qui semblent si éloignés de l'union, si inconciliables, se serrer la main, être intimement unis; la gloire et la vilenie, la plénitude et le vide, le ciel et la terre; Celui qui a créé toutes choses, en une seule Personne avec une nature humaine limitée; Emmanuel, l'Esprit des vivants et homme en un; le plus spirituel des êtres, participer à ce qui est chair et sang; un avec l'Essence de son existence sublime dans sa divinité, un avec nous dans son humanité. La divinité doit être en Lui dans sa perfection la plus absolue, et l'humanité dans sa pureté la plus totale; la créature ne fait qu'un avec le Créateur, et le Créateur ne fait qu'un avec la créature. Ainsi se manifeste l'insondable sagesse de l'Esprit des vivants dans la Parole (logos) fait chair.

Les termes de cette union étaient infiniment éloignés. Quelle distance plus grande peut exister qu'entre la Divinité et l'humanité, entre le Créateur et la créature ? Pouvez-vous imaginer la distance entre l'éternité et le temps, la puissance infinie et la misérable infirmité, un Esprit immortel et une chair mourante, l'être suprême et le néant ? Et pourtant, ces choses sont unies. Un Esprit des vivants de béatitude absolue est lié personnellement à un homme aux souffrances perpétuelles; la vie, incapable de mourir, unie à un corps dans cette économie incapable de vivre sans mourir auparavant; la pureté infinie et un pécheur notoire, la béatitude éternelle à une nature maudite, l'omniscience et l'ignorance; ce qui est entièrement indépendant et ce qui est totalement dépendant, réunis dans une union personnelle, le Fils, l'Unique, la descendance d'Abraham (Hébreux 2, 16). Quoi de plus miraculeux que l'Esprit des vivants devienne homme et l'homme devienne l'Esprit des vivants ! Qu'une Personne possédant toutes les perfections de la Divinité hérite de toutes les imperfections de l'humanité en une seule Personne, le péché excepté; une sainteté incapable de pécher rendue péché. N’était-il pas nécessaire une puissance infinie pour réunir des termes si éloignés, pour élever l’humanité afin qu’elle soit capable et disposée à une conjonction avec la Divinité ?

La maîtrise de nos pensées concernant Celui que l'Esprit des vivants a divinement nommé « Merveilleux et Admirable » est ce à quoi tout disciple devrait aspirer avec ferveur et dans la prière. Il est primordial d'avoir une vision biblique de Lui, non seulement dans ses grandes lignes, mais aussi dans ses détails; non seulement pour nous prémunir contre les erreurs pernicieuses le concernant, si répandues aujourd'hui, mais aussi pour discerner les moments précis où la sagesse divine resplendit de toute sa splendeur. C'est ce qui donnera au Christ la place prééminente dans nos pensées, révélant combien, au-delà de la relation et de l'union qui existent entre les élus et l'Esprit des vivants, l'union entre le Christ lui-même et l'Esprit des vivants est plus profonde. Oui, rien de moins que cela ne devrait être notre but et notre quête « jusqu’à ce que nous parvenions tous, dans l’unité de la foi et de la connaissance du Fils qui est l'Esprit des vivants engendré, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite du Christ » (Éph. 4:13).

 

LE MYSTÈRE DE L'ESPRIT DES VIVANTS EN CHAIR

Avant d'examiner séparément les divers aspects et éléments du grand mystère de « l'Esprit des vivants manifesté dans la chair », nous consacrerons le reste de ce chapitre à l'étude de certaines raisons pour lesquelles il était nécessaire que le Fils, qui est l'Esprit des vivants engendré dans la chair, devienne Fils de l'homme ou l'Expression humaine de l'Esprit des vivants, le Messie promis. L'union de deux natures distinctes en la personne du Seigneur Jésus était une condition fondamentale à l'union des pécheurs avec l'Esprit des vivants ou nature divine en Christ. Nous étions autrefois avec l'Esprit des vivants en la race adamique initiale, mais sa chute a créé une rupture fatale: comme il est écrit: « Ils se sont tous détournés du chemin » (Romains 3,12), ce qui implique clairement qu'ils se trouvaient autrefois « sur le chemin ». Cette rupture inévitable car étant préordonnée en Christ dans le décret éternel, étant établie, nous ne pouvons être réconciliés avec l'Esprit des vivants que lorsqu'il est venu à nous. La Personne divine unique de Christ comme Essence de l'existence, doit revêtir notre nature, sans le péché, afin de réconcilier notre personne avec l'Esprit des vivants; c’est pourquoi nous lisons au sujet du Christ qu’« il a souffert une fois pour toutes pour les péchés, lui le Juste pour les injustes, afin de nous amener à l'Esprit des vivants » (1 Pierre 3,18). Mais approfondissons un peu ce point, même si la plupart de nos lecteurs en connaissent déjà le fondement.

Premièrement, il était nécessaire que la Personne divine unique de Christ soit soumise à cette même loi originellement donnée à l'homme, et que l'homme a transgressée. « Lorsque les temps furent accomplis, l'Esprit des vivants se manifesta comme Fils, né d'une femme, né sous la loi » (Galates 4:4). Remarquez l'ordre: il fut né d'une femme afin d'être soumis à la loi. Celui qui était de condition divine prit la condition de serviteur, c'est-à-dire qu'il entra dans le domaine de la sujétion avec humilité. Il vint réparer notre condition perdue, et pour cela, il était nécessaire qu'il se soumette aux préceptes divins, afin que par son obéissance, il puisse recouvrer ce que son peuple avait perdu par sa désobéissance. Et par l’obéissance parfaite de cette auguste Personne prodigieuse, la loi fut plus « magnifiée » qu’elle n’avait été insultée par notre rébellion.

Deuxièmement, il était indispensable que Celui qui sauverait uniquement son peuple d'élus de ses péchés, subisse en Lui-même la peine de la loi qu'il avait transgressée. Une terrible malédiction pesait sur ceux qui transgressaient la loi, et le Sauveur devait prendre la place de son peuple et la subir : « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous » (Galates 3.13). Cette malédiction était la mort, mais comment l'Esprit des vivants comme Fils pouvait-il mourir ? Uniquement en assumant une nature humaine mortelle.

 Troisièmement, il était indispensable qu'en délivrant les captifs de son raisonnement serpentin nommé Satan, le grand Ennemi soit vaincu par Celui qui avait la même nature que celle qu'il avait vaincue. C'est pourquoi il est écrit: « Puisque les enfants participent au sang et à la chair, lui aussi y a participé de la même manière, afin que, par sa mort, il anéantisse celui qui détenait le pouvoir de la mort, c'est-à-dire le raisonnement serpentin de la contrariété charnelle » (Hébreux 2.14).

Quatrièmement, il était nécessaire que le Rédempteur prenne possession de la suprématie exaltée pour nous, de par notre nature même. C’est pourquoi il a dit: « Je vais vous préparer une place » (Jean 14:2). Bienheureuse est cette parole d’Hébreux 6: « Afin que, par deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que l'Esprit des vivants mente, nous ayons une puissante consolation, nous qui avons cherché refuge en nous emparant de l’espérance qui nous était proposée; cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et ferme, qui pénètre au- delà du voile, là où Jésus, le Précurseur, est entré pour nous » (vv. 18-20).

Cinquièmement, il était nécessaire que le puissant Rédempteur en soit également capable. Comment cela aurait-il été possible s’il ne les avait jamais rencontrés en sa personne ? « Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; mais il a été tenté en tout point comme nous, excepté le péché (Hébreux 4:15).

Non seulement il était nécessaire que l'Esprit des vivants comme Fils assume une nature humaine , mais aussi que son humanité soit issue de la même racine que nos premiers parents. Il n'aurait pas été convenable que l'humanité du Christ soit créée ex nihilo, car il n'y avait alors aucune alliance entre lui et nous pour fonder l'espérance du salut par son œuvre. Non, il était essentiel qu'il incarne le caractère et accomplisse l'œuvre d'un rédempteur, qu'il soit notre But, notre proche parent , car à lui seul appartenait le droit de rédemption: voir Lévitique 25.48-49; Ruth 2.20 et 3.9. Ainsi fut-il déclaré dès le commencement: il devait être la « semence » de la femme (Genèse 3.15), et ainsi devenir notre proche parent. « Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul peuple (c’est-à-dire d’une seule souche): c’est pourquoi il n’a pas honte de les appeler frères » (Hébreux 2:11).

Il était néanmoins absolument nécessaire que la nature de la rédemption qui devait s'accomplir ne soit pas seulement issue de sa racine originelle, mais aussi d'une manière telle qu'elle ne soit entachée d'aucun péché ni ne participe, à quelque degré que ce soit, à cette souillure morale dans laquelle tout enfant d'Adam est conçu et naît. Il était indispensable que notre Souverain Prêtre soit « saint, innocent, sans tache et séparé des pécheurs ».

Si la nature humaine du Christ avait participé, même de loin, à cette souillure qui, depuis la chute, nous est héréditaire, elle aurait été dépourvue de la sainte image de l'Esprit des vivants ou Réflexion Vivifiante, comme nous le sommes avant la régénération; et, par conséquent, il aurait été incapable d’accomplir la moindre expiation pour nous (Matthieu 20:22,23 - Bible Machaira). Celui qui est lui-même pécheur ne peut satisfaire à la justice divine pour autrui, car, par une seule faute, il perd sa propre âme. C’est là que l’adorable sagesse de l'Esprit des vivants apparaît dans toute sa splendeur. Car, bien qu’il fût nécessaire que notre Garant soit un homme, et la semence de la femme, il fut conçu de telle sorte qu’il soit entièrement sans péché.

 

ORIGINE ADAMIQUE DE L'HUMANITÉ DE CHRIST

L'Esprit des vivants a tiré le pur du souillé. L'humanité du Christ, issue de la même origine que l'humanité, n'a pourtant pas été engendrée ni conçue par la concupiscence charnelle. Le péché originel de rébellion contre la loi d'interdiction se propage par la génération naturelle ordinaire, mais le Fils de l'homme a été engendré par une génération extraordinaire, car il est l'engendrement de l'Esprit des vivants dans un corps charnel. C'est par l'acte du don de soi de l'Essence de l'existence, que l'Esprit des vivants devint un enfant engendré à l'image et à la ressemblance d'Adam, notre premier père naturel déchu et corrompu. Mais bien qu'Homme véritable, le Christ n'a pas été engendré par un homme. Son humanité a été produite miraculeusement de la substance de Marie à partir de l'ADN ou génome du roi David dont elle était la descendante, et cela par une opération extraordinaire de la Sainte Présence de l'Esprit des vivants, au-delà de la nature ou capacité humaine. C'est pourquoi sa conception miraculeuse et immaculée dépasse de loin la portée de la raison humaine, incapable de la comprendre ou de l'exprimer. Par l'action surnaturelle de la Sainte Présence ou Réflexion Vivifiante, l'humanité du Christ a été conçue par une vierge qui n'avait jamais connu d'homme. Ce fut un acte d'Omnipotence de la produire; un acte de sainteté divine de la sanctifier; un acte d'Omniscience de l'unir à la personne du Fils qui est l'engendrement de l'Esprit des vivants.

 

CONDUIT IRRÉSISTIBLEMENT DANS LA VÉRITÉ RÉVÉLÉE

Nous allons maintenant être conduit irrésistiblement à considérer la nature même de l'incarnation divine – ce qui s'est produit précisément lorsque la Parole ou Réflexion Vivifiante s'est faite chair. Il nous faut ici faire preuve de la plus grande révérence et de la plus grande prudence, car le sujet est véritablement sacré. Ce n'est qu'en nous attachant fidèlement aux Écritures sous la direction de Christ en nous, que nous pouvons espérer être préservés de l'erreur; ce n'est que parce que la Sainte Présence de Christ daigne être notre Guide que nous pouvons espérer être conduits à la vérité ; et ce n'est qu'en prêtant une attention scrupuleuse à chaque détail de la révélation que l'Esprit des vivants nous a gracieusement accordée qu'il nous sera possible d'en obtenir une vision presque complète. Puisse le Seigneur nous fortifier l'entendement et nous accorder, dans sa lumière, de voir clair, tandis que nous abordons notre tâche, aussi joyeuse que difficile.

Dans l'Ancien Testament, l'Esprit des vivants laissa entendre à plusieurs reprises que le Libérateur à venir serait à la fois divin et humain. Dès le commencement, l'Esprit des vivants annonça au Serpent ou plus précisément selon l'étymologie du texte original « au raisonnement serpentin » (et non pas à l'homme, il convient de le noter) mais à la femme ou « conscience (perception) de l'existence charnelle » en l'être humain: « Je mettrai inimitié entre toi et l'existence charnelle, entre ta descendance et sa descendance: celle-ci écrasera ton agissement, et tu contrarieras ses pas » (Genèse 3:15). Ceci indiquait clairement que le Sauveur serait humain, puisqu'il serait issu de la descendance de la femme ou existence charnelle; pourtant, cela suggérait sans équivoque que le Sauveur serait plus qu'un homme, car il appartient à la Toute-Puissance de détruire le pouvoir du raisonnement serpentin nommé Satan. C'est pourquoi nous lisons : « L'Esprit des vivants de paix écrasera bientôt la concurrence de la loi  (Satan) sous vos pieds » (Romains 16:20). Il fut expressément révélé qu’« une vierge concevra, enfantera un fils, et on l’appellera Emmanuel » (Ésaïe 7:14); « l'ADMIRABLE, le CONSEILLER, L’ESPRIT DES VIVANTS fort, le PÈRE ÉTERNEL, le PRINCE de la paix » (Ésaïe 9:6). Dans les anciennes théophanies, telles que celles de Genèse 18:1-2; 32:24; Josué 5:13-14, etc., l’incarnation divine était anticipée et esquissée, car dans chaque cas, l’« homme » était manifestement le Seigneur Jésus lui-même sous une forme humaine temporaire.

Or, trois éléments distincts caractérisent l’incarnation de la Parole ou Réflexion Vivifiante: la production effective de son humanité, sa sanctification et son incarnation personnelle. La production de cette humanité fut une conception miraculeuse, par laquelle sa nature humaine, sous l’action surnaturelle de la Réflexion Vivifiante de l'Esprit des vivants, fut formée de la substance de Marie, sans intervention humaine: « La Sainte Présence viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils, l'Esprit des vivants Lui-même » (Luc 1:35). Il est à noter dans ce passage que la Sainte Présence est celle de l'Essence divine dite aussi le Père et Source de l'existence qui se manifeste comme Réflexion Vivifiante dans le coeur de Marie, pour s'engendrer comme Messie dans la lignée ou descendance du roi David. En d'autres mots, le Père, le Fils, et le Saint-Esprit sont un seul et même être divin, une seule et même Personne qui se nomme JÉSUS, notre Souverain Prince-Roi et Sauveur.

Bien que la nature humaine du Christ ait été individualisée et personnalisée par une conception miraculeuse, et non par une génération naturelle ordinaire, il y a eu néanmoins une conception et une naissance aussi réelles et véritables que si elles avaient eu lieu par une génération naturelle ordinaire. Jésus-Christ était véritablement le Fils de Marie, son premier-né. Il n’était pas une personne humaine, mais un Nouvel Homme avec une nature humaine et divine, le premier-né d'une nouvelle race d'immortels céleste et éternelle. Il est primordial de bien comprendre ce fait pour éviter toute erreur, surtout celle de l'abomination trinitaire que nous retrouvons dans le christianisme contrefait avec ses idoles du libre-choix et de l'estime de soi.

 

 

A Christ seul soit la Gloire