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La Bible Martin est une Bible purement calviniste qui
repose sur les manuscrits originaux: Le Texte
Massorétique Hébreu pour l'Ancien Testament et le Texte
Reçu Grec pour le Nouveau Testament. Cette Bible
authentique des réformateurs français est entièrement
inspirée dans la mesure de son exactitude dans sa
traduction sur les originaux avec les termes de son
époque, et elle est fortement conseillée à tous les
chrétiens. Cette édition de la Martin 1744 est la
révision du théologien et pasteur Pierre Roques produite
en 1736 à cause du français trop archaïque de
l'originale devenue difficile à comprendre. La langue
française est dans une évolution constante, ce qui
nécessite des révisions périodiques du texte de la Bible
avec des expressions qui conviennent aux temps et aux
époques, assurant toujours qu'elles représentent le sens
et les concepts dans leurs contextes respectifs et la
précision des termes dans les mêmes textes originaux de
l'Ancien et du Nouveau Testament utilisés par les grands
réformateurs.
Dieu a veillé avec
tant de soin sur la transmission à travers les âges du
texte de sa Parole écrite que, malgré les falsifications
de ceux qui s'établissent eux-mêmes, à la place du
Saint-Esprit, comme juges de ce qui est de Dieu et de ce
qui ne l'est pas, nous pouvons, encore aujourd'hui,
malgré le magma des éditions sans nombre de bibles
fondées sur des textes dénaturées et tendancieux de la
Critique Textuelle néologique et humaniste comme celles
de la Segond, de la Tob, de la Jérusalem, et de la
Darby, encore retrouver des traductions de la Sainte
Écriture en français qui ne trahissent pas le texte de
la Parole de Dieu donnée aux hommes une fois pour toutes
afin que, par son témoignage infaillible, ils puissent
véritablement connaître avec exactitude la pensée de
Dieu avec cette édition de la Bible Martin 1855. Dans
nos temps modernes nous vous conseillons aussi la
nouvelle Bible
Machaira du Prince-Roi 2028, une Bible
Hyper-Calviniste qui suit les mêmes principes que la
Bible Martin 1855, et dont le texte contient plusieurs
de ses lectures et un grand nombre de nouvelles
traductions précisées sur le sens étymologique des
termes originaux et amplifiées avec des synonymes.
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Nommé
pasteur à Utrecht, David Martin publia une
traduction de la Bible à partir de la Bible
de Genève 1588 de Théodore de Bèze, qui fut
universellement adoptée par les Églises
françaises de Hollande, de Suisse et
d'Angleterre. Considérée comme une œuvre
classique, elle est restée en usage dans ces
trois pays, et les bibles françaises étaient
répandues dans le monde entier par la
société biblique de Londres qui en fit une
révision en 1855. Il ne faut pas oublier
qu'à cette époque la grande majorité des
églises et sociétés bibliques françaises
avaient apostasiées à l'arminianisme, les
anglaises prirent donc la relève pour la
distribution de la Bible Martin. Il importe
de considérer aussi le fait que David Martin
était de théologie calvinisme qui s'opposait
à l'hérésie de l'arminianisme, encore
rampante de nos jours chez les évangéliques.
Adolphe Monod préférait la version de Martin
à celle d'Ostervald dont l'élégance
relative, écrit M. William Monod, ne
rachetait pas à ses yeux un certain manque
de force et de simplicité, et surtout du
fait que J.F. Ostervald était de théologie
arminienne, ennemie du calvinisme. Il
trouvait chez Martin plus de saveur et
d'énergie, et c'est de Martin qu'il se
servait habituellement. Il en avait toujours
un exemplaire en chaire.
Fils de Paul Martin, qui
fut à deux reprises revêtu de la dignité de
consul à Revel, et de Catherine Cardes
(alias Corde). Martin fit sa rhétorique à
Montauban, en 1655, et sa philosophie à
Nîmes, en 1655, sous le fameux Derodou. Le
21 juillet 1659, il prit le grade de
maître-des-arts et de docteur en
philosophie, après avoir soutenu avec éclat,
depuis le matin jusqu'au soir et sans
précédent, des thèses in universam
philosophiam. Comme il se destinait à la
carrière ecclésiastique, il se rendit à
l'académie de Puy-Laurens, où professaient
Verdier et André Martel, et il se fit
remarquer parmi ses condisciples par son
application et ses succès. L'Écriture
Sainte, les écrits des Pères et ceux des
commentateurs de la Bible étaient son étude
favorite; les langues orientales et
l'histoire ecclésiastique n'avaient guère
moins d'attraits pour lui, et la lecture des
chefs d'œuvre de l'antiquité, sacrée ou
profane, le délassait de ses travaux plus
sérieux. Son ardeur pour apprendre faillit
lui coûter la vie: une tension de l'esprit
trop soutenue, jointe au défaut d'exercice
corporel, lui occasionna une maladie qui le
conduisit aux portes du tombeau. |
À
peine guéri, il se rendit à Mazamet, où s'était assemblé
un synode provincial, qui l'admit au ministère, en 1663,
et le donna à l'église d'Espérausses, alors agitée de
funestes dissensions. Son humeur douce et conciliante ne
tarda pas à y rétablir la paix que son prédécesseur
n'avait pas su maintenir. En 1670, il fut appelé à La
Caune (Lacaune (Tarn)), où il exerça son ministère
jusqu'à l'interdiction du culte réformé. Chéri de son
troupeau, respecté de plusieurs ennemis, dont il s'était
concilié l'estime par l'aménité de ses mœurs, il ne
voulut jamais consentir à quitter son église, ni pour
celle de Milhau, dont il reçut vocation à plusieurs
reprises, ni pour la chaire de théologie à l'académie de
Puy-Laurens, qu'on lui offrit, en 1681, après la mort de
Théophile Arbussi. Il fallut que la révocation de l'édit
de Nantes l'en arrachât violemment. Pendant les
persécutions qui préludèrent à cet acte inique, Martin
rendit d'importants services aux églises. Son zèle, sa
fermeté, sa prudence étaient si bien connus que ses
collègues le chargeaient toujours de la défense des
intérêts de l'Église protestante dite Réformée dans les
affaires les plus délicates. Aussi était-il
particulièrement en butte à la haine du clergé romain.
Il était impossible qu'on ne lui suscitât par quelque
procès. C'est ce qui eut lieu, en effet; mais il se
défendit avec tant de dignité, de force et d'esprit,
qu'il confondit ses accusateurs, et, contre toute
attente, força l'évêque de Castres lui-même à
reconnaitre son innocence. Son zèle le jeta dans un plus
grand danger lorsque la révocation de l'édit de Nantes
ferma son temple. Convaincu qu'il devait obéir à Dieu
plutôt qu'aux hommes, il voulut continuer les fonctions
de son ministère; mais il n'aurait pas tardé à payer
cher son imprudence, si des Catholiques de ses amis ne
l'avaient averti assez à temps qu'il allait être arrêté,
et ne lui avaient facilité les moyens de fuir, en se
chargeant généreusement de cacher sa femme et ses
enfants, qui le rejoignirent plus tard en Hollande, où
il se réfugia.
Martin arriva à La Haye dans le mois de novembre 1685.
Quelque temps après, il fut placé à Utrecht comme
ministre surnuméraire. Son mérite ne pouvait tarder à
lui procurer une place de pasteur ordinaire. Dès le 16
février 1686, il fut nommé professeur de théologie à
l'École illustre de Deventer; mais la régence d'Utrecht,
qui avait déjà pu apprécier ses talents, ne voulut point
le laisser partir et le retint comme ministre de
l'église wallonne. Ce fut en vain que plusieurs
universités lui offrirent des emplois honorables; il les
refusa pour ne point se séparer de son église. Il ne
voulut pas non plus, en 1695, accepter la vocation que
lui adressa l'église de La Haye comme successeur d'Isaac
Claude, fils du célèbre Jean Claude, son amie et son
allié. Modeste et sans ambition, il n'aspirait pas à un
poste élevé; il ne cherchait pas à briller, mais à être
utile. Dans ce but louable, il ne se contenta pas de
s'acquitter de ses fonctions pastorales avec une
scrupule fidélité, et de composer des ouvrages dont
quelques-uns, comme son Histoire du Vieux et du Nouveau
Testament et sa révision de la Bible, ont, sans aucun
doute, puissamment contribué à l'instruction, ainsi qu'à
l'édification dans les églises protestantes; il
consentit même à recevoir chez lui quelques jeunes gens
pour leur enseigner la philosophie et la théologie et
leur inspirer l'amour de la vertu par ses instructions
et son exemple. Il eut l'honneur de compter parmi ses
disciples des fils même de souverains.
Le vœu le plus ardent de Martin était de mourir en
chaire; il fut exaucé. Le 7 septembre 1721, à l'âge de
82 ans, il fit sur la sagesse de la Providence un sermon
où il se surpassa: mais après avoir terminé sa
prédication, il se sentit si épuisé qu'il fallut le
transporter chez lui. Une fièvre violente l'enleva en
deux jours. "Il avait l'esprit vif, pénétrant et très
présent, la mémoire heureuse, le jugement excellent,
lit-on dans la Vie de D. Martin par Claude. Il cherchait
toujours à s'instruire; continuellement il faisait des
questions, sans avoir la fausse honte de donner à
connaître qu'il ignorait quelque chose; tout excitait sa
curiosité, arts, sciences, affaires; cependant rien ne
se confondait dans son esprit, il ne mettait chaque
chose qu'en sa place... Avec lui la conversation ne
tarissait jamais, il y portait la franchise et la gaité
de son pays: il était plein de feu, et il avait la
repartie prompte... A le considérer du côté du cœur, on
le lui trouvait affectueux, tendre, compatissant. Il
était si attaché à ses amis qu'on l'a vu, trente ou
quarante ans après leur mort, s'intéresser vivement au
sort de ceux qui leur avaient appartenu."
David Martin avait épousé à Castres, en 1666, Florence
de Malecare, fille de Pierre de Malecare, avocat à la
Chambre de l'édit. Il en eut trois fils, DAVID, LOUIS et
N.; et deux filles: MARIE, femme de Renouard, marchand à
Londres, et FLORENCE, qui entra dans la Société de La
Haye. C'est cette demoiselle qui fut en butte aux
calomnies de La Chapelle. Comme écrivain, Martin mérite
de prendre rang parmi les bons prosateurs du Refuge. Il
s'était appliqué avec un soin tout particulier à l'étude
de la langue française, et s'était si bien pénétré de
son esprit que, lorsque l'Académie annonça la
publication de la seconde édition de son Dictionnaire,
il lui envoya des observations que ce corps savant
trouva judicieuse, comme il le lui témoigna dans une
lettre de remerciements très flatteuse. Son style est
donc généralement clair et correct; mais il est un peu
dur et manque presque toujours de chaleur et de
mouvement. Dans ses écrits de polémique, il se montre
d'une orthodoxie rigide (ce qui était la vogue du
temps), ennemi de toute nouveauté; cependant il combat
toujours ses adversaires avec modération et courtoisie.
Ses sermons sont remplis de pensées solides, mais
monotones et froids. Dans notre opinion, ce sont ses
travaux sur la Bible qui le recommandent surtout à
l'attention de la postérité, et qui le placent parmi les
théologiens protestants du XVIIe siècle renommés pour
leur érudition.
«Car nous ne falsifions point la parole de Dieu, comme
beaucoup le font; mais nous parlons avec sincérité,
comme de la part de Dieu, devant Dieu, en Christ.» (2
Cor. 2 :17); «C'est pourquoi aussi, nous ne cessons de
rendre grâces à Dieu de ce que, recevant de nous la
parole de Dieu que nous prêchons, vous avez reçu, non
une parole des hommes, mais, ainsi qu'elle l'est
véritablement, la parole de Dieu, qui agit avec
efficacité en vous qui croyez.»
(1 Thes. 2
:13)
Jean leDuc
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