JÉSUS SEUL

 

par Jean leDuc

 

Mars 2016

 

 

ADMIRATION ET RECONNAISSANCE ENVERS JÉSUS SEUL

 

JÉSUS SEUL À LA TRANSFIGURATION

 

JÉSUS SEUL EST MÉDIATEUR

 

JÉSUS SEUL EST SACRIFICATEUR

 

JÉSUS SEUL EST BERGER

 

JÉSUS SEUL SANS LES TRADITIONS

 


 

ADMIRATION ET RECONNAISSANCE ENVERS JÉSUS SEUL

L'importance majeure pour tous chrétiens réels est JÉSUS LUI-MÊME, non Jésus et l'église, non Jésus et les dons surnaturels, non Jésus et les sacrements ou ordonnances, non Jésus et les confessions de foi, non Jésus et les crédos œcuméniques, non Jésus et les louanges, non Jésus et nos problèmes, non Jésus et nos angoisses, non Jésus et nos sentiments, mais JÉSUS SEUL. Quelle grâce et quel privilège que d'être donné de le connaître ainsi. Jésus est véritablement, comme l'atteste fortement les Saintes-Écritures, Dieu manifesté dans la chair, la seule source de notre salut et de la vie éternelle, notre seule espérance et notre seule délivrance. Contrairement à la notion populaire du christianisme contrefait avec sa prétendue orthodoxie, la révélation des Saintes-Écritures ne dit pas que «Dieu le Fils» a été manifesté dans la chair, mais précise avec une autorité suprême et incontestable que «Dieu a été manifesté dans la chair» (Jean 1:1-14; 1 Timothée 3:16) et que Jésus est «la plénitude de la divinité» (Colossiens 2:9) et non seulement un aspect distinct de la divinité qui aurait prit chair parmi nous. Le Dieu Suprême et Tout-Puissant qui est Père et Créateur de toutes choses est Esprit, et comme Esprit incorporel il se manifesta dans la chair comme Fils, le Messie promit pour le salut des enfants de la promesse, c'est à dire des élus. Il n'existe aucun «Dieu le Fils» dans toutes les Saintes-Écritures, mais Dieu Seul, inséparable et indivisible, car qui aurait l'audace de prétendre avoir la capacité de sectionner l'Esprit Éternel sans se dire lui-même dieu, sauf un fou réprouvé et imposteur qui se donne à des illusions de grandeurs. Il faut avoir complètement perdu le Nord pour s'imaginer être capable de diviser l'indivisible puis déclarer être dans la vérité, ces gens n'ont plus aucun contact avec la réalité mais seulement avec la duplicité. Dieu manifesté dans la chair n'est pas une division de son essence ni une tierce partie de son existence, mais la révélation de sa Sainte Présence même sous une forme corporelle qui se dévoile à nous comme Fils, LE SEUL engendré de la sorte dans toute l'histoire de la race humaine.

 

De toute éternité Jésus est Dieu et entièrement Dieu, et non seulement une partie de Dieu ou subsistance distincte de son Être. Il n'a aucun commencement ni aucune fin, aucune forme ni substance, ni aucune subsistance. Il n'a jamais été créé, engendré, ou divisé, ni saisi par l'intelligence humaine. En fait, JÉSUS, dont le nom signifie littéralement «YHWH le Sauveur», est LE NOM de Dieu même, LE SEUL NOM par lequel nous pouvons être sauvé (Exode 3:13,14; Ésaïe 9:5,6; Actes 4:12; Philippiens 2:9-11), il n'y a pas d'autre nom pour Dieu que celui de JÉSUS et de JÉSUS SEUL. Avant même son incarnation dans la chair Jésus est Dieu, LE SEUL DIEU, l'Esprit Éternel qui se révéla à Abraham et à Moïse puis à nous sous la désignation d'EMMANUEL, «Dieu avec nous» sous une forme corporelle (Matthieu 1:23). Le chrétien, dans sa course, est invité à fixer les yeux sur Jésus (Hébreux 12:2), c’est-à-dire de les détourner d’autres éléments pour s’attacher exclusivement à lui seul. C’est l’assurance d’une course victorieuse, car Jésus est «le Chef de la foi et celui qui la mène à l’accomplissement». Il a ouvert le chemin pour nous, car il est lui-même le Chemin, la Vérité et la Vie (Jean 14:6). Rien n'est plus naturel en effet qu'un chrétien soit rempli d'admiration et de reconnaissance envers le Seigneur Jésus Seul, n'est-ce pas ! Qui dirait non à une telle dévotion sinon le diable lui-même.

 

Pourtant, autant étrange que cela puisse être, avoir les yeux fixés sur JÉSUS SEUL n'est pas apprécié par la grande majorité de ceux qui se disent chrétiens, la notion est mal comprise et même condamnée et rejetée par plusieurs qui disent croire en Christ et être nés de nouveau. Être reproché pour glorifier Christ Seul par des gens qui se disent chrétiens est l'évidence la plus criante de l'apostasie générale du christianisme contrefait. Pourquoi agissent-ils ainsi tout en présumant être chrétiens? Que Dieu a versé son sang sur la croix (Actes 20:28) pour nous racheter de nos péchés ne satisfait pas ces gens réprouvés, ils en veulent plus, leur conscience cautérisée ne peut être apaisée par cette vérité essentielle, ce qu'ils veulent n'est pas en réalité la grâce du salut mais une imitation qui provient d'une mutilation grossière et barbare de l'essence de Dieu qui convient à leurs spéculations théologiques sur ce que supposément dit la Bible. Contrariés par cette révélation glorieuse que «Dieu a versé son sang», ce qui est inconcevable dans leur esprit troublé, ils mettent la divinité de Jésus en question et procèdent à amputer Dieu pour revendiquer le droit de définir son existence, afin de justifier leurs présomptions arrogantes sur la validité du sacrifice de la croix qui maintiennent la dignité de leur prétendu libre-choix par lequel ils se disent maîtres de leur destin. Comme des chirurgiens vulgaires malicieux et astucieux, ils prennent leur bistouri contaminé et souillé par leur nature humaine déchue, et dissèquent Dieu en trois sections dénaturées qu'ils nomment des personnes, chacune étant distincte l'une de l'autre, ce qui fait essentiellement trois dieux tout en prétendant en n'avoir qu'un. Il ne s'agit donc plus de JÉSUS SEUL mais d'un Jésus composé de trois personnes distinctes, c'est à dire d'un faux Jésus qui est le fruit de leurs imaginations de débiles, un Jésus qui dépend de l'existence de deux autres personnes imaginaires créées à l'image de leurs délires. On comprend mieux pourquoi ces gens sont devenus des fous furieux, des fanatiques dangereux qui, au nom de Dieu, veulent détruire à tous prix ceux qui sont donnés de croire en JÉSUS SEUL, et c'est exactement ce qu'ils ont fait à maintes reprises et de différentes façons à travers l'histoire. On réalise également la profondeur de ces paroles du Seigneur Jésus: «JE vous ai dit ces choses, afin que vous ne vous scandalisiez point. Ils vous chasseront des synagogues; l'heure même vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu. Et ils vous feront cela, parce qu'ils n'ont connu ni mon Père, ni moi.» (Jean 16:1-3).

 

Le but principale de toute la Bible est de donner la révélation du Seigneur Jésus comme étant le Seul Dieu et Seul Sauveur pour le rachat de ses élus seuls, et non de tous les hommes mais de tous genres d'hommes, c'est à dire de tous les enfants de la promesse qui se trouvent au sein de la race humaine depuis le début des temps. Mais cette révélation a été tordue, falsifiée et tronquée par les ennemis de la grâce souveraine de Dieu qui en donnent qu'une approximation subtile et raffinée. Cela afin de séduire la masse des crédules qui ne demandent pas mieux que de plier le genou devant une idole fait à leur propre image, fausse représentation de Dieu qui suscite en eux l'intérêt du mystère et la fierté de leur dignité humaine. Ils ont ainsi conçue un faux Jésus qui convient plus à leur imagination charnelle, et un faux salut qui plaît plus à leur entendement déséquilibré qui leur donne la capacité d'y contribuer par leurs efforts et leurs choix personnels afin d'en retirer quelque gloire. C'est la raison pour laquelle, dans ces milieux malsains, il y a tant d'exagérations dans les témoignages qui mettent l'emphase sur le péché et sur l'initiative de l'individuel à s'en détacher. Ainsi, subtilement, l'admiration et la reconnaissance n'est plus envers Jésus mais envers celui ou celle qui donne son témoignage, obtenant ainsi la réputation d'être chrétien aux yeux de tous les crédules, encore plus si la personne déclare son adhésion à leurs confessions de foi et aux crédos œcuméniques. Qui ne peut voir que leur honneur est dans la réputation et que leur gloire est dans la prétention, tellement cela est évident que sa crève les yeux.

 

JÉSUS SEUL À LA TRANSFIGURATION

Dans le récit de la transfiguration (Matthieu 17: 1-8, Marc 9: 2-8, Luc 9:28-36) se trouve cette expression, au sujet des trois disciples, Pierre, Jacques et Jean: «...ils ne virent plus que Jésus seul». Ainsi, Moïse représentant la Loi, Elie, les prophètes, ne sont là, comme les autres, que pour nous conduire à Jésus dans la lumière de la vérité. Dans Marc 9:9 et dans Luc 9:31 nous voyons que cette rencontre de Jésus avec Moïse et Élie concernait sa mort et sa résurrection, et que le résultat de cette discussion fut la transfiguration du Seigneur Jésus dans laquelle il fut transformé en un état d'existence suprême hors du commun des mortels. Comment reconnurent-ils Moise et Élie si ce n'est par révélation, car ils n'avaient jamais rencontré ces deux hommes auparavant puisqu'ils étaient morts depuis plusieurs générations avant la naissance des apôtres. Remarquons aussi que la révélation de la transfiguration se produisit non dans une vallée mais sur une montagne. Par cela le texte sacré nous indique qu'il faut être amené par le Seigneur Lui-même dans des hauteurs inaccessibles pour recevoir la connaissance de la transformation que nous recevons avec Christ dans son sacrifice sur la croix. Si nous suivrions les fabulations des théoriciens de la Trinité spéculative, où donc étaient la personne du Père et la personne du Saint-Esprit à ce moment crucial du ministère de Jésus ? Étaient-ils parti en vacances ? Des témoins fiables et de bonne réputation, membres des églises Baptistes et Réformées, jurent les avoir vu chez l'Ange Barbier se faire couper leurs cheveux et leur grande barbe blanche afin d'être plus présentables aux crédules et aux cancres idolâtres modernes. Apparemment ils leurs dirent qu'ils se préparaient pour une vacance bien méritée à la plage de l'Auberge du Paraclet sur la Montagne de Sion. Mais soyons sérieux, si ces deux personnes divines n'étaient pas présentes lors de la transfiguration de Jésus, c'est qu'ils n'existent tout simplement pas, ils ne sont que des inventions de consciences déréglées qui ont créer Dieu à leur propre image. Ils objecteront en signalant «qu'une voix sortit d'une nuée lumineuse qui disait: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. Écoutez-Le !» (Matthieu 17:5). Mais une voix n'est pas l'évidence de la présence d'une personne. L’ânesse de Balaam parla au prophète pour le reprendre dans sa folie, et pourtant il ne s'agissait pas d'une personne pour autant mais d'un animal (Nombres 22:28-30). La voix que les disciples entendirent était l'impulsion d'une expression divine qui provenait de l'Esprit de Christ. Les évènements qui entourent l'histoire de la transfiguration indiquent clairement que les disciples furent les récipients d'une vision, d'une perception surnaturelle de faits préalablement non-connus qui éclairaient leur conscience car insaisissables par l'entendement de l'homme naturel. Que les disciples ne virent que JÉSUS SEUL est l'évidence de la révélation divine qu'ils reçurent dans cette vision, à savoir que l'unité de Dieu se trouve en UNE SEULE PERSONNE et non trois, et nous indique clairement que Jésus, qui est Lui-même Dieu, est à la fois Père, Fils et Saint-Esprit dans la révélation de Lui-même qu'il nous accorde dans les Saintes-Écritures. Il ne s'agit donc pas d'une trinité de personnes, mais d'une triple révélation de sa Présence dans l'histoire de la race humaine. Personne ne peut comprendre Dieu dans l'essence de son Existence, cela est impossible à l'homme mortel qui se donne à toutes sortes de spéculations insensées sur ce sujet, mais il nous accorde de le connaître seulement dans sa révélation externe en faveur du rachat de ses élus pour former une nouvelle race céleste et éternelle en le Nouvel Homme qui est Christ, car tel est le but de la Création qui sera transformée totalement lors de son apparition finale (Romains 8:18-21). En d'autres mots, la transfiguration de Jésus est l'image de l'espérance à venir d'une gloire éternelle pour ses élus (Jean 17:24).

 

Le livre de l'Exode nous rapporte que Moïse voulu voir la gloire de Dieu (Exode 33:17-23) mais qu'il ne fut permis de voir la face de Dieu, c'est à dire sa présence; il fut donner seulement d'en voir le derrière, en d'autres mots il ne put en voir que l'apparence car aucun homme ne peut voir Dieu et vivre (Exode 33:20):

17 Et l'Éternel dit à Moïse : Je ferai aussi ce que tu dis ; car tu as trouvé grâce à mes yeux, et je te connais par ton nom.

18 Et Moïse dit: Je te prie, fais-moi voir ta gloire !

19 Et l'Éternel répondit: Je ferai passer toute ma bonté devant ta face; et je crierai devant toi le nom de l'Éternel; je ferai grâce à qui je ferai grâce, et j'aurai compassion de qui j'aurai compassion. (Romains 9:15)

20 Et il dit: Tu ne pourras pas voir ma face; car l'homme ne peut me voir, et vivre.

21 L'Éternel dit aussi : Voici un lieu près de moi; tu te tiendras sur le rocher;

22 Et il arrivera que quand ma gloire passera, je te mettrai dans le creux du rocher, et je te couvrirai de ma main jusqu'à ce que j'aie passé;

23 Et je retirerai ma main, et tu me verras par-derrière; mais ma face ne se voit point.

 

Or dans l'Hébreu le mot «face» est «paniym», terme qui signifie littéralement «présence». Ainsi les Saintes-Écritures affirment clairement que personne ne peut voir la présence de Dieu et vivre, or d'après le «Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales» un des synonymes pour le mot «présence» est «existence», c'est à dire «l'existence même» de Dieu. En plus, l'épître aux Hébreux nous dit à propos de Jésus: «Et qui, étant la splendeur de sa gloire et l'empreinte de sa personne... (Hébreux 1:3), nous indiquant par le singulier du terme «personne» qu'il y a une seule Personne en Dieu à savoir le Seigneur Jésus, crucifié, ressuscité, et exalté dans sa gloire première avec son corps glorifié ou transformé, c'est à dire «transfiguré» en pur Esprit, existence incompréhensible et inaccessible pour le commun des mortels. La révélation que Dieu accorda à Moïse à propos de la gloire de son existence est très spécifique dans tous les détails. Il importe de remarquer aussi que le mot «Dieu» est une traduction du mot «Elohim», terme qui signifie littéralement «l'Esprit des vivants», ce qui nous indique que Dieu n'est pas le Dieu des morts mais le Dieu des vivants (Luc 20:38), ce qui explique la présence de Moïse et d'Élie sur la montagne de la transfiguration avec Jésus et ses trois disciples. Or dans sa révélation à Moïse Dieu ne dit aucunement qu'il y a trois présences en Lui, mais qu'il est LA SEULE PRÉSENCE, à savoir JÉSUS SEUL. Si vraiment il y aurait trois présences en Lui, Dieu l'aurait déclaré clairement car il n'est pas un Dieu de confusion ni de demi-vérité (1 Corinthiens 14:33). La chose la plus frappante à remarquer est que cette révélation glorieuse mentionne clairement et sans ambigüité qu'il y a «une seule présence en Dieu» et non trois. Dire qu'il y a trois présence en Dieu est donc faire de Lui un menteur et de la Bible un tissu de mensonges, et conséquemment de Jésus un faux Messie, ce que font exactement les antichrists (1 Jean 2:18; 4:1-3; 2 Jean 7). Moïse, totalement inspiré de l'Esprit de Dieu, fut interdit de voir la présence de Dieu; et dire que des théoriciens, des théologiens, des docteurs et des pasteurs présomptueux d'une foi prétendument orthodoxe dite droite et pure, affirment obstinément la voir, c'est à dire «la comprendre», est la plus grande des hérésies et le plus grand blasphème sur la face de la terre. Il n'est pas permis à l'homme de voir la présence de Dieu et vivre, la Parole de Dieu est claire sur cela. Impossible à l'homme de comprendre ce qui est incompréhensible et encore moins d'analyser et de disséquer cette révélation en différentes subsistances distinctes l'une de l'autre dans une seule essence. La doctrine de la Trinité qui déclare qu'en Dieu il y a trois personnes distinctes, est une pure invention de la nature humaine déchue avec son cœur tortueux et son raisonnement tordue qui cherche à s'élever comme Dieu dans une gloire qui ne lui est pas accessible, et qui ne lui sera jamais. En d'autres mots, la doctrine de la Trinité de trois personnes en Dieu est la doctrine de l'Antichrist, elle est la marque de la bête sur le front des réprouvés.

 

Or, sous la grâce de la Nouvelle Alliance dans le sang de Christ versé sur la croix pour le rachat de ses élus, nous obtenons par sa Sainte Présence en nous, la pleine réalisation de cette même révélation donnée à Moïse en la Personne unique du Seigneur Jésus. L'apôtre Jean nous dit dans son Évangile: «Personne n'a jamais vu Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l'a fait connaître.» (Jean 1:18; Bible Ostervald 2008), ou comme nous voyons dans une traduction plus précise basée strictement sur le Grec: «Personne n'a jamais vu L’ESPRIT DES VIVANTS; le seul Fils engendré, qui est l'enveloppe visible du Père invisible, est celui qui l'a manifesté dans la chair.» (Bible de Machaira 2016). Il est clair que dans son corps de chair Jésus est l'enveloppe visible de l'Esprit invisible qui est en Lui et dont il est la forme corporelle comme Dieu manifesté dans la chair. L'apôtre Paul nous dit la même chose dans son épître aux Colossiens: «C'est lui qui est l'image visible de L’ESPRIT DES VIVANTS invisible, l'origine de toute la création.» (Colossiens 1:15; Bible de Machaira 2016). Puisqu'il est impossible à l'homme de voir Dieu sans mourir, Dieu a Lui-même prit un corps de chair parmi nous et se révéla en la Personne unique de JÉSUS, révélation qui bouleversa complètement les juifs et qui bouleverse encore de nos jours tous les réprouvés qui divisent Dieu en trois personnes. Les gens qui se disent chrétiens ont besoin de comprendre qu'il n'y a pas de salut possible pour ceux qui maintiennent cette fausse doctrine, elle doit être abandonnée et rejetée dans l'abaissement d'une profonde humilité par la puissance de l'Esprit de Dieu afin de parvenir à la révélation de la vérité dans le sacrifice de la croix.

 

Ce n'est que dans la hauteur inaccessible de cette révélation glorieuse que la transfiguration de Christ est attribuée à ses élus pour les transformer en son image lors de sa dernière apparition en ce monde de ténèbres. Aucun ne peut être sauvé sans avoir été appelé auparavant par la puissance irrésistible du Dieu Vivant, le choix du salut appartient à DIEU SEUL et non à l'homme. Le Seigneur appelle ses brebis (Jean 10:1-16), si vous entendez sa voix, venez et ne tardez pas. Lazare était mort depuis quatre jours (Jean 11:17), son corps était dans un état de décomposition mais Jésus l'appela d'entre les morts, Il le recréa par la puissance de sa Parole et le mort reprit vie et répondit à l'appel du Dieu Vivant pour se présenter devant Lui. Lazare n'avait aucun choix dans cela, il ne pouvait en retirer aucune gloire, il était mort et son corps dégageait l'odeur de la corruption du péché, mais l'appel de Jésus le ramena à la vie et il vit JÉSUS SEUL qui le sommait de venir à Lui. Ainsi vous dit le Seigneur Jésus: «Venez à moi, vous tous qui êtes épuisés et surchargés, et je vous soulagerai. Chargez-vous de ma servitude, et apprenez de moi, parce que JE SUIS bienfaisant et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes; car ma servitude est aisée, et mon fardeau léger.» (Matthieu 11:28-30).

 

Ceux qui refusent l'appel de JÉSUS SEUL donnent l'évidence de leur réprobation et seront damnés éternellement. Ceux qui ont été prédestinés en Christ depuis avant la fondation du monde n'ont pas le choix de répondre, ils viennent à la grâce du salut car l'appel à renaitre est irrésistible pour eux. La vie l'emporte toujours sur la mort comme la lumière l'emporte toujours sur les ténèbres; or CHRIST SEUL est notre vie et la lumière de notre existence, l'assurance de notre salut et notre seule espérance à la gloire éternelle et nous Lui devons toute l'admiration et la reconnaissance. Aucun vrai élu ne donnera la gloire à une autre personne, que cette personne soit incluse dans les chimères de la trinité ontologique ou non, car il reconnait que JÉSUS SEUL est Dieu, la seule et unique Personne dans la divinité qui a le pouvoir de sauver nos âmes, c'est à dire de délivrer notre conscience de l'existence des peines d'un enfer réel où les réprouvés souffriront éternellement pour tous les péchés de la race humaine qui leur seront attribués. Celui qui est coupable d'avoir brisé le moindre commandement de la loi, est coupable d'avoir brisé toute la loi et il en subira les conséquences pour l'éternité, il ne peut en échapper. Seuls les élus seront sauvés car cela ne dépend pas de ce qu'ils font ou ne font pas, mais de Dieu qui l'a décidé ainsi dans son décret éternel d'élection. Christ a payé comme leur substitut le plein prix de leurs transgressions de la loi, et même si leur corps en subi encore les ravages, ils sont effectivement délivrés de la condamnation de leurs péchés une fois pour toutes et il est impossible qu'ils retombent sous le jugement de Dieu (Romains 8:1), ils en sont délivrés car cela ne dépend pas d'eux mais de Dieu qui l'a déterminé ainsi de toute éternité (Romains 9:16). Il a le pouvoir de le faire et Il le fera car tel est son bon plaisir d'agir en leur faveur.

 

JÉSUS SEUL EST MÉDIATEUR

Le développement de la Convocation à Renaître (dite aussi l'Église, littéralement «les appelés hors de») du Nouveau Testament a beaucoup de ressemblance avec celle d'Israël. «Et quand le peuple vit que Moïse tardait à descendre de la montagne, le peuple s’assembla auprès d’Aaron, et ils lui dirent: Lève-toi, fais-nous un dieu qui aille devant nous…» (Exode 32:1). Il répondit à la requête et fit un veau d’or, car en Égypte le taureau était honoré pour sa force et sa puissance et représentait symboliquement Nimrod (Genèse 10:8-14), le premier souverain de la terre qui fut déifié comme le dieu Soleil, le Brillant, source du culte de l'intelligence. Et puis il est encore écrit: «Et ils dirent: C’est ici ton dieu, ô Israël! qui t’a fait monter du pays d’Égypte» (v.4). On peut se représenter la chose: le Dieu d’Israël était apparu sur la montagne et avait dit en premier: «JE SUIS l’Éternel, ton Dieu, qui t’a fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude. Tu n’auras point d’autres dieux devant ma face» (Exode 20:1-4). Dans ce même temps Aaron transgressa avec le peuple ce commandement, pratiqua l’idolâtrie et appela «dieu» un veau. Le bœuf, ou plus proprement le taureau, était chez les égyptiens le dieu Apis qui faisait partie de la triade «Apis-Isis-Anubis» (le père, la mère, et le fils). Notons que dans l'antiquité la mère des dieux était souvent représenté par une colombe, symbole qui correspond aussi à la personne du Saint-Esprit dans la Trinité spéculative du christianisme contrefait. Ce symbole fut introduit dans la triade impériale de Rome par Athanase, un des pères de l'Église Catholique Romaine et Protestante que les réprouvés prétendent être l'Église de Christ et que l'Apocalypse nomme «la Grande Prostituée» (Apocalypse 17:1,2).

 

De nombreux mythes racontent qu'un dieu combat la «Déesse Mère» pour l’abattre, elle, et ses fidèles, et de lui «couper les ailes». Le but de ce combat était d’abattre la «Déesse Mère» ou «Déesse Oiseau» dont les ailes symbolisent le divin, de façon à renverser sa royauté divine et à la réattribuer à «un père» divin. Ces mythes représentaient la destruction du culte idolâtre de la «Reine du ciel», culte qui fut reformé et adapté dans le catholicisme pour devenir le culte de la Madone qu'on prétendait être Marie, la mère de Jésus qu'ils déclarèrent être «la mère de Dieu» et qui devient «la mère Dieu» lorsque la préposition «de» est enlevée. On y voit clairement la duplicité du langage pour rétablir subtilement l'ancien culte idolâtre à la «Reine du ciel». La signification du symbolisme de la colombe était parfaitement compréhensible au temps de Jésus, puisque ce symbolisme de la «Reine du ciel» était toujours utilisé dans les religions à mystères, tant en Grèce, qu’en Égypte et dans tout le Proche-Orient, où elle est nommée la Mère divine, la Colombe, Âme du Monde qui, par subterfuge, devint la personne du Saint-Esprit dans la Trinité ecclésiastique nicéenne. L'Égypte est particulièrement visé ici car sa ville capitale, Alexandrie, qui était aussi la Capitale de l'idolâtrie dans l'ancien monde, était aussi l'endroit où habitèrent Origène, Arius, et Athanase, ce dernier jouissant d'une grande influence au Concile de Nicée où fut élaboré premièrement l'hérésie de trois personnes distinctes en Dieu. Athanase fut en effet celui qui proposa que la Trinité soit composée du Père, de la Mère, et du Fils, et puisque le symbole de la «Mère déesse» était la colombe, la formulation devint le Saint-Esprit qui est aussi représenté sous la forme d'une colombe, ce qui convenait très bien aux païens comme aux chrétiens de l'époque (voir: L'Hérésie du Sabellianisme).

 

Au cours des premiers siècles, plusieurs ont a cherché de formuler plus explicitement la foi trinitaire tant pour approfondir leur propre compréhension de la foi que pour la défendre contre des erreurs qui déformaient leurs points de vue. Ce fut l’œuvre des Conciles anciens, aidés par le travail théologique des prétendus «Pères de l’Église» et soutenus par l'ignorance d'un peuple chrétien nominatif. Pour la formulation de l'hérésie du dogme de la Trinité, ils ont dû développer une terminologie propre à l’aide de principes issus des religions à mystères et de notions d’origine philosophique platonicienne: «substance», «personne» ou «hypostase», «relation», etc. Ce faisant, ils ont soumis la foi chrétienne à une sagesse humaine et ont donné un sens nouveau à ces termes appelés à signifier désormais aussi un mystère complètement irrationnel de trois personnes distinctes en Dieu, qu'ils disaient être «au-delà de tout ce que nous pouvons concevoir à la mesure humaine».» Ces hypocrites insensés entreprirent donc de concevoir l'inconcevable et de déclarer leur concept irrationnel de trois personnes en Dieu comme étant la vérité sublime et nécessaire au salut. Une telle aberration n'est concevable que par des gens mentalement déséquilibrés et des ennemis de la vérité qui ont pour but de la déformer (voir: Aberrations trinitaires du dieu à trois faces). Ainsi dit la Parole de Dieu les concernant: «ils sont devenus vains dans leurs raisonnements, et leur cœur destitué d'intelligence a été rempli de ténèbres. Se vantant d'être sages, ils sont devenus fous.» (Romains 1:21,22).

 

Parce que le Seigneur Jésus, avec la promesse de sa dernière apparition en ce monde, se fit attendre, les pères de l’église prostituée firent la même chose que le peuple d'Israël avec la triade égyptienne «Apis-Isis-Anubis», ils formèrent et formulèrent un Dieu à trois têtes, en trois formes correspondant au modèle païen, et dirent: «Voilà ton Dieu, ô chrétienté!». Celui qui ose toucher cette «formation» de l'idole trinitaire des trois chimères dans le dieu trifrons des catholique romains, protestants et évangéliques, est traité comme s’il avait offensé ce qu’ils ont de plus sacré. Cependant, quelle est la foi juste, car si Dieu est trois personnes et que l'Écriture dit que Dieu a été manifesté dans la chair, conséquemment il faudrait que trois personnes soient manifestées dans la chair, ce qui est complètement irrationnel et anti-biblique. Paul a mis en valeur la doctrine juste et a mis l’accent: «… c’est UN SEUL DIEU qui justifiera…» (Romains 3:30). Il écrit à un autre endroit: «Or un médiateur n’est pas médiateur d’un seul, mais Dieu est UN SEUL» (Galates 3:20). Et encore il dit: «Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme.» (1 Timothée 2:5). Il n'y a pas trois médiateurs mais UN SEUL MÉDIATEUR. Il n’est pas écrit une seule fois dans toutes les Saintes Écritures: «Dieu en trois personnes», «Dieu un en trois» ou «Trinité», pas plus qu’il n’est écrit: «Fils céleste», «Fils éternel», ou «Dieu le Fils», et encore moins qu'il est nécessaire de croire en une telle trinité pour être sauvé. Nul part dans toute la Bible est-il écrit que le Père est «une personne» ni que le Saint-Esprit est «une personne», quoique nous savons que le Fils est une personne, un être physique et corporel, l'Écriture déclare que «Dieu est Esprit» et «qu'un esprit n'a ni chair ni os». En d'autres mots, comme Esprit, «Dieu est incorporel» et devint corporel seulement qu'à son incarnation dans la chair en JÉSUS SEUL. Or le Dieu formé ou Cerbère Nicéen du christianisme contrefait est totalement étranger à l’Église primitive, aux prophètes et aux apôtres. Un homme ayant une réflexion claire ne peut jamais prétendre en présence de la Parole de Dieu, qu’il y a «trois personnes» qui règnent dans le ciel, et que les trois sont un en toutes choses — c’est-à-dire qu’ils formeraient une Trinité. Si cette Trinité existait dans le ciel, il en serait aussi rendu témoignage dans la Bible, surtout du fait que les réprouvés affirment qu'elle est nécessaire au salut. Parce qu’elle ne peut être trouvée nulle part dans la Bible, elle ne peut pas davantage être dans le ciel, elle se trouve uniquement dans l'imagination fertile et maladive des imposteurs qui prétendent être chrétiens.

 

Que la Bible déclare avec autorité que JÉSUS SEUL est le Médiateur entre Dieu et les hommes, et qu'il est Lui-même Dieu manifesté dans la chair (Jean 1:14; 1 Timothée 3:16), étant parfaitement Dieu et parfaitement Homme, indique clairement l'existence d'une seule Personne en Dieu; et puisque son corps de chair est l'enveloppe visible du Père invisible qui est en Lui, il est véritablement le SEUL MÉDIATEUR entre Dieu et les hommes, entre l'Esprit et la chair. Un médiateur est une personne, non un esprit mais un entité physique et corporelle, qui sert d'intermédiaire, de lien entre deux ou plusieurs entités. Il s'entremet entre des personnes ou des partis ayant des différends pour tenter de les faire parvenir à un accord ou à un accommodement. Il a pour tâche d'aider à résoudre les conflits survenus entre les particuliers et l'administration, et est habilitée à faire des recommandations aux autorités compétentes pour régler les problèmes et à suggérer des propositions pour améliorer les relations. Bref son rôle principal est de négocier les stipulations d'un contrat entre deux parties. Or la Nouvelle Alliance dans le sang de Christ est exactement cela, un contrat entre Dieu et les hommes dans lequel Dieu s'engage à ne pas détruire toute la race humaine à cause de sa rébellion et de ses péchés, mais d'en sauver quelques-uns qu'il a choisi d'avance en Christ depuis avant la fondation du monde dans son décret d'élection. Pour l'accomplissement de cette rédemption, Dieu stipula sa réalisation par son incarnation dans un corps de chair pour racheter ses élus en s'offrant Lui-même comme sacrifice expiatoire en leur faveur. Ils deviennent ainsi ses fils adoptifs et les récipients de toutes les bénédictions stipulées dans le contrat. Les élus, en retour, s'engagent à mettre leur confiance dans les stipulations du contrat pour le salut de leurs âmes. Mais une difficulté énorme doit être surmontée avant, leur nature humaine déchue ne leur permet pas d'agir ainsi à cause de la fierté de leur indépendance, ils ne veulent ni ne peuvent mettent leur confiance en l'Administrateur du contrat, il faut donc un Médiateur qui agit comme leur Substitut en leur faveur et là est le rôle de Christ. Il doit briser l'orgueil de la nature humaine en la clouant à la croix afin d'attirer à Lui ceux qui ont été prédestinés à recevoir sa grâce, allant même jusqu'à leur donner sa propre confiance dans l'assurance de l'accomplissement de son sacrifice en leur faveur, dans lequel ils reçoivent tout ce qui est nécessaire à leur salut qui est assuré dans les clauses du contrat. Dans le sacrifice de la croix les élus reçoivent tous les mérites de Christ, une nouvelle vie munie de toutes les bénédictions de la grâce souveraine qui inclue la foi ou assurance, la repentance ou reconsidération, l'espérance ou l'anticipation, la persévérance et le courage, etc, etc... Cette stipulation du contrat étant pleinement remplie en faveur de ses élus, il put les délivrer en les rachetant de la puissance du péché et de la mort, et il leur donna la vie éternelle par l'Esprit de sa Sainte Présence qui les habite. Il forment donc un Temple à l'Esprit des vivants qui les transformera en son image et il sera glorifié en eux éternellement.

 

JÉSUS SEUL EST SACRIFICATEUR

Connaître Christ dans son ministère de Souverain Sacrificateur en notre faveur est un profond encouragement, c'est pour cela qu'il est important d'étudier ce sujet et surtout d'en retenir l'enseignement comme une exhortation à mieux nous confier en Lui pour toutes choses dans notre vie, de la plus insignifiante à la plus importante. Sous l'Ancienne Alliance de Dieu avec Israël, le Souverain Sacrificateur avait une fonction particulière en ce que une fois par an il entrait dans le lieu très saint du tabernacle, afin de faire l'expiation pour ses propres péchés et pour ceux du peuple. Il faisait ainsi fonction de médiateur auprès de Dieu, apportant le sang de l'animal sacrifié pour l'expiation des péchés et ressortant du lieu très saint avec la bénédiction de Dieu pour son peuple. Il avait également la responsabilité d'administrateur du culte à l'Eternel qu'il partageait avec les sacrificateurs et les lévites.

 

L'épitre aux Hébreux emprunte la figure du souverain sacrificateur de l'Ancienne Alliance pour présenter le Seigneur Jésus-Christ comme le Souverain Sacrificateur, le médiateur unique d'une Nouvelle Alliance avec Dieu. Sous la loi de Moïse, on offrait de nombreux sacrifices d'animaux et les sacrificateurs étaient aussi en grand nombre. Sous la Nouvelle Alliance, le Seigneur Jésus-Christ et JÉSUS SEUL est à la fois l'unique Souverain Sacrificateur, ou médiateur, et l'unique sacrifice: l'Agneau de Dieu qui expie le péché par son sang. Sous l'Ancienne Alliance, le tabernacle et plus tard le temple, avaient été construits dans le but d'être un lieu de rencontre entre Dieu et son peuple. Le sacerdoce Lévitique, avec ses sacrificateurs, était établi en fonction du service du tabernacle; et Christ le fut en fonction d'un temple plus parfait, c'est à dire son corps qui était l'enveloppe visible de l'Esprit invisible, à savoir le Père qui était en Lui.

 

Le tabernacle du désert, construit par Moïse, a été un moyens établis par l'Éternel pour rencontrer son peuple. Soyons conscient toutefois que tout Israël n'était pas Israël mais seulement les enfants de la promesse au sein du peuple (Romains 9:1-8). La première alliance avait des ordonnances relatives au culte, et le sanctuaire terrestre (Hébreux 9:1). Un tabernacle contenant divers objets, des sacrificateurs faisant le service dans le lieu saint, un souverain sacrificateur, seul habilité à entrer une fois par an dans le lieu très saint avec le sang des animaux offerts en sacrifice, pour faire l'expiation de ses propres péchés et pour ceux du peuple. Nous n'allons pas entrer ici dans les détails de toutes ces choses, mais seulement en retenir l'essentiel. Le tabernacle et son service, était une figure, une représentation symbolique et provisoire du Messie à venir, seul chemin pour s'approcher de Dieu, car Dieu Lui-même manifesté dans la chair. Le Saint-Esprit montrait par là que le chemin du lieu très saint n’était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait (Hébreux 9:8). Il utilise sa configuration et le culte qui s'y déroulait pour pour annoncer un autre tabernacle, plus grand et plus parfait, construit par le Seigneur Jésus Lui-même, c'est à dire son corps qu'il s'était formé dans le sein d'une vierge (Jean 2:19-21).

 

L'apôtre Paul, auteur de l'épître aux Hébreux, inspiré par l'Esprit de Dieu, s'est efforcé par une comparaison avec le Souverain Sacrificateur de l'Ancien Testament, de nous faire comprendre le ministère du Seigneur Jésus-Christ comme Souverain Sacrificateur et médiateur entre Dieu et les hommes qu'il s'avait choisi d'avance de toute éternité (Éphésiens 1:4-11; 1 Pierre 1:18-20). Premièrement en s'offrant lui même en sacrifice sur la croix, à la fois victime et sacrificateur. Ensuite dans la présence même de l'Esprit Éternel qui était en Lui, ou il a comparu pour nous devant Dieu, par son propre sang versé sur la croix et où il se tient en permanence, comme notre défenseur, notre avocat auprès du Père dont Il était la forme visible: «Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’est pas construit de main d’homme, c’est-à-dire, qui n’est pas de cette création; et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais par son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle.» (Hébreux 9:11,12); «Espérance que nous gardons comme une ancre de l'âme, sûre et ferme, et qui pénètre au-dedans du voile, où Jésus est entré pour nous comme un précurseur, ayant été fait Souverain Sacrificateur pour l'éternité, selon l'ordre de Melchisédec.» (Hébreux 6:19,20). Sous l'Ancienne Alliance il y avait un voile dans le tabernacle entre le lieux saint et le lieu très saint, ce voile était une préfiguration de quelque chose de plus parfait, c'est à dire de la chair de Jésus. En fait, lors de sa mort sur la croix, Jésus traversa le voile de sa chair vers l'intérieur de Lui-même en présence même de l'Esprit du Père qui était en Lui, retournant ainsi à sa gloire première après avoir payé la dette pour nos péchés. Ce fut à ce moment que le voile dans le temple à Jérusalem fut déchiré miraculeusement (Matthieu 27:51). Lors du retour en son corps à sa résurrection, son corps de chair fut glorifié et exalté, nous ouvrant ainsi le chemin vers la gloire éternelle. Étant exalté à la suprématie lors de son ascension, il vient habiter en nous par l'Esprit de sa Sainte Présence pour nous diriger et nous transformer en son image à sa dernière apparition en ce monde, et nous serons avec Lui éternellement.

 

Après la description de la fonction du souverain sacrificateur selon la loi de Moïse donnée à Israël, l'auteur de l'épître aux Hébreux précise que le Saint-Esprit montrait par là que le chemin du lieu très saint n’était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait (Hébreux 9:8), tabernacle qui était l'image du corps de Christ. Le rôle principal du Souverain Sacrificateur était une fonction de médiateur, celui qui se tient devant Dieu en faveur du peuple. Mais ce sacerdoce n'étant pas parfait, il devait être remplacé par un autre sacerdoce, un autre souverain sacrificateur. L'auteur de l'épitre aux Hébreux, cherche par son enseignement à présenter le Seigneur Jésus-Christ, comme le grand Souverain Sacrificateur, unique, parfait et éternel, établit par Dieu lui-même, puisqu'étant Dieu Lui-même manifesté dans la chair, le Père Éternel sous une forme corporelle. Christ (le Messie) est LE SEUL SOUVERAIN SACRIFICATEUR, l'unique et parfait (Hébreux 7:24-28). Dorénavant tous les élus font partie du sacerdoce royal, étant devenus rois et sacrificateurs avec Celui qui les introduit jusque dans le lieu très saint, dont le voile a été déchiré (1 Pierre 2:5,9; Apocalypse 1:6; Hébreux 10:19-22).

 

Sous la Nouvelle Alliance du sang de Christ, le sacerdoce a changé, ainsi que la loi: «Si la perfection avait été possible par le sacerdoce Lévitique, sur lequel repose la loi donnée au peuple, il n'y aurait pas eu besoin que paraisse un autre sacrificateur établi selon un ordre différent et sous une loi nouvelle. Le sacerdoce ayant été changé, il y a eu aussi nécessairement un changement de loi. Il y a eu abolition d’une ordonnance antérieure, à cause de son impuissance et de son inutilité, car la loi n’a rien amené à la perfection, et introduction d’une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu.» (Hébreux 7:11-19). Le but de ce changement est donc de permettre à tous les élus sans distinction de s'approcher de Dieu, par Jésus-Christ, qui est devenu le seul médiateur entre Dieu et les hommes, Dieu l'ayant déclaré souverain sacrificateur pour toujours, il a reçu un sacerdoce unique, éternel, qui n'est pas transmissible. En d'autres mots, ce n'est pas un prêtre, un pasteur, ou un ministre quelconque qui peut se tenir entre vous et Dieu, sauf JÉSUS SEUL. Les autres sont tous des mercenaires sans exception, tous sont des imposteurs et des voleurs qui cherchent à dérober la gloire qui appartient à JÉSUS SEUL, le SEUL PASTEUR de nos âmes (1 Pierre 2:24,25).

 

JÉSUS SEUL EST BERGER

Jésus se présente lui-même comme un berger: «JE SUIS le Bon Berger. le Bon Berger donne sa vie pour ses brebis. Mais le mercenaire, qui n'est point le berger, et à qui les brebis n'appartiennent point, voit venir le loup, et abandonne les brebis et s'enfuit; et le loup ravit les brebis et les disperse.» (Jean 10:11,12). Or il n'y a aucune différence entre le mot «berger» et celui de «pasteur», les deux signifient une seule et même chose. Si JÉSUS SEUL est le Bon Berger, il en advient aussi que JÉSUS SEUL est le vrai Pasteur. Cette fonction est réservée strictement à Christ, seul Lui prend soin de ses brebis sans l'aide d'aucun homme. Ceux qui se disent pasteurs sont tous des imposteurs, des mercenaires, des agents du diable, des loups déguisés en brebis. La position de pasteur, au sens moderne du terme, n'existait pas avant la Réforme Protestante du 16ie siècle (voir: Pasteurs mythiques de la voie frauduleuse). Dans le chapitre 10 de l'Évangile de Jean, Jésus précise la relation qui existe entre lui et ses élus qui lui appartiennent, ses brebis, à l'exclusion de tout le reste. Il leur donne la foi, SA FOI, c'est à dire l'assurance ou certitude qu'il avait d'accomplir son ministère en leur faveur, et ils reçoivent cette confiance glorieuse en Christ dans les mérites de son sacrifice sur la croix qui leurs sont attribués gratuitement. Il a donné sa vie pour nous racheter, selon ce qui est écrit: «Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc L'ESPRIT DES VIVANTS dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à L'ESPRIT DES VIVANTS.» (1 Corinthiens 6:20; Bible de Machaira 2016).

 

Jésus se présente comme le Bon Berger d'un groupe particulier d'hommes, de femmes, et d'enfants, ses élus qu'il s'est acquis au prix de son propre sang, pour en faire un troupeau qui lui appartienne, dont il va prendre soin (paître), et sur lequel il veille constamment, qu'il protège, qu'il défend et qu'il conduit dans les choses les meilleures, il connait ses brebis. La connaissance que le Seigneur a de ses brebis est parfaite et personnelle: il nous connait par notre nom, et cette connaissance est réciproque: «JE SUIS le Bon Berger. Je connais mes brebis, et elles me connaissent.» (Jean 10:14); «Le portier lui ouvre, et les brebis entendent sa voix; il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent, et il les conduit dehors.» (Jean 10:3). Après nous avoir appelés par sa parole vivante et attirés à lui dans la poussière de l'humilité, il nous conduit dans une expérience de vie éternelle, abondante, paisible, heureuse: de bons pâturages, des sources d'eau pures et abondantes, ce qui signifie le bien-être de ses élus qui sont donné de croire en Lui (Actes 13:48; Philippiens 1:29). Il ne faut toutefois pas s'imaginer que cette nouvelle vie ici-bas est sans épreuves, on a qu'à regarder la vie des premiers disciples pour être convaincu autrement. L'apôtre Pierre nous dit même que les épreuves sont nécessaires pour purifier la foi (1 Pierre 1:6-9).

 

Pour bien comprendre cette représentation de «Jésus le Bon Berger», il faut nous débarrasser de l’idée romantique que nous avons du berger et des brebis. Le berger était un homme robuste, courageux, sans peur qui protégeait le troupeau des voleurs et des animaux sauvages. Il n'avait rien d'un lâche qui craignait les moindres petits bruits de la nuit. Souvent, le soir, il mettait ses brebis dans le corral avec les brebis d’autres pasteurs. Cela permettait aux bergers qui n’étaient pas de garde cette nuit-là de se reposer. Ils se détendaient autour d'un feu racontant des histoires et prenant des nouvelles de leurs concitoyens. Le matin suivant, la seule façon de retrouver les brebis était l’appel que faisait chaque berger. Les brebis connaissaient sa voix. Elles venaient le retrouver et allaient avec lui vers de nouveaux pâturages.

 

Le peuple de la Bible était un peuple de nomades, de ruraux, au contact permanent de cette réalité et le berger était au cœur du quotidien de ces civilisations du Moyen orient. Le berger est doté d’un triple rôle: - Il est celui qui fait paître le troupeau, qui a à charge de le conduire vers les meilleurs pâturages. - Il a aussi le souci des soins à apporter aux animaux faibles, malades; il est là lorsque les agneaux viennent au monde. Il est doux, plein de sollicitude pour chaque animal et il n’hésite pas à porter sur ses épaules l’agneau fragile qui ne peut suivre le troupeau. - Enfin, il est sans cesse préoccupé de rassembler le troupeau qui se disperse facilement sur les aires de pâture. Pour cela, sa voix est un signe de ralliement et les brebis connaissent bien la voix de leur maître. Il doit aussi défendre son troupeau contre tous les dangers, il est sans crainte devant l'ennemi.

 

Dans l’ancien Orient (Babylone, Assyrie), les rois se considéraient volontiers comme des pasteurs auxquels la divinité avait confié le service de rassembler et de soigner les brebis du troupeau. Et c’est sur cette réalité que va se greffer l’image du berger dans les textes bibliques. Dans l’Ancien Testament le terme de berger est en effet souvent utilisé pour désigner les dirigeants du peuple, en particulier les rois. On retrouve cette image dans les oracles d’Ésaïe ou Jérémie. C’est aussi Ézéchiel qui met ces paroles dans la bouche de Dieu: «Et MON SERVITEUR BIEN-AIMÉ régnera sur eux; ils auront tous UN SEUL PASTEUR.» (Ézéchiel 37:24). A remarquer dans ce passage que l'expression «BIEN AIMÉ» correspond exactement au nom «DAVID», les deux signifiant une seule et même chose. Or David est le bien-aimé et Jésus est le Bien-aimé, il existe définitivement un lien prophétique entre David et Jésus. On comprend mieux pourquoi Jésus est de la lignée du roi David. C’est ainsi que dans Matthieu (9:36), Jésus regardait aussi les foules: «Et voyant la multitude du peuple, il fut ému de compassion envers eux, de ce qu'ils étaient misérables et errants, comme des brebis qui n'ont point de berger.». Dans l’Ancien Testament, Dieu est parfois aussi qualifié de berger, soit comme guide et protecteur du fidèle ou comme chef de son peuple. C’est surtout dans la littérature psalmique que l’on retrouve cette image: «L’ADMIRABLE est mon Berger; je ne manquerai de rien. Il me fait reposer dans de verts pâturages; il me mène vers des eaux paisibles. Il restaure mon âme, il me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de son nom. Même quand je marcherais dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne craindrais aucun mal; car tu es avec moi; ton bâton et ta houlette me consolent. Tu dresses une table devant moi, en présence de mes ennemis; tu oins ma tête d'huile; ma coupe déborde. Oui, les biens et la miséricorde m'accompagneront tous les jours de ma vie, et j'habiterai dans la maison de L’ADMIRABLE pour l'éternité.»  (Psaumes 23:1-6). C’est ainsi que les relations de Dieu avec son peuple sont décrites en une véritable parabole du Bon Berger. Ce titre réservé à celui qui doit venir, au nouveau David, à JÉSUS SEUL.

 

Dans le Nouveau Testament, nous voyons qu'à l’époque de Christ, les bergers étaient diversement jugés. On les assimilait facilement à des tueurs et à des voleurs et ils faisaient partie des marginaux, mis de côté comme les publicains et les prostituées. Parce qu’ils vivaient avec leurs bêtes et étaient souillés par elles, ils étaient impurs rituellement et donc exclus de la synagogue et du temple. Au tribunal, leur témoignage n’avait aucune valeur. Pourtant, reste, dans la mémoire de tous, la prophétie du Pasteur à venir, du Messie Sauveur. Jésus va accomplir cette prophétie. Et les bergers seront les «petits», les premiers à qui sera fait l’annonce de naissance du Sauveur: ils sont disponibles pour recevoir le Message de la Grâce. Ils sont les invités à l’étable de la naissance (Luc 2:8-20). Les trois évangiles synoptiques présentent de nombreux traits du pasteur, mais c’est en l'Évangile de Jean que cette image va se déployer en particulier au chapitre 10 où Jésus se désigne lui-même comme le Bon Berger. Il est le Pasteur parfait parce qu’il donne sa vie pour ses brebis.

 

Nous avons un Berger Vigilant. Il est important que nous soyons conscients de sa présence constante et de ses soins attentifs, afin de pouvoir affirmer avec foi, de tout notre cœur: «Le Seigneur est mon Berger...» comme le proclamait David avec confiance.

 

JÉSUS SEUL SANS LES TRADITIONS

Les exagérations sont très communes au sein du christianisme contrefait, surtout parmi les évangéliques et particulièrement parmi les pentecôtistes et les charismatiques. Exagérer semble être leur sport favori. On voit cela lorsque quelques-uns s’écrient à haute voix: «Maintenant, nous invitons la très sainte Trinité!». Le présentateur invite en premier le Père, et tous tapent des mains avec enthousiasme. Puis le Fils est invité, et de nouveau on applaudit bruyamment. Après cela le Saint-Esprit est tout particulièrement invité au milieu d’eux, et tout le peuple est transporté d’enthousiasme, et on les voit sauter partout comme des crapauds et parler comme des gargouilles. Est-ce que quelqu’un croit sérieusement que cela est de Dieu et qu’il y a réellement trois Éternels, trois Tout-Puissants, trois Omniprésents? Alors ce n’est visiblement plus le seul Dieu dont rend témoignage la Bible. Que Dieu se révèle de trois façons dans les pages de la Bible ne signifie pas pour autant qu'il s'agisse de personnes, nous l'avons dit auparavant. Trois personnes ou subsistances distinctes ou indépendantes font trois Dieux — certainement pas un seul Dieu, si le langage a encore une signification. C’est en cela que consiste la grande apostasie que Paul a annoncée et qui s’est accomplie lorsque le Christianisme a abandonné le fondement de la révélation que Dieu est UN et UN SEUL. Lorsque nous comprenons que le mot «apostasie» ne signifie pas proprement «abandonner» mais «déformer», son concept devient plus clair en notre esprit. La notion de trois personnes en Dieu est une déformation de la vérité plutôt qu'un abandon de la vérité. La différence est que la déformation est beaucoup plus subtile et extrêmement plus dangereuse que l'abandon du sujet. C'est par la déformation de la vérité que les gens sont séduits et portés à croire toutes sortes de fausses doctrines.

 

La déformation de la vérité se trouve généralement dans la tradition qui reflète les interprétations particulières de groupes ou d'individuels. Le «Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales» nous donne la définition du mot «tradition» par: «Procédé consistant à transmettre à une personne la possession d'un objet par la remise de la main à la main, valable pour tous les objets mobiliers et notamment les titres au porteur et les effets de commerce (d'apr. Barr. 1974). Action, façon de transmettre un savoir, abstrait ou concret, de génération en génération par la parole, par l'écrit ou par l'exemple. Information, opinion, croyance largement répandue, mais non confirmée, qui concerne des événements ou des faits situés entre la légende et l'histoire. Doctrine, principe religieux ou philosophique. Source orale ou secondairement écrite d'une religion révélée, en dehors des Livres canoniques. Celui) qui, dans la religion juive, interprète la Bible selon la tradition talmudique. (Celui) qui s'appuie sur une tradition, qui lui est fidèle.». La tradition est donc une façon d'agir ou une croyance particulière d'un enseignement ou doctrine qui est transmise de génération en génération, soit de façon orale ou par écrit, et souvent dans un contexte extrabiblique qui n'a seulement que l'apparence de la vérité. Les particularités de la tradition sont trop nombreuses pour toutes les mentionnées ici. Le gros problème de la tradition est qu'elle a supplantée, au courant de l'histoire, la révélation de la vérité pour en donner qu'une approximation. La notion de JÉSUS SEUL a été négligée et reléguée aux oubliettes.

 

Sous l'Ancienne Alliance de la loi, les juifs avaient plusieurs traditions qu'ils observaient méticuleusement, les sacrifices lévitique, les cérémonies, les rituels de purification, la circoncision, les sabbats, et les fêtes dont la Pacques était la principale. Il s'agissait ici d'éléments anticipatoires ou prophétiques qui annonçaient la venu du Messie. Toutefois nous savons que les juifs n'ont pas toujours été fidèles envers les prescriptions de la loi et, d'une autre part qu'il y eut beaucoup d'exagérations dans ce domaine et que souvent la vérité a été enfouie sous les décombres de la rébellion d'un peuple au cœur orgueilleux et insatiable. Dans ce contexte historique, la tradition concernait aussi la préservation des Saintes-Écritures qui furent copiées et recopiées fidèlement sous l'œil de Dieu qui veille jalousement sur sa Parole, mais à plusieurs reprises ces textes sacrés ne furent plus trouvé parmi le peuple du à ses nombreuses guerres, mais furent redécouvert par après et restaurés dans leur position d'autorité. Toutefois, du temps de Jésus, malgré que les Saintes-Écritures se trouvaient dans le temple et que plusieurs synagogues en avaient des rouleaux pour instruire le peuple, les juifs, surtout les dirigeants spirituels comme les pharisiens, observaient plus les traditions que les principes essentiels de la révélation, contredisant ainsi la Parole de Dieu.

 

L'Évangile de Matthieu nous montre que Jésus reprend cette race de vipères et d'hypocrites: «ALORS des scribes et des pharisiens vinrent de Jérusalem à Jésus, et lui dirent: Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? car ils ne se lavent point les mains lorsqu'ils prennent leurs repas. Mais il leur répondit: Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu par votre tradition ? Car Dieu a donné ce commandement: Honore ton père et ta mère; et: Que celui qui maudira son père ou sa mère soit puni de mort.» (Matthieu 15:1-9). De même dans l'Évangile de Marc il est dit: «ALORS des pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, s'assemblèrent vers Jésus; Et voyant que quelques-uns de ses disciples prenaient leur repas avec des mains souillées, c'est-à-dire qui n'avaient pas été lavées, ils les en blâmaient. Car les pharisiens et tous les Juifs ne mangent point sans se laver les mains jusqu'au coude, gardant en cela la tradition des anciens; Et lorsqu'ils reviennent des places publiques, ils ne mangent point non plus sans s'être lavés. Il y a aussi beaucoup d'autres choses qu'ils ont reçues pour les observer, comme de laver les coupes, les pots, les vaisseaux d'airain et les lits. Là-dessus les pharisiens et les scribes lui demandèrent: D'où vient que tes disciples ne suivent pas la tradition des anciens, et qu'ils prennent leur repas sans se laver les mains ? Il leur répondit: Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé à votre sujet, quand il a dit: Ce peuple m'honore des lèvres ; mais leur cœur est bien éloigné de moi. Mais c'est en vain qu'ils m'honorent, enseignant des doctrines qui sont des commandements d'hommes. Car, en abandonnant le commandement de Dieu, vous observez la tradition des hommes, lavant les pots et les coupes, et faisant beaucoup d'autres choses semblables. Il leur dit aussi: Vous annulez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition; Car Moïse a dit: Honore ton père et ta mère; et que celui qui maudira son père ou sa mère soit puni de mort; Mais vous, vous ajoutez: À moins qu'il n'ait dit à son père ou à sa mère: Tout ce dont je pourrais t'assister est corban, c'est-à-dire, un don consacré à Dieu. Et vous ne lui permettez plus de rien faire pour son père ou pour sa mère; Anéantissant la parole de Dieu par votre tradition, que vous avez établie; et vous faites beaucoup d'autres choses semblables.» (Marc 7:1-13). Malgré les prétentions de la classe dirigeante, DIEU SEUL n'était pas le centre de leurs enseignements, et parce que Dieu n'est pas la base unique les interprétations et les spéculations de l'homme ne tardent pas à prendre le dessus. Cette histoire se déroule évidemment dans un contexte historique qui se rapporte à l'Ancienne Alliance de la loi. Mais son principe se retrouve aussi par après au sein des nations qui adoptèrent le christianisme comme religion formelle étatique, particulièrement Rome.

 

Si JÉSUS SEUL était la base de la foi des premiers disciples, plusieurs des pharisiens qui débâtèrent sur la foi en Christ refusèrent de se séparer des traditions de leurs pères (Actes 15:1-10) et demeurèrent sous la malédiction de la loi. Même que l'apôtre Paul donne cet avertissement pour des temps à venir: «Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour paître l'Église de Dieu, qu'il a acquise par son propre sang. Car je sais qu'après mon départ, il s'introduira parmi vous des loups ravissants, qui n'épargneront point le troupeau; Et qu'il s'élèvera parmi vous des hommes qui annonceront des doctrines pernicieuses, afin d'attirer les disciples après eux.» (Actes 20:28-30). L'histoire nous indique que Paul avait pleinement raison. Les premiers siècles étaient remplis de conflits interminables à propos de principes et de traditions supposément chrétiens. Il a été démontré clairement que la tradition touche aussi le sujet des doctrines ou enseignements qui nous sont transmis de génération en génération. C'est à Rome en effet, en l'an 325, que fut conçue la doctrine de trois personnes en Dieu, la pire des hérésies jamais connues, et qui devint la tradition officielle d'une forme de christianisme institutionnalisé en une organisation religieuse supportée par la puissance des empereurs. De l'embryon de cette hiérarchie impériale et infernale nommée l'Église Catholique, surgit toute une pléthore de traditions qui supplantèrent la foi chrétienne authentique. Il ne s'agissait plus de JÉSUS SEUL, mais de Jésus plus les empereurs, de Jésus plus les papes, de Jésus plus l'Église, de Jésus plus les crédos œcuméniques, de Jésus plus les sacrements, de Jésus plus les prêtres, etc, etc... Et plus tard, lorsque l'enfant de cette prostituée est né, le Protestantisme, ce fut encore Jésus plus l'Église, Jésus plus les ministres, Jésus plus les confessions de foi, Jésus plus les pasteurs, Jésus plus le baptême, Jésus plus la Cène ou Repas du Seigneur, Jésus plus les fêtes, Jésus plus la dîme, et surtout Jésus plus la Trinité. Or en toutes choses qui concernent la foi chrétienne réelle c'est toujours JÉSUS SEUL et cela éternellement. Si JÉSUS SEUL n'est pas la base de votre foi et l'assurance de votre salut, vous n'êtes pas chrétien et l'Esprit de Christ n'habite pas en vous.

 

A Christ Seul soit la Gloire